EN DIRECT|JE RÉPONDS AUX QUESTIONS DE LAURENCE FERRARI SUR EUROPE 1.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que la violence politique aux États-Unis peut s'exporter en France ?
- 2:01OuverteRéponse partielle
Le gouvernement a étendu un train d'aides ciblées pour les grands rouleurs. Auriez-vous fait différemment ?
- 5:01OuverteRéponse directe
Votre projet de loi sur le travail le 1er mai a été retoqué. Manque de courage politique ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Quelles sont vos propositions sur l'immigration du travail ?
- 12:01OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable à l'interdiction du voile pour les mineures ?
- 15:01OuverteRéponse directe
Que devez-vous à Emmanuel Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Gabriel AttalFait
« La violence, c'est la fin de la démocratie et on voit que les violences verbales peuvent ensuite se transformer en violence physique. »
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Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europain, c'est Gabriel. Bonjour à vous. Bonjour Laurence, patron du patri du parti Renaissance, auteur de En homme libre ce livre aux éditions de l'Observatoire.
On va y revenir dans un instant. Mais d'abord une question évidemment sur les États-Unis, le président Trump a été évacué samedi lors du galat annuel de la presse après des coups de feu tirés par un individu qui voulait s'en prendre à lui et a de haut responsables américains. Est-ce que vous pensez que cette forme de violence en politique peut s'exporter dans notre pays en France ?
D'abord, je pense que c'est très choquant. Euh ensuite, je pense que c'est effectivement révélateur d'une forme de montée des tensions dans les démocraties. Or, la violence, c'est la fin de la démocratie et on voit que les violences verbales peuvent ensuite se transformer en violence physique ou en tentative de violence physique.
Qui attise ces violences aujourd'hui chez nous par exemple ? On a tous une responsabilité par définition. On est tous acteurs du débat public et donc on doit toujours faire attention au mots qu'on emploie, à la manière dont on s'adresse à nos adversaires.
On peut penser ce qu'on veut du président Trump, on peut pas accepter évidemment la violence. De la même manière, on doit être responsable dans le débat public. Mais ça veut dire qu'il y a des partis politiques, des formations politiques qui en France aujourd'hui attisent cette forme de violence.
Bien sûr qu' bien sûr regarder les les termes qui sont employés par certaines formations politiques. Je pense notamment à la France insoumise à l'égard de l'ensemble des autres partis politiques. Il y a une violence dans le débat et cette violence, on le voit, elle peut se transformer ensuite parce que vous avez parfois des individus qui sont dangereux ou qui sont déséquilibrés.
Elle peut se transformer en tentative de violence physique et on doit toujours le condamner. Euh on va évoquer aussi le pouvoir d'achat des Français parce que le grand sujet c'est cela aujourd'hui. Euh pouvoir d'achat en berne, un train de d'aide ciblé a été étendu, élargi la semaine dernière par Sébastien Lecornu à 3 millions de grands rouleurs et travailleurs modestes pour un coût de 180 millions d'euros.
Est-ce que vous auriez fait différemment lorsque vous étiez à Matignon ? Est-ce qu'il faut aider différemment les Français qui ne s'en sortent pas aujourd'hui ? Moi, j'avais été euh ministre euh à Ber quand on avait mis en place, c'était au moment de la guerre en Ukraine.
Vous vous souvenez, une ristourne à la pompe, une ristourne euh carburant, ça coûte très cher et donc c'est quelque chose qui doit être temporaire. Euh moi ce que je veux dire, c'est que euh on sait que la solution de long terme, c'est évidemment de moins dépendre du pétrole, mais d'ici là, on a des Français qui ont pas d'autres choix. Vous avez des gens qui doivent prendre leur voiture tous les jours, qui ont besoin d'essence pour aller travailler et donc là, on doit mettre en place des dispositifs qui doivent être temporaires et ciblés. le problème des dispositifs.
Ça vous va ce qu'a proposé Sébastien Lecnu ou pas ? On va voir, je crois que ça va être mis en place dans quelques semaines ou quelques ou quelques mois. On va voir exactement qui peut y avoir droit et cetera.
