Table ronde sur le "Made in France"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Voilà. Et bien mesdames, messieurs, mes chers collègues, je vous propose que nous débutions les travaux de notre commission d'enquête de ce jour. Nous recevons aujourd'hui pour une table ronde sur le fabriqué en France monsieur Olivier Brot, vice-président affaires publiques du groupe SEB, monsieur François Marchiano, directeur général de Duralex, monsieur Mauritio Del Puerto, directeur alors ancien directeur ancien directeur directeur des marques de groupe Branc.
Merci monsieur. Merci donc de de votre présence. Je vous rappelle les règles des commissions d'enquête et la règle majeure qui consiste d'abord à prêter serment avant d'être entendu.
Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines qui sont prévues aux articles 434- 13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Donc je vais vous demander messieurs de d'ouvrir l'un après l'autre vos micros, de lever la main droite et de dire jeul le jure. Donc il faut que ça s'allume le rouge.
Voilà. Parfait. D'accord.
Et vous voulez que je dise je le jure. Je le jure. Très bien.
Main droite. Je le jure. Ouais.
Je le jure. Merci messieurs. Je vous demande également de de nous dire si vous avez des missions, des liens d'intérêt avec d'autres groupes de manière à ce que l'ensemble des membres de la commission d'enquête soit soit informé de ces activités.
Aucun. Rien à déclarer de particulier. Bah moi, monsieur Del Porto.
Oui, je vous en prie. Oui, enant en tant que excteur des marques du groupe Brant, euh j'ai euh constitué une nouvelle société qui s'appelle Exarium qui a vocation à mettre en valeur les produits made in France sur ce titre j'ai lance un site internet qui est une marketplace qui existe à peu près mais pas tout à fait comme je le voudrais dans lesquels on va mettre en valeur bien évidemment et ça sera uniquement et 100 % dédié au produits Mine France. C'est pas une masse à faire.
Très bien. Je vous remercie de cette déclaration par transparence. Alors vous vous avez répondu donc à notre favorablement à notre invitation pour cette commission d'enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution.
Euh nous vous savons solliciter parce que vos entreprises sont ou ont été confrontées à des défis et à des difficultés multifactoriel. Et donc votre témoignage pourrait nous éclairer euh sur la guerre des prix à laquelle se livre notamment la grande distribution euh et en comprimant les marges des d'un certain nombre de de producteurs. Vos trois entreprises sont emblématiques et ont connu les success story, mais elles sont donc confronté aujourd'hui à un monde très concurrentiel qui ont pu à des degrés divers vous vous mettre face à à des difficultés dont vous allez nous parler.
Alors monsieur Olivier Brot, donc vous êtes vice-président des affaires publiques du groupe SEP, créé en 1857 est devenu un véritable leader du petit électroménager avec 31000 salariés. Vous me corrigerez hein si je me trompe. 31000 salariés, 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Vous avez une situation euh plutôt favorable mais vous avez annoncé fin 2025 et aujourd'hui je crois hein voilà un plan d'économie de 200 millions par an à partir de 2027 pour renforcer votre compétitivité et votre rentabilité. Monsieur Marciano, vous êtes donc le directeur général de Duralex qui fabrique depuis 1945 la vaisselle en verre trempée bien connu de tous et dont certains produits figurent jusque dans la boutique design du Museum d'histoire naturelle à New York, enfin du Mum Museum of Art plutôt à New York. Mais euh à partir des années 80, l'entreprise a connu de sérieux déboirs avec des changements d'actionnariat fréquents.
Euh il y a quelques mois encore, les menaces sur l'entreprise ont occasionné un impressionnant mouvement de solidarité parmi les Français. Vous étiez d'ailleurs venu en témoigner euh dans le cadre de notre commission des affaires économiques du Sénat. Après un placement redressement judiciaire en avril 2024, vous êtes depuis juillet 2024 reparti sur de nouvelles bases, celle d'une société coopérative et participative.
Donc vous nous direz comment se passent vos relations avec les distributeurs. Monsieur Del Puerto, donc vous étiez directeur des marques du groupe Brant, entreprise fondée en 1924, à l'origine spécialisée dans la fabrication d'armement léger et qui est devenue ensuite une grande entreprise d'électroménager. Brant a connu aussi de nombreux changements d'actionnaires et le groupe Brant a été placé en redressement judiciaire en octobre 2025 puis enisation en décembre dernier.
