Philippe Brun annonce porter plainte : "Il accuse le parti de vouloir le détruire" (Martin Baumer)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:26OuverteRéponse directe
Comment le PS justifie cette exclusion expresse alors même que Philippe Brun n'a pas été entendu ?
- 6:35RelanceRéponse partielle
Est-ce que l'exemplarité passe par le fait de ne pas écouter en tout cas ne pas donner de contradictoire ?
- 7:14OuverteRéponse directe
En ce qui me concerne, je suis consterné et le Parti socialiste nous offre un outrage parfait. En plus, il prétend être exemplaire.
- 9:24OuverteRéponse directe
Est-ce que le PS pouvait se permettre d'avoir possiblement un scandale autour de violence qui éclate en pleine primaire ?
- 10:02RelanceRéponse directe
Ce n'est pas l'instance en charge des violences sexistes et sexuelles qui a pris la décision d'exclure Philippe Brun, c'est le bureau national. Pourquoi ?
- 12:38OuverteRéponse directe
Est-ce qu'une dénonciation vaut condamnation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 15:24Fait
« aujourd'hui, la carrière politique de Philippe Brun, elle est assez mal embarquée »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Mais il accuse véritablement le PS d'avoir instrumentalisé cette affaire pour lui nuire politiquement pour qu'il ne puisse pas se présenter à la police. C'est ça. Là clairement Philippe Brin contre-attaque, il contre-attaque même assez vite. Il avait effectivement pas pris la parole. On avait eu des quelques mots. Alors son tweet effectivement un mot qui nous avait été transmis aussi par son directeur de campagne par un par un proche mais là il contre-attaque effectivement en étant très dur vis-à-vis du Parti socialiste qui l'accuse de vouloir le détruire d'utiliser ce contentieux. reconnaît qu'il y a eu un contentieux avec son ancienne collaboratrice effectivement qu'on a tous connu à l'Assemblée nationale qui était sa collaboratrice depuis depuis quelques mois déjà et
qui est dit-il aujourd'hui dans les hautes instances du Parti socialiste, qui est euh en tout cas militante et qui est euh dit-il je les mots voilà dans les instances du Parti socialiste. Mais alors il accuse effectivement cette femme, c'est ce qu'il dit de de vouloir lui nuire et surtout le parti de vouloir le détruire. C'est ça là sa contre-attaque et il dit qu'il va porter plainte parce qu'effectivement on a eu confirmation à France Télévision que il n'y avait pas de plainte qui avait été déposée pour ces faits-là en tout cas contre contre Philippe Brin. Alors c'est vrai qu'évidemment cette affaire elle l'interroge parce que ça s'est joué très vite Gill Bernstein signalement à 23h55 selon ses dir hier soir de cette ancienne collaboratrice et ce matin 7h la décision tombe. Il est
exclu du Parti socialiste et derrière il ne peut pas se présenter à à la primaire socialiste. Est-ce qu'on a des informations sur la façon dont dont ça s'est joué ces ces ces heures où la décision a été prise ? Oui, il semblerait que donc effectivement un signalement avait été apporté par cette femme, deux signalements même au sein des instances du Parti socialiste chargé de régler les problèmes des éventuelles violences sexuelles et sexistes. Elles sont anonymes. La direction du Parti socialiste n'avait pas été prévenue parce que et là c'est la preuve que ça fonctionnait plutôt bien parce que ils doivent pouvoir instruire dans l'anonymat sans que ça se sache. Voyant que le délai pour la présentation au primaire avançait,
cette femme, cette plaignante et n'ayant pas de nouvelles, elle a elle a déposé ce signalement il y a plusieurs semaines voire plusieurs mois n'ayant pas de nouvelles. Elle s'est ouvert, elle s'en est ouvert auprès d'un certain nombre du Parti socialiste qui eux-mêmes ont informé la direction en disant "Nous avons un problème, nous avons un signalement de violence et il se trouve que là on doit décider qui est candidat à la primaire ou pas. voyant que pour l'instant ça n'avait pas été traité mais anticipant le problème que serait révélé l'affaire si Philippe Brin devait être candidat à la donc c'est un principe de précaution qui a été pris par le parti socialiste de se présenter éviter un possible scandalis je vois que Patrick Cludman
