Marine Le Pen condamnée et inéligible : une juste décision ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sudradio la vérité en face. Patrick Roger. Le scénario était redouté au rassemblement national.
Je vais pas me laisser éliminer ainsi. Condamation avec inéligibilité qui tombe sur Marine Le Pen. La justice s'est exprimée en droit.
Il n'a pas fait de moral. Il y a des millions de français qui croient en moi. Ne pas avoir de condamnation à son casier judiciaire est pour moi une règle numéro 1.
Ça fait 30 ans que je me bats contre l'injustice et je le ferai jusqu'au bout. [Musique] Voilà, c'est fini. Voilà donc des réactions des réactions à cette décision de justice concernant Marine Le Pen.
Un énorme séisme politique. C'est ainsi que beaucoup de commentateurs évidemment ont réagi après. Nous sommes avec vous au 0826 300 dans la vérité en face.
Vous pouvez évidemment nous appeler. Je rappelle aussi que il y a eu un appel hier d'une mobilisation populaire et pacifique de c'est Jordan Bardella qui l'a confirmé euh ce matin. Ça pose un certain nombre de questions.
Nous allons l'évoquer dans notre débat. Alors ce matin en débat pour évoquer cette question Philippe Bidger ancien juge d'instruction magistrat honoraire que l'on retrouve chaque soir dans les vrais voix de Philippe David et et Philippe David et Cécile de Mibus voulait apporter une petite précision d'instru vous me rajunissez terriblement mon cher Patre Oui mais il y a si longtemps mon cher je dirais plutôt avocat général à la cour d'app de la cour d'appel de Paris c'est vrai que c'est vrai que il vous vieillissez mais c'est plus juste parce que vous invité juge d'instruction à un moment donné aussi quoi. C'est vra et et l'avocat essayé Jean-Pierre Mignard également qui va nous rejoindre dans une seconde bien sûr pour pour revenir et pour aller au fond de la décision qui a été qui a été rendue.
Philippe Bilger, le tribunal correctionnel a donc condamné Marine Le Pen. Est-ce que vous-même, vous l'avez évoqué un peu hier soir, mais vous avez été surpris de cette de la peine qui a été prononcée ? De la peine, non, mais de l'exécution provisoire certainement.
Clairement. Clairement. Et l'exécution provisoire qui d'ailleurs euh qui d'ailleurs évidemment porte un peu à confusion exécution provisoire parce que c'est une exécution immédiate quoi.
Bien sûr quoi. Ouais. Et et là, vous avez été surpris ?
J'ai été surpris et d'ailleurs plus généralement par le raisonnement du de la juridiction aussi bien par rapport à certaines argumentations qu'elle développe que par un sentiment général que en réalité il y a des choses qui sont dans le jugement qui n'auraient pas dû s'y trouver à mon avis. à votre avis, c'est-à-dire quel c'est-à-dire euh par exemple le fait que on reproche à Marine Le Pen et à ceux qui ont été condamnés avec elle euh d'avoir un esprit anti-européen, euh je trouve que par exemple n'aurait pas dû se trouver dans le jugement non plus une sorte de mise en cause de la stratégie de défense. que il me semble et enfin le l'élément le plus important c'est lorsque le tribunal écrit noir sur blanc qu'il est nécessaire de condamner Marine Le Pen avec exécution prouvoir que un candidat ne puisse pas se présenter condamné à l'élection présidentielle.
Donc tout cela m'apparaît euh comme des constations qui ne sont pas à placer dans un jugement. Ouais. Ouais.
Euh bon donc ben on va en débattre justement aussi avec vous Jean-Pierre Mignard, avocat essayée. Je l'ai dit bien sûr euh vous nous avez rejoint. Euh c'était la question que je posais Bonjour.
Tout d'abord euh c'était la question que je posais à Philippe Billger. Donc le tribunal correctionnel a condamné Marine Le Pen et puis les évidemment les autres membres qui étaient également poursuivis. Et la question finalement puisque tout l'enjeu est là, est-ce qu'il était possible de condamner sans l'exécution ?
Je dis pas provisoire parce que c'est une exécution immédiate mais bon c'est c'est le le terme qui qui apporte un peu de confusion. Jean-Pierre Mignard. Oui, c'était possible.
