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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 8 octobre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheTravail & emploiSolidarités & famille

Lycées: "Le président n'a pas attendu octobre pour apporter des réponses", souligne Maud Bregeon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment décrivez-vous la situation avec ces violences organisées face aux forces de l'ordre ?

  • 1:20FerméeRéponse directe

    Vous leur apportez votre soutien sans réserve aux forces de l'ordre ?

  • 1:50RelanceRéponse partielle

    Le président a fait passer un message de manque d'empathie, vous vous désolidarisez ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Pourquoi le risque de mort des manifestants est-il un souci depuis 1986 ?

  • 3:17RelanceRéponse partielle

    On dit que l'exécutif a demandé de lever le pied, qui sont ces sources anonymes ?

  • 3:52FerméeRéponse directe

    Pourquoi avoir retiré les grenades des C pour analyser leur usage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Maude BréjonFait
    « Toutes les violences, toutes les dégradations, toutes les atteintes aux forces de l'ordre, aux policiers et aux gendarmes, plus de 40 qui ont été blessés aujourd'hui, sont évidemment inexcusables et inadmissibles. »
  • 2:32Maude BréjonChiffre
    « Le président de la République a démontré, de par les politiques publiques qu'il a menées, de par le budget qu'il a à allouer au ministère de l'Intérieur, notamment qu'il était en plein soutien des forces de l'ordre et ce depuis des années. »
  • 3:52Maude BréjonFait
    « Vous avez décidé de retirer les grenades des C »
  • 6:40Maude BréjonFait
    « La France insoumise a une responsabilité politique et morale évidente face à ces violences. »
  • 7:25Maude BréjonFait
    « Insidieusement encourager les violences »
  • 8:09Maude BréjonFait
    « Il est écrit ici que la France insoumise attise la violence »
  • 10:51Maude BréjonFait
    « Je ne sais pas, ou il y a deux visions des choses ou Ou alors ? »
  • 11:31Maude BréjonFait
    « Moi je réfute l'idée que rien n'a été fait. »
  • 12:44?Fait
    « Beaucoup d'entre elles prennent leurs sources dans les réformes qui ont été faites par Jean-Michel Blanquer lors du premier quinquennat. »
  • 13:25?Fait
    « Les réformes de M. Blanquer n'ont pas été à la hauteur. »
  • 18:40Maude BréjonFait
    « C'est évidemment une insulte qui ne vise, là encore, qu'à fracturer la société. Ça revient à dire que l'État est raciste. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonsoir Maude Bréjon. – Bonsoir. – Merci d'être avec nous, vous êtes la porte-parole du gouvernement, ministre déléguée également chargée de l'énergie. Je salue Yves Tréard. Bonsoir Chérive, merci d'être là et l'italiste politique pour BFM TV et au Figaro, Bruno Pommard nous accompagne. Bonsoir, ancien instructeur du RAID et président de Think Tank, initiative Sécurité Intérieure et votre expertise, vos expertises nous sont précieuses. Tout d'abord, Maude Bréjon, sur la fin, la dispersion, ces images de violence, ces casseurs qui ont utilisé une grande partie de ce qu'ils avaient sous la main, mais pas uniquement, elles étaient très organisées, notamment face aux forces de l'ordre qui ont répliqué avec notamment, comme on le voit, des canons à eau.

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Comment vous décrivez une telle situation ? Toutes les violences, toutes les dégradations, toutes les atteintes aux forces de l'ordre, aux policiers et aux gendarmes, plus de 40 qui ont été blessés aujourd'hui, sont évidemment inexcusables et inadmissibles. Notre priorité face à cette situation, c'est évidemment le retour à l'ordre, le retour au calme, le retour au dialogue et in fine pour les étudiants, le retour en cours. Ça n'enlève rien à la légitimité d'une partie des revendications portées par les lycéens et on en parlera tout à l'heure mais il faut faire la part des choses entre des lycéens qui s'expriment de manière pacifique, toujours de manière légitime et des casseurs,

