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Podcast / conversationLe Laboratoire de La République· 2 septembre 2026 55 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesRetraitesÉducation & rechercheEurope & international

Un nouveau pacte économique pour la France : Philippe Aghion, Roland Lescure et un groupe d’experts

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Quelles sont les perspectives économiques pour la France selon Philippe Agon ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la morosité économique actuelle et les chiffres de l'INSEE ?

  • 2:51FerméeRéponse directe

    Quels sont les trois moments principaux de cette table ronde ?

  • 12:53OuverteRéponse directe

    Pourquoi faut-il s'attaquer aux finances publiques ?

  • 18:28OuverteRéponse directe

    Pourquoi le pays est-il en quasi-faillite virtuelle selon vous ?

  • 24:50OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France n'a-t-elle pas un PIB par habitant suffisant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:08Roland LescureFait
    « Il faut protéger les industries naissantes européennes contre l'invasion chinoise et contre l'invasion américaine. »
  • 25:34Emmanuel CombeChiffre
    « Si la France avait le même taux d'emploi que l'Allemagne, nous aurions 3 millions d'emplois en plus. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:44

Bonjour à tous. Alors Philippe Aguillon nous a donné quelques perspectives. Éducation, emploi, innovation bien sûr. Donc la nous connaissons maintenant la politique économique de Philippe Agon pour la France et nous allons poursuivre un sur cette trajectoire. Nous allons discuter avec notre nouveau panel. Donc vous avez été présenté rapidement mais je reprends même si vous connaissez déjà beaucoup des vous connaissez nos panélistes. Donc nous avons la chance d'avoir évidemment Roland l'escur le ministre de l'économie et des finances. Donc Roland, vous allez nous euh nous commenter le vous allez nous allez nous dire à quelle mesure Philippe Agon vous a interpellé. Euh qu'est-ce que voilà, vous allez lui répondre et puis peut-être nous donner quelques perspectives en ce cet automne

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qui s'annonce quand même assez sombre pour l'économie française. On a vu l'INC a donné des chiffres hier qui n'étaient pas bons. Alors évidemment le but ce n'est pas de de plomber l'ambiance mais peut-être qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ces cette morosité ? Et et c'est vrai que les débats budgétaires s'annoncent dans une s'annoncent dans une conjoncture donc qui est beaucoup qui est plus compliqué que prévu. On voit bien que ça va les la l'environnement politique est difficile, la conjoncture économique s'assombrit. Donc Rand, on vous souhaite beaucoup de de courage mais vous allez voilà nous donner quelques perspectives comment va s'en sortir à côté de vous Yve Perrier donc qui est le président du groupe de monde Rothschield et qui a été évidemment le patron d'Amundi, presque

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le fondateur d'Amundi. Y va apporter un point essentiel qui est le regard des acteurs économiques. On fait pas d'économie sans les acteurs économiques. Et puis nous avons évidemment notre comme universitaire Philippe Agong que vous connaissez bien, nous avons nos deux universitaires en plus. Stéphanie Stéphanie d'Armand, vous êtes professeur de stratégie euh de management stratégique à Dauphine et à côté de vous Emmanuel Combe, professeur d'économie à Parisien. Et Emmanuel aussi, vous avez la caractéristique d'avoir été président de l'autorité de la concurrence. Alors donc, vous avez compris, le thème est vaste et l'idée c'est aussi de pouvoir vous donner la parole à la fin, que vous puissiez poser quelques questions. Donc on va enchaîner rapidement. Donc on a on

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va avoir trois moments. Monsieur le ministre va d'abord nous répondre à Philippe Agon et puis donc essayer de d'éclairer cette rentrée donc qui s'annonce évidemment riche en défi pour lui. Et ensuite nous aurons deux thèmes principaux. On va revenir sur le sujet des finances publiques qui va évidemment être le grand thème politique de l'automne et puis un débat essentiel sur la conjonction entre épargne et industrie. Donc merci beaucoup. Tout de suite relance. C'est à vous. Merci. Merci Anne, merci à Jean-Michel pour son invitation et bravo aux équipes qui qui ont fait un travail exceptionnel. Je pense que vraiment le programme est est impressionnant. Euh merci à Philippe, je suis content que tu sois plus speechless et que tu as retrouvé la parole parce qu'évidemment

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comme toujours, tu nous as euh mobilisé, motivé euh bousculé et mis plein d'années dans plein d'idées dans l'atmosphère qui vont évidemment être utiles à court terme mais surtout à moyen terme dans dans le cadre de la campagne électorale. Euh moi j'ai une conviction aujourd'hui, c'est que la France fait face à trois révolutions et à une contre-révolution. Révolution démographique, tu en as parlé mais je vais y revenir s'accélère. Révolution climatique, elle aussi elle s'accélère. Et révolution numérique, elle aussi elle s'accélère. Et une contre-révolution qui est la fin de la globalisation heureuse avec un backlash énorme sur à la fois les vis. Certes, il y en avait mais surtout les vertus de la globalisation qui a quand même créé plus de prospérité dans le monde ces 30

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dernières années qu'on en avait jamais créé. Alors, avant de d'éclairer peut-être la manière dont ces trois révolutions et cette contre-révolution vont nous occuper dans les mois qui viennent, je voudrais quand même revenir un peu sur les 10 ans qui viennent de s'écouler parce que j'ai l'impression que si je ne défends pas le bilan, il y aura plus grand monde dans les semaines et dans les mois qui viennent pour le faire parce que ces révolutions, elles existaient déjà il y a 10 ans. Révolution démographique, on y a fait face notamment, merci Jean-Michel avec la réforme fondamentale d'un certain nombre de dispositifs scolaires. Il faut pas oublier quand même qu'il y a 10 ans, on avait tous les élèves qui étaient entre 30 25 et 30 élèves par classe dans les petitte classe. On a maintenant

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400000 élèves tous les ans qui se retrouvent face à des classes de 12 à 15 élèves. Et c'est une révolution. Il faut pas oublier. Oui, on peut applaudir je pense cette politique et celui qui l'a mené. Il faut pas oublier qu'il y a 10 ans, un élève de 15 ans, il avait les choix entre trois tailles uniques. Il était en en système général et qu'on lui a permis aujourd'hui de choisir son destin grâce à la réforme du baccalauréat. Parcours sup. On a oublié qu'il y a 10 ans, on était choisi en fonction d'un tirage au sort pour savoir si on finissait en psycho, en sport ou en sciences. C'était évidemment totalement ridicule. ça a changé en profondeur et l'apprentissage 6 millions de personnes qui ont été formées en apprentissage c'est évidemment beaucoup plus qu'on en avait

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auparavant. On a autant d'apprenti en France qu'en Allemagne aujourd'hui. Ça fait partie des succès. La révolution climatique aujourd'hui, on vend 30 % de véhicules électriques en France. Quand on regarde la Norvège qui est aujourd'hui à 90 %, c'est au moment où on passe 30 % qu'on accélère. Et ces véhicules, ils sont essentiellement français et européens. Et ça, c'est grâce à des politiques publiques qu'on a qu'on a mis en œuvre. Et évidemment la révolution technologique, elle s'accélère, mais je le rappelle quand même pour qu'on s'en souvienne, on a aujourd'hui près de 20000 start-ups en France, on en avait deux fois moins il y a 10 ans. On a aujourd'hui 30 silicornes, on en avait deux il y a 10 ans ou trois, je sais plus. Euh on a 4500 emplois euh dans la