Même si l'esprit de la loi c'est l'automaticité. Oui. Le législateur a été radical et d'une extrême sévérité sur ce type d'infraction, le détournement de fonds public.
On y reviendra. Mais oui, c'était possible. Mais on demande dans ces conditions au juges de faire un travail sur eux-mêmes pour que la loi ne s'applique pas dans toutes ses dispositions de manière automatique puisque c'est une peine complémentaire mais qu'on décide que pour des raisons qui tiennent soit la personnalité soit aux circonstances on on renoncera à l'exécution provisoire.
C'était possible. Ouais. Manifestement ça n'a pas été et je crois que ce procès, je le dis sans y avoir été mais s'est très mal passé.
Je pense c'est très mal passé parce que on sent de la part des juges une irritation euh sur le comportement des personnes, une désinvolture, une attitude. Désinvolture de qui ? De des prévenus.
Des prévenus. Oui. Et il semble que seul Madame Le Pen en effet est tenu à bout de bras son procès, mais que tous les autres finalement étaient là sans véritablement se défendre ou proposit des des des solutions ou des explications qui n'étaient pas vraisemblables voir Loufo FOC.
C'est ça qui apparaît dans le jugement et je le dis en présence de Philippe Bilger qui connaît connaît tous les deux très bien les audiences qu'en effet une audience est très importante dans une décision car l'attitude que l'on a devant les juges est très importante. Soit on a une attitude qui manifeste, allez, je peux en prendre un vieux mot, une forme de repentir, soit une forme de conscience de la gravité de ce qui a été fait et puis une attitude non pas une génuflexion devant les juges mais attentive, ça ne semble pas avoir été le cas et je crois que cette affaire a été mal préparée et donc je pense que le tribunal a été comme le parquet d'ailleurs extrêmement remonté. Voilà parce que c'est possible, c'était possible.
Ouais. Alors Philippe Bilger, vous vous disiez que c'est la justice, enfin les les juges qui ont mis à mal entre guillemets la défense quoi. Oui, je d'abord je suis ravi de dialoguer avec Jean-Pierre Mignard qui a été et qui est un immense avocat mais je ne suis pas d'accord avec lui sur la perception qu'il a de l'audience.
Je n'y ai pas assisté non plus. C'est toujours difficile quoi. Bien sûr, mais c'est ce qui a été rapporté quoi.
Absolument. Mais il me semble qu'en réalité euh au contraire en lisant tous les comprer-rendus sur ce procès Le Pen comme si je peux me permettre la comparaison sur le procès de Nicolas Sarkozy, j'ai toujours eu le sentiment pour le procès de Marine Le Pen que le tribunal avait en quelque sorte son opinion faite et que en réalité ce qu'il discute le tribunal C'est la stratégie de défense qu'a mise en œuvre Marine Le Pen et ses coprévenus. Et ça ça ne me paraît pas relevé de la mission d'un tribunal impartial.
Et quand vous parlez euh mon cher Jean-Pierre de l'obligation, l'inéibilité est automatique. Je vous rejoins. Euh la l'exécution immédiate ou provisoire ne l'est pas et je trouve que la manière dont le tribunal la justifie à mon sens est aberrente.
Là je pense que il y a la justice a évoqué le risque de récidive. C'est ça. De mon point de vue, ça n'est pas sérieux.
Ça n'est pas sérieux. Et d'autre part, l'exécution provisoire est faite aussi, paraît-il, pour faciliter l'exécution de la peine. Mais on sent derrière l'exécution provisoire, je l'ai dit tout à l'heure, l'envie de faire que Marine Le Pen puisse pas se présenter, même condamner à l'élection présidentielle.
Je pourrais développer plus tard euh le droit contre le je suis pas totalement que vi dire Philippe Biller. Oui, en c'est en parti exacte. Je je pense que alors bizarrement contrairement à ce qu'on a entendu des juges, je pense que ce tribunal est parfaitement apolitique et je je trouve d'ailleurs que il aurait pu être un peu plus politique d'ailleurs mais justement il n'est pas du tout politique et il a raisonné avec une application littérale de la loi et sans manifestement scandalisé de l'attitude qu'avaient les prévenus et madame Le Pen devant lui pensant avec certitude parce qu'il écrit cela là avec beaucoup de fermeté que rien n'empêcherait ces gens de recommencer parce qu'ils n'avaient pas confiance dans les dans les instance éthique et démocratique de notre société.