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des violences urbaines qu'on observe sur vos images ce soir, qu'on a observé depuis plus d'une semaine maintenant, des lycées qui ont été brûlés, des centaines de forces de l'ordre, encore une fois blessés, des pompiers du personnel de l'éducation. Vous leur apportez votre soutien sans réserve aux forces de l'ordre ? Sans réserve évidemment. Je pose la question en mode région parce que expliquez-nous, vous êtes porte-parole du gouvernement, Laurent Lunez l'a dit comme vous, sans ambiguïté, mais le président de la République a laissé entendre, en tout cas a fait passer un message d'un manque d'empathie. Alors est-ce qu'il se désolidarise de nos forces de l'ordre ? Vous savez moi j'échange avec le président de la République,

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j'ai participé à un certain nombre de réunions, je n'ai jamais entendu le président de la République pointer un manque d'empathie. Je l'ai entendu évoquer la proportionnalité, comme le ministre de l'Intérieur, les récents ministres de l'Intérieur l'ont fait quand il s'agit de maintien de l'ordre et c'est normal. On n'agit pas de la même façon face à un bloc pacifique de lycéens devant un lycée ou face à des violences urbaines. Je le redis, je n'ai jamais, jamais entendu le président de la République remettre en question l'empathie des lycéens. Et je terminerai en te disant une chose, j'entends le procès sous-jacent que certains essaient de faire à Emmanuel Macron. Le président de la République a démontré, de par les politiques publiques qu'il a menées,

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de par le budget qu'il a à allouer au ministère de l'Intérieur, notamment qu'il était en plein soutien des forces de l'ordre et ce depuis des années. Oui mais vous savez très bien que le souci des politiques qui est depuis 1986, c'est qu'il n'y ait pas un gamin, un jeune, un manifestant qui meurt sur la voie publique du fait, prouvé ou pas d'ailleurs, des forces de l'ordre. Parce que ça embrase tout de suite le terrain et ça embrase aussi le climat – Et que c'est toujours un drame. – Et que c'est toujours un drame, effectivement. On dit, pardon de vous interroger comme ça, mais on dit qu'entre le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Éducation, c'est aussi pas tout à fait sur la même longueur d et l'un et l'autre et on répète quand même on l'a dit plusieurs fois on l'a

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entendu plusieurs fois de collaborateurs du président de la république effectivement le président de la république il leur a dit faites attention lever le pied ne soit Soyez pas trop brutaux. Alors, je ne sais pas qui sont les on que vous citez dans vos phrases. C'est toujours difficile, mais vous savez très bien que c'est d'entourage. Et ce sont souvent des sources anonymes. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que Président de la République, Premier ministre, Ministre de l'Intérieur, Ministre de l'éducation nationale, l'ensemble du gouvernement. On est alignés sur un principe simple, encore une fois celui que j'ai tenté d'expliquer tout à l'heure et qui demande un peu de mesure dans les explications qu'on donne. Il y a d'un côté des lycéens qu'il faut il faut écouter,

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et c'est ce que fait Édouard Geffray. C'est ce que fait le Premier ministre et on a lancé un certain nombre de chantiers, de consultations pour en parler. Et il y a des violences urbaines, des dégradations qui sont inadmissibles, qui, j'ajoute, n'ont pas, à être payés par le contribuable et qui sont encouragés par un certain nombre de partis politiques. – Néanmoins, vous avez décidé de retirer... – L'un ne s'oppose pas à l'autre. – Vous avez décidé de retirer les grenades

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des C'est pas rien, ça veut dire que vous aviez quand même des doutes sur l' usage de cet outil de maintien de l'ordre.

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temporaires pour prendre le temps d'analyser et d'apaiser la situation ça ne remet pas en cause le professionnalisme des policiers et des gendarmes qui encore une fois interviennent dans des conditions difficiles, extrêmement tendues depuis plusieurs jours et qu'ils le font avec un objectif qui je crois est utile de rappeler ce soir. C'est de protéger notamment les lycéens qui sont en train de manifester l'effort de Les forces de l'ordre qui interviennent depuis dix jours maintenant sur ces manifestations, le font pour protéger les établissements, le personnel de l'éducation nationale et les étudiants eux J'ai quand même une réflexion, pardon Bruno, mais une question qui me taraude depuis dix ans.