Moi, je vais vous dire le le la réserve que j'ai sur les dispositifs ciblés, c'est que vous avez des gens qui sont toujours au-dessus des seuils. Moi, je parle beaucoup avec les Français. Vous avez des gens qui disent "Moi, j'ai jamais droit aux Z a, je suis toujours juste au-dessus pour bénéficier des Z a alors que je dois bosser, que je dois utiliser ma voiture." C'est ça la limite des dispositifs qui sont ciblés.
Maintenant, c'est vrai que une infirmière libérale, elle doit tous les jours utiliser sa voiture pour faire sa tournée, pour aller voir ses patients et l'augmentation du coup du carburant, ça lui coûte énormément. Donc des dispositifs qui peuvent les aider évidemment, il faut les prendre en ayant en tête que quand c'est trop ciblé, vous avez beaucoup de gens qui sont exclus alors qu'ils le mériteraient. Est-ce qu'il n'aurait pas été plus simple de baisser la fiscalité sur les carburants ?
On sait à quel point elle est élevée dans notre pays. Est-ce qu'il fallait plafonner les prix ? Proposition et du RN et de LFI pour l'autre.
Je je pense que la difficulté d'une baisse de fiscalité, c'est que on a peu d'exemples de baisse de TVA sur des produits qui se sont répercutés sur les prix. On se souvient la baisse de la TVA sur la restauration, il y a eu les protections périodiques, il y a eu plein d'exemples où la TVA a était baissée et pour autant c'est plutôt les marges des distributeurs qui ont augmenté et pas le pouvoir d'achat des Français qui s'est amélioré. Donc si une mesure générale devait être prise, moi je crois que la ristor qui avait été mise en place à l'époque permettait quand même d'avoir un impact sur le prix mais elle coûte très très cher.
Et on est dans une situation budgétaire qui est compliquée et je crois aussi que les Français ils sont pas ils sont pas dup ils se disent en fait si on prend une mesure qui coûte trop cher, est-ce que je vais pas devoir ensuite la payer en impôts supplémentaires en charge sur mon salaire où je gagnerai moins ? Donc c'est une situation qui est hyper difficile. Je pense que le gouvernement fait du mieux qu'il peut et évidemment l'objectif c'est que ça puisse retourner à la normale aussi vite que possible même si on maîtrise pas tous les tenants.
J'ai pas compris ce que vous vous proposez concrètement. C'est une une ristour. C'est ça.
Moi ce que je dis c'est qu'à l'époque on avait mis en place cette cetteour. Moi je je suis pas au au aux affaires, je suis pas au gouvernement. J'ai pas toutes les tous les détails si vous voulez de ce qu'il est possible de faire aujourd'hui.
En revanche, ce que je dis c'est que les dispositifs ciblés doivent être temporaires parce que le risque c'est qu'il crée une forme de frustration chez des Français qui peuvent pas en bénéficier bien sûr et des français qui vont continuer à tirer la langue et qui vont continuer à ne pas boucler leur fin de mois. C'est ça qui nous attend dans les mois à venir puisque la crise s'annonce longue au moins jusqu'à l'hiver. Pour moi, le cœur du sujet c'est la rémunération du travail.
Euh ce que les Français attendent, je pense, avant tout, plutôt que de recevoir des chèqus ou des aides, c'est que leur salaire net se rapproche de leur salaire brut. Pour ça, il faut des mesures, il faut des décisions politiques, il faut des économies sur le modèle social pour que les charges soient moins élevées. Vous savez, j'avais fait des propositions en ce sens, notamment une réforme de l'assurance chômage, des économies sur le modèle social qui permettrait de de financer une diminution des charges sur le travail.
Ça sera un débat de l'élection présidentielle. Bien sûr. Revenons justement à la question du travail que vous abordez aussi dans ce livre.
Vous aviez déposé un projet de loi pour permettre à certains travaillers salariés de travailler le 1er mai. Il a été retoqué enterré par l'Assemblée nationale. Il y a eu un manque de courage politique là-dessus.
Gabriel, moi je regrette et je déplore le choix du gouvernement d'avoir retiré le texte. J'étais manqué de courage ou pas ? En tout cas, ils ont cédé quelque part à la CGT, à des partis de gauche qui leur ont demandé, exigé qu'il retire un texte qui pourtant été examiné au parlement.