est là qui pose un une infinité de questions en regard de la présomption d'innocence mais le bureau national du parti socialiste a eu à prendre une décision en urgence dans la période actuelle présentation de la loi intégrale dans cette le parti socialiste a estimé qu'il n'avait pas d'autre choix que de croire la parole de cette femme en dépit de l'absence de contradictoire effectivement il n'a jamais entendu et de puisque c'est désormais les statuts du Parti socialiste de le suspendre de sa qualité de membre du Parti socialiste et c'est parce qu'il n'était plus membre du Parti socialiste qu'il n'a plus eu le droit de se présenter à la primaire au nom du Parti socialiste. Alors, on est évidemment curieux d'avoir le regard de l'avocat dans un instant. Patrick Lucman. Vous
nous avez rejoint. Je vais vous donner la la parole dans quelques minutes. Pablo Piot Vivien est également avec nous, rédacteur en chef de la revue Regard ainsi que Sibet NI, ancien porte-parole du gouvernement. Merci à à tous les trois d'être d'être autour de la table. Martin, comment le PS justifie cette décision, cette exclusion expresse alors même effectivement que Philippe Brin n'a pas été entendu par les instances, par une quelconque commission et qui a que la justice n'a pas été saisie en fait juste un mot pour préciser, en 5 minutes, il était membre du Parti socialiste, député socialiste, candidat à la primage minutes, il n'était plus rien de tout ça. Ce que dit ce que dit Olivier Fort, c'est que le Parti socialiste ne peut imaginer être représenté par quelqu'un
qui serait accusé, c'est les mots d'Olivier Fort, qui serait accusé de violence. Alors voilà, violence physique ou sexuelle. On sait pas le mot alors juste précision, le mot sexuel n'a pas été prononcé. Pour l'instant, on en est sur des accusations de violence. On sait pas exactement. Même si la commission indépendante qui a été saisie, c'est la commission contre les violences sexistes et sexuelles qui est la commission indépendante au Parti socialiste et qui là effectivement est anonyme. Donc le PS le justifie par ce cette impossibilité d'être représenté par quelqu'un en tout cas qui serait accusé de de violence. Et effectivement, ce je dis la raison, tout est allé extrêmement vite parce que ce matin, ça s'est passé assez tôt. On a reçu nous l'information euh au service politique
par un SMS d'un membre du bureau national du Parti socialiste qui commence par nous dire "C'est assez chaud en ce moment au bureau national du Parti socialiste". Et on apprend après que c'est autour de la candidature de Philippe Brun et que lui-même l'a appris à ce moment-là. Euh il appris à 7h du matin mais c'est lui il le dit qu'il l'a appris au bureau national qu'il l'a appris très tôt et que entre minuit et 7h du matin vous n'étau national qui disent manifestement il l'a appris pendant le il sentait pas quelque chose qui se ramait il a vraiment il a vraiment enfin lui en tout cas le le découvre et ceux qu'on a interrogé au sein du parti socialiste disent le croire là-dessus sur la stupéfaction de Philippe Brin il avait pas l'air de feindre la stupéfaction
et sur les les réactions je disais vous avez passé la la la journée à l'Assemblée nationale vous avez discuté avec pas mal de de députés socialistes Comment comment on réagit à cette décision ? Euh comment on réagit à à cela ? Ils sont assez surpris. Enfin, on en a même un qui disait tomb enfin, il disait "Je tombe de ma chaise." Enfin, chacun découvrait tout ça. Pour eux, il y avait une primaire qui était déjà organisée. Enfin, faut se dire que dans la tête, Philippe Brin est candidat depuis un moment. Euh après, il a officialisé sa candidature euh hier, je crois, vers 10h du matin. Euh il réussit à avoir ses parrainages, enfin c'est ce qu'il dit jusqu'au au au son équipe dit avoir eu les parrainages jusqu'au dernier moment, c'est cette battue pour les parrainages.
