La menace de Jean-Luc Mélenchon à ses opposants - Thomas Séraphine
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:42Fait
« promettait de délivrer un peuple de la misère, de l'exploitation, des humiliations, mais une promesse qui autorise tout à un coup en vie humaine avec le grand bon en avant. »
- 3:24Chiffre
« Alors on les frappe, on les force à livrer une nourriture qui n'existe pas et voilà qu'aux mauvaises récoles succèdent les famines de 59 60 61 et des dizaines de millions de morts. »
- 4:43Chiffre
« Alors dans son introduction au livre noir du communisme, Stéphane Courtois avance lui un bilan mondial proche de 100 millions de morts. »
- 6:04Fait
« En mai 2025, Mélenchon invoquait encore le caractère inéluctable de la révolution citoyenne. Inéluctable. »
- 6:48Fait
« Le 7 juin dernier, Mélenchon encore déclarait "Eux vivent dans le passé, pas nous". »
- 7:29Fait
« Mao définissait dès 1927 la révolution comme un acte de violence d'une classe devant abattre celle qui domine. »
- 9:34Fait
« Alors oui, moi je ne sais pas. Je évidemment Clémence, vous allez me dire la Chine ce n'est pas la France. »
- 10:17Chiffre
« En 71, on dit que même c'est le livre le plus vendu en France. »
- 11:35Fait
« C'est tout est fake, vous voyez. Tout est faux et tout est organisé. »
- 12:13Fait
« Et c'est ici que je veux saluer Simon Laise, hein. C'est un peu mon maître, j'en parle souvent, mon maître en lecture, c'est Pierre Rickmans donc de son vrai nom. »
- 13:34Fait
« Alors il reconnaît certes l'échec de cette tentative mais quelle indulgence ! »
- 14:12Chiffre
« Mais qu'est-ce qu'il vous faut de plus de plus que la Mongolie, les pures changlantes, la Corée du Nord, le Vietnam, le Cambodge et son quart de population décimée, le Laos, l'Éthiopie, l'Angola, la Somalie, je peux même pas tous les citer. »
- 14:51Fait
« L'Uopie est décidément une entreprise étrange. Elle conserve la marque mais refuse toujours la responsabilité du produit. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
[cloche] Le coup de toxin. [cloche] Bonjour Thomas Céraphine. Bonjour Clément. Vous m'entendez ou pas ? Oui, je vous entends tout à fait. Bon ben voilà. Bon, si vous me demandez mon avis, moi je veux le débat hein. Je sais pas si mon avis compte mais bien sûr, vous pouvez voter. Alors, il faut faut aller voter sur le petite dans le chat. OK, [rires] je vais faire ça. Euh alors, vous nous parlez de quoi aujourd'hui ? Ah ben écoutez, je sais pas, je je suis un peu perdu. Je voulais remettre un peu d'humour là-dedans et puis la perspective du 17 octobre, les les les discours révolutionnaires que tiennent lesfistes, la violence, tout ça, bah ça m'a voilà ça m'a rajouté un peu de gravité ce matin et j'ai pas je suis pas aussi léger que j'aurais voulu. Voilà.
Ah bon ? Ben [raclement de gorge] alors mais oui oui, je suis désolé. Bon, je vais essayer quand même, je vais essayer d'être un peu léger. Bon, je vais donc vous parler de la pensée révolutionnaire des maoistes et de cette continuité. Et oui. Et oui. Donc, c'est pour ça que c'est on n'est pas c'est pas très drôle. C'est pas très drôle. Alors justement, je vais commencer si vous le voulez bien avec une citation de Friedrich Nietzs qui a écrit cette phrase que j'aime beaucoup qui dit "Je ne réfute pas les idéal, je me contente de mettre des gants quand je les approche." Il a écrit ça danschomo en 1888. Alors rassurez-vous Clémence, il n'y a pas dans la citation de faute de français. C'est bien Alexandre Vialat au-dessus de tout soupçon qui en assura la
traduction. Non ou dit les idéals. C'est comme ça on peut dire idéal ou idéal. Non. Il y a en revanche une faute de français, d'intellectuels français et d'hommes politiques de gauche qui gardent encore et toujours une certaine fascination pour le plus grand dictateur de tous les temps, Mao Zung, dont on vient de fêter en septembre, Clémence, les 50 ans de la mort. et qui m'oblige et oui et qui m'oblige en ce jour à devoir faire un petit rappel historique sur les ceux d'un communisme que certains jeunes de nos faubourg voudrait magnifier hein et cela fait afficher en contrepoint une méfiance à l'égard des blogueurs, hmetier, lycéens et autres agitateurs encartés le plus souvent et lesfi. Donc allez savoir pourquoi et qui rêvent de transformer notre société.