Donc nous pensons messieurs que vous pourrez nous éclairer et éclairer les réflexions de notre commission d'enquête et des membres de notre commission d'enquête dans le cadre ce que j'ai j'évoqué des des rapports que vous pouvez avoir au quotidien avec la grande distribution en terme de négociation commerciale, comment cela se passe en matière de positionnement de prix ? Êtes-vous confronté à des difficultés ? Et dans quelle mesure avez-vous pu les solutionner ? dans quelles mesures les négociations avec les distributeurs peuvent apporter des solutions favorables pour l'ensemble des parties.
Donc je vous propose de vous laisser tout d'abord la parole dans un premier temps pour nous exposer en je vais dire 6 7 minutes. On a combien de temps là ? On a 1h15 1h30.
Oui. Alors, je dirais en 7 8 minutes maximum chacun les principaux éléments en tout cas les éléments que vous souhaitez porter à notre connaissance dans le cadre du la problématique qui est celle de notre commission d'enquête et puis ensuite nous laisserons la parole à madame la rapporteur et enfin aux autres membres de la commission. Voilà.
Donc, je ne sais pas qui veut commencer. Monsieur Del Poau. OK.
Bon, et ben c'est parti avec pour 8 minutes. Merci. J'ai j'ai pris beaucoup de notes, hein.
Euh je je voudrais juste euh vous vous donner quelques informations. Ce qui me concerne, j'ai exercé pendant 23 ans euh mon métier dans l'univers de l'électroménager. Hm.
Au sein du groupe Bronte, euh j'étais en charge les stratégies des marques, du marketing, du développement des marques en France à l'international et pas du tout euh dans une relation commerciale avec la distribution. Euh et malheureusement, il a été placé en liquidation judicière le 11 décembre dernier. Je n'ai pas accès bien évidemment, on n' plus accès à certaines données en ce qui concerne certaines questions que vous m'avez euh que vous m'avez posé.
Donc je me suis reposé sur mon expérience directe euh ainsi que sur les informations que j'ai pu recueillir. Je précise tout de même euh que je n'étais pas en charge opérationnellement de la finalisation de négociation commerciale avec la grande distribution. Mon rôle était plutôt une rôle de stratégie et préparatoire.
OK. Bon, je vais aller directement au cœur de la de votre enquête de de cette commission. C'est comment forment les prix euh comment quelles sont les pressions sur les marches industrielles et les conséquences pour la fabrication française plus particulièrement ?
Alors, le contexte, vous avez donné déjà quelques euh quelques chiffres. L'année 2024 pour le groupe Bron se traduit par 180 millions de chiffres d'affaires. Alors, on parle beaucoup du groupe Bron en France.
Le groupe Bron signifie ça se traduit notre chiffre d'affaires par 70 % des chiffres d'affaires réalisés en France et 30 % à l'international. C'est 30 % c'est essentiellement l'Europe et l'Asie. OK.
Desp totale dont on parle de 180 millions d'euros, 50 % de ces chiffresl est issus de notre usine française, les usines françaises à Vondom et àchon de la ruelle. Et qu'est-ce qu'on fabriquait essentiellement ? Table induction, four et quelques micro-ondes.
Pourquoi table induction et four ? En fait, c'était les deux produits phares du groupe et sur lesquels il y avait énormément d'innovation. Je vous rappelle que dans les années 70, le roubrant a mis en vente le premier four pyrolisable.
Quand j'ai dit c'est c'est très fort euh parce que c'était le premier four pour la maison qui était en nettoyage automatique et plus tard dans les années 90 l'induction existe déjà mais c'est les groupes rentes qui ont mis au point l'induction pour pouvoir cuisiner et les premières tables d'induction au monde ainsi que le four pyrolisable qui était la première la première vente au monde c'est pour là et les taluction première vente au monde sont issus de nos usines d'Orlon et Vandom et de notre recherche développement d'Orléon. C'est très important. Tous les produits fabriqués en France ont été labellisés origine France garantie.