Et donc il y a ce soulagement de se dire "C'est bon, on va pouvoir arriver à la primaire et il y a ça qui tombe dessus." Euh après, je vous cache pas que les socialistes se sont un peu cachés aujourd'hui à l'Assemblée nationale, c'était pas vraiment les alors les députés qu' qu'on voyait le plus. Il y avait même une conférence de presse qui était prévue à 11h30 sur le budget. On attendait Boris Valallot. Boris Valot n'est pas venu. C'est Estelle Mercier qui sera chargé du budget qui est venu alors qu'il a dit un mot vraiment pour dire enfin on nous disait au début on va pas répondre aux questions sur le cas Philibrin. On va parler que budget et puis quand même on a posé une question sur Philibrain. On a dit bon on a été exemplaire quand même on se doit d'être
exemplaire au Parti socialiste. Mais effectivement ça pose des questions sur est-ce que l'exemplarité passe par le fait de ne pas écouter en tout cas ne pas donner de contradictoire. Il y a deux choses et là je vais m'adresser à l'avocat avant de d'avoir vos vos regards Pablo et Sibet. Patrick Lucman il y a deux choses, c'est que il y a effectivement la justice interne des partis. Là ce qu'explique Philippe Brin, c'est que en aucun cas il n'a été informé des soupçons qui pesaient sur lui. Il n'a pas été il y a pas eu de commission, il n'a pas été entendu, il n'a pas pu se défendre, il ne sait pas ce qu'on lui reproche. Et puis l'autre chose, c'est qu'il dit "Voilà, je me suis renseigné, la justice n'a pas été saisie sur cette affaire, sur ces accusations de violence."
En ce qui me concerne, je suis consterné et le Parti socialiste nous offre unrage parfait. En plus, il prétend d'être exemplaire. Mais exemplaire de quoi ? Il est normal que chacun, chacune puisse formuler sans craindre de de mesure de rétorsion la la une accusation. Et c'est apparemment ce qui s'est passé. Il est quand même plus naturel qu'une accusation de violence puisque c'est un délit, qu'elle soit sexuelle ou qu'elle soit physique soit recueilli par la justice plus que par une instance partidaire. Bon, elle si elle est recueillie par une instance partidaire, c'est que les partis les les instances disciplinaires
dans les partis politiques, dans les associations, dans les fédérations, dans les entreprises sont soumises au au fonctionnement de des critères définis par la Cour européenne des droits de l'homme, notamment le fameux article 6 qui définit le droit au procès équitable, le droit d'être jugé dans un délai raisonnable, le droit d'avoir une défense, le droit de pouvoir ne pas s'autoincriminer et cetera. Mais là, vous rendez compte, il y a quelqu'un qui ne sait pas de quoi il est accusé, qui ne sait pas qui l'a entendu, qui ne sait pas euh comment ça a été euh euh processé, qui n'a jamais donc pu présenter sa version, n'a jamais pu me présenter des des possibilités d'invraissemblance de l'accusation et qui lui est liquidé sur place. [raclement de gorge] il est liquidé parce qu'il voulait avoir
une ambition dans le cadre de son parti pour être candidat à la primaire et on en empêche. Le seul cas où le principe de précaution doit prévaloir sur la présentation de l'innocence, c'est dans le cas où vous avez une possibilité de mise en danger. Oui. Là en l'occurrence, il ne travaille plus ensemble. Monsieur Brin bah il fait toujours partie des instances du Parti socialiste en l'occurrence. Franchement c'est c'est pas sérieux. Ce n'est pas sérieux. Il n'y a aucune connexité entre ce dont il est accusé et ce que l'empêche d'accomplir. Alors Patrick Patrick Lucman euh alors là c'est Clman je vous le dis le cas est un relogé le le il y a un candidat qui lui c'est [rires] en plus on a le on a le le regard du du spécialiste du droit mais Pablo si enfin