C'est ça qui est profond. C'estàd que j'ai le sentiment qu'il y avait un partage que un partage culturel important entre le tribunal et puis les prévenus. Ce n'aime pas la vie de tout le monde quand on dit par exemple que ça aurait échappé une petite phrase en disant que alors je n'ai plus la petite phrase en mais en disant que il fallait tout faire pour empêcher Marine Le Pen d'être candidate que j'aimais pas.
Il est il est possible en effet. Alors effectivement je veux dire ce qui est certain que une autre attitude devant le tribunal l'aurait peut-être amené en effet ou à avoir un autre comportement. J'ai suffisamment, j'ai dit dizaines d'années d'audience et quelquefois avec Philippe Bilger, ce qui n'était pas toujours facile.
Je dois dire que lorsqu'on a une parole franche sincère devant un tribunal, tribunal sont des hommes et des femmes et ils sont sensibles à la sincérité. Disent oui, d'une certaine manière un, il reconnaît sa gravité des faits et a priori on peut penser ils auraient dû plaider un peu coupable. Mais bien sûr, mais bien sûr.
Mais mais alors que là, ils s'en tiennent toujours à l'innocence en disant c'est une interprétation parce que bien sûr. Alors, fallait-il dire dans ces conditions que autres temps autr meurt sur ce point les tribunaux le savent bien puisque les lois ont quand même réussi à modifier un peu le comportement des responsables politiques. Il fallait dire effectivement deuxièmement ce qu'a pensé le tribunal c'était de dire ces gens-là n'aiment pas l'Europe.
Enfin, ils n'aiment pas l'Europe telle qu'il est, l'Union européenne telle qu'elle est, Parlement européen. Donc grosso modo, ils n'en ont rien à faire et ils ne respecteront pas plus demain qu'aujourd'hui les règles notamment de financement. Petit point quand même, le Parlement européen était présent à l'audience, il avait un avocat.
C'est-à-dire que c'est très important, c'est pas seulement Marine Le Pen et les membres du rassemblement contre la République française, mais aussi contre le Parlement européen qui demande d'ailleurs le remboursement des sommes. Ça, c'est excessivement important. le Parlement européen, c'est-à-dire euh 27 les délégations parlementaires de 27 États.
C'est ça l'importance de ce de ce dossier qui est qui à mon avis n'a pas été saisie dans sa gravité par euh madame Le Pen ni par les prévenus du Rassemblement national. Je je trouve mon cher Jean-Pierre tout de même assez discutable le fait qu'un tribunal d'emblé s'y mise dans une stratégie de défense qui d'ailleurs n'est pas absurde au fond. Est-ce que le tribunal n'aurait pas pu d'une certaine manière pour la qualité du débat examiner la thèse du Rassemblement national ?
J'admets que se contenter d'une erreur administrative, ça n'est pas suffisant. En revanche, le tribunal aurait pu débattre de cette interprétation qui veut que l'attaché soit relié aux députés, pas seulement au Parlement européenance. D'autant plus et je vous le savez, la décision a retenu des contrats fictifs mais a admis que les emplois ne l'étaient pas.
Donc la stratégie de défense du Rassemblement national peut-être était discutable à des plus haut tribunal mais heureusement en général la justice ne fonctionne pas uniquement comme ça parce que sinon les dénégations seraient catastrophiques. On va pouvoir évidemment continuer. J'aimerais aussi vous entendre au 0826 300 300 poser vos questions, vos interpellations. tout à l'heure, pour certains vous étiez indignés, pour d'autres vous disiez bah finalement il y a une loi, elle a été appliquée.
Alors, peut-être que peut-être qu'il y a une petite un usage de la justice entre guillemets disproportionné. J'aimerais vous entendre. C'est vrai qu'il y a une question quand même qui interpelle derrière.
Comment concevoir qu'une décision non définitive puisse faire obstacle à une candidature ? C'est tout l'objet finalement de de ce débat et de cette question et de ce procès. Nous continuons la vérité en face sur Sud Radio.
Jean-Pierre Mignard face à Philippe Billger et vous 0826 300300 Sud Radio. Ils n'arriveront pas à me salir parce que j'ai une éthique, j'ai une morale, la vérité en face. Moi, je suis la candidate de la vérité.