Et nous avons aussi un autre site euh très important en plus du siège qui était le site Sergie euh dont la principale activité c'était le service aprèsvente et le reconditionnement de certains produits. Alors, comment un industriel arrive là avec une un taux de pénétration dans les maisons avec nos marques, on estime qu'on a à peu près 60 % de nos foyers des foyers français qui détiennent une marque des une marque du groupe Brand et un groupe aussi puissant avec 200 millions d'euros qui plususé et distribué dans le monde. Bon làà on va voir pourquoi on est arrivé là.
Alors euh l'industriel encore une fois ne fixe jamais les prix. Vous savez ça ça c'est interdit. nous les prix consommateurs, je parle donc on peut avoir des prix publics indicatifs éventuellement mais les prix sont fixés consommateur, ils sont fixés par le distributeur.
Euh alors les prix d'un produit électroménagé est construit de plusieurs choses à l'intérieur mais je pense que c'est la plupart des prix qui sont construits de la même manière. On va voir les coûts de fabrication, les frais variables, des frais fixes, des frais de distributeur h dont on va en parler et une marche industrielle. C'est c'est là où sort cette marche là.
Alors euh lorsque le frais fixe lorsque les frais variables vont augmenter d'une manière considérable parce qu'il y a l'incidence du prix de l'énergie ou qui va avoir de la man d'œuvre et cetera, bah en fait c'est soit on traduit cette augmentation directement sur nos propres prix et qui va avoir euh une une incidence dans les prix consommateurs par la suite si les distributeurs aussi impactent c c ces coûts là ces surcoupsl euh soit bah en fait c'est moins de marge pour nous et qui dit moins de marche pour nous bah ça veut dire pas d'investissement, pas d'innovation, pas des capex pour pouvoir améliorer notre outil de production et devenir plus compétitif face à la concurrence que ça soit asiatique mais pas que hein, il y a pas que la concurence asiatique. Chaque année, les négociations impliquent des demandes financières supplémentaires. Un distributeur, chez les bien indiqué dans le questionnaire que vous m' envoyé ne vous démandera jamais les statuts courant euh en fin en début d'année.
Il va toujours vouloir un petit peu plus hein, + 2 + 3 % chaque année. C'est ce qu'on avait inscrit nous dans notre business plan. Et donc c'est 2 à 3 % supplémentaires de tous ces remises à arrière qu'il va nous demander soit sous forme Oui. soit sous forme des BFA des bonifications fin d'année soit c'est des prestations complémentaires qui vont venir euh dont on va en parler donc et puis après il y a une concentration c'est-à-dire qu'on peut pas se dire d'accord je ne peux pas travailler avec ces clients-là je vais aller travailler avec un autre parce qu'à aujourd'hui 10 % de nos clients représentent au 80 % du chiffre de Marseille en France du chiffre d'affaires en France.
Voilà. Donc il y a quand même une dépendance économique forte h avec la distribution française. Bon, les distributeurs, ils gagnent de l'argent en vendant nos produits.
Bien évidemment, ils sont des marches avant, hein. C'est c'est c'est ces marches quand il ils gagnent quand ils vendent un produit entre 30 et 40 %. Ils vont aussi gagner de l'argent avec la marche arrière, c'est-à-dire des investissements qu'on va devoir faire pour pouvoir mettre nos produits en avant, pour pouvoir faire des opérations commerciales, pour pouvoir être mieux euh mieux affiché dans les sites internet ou dans les moteurs de recherche de l'enseigne euh pour être en tête des gondoles, peu importe, il y a super il y a il y a des des a il y a beaucoup d'outils promotionnels qui vont nous permettre de mettre en avant nos produits.
Toute même la distribution aussi va aller chercher de la marche. C'est là où ça devient problématique en fabriquant leurs propres produit fabriquant en commercialisant des produits sur leurs propres marques. Et c'est une exception française.
Aujourd'hui, la l'électroménager, les marques distribistributeurs dans l'électroménager représentent 40 % des ventes et donc 40 % des du facing produit dans les rayons. D'accord ? Et alors là 40 % je vous dis d'une manière moins en moyenne, il y a certaines familles des produits où on va être beaucoup plus notamment le froid.
D'accord ? Donc qu'est-ce qui va se passer ? que ils vont aller chercher des produits, pas forcément fabriqués en France, ils vont aller chercher des produits aussi dans lesquels ils puissent faire le maximum de marche.