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tech, on en a parlé, ça fait partie des succès qu'il faut évidemment renforcer. Et la raison pour laquelle je dis tout ça, c'est que face à la contre-révolution conservatrice de repie sur soi qui est en cours partout dans le monde et qui risque si on en croit les sondages de s'imposer en France, on a des moyens de réagir, on a des moyens de reprendre notre destin en main, on a des moyens d'avancer. Mais ce qui est vrai, c'est que par rapport aux 10 ans qui viennent de s'écouler et donc il y a pas de raison d'embrasser les 10 ans qui viennent via des campagnes électorales positives, on n pas besoin de décrier le bilan pour construire l'avenir. On est face à un tournant, tu l'as dit, historique, exceptionnel qui fait que la révolution climatique, elle s'accélère. On n pas eu

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un épisode de canicule cet été. On en a eu un en mai, un en juin, un en août, en juillet, en août et peut-être même un à venir en septembre. C'est sans commune mesure ce qui est en train de se passer. Et tu parlais des chiffres de croissance qui sont sortis vendredi, la révision à la baisse de la croissance de l'INC qui nous amène sans doute à perdre 01 ou 02 points de croissance cette année, c'est exclusivement l'impact de la canicule sur la production agricole. tu nous disais, il va falloir chercher avec les dents 04 % de croissance, on risque d'en perdre 01 ou 02 du fait de la modification des épisodes caniculaire, c'est absolument phénoménal. Et la révolution technologique évidemment, on a vu une accélération des cyberattaques,

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ça m'a un peu occupé cet été, cet été. Et donc à la fois là encore les vis de la révolution technologique sont à pororté de main mais aussi les vertus avec tu l'as dit un impact sur la productivité et donc il faut qu'on embrasse ces révolutions. Je sais pas si la France est en déclin mais les Français nous l'ont dit tout à l'heure ils pensent que la France est en déclin. Si on n'est pas capable d'embrasser ces trois révolutions et de faire face à la contre-révolution conservatrice qui risque de l'importer, on sera littéralement véritablement en déclin. Qu'est-ce qu'il faut faire ? en grande partie ce que tu as dit Philippe évidemment investir davantage dans l'innovation le faire tu l'as insuffisamment dit en européen, il faut qu'on fasse ça au niveau européen. Le

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président de la République en 2017, il a été le premier à parler de souveraineté européenne. Cette bataille culturelle, elle a été gagnée. Aujourd'hui, l'Europe pense qu'il faut être plus souverain, mais on met pas encore complètement les politiques qui vont permettre de le faire. Il faut protéger les industries naissantes européennes contre l'invasion chinoise et contre l'invasion américaine. On est aujourd'hui la contreévolution dont je parlais tout à l'heure, elle aussi elle est en train de s'accélérer. Vous vous rendez compte qu'il y a 4 jours, les États-Unis et le Canada sont entrés en guerre commerciale. On est dans une révolution absolument phénoménale qui fait que l'Europe doit s'imposer plus que jamais comme une puissance ensemble uni qui va investir, tu l'as dit, la DARPA

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européenne dans l'innovation de rupture de manière à ce qu'on le fasse de manière ambitieuse mais aussi de manière au fond patriotique en européen. L'école, tu l'as dit, [raclement de gorge] c'est le travail d'une génération. On doit faire face à la fois au déclin démographique qui en passant, je rappelle les chiffres quand même, d'ici 2070 euh oui, c'est ça, 2070, une bonne trentaine d'années pour la démographie, c'est rien. On aura perdu, si on ne fait rien, 3,5 millions d'habitants en France. 3,5 millions d'habitants en maintenant l'immigration au niveau où elle est aujourd'hui. Quand j'entends parler de moratoire sur l'immigration y

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compris chez des gens qui sont proches de nous, je me dis vraiment ils n'ont pas compris les défis auxquels on fait face. Alors qu'on l'a vu tout à l'heure, finalement les Français ont compris que c'était peut-être pas le plus grand des mots auquels on allait faire face. Mais sur ces 3,5 millions d'habitants qu'on va perdre, on va en gagner 6 millions de plus de 65 ans. On va avoir 4,5 millions d'octogénères en plus d'ici 2070. Tant mieux pour eux. J'allais dire tant mieux pour nous. J'en ferai peut-être encore partie à cet horizon là. On verra. Mais ça ça va se faire au détriment de 4,5 millions de moins de 45 ans en moins. Et donc ce défi démographique, il va falloir le prendre avec l'éducation, tu l'as dit, en transformant en profondeur l'école.

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Avec l'immigration, je pense que vous faites une table ronde là-dessus qu'il va falloir aussi transformer dans son approche mais en aucun cas réduire et sans doute augmenter et puis en investissant massivement dans la technologie. Et pour financer tout ça, parce que tu l'as dit, les finances publiques sont dans un état difficile et ça va pas s'améliorer, on doit évidemment transformer en profondeur notre modèle social. Et donc c'est pas pour du sang et des larmes qu'on va le faire. C'est pas pour punir les uns ou les autres. Il va falloir le faire de manière équitable. Il va falloir le manière de faire de faire efficace, mais il va surtout falloir le faire parce que c'est la seule manière de libérer du capital pour aller financer l'avenir et pour donner de l'espoir à nos jeunes.

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Oui, il faut des fonds de retraite par capitalisation. Évidemment, j'en ai géré un pendant 10 ans au Québec. C'est pas forcément des requins. Ça peut être des fonds d'investissement public. Ça peut être des fonds d'investissement public qui regardent à long terme et qui n'investissent pas au jour le jour. Il va falloir le faire. Évidemment, il va falloir travailler davantage. Évidemment, il va falloir repenser la fiscalité, y compris la fiscalité des héritages. Et évidemment, il va falloir investir plus que jamais en public, mais aussi en privé et tu l'as dit, des fonds de capital à risque qui vont nous permettre de financer l'avenir. Voilà. Moi, je suis dans une période où tu l'as dit, euh l'ambiance est pas très bonne. On est dans une ambiance un peu morose. Et moi,

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j'ai envie de dire, y compris dans le cadre de l'examen du budget que j'attaque, je dirais allez l'arme au pied et avec une énergie dont on va avoir besoin. Le déclin n'est pas inéluctable. On est capable à condition peut-être un peu de changer notre culture politique de créer ensemble des conditions du consensus qui vont nous permettre d'adopter un budget qui sera pas fantastique, qui répondra peut-être pas à tous les fantasmes, à tous les rêves de Philippe Agon, mais qui nous permettra au moins de préparer une piste de décollage pour les candidats. Il y en a un qui sera élu ou une et que ce soit lui ou elle, il héritera du budget qu'on aura voté ensemble. Et donc ce budget, si on peut faire en sorte que le débat budgétaire soit le moins pollué possible par les débats

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politiques et qui permettent d'adopter un budget raisonnable qui soit une bonne piste de décollage, vous aurez un ministre de l'économie et des finances le plus heureux du monde et j'espère une France qui s'en tiendra pas plus mal. Merci.