Patrick Roget. Est-ce qu'il était possible de condamner sans l'exécution immédiate de la peine pour Marine Le Pen ? On en a débattu tout à l'heure avec vous, Philippe Bilger, Jean-Pierre Mignard.
Vous avez dit oui. Euh oui, c'est Oui. Non, il il était possible.
Les magistrats euh manifestement euh ont considéré que le délit présentait euh une telle gravité et que la personnalité des prévenus était telle que l'on ne pouvait pas avoir confiance dans leur attitude à venir. Voilà, je crois que c'est profondément cela qui est à l'origine, je dirais, d'un jugement ou l'aspect moral. Ouais. beaucoup plus que politique parce que moi j'ai été juge et pas du tout un électeur de Marine Le Pen sur ce point personne n'en doute.
J'aurais réfléchi à cela. Je me serais dit est-ce que finalement elle est automatique cette peine mais on peut considérer et je vais parler vraiment honnêtement comme un avocat du micro je veux dire au regard de l'ancienneté des faits. Ouais premièrement ils sont quand même anciens.
Deuxièmement, est-ce qu'il y a eu des faits comparables qui sont reprochés depuis cette première série de commission de fait ? Et deuxièmement, 2è chapitre, a-t-il un enregistrement personnel ? Sur ces questions, j'aurais pu considérer que les circonstances ne justifient pas une exécution provisoire.
Voilà. Voilà. Vous voyez et je pense que d'ailleurs, je vais vous le dire, je le dis sous le contrôle de Philippe, si devant la cour d'appel, c'est quand même ce débat qui aura lieu, car si la cour d'appel amende la décision des premiers juges, ce sera pour ce qui la concerne en effet de considérer un qu'il y a pas d'enrichissement personnel et deux que les faits sont anciens et puis que depuis cette période ancienne déjà hein5 hein, il y a rien eu en tout cas rien eu de répréhensible.
Alors voilà, si j'étais vo donc ce que je veux dire aussi c'est que faut pas faire non plus un si grand tamar réglé. Alors ne c'est pas terminé. Oui bien sûr mais enfin quand même comme l'a dit Marine Le Pen et son avocat hier le chemin est très étroit.
Il reste un petit chemin très étroit et puis et puis il y aura exécution provisoire ou pas. Enfin bon il y aura une condamnation ce qui est pas effectivement le meilleur talisement pour se présenter devant le suffrage. Ouais justement.
Alors sur cette question que je posais en fait Philippe Bider, comment concevoir qu'une décision non définitive puisse faire obstacle à une candidature ? Mais justement c'est la question centrale et d'une certaine manière je n'ai pas l'intention d'argumenter et on ça ferait l'objet d'un débat beaucoup trop long sur cette antienne qui explique que ça n'est pas un tribunal de lutter en quelque sorte contre le suffrage populaire. que je reprocherai au jugement et j'ai l'impression qu'il a été rédigé il y a longtemps, c'est de n'avoir pas intégrer des éléments qu'on a appris par exemple tout récemment. le fait euh par exemple sur le Conseil constitutionnel, je suis frappé de voir à quel point le jugement euh n'intègre pas notions qui sont fondamentales.
Euh, celle de proportionnalité et celle de sauvegarder la liberté de l'électeur au fond, comme si les magistrats il y a quelques temps s'étaient installés en autarsie en ne tenant compte de rien d'autre que de même. C'est une forme de politisation de la justice ça. Alors, c'està-dire que non euh Jean-Pierre Mignard, vous avez dit non tout à l'heure, c'est qu'il y a une règle qui est qui est maintenant installée en droit français qui nous vient d'ailleurs du droit germanque, c'est la règle de proportionnalité.
Un juge, il y a la loi mais il pèse toujours au trébucher jusqu'où il faut toutes les circonstances quoi. Et d'ailleurs le texte dit selon les circonstances. Donc sur ce point ce que dit conseil constitutionnel apprécier les circonstances pour apprécier si une loi poussée à son extrême dans son application n'est pas en contradiction avec la la réalité des faits ou la personnalité et comment commentodier une peine.
Ça c'est un c'est une recommandation hein Philippe c'est rien d'autre. C'est une recommandation du Conseil constitutionnel au juges. Honnêtement, ces juges connaissent bien cette règle de la proportionnalité.