D'accord ? Donc c'est là où il y a tout de même un problème avec cette marque distributeur là, c'est parce que déjà ils vont aller chercher des technologies qui sont bien développées par les par les asiatiques par exemple sont pour pour autant incriminer une une région ou une autre. Mais le l'Asie en occurrence, il va venir avec des produits qui sont pas chers et qui vont être vendus à travers la distribution euh et qui vont générer beaucoup de marches.
Et pour vous dire parfois les prix de ventes de ces produits-là euh il est plus ou moins équivalent au prix des composants dont nous avons besoin pour pouvoir fabriquer dans nos usines hors m d'œuvre et on tous les coûts variables. Donc vous vous imaginez bien qu'à un moment donné, on ne peut pas faire face à cette concurrence là. Parce qu'en plus de ça, quand vous voyez que 40 % du linéaire est fait par les marques distributeurs qui vous laisse tout de même une part de ces linaires là, mais que il va falloir les supporter, les soutenir plutôt avec des offres commerciales qui vont venir bien évidemment dégrader notre marche et qu'à la fin de l'année ou à la fin de la période, il vous le dit euh il y a quand même un problème parce que on vous a commandé beaucoup de produits et finalement on n'a pas eu la rotation escomtée et bah il va falloir mettre encore de l'argent pour pour nous payer les surstock et pour payer encore pour pouvoir sortir les produits du rayon alors que c'est eux-mêmes en mettant les produits des des de la concurrence ou ou leurs propres produits qui nous ont enduit à une en détriment de nos ventes.
Donc oui, c'est une concurrence, on va dire euh compliquée dans lesquelles les distributeurs négocient nos marches quelque part hein, euh commercialise ses propres produits en plus et être l'arbitre de l'exposition à rayon. Voilà. Et quand vous allez dans chez un distributeur pour dire vous pouvez me conseiller sur une table induction en la blanche et cetera, bah eux aussi ils vont avoir des objectif les vendeurs et c'est en général ces objectifs là vont vont aller chercher quelque part les ventes des produits des produits de leur propre marque.
Après il y a donc là le le tableau n'est pas n'est pas super. On a la concurrence internationale. Aujourd'hui, certains produits orés arrivent comme je vous le disais au prix qui sont inférieurs à à ce qu'on peut qu'on peut acheter nous avec ces mêmes valeurs, les composant pour pouvoir fabriquer chez nous.
Et et même en supprimant en supprimant toutes les marches chez nous, on a fait encore le en se disant bon ok, on va au moins amortir les frais fixes en produisant. B, on n'arrive pas à gagner et et et à pouvoir dégager un petit peu de marge, ne serait-ce que pour parce que les coûts énergétiques vont être différents entre notre pays et des produits qui viennent de l'Asie ou de la Turquie, c'est parce que les modèles soci sociaux sont différents, hein. Euh parce que les normes environnementales sont différentes.
Là, pour le coup, eux, ils produisent d'une manière et nous, on doit tenir compte de certaines normes qui sont très bien pour préserver l'environnement mais qui vont à l'encontre des des marches des industriels qui parent en France. et les soutiens publics vont être différents entre un industriel français et un industriel chinois. Donc pour moi, c'est une concurrence qui est complètement asymétrique.
Maintenant, on va arriver aux politiques. Oui, ça acheté très babar. Euh l'Europe a fait pendant plusieurs années le choix de privilégier l'optimisation du pouvoir d'achat du consommateur en donnant accès à des produits à bas prix.
Franchement, ils ont ils ont créé un paradis de la consommation. Il a construit une forme d'illusion des richesses pour moi h c'est celle qui consiste à pouvoir acheter toujours plus et toujours moins cher. Il a favoriser une ouverture commerciale large et a confondu richesse apparente et richesse productives et a sous-estimé les coûts industriels à long terme.
De mon point de vue, une économie ne se renforce pas seulement par la capacité d'achat mais par sa capacité à produire. Mais l'Europe a laissé s'installer en déséquilibre industriel sans mécanisme de régulation suffisante. Les les politiques publque auraient dû anticiper la déferlante des produits issus des modèles économiques et sociaux non comparable au nôtres.
Et la France finance aujourd' quoi ? Ben, je suis véritablement le premier exemple. Il va financer en fait les licenciements, la recherche d'un nouvel emploi et l'accompagnement social dans lesquels on ne trouve pas.