Euh j'étais hier à Bayonn euh à la foire au jambon euh de Bayonne. J'ai échangé avec des charcutiers qui m'ont dit "On marche sur la tête, on aimerait pouvoir ouvrir euh le 1er mai." On a des salariés qui sont volontaires pour travailler le 1er mai parce qu'ils seront payés double, qu'ils auront un jour de repos euh supplémentaire et on nous empêche de le faire.
Donc oui, c'est incompréhensible. Maintenant, le gouvernement a annoncé que les boulangers et les fleuristes qui pourraient qui souhaiteraient ouvrir le 1er mai ne serait pas verbalisé. On prend ce qu'il y a à prendre.
Moi, je le regrette pour les bouchers euh notamment les charcutiers qui aussi auraient aimé pouvoir travailler. Là aussi, je vais vous dire, tout ce qui ne peut pas être fait aujourd'hui, il faudra évidemment le mettre dans le débat de l'élection présidentielle pour le rendre possible ensuite. On voit qu'aujourd'hui on a un gouvernement, un parlement qui globalement sont empêchés par la situation politique actuelle.
Or, on a besoin de réforme, on a besoin de mesures pour les Français. Il va c'est encore long avant la présidentielle. La question de France, c'est est-ce qu'on doit travailler plus dans notre pays ?
Gabriel Atal, est-ce que les Français ne travaillent pas assez ? Est-ce qu'on peut le dire ouvertement aujourd'hui en étant candidat sans avoir évidemment lire des Français ? Moi d'abord je pense qu'on doit être plus à travailler et donc mon premier objectif, le premier objectif ça doit être de faire en sorte forcément travailler plus.
D'abord il faut faire en sorte qu'il y ait plus de gens qui travaillent parce que quand vous regardez en terme de temps de travail on est assez proche finalement pour ceux qui travaillent des Allemands ou d'autres pays qui nous entourent. En revanche, on a une part de notre population qui travaille qui est moins élevée qu'une partie de nos voisins. D'où la réforme de l'assurance chômage que j'avais proposé, d'où l'investissement passé de 6 à 8 mois effectivement.
Absolument devoir travailler davantage pour bénéficier du chômage et avoir une durée d'indemnisation du chômage qui est réduite pour nous mettre globalement dans la moyenne des pays européens parce que c'est aussi une incitation à travailler. D'où la réforme du RSA que j'avais porté quand j'étais premier ministre. Désormais, pour toucher votre RSA, vous devez avoir 15 heures d'activité dans la semaine pour vous remettre le pied à l'étrier vers le travail et on voit que ça fonctionne.
Donc pour moi, le premier enjeu, il est là. D'accord. Mais sur la question de travailler plus, est-ce qu'on revient sur les 35 heures dans votre proposition ?
C'est pas ce que je propose. Non, moi je propose que on reste au 3 c'est le totem indépassable. Je vais vous dire, il faut que les Français qui souhaitent travailler davantage puissent le faire.
Ce débat sur le 1er mai, là on parle d'une journée dans l'année mais globalement pour travailler plus pour gagner plus. C'est votre slogan. Je voilà, je je vais laisser à son auteur de l'époque qui est Nicolas Sarkozi.
Mais ce qui est certain, c'est que les Français qui souhaitent travailler davantage doivent pouvoir le faire. D'où le débat aussi sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Moi, je suis favorable à qu'elle soit défiscalisé intégralement.
Nicolas Sarkozi l'avait fait, François Hollande est revenu dessus. Emmanuel Macron a a réenlevé une part de la fiscalité et des cotisations, mais je pense qu'il faut aller au bout. Un tout petit mot du programme du Parti socialiste qui a été révélé la semaine dernière.
Plus de taxes, taxe sur l'héritage des 200000 € sur les grandes fortunes, réorientation 30 milliardes de entreprises inefficace selon ce qu'il est. il dans ce programme. Qu'est-ce que vous en pensez ?
C'est un retour en arrière. Moi, je trouve ça très conservateur et effectivement, je trouve qu'en fait, on a le sentiment que ils ne ils ne perçoivent pas les évolutions du monde, la course technologique qui existe aujourd'hui. Il propose par ailleurs des mesures contre lesquelles je suis.
Je pense notamment à l'héritage. Moi, je considère que à 200000 € on est riche. Moi je considère que vous avez travaillé toute votre vie, vous avez accumulé un patrimoine.