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Merci beaucoup Roland. Donc tous les trois donc votre mission ça va être d'aider Roland l'escur à bâtir son bud son budget raisonnable donc avec notre premier point sur les finances publiques. Donc on va faire assez simple parce qu'on parle beaucoup de finances publiques dans le pays a raison. On va essayer de faire deux points tout simplement. Pourquoi faut-il s'attaquer aux finances publiques et puis comment ? On a eu quelques pistes. Philippe Agon Valcienne, Roland l'escur a présenté certaines. Alors peut-être Yve, vous avez le micro, ça tombe bien. Nous quand on s'est parlé au téléphone, vous étiez pour préparer la table ronde, vous me disiez que pour vous le pays était quasiment était en quasi faillite. Donc pour vous c'est vraiment une quelque chose de très sensible finances

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publique. Peut-être développer un peu pour notre audience votre votre point sur ce sujet. Oui, j'ai dû vous dire en quasi faillite virtuel. Alors, qu'est-ce que je veux dire par là ? Le terme faillite est un terme violent, donc il faut le manier avec précaution. Mais je pense que tout à l'heure Philippe a dit "Nous sommes à un moment gaulien, je partage et pour moi, je ferai une comparaison avec la période de 58." 58, c'est le retour du général de Gaulle. À l'époque, on se souvient que la grande question, c'est la guerre d'Algérie, mais il y avait une autre question, c'est que la France était au bord du FMI. Et avec

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le plan d'IRUF Pinet, en l'espace de 3 4 ans, non seulement les finances publiques ont été rétablies, mais en même temps tous les grands axes de politique industrielle ont été définis. Mais ce qui est essentiel en fait dans la vie des entreprises comme des pays, je crois, c'est la lucidité. Et la réalité aujourd'hui, c'est quoi ? Nous avons cette année à peu près 160 milliards d'euros de déficit public dont la 85 c'est déficit primaire et 75 c'est les intérêts. C'estàd c'est 5,5 % du du PIB où la moyenne européenne est à 2,4 % de

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déficit du PIB. Donc nous sommes vraiment le mauvais. Et pourquoi je vais y venir, il va falloir réduire ces déficits. C'est pas simplement parce que les critères de Bastrich et cetera, c'est que à un moment donné ces déficits, ce niveau de dépense, il affixie tout le reste de l'économie et tout ce qui est dit sur l'innovation et cetera. Si on règle pas ce problème, on nen réglera aucun autre. Et donc on a 60 milliards. Mais si on raisonnait avec un coût de la dette un peu normalisé parce qu'on bénéficie encore des taux ancien, ça serait 200 milliards d'euros parce que on a aujourd'hui 75 milliards d'euros de charge financière et à horizon 2030, on

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va avoir dépend l'évolution du taux d'intérêt 110 120 milliards he de charge financière et à condition que les taux restent au niveau actuel, ce qui est pas gagné. Alors, c'est une vieille histoire hein, l'histoire de du déficit. La France, comme les États-Unis d'ailleurs depuis 73 n'ont jamais équilibré un budget. Et donc, on arrive mécaniquement à ce niveau de dette milliards d'euros en fait aujourd'hui. Alors, pourquoi c'est un problème ? Parce que on entend mais après tout, on continue de se financer et puis d'ailleurs FIT a maintenu notre rating. Donc au fond, pourquoi ne pas continuer ? Mais je veux dire, c'est un problème

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d'abord parce que mon expérience c'est que quand on arrive à un certain niveau, les crises financières, l'herbe est sèche, on sait pas quelle est l'allumette qui va le mettre le feu, mais une fois qu'il y a le feu, je vous dire c'est très difficile de l'arrêter. Le deuxième point c'est qu'un risque de souveraineté, plus de 50 % de la dette française est détenue par l'étranger, très différente d'Italie par exemple. Et le troisème point, c'est que si on veut investir, il faut se redonner des marges de manœuvre. Et je partage le point de vue, c'est que les investissements sont colossaux pour la transition énergétique 60 à 70 milliards

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d'euros par an. On a parlé de de l'IA, c'est la même chose et cetera. Et enfin après il faut se poser la question, je vais pas je vais très vite parce que faut que chacun puisse intervenir mais ce qui est intéressant dans les déficits et la dette c'est que au fond c'est pas le problème c'est le symptôme du problème. C'est déficit et ce problème c'est quoi ? C'est que nous n' maîtrisons plus nos dépenses publiques. Certes de prestation sociale mais aussi de fonctionnement. Aussi de fonctionnement. C'est celle qu'on puisse augmenter. Pourquoi ? parce que on a un système administratif qui est devenu extrêmement lourd, inefficace. Et le deuxème volet, c'est la production. Le

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pip par habitant de la France est en dessous de la moyenne européenne. Je dire ça situe le point mais c'est que nous ne créons pas assez de richesse et l'absence de création de richesse, ça renvoie à la question de la réindustrialisation qui elle-même renvoie aux questions de l'éducation, de la location, du capital et cetera. Mais ça sera le deuxème partie de de de la discussion. Merci beaucoup Yve.

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On va être très scolaire, je vois. On va faire la suite. Stéphanie, vous avez vous avez le micro. Oui. Et et donc vous alors bah enfin on peut que partager ce constat. On a une table ronde hier animée par Emel Com qui était extrêmement éclairante qui mériterait d'ailleurs ça a été filmer vraiment de visionner revisionné partager avec Thierry Breton et et et monsieur Barin autour justement de cette maîtrise de dette qui est absolument essentiel. Ça a été ça a été rappelé. Il y a deux mantras peut-être sur cette cette question. le le la première qui

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pour changer les mentalités, c'est un plus on s'endettete plus on s'apauvrit. Alors ça peut paraître comme ça évident en fait ça l'est pas parce qu'on est sur des modèles kénésiens à l'heure actuelle notamment dans les calculs par exemple euh d'évaluation en fait des conséquences de les dépenses publiques sur la croissance par par la direction du trésor. Donc il faut changer la la mentalité. l'entêtement à l'heure actuel nous appauvrit d'ailleurs, il suffit de voir ce qui s'est passé avec le PIB par habitant où effectivement notre PIB par habitant a diminué. Si on prend l'exemple qui était donné, enfin non pas les les chiffres qui étaient donnés par Philippe Aillon étaient très éclairants.