Philippe, ils n'avaient pas besoin de justement sur sur les juges, on parvenir sur l'identité de la personne. Mais ces juges et euh c'était vous vous connaissez, vous avez eu en fait des informations sur ce tribunal et la constitution du tribunal correctionnel. C'était des juges qui étaient expérimentés pour une affaire.
Oui. Non, j'ai entendu un débat hier soir et les avocats, quel qu'a été le l'adhésion ou non à la cause du Rassemblement national disait que c'était une présidente très dynamique, très énergique et donc apparemment elle était respectée par le barreau. Alors encore une fois, j'ai été un peu gêné par des expressions initiales où elle indiquait d'emblé qu'il y avait un système.
Au fond, j'ai toujours eu l'impression de la part de cette présidente en lisant les compte-rendus et en l'écoutant lire que au fond, il y avait peut-être subtilement une envie de de s'en prendre politiquement par le biais judiciaire au Rassemblement national. Je précise quand même que le Rassemblement national et même parfois les prévenus se réfugiaient derrière leur sondage, derrière les résultats pour d'une certaine manière braver le tribunal estimant qu'il n'avait pas la légitimité pour les combattre au regard de l'adhésion populaire qui était censé les soutenir. Ouais.
Oui, c'est résultat ça devenait ça devenait un débat quasiment idéologique et politique quoi et impossible que vous juste un mot il me semble Jean-Pierre que le tribunal pour avoir la plénitude de l'argumentation à sa disposition aurait pu intégrer tout de même dans son raisonnement ce qui pourrait apparaître comme un désastre démocratique sur le fonctionnement du pays quoi. Voilà. Avant d'entendre les marquent dans un instant parce qu'il y a beaucoup de réactions quand même.
Jean-Pierre Mard, vous avez évoqué, vous dites que ce n'est pas terminé, que ce n'est pas fini et c'est vrai parce que Marine Le Pen a fait appel bien sûr mais on dit que la voix est très étroite pour qu'elle puisse encore se présenter à la présidentielle de 2027. Alors, dites-nous c'estàd qu' il y a d'abord eu un travail policier, un travail judiciaire assez considérable pour arriver euh pour arriver devant le tribunal. Donc le tribunal n'a pas avec un claquement de doigt décidé qui était coupable.
Il y a beaucoup de travail derrière avec un parquet qui a été très mobilisé et qui n'a pas fait de cadeau. Donc la cour d'appel héritera de ce dossier ou héritera de ce dossier de ce qui s'est dit et fait à l'audience. Donc je c'est certainement pas à nous de préjuger ce qu'une cour d'appel pourra décider, mais je doute je doute fort que la cour d'appel revienne sur le fond, c'est-à-dire sur la culpabilité compte tenue des années de travail qui ont permis au tribunal de condamner et cetera.
Par contre, en effet, c'est sur la question des peines que la cour d'appel peut estimer qu'il y a euh peut-être qu'on est allé trop loin et que finalement, même si la peine est automatique, on peut déroger à son application immédiate pour des raisons qui tiennent d'ailleurs pas forcément ni au sondage, ni au peuple, ni toutes ces chosesl qu'on entend, mais tout simplement ancienneté des faits comme je l'ai dit et deuxièmement pas d'enrichissement personnel. Voilà, des critères très juridiques qui permettraient éventuellement à la cour d'appel de revenir sur l'application immédiate. Oui.
Sur l'application euh immédiate. Mais alors euh encore faut-il pour par rapport au calendrier 2027 euh parce que on dit que il faut entre 16 18 mois pour pour euh procédure quand la justice oui mais je je parle de Jean-Philippe qui s quand la justice veut aller vite elle va vite ou bon c'estd ça peut se faire dans combien ? Oh bah ça peut se faire, écoutez, nous sommes en ami, ça peut se faire dans 6 mois.
Oui, dans 6 mois. Ah ouér. Et et alors là, est-ce que c'est la justice elle-même ou est-ce que c'est par exemple le garde des sauts qui peut intervenir par rapport à ça ?
Surtout pas le garde des saut. Oui. Non mais je le dis non mais avec le risque Patrick euh il est-ce qu'on fait une justice après spéciale précipité pour Marine Le Pen ou est-ce qu'on la soumet au processus ordinaire ?