Quel beau rêve pourtant Clémence, transformer la société. Alors oui oui Clément, je l'avoue quand on scande des promesses de grand soir, de révolution, de table rases du passé de sacs de l'ancien monde et que l'on agite des piques, des pavés ou des mortiers, et bien moi je sais pas, j'ai comme un début d'allergie cutanée, comme un sentiment de vigilance accrue parce que moi, je veux bien qu'on améliore la maison commune, qu'on rénove la maison France. Pourquoi il sera opposé d'ailleurs ? Non, mais qu'on me dise pourquoi les rénovateurs de notre bonheur ont forcément besoin de bulldozer pour y arriver. Nos jeunes compatriotes ont-ils oublié ou ignorent-ils volontairement ou pas hein le carnage total des idéologies totalites et concentrationnaires dont leurs leaders hein ceux des partis et
mouvements d'irrévolutionnaires se réclamaient il n'y a pas si longtemps et pour certains se réclament encore. à revenons. Tiens, il promettait de délivrer un peuple de la misère, de l'exploitation, des humiliations, mais une promesse qui autorise tout à un coup en vie humaine avec le grand bon en avant. D'abord à partir de 58, l'industrialisation de la Chine à marche forcée oblige à des migrations vers les villes usines. Dans les campagnes abandonnées qui manque de bras, on prélève de quoi nourrir les Chinois qui triment au fourneau. La caparmand des vivres affamment les paysans qui sont de surcroix accusés de cacher des réserves. Alors on les frappe, on les force à livrer une nourriture qui n'existe pas et voilà qu'aux mauvaises récoles succèdent les famines de 59 60 61 et des
dizaines de millions de morts. De nombreux faits de cannibalisme sont même rapportés et répertoriés. Alors 4 ans plus tard, ben oui, attendez, je vous passe là, je fais un super résumé, mais 4 ans plus tard, après une tentative de mise en retrait suite à la prise de pouvoir du courant dit modéré hein du parti communiste chinois, Mao réussit quand même à force de manœuvre en s'appuyant sur la jeunesse du pays justement à évincer ses opposants et lance la fameuse révolution culturelle. Qu'est-ce qu'il faut combattre à ce moment-là ? Il faut combattre les quatre vieilleries, les anciennes idées, l'ancienne culture, les anciennes coutumes et les anciennes habitudes. Alors, des temples sont saccagés, les livres sont détruits, les enseignants sont humiliés, battus, assassinés. Tout
possesseur d'un savoir ancien, intellectuel ou historien est suspect, suspecté, arrêté même tabasser. Je vous prends un exemple, c'est le 5 août 1966. C'est Biand Zong qui est responsable d'un établissement scolaire de Pékin. Elle elle est battue à mort par des élèves suite à une harangue devant la foule d'université de Pékin. Donc harangue faite par la femme de Mao. Alors qui n'est pas en reste en question violence. Alors elle fait un discours contre les ennemis de classe de deux classe pas de 3e seconde de terminale. L'autre classe qui n'est pas très classe. Oui qui n'est pas très classe d'ailleurs vu ce qu'elle fit donc ce qu'on cette classe de du proviseur adjoint en question donc accuser elle de faire vous savez de de faire partie de l'élite des privilégiés et puis donc de
donner des cours à des des à des lycées privés et donc des élèves privilégiés. Alors elle, on la retrouva avec des étrons dans la bouche et l'ensemble de son corps frappé avec des planches cloutées. Voilà ce que je veux dire, c'est que c'est un peu ça concrètement, détruire le vieux monde. C'est des élèves qui tuent au nom de leur émancipation. Alors, dans son introduction au livre noir du communisme, Stéphane Courtois avance lui un bilan mondial proche de 100 millions de morts. Bon, alors un peu plus, un peu moins avec donc de telles unités de grandeur. On va pas chipoter Clémence, hein. L'incertitude sur l'addition finale n'évassera de toute façon pas l'existence des charniers, ni des politiques mortifères, ni des camps de redressement. Alors moi je suis pas là
ce matin pour faire un cours de 3e hein sur la révolution proletarière chinoise. Bon ben c'est trop tard, je je viens de le faire hein mais pour mettre en car mettre en garde contre les mécanismes et les sentiments qui président à la fabrique de la révolution dans les psychés des révolutionnaires et en premier lieu desquels la haine. Oui. La haine de l'ancien monde portée par le bras d'une partie de la jeunesse d'un pays. Cette haine révolutionnaire consubstantielle je veux dire à chaque révolution et sa justification. Puisque l'avenir sera parfait, ceux qui lui résistent deviennent coupables du malheur présent. Le paysan qui se plaint sabote, le professeur qui transmet perpétue le vieux monde, le dissident qui pense différemment ou qui pense tout