D'ailleurs, parfois c'est même la seule motivation pour des Français pour travailler dur et travailler beaucoup en se disant "Je veux quelque chose quelque chose à laisser à mes enfants." Euh c'est l'argent qui a déjà été taxé au long de votre vie. Donc moi, je ne suis pas du tout pour qu'on touche à la fiscalité sur l'héritage et qu'on augmente la fiscalité sur l'héritage.
Et pour le reste, les mesures qui sont proposées, qui sont des mesures de taxation vont à l'encontre de ce qui se joue aujourd'hui qui est une forme de guerre technologique industrielle entre les États-Unis et la Chine. Si on est relégué de cette guerre là et de cette course là en tout cas, et ben plus tard, ça sera l'appauvrissement généralisé des Français. Pour moi, le cœur des années à venir pour la France et l'Europe, c'est l'innovation. la Chine et à la frontière technologique sur à peu près tous les sujets.
On est en train d'être relégué de cette course là. Tout doit être fait pour refaire de la France une nation de scientifique et d'ingénieurs pour avoir une fiscalité qui permet l'innovation et le le l'entrepreneuriat pour l'innovation. Et donc ça va à la rebourse qui propose de cet objectif.
Le Rassemblement national a aussi proposé et présenté son programme économique rencontre beaucoup le patronat. C'est normal que les patrons, le MDF notamment rencontrent tous les candidats. C'est un groupe, ils ont un groupe à l'Assemblée nationale.
Voilà, moi je je jette pas la pierre, je reproche pas à qui que ce soit de rencontrer des responsables politiques qui sont représentés au Parlement. Donc, j'ai pas de commentaires à faire sur le sujet. Alors, sur l'immigration, quelles sont vos propositions dans ce livre en homme libre ?
Vous l'abordez, par exemple, l'Espagne [raclement de gorge] qui régularise 500000 clandestins un quel impact sur la France et vous qu'est-ce que vous proposez pour la question de l'immigration du travail ? Moi, j'ai pas du tout la même vision, les mêmes propositions que le gouvernement espagnol. Il se trouve que j'étais en Espagne, j'ai rencontré Pedro Sanchez dans le cadre d'une tournée européenne il y a quelques semaines.
J'ai rencontré cinq chefs d'état et de gouvernement européens sur la question migratoire. C'est pas du tout la politique que je propose. Moi ce que je souhaite c'est plus de fermeté.
Moi je souhaite qu'on assume une préférence travail qu'on assume que bah il faut restreindre les autres motifs d'immigration notamment le regroupement familial au profit au profit de l'immigration par le travail. Oui bien sûr. Mais au profit de l'immigration par le pour le travail.
Moi ce que je propose c'est un définir les besoins économiques, les besoins de notre économie en matière d'immigration via les partenaires sociaux qui tous les 2 ans définissent quels sont les besoins de l'économie. Deux, on transmet on transfère ses besoins au Parlement et le Parlement vote des quotas d'immigration par secteur d'activité, peut-être même par métier. On importe le système canadien de choix de l'immigration.
On appelle le permis à point. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que une personne qui souhaite immigrer en France, qui souhaite avoir une régularisation en France, elle doit remplir un certain nombre de critères.
Ça lui donne des points. Si elle a le nombre de points suffisant, elle peut bénéficier. Mais vous connaissez la réalité de notre pays avec les frontières qui sont dépassoirs.
Savez Gabri, aujourd'hui on ne choisit pas notre immigration et c'est ça qu'il faut qu'on soit en mesure de faire. dans ce livre, vous l'avez dit, euh je parle d'immigration et je propose euh ce système qu'on a travaillé évidemment avec mes équipes. Mais alors à charge de de réformer le Conseil constitutionnel, de sortir de certains traités qui euh nous ligotent ou pas ?
Moi je sur les propositions que je fais, je crois pas qu'il y ait besoin de sortir de traité euh ou de changer le conseil constitutionnel ou la constitution le réformer, je peux dire changer ou le réformer, pardon. Mais en tout cas, on peut prendre des mesures suffisamment fortes, suffisamment puissantes et radicales sur le regroupement familial. Il y a pas besoin de changer la constitution.
On arrête le rebout. En tout cas, il faut le restreindre. Donc ça veut dire, je vous donne un exemple, aujourd'hui la durée de résidence du conjoint pour que sa famille en bénéficie, je crois que c'est 18 mois en France.