5:16

Ça fait dix ans que toutes les manifestations sont polluées par des individus incontrôlés et incontrôlables qui sont les casseurs, black blocs on les appelle comme on veut, vêtus de noir, qui mettent le bazar à chaque fois. Pourquoi il n'y a pas une réflexion à l'intérieur de l'exécutif, du gouvernement, du personnel politique pour dire comment ces gens-là, on peut les isoler, faire en sorte qu'ils ne soient pas là quand il y a des rassemblements. Ça date depuis la loi El Khomri où ça avait été d'une violence inouïe. Ça date depuis des années, et là je laisserai la parole aux experts, il me semble qu'il y a eu de nombreuses réflexions autour du maintien de l'ordre, que les doctrines de maintien de l'ordre ont d'ailleurs évolué et que les policiers

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et les gendarmes font tout dans ce cadre -là pour tenter d isoler des manifestants qui, encore une fois, ont le droit de manifester puisque c'est un droit protégé par la Constitution, tout du moins un droit fondamental, et des casseurs, des black blocs qui effectivement n'ont rien à y faire. Donc la réflexion autour du maintien de l'ordre, elle a lieu et ce maintien de l'ordre a évolué lorsque les autorités le décidaient comme nécessaire. Après il y a la réponse judiciaire qui est absolument centrale. C'est jamais eux qui se pond à – On va en parler, pardonnez-moi, je veux rester sur le plan politique encore avant la réponse judiciaire. – Je réponds aux questions qui me sont… – Et je vous remercie. Mais sur le plan politique avant la réponse judiciaire, il y a aussi,

6:40

et vous allez sans doute en parler, le rôle de la France insoumise pour certains. Éric Ciutti qui est à votre place, il parle comme Bruno Rotailleau d'autre de France incendiaire. Et vous ? – Je crois que la France insoumise a une responsabilité politique et morale évidente face à ces violences. Elle n'est pas à l'origine de l'ensemble de ce mouvement parce qu'il y a une part, encore une fois, de ce mouvement qui porte de réelles revendications et de manière indépendante de la France insoumise. Mais quand on a vu, dès les premières heures de ces manifestations, des élus de la France insoumise écharpe à l'épaule, encourager les manifestants et insidieusement encourager les violences. Ce qu'il y a derrière Sonia Mabrouk...

7:25

Insidieusement encourager les violences, ça c'est une analyse politique ou c'est des preuves tangibles ? Je termine, ce qu'il y a derrière Sonia Mabrouk, c'est une stratégie électorale. Me semble-t-il parfaitement assumé, de la place de Jean-Luc Mélenchon, à six mois de la présidentielle, d'instrumentalisation d'une partie de la jeunesse, au détriment d'ailleurs de leur propre sécurité. On a vu encore hier ou avant-hier, hier ou avant-hier, des élus, des députés de la France insoumise attiser les tensions au sein même des manifestations. Le Je faire avec une écharpe d'élus de la République et je termine. C'est une analyse de votre part ou alors vous avez, comme on l'a lu, les renseignements qui vous ont dit voilà Madame, Monsieur, le gouvernement.

8:09

Il est écrit ici que la France insoumise attise la violence j'ai vu cette note effectivement non mais il ya une note qui a été relatée dans la presse écoutez moi j'ai vu comme tous les français je crois des élus de la france insoumise sur l'ensemble de de vos caméras, se tenir face à des CRS, face à des CRS, face à des forces de l'ordre, non pas à côté de la jeunesse, face à des forces de l'ordre, et donc encourager les tensions. et le côté abrasif des manifestations. Donc, ne faisons pas comme si on découvrait que la France insoumise fait une stratégie d'engrenage de la violence. Ils ont une responsabilité morale et politique de la chaire à canon électorale, comme Mme Pécresse ? Indirectement, oui, ils le font.

8:53

Ah oui, je reprendrai ces mots sans diffuser. Et je pense qu'il y a énormément de 2 il ya un grand cynisme de la part de jean-luc mélenchon qui au fond sectorise les différents corps sociaux depuis des années maintenant pour tenter d'en faire des parts de marché électorale, la jeunesse et pour Jean-Luc Mélenchon une part de marché électorale. Il a compris que ce sont de primo votants pour 2027. Et alors ? Mais c'est un cynisme... Et pourquoi vous, vous n'arrivez pas à parler à cette partie de la jeunesse ? Et Pourquoi vos élus n'étaient pas aux côtés des manifestants et pas entre les forces de l'ordre des manifestants ? Pourquoi vous étiez absents ? Pourquoi avez-vous attendu dix jours avant une première réponse politique ?