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Euh en 2000, entre 2000 et et euh et 2025, nous sommes passés de la 10e nation en terme de PIB par habitant à la 25e dans le monde. On s'appauvrit, on s'endettete et on s'appauvrit. Ça veut dire euh deuxè enfin le deuxème point absolument essentiel, ça veut dire que maîtriser ses dépenses et qui pourtant est une évidence, maîtriser de ces dépenses, c'est s'enrichir. C'est ce qui était rappelé par Yper Perrier sur il faut se dégager des marges de manœuvre pour pouvoir investir là où sur les angles voilà évoqués notamment évidemment l'éducation, les angles évoqués par par

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Philippe Agon. Alors, qu'est-ce que ça change ? On va faire un tout petit peu de micro sur maîtriser ses dépenses. C'est-à-dire, on va rentrer parce que je suis professeur de sciences de gestion, on va rentrer un tout petit peu dans le micro. C'est en fait sur les mécanismes de fonctionnement de l'État. Il se trouve que j'ai été aussi en direction cabinet ministériel, j'ai été rectrice, c'està-dire en fait, j'ai vu l'administration territoriale, le fonctionnement de l'administration territoriale et je suis à l'heure actuelle conseillère municipale. Donc, je vois différentes strates de de dépenses de l'État. On a un immense problème, c'est que de toute façon la comptabilité publique fait qu'on est amené à vouloir dépenser absolument notre budget parce que comme on peut pas

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de toute façon l'étendre sur les années suivantes et qu'en plus si on dépense pas tout, si ça se trouve le budget va être diminué l'année l'année l'année suivante et puis là on est dans un mécanisme de dépense à tout prix. Et ça, quel que soit le niveau l'échelon l'échelon territorial. Deuxème point, il y a une absence quelque part de solidarité, que ce soit euh, on va dire, au sein de l'appareil d'État, que ce soit à l'échelon territorial ou que ce soit entre collectivité et État, comme s'il y avait une opposition entre état par exemple et collectivité, alors qu'on est tous dans le même bateau.

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La les questions en fait de la maîtrise de cette dette, c'est l'affaire de tous élu comme comme représentant, on va dire, du du gouvernement. Il doit y avoir une solidarité sur ces sur ces questions. Chacun se demande où est-ce que je peux maîtriser ces ces dépenses. C'est une question micro, c'est vraiment de la des sciences de gestion. On est dans le management mais il y a une question de mentalité à changer euh dans le notre fonctionnement, nos services publics. Ça a été à peine évoqué et cette question après se retrouve à travers notre 1000 feuilles territoriales où chacun se bat pour avoir des postes en plus, pour avoir des

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des des échelons territoriaux en plus, ce qui devient absolument irresponsable. Et là aussi, il y a des gisements d'économie. Merci beaucoup Stéphanie d'Ameron. Philippe Agon avant de donner la parole à Emmanuel Combe, je vous voyais vous voulez dire un mot je vous voyais réagir pendant que Stéphanie d'Ameron parlait. Je suis totalement d'accord. Il va falloir s'attaquer au mil feuilles territorial et c'est vrai que souvent quand on crée un échelon, on décentralise, l'État central garde la la responsabilité. Par exemple, quand on a fait les index, tu sais les universités en fait Bercy garde, tu vois, je il y a l'idée, il faut davantage, je dis pas qu'il faut tout agenciser, mais un peu l'esprit des agences, c'est-à-dire je te au lieu toi par exemple, moi si je veux

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acheter un taillecayon au collège de France, il y a les marchés publics et tout est contrôlé jusqu'à Ber, tu imagines ? Pourquoi pas dire une dotation, vous avez une dotation et puis on juge exposte. Tu vois ce que je veux dire ? Donc je crois qu'il faut davantage quand on délègue, on délègue vraiment. Non, mais je je caricature évidemment, mais euh et je crois que c'est il faut avoir cette culture. Quand je délègue et ben les Chelon au-dessus simplement il jugent sur les résultat et et on fait du expost plutôt que du exanté. Et je crois que c'est une voilà et puis il y aura enfin tout le débat sur la la taxe d'habitation, tout ça qu'on pourra voir également hein. Je pense qu' était une erreur de l'avoir supprimé. Juste juste un mot là-dessus. Non mais

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moi j'ai vécu 10 ans au Canada. Chaque espace de collectivité locale, le fédéral, le provincial, le municipal, il a des moyens et des missions. Et c'est très clair. Ouais. Je veux dire, je je vais pas jusqu'à contrôler la chatte crayon par Philippe Guillon, mais presque, il a raison. Donc il faut qu'on change complètement. Il y a un mot qui existe pas en français, c'est empowerment. donner à la fois les responsabilités et les moyens à des à des acteurs d'agir. Il faut qu'on le fasse dans les écoles, faut qu'on le fasse dans les municipalités, faut qu'on le fasse dans les régions. Faut sans doute qu'on supprime un niveau un jour ou l'autre. Et il faut surtout mais mais il faut être deux pour danser le tango. Il faut aussi que celles et ceux qui aujourd'hui nous reprochent beaucoup de

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choses sans forcément être responsable et assumer les responsabilités qui vont avec vont devoir aussi assumer les responsabilités. Merci Roland Emmanuel pour pour vous pourquoi pourquoi ce faut-il réduire la dette ? Alors d'abord bravo doublement bravo bravo à à Jean-Michel Blanquer et au laboratoire. C'est quand même super réjouissant. On est samedi matin et vous êtes quand même venu nombreux écouter de l'économie dont on nous dit que c'est une science ennuyeuse. Je suis bien sûr persuadé du du contraire et les Français d'ailleurs puisqu'ils mettent en tête de leur priorité depuis 3 ans 4 ans le le pouvoir d'achat. Et euh merci à Philippe. Merci à Philippe. Pourquoi ? Parce que je trouve que tu as remis euh si j'ose dire l'église au milieu du village. En tout cas, tu as remis le

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problème dans l'ordre. La France n'a pas fondamentalement un problème de dette déficit budgétaire. C'est la conséquence, la cause et tu l'as dit, c'est la croissance. La France n'a pas un PIB, une richesse par habitant suffisante. On va le dire autrement. Si la France avait les mêmes gains de productivité que d'autres pays, si la France avait, tu en as un peu moins parler, le même taux d'emploi. En clair, si on bossait plus, quand je dis bosser plus, c'est pas ceux qui travaillent, c'est ceux qui ne travaillent pas et qui aimeraient travailler et qui souvent ne peuvent pas, on pourrait y revenir pour plein de raisons. Si la France avait le même taux d'emploi que l'Allemagne, nous aurions 3 millions d'emplois en plus, vous n'auriez pas de problème de déficit budgétaire. car s'il y a plus de

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personnes qui travaillent et s'il y a plus de productivité, c'est du B à recettes et il y a moins de dépenses publiques. Donc je trouve que tu remets le vrai sujet français depuis 30 ans. Pourquoi avons-nous une croissance économique si faible ? Et comme nous avons une croissance économique si faible, nous avons des déficits budgétaires et une dette habissale. Vous voyez, c'est important de prendre le problème dans le bon sens. Ce qui veut dire aussi que la solution et je trouve que Philippe, tu as à nouveau remis des choses dans l'ordre, il faut pas baisser les dépenses publiques n'importe comment. Parce que si vous baissez des dépenses publiques qui justement permettent de faire de la croissance, l'éducation, tu l'as dit, l'éducation c'est pas une dépense pour un économiste, c'est un

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investissement. On parle d'ailleurs de capital humain. Une personne qui est mieux formée, c'est tout bête, hein, elle est plus efficace. Si elle est plus efficace, elle produit plus. Donc c'est intéressant parce que remettre le mot de croissance au centre du débat, ça d'abord déplace le problème et surtout ça nous alerte sur la solution. Si la solution c'est de baisser les dépenses de manière je dirais euh uniforme, on va à la catastrophe. Il va falloir sanctuariser. Tu es tu l'as dit. Si on fait un ajustement budgétaire et je vais répondre à votre question, il faut en faire un. Il faut sanctuariser deux dépenses, l'éducation et en effet l'innovation et la recherche développement. Alors pour répondre à votre question très rapidement, je trouve que c'est une question qui est