voilà la politique on sait que c'est pas il y a aussi d'autres d'autres impératifs. aussi un contexte, il y a aussi une attente d'exemplarité légitime de la part des des français qui sont très soucieux d'une exemplarité de leur représentant politique et notamment en matière de de violence. Est-ce que le PS pouvait se permettre d'avoir possiblement un scandale autour de violence qui éclate en pleine primaire ? Est-ce que ça allait pas éclabousser aussi la la primaire socialiste ? Voilà, votre question à mon avis est tout à fait pertinente. Je voudrais d'abord apporter quelques prim de gauche primaire socialiste de gauche de gauche non il pas toute la gauche donc enfin il reste quand même une gr de la gauche la primaire social-démocrate si vous voulez mais je voudrais apporter
quelques précisions à ce qui vient d'être dit d'abord ce n'est pas l'instance adoc en charge des violences sexistes et sexuelles qui a pris la décision d'exclure Philippe Brun c'est le bureau national c'est donc une décision politique qui a été faite. Ensuite, ce matin en bureau national, Philippe Brun a été entendu par les membres du bureau national qui d'ailleurs se sont dit assez consterné par la défense qu'il apportait car sa défense et je moi je l'ai pas je j'ai lu les papiers qui rendaient compte de ce qu'a dit Philippe Brun et là j'ai entendu Philippe Brun on est dans une dans une défense mais qui est typique des hommes lorsqu'ils sont accusés de violence oui breaking news les hommes peuvent être violents. Alors là vraiment c'est pour ça quand vous dites genre les
socialistes tombent de leur chaise quand ils apprennent qu'un homme peut être violent avec une femme. Waouh ! On est genre en 2026. Je pense qu'on a compris effectivement que les hommes pouvaient être violents avec les femmes et qu'il ne faut pas s'étonner de voir monsieur machin ou monsieur truc être acou mais la question c'est que est-ce qu'une dénonciation vaut condamnation ? Ensuite, non mais la non [grognement] moi je suis d'accord, elle ne vaut pas mais c'est une décision politique qui a été prise et vous avez raison mais la justice j'espère que la justice va être saisie, la justice fera son travail, la justice va faire ce qu'elle peut avec les outils du droit et les outils qu'elle a à sa disposition. Le plus souvent, elle ne peut que classer sans
suite parce que les les les violences ne sont pas caractérisées ou ne sont pas caractérisables par euh la justice. En revanche, ça ne résout pas la le problème politique. On est après mit tout après l'affaire quatin. On a vu le naufrage de la France insoumise dans l'affaire quatin. Le Parti socialiste ne veut pas refoncer tête baissée en fait dans le même type de de problème qui a duré des années et auquel et non mais c'était avant la justice que il a été c'était avant c'était avant la décision de justice qu'il y a eu le problème il reconnu aussi la politique c'est l'arbitraire mon ami c'est ça vous souhait certainement pas certainement pas j'ai écouté ce qu'a dit Philippe Brilippe Brin dit je suis je suis accusé c'est une machination politique et cetera moi je pense à cette
femme qui se dit à cet homme qui se dit que c'est important on vaendre les choses dans l'ordre on va reprendre les choses dans l'ordre et c'est toujours la problématique sur ces affaires c'est qu'effectivement il y a la parole des victimes aujourd'hui qui est prise très au sérieux et heureusement c'est important mais à côté de ça voilà où on place le le curseur sur la présemption d'innocence et à quel moment encore une fois je posais cette question est-ce que est-ce qu'une dénonciation vaut condamnation vous dites c'est une décision politique c'est pas une condamnation c'est une décision politique. décision politique, oui, mais qui a un impact sur sa carrière politique. Il le dit, il le dit, on me tue politiquement en faisant ça, si bête. Alors, c'est sûr qu'on a eu y compris
des précédents hein chez les verts où une fois qu'il y a eu une accusation qui a été lancée, il y a eu l'oprobe a été jeté sur un dirigeant des verts qui infiné n'a eu absolument exactement qui infé n'a eu aucune euh aucune condamnation en rien. Exactement. Et donc, c'est vrai que c'est une difficulté. Moi ce qui me gêne dans le cas présent, c'est évidemment pas que la parole d'une femme potentiellement victime soit écoutée et Dieu sait que elles ont tellement peu été écouté que c'est important, y compris qu'un parti politique puisse prendre en compte cette parole. Mais là où je suis gênée, c'est dans la temporalité, dans le processus. C'est-à-dire que manifestement dans les informations parcellaires dont on dispose aujourd'hui, la saisine de la commission ADOC au sein du Parti
