Alain Juppé à la conquète de l'Elysée 81 - Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
À propos de cet effet Chirac, n'y a-t-il pas un risque que Valéry Giscard d'Estaing apparaisse comme le seul capable de battre Mitterrand ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous expliquer concrètement la proposition de prélever sur les bénéfices des banques pour aider les PME et les particuliers ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
Cette mesure ne risque-t-elle pas d'être un pari risqué si la confiance ne se rétablit pas ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Quelles mesures concrètes proposez-vous pour lutter contre le chômage ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:30Alain JuppéChiffre
« cette opération porterait sur une enveloppe de près de 10 milliards »
- 9:00Alain JuppéFait
« le redressement de la situation que nous subissons depuis des années ne se fera pas en 6 mois »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
du côté du RPR et du candidat Jacques Chirac on pense aussi au au 26 avril et Patrick de Carolis a posé la question à l'un des responsables de la campagne de Jacques Chirac Alain Jupé pour savoir si en définitif la confiance que Jacques Chirac avait d'être présent au deuxè tour n'était pas un peu trop excessive réponse d'Alain Jupé et cette confiance que nous exprimons n'est pas simplement un acte de foi je crois que c'est un constat on parle beaucoup depuis quelques semaines de l'effet Chirac il n'y a pas de fumé sans feu vous savez à mon sens et si l'on parle de cet effet c'est qu'il existe il existe parce que depuis un mois que maintenant la plupart des grands candidat sont en campagne bien on a constaté que à la fois Monsieur mitteran et Monsieur giscardestin stacné il n'avaient pas véritablement réussi leur décollage alors que Jacques Chirac continuait lui à progresser dans l'opinion publuique pour une raison qui me semble assez simple finalement vous savez on a tendance parfois à un peu tout mélanger et à considérer l'élection présidentielle comme une élection législative nous ne sommes pas en 1978 il ne s'agit pas de choisir d'un côté une majorité parlementaire avec les représentants d'un certain nombre de partis et de l'autre côté une opposition il s'agit de choisir un président de la République avec une politique et un programme et ce qui est très important c'est précisément d'examiner de façon aussi clair que possible les propositions des uns et des autres Jacques Chirac a produit cet effet dans l'opinion publique parce qu'il est le seul à mon sens à avoir proposer une politique véritablement nouvelle qui refuse à la fois la continuation de ce qui se fait depuis 7 ans et d'autre part l'aventure dans laquelle ne manquerait pas de nous plonger le programme économique de François mitteran je pourrais y revenir si vous le souhaitez tout à l'heure oui mais alors justement à propos de cet effet Chirac est-ce qu'il n'y a pas un risque c'est que Valérie jiscardestin qui reste quand même en tête dans les sondages apparaissent aux yeux des électeurs de la majorité comme le sol capable de battre François mitteran et par conséquent que ces électeurs décident finalement de voter utile dès le premier tour l'élection présidentielle elle se déroule en deux tours il y a un premier tour et il y a un deuxème tour et toutes les tentatives auxquelles nous assistons qui ne sont pas innocente d'ailleurs aussi bien de la part de Monsieur mitteran que de Monsieur giscardestin pour gommer le premier tour cherchent à abuser l'opinion publique le choix véritable il se fera au premier tour il faut que les Françaises et les Français prennent conscience qu'aujourd'hui il n'y a une majorité une opposition ça n'est pas vrai je le répète nous ne sommes plus en 1978 le problème est de choisir une nouvelle majorité et par voie de conséquence une opposition autour d'un homme d'un programme d'une politique vous êtes directeur adjoint de la campagne de Jacques Chirac vous êtes aussi le spécialiste économique venons-en au programme économique de Jacques Chirac et en particulier une proposition qu'il a fait récemment qui consiste pour simplifier à prélever sur les bénéfices des banques pour aider les petites