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fondamentale. Pourquoi on fait tout ça ? On fait pas tout ça pour faire plaisir au marché financier, hein ? Et Stéphane Bougard, on a on on on a très bien parlé hier et ça ça vient d'être dire on fait ça mais pour des raisons très pragmatiques. Première raison, vous l'avez tous remarqué, les taux d'intérêt montent et ils vont monter. J'ai pas le temps d'expliquer pourquoi, mais c'est structurel. Ils vont monter parce qu'il y a des besoins d'investissement dans le monde. Vous savez, le taux d'intérêt, c'est tout bête hein. C'est des gens qui épargnent et d'autres qui investissent. Comme beaucoup de gens veulent investir pour créer des data centers, ça fait monter les taux. Donc de toute façon, les taux vont monter. Si les taux montent et vous avez des déficits, vous

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allez payer chaque année des taux d'intérêt à des créanciers. Et vous l'avez dit, moi je préfère mettre 1 € dans l'éducation plutôt que 1 € donner à un créancier. Donc si on fait cela, c'est d'abord pour une raison pragmatique. Les taux zéro, c'est fini. Je vous rappelle qu'on a emprunté à taux zéro il y a 5 6 ans. C'est fini. On est dans un monde, dans un univers de taux élevé. Donc la charge de la dette va mécaniquement augmenter. Est-ce qu'on a envie en 2030, c'est ce que nous disent les quatre économistes qui ont rendu leur rapport. Est-ce qu'on veut en 2030 avoir une charge de la dette ? ce que l'on paye à des créanciers de l'ordre de 130 milliards. 130 milliards, c'est le budget de l'éducation nationale plus le budget de la défense. Donc la première

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raison, elle est pragmatique. Dans un monde de tau long, il est pas très malin d'être trop endetté. Et puis a une seconde raison dont on a peut-être moins parlé, c'est les chocs. L'économie, c'est un monde avec des chocs. On a eu le Covid, on a eu la crise de 2008 2009, bah il y a un principe en économie. Vous savez les économistes sont pas contre le déficit budgétaire, ils sont pour le déficit budgétaire mais pas pendant 50 ans. En clair, je fais du déficit quand ça va mal et quand ça va bien, je fais de l'excédent budgétaire. Enf ça paraît assez logique. Problème de la France, c'est que même quand ça va bien, nous ne faisons pas d'excédent budgétaire. Donc ça veut dire quoi ? Si on a tout le temps du déficit, nous nous privons de marge de manœuvre le jour où il y aura

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où il y aura un choc. Malheureusement, il est assez statistiquement probable qu'il y ait un choc un jour. Donc vous voyez, c'est des raisons finalement assez pragmatiques. C'est pas du dogmatisme. D'accord ? Donc la France n'est pas en faillite he on lève on lève de la dette tous les 15 jours le jeudi matin. Le problème c'est pas ça, c'est que les taux explosent. On est à plus de 4 je crois à plus de 4 %. Donc c'est important de bien comprendre que si on réduit le déficit public, c'est parce que 1 € payé au créancier, c'est 1 € qu'on investit pas, comme le dit Philippe dans l'essentiel. et l'essentiel c'est la croissance. Merci. Oui, je veux dire un mot sur cette question d'approche qui dire attendez ce

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qui est important en fait c'est la croissance c'est pas d'abord la dépense. Bah sauf que il y a un lien en fait entre la les dépenses publiques et la croissance. et un lien qui est pas kénésien comme on le pense mais qui est un lien en fait je veux dire de poids sur l'économie productive des dépenses je veux dire de fonctionnement administratif il y a aujourd'hui en France 6 millions d'emplois publics il y en avait 5 millions en 2000 ça veut dire qu'on a créé 1 million d'emplois publics sur la période état collectivité locale et la France était pas sous-administré en

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2000. Bon, sur ces 6 millions d'emplois publics, il y en a un peu moins de 3 millions qui sont dans les secteur éducation nationale, santé, police, justice, défense. Donc dans les secteurs clés du rôle de l'État, ça veut dire qu'il y en a 3 millions ailleurs. Euh et en effet, la question des dépenses, il faut les réduire. Moi, je considère que c'est 100 milliards d'euros faut trouver. Si on fait un plan sérieux de réduction, c'est une centaine de milliards d'euros. La moitié sur les dépenses de fonctionnement et la moitié sur les prestation sociales en en cible 2030. Il faut le faire non pas parce que peut-être nous aurons une charge financière de 120 milliards. Nous

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l'aurons cette charge financière de 120 milliards. Et si je vous le mets en rythme courant à 4 % si on a 4000 milliards d'euros de dette ça fait 160 milliards. Je rappelle le budget d'éducation nationale et celui de la défense font 120 milliards. C'est-à-dire qu'on va vers des charges financières qui sont l'équivalent de de ces deux budgets. Donc si on veut redonner, je veux dire de de on parle du coût du travail problème de compétitivité mais si on a des charges de structure considérable bah la productivité la compétitivité elle s'effonde. Donc il y a une faut pas opposer réduction des dépenses publiques et croissance. Au

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contraire, la réduction des dépenses publiques inefficaces inefficace est nécessaire pour euh je veux dire euh pour servir la croissance. Et par contre politiquement, il faut arrêter de dire quel il faut réduire les dépenses publiques en général, il faut dire lesquels, de combien et comment. Et ça veut dire qu'il y a certains secteurs, il faut les réduire mais de 50 %. Stéphanie a parlé du milfeuille territorial. Je crois que le ministre a dit la bonne chose, c'est une mission, une collectivité et un impôt. Après, on peut discuter du nombre, des fusions et cetera, mais c'est ça le je veux dire

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qui devrait être vraiment le le fil directeur. Et après, on a toutes les agences de l'État, il faut se remettre en ordre de marche et de commandement de notre système administratif. En en 58, la réforme de la Constitution avait pour objet de redonner au pouvoir politique des moyens de gouverner le pays contre les partis. Je dirais qu'aujourd'hui, il faut faire une réforme du système administratif pour redonner les moyens aux politiques effectivement de gouverner. Et là, je veux dire un point par rapport à à ce qu'a dit le ministre sur la question contre réévolution.

