Laurent Maréchal : «Il faut s'attendre à une augmentation des cyberattaques»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Laurent MaréchalChiffre
« un fichier contenant 48 millions de personnes enregistré chez zéro logement vacant »
- 3:20Laurent MaréchalFait
« il faut s'attendre à une recrudescence, une augmentation de ces attaques notamment par rapport au contexte géopolitique et par rapport au contexte d'élection en 2027 »
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Oui, bien, on est dans une continuité, on parle de zé bytes aujourd'hui qui sont encore une fois les acteurs qui ont revendiqué les attaques de la DGFIP il y a quelques temps. Alors finalement, de ce que ce que l'on sait aujourd'hui, ils ont opéré une méthodologie qui est plutôt très classique qui réside en trois étapes. une phase de reconnaissance où ils vont pouvoir exploiter des vulnérabilités plutôt d'ordre technique de manière ensuite à se propager dans le système d'information et de manière finalement à pouvoir accéder euh à ce qu'il souhaite.
Autrement dit en l'occurrence un fichier contenant 48 millions de personnes enregistré chez zéro logement vacant. Alors euh par analogie, il faudrait ça peut être intéressant euh euh peut-être de comparer euh par rapport à un individu hein qui déroberait un badge pourrait se mouvoir dans un immeuble de manière à aller ensuite euh à la salle des archives euh et et dérober l'ensemble de ces l'ensemble de ces informations là. Alors euh ce qui est important, c'est de dire que aujourd'hui les infrastructures de l'État euh les infrastructures aussi parfois euh d'entreprise obéissent euh à un urbanisme informatique qui date de 25 ans, 30 ans voire plus.
Euh sauf que il y a un contexte de risque aujourd'hui qui est augmenté par l'intelligence artificielle qui fait que l'exécution de ces attaques ces attaques pardon informatiques sont rendues beaucoup plus faciles. Hm. Ce que ce que je dis depuis un certain temps, c'est que si on revoit pas rapidement ce paysage informatique, cet urbanisme informatique, il faut s'attendre à une recrudescence, une augmentation de ces attaques notamment par rapport au contexte géopolitique et par rapport au contexte d'élection en 2027.
Donc il faut prendre les choses en main de manière à revoir l'ensemble de ce paysage là permettant d'avoir une meilleure résilience au niveau de ces attaques informatiques. Encore un petit mot, Laurent Marachal. J'ai noté que les informations donc elles seraient et et c'est pour ça que ces vols de données ont lieu parce que ces informations elles seraient disponibles à la vente sur des forum cybercriminel.
C'est comme ça que ça se passe. Les hackers qui postent une offre en fait des échantillons gratuits pour attester de l'authenticité de leur de leur butin. Donc il y a un petit produit d'appel et puis derrière vous pouvez monayer toutes ces toutes ces informations.
En fait comment on fait pour arrêter tout ça ? Il faut que l'État réunisse tous les acteurs du secteur, les grands opérateurs internet, téléphonie pour trouver ce qu'il est possible de faire parce que nous sommes extrêmement extrêmement exposés. Alors, vous venez de le souligner, j'ai l'habitude de dire que les hackers appellent les hackurs.
Autrement dit, ces données vont être vendues sur ce qu'on appelle le TNET qui vont potentiellement être utilisé par d'autres hackeurs à des fins de haonage. Euh le haonage, c'est l'email que vous allez recevoir dans votre boîte mail potentiellement vous demandant de donner vos ou fournir vos vos informations bancaires. Donc, on est sur un caractère vénal, un caractère monétaire.
Maintenant, pour répondre à votre question, qu'est-ce qu'on fait ? Alors, aujourd'hui, sur un point de vue législatif, euh on va retrouver le RGPD qui va être le règlement général pour la protection des données. Il y a une loi résilience qui est en cours euh de transposition au niveau au niveau de l'Assemblée.
Donc le plan législatif, il est là. Maintenant, sur le plan technique, ce qu'il va falloir faire, c'est remodeler un remodeler un petit peu le le le le caractère technique de l'ensemble des systèmes d'information de manière à les moderniser pour avoir pour avoir une meilleure résilience face à à ces hackurs et encore une fois, je le rappelle, euh qui vont être assistés de plus en plus par l'intelligence artificielle, donc pouvant euh exécuter beaucoup plus facilement ce type d'attaque. Donc si on prend pas la mesure des choses très rapidement, et bien il faut s'attendre à encore une fois une augmentation de ces attaques dans l'avenir, un avenir qui est plutôt proche et on sait que c'est très difficile de remonter la peut-être juste en quelques secondes parce qu'on va être pris par le temps.
Je voudrais qu'on revoit ce tweet là de de de ces hackers là de zé bytes et on voit bien que la façon dont dont ce tweet est formulé ce côté narquis et extrêmement cynique. En gros, on a vu de la lumière et et on est rentré. Ça vous dérange pas ?
J'espère ils savent très bien que c'est aujourd'hui en l'état actuel des moyens qui sont les nôtres, c'est extrêmement difficile, voir impossible de remonter jusqu'à eux en fait. Non, on peut je pense pas qu'on puisse dire ça. Je pense que les services de l'État sont sont évidemment à la recherche des individus euh que ça soit alors les services de l'État ministériel assisté aussi par les experts côté agence nationale de la sécurité des des systèmes d'information qui dépend directement du premier ministre.
Donc euh aujourd'hui effectivement on ne sait pas qui c'est. Aujourd'hui ces individus ne sont pas arrêtés. Maintenant euh connaissant moi-même les services de l'État, j'ai toute confiance en eux pour qu'on puisse remonter leur assez assez rapidement ou du moins le plus rapidement possible.
Pour l'instant, on voit plus s'enchaîner les fuites de données que les arrestations des criminels en l'occurrence. Mais on espère et votre optimisme nous donne un petit peu d'espoir. Donc on va croiser les doigts pour que ce phénomène cesse de prendre autant d'ampleur.
Merci beaucoup Laurent Maréchal, expert en sécurité, architecte de transformation d'avoir été avec nous.