Faut pas faut augmenter cette duré-elà, la passer à 2 ans peut-être plus sur les conditions pour la maîtrise du français, le respect des valeurs de la République, il faut probablement aller plus loin aussi. Mais tout ça pas pour l'immigration zéro. Moi, vous savez, ça peut être populaire d'aller dans les médias et de dire "Moi, je propose l'immigration zéro.
Moi, j'assume de dire que je ne pense pas que ce soit possible ni souhaitable. On a besoin d'une part d'immigration. Il y a d'ailleurs dans tous les pays une part d'immigration.
La question c'est donc pas de dire on la veut ou on la tout en mettant certains français au travail. C'est compatible. Oui, c'est compatible.
Évidemment. Ah bah vous savez, j'étais à Bayon, je vous le disais, j'ai vu des artisans, des commerçants, des chefs d'entreprise. Ils cherchent tous à recruter aujourd'hui.
Donc je pense que c'est tout à fait compatible. Mais en tout cas pour moi, la ma ligne c'est celle-là. Voilà.
Préférence travail. assumer que une personne qui vient en France pour travailler, qui parle notre langue, qui respecte nos règles et et nos valeurs, qui a un contrat de travail et qui bosse, elle doit pouvoir rester en France. Le jour où une de ces conditions-là s'arrête, elle ne travaille plus, elle ne respecte pas nos valeurs.
Bah évidemment, euh elle ne peut plus rester en France. Vous avez des propositions fortes aussi concernant notamment la laïcité, le séparatisme. Vous en parlez dans ce livre en homme libre.
Vous êtes un peu moins naïve sur le sujet. Vous avez à l'époque quand vous étiez ministre de l'éducation nationale prononcé l'interdiction de la baaya pour les fillettes à l'école. Aujourd'hui encore une fois, est-ce que les dig sur ce sujet ?
Alors d'abord dans ce livre, c'est le premier chapitre de mon livre qui s'appelle liberté où je dis que la la valeur la plus importante pour moi et c'est d'ailleurs la première de notre devise républicaine, c'est la liberté et qu'il y a un certain nombre de menaces pour la liberté aujourd'hui et que l'entrisme islamiste en fait partie. Et oui, je dis que j'ai eu une forme de prise de conscience dans mes fonctions gouvernementales. Je raconte que j'étais secrétaire d'état à la jeunesse, que je me suis rendu à Mobeug et que j'ai été confronté au [raclement de gorge] récit d'une directrice d'école d'enseignants qui m'ont raconté une forme de harcèlement d'une association prétendument d'aide au devoir pour des enfants. en réalité une association communautariste qui cherchait à inculquer à des enfants l'idée que des règles pseudooreligieuses étaient au-dessus des règles de la République.
Et je raconte cette scène d'une directrice d'école qui est dans une école intégralement refaite avec 12 élèves par classe, des super enseignants qui reçoivent une prime importante, un petit déjeuner servi à tous les enfants tous les matins à l'école et pourtant une déscolarisation qui augmente, c'est-à-dire des des familles qui retirent leurs enfants de cette école politique pour le mettre les maîtres. Officiellement, ils disent euh en scolarisation à domicile, mais dans les faits, on s'est rendu compte que ces enfants-là étaient dans cette forme de madrassa clandestine qui est cette association d'aide au devoirs. Et donc évidemment, c'est une situation qui interpelle.
On peut pas accepter. C'est des brèches dans notre République et dans notre pacte républicain et donc il faut prendre des mesures fortes pour lutter contre ça. Moi j'ai toujours pris dans les fonctions qui étaient les miennes que ce soit en tant que secrétaire d'état avec le service national universel en tant que ministre à Bercy sur le sujet du financement illicite de ces associations, en tant que ministre de l'éducation nationale sur le port de la Baya et du Camis dans les établissements scolaires.
J'ai toujours été d'une grande clarté d'une grande famille. Alors alors allons plus loin Gabriel Atal est-ce que vous êtes favorable à l'interdiction du voile pour les mineurs dans notre pays ? On se rappelle que le Laurent Nouise à la grande mosquée de Paris affirmait qu'il ne serait pas celui qui aurait expliqué à des enfants qu'en portant le voile, elle menace le vivre ensemble républicain.