9:36

D'abord, ce que fait Jean-Luc Mélenchon est d'un cynisme monumental. Ensuite, apporter des solutions à la jeunesse de ce pays, c'est apporter des solutions sur l'écologie, c'est apporter des solutions pardon, c'est apporter des solutions sur l'emploi, c'est apporter des solutions avec une plateforme, un numéro vert vous résumez pardon ça devient les mots ça fait rire quand même c'est résumer l'action des 9 dernières années je parle des derniers jours non non je parle des 10 derniers jours donc je ne vais pas Je ne vais pas résumer 10 ans en 30 secondes. À court terme, il y a évidemment un besoin de dialogue. Et s'il y a ce soir 60 000 contributions, c'est bien que ce dialogue... Pourquoi vous ne l'avez pas compris avant ? Pourquoi attendez-vous ces violences ?

10:14

C'est bien que ce dialogue, encore une fois, à court terme et dans le cadre de cette expression était nécessaire. Mais apporter des réponses de long terme à la jeunesse, je le redis, c'est des réponses sur l'écologie, c'est des réponses sur le travail, c'est des réponses sur le logement, c'est des réponses sur la mobilité géographique contre l'aviation à Et ça prend du temps, ça prend des années. Pourquoi vous avez attendu tout ce temps ? Pourquoi vous avez attendu qu'on voit des lycées brûler avant d'offrir une première réponse politique ? Je pense que nous n'avons pas attendu que des lycées... Vous n'avez pas venu venir le... Non mais soyez honnête, vous n'avez pas vu venir le mouvement. Vous n'avez pas vu venir ce mouvement étudiant qui était au début d'ailleurs embryonnaire

10:51

et puis qui a pris des proportions énormes. Moi je suis là pour vous dire que le président de la République n'a pas attendu le mois d'octobre 2026 pour apporter, encore une fois, des réponses aux problématiques et aux craintes extrêmement sont-ils dans la rue extrêmement extrêmement nombreuses qui traversent la jeunesse de ce pays et encore une fois depuis des années je crois que d'ailleurs il fait partie des politiques qui ont peut-être le plus porté ça mais la région vous n'êtes pas sur la même planète que ceux qui manifestent c'est pas possible alors il ya deux france la plupart de ce que l'on ressent mais sans doute ne sont-ils pas les porte-parole de toute une jeune je le reconnais disent que celui qui s'est présenté comme le candidat

11:31

ou le président des jeunes n'a en grande partie rien fait sur le bâti, n'a rien fait d'une abrogation de parcours sup qu'il demande, n'a rien fait sur l'emploi du temps même si ce n'est pas directement président d'intervenir dans tout cela. Donc je ne sais pas, ou il y a deux visions des choses ou Ou alors ? Moi, je réfute l'idée que rien n'a été fait. Et je crois que ce n'est pas vrai. Je crois que c'est faux. Encore une fois, je pense qu'en matière d'emploi, je pense qu'en matière de logement, je pense qu'en matière d'écologie. Et ça ne veut pas dire que tous les problèmes sont réglés. Et ça ne disqualifie pas la colère, encore une fois, et des craintes qu'on doit entendre. Vous n'avez pas connu un moment de sidération par rapport à ce qui s'est passé ?

12:09

On a l'impression d'une sidération de votre part. Appréhendez ça, on me disant, madame Mabrouk, qu'on ne vit pas sur la même planète que les jeunes qui sont en train de manifester. D'abord, je vais vous dire que c'est très méprisant. Pourquoi ? Et ensuite, c'est décalé par rapport à ce qu'il y a... Vous me dites, madame la marquise, tout va très bien, je vous pose la Est-ce que c'est ce qu'on voit dans les images ? J'ai commencé cette interview en vous expliquant qu'il y avait d'un côté des casseurs et de l'autre côté des jeunes qu'on avait besoin d'entendre. Je vous dis que des réponses ont été apportées, que toutes les craintes et que tous les problèmes n'ont pas été On a l'impression que les problèmes d'aujourd