C'est aussi une interrogation. Processus ordinaire qui est un processus exagérément long mon cher Philippe et contre lequel nous nous élevons sans cesse en disant c'est beaucoup trop long. Oui. 16 mois voir 2 ans.
Alors que là vous dites bon faire en 6 mois quoi. Il est pas anormal de considérer que vu les mois Ouais. Ouais. vu les mois euh dans ce cas-là, il faille purger la première décision de tout ce qui peut qu'elle peut contenir d'héritant ou la légitimer.
Bien. Mais en tout cas, il faut purger cette affaire. Allez.
Oui, nous continuons. 0826 300. Vos appels dans un instant.
Vous voulez réagir ? Allez-y. Justement.
Est-ce qu'il y a une politisation de la justice ? Est-ce qu'il était possible de condamner sans l'exécution immédiate de la de la peine ? Euh, vous réagissez et nous en débattons bien sûr jusqu'à 10h dans la vérité en face. 9h10h Sud Radio la vérité en face.
Patrick Roger, il nous reste quelques minutes jusqu'à 10h la vérité en face avec Jean-Pierre Mignard, Philippe Biller, c'est très intéressant parce que vous allez au fond et vous êtes des spécialiste de la justice. Les auditeurs le sont un peu moins mais ont aussi on le ravie bien souvent et une réaction de bon sens parfois par rapport vous avez connu ça vous aussi dans les dans les dans les prêtoires. Tiens, à ce propos Marine Le Pen, il y a quelques années en arrière quand on parlait justement des abus de politique, voilà ce qu'elle disait.
Quand on voit la liste de tous les responsables politiques qui sont condamnés et qui sont aujourd'hui à des postes de très haute responsabilité, mais je veux dire, on rêve. Quand allons-nous mettre en place l'inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis grâce ou à l'occasion de leur mandat ? Et moi ma veste, elle est immaculée.
Voilà. Voilà, c'était Marine Le Pen qui disait ça, je crois que c'était en 2014 sur public Sénat Quoi bien sûr, l'inéibilité avise disait-elle quoi. Mais alors bon, c'est vrai que ça concerne et mais parlait pour tous les tous les mandats, ça tournait beaucoup autour de l'enrichissement personnel, détournement de fond alors que là c'est un ce qu'elle dit et ce qu'elle a expliqué hier soir sur TF1, c'était pour le fonctionnement d'un parti politique cet argent.
Mais je je vous signale que Jacques Chirac, Clain Jupé, Henri Manuelli, combien d'autres ont été condamnés avec y compris d'ailleurs des peines complémentair d'inéligibilité enfin pas Jacques Chirac parce qu' de toute façon plus président était là mais pour exactement cette raison ce qui est frappant si vous voulez dans le le Rassemblement national et dans les propos de Marine Le Pen certainement la formation politique la plus intransigente de toutes la plus implacable de toutes et celle qui n'accordait aucune espèce de clémence à des à des personnes ayant commis ce type de fait. Ouais. Allez 0826 300 300 Xavier et Sabine sont avec nous.
Xavier de Bordeaux. Bonjour Xavier. Bonjour Patrick.
Bonjour Philippe Bilger et Jean-Pierre Mignard. Oui, je voulais juste simplement intervenir pour vous dire rappeler simplement à l'antenne que l'exécution provisoire pour les peines d'inéligibilité on peut la on peut faire un parallèle avec la détention provisoire. Par exemple, vous avez des gens qui sont innocents, qui sont frappés par la détention provisoire et qui perdent leur famille, qui perdent leur métier.
Donc, vous voyez la les exécutions de peine provisoires de peine qui sont infligées en première instance ont des conséquences réelles sur tous les justiciables en France et pas uniquement sur les politiciens premièrement. chose et je pense que c'est la question qui semble être posée au regard des des différentes points de vue que j'entends ici et là c'est finalement est-ce que la liberté de l'électeur est supérieure à l'égalité entre justiciable est-ce que la liberté de l'électeur supérieure finalement à la justice à la justice quoi vous rejoignez ce que disent certains politiques. Seul le peuple devrait pouvoir déchir une personnalité politique.
Tiens bah très bonne question Jean-Pierre Miniarder, Philippe Bger rapidement et ensuite Sabine. Plus qu'une bonne question, félicitations parce que c'est vrai ce sujet. Nous sommes dans une nous sommes dans une démocratie libérale, une démocratie représentative.