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fin de la globalisation heureuse et cetera. Je dirais les choses autrement. On a pu croire pendant la période de globalisation au fond que on avait plus besoin de la politique, que les États étaient là pour accompagner, pour mettre la musique et que la l'économie, le doux commerce allait régler le point. C'était une illusion parce qu'en fait ce dou commerce c'était quand même sous-mîtrise américaine. Et en tous les cas et aujourd'hui ceci est terminé et on vit un moment où qu'on le veuille ou non l'économie doit se réencastrer dans la politique. Tous les pays, je je termine juste là-dessus, tous les pays, les grands pays au monde

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réencastrent leur économie dans la politique. le cas de la Chine, ça a toujours été le cas du Japon, mais c'est aussi le cas des États-Unis avec toute leur politique industrielle. Et donc, on doit la conséquence, c'est aussi retrouver un réalignement politique, entreprise et citoyen. C'était le sens du PAC que j'avais proposé dans Merci beaucoup Yve. Vous faites une transition parfaite vers notre deuxème point. Euh pardon Philippe [grognement] si on va aller vers notre deuxème point mais je vous mais et en plus je redonnerai la parole à la fin notre deuxème point qui est sur donc évidemment donc cette économie locale on pense beaucoup à l'industrie et ce lien épargne industrie bah qui était au cœur du rapport Dragiy

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notamment donc on connaît tous bien il a le beau l'a beaucoup répété depuis la sortie de son rapport ses chiffres 800 milliards d'investissements qui manquent en Europe 300 milliards par ailleurs d'épargne qui sortirait euh d'Europe et toutes ces sujets d'innovation donc qui nécessitent qui auraient besoin de cette épargne pour être lancé. Et Emmanu Emmanuel, sauf Philippe, voulez-vous euh faire la petite introduction du euh de ce point et après on passe la parole à Emmanuel ou sur le sur le Non, c'est comme tout à l'heure. Vous vous vouliez dire vous vouliez parler de quoi tout à l'heure ? Non, parce que j'avais un un petit point, je voulais juste mentionner quelque chose qui a il y a on parle des contrerévolutions.

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Pourquoi il y a eu Trump aux États-Unis ? parce que quelque part les le parti démocrate notamment mais d'autres ils ont laissé sur le bord de la route beaucoup de gens dans la révolution technologique dont j'ai parlé tout à l'heure et ce sont ceux qui ont été laissés sur le bord de la route qui ensuite qui vont vers le populisme. C'est une des grandes leçons. C'està-dire que la contreévolution, elle vient de là. C'est-à-dire de dire on veut le progrès, on veut embrasser la révolution de l'IA, on a des possibilités de croissance formidable. Mais si la croissance n'est pas inclusive, alors on va vers le populisme. La réponse au populisme, le moment gaulien de enfin de Gaul et et tous les gens qui l'a réunit autour de lui, c'est c'est l'esprit du Conseil

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national de la Résistance, c'est-à-dire je rebâtis avec tout le monde parce que si je laisse des gens sur le bord de la route, là je vais vers le populisme. Et je crois que ça c'est très important. C'est pas un luxe d'être inclusif. C'est c'est la réponse. Les gens qui votent pour le RN et le il faut avoir autant j'ai pas un énorme respect pour les dirigeants pour être reven pour les électeurs. Il vous donne un message, il dit "On nous a méprisé, on nous a ignoré, nous ne fons pas partie donc il faut les inclure. On peut pas continuer comme avant. On peut pas dire c'est j'ignore ce problème là." Et il y a Trump parce que aux États-Unis le parti démocrate a délaissé les classes défavorisées. Il y a eu le Brexit parce que madame Tatcher a fait des réformes

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de la manière dont elle les a faites. Voilà. Donc je veux dire il faut tenir compte de ça. La deuxième chose, je veux pas être long, c'est que le logiciel européen, il y avait l'idée Mastrich et on mettait dans le même sac dépenses de fonctionnement et les dépenses de croissance. Ça ça doit changer. On doit on peut plus les mettre dans le même sac. D'accord. Donc ça c'eston discuté et et Dragy avait luême Dragy quand il était à la tête de la BCE avait fait avait une idée très intelligente. Il faut que les pays membres montre un sérieux budgétaire. Par exemple, nous il faut qu'on soit capable d'augmenter nos dépenses publiques moins vite que notre PIB. Ça serait déjà formidable. Si on arrive à faire ça en échange de la crédibilité qu'on acquiert les pays membres, à ce moment-là, on a une

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capacité d'endettement européen plus grande. On peut s'endetter pour investir et c'est ce qu'on l'a fait pendant le Covid, c'est on peut aller vers ces donc je veux pas être trop long mais on a des leviers formidables. Simplement, il faut bien les activer. Emmanuel sur je viens rebondir sur la méthode. On est tous d'accord, il faut réduire les déficits. Il y a pas 50 solutions, il y en a deux. Emmanuel, mon deuxè J'arrive, j'augmente les impôts, ça paraît pas très réaliste. Donc je baisse les dépenses. Il y a consensus. La question c'est sanctuariser les dépenses d'investissement. Un tout petit mot sur la méthode très vite. On en a parlé hier. Il y en a que deux he méthodes. La thérapie de choc du sang et des larmes. Peu de temps mais ça va être très dur.

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Je pense pas que ça soit la tradition. En tout cas, les français ils soient prêts. Donc il reste plus qu'une solution, c'est la trajectoire de réduction sur un mandat sur 5 ans. Metons 30 milliards par an sur 5 ans, ça fait 150 milliards. La question c'est est-ce qu'on est crédible quand on annonce ça ? C'est au décideur de politique d'y répondre. On en a un peu a un peu répondu hier. Il y aurait une méthode, moi je suis assez sceptique hein, mais il y aurait une méthode, c'est la méthode à l'Allemande ou à la Suisse, hein, qui est la règle d'or dont on a beaucoup discuté hier soir, inscrire dans la constitution le fait qu'on ne puisse pas en effet dépasser un certain pourcentage de déficit budgétaire. Donc voyez, c'est intéressant parce que une fois qu'on a

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dit qu'il faut réduire les dépenses, la question de comment on fait est quand même stratégique. Alors pour répondre à votre question qui était sur Oui, revenons deuxème thème sinon on pourra pas l'aborder. Épargne et investissement. épargne, investissement et puis industrie évidemment parce que pour rebondir avec ce que disait Philippe, il y a quand même beaucoup d'études en effet qui font le lien entre le vote populiste et la désindustrialisation. Ça va être quand même très prouvé. vous Emmanuel sur sur l'épargne et justement l'investissement, je crois que vous avez une vision claire justement à où doit aller clair. Je sais rien en tout cas avec des convictions. Bon l'épargne d'abord il y a beaucoup d'épargnes, on est d'accord, nous sommes de gros épargnons en France he plus de 6000

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milliards. Le problème c'est que cette épargne, elle est orientée essentiellement, comme tu l'as dit Philippe, vers des actifs sans risque. En clair, c'est notre livré, nos fonds euros, ça rapporte pas grand-chose mais au moins, c'est à peu près sécure. Or, le problème, tu l'as dit Philippe, c'est qu'aujourd'hui on n'est pas dans un monde où il faut rattraper hein. C'est pas le monde des années 50 hein. Il s'agit pas d'imiter Boeing, il s'agit de trouver des nouvelles technologies. Donc il faut être disruptif. Donc ça veut dire que nous devons investir comme tu l'a dit sur des innovations de rupture, prendre des risques. Et donc la question c'est comment on incite des particuliers, les institutionnels à aller plus vers des investissements plus plus risqués ? Et là tu l'as dit, la