J'ai exprimé que j'étais favorable à cette mesure il y a 1 an maintenant mais parce que vous savez c'est pas expliqué à des fillettes, c'est expliqué à des parents. Une fillette de 5 6 7 ans, enfin personne ne peut croire qu'elle fait le choix elle-même en conscience de se voiler. C'est évidemment quelque chose qui lui est imposé parce que c'est une fillette de 7 ou 8 ans, c'est c'est une fillette à qui on impose de se voiler. et quelque part à qui on explique dès le plus jeune âge qu'elle doit être soumise à l'homme et qui a une forme d'impureté à se montrer ou à montrer ses cheveux.
Encore une fois, moi qu'une femme en conscience décide elle-même de se voiler, c'est son choix. Voilà, moi j'ai pas à le remettre en cause. Une fillette, ça n'est pas son choix.
À l'université, est-ce que vous êtes pour ou contre le port du voile ? Je n'ai pas je ne suis pas favorable à des interdictions pour les majeurs. Moi, je parle des fillettes et c'est là où je prends cette donc là pas de problème pour l'université.
Je n'ai pas voilà, je suis pas favorable à ce qu'on interdise. Encore une fois, je pense que si on veut que des mesures puissent être prises, il faut que ce soit les mesures qui sont essentielles et encore une fois des fillettes. Pour moi, c'est inadmissible.
J'assume cette proposition. 18 ans. Euh dans cette livre, dans ce livre en homme libre, il y a à la fois vos propositions, à la fois votre parcours.
Vous faites la tournée des librairies en ce moment, vous évoquez vos différents voyages. Que vous disent des Français quand ils viennent nous voir, est-ce qu'il vous reprochent votre bilan ? Est-ce qu'ils vous disent "Vous êtes trop associé à Emmanuel Macron, il faut vous en détacher ?" Je crois que vous avez déjà commencé un peu à vous en détacher.
J'ai fait des séances de dédicaces. Bon pareil les les Français qui viennent vous voir dans une séance de dédicace pour dédicacer votre livre en général, c'est des gens qui vous soutiennent plutôt. Laurence Ferrari.
Alors je pense pas que c'est voilà c'est pas tous les Français mais en tout cas les Français qui viennent. Non, il y a il y a des encouragements, il y a des questions sur le fond. Ils ont aussi très envie de de connaître un peu les coulisses de la dissolution parce que depuis la dissolution, je rencontre tout le temps des Français qui me disent "Mais mais on comprend pas comment cette décision aussi folle a pu être prise ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? Et donc dans ce livre, je raconte finalement ce qui se passe derrière les portes dans les réunions, ce que les Français entendent jamais. Effectivement, comment est-ce que bah le président de la République a été amené à prendre cette décision qui é Comment vous la prenez au dernier moment que tous les Français juste avant notre ami Pascal pro.
Voilà. Et donc bah manifestement après mais euh voilà, tant mieux pour lui. Euh mais mais effectivement je je raconte tout ça parce que les Français ont envie de de en tout cas beaucoup de Français ont envie de savoir et donc effectivement il y a une partie très détaillée où je raconte presque minute par minute ce qui s'est joué les jours et les semaines euh qui ont précédé.
Donc je je poursuis ces séances de dédicace. Je serai demain à Lyon à la librairie de Citre pour échanger avec les Français. La tournée de France.
Que devez-vous à Emmanuel Macron ? Le droit d'inventaire évidemment c'est une nécessité, un passage obligatoire. Est-ce que vous lui devez quelque chose Gabriel ?
La bien sûr, je lui dois l'honneur d'avoir pu servir mon pays au plus haut niveau. J'étais pas en politique engagé entre guillemets en tant qu'élu en politique avant son élection. J'étais conseiller municipal dans ma commune, je le suis depuis 12 ans avant.
Mais c'est le président de la République qui m'a donné la possibilité de servir mon pays au gouvernement en tant que ministre puis en tant que premier ministre. Et donc j'ai forcément mais vous le comprenez un peu mieux parce que je comprends plus forcément reconnaissance mais vous pouvez avoir une reconnaissance pour un homme et ne pas comprendre des choix politiques. J'ai assumé de le dire.