Le peuple s'exprime mais par ses représentants. Ce sont les députés, les sénateurs qui sont les représentants du peuple et c'est eux qui ont voté cette loi. Point.
Deuxièmement, les juges sont indépendants et impartiaux. Ils ne sont pas élus comme ils le sont aux États-Unis. On leur demande d'être impartiaux et indépendants.
Et à partir de là, soit on accepte ce système, soit on en prend un autre. Qu'est-ce que ça voudrait dire que les urnes décident ce que les tribunaux ne décideraient plus ? Je j'entends des gens très bien inspirés qui professent cela.
Mais comment est-ce possible ? Ça veut dire que le suffrage universel deviendrait un juge collectif. C'est absurde.
Bon voilà. Et sur le premier point, notre auditeur a un raisonnement fin. C'est vrai que la détention provisoire peut apparaître comme une violation de la présemption d'innocence, mais elle se justifie par des données techniques qui permettent à l'instruction de fonctionner plus efficacement.
C'està-dire qu'il y a un danger manifeste l'ordre du C'est ça. Et c'est là où s'est reproché d'ailleurs par rapport à Marine Le Pen. Allez Sabine 0826 300 300.
Bonjour Sabine. Oui bonjour monsieur. Allez-y.
Bonjour. Alors moi c'était plusieurs choses. La première quiz de la dissolution de l'assemblée l'été prochain, s'ils avaient l'intention de le faire, Marine Le Penite déjà.
Il va se retrouver coincé. Ils sont complètement coincés. En fait, on les a complètement coincés.
H euh ensuite, bon ben les juges sont aussi des hommes et des femmes comme vous et moi qui ont quand même des convictions personnelles. On pourra pas l'empêcher. Je trouve ça tout à fait bien.
Ensuite, pour tout ce qui est du trouble à l'ordre de public, si on voulait pas créer un trouble à l'ordre de public, il ne fallait pas l'empêcher de pouvoir se présenter, je pense, aux élections tout à la condamnant puisque tout est condamnable et il y a pas de raison qu'elle soit audessus des lois. Et je vois pas pourquoi le délai serait raccourci pour madame alors que moi je mis 12 ans pour passer au tribunal. moment donné, il faut être cohérent sur tout ça et je pense qu'il pas mal de choses à regarder mais je pense que maintenant le RN est coincé même pour une dissolution, je pense qu'il va falloir discuter vraiment gravement.
Ouais. Alors ça c'est vrai, c'est une autre question politique qui sera abordée d'ailleurs dans les débats qui vont suivre avec Christine Mouillot tout à l'heure. Encore une fois la difficulté, on l'évoquait tout à l'heure, c'est de savoir si Marine Le Pen pourrait pour sauver sa mise présidentielle bénéficier d'un processus plus rapide ou non.
Deuxème élément, c'est le fait que notre auditrice Sabine, je crois, en effet indique que le tribunal dans sa décision a considéré que le trouble à l'ordre public était que Marine Le Pen puisse représenter en étant condamné. C'est tout de même assez énorme de mon point de vue comme argumentation. Ouais.
Damot Jean-Pierre Vignard, moi je pense qu'il y a pas de délai pour réunir des cours. Nous trouvons tous, les avocats notamment, mais les magistrats aussi, que les délais sont beaucoup trop longs. Voilà, dans ces conditions, il n'y a pas de temps ordinaire comme il y en a à l'office.
Non, on peut effectivement dans les 6 mois réunir la cour d'appel, ne serait-ce que parce qu'il y a quand même un trouble à l'ordre public qui résulte de la décision et c'est inévitable puisque nous sommes dans une matière très politique. Dans ce cas-là, que la cour d'appel purge les problèmes, viennent en soutien du tribunal et disent ce qu'il convenait de décider comme peine ou pas, me semble en effet une bonne chose. Merci Jean-Pierre Bignard, Philippe Biller dans un instant, ça continue avec Christine Bouillot, Gill Gansman.
D'abord la partie média avec l'invité Laurent Luya et ensuite évidemment ça va se poursuivre ainsi que chez André Berkov ce midi dans les vraies voix. On va retrouver Philippe Bilger qui va aller réviser d'ici ce soir entre 17h et 20h.
Marine Le Pen