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méthode elle est connue, hein. Ça passe par la fiscalité. Il faut en effet une fiscalité incitative. Plus vous mettez votre épargne sur des supports entre guillemets risqués, bah plus on doit en tenir compte en terme de euré et européen. Et juste pour terminer, là où j'ai peut-être un petit doute, c'est que une épargne pour faire quoi ? On entend beaucoup financer les start-ups. Moi qui vient du monde de la concurrence, le problème de la France, c'est pas les start-up. on est super bon pour créer des des entreprises. Le problème c'est les nouveaux géants. He quand je plante des graines dans mon jardin, moi mon but à la fin c'est de récolter quelque chose. On a plein de start-up, on a quasiment pas ou peu de nouveaux géants. Donc le sujet c'est comment je fais pour

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faire en sorte que des petites entreprises deviennent très très vite des grandes entreprises. Et là à mon sens l'épargne ne résout pas tout parce que vous ne pouvez pas inciter les personnes à investir dans du risque si en même temps vous n'avez pas un grand marché. Le problème de l'Europe, c'est qu'il y a 27 28 marchés cloisonnés. En clair, quand une start-up se lance, elle se lance d'abord sur le marché français. Regardez Doctisimo. Et puis une fois que ça a marché sur le marché français, on va aller regarder l'Italie, l'Allemagne. Non, il faut en réalité faire ce grand marché européen. Donc ça n'a de sens, ça n'a de sens de faire de l'épargne tourner vers le risque, vers l'innovation radicale que si en même temps on fait Dragy. Que nous dit Dragy ? C'est un chiffre que peu de personnes

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connaissent. Il y a des droits de douanes, il y a des barrières douanienes entre tous les pays d'Europe. Simplement, c'est pas des droits de douanes au sens nominal du terme, c'est toutes les réglementations dans chaque pays. Tenez-vous bien, ça équivaut à peu près à des droits de douane de 40 %. Le grand marché de produits n'existe pas en Europe. Donc, on peut pas faire l'Europe de l'épargne si on fait pas en même temps l'Europe des grands marchés. Si vous voulez investir dans le risque, il faut voir grand. Or aujourd'hui, on voit bien nos entreprises, nos start-ups sont limitées justement par cette taille trop faible du marché national. Merci Emmanuel. Bon, la commission a priori a entendu le message là, elle bosse sur l'union de l'épargne et de l'investissement.

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Stéphanie d'Ameron, pour vous, c'est aussi c'est le sujet là. Donc souveraineté européenne au niveau de l'épargne. Alors oui, la question la souveraineté est centrale. Juste pour revenir sur les 30 30 milliards par an d'économistes, en fait on arrive à diminuer 30 milliards. Donc 30 milliards la première année, ça fait 60 milliards en cumulé la deuxème année et ça sur 10 ans. Si on arrive à faire ça, ce qui est un énorme effort, ça on aura une une part en fait de la dette pour le PIB de 106 %. Donc on restera quand même très endetté et pourtant l'effort est énorme. Donc c'est pour dire que la trajectoire il faut absolument la donner mais elle est pas facile. Il y aura peut-être pas du sang et des larmes mais

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il y aura de la sueur quoi qu'il en soit. Alors oui, la question de la de la du changement [grognement] en fait du monde dans lequel nous sommes qui a été évoqué par monsieur le ministre et et Perrier, on n plus dans le même monde, ce qui va nous faire entrer peut-être dans une période plus colbertiste, pardon, parce que je sais que certains sont plus libéraux que ce que je vais dire là sur le sur le plan sur le plan économique. On est dans une période d'affrontement US Chine qui n'est pas le seul fait de Trump la la le sentiment pour les US de perdre

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leur hégémonie parce qu'on était sous l'hégémonie américaine qui avait un mérite c'est que c'est il y avait des règles du jeu qui étaient tenues par eux mais au moins il y avait des règles qu'on suivait plus ou moins mais sur lequel il y avait une forme de confiance cette fameuse fiction utile qui évoquait le premier ministre ministre canadien d'Avu son Jean-Ville. Cette règle a explosé enfin cette fiction utile a explosé et c'est lié à cette confrontation fait cette perte de de cette bataille en fait d'hégémonie entre les États-Unis et et la Chine et encore une fois ce n'est pas Trump. Trump, c'est très visible, c'est violent mais l'extraterritorialité du roi américain qui a qui s'est déployé de manière très efficace notamment vis-à-vis d'entreprise française. On connaît très

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bien le stom, c'était général Peugeot par exemple en Iran qui se fait sortir en 2 jours d'Iran, en 2014 par l'application de de l'extraterritorialité du droit américain, un décret Obama qui dit "Vous n'avez pas le droit, toute entreprise de manufacture n'a pas le droit d'importer en fait des des enfin des des composants pour produire, faire de l'assemblage." C'est exactement faire de l'assemblage en Iran. C'est exactement ce que faisait Peugeot pour ses ces ces véhicules. Il déait 40 % du marché automobilier iranien. En 48 heures, ils sont sortis qui est entré d'Au une filiale de général Motors. D'accord. Donc cette question de de

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souveraineté, elle est centrale. On est face à deux mastodondes qui se battent avec une montée extrêmement rapide de la Chine. Ça implique de sortir d'une forme, on va dire, de de sentiment que que voilà, on suit on suit les mêmes règles. Et la question de la préférence tout du moins d'une forme de préférence européenne ou nationale. On pourrait discuter aussi hein de la question de la place de l'Europe comme levier ou comme ou comme ou comme finalité. Elle est clé. Ça veut dire ce qui a été évoqué hein, l'orientation de l'épargne vers nos entreprises. Euh et là il y a un certain nombre de f c'est pas très compliqué, ça coûte entre guillemets pas d'argent et c'est une

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réorientation. On a on a on a parlé par exemple de de de de l'épargne, peut penser aussi à question de l'assurance vie évidemment d'un fond, on va dire de pension si on arrive vers vers une forme de capitalisation de la retraite. Ça ce sera aussi également extrêmement aidant pour faciliter nos nos nos entreprises dans ce monde encore une fois qui est devenu très conflictuel très conflictuel et où la solidarité au moins en France des Français vis-à-vis vis-à-vis de leurs pays de leurs entreprises est absolument essentiel. Merci Stéphanie. les oui ces conflits ces conflits géopolitiques sont énormément aujourd'hui autour de des

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termes de la relocalisation des chaînes de valeur de réindustrialisation. On voit bien que le but ultime pour l'instant assez compliqué enfin qu' don on voit pas vraiment l'horizon de Donald Trump et de faire renaître de l'industrie aux États-Unis hein. Toutes ces batailles toutes ces batailles des droits de douane c'est c'est ce qui vise bon pour l'instant sans grand sans grand résultat. Yve vous vous avez notamment écrit un livre qui est en partie sur sur l'industrie pour vous c'est c'est le faire de lance de de la souveraineté même de de l'économie. Comment vous faites ce lien sur entre notre thème entre notre finance publique, épargne et réindustrialisation ? Euh d'abord en fait euh pourquoi l'industrie pourquoi se centrer sur l'industrie ?