12:44

'hui, d'ailleurs ce n'est pas une impression, c'est les revendications des lycéens. Beaucoup d'entre elles prennent leurs sources dans les réformes qui ont été faites par Jean-Michel Blanquer lors du premier quinquennat. C'est vrai de la réorganisation des emplois du temps, avec des trous, on appelle ça des emplois du temps gruyères d'ailleurs, c'est vrai de parcours sup, c'est vrai de beaucoup de choses qui finalement ont été des réformes qui à l'époque sont passées comme ça et qui aujourd'hui on s'aperçoit des années après que c'est des réformes qui conviennent pas semble-t-il. Moi je ne... qu'ils semblent... qu'ils conviennent pas aux élèves et voire parfois aux parents parce que c'est ça aussi qui est étonnant dans les...

13:25

enfin qui est intéressant dans les études d'opinion, c'est que les parents soutiennent. Ils dénoncent les violences mais ils soutiennent les revendications des enfants. Et la question ? Eh bien, la question, c'est... Vous avez pas l'impression qu'on déconstruit... Finalement, que les réformes de M. Blanquer n'ont pas été à la hauteur. Non, je crois qu'il y a des réformes qui ont été faites pour de bonnes raisons, ça n'empêche pas d'interroger l'efficacité et la pleine efficacité d'un certain nombre de dispositifs et notamment de Parcoursup. Quand on a de l'angoisse telle que ça s'exprime chez les jeunes et

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ça ne se résume pas à Parcoursup. Il y a tout ce qui vient avant Parcoursup, comment est-ce qu'on accueille, comment est-ce qu'on accompagne, comment est-ce qu'on informe ? C'est les emplois du temps gruyère. On va faire intervient de nos paumards également. C'est une première question, comment est-ce que vous organisez l'orientation avant Parcoursup et puis est-ce que vous permettez aux jeunes de faire après ? Parce qu'il y a un certain nombre de filières aujourd'hui dont certains estiment qu'elles manquent de place, mais qui qui manque de débouchés sur le marché du travail. Donc il y a aussi une réflexion à avoir sur quelle place on ouvre, dans quelle filière et dans quelles mesures. Et là on vous rejoint. Et dans quelles mesures c'est en adéquation avec le marché du travail.

14:49

de telle sorte qu'on ait des jeunes qui, encore une fois, aient un emploi et le mieux rémunéré possible. Mardi, il y a une nouvelle journée. Ça, c'est des chantiers à long terme. Et sans doute seront-ils même résolus ou posés dans le débat public d'une présidentielle Bruno Pommard, en attendant, et vous connaissez bien ce sujet, il y a quand même des forces de l'ordre qui sont exténuées, qui pour certains se disent par manque, en tous les cas, une réponse politique pas assez suffisante à l'heure actuelle, ils vont devoir encore subir des violences et aussi avec la crainte des violences par rapport aux lycéens. De ce que vous savez, quelle est l'ambiance dans laquelle le gouvernement va continuer à évoluer ces prochains jours – Écoutez,

15:28

c'est compliqué pour Laurent Nunes, on le sait, c'est un grand policier. Laurent Nunes avant d'être ministre était un très grand préfet, donc il connaît bien la maison police et il la manie avec dextérité, il faut le dire. À côté de ça, effectivement, on disait tout à l'heure la déclaration du... Moi ça m'a un peu choqué parce qu'évidemment je fais 36 ans de la police et quand j'ai entendu notre président dire « Demande plus d'humanité dans le maintien de l'ordre ». Il ne l'a pas dit ? Si, si, si, si, Maude Bréjean, je suis d'empathie, c'est le mot empathie. Moi j'ai noté d'humanité ou d'empathie, ça me gêne la part du président de l'Université, compte tenu du contexte, vous savez combien il y a de policiers, il y a près de 800 policiers qui sont blessés, c'est c'est une tuerie quoi,

16:07

c'est une charpie totale. Ça ne peut pas continuer comme ça et vraisemblablement on a vu par contre M. Lecornu soutenir sans faille à l'Assemblée Nationale les forces de l'ordre heureusement et l'ensemble du gouvernement, on l j'espère mais c'est vrai que ça m'a un peu interpellé quand même après la position du président de la République. Bon bref on ferme la parenthèse Maud Bréjon elle a quand même dit qu'elle n'a jamais entendu donc la question... On ne lit pas les mêmes communiqués de presse, enfin bref... Ah ça n'a jamais a été écrit dans un communiqué de presse, c'est un propos rapporté... Donc jamais le président n'a appelé aucune retenue chez vos confrères du Parisien. Le problème c'est comment on va sortir de cet impasse parce que ça devient véritable problématique.