socialiste résulte de il y a plusieurs semaines, voire même peut-être plusieurs mois. la lenteur de l'instruction du sujet alors que les socialistes savent, y compris pour cette commission fustelle indépendante et à côté du Parti socialiste, qu'il y a la perspective que il y ait une élection interne, une primaire de la gauche sociale-démocrate ou peu importe et que donc on voit les choses s'étirer dans le temps. on parle d'un parti, on parle pas de l'engorgement des magistrats, de la justice française et cetera et que donc la résolution et l'avancée y compris l'écoute contradictoire de la personne qui est accusée ne soit pas réalisée alors que l'échéance arrive. Admettons que ça a été ce soit intervenu avant l'été. On est aujourd'hui à la moitié du mois de septembre. Les ambitions de
Philippe Brun, on les connaît depuis euh beaucoup plus longtemps. Et donc c'est là où j'ai une gêne en fait, c'est qu'au fond, on a un une temporalité qui s'est étirée. On a l'impression que les choses ont été laissées un peu flottantes et que quand ils ont été au pied du mur et que quelqu'un a levé la main en disant ou là là, le problème c'est demain tout de suite dans dans l'affaire sorte. Évidemment et on comprend complètement que le Parti socialiste et Pablo l'a extrêmement bien fait remarquer après ce qu'on a connu à la France insoumise, je comprends que le parti socialiste ne prennent aucun risque mais ce qui me gêne mais pourquoi ça a été si long c'est la pas été interrogé en amont Gill Périne Sibet pose exactement la bonne question pourquoi ça a été si long maître Cleman
je pense que vous avez théoriquement et philosophiquement raison mais politiquement et concrètement tort le risque pour le parti socialiste qui fait de de la politique. Le risque pour le Parti socialiste, c'était si cette affaire prospérait, s'il y avait après une plainte à la justice de prendre le risque qu'un homme qui n'en est pas digne soit ne les représente pas à la présidentielle parce que personne ne pensait que Philippe Bin pouvait la gagner, mais que cet homme ait participé à une primaire pour la magistrature suprême alors qu'il aurait été accusé de violence sexuelle faire pourisse la primaire et que ça pourrisse la primaire. Et donc par rapport à ce risque-là, ils ont été obligés d'en prendre un autre, celui de gâcher la carrière politique parce qu'il
faut dire les choses telles qu'elles sont. Aujourd'hui, la carrière politique de Philippe Brun, elle est assez mal embarquée. De prendre le risque de fouler la présomption d'innocence au pied, de l'exclure de C'est choquant. C'est choquant mais je pense qu'un parti politique n'a pas le choix de faire autrement en ce moment. Et ça me choque comme vous. Mais politiquement, il n'avait pas d'autres choses. Vous allez répondre dans un instant Patrick Bumman. Mais quand même, j'ai j'ai une question à vous poser. Gill, est-ce que le PS l'a fait pour se protéger et pour éviter un potentiel scandale pendant la pendant la primaire ou contre Phil Brin ? Parce que lui, c'est ce qu'il dit. Il dit "On a voulu me tuer politiquement. Le PS a instrumentalisé cette affaire." Mon
intuition est qu'ils l'ont fait pour se protéger. Moi, j'ai eu des représentants de la direction nationale du Parti socialiste qui ont appris cette affaire cette nuit. La la commission qui traite les VSS n'a pas été diligente, a été beaucoup trop lente, on peut lui reprocher mais elle a été discrète et ça on peut s'en féliciter parce qu'elle l'a visiblement pas interrogé non plus. Non mais que la direction que la que la direction ne sache pas ça, je trouve ça très bien. C'est normal. Donc mon sentiment, j'ai pas d'info. Mon sentiment est que la direction s'est protégée et a protégé le Parti socialiste. Et ce faisant, elle a fait une vi elle a fait c'est vrai une enfin une victime. La victime euh on peut considérer que c'est la femme mais elle a foulé au pied la présomption d'innocence.