court retarde le bonheur universel. Alors moi, je me souviens il y a pas si longtemps sur le site de France insoumise, la France insoumise, il y avait un slogan, c'était "Le vieux monde s'effondre, ensemble écrivons l'histoire avec un H majuscule". Bien sûr, cette fameuse histoire dont George Pereg disait qu'elle s'écrivait avec une grande hache. En mai 2025, Mélenchon invoquait encore le caractère inéluctable de la révolution citoyenne. Inéluctable. Alors oui, parce que pour lui, l'avenir a déjà voté. La Nouvelle-Fance n'attend [raclement de gorge] pas les urnes. Les urnes qui viendront aller au mieux ratifier les agissements et sinon bah tant pis pour les urnes, elles seront funéraires. Le 7 juin dernier, Mélenchon encore déclarait "Eux vivent dans le passé, pas nous". Voilà. Donc c'est
toujours cette même rhtorique qui est à la manœuvre Clémence avec cette menace à peine voilée du sort qu'il réserve à ses opposants. Vous n'avez pas idée de ce qu'on va vous faire hein parce [raclement de gorge] que ça dépasse votre entendement. Le lanc Jean-Luc Mélenchon tout sourire dans une émission de connivance le 14 juillet. Et bien moi, Clément, ça m'intéresse. Ça m'intéresse de connaître quel avenir il entend laisser aux habitants du vieux monde. C'est ça ce vieux monde qui contient aussi bien des bibliothèques, des souvenirs, des libertés pdiblement conquises, des gens qui n'ont pas demandé à devenir les gravas d'une nouvelle théorie de la taboua raza. Mao qui me sert un peu de fil rouge dans cette chronique. Fil rouge Clémence. Fil rouge. Ah oui [rires] oui oui. Bon
voilà. Ah dis donc le matin il faut des pouss mais il faut vous réveiller aussi. Donc [rires] Mao définissait dès 1927 la révolution comme un acte de violence d'une classe devant abattre celle qui domine. Alors toujours pas la classe de seconde terminale. Non euh toujours hein. L'ennemi désigné devient un obstacle dont l'élimination paraît elle aussi légitime. Dostoyevski, figurez-vous, il avait fait tenir tout le programme révolutionnaire dans la bouche de Chigaliov en disant partant de la liberté illimitée, j'aboutis au despotisme illimité. c'est les possédés ou les démons selon la traduction. Et bien, je pense qu'il serait urgent de relire Dostoyevski en cette période prérévolutionnaire selon Jean-Luc. Alors, toujours Mélenchon, il a quand même fait ses classes à l'Organisation
communiste internationale, hein, dans le trotskisme lambertiste. Alors certes balancé par un franc-maçonnisme ha gradé, mais moi, j'aimerais bien savoir quel réflexe on garde d'une formation où l'on se pense détenteur de la bonne lecture de l'histoire, où toute autre lecture se doit d'être rectifiée. [raclement de gorge] Manipuler la jeunesse, l'ignorance, la naïveté me semble plus relevé de la perversion narcissique que d'une vision édificatrice d'une société apaisée. Alors, il y a un documentaire qu'on peut encore consulter sur la plateforme d'Arté qui s'appelle les camps secrets du pouvoir chinois qui montre ce que cachait justement le vocabulaire de la rectification et de la rééducation. Il y a deux formes de camp. Il y avait le Laogaï, c'est un système de camp, enfin
des camps, on dire ce sont des ateliers, voyez, dans lequels on fabriquait l'homme nouveau, la réforme par le travail. Et puis à côté, il y avait le Laoiao. C'est la rééducation administrative un peu plus souple hein qui permettait d'enfermer sans jugement pour des délis mineurs les dissidents ou alors les ceux qui critiquaient le régime. Voilà tout simplement. Alors dans ces centres créés dans les années 50, ils ont été créés dans les années 50 et fort heureusement hein, ils ont été abolis depuis depuis 2013. Voilà. 2013. Oui. Oui. Ça pour le Laudiao enfin officiellement. Officiellement. Alors oui, moi je ne sais pas. Je évidemment Clémence, vous allez me dire la Chine ce n'est pas la France. Il y a d'autres pays qui nous viendraient en tête en premier aujourd'hui bien sûr et Philippo
pourrait nous en parler mais non. Et puis vous direz aussi les idéologues d'aujourd'hui ne sont pas les idéologues d'hier. Alors ça justement c'est un peu un autre problème. Oui. Parce que précisément Clémence ce sont un peu les mêmes. Oui. Voilà. Même si alors même si les les années on va dire on emporté inéluctablement he forcément quelquesuns de ces ces penseurs Mao 68 mais il y a encore leur certitude leur certitude voyez-vous elles ont une meilleure espérance de vie que leurs propriétaires et puis donc on peut citer les Solers Julia Christeva Marcelin Plainet il y a aussi Alain Badiou André Guxman évidemment et puis Sartre comme compagnon de route des philosophes des écrivains, des gens instruits. Oui, Clémence, l'instruction ne vaccine pas contre l'aveuglement.