Moi j'essaie d'être lucide et de dire les choses telles que je les pense et telles que je les ressens. Voilà après ça peut déplaire à certains mais je pense que c'est ce que les français attent. Ça lui déplaît à lui en particulier.
En tout cas c'est ce que les Français attendent. Et et il a lu votre livre ou pas ? Je sais pas.
Je lui je lui ai envoyé euh mais je ne sais pas s'il l'a lu. Il se passe beaucoup de choses dans le monde. Donc euh ça ne me choquerait pas qu'il ait pas eu le temps de le lire encore.
Il est sorti il y a quelques jours. Gabriel Tal, vous êtes candidat à l'élection présidentielle de 2027 municipale. J'ai été réélu j'étais réélu conseiller municipal avant.
C'est à ça que vous pouvez [raclement de gorge] faire référence. Ce livre Laurence Ferrari c'est une forme de d'étape décisive sur ce chemin de l'élection présidentielle. Voilà.
Moi, j'ai besoin de ce moment de vérité avec les Français. Je me livre beaucoup dans ce livre. parler de votre vie privée sur mon histoire sur sur mon enfance ma jeunesse, mon couple.
Voilà, je pense que c'est je je me livre je raconte tout dire quand on est candidat, c'est la transparence totale pour exposer sa vie privée, c'est obligatoire. Crois pas qu'il y a d'obligation de le faire parce qu'on voit que Jordan Barnela l'a fait dans Paris Match pour sa compagne. Oui, c'est un choix.
Moi, j'ai pas le remettre en en cause, je pas posé dans Paris Match, mais je je parle de ma de ma vie dans mon livre parce que euh je pense qu'il y a aussi des événements ou des éléments que vous avez vécu dans votre vie personnelle qui expliquent une partie de vos combats politiques. Dans mon livre, je parle par exemple de ma famille, de ma mère qui après le le divorce avec mon père nous a élevé seul avec mes sœurs. Elle avait jamais travaillé parce qu'elle s'occupait de nous quand elle était mariée avec mon père. elle a dû s'assumer elle-même, travailler, elle a galéré pendant un certain temps.
Bah ça fait écho à ce que vivent euh des millions de mères célibataires en France, des mamans solo qui sont en difficulté. C'est aussi pour ça que je m'engage sur ce sujet-là et on peut multiplier les exemples. Vous avez aussi fait cet acte de candidature, enfin c'est quasiment un acte de candidature mais il y a beaucoup de monde qui se déclare candidat, je pense Philippe évidemment, il y a eu un pacte secret entre vous deux d'ailleurs.
L'express dit qu'il y a eu un dîner où vous avez convenu d'un pacte secret entre rien de secret. D'abord, heureusement, on se parle avec Édouard Philippe. Ce qui est certain, c'est que euh il faut éviter en 2027 un second tour entre la France insoumise et le Rassemblement national.
Moi, je veux que les Français évidemment un autre choix que ça. Ça passe par quoi ? D'abord, ça passe plutôt que de parler des autres, de taper sur les autres, ça passe par d'abord parler de notre projet à nous et de faire une vraie campagne.
Et donc, il y aura tout au long de l'année 2026 une vraie campagne avec différents candidats, y compris sur le même espace politique. Et ensuite et ensuite en 2027, s'il y a effectivement un risque d'un second tour entre le LFI et le RN, il faudra que des candidats qui sont sur un même espace politique, c'estàd qui partagent l'essentiel, se rassemblent. Évidemment, si Philippe est mieux placé, vous vous retirez en sa faveur.
Si vous êtes mieux placé, c'est lui qui se retient. C'est ça que vous avez décidé. On a mis en place une instance comité liaison.
Vous avez un représentant d'Edouard Philippe, un représentant de mon parti qui se réunissent tous les mois pour préparer cette échéance là et définir les conditions que vous venez de d'évoquer. Si jamais c'était nécessaire, oui, si il est mieux placé que moi, je me retire. C'est un travail en cours puisque c'est un travail en cours Laurence Ferrari puisque il y a plusieurs possibilités de déterminer qui peut mener ce rassemblement.
Vous avez effectivement des désistements comme cela. Vous avez aussi une primaire, c'est aussi une possibilité. Et donc on a un représentant d'Edouard Philippe, Christophe Béchur représentant de moi, Franck Rester, qui se réunissent tous les mois qui échangent sur ces conditions là et dans quelques mois je pense qu'on définira les conditions ou responsable, vous tenez un discours si Edard Philippe est mieux placé que moi.