Le le principe qui a été le plus foulé au pied ici à mon avis et je prends en compte ce que nous a dit Pablo, c'est le principe du contradictoire. le le pas Oui, mais excusez-moi qu' expliquer si bê moi je vais vous dire je je je comptais participer à cette primaire comme beaucoup de Français socio-démocrate. Je suis atterré. Pourquoi ? Parce que euh rien ne n'empêchait le parti euh de continuer à maintenir Philippe Brin dans cette candidature, de faire connaître l'état de cette accusation et nous les électeurs, les électrices qui veulent auraient voté en conséquence. Impossible. Mais alors excusez-moi et c'était ça la responsabilité politique et au moins on ne s'assayit sur aucun principe mais c'est politiquement c'est beaucoup plus choquant de procéder de la sorte
avec une accusation dont on ne sait rien avec une personne qui n'a pas pu s'en défendre avec la justice qui n'est pas saisie de fait dont elle devrait être saisie excusez-moi ce n'est pas méconnaître la parole des victimes et des femmes et je reprends ce qu' dit souvent on se souvient de ce qu' a fait les de ce qu' fait les verts les verts On on et et pardon et avant eux la France insoumise dans un autre cas avec quelqu'un qui voulait être candidat aux législatives et ils l'ont écarté sur des accusation on a même jamais su qui étaient les plignantes c'est encore un un pas avant on sait ce que les partis poli pourou merci on sait ce que les partis politiques font de ce genre d'accusation mais le problème et c'est un problème de gauche il n'arrive pas à instruire des
sujets compliqués avec les règles ordinaires de la justice humain alors je reprends ce que vous dites Pablo. Justement, il y a une on peut se dire qu'il y a une opportunité là avec cette cette primaire social-démocrate. C'est vrai qu'on aurait pu laisser les électeurs tranchés et faire les arbitres. Mais là, on n pas rendu justice à cette femme et on n pas rendu justice à cette femme et on a liquidé un homme politique. Bon, le premier problème le le premier problème avant la carrière de Philippe Brun, c'est la violence des hommes. D'accord ? faut quand même remettre genre l'église au milieu du village. Il y a la violence des hommes. Ensuite, il y a la façon dont les partis politiques et dont globalement toutes les structures gèrent ces affaires de violence sexiste sexuelle ou violence
tout court d'ailleurs. C'est assez compliqué. Moi, j'aimerais juste dire une chose parce que j'ai écouté la défense de Philippe Brun et Philippe Brun dit "Oui, alors j'ai découvert hier soir ou ce matin que j'étais accusé et cetera." Cette défense ne tient pas la route parce que il y avait un média qu'on avait parlé un média normand qui s'appelle Le Poulpe qui est un média d'investigation qui avait fait deux articles coup sur coup le 7 juillet de sa circo. Exactement. enfin qui a un média de Normand et l'heure c'est en Normandie et il est député de l'heure et donc qui avait fait coup sur coup des articles euh témoignant parlant du fait que ben Philippe Brun avait dû mettre fin à sa à la au contrat de sa collaboratrice sur fond de rupture parce que c'était sa conjointe et que c'était
contraire. Non, il parlait pas d'accusation de violence mais c'était sur fond de rupture. Et je peux vous dire que j'ai lu l'article du poule puisquil est il est en accès libre. l'article on pouvait voir que derrière ça s'était pas fait en en toute entente avec la dite conjointe et ancienne attaché différence et frapper je suis tout à fait d'accord mais ce que je veux dire c'est que dire je tombe de ma chaise je ne savais pas cette cette accusation sort de nulle part non elle ne sort pas de nulle part et d'ailleurs les gens qui connaissent et Philippe Brun et la collaboratrice m'ont parlé de relations très problématiqu les hommes sont violent Philippe Brin est un homme donc Philippe Brin est violent est un raisonnement J'ai jamais dit ça. Je n'ai jamais je
n'ai absolument pas dit ça. Mais en l'occurrence, il y a une femme qui se plaint de violence d'un homme et et je et je le prends en considération surtout à 8 ans ou 6 ans 7 ans après mit tout en fait. Mais mais lui derrière Martin sur ces accusations là, il dit alors il ni en bloc, il dit voilà ce sont de fausses accusations. Effectivement j'ai un contentieux avec avec cette dame et il assime c'est l'inverse que c'est lui finalement qui est victime. Alors vous allez dire c'est la la défense habituelle des hommes coupables de violence. En tout cas, lui affirme lui affirme qu'il est victime et qu'il a des preuves. Il dit "Elle me harcèle depuis depuis notre contentieux, j'ai des preuves, j'ai des écrits et tout ça. Je vais les montrer à la justice et je vais porter plein."