Voilà, encore un vaccin foireux, vous allez me dire. Alors, point Ouais. Ouais, même c'est ça. Oui, c'est ça. À tel point que le petit livre rouge, hein, donc c'est le le petit livre rouge, c'est je rappelle pour les plus jeunes sont les dogmes de Mao qui étaient sous sous forme de courte citation et cit un qui était vendu sous forme de petit livre. Et ben lui, il a été carrément donc en France hein, il était le c'était le livre le plus vendu dans les années 70. En 71, on dit que même c'est le livre le plus vendu en France. Donc c'est un un succès. Donc il faut reconnaître quand même une particularité quand même. Le lecteur parisien Germano Pratin pouvait refermer le livre, le mettre sur le bord de sa cheminée ou oublier Mao dans ses chiottes quand le paysan chinois lui
l'avait toujours au cul. He Mao ça ou c'est et oui donc là non mais là il y avait toujours quelqu'un derrière lui pour vérifier qu'il l'avait. Donc c'est quand même c'était un peu plus souple chez nous. Oui. Alors voilà je parle d'aveuglement justement aveuglement. En avril 1974, il y a un convoi d'intellectuels qui est organisé par les dirigeants chinois auquels sont convié donc les Solè, Christeva, Plaet, Bart et oui, François Val et ils partent visiter la Chine pour témoigner. On leur offre un voyage et le voyage dure plus de 3 semaines. C'est c'est donc c'est ce périple là que il y a un auteur qui s'appelle Jeanbertier, il le reprend et il en a fait un livre qui s'appelle voyage tranquille au pays des horreurs. C'est vraiment une visite dans un sorte
de musée grévin. C'est tout est fake, vous voyez. Tout est faux et tout est organisé. C'est une sorte de de priquel de bienvenue chez les on est quasiment comme ça. Et oui, mais le problème le problème c'est qu'en 1974, on savait déjà tout. Enfin [raclement de gorge] pour ceux qui voulaient savoir de la famine ou de la révolution culturelle. Et pourtant et pourtant à leur retour ces intellectuels Bart hein et ce n'est pas le seul, il écrit lui dans le monde "La Chine est paisible." Paisible. Oui, il est vrai qu'une population terrorisée ne fait pas nécessairement beaucoup de bruit. On faudrait regarder en Corée du Nord. Mais il faut quand même se méfier des pays dont on vente le calme sans demander qui a le droit de parler. Ils ne l'ont pas fait. Et c'est ici que je
veux saluer Simon Laise, hein. C'est un peu mon maître, j'en parle souvent, mon maître en lecture, c'est Pierre Rickmans donc de son vrai nom. C'était un belge expert en littérature, en peinture de l'Empire du milieu qui savait parler la Chine et la langue chinoise. Lui était une compétence assez incongrue à l'époque dans un débat parisien alors en proie à la maolaterie. Dès 1971, donc Simon Leufs du président Mao, ils avaient démonté la légende de la révolution maoïste 3 ans donc avant le voyage téléguidé de nos grands découvreurs. Et c'est ce qui rend Laise si embarrassant parce que il l'empêche de transformer l'aveuglement en fatalité collective. Oui, il était possible de lire, de recouper, de douter. Il était possible d'aimer la Chine et de détester
ce qu'on faisait aux Chinois. Alors moi j'aime chez la 2 à peu près cette alliance d'érudition de probiter d'ironie les habits neufs du nouveau monde. Voilà la en examinait les coutures et voyait qu'elles étaient faites et bien de fil barbelé. Tous nos [raclement de gorge] intellectuels complices ou conivants ont préféré teres chinoiseries. Il faut même aussi reconnaître quand même qu'il y en a parmi ces intellectuels qui ont changé heureusement et qui ont amendé leur discours. Gluxman pair a fini par regarder la la vérité en 2004. Bon, ça ça fait loin évidemment avec un son fameux discours de la haine. Alors, on y reviendra et on y revient toujours. D'ailleurs, c'est toujours la même chose, la haine. Voilà, cette haine qui sait se donner des intentions magnifiques parce que le fanatique