Donc euh je pense que on a on finance la réparation mais on ne financ pas du tout la prévention hein. C'est comme organiser la rééducation après une amputation. Je sais c'est très difficile comme image mais c'est la première qui me vient à l'esprit qui celle que j'ai noté.
Euh on on on finance la rééducation d'une amputation d'un membre alors qu'on aurait pu garder ces membres-là en question euh en anticipant en anticipant la maladie. Trois propositions concrètes. Je m'arrête là.
Créer une commission d'intervention de sauvegarde industriel euh pour moi c'est ultra nécessaire une structure capable d'accompagner temporairement un industriel stratégique de moderniser le l'util productif d'absorber un choc conjonctuel et puis après remettre l'entreprise sur marche. Je suis sûr et certain qu'il y a des Français et et des et des des bonnes têtes pensantes qui sont capables de d'intégrer cette commission là pour aller sauvegarder l'industrie l'industrie française. Introduire en 6, ce n'est pas la première fois que je le présente, je l'ai déjà présenté dans d'autres médias. une mention des sensibilisation à l'achat fabriqué en France.
On parle beaucoup manger cinq fruits et légumes par jour. D'ailleurs, les les les fruits et légumes, ça augmente hein. Maintenant, les gens ont pris conscience véritablement de des des de l'avantage de manger des fruits et légumes euh parce qu'il y a eu quand même des campagnes sensibilisation.
Les gens marchent mieux ou plus quand ils achètent une voiture certainement parce qu'il y a toujours ces séptions là. Bah en fait, sans moraliser les consommateurs, il faudrait envisager qu'à la fin d'une publicité, on puisse mettre lors de vos achats privilégier les produits fabriqué en France. On ne vous oblige, on vous oblige pas, mais lorsque vous allez acheter un produit, s'il vous plaît, privilégiez les produits qui sont fabriqués à côté de chez vous. l'information sera très importante.
Puis après créer, je m'arrête là un indice de fabrication française. Euh pourquoi ne pas instaurer un indicateur publicé trimestriellement, semestriellement, annuellement dans lesquels on met en avant quelle est la part des achats français euh sur l'industrie française. Ça serait très simple et ça serait aussi un indice de pour pour objectiver la part réelle du made in France. tous ensemble, on va construire, on va augmenter cette part là, responsabiliser les distributeurs et les industriels.
Les industri les les les les distributeurs, vous allez pas les responsabiliser autrement. Il faut plusieurs mécanismes. Il y aura pas qu'un seul qui sera la qui sera la solution.
Éclairer les politiques publiques bien évidemment et de rendre visible l'impact de nos chronsommation parce que nos achats, ce sont nos emplois. Voilà. Donc, j'ai une petite conclusion.
Euh il y a pas un responsable unique. Ce n'est pas uniquement la distribution euh qu'il faut blâmer, même s'ils ont une grande part de responsabilités sur la dégradation de nos marches. Euh mais on peut euh améliorer durablement la situation.
Il faut permettre aux industriels français de retrouver des marges compatibles avec l'investissement productif. Surtout ça. Et et donc euh je je je juste j'avais une question à la fin.
Est-ce que est-ce que les politiques font le nécessaire euh pour répondre à cette question ? voulons-nous encore produire en France. Voilà.
Merci beaucoup. Je vous en prie. Merci beaucoup.
Donner la parole à monsieur Bro pour l'entreprise Seb. Madame la présidente, madame la rapporteur, madame la sénatrice, monsieur l'administrateur, mesdames, merci beaucoup de cette invitation de me permettre de contribuer à vos travaux. Le groupe C, vous le connaissez, vous l'avez évoqué, c'est 8 milliards de chiffres d'affaires, 32000 collaborateurs et nous sommes dans plus de 150 pays aujourd'hui.
Euh nos on a trois piliers, ils sont pas tous bien connus. Le petit électroménager, les articles culinaires mais aussi un pilier professionnel en plein développement. Fidè à nos racines, nous avons conservé une empreinte en France extrêmement forte avec 17 sites de production dont trois entreprises du patrimoine vivant et trois sites logistiques intégrés dans un réseau mondial de 47 sites de production.