et moyennes entreprises aussi certains particuliers je voudrais savoir concrètement ce que ça signifie et surtout sur quoi peut déboucher ce genre de mesure que constatons-nous depuis quelques années bien nous constatons que la France conduit une politique d'argent cher les Françaises et les Français le savent lorsque par exemple ils veulent obtenir un prêt complémentaire pour l'acquisition de leur logement et bien leur banque leur demande 16 à 17 % dans la meilleure des hypothèses lorsque ils peuvent présenter les garanties nécessaires de même une entreprise qui veut s'équiper ou qui veut améliorer sa trésorerie et bien se verra demander par sa banque entre 15 et 16 % il y a là un facteur de stagnation dans l'économie et d'argent cher donc d'inflation simultanément qu'avons-nous constaté en 1980 et bien nous avons vu pour des raisons d'ailleurs qui sont très claires et qui tiennent à cette chirté de l'argent que les banques françaises qu'elles soient nationalisées ou privées ont réalisé des bénéfices très importants nous commençons à connaître un certain nombre de résultats qui sont publiés et ces bénéfices après impôts bien entendu sont en en progression de 30 à 60 % par rapport à ce qu'ils étaient en 1979 il y a donc là un vrai problème on ne peut pas l'ignorer la proposition que fait Jacques Chirac est la suivante et bien concertons-nous avec le système bancaire avec les grandes banques nationalisées et privées et voyons comment ce super bénéfice de 1980 peut être remis à la disposition de l'économie des Françaises et des Français des entreprises ou des familles qui veulent se loger de façon à abaisser le coût du crédit et à consentir des prêts qui se situe aux environs de 12 13 % et non plus de 16 à 17 comme nous le voyons aujourd'hui cette opération porterait sur une enveloppe de près de 10 milliards ce qui est tout à fait considérable et serait un élément de cette politique de lutte contre l'argent cher qui est aujourd'hui nécessaire dans l'économie l'objectif prioritaire de Jacques Chirac il l'a dit c'est de lutter contre le chômage et pourtant on ne voit guerre de mesures concrètes précises dans ce domaine mais simplement le souhait de rétablir la confiance alors est-ce que ce n'est pas un Paris un petit peu risqué car qui vous dit que cette confiance va être éétabli ce n'est pas un souhait ni un Paris c'est une politique qui comporte tout un ensemble de mesures très précises et très chiffré cette politique refuse à la fois la voie que j'appellerai la voie mitéran qui est une relance immédiate de la consommation avec une diminution simultanée de la production et donc la faillite économique mais c'est également le refus de la politique du Doron dirais-je c'est-à-dire la politique qui consisterait à continuer ce que nous faisons depuis 5 ou 6 ans en attendant que cela passe en attendant 1985 la France n'a pas besoin aujourd'hui d'un président pour attendre elle a besoin d'un président pour agir et c'est ce que propose Jacques Chirac dans une politique économique dont l'objectif numéro 1 est de relancer la production car c'est en rel relançant la production que l'on redonnera à nos entreprise la possibilité et surtout la volonté d'embaucher il ne suffit pas de décréter qu'on va créer dans tel ou tel secteur 10000 20000 100000 emplois il faut créer les conditions d'un r redémarrage général de l'économie du renouveau dans la sécurité que propose Jacques shirac sans donner le chiffre précis une estimation au bout de 6 mois de du mandat de Jacques Chirac combien d'Enis nouveau cré écoutez il faut être sérieux hein le redressement de la situation que nous subissons depuis des années ne se fera pas en 6 mois ce qui est important en 6 mois c'est de renverser la tendance et de créer un climat de confiance les économistes le savent bien l'économie ce n'est pas simplement de la technique c'est aussi de la psychologie il faut rétablir la confiance on a vu à l'étranger ce que le sursaut d'un peuple retrouvant confiance en lui-même pouvait donné très rapidement je crois que c'est le défi qui est lancé aujourd'hui à la France le défi que Jacques Chirac propose de relever en lançant une politique de renouveau dans la sécurité c'est le thème qu'il développe
Alain Juppé