Oui, je me retire et l'inverse évidemment Laurence Ferrari, c'est que s'il y a un risque bah si je vous dis s'il y a un risque LFI RN, il faut se rassembler sur les conditions du rassemblement, est-ce que ça passe par des désistements comme vous le dites ou par une primaire, on est en train d'en discuter à travers des émissaires qui se rencontrent tous les mois pour en parler. Le plus grand danger, c'est le RN ou la France insoumise aujourd'h moi je m'oppose au deux. On m'a on vous a beaucoup reproché ce que vous avez dit en 2024.
On m'a reproché parfois de les mettre sur le même plan dans un sens ou dans l'autre. Moi je m'oppose aux deux. Je pense que c'est c'est les pour les deux c'est un danger aujourd'hui pour notre pays pour des raisons différentes.
Ils ont une histoire différente mais moi je m'oppose aux deux et surtout plutôt que de m'opposer parce que c'est aussi un des travers qu'on a eu ces dernières années à être en permanence contre les à parler qu'on est contre les extrêmes, s'attaquer aux extrêmes et cetera, parlons plutôt de nous. Parlons plutôt de ce qu'on propose aux Français sur les sujets dont on a parlé, la rémunération du travail, comment on rapproche le net du brut, comment on gère mieux notre immigration, comment on gère mieux la sécurité, la lutte contre les cambriolages. Il y a suffisamment de sujets sur les Français sur lesquels les Français nous attendent pour parler de nous plutôt que des Une dernière question Gabriel Atal.
Aujourd'hui, les membres de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public doivent voter pour savoir s'il publie ou non le rapport de Charles à l'ongle. En cas de rejet, ce serait 6 mois d'enquête qui serait jeté à la poubelle. Quelle est votre position ?
Alors moi je suis pas membre de la commission d'enquête donc j'ai pas accès au rapport puisque vous connaissez les règles de l'Assemblée, c'est seulement les membres qui ont accès au rapport. Maintenant j'ai des membres de mon groupe, ils se sont réunis euh hier et je crois qu'ils ont décidé de s'abstenir pour ne pas pour ne pas empêcher la publication euh du rapport sans pour autant cautionner en tout en tout cas valider le contenu du rapport avec lequel ils ont des désaccords. Le vote n'est pas uniquement Laurence Ferrari sur la publication du rapport.
Le vote c'est est-ce que vous adoptez le rapport y compris avec son contenu. Ils ont des désaccords sur le fond avec le rapport. Ils veulent pas pour autant empêcher qu'il soit publié.
Moi-même, je vais vous dire, je trouve ça très bizarre qu'il puisse y avoir 6 mois de commission d'enquête et qu'on bloque la publication d'un rapport. Donc d'ailleurs pour moi, il faudrait peut-être changer les règles à l'assemblée pour que la publication soit automatique et que le vote soit clairement pour ou contre les conclusions du rapport. Bon, aujourd'hui, c'est pas clair.
Euh si le la majorité est contre, il y a pas de publication. Et donc le choix qu'ils ont fait, c'est une abstention qui permettra à priori la publication du rapport sans pour autant avec une réforme de l'audiovisuel à la clé. Vous y êtes favorable. l'audiovisuel public, le réformer, rendre plus bien il y a toujours bien sûr, il y a toujours de l'efficacité à gagner et à trouver et peut-être même, je le lirai le rapport, peut-être même que dans le rapport, il y a certaines mesures qui sont intéressantes, qui sont utiles pour faire des économies, pour réformer.
Je pense qu'il faut le faire plutôt en regardant l'avenir plutôt qu'en essayant de ramener l'audiovisuel public à un espèce d'ORTF. Voilà, je pense que ça doit être ça le le l'objectif. Donc, je lirai le rapport.
Je pense qu'il y a évidemment des mesures à prendre. Il y en a eu d'ailleurs ces dernières années, hein, il y a des économies qui ont été demandées à l'audiovisuel public. Euh il faut faut regarder ça de manière dépassionnée.
Merci beaucoup Gabriel Atal en homme libre aux éditions de l'observatoire, c'est votre livre adressé au français. Merci à vous. Bonne journée
Gabriel Attal