déborde d'amour pour l'humanité. C'est seulement l'être humain qui lui pose problème. C'est l'individu en fait qu'il a sous sous la main qui l'exaspère. Mais sinon l'humanité il lui veut du bien. C'est toujours le même problème. Alors il y en a d'autres en revanche qui auront maintenu leur fidélité intellectuelle à Mao bien plus longtemps dans un texte publié en 2025. Oui Alain Badiou toujours lui. Alors là on parle de gens qui ont qui sont morts. Lui il est increvable. Il a écrit "Seul Mao a tenté de sauver la politique." Alors il reconnaît certes l'échec de cette tentative mais quelle indulgence ! Et puis et puis revient cette formule qui en [raclement de gorge] revient encore et toujours chez les intellectuels socialistes. Le vrai socialisme, on ne
l'a pas encore essayer. Le vrai, jamais mis vraiment en pratique. Il a toujours été dévoyé. C'est ce qu'ils disent. Mais qu'est-ce qu'il vous faut de plus de plus que la Mongolie, les pures changlantes, la Corée du Nord, le Vietnam, le Cambodge et son quart de population décimée, le Laos, l'Éthiopie, l'Angola, la Somalie, je peux même pas tous les citer. Si l'on n'est jamais parvenu à mettre en place ce socialisme pur, c'est peut-être qu'il faut se poser des questions. Non. Je ne sais pas mais ces histoires socialisantes diffèrent toutes mais elles ont cependant assez existé je pense hein pour qu'on cesse de traiter leurs millions de victimes comme des brouillons, vous savez comme des cobails d'une expérience encore à venir et à réussir. L'Uopie est décidément une
entreprise étrange. Elle conserve la marque mais refuse toujours la responsabilité du produit. Et si je reviens à Mélenchon justement, et bien le rapprochement que je fais porte sur cette indulgence indulgence envers les régimes qu'il a choisi d'admirer, le Venezuela, Cuba au moment où où on veut [raclement de gorge] dire la fidélité au dogme devient plus importante que la fidélité au fait. Voilà. Et alors lui alors Mélenchon, [raclement de gorge] il a un rapport un peu plus complexe avec la Chine, pas seulement parce qu'il était vice-président du groupe d'amitié franco-chinoise. Et d'ailleurs, il a été récemment, je sais pas si vous vous souvenez, obligé de d'admettre, contrairement à Sopia Shirikou hein qui refusait de le faire, que la Chine était quand même une dictature. Ce que Sopia
Shiriku je refusait, elle disait "Non, non, absolument, la Chine n'est pas une dictature." Alors, la colère contre l'injustice peut demander des réparations. La haine finit toujours par demander des coupables. Clémence. Moi, je voulais juste voilà vous dire que avant de confier les clés de la maison à ceux qui promettent de tout refaire, j'aimerais une réponse simple. Quelle place réservez-vous à ceux qui ne veulent pas votre paradis ? Parce que dans ces paradis là, on vous accueille à bras ouverts et puis on retient on vous retient à main armée. Le bonheur obligatoire a toujours le même défaut. L'entrée est libre et la sortie beaucoup moins. Alors, puisque la journée du 17 octobre approche hein et qu'on projette sur elle beaucoup de rêves de grands soir, je voudrais moi m'adresser à la
génération qui veut renverser la table. Méfiez-vous des vieux professionnels de la révolution. Ils ont leur énergie renouvelable. C'est votre jeunesse. Et dans les manifestations comme ailleurs d'ailleurs, avant de lever le point, il n'est pas interdit d'ouvrir un livre. Voilà. Ah bon ? Bah, pardonnez-moi, j'ai pas assez distillé d'humour dans cette chronique, mais bon, je vous le dis, les apprentis révolutionnaires et les bâtisseurs de la Nouvelle-Fance, eux, et ben, ils mettent tant de cœur à hair que j'ai un peu de mal à les prendre à la légère. Voilà, Soursum Corda. Merci beaucoup Thomas Séraphine, c'était quand même très intéressant. Peut-être un débat un jour avec Régist de Casselno.