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Je me souviens de de beaucoup de discours d'économistes même qui expliquaient au momentù la France se désindustrialisait que c'était pas un problème puisqu'on allait vers une société de service et de loisirs. Je me souviens de dirigeant d'entreprise pour pas le citer Serge Turuc patron de compagnie générale d'égistrité Alcatel Alstom qui avait théorisé le l'industrie sans usine. Je dis ça parce que attention sur ce que c'est que l'industrie, ce que c'est que la recherche, le lien production recherche et cetera. Aujourd'hui, repartons du constat. La France, c'est 10 % environ, ça dépend comment on

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compte, du PIB dans l'industrie. L'Allemagne, c'est 22 23, l'Italie c'est 16 et la Suisse, on sait peu, c'est 23 % dans l'industrie. Parce que c'est dans l'industrie que se crée la valeur ajoutée. Et pour qu'il y ait des services, soit c'est des services à l'industrie, il faut qu'il y ait de l'industrie, soit c'est des services à la personne, il faut qu'il y a des gens qui des bons salaires pour se payer ces services. Donc c'est le faire de lance en fait d'un redressement économique. Je me souviens d'une formule de discours de George Pompidou des années 70 qui disait "Un pays qui ne consacre pas suffisamment de ressources

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à la recherche technologique et à son industrie est un pays qui est condamné au déclin." Et il disait "à l'époque la France n'est plus seulement le fabricant de produits de luxe et de fromage. Nous sommes devenus une grande puissance industrielle et cetera. Malheureusement 50 ans après, on est revenu euh au point de départ. Et si on y est revenu comme ça, c'est pour deux grandes raisons. La première, on l'a évoqué, c'est les dépenses publiques mal gérées qui pèsent sur l'ensemble de de l'économie. Puis aussi la retraite à 60 ans. Enfin, le fait enf, je veux dire en 81, on a été le seul pays au monde qui a jamais eu un ministre du temps

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libre. Bon euh donc en fait c'est ça la société de loisirs. On peut moins travailler que les autres mais comme on est beaucoup plus intelligent, efficace, on va être meilleur en fait. Et la deuxième raison, c'est le désalignement en fait des acteurs économiques avec l'intérêt du pays. L'économie pour moi, c'est quelque chose d'assez simple, c'est mettre ensemble le plus de travail possible et le plus de capital et le marier harmonieusement. La question du travail, on la connaît. Nous sommes le pays au monde qui a la quantité de travail par habitant la plus faible quand on divise. Pourquoi ? parce que euh on part en retraite plus tôt, on a plus de vacances et les jeunes

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rentrent trop tard sur le marché du travail. Mais la deuxième question, c'est celle du capital. Or, il faut se réjouir d'avoir des grands groupes. Le seul problème, c'est que nos grands groupes aujourd'hui, en fait les 3/4 de leur activité sont hors de France et plus de 50 % de leur capital est hors de France. Je dis quelques fois en boutade. Le CAC 40 c'est Singapour sur 16 et on ne s'en sortira que si on réaligne les grands groupes, l'État au service de projet commun. Et tu as mentionné dans ton intervention, je trouve c'était essentiel au début la question du plan. Le plan de la 5e République, c'est pas de définir le nombre de chaises ou de

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crayons à fabriquer. C'est un lieu, un moment où tous les acteurs s'allument en fait et il faut absolument retrouver en ce moment. Et alors, je reviens à la question de l'épargne. D'abord, il faudrait pas que sur l'épargne, on ait trouvé la solution miracle. après avoir anné avec l'épargne comme ça le problème est euh on a en fait 3000 milliards d'épargne par une course faut oublier bon et les deux divers situations je pas ce qu'il faut ça va être l'heure et donc il faut la réallouer ça a été dit vers les actions vers la

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mais d'une façon concertée et c'est Stéphanie vous avez dit vous étiez gobertstis moi je suis un libéral libéral au sens où il faut laisser le marché fonctionner chaque fois que mais il faut des grands projets dans cette période de transformation qui permettent justement de redécoller sur le plan du merci. Bon, Roland Roland l'escur juste je sais que ça sonne. On va donner juste une phrase à Roland l'escur qui était très très sage. A priori plutôt libéral que colbertiste mais Roland va nous dire non mais il y a pas de fatalité c'est qu'on fait face à des défis énormes mais on a montré sur quelques exemples les petits colis chinois. Les petits colis chinois on s'est dit on va le faire en français, on va faire une taxe française

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au mois de mars. Résultat tous les petits colis sont passés par la Belgique ou par l'Italie. Et puis moi, j'ai insisté à l'automne dernier pour qu'on accélère nos mouvements européens et qu'on mette en place une taxe sur la petits colis au 1er juillet. Depuis le 1er juillet, les petits colliers chinois, ils ont baissé de 40 %. Donc, il y a pas de fatalité. Je l'ai dit tout à l'heure, les parts de marché des véhicules chinois en France, c'est 6 %, au Royaume-Uni, c'est 17 %. Pourquoi ? parce qu'on a mis en place une politique publique qui favorise la production européenne. Donc oui, un il faut mieux protéger le marché européen. De il faut que l'épargne européenne arrête de financer les champions américains et continue et et reprennent et accélère le financement des champions européens.

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Alors pas les start-ups, Emmanuel l'a dit, mais ce qu'on appelle les scalup pour avoir des grands champions, il faut que la start-up quand elle devient adolescente puis adulte, il y ait beaucoup d'argent pour l'accompagner. Ça existe aux États-Unis, pas assez en France. On a fait des choses autour du rapport TIBI. On a maintenant des milliards qui viennent accompagner l'escalope française. Il faut le faire au niveau européen. On a besoin d'un marché financier européen. Stéphane Boug là. Il travaille tous les jours dans le cadre du marché liquide. Je peux vous annoncer que d'ici la fin de l'année, on aura un accord européen sur l'Union de l'Épargne et de l'investissement. Ça fait des années qu'on en parle. On a maintenant une pression très forte du président de la République et du chancel

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de la République fédérale d'Allemagne. Quand la France et l'Allemagne sont d'accord, en général, les ministres des finances y livrent, on va le faire. Voilà. Donc il y a pas de fatalité mais ce dont je suis convaincu, c'est que tout ce qu'on a pas fait trop mal depuis 10 ans, il va falloir le faire beaucoup plus dans les 10 ans qui viennent. Puis tout ce qu'on a mal fait parce qu'on a quand même fait des choses pas terribles. Et ben celle-là, il va falloir passer à autre chose. La responsabilisation des acteurs partout en France et en Europe. Un étage de gouvernement, un moyen, une mission, une responsabilisation des acteurs privés. la pression, l'accent, la priorité des priorités mis sur la jeunesse. Ce qui veut dire effectivement que les moins jeunes vont devoir sans doute contribuer

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un peu davantage et surtout face à des propositions délétaires d'un côté ou de l'autre, une capacité à se rassembler au milieu pour trouver du consensus et du compromis. Je suis intimement persuadé qu'on peut le faire. Va falloir qu'on change un peu de culture mais je suis sûr qu'on en est capable. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci beaucoup. dans les secours. Donc responsabilité et jeunesse, ce seront les mots de la fin. Merci beaucoup aussi évidemment à tous les pan à tous les panélistes Yve Perrier, Stéphanie d'Ameron, Emmanuel Combe et Philippe Philippe Agon et j'ai oublié de vous dire mais ce n'est pas rien. J'ai trouvé tous les