Voilà. Le le problème là, c'est que c'est factuellement c'est très compliqué de prendre position. On ne sait pas ce qui s'est passé. C'est impossible de dire qu'il y a raison entre elle et lui sur ce côté du harcèlement. Il se défend, il va porter plainte, dit-il, pour que la justice fasse la lumière sur ces faits-là. Ce qu'il faut préciser aussi, c'est qu'il y a une question de calendrier qui a poussé le Parti socialiste à l'exclure assez vite, c'est que en ce moment même, et ce sera la première loi qui sera discutée au Parlement à l'ouverture de la session, c'est la loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Que en ce moment même la commission a a commence à travailler sur ce texte, que aujourd'hui même Gérald
Armanin, roberger ont été auditionnés et que dans le signal envoyé, si le Parti socialiste maintient un candidat à la primaire alors qu'il a accusé de violence, c'est un très mauvais. solution prenée par Patrick Lucman politique encore une fois souhaitable mais politiquement impossible comment voulez-vous qu'un parti politique discute une loi dans lequelle le on vous croit et c'est le parti socialiste qui a poussé cette voix socialiste cro on croit la parole des femmes est au cœur de ce qui a amené à cette loi donc il dirait d'un côté ça aurait pu être au cœur des débats entre les candidats à la prim mais là ce que vous supposez c'est que toute défense deviendrait non pas impossible mais interdite dès lors qu'on est accusé parce qu'il a une réalité sociologique
parce que je qui est une réalité pénale qui effectivement les les violences ont le fait d'hommes sur des femmes mais ça voudrait dire que toute défense est désormais interdite. Vous rendez compte pas toute défense inter pass à la télé en live peut bien la vie politique fait que toute candidature je suis d'accord avec vous et encore une fois je ça foule tout ce à quoi j'ai cru pendant longtemps. Toute candidature est compliquée à partir du moment où on fait l'objet d'une attaque. C'est vrai que c'est choquant. Non mais alors attendez attendez j'aurais bien j'aimerais bien entendre la preuve violent mais j' pardonnez-moi. J'aimerais bien entendre si bête làdessus j'aimerais bien entendre si bête là-dessus. Est-ce qu'on ouvre pas la boîte de pandore ? Est-ce qu'on donne
pas aussi des armes au aux opposants ? Parce que dans ce cas-là, à partir du moment où vous avez une dénonciation, on préfère écarter la personne pour s'éviter un scandale, est-ce que ça donne pas aussi des armes aux opposants ? Est-ce qu'il peut pas y avoir derrière une instrumentalisation de ça ? Malheureusement, ce que vous dites Périne, c'est souvent l'argument qui est utilisé euh par les hommes violents pour dire surtout ne faisons absolument rien. Donc moi, je suis par nature et par construction favorable à ce que la parole des femmes soit écoutée parce que dans une société patriarcale telle que la nôtre, elle l'est encore aujourd'hui, trop longtemps, cette parole des femmes a été étouffée, y compris à l'intérieur des parties, y compris dans des rapports de
domination entre euh un élu et ses collaborateurs et on en a eu moules exemples. Ceci étant dit, plaçons-nous et je rebondis sur ce que je disais dans l'hypothèse inverse. Le PS ne fait rien. La députée qui a déposé la proposition, qui a été à l'initiative de la proposition de loi intégrale, c'est Céline Martinez, députée extrêmement brillante et qui est une députée du Parti socialiste, plutôt d'ailleurs de son aile gauche, on va dire. Plaçonsnous dans l'hypothèse où le PS ne fait rien. On se lève donc demain matin avec des titres qui montrent comment est-ce que un parti qui dans un dans une de ses jambes prétend défendre les femmes et dans la seconde jambe se retrouve avec une histoire qui n'est pas claire à tout le moins. Je ne sais pas, je n'accuse pas Brin, je n'ai aucune information.
Dans cette hypothèse là, on comprend parfaitement et j'abonde dans le sens de Gill que le Parti socialiste n'ait pas pris ce risque. Est-ce injuste en partie pour Philippe Brun ? Oui, ça l'est. C'est injuste pour lui. Est-ce que c'est potentiellement ce qui va détruire sa carrière politique ? Oui, c'est le cas. Mais je pense que le parti a réagi euh comment dire euh dans la protection de l'organisation avant la protection de l'individu. Et ça en communication politique, c'est très difficile à dépasser. Merci. Merci Sibet. Uh.
Philippe Brun