16:47

On l'a vu encore une fois avec ces antifas qui sont des bandes organisées, qui sont pour certaines connues des services de renseignement et qui sont là pour casser du flic, qui se mélangent à cette manifestation de jeunes qui revendiquent des choses et ils ont raison. Comment en sortir ? Alors c'est vrai que la France insoumise, on l'a vu, sur 577 députés, on voit 6 députés faire les pantins au milieu des jeunes et aller verbalement apostrofer les policiers. Ça veut dire quoi Je n'ai pas dit physiquement, verbalement. Quand vous entendez M. Léaumant qui parle au commissaire de police avec arrogance et qui dit aux jeunes « Vous avez vu ? » Ça veut dire qu'on attise. Et qu'est-ce qui se passe ? À un moment donné, il y a des cailloux qui partent. – Et quel exemple on donne ?

17:25

– – Ah mais terrible, pour la fonction des députés. – De la part d'un début de la République, encore une fois, avec une écharpe tricolore à l'écoute. – Il faudrait réagir peut-être ce soir aux propos de Bali Bagayoko en mode Bréjean parce qu'il affirme qu'il y a une forme de discrimination organisée par en tous les cas qui viendraient de l'État par rapport à une partie de la jeunesse issue de la diversité. Il dit que c'est une discrimination de votre part. Je pense que c'est... Je n'ai pas... Alors, d'abord, je n'ai pas entendu. Vous voulez l'écouter ? Allons-y, c'est plus On va l'écouter. Il était tout à l'heure au rassemblement parisien et il a tenu ses propos. Qu'est-ce que ces jeunes ont fait de mal ? Revendiquaient leurs droits réels ?

18:02

Dans un des états qui se Le guerrier risque d'être la cinquième, sixième puissance économique et qui est en incapacité de comprendre ce message assez simple de celles et ceux qui sont les enfants de France. Mais malheureusement, ils ont une particularité. C'est qu'ils sont issus d'origines différentes et ils représentent la diversité de la France. Et malheureusement, dans les actes qui ont été posés, le président de la République et ainsi que son gouvernement disent directement qu'ils n'ont absolument rien d'être français. Rien d'être français, c'est-à-dire que le président de la République donne plus que le sentiment, selon le maire Bali Bagayoko, qu'ils ne sont pas français. C'est honteux de la part de Bali Bagayoko.

18:40

C'est évidemment une insulte qui ne vise, là encore, qu'à fracturer la société. Ça revient à dire que l'État est raciste. Exactement. Et qu'il y aurait un racisme d'État porté par le président de la République. Encore une fois, derrière ça sous-tend une stratégie électorale qui est celle de la fracture et qui est celle de la captation de ce que M. Bagaioko, comme M. Mélenchon considère, comme je le redis, une part de marché électoral. Et ça vaut pour les Français, il suit la diversité. Et ça vaut pour les jeunes depuis une dizaine de jours maintenant. C'est d'un cynisme absolument terrifiant. Et ça dit quelque chose au fond de ce qu cette nouvelle France.

19:23

Cette nouvelle France, c'est une France fragmentée. C'est une France divisée. Et c'est une France où on oppose les policiers aux jeunes, les jeunes issus de certains quartiers à d'autres. Ce n'est pas comme ça qu'on rassemble. Monsieur Bagayoko traduit la phrase de Gérard Collomb, rappelez-vous. On était côte à côte. On va finir par vivre face à face et pas côte à côte. On va remercier Maude Bréjean. On arrive déjà à la fin de cet entretien. Il y avait beaucoup de choses à dire, notamment sur les énergie, mais j'espère que vous reviendrez. C'est un sujet majeur. Peut-être finir par ces images également avant d'accueillir Henri Guénaud.