Nos produits sont écoulés par tous les cas de distribution, la grande distribution, la distribution spécialisée, le e-commerce, la vente directe en sortie d'usine ou encore notre chaîne de magasin en propre. Depuis plus de 150 ans, notre stratégie repose sur quatre piliers : l'innovation, la qualité, la durabilité et la performance industrielle. Chaque année, nous lançons plus de 200 nouveaux produits, investissons 300 millions d'euros en RD et déposons plus de 400 brevets.
Sur ces cin dernières années, nous avons investi plus d'un milliard d'euros dans notre outil industriel en France malgré un environnement réglementaire économique exigeant. Nous avons également été précurseurs en matière de réparabilité des grenis circulaires. Plus de 90 % de nos appareils sont réparables pendant 15 ans.
Nous développons le reconditionnement avec notre nouvelle implantation aïtil et nous avons lancé une filière de collecte et de recyclage de nos poils de cuisine en partenariat notamment avec la poste. Ces choix sont cohérents avec des objectifs publics mais ils ont évidemment un courel comme l' mentionnait mon collègue et que nous assumons dans une logique de long terme. J'en viens maintenant au cœur de vos travaux.
La question des marges. Sur les exercices récents, notre marge opérationnelle se situe entre 9 et 10 % sur les dernières années et notre marge nette autour de 4 à 5 %. Concrètement, cela signifie que 100 € de produits vendus, pour 100 € de produits vendus, nous dégageons environ 4 € de bénéfices net.
Ce niveau de rentabilité n'a rien d'excessif. Il permet d'investir chaque année plus de 200 millions d'euros dans l'outil industriel, d'absorber des chocs conjoncturels et de maintenir une production en France. En 2024, sur 8,3 milliards d'euros de chiffres d'affaires, notre résultat net a été l'ordre de 420 milliards d'euros pardon million, ça aurait été trop beau.
La moitié est redistribuée aux actionnaires à peu près 50 % ce qui est un peu inférieur au SBF 120 auquel nous nous appartenons qui est plutôt de l'ordre de 60 %. Ce taux de distribution est classique et traduit un équilibre entre rémunération du capital et investissement productif. Je voulais pas dire l'introduction mais notre actionnariat principal et familial.
C'est la 8e génération aujourd'hui d'actionnaires qui détient un droit de vote majoritaire au sein du conseil d'administration. La comparaison internationale, vous l'avez évoqué, est éclairante. Plusieurs concurrents majeurs produisant principalement hors d'Europe affichent des marges nettement supérieures aux nôtres. parfois deux fois plus élevé et c'est vrai pour la marge opérationnelle et c'est vrai pour la marge nette.
Ces écarts ne s'expliquent pas seulement par une stratégie plus affuté mais aussi par des différences par des différentiels structurels de coût coût du travail énergie fiscalité norme environnementale. J'y reviendrai. Autrement dit ceux qui produisent loin de l'Europe peuvent vendre moins cher tout en gagnant davantage.
Comment se forme le prix d'un produit ? Prenons un exemple simple. un appareil vendu 200 € au consommateur, vous retirez 33 € qui correspondent à la TVA.
Le distributeur prélève une marge commerciale brute, vous l'avez OK, de l'ordre de 30 à 40 % qui sert à financer ses magasins, sa logistique, ses salariés et ses charges. L'industriel, de son côté perçoit un peu plus de 100 € hors taxe sur lequel il finance les matières premières, la production, la RED, la logistique, le service à prévente et les obligations environnementales. À la fin, le profit net de l'industriel que nous sommes est de l'ordre de 7 € soit 3,5 à 4 %. du produit initial, du prix initial.
Les relations avec les distributeurs, en ce qui nous concerne sont encadré par un cadre enfin par un cadre juridique strict, mais elles sont relativement équilibrées. On n pas de dépendance. Notre atout principal en tant que groupe, c'est qu'on a pas de dépendance à un nombre limité de producteurs de distributeurs.
Il y a vous avez des grands acteurs de la de la distribution en France, mais vous avez aujourd'hui aussi un espace gigantesque au travers le e-commerce qui vous permet quand même d'éviter les dérives de ou les éventuelles dérives de vos partenaires que sont les distributeurs parce qu'il s'agit bien d'une chaîne de valeur dans lequelle finalement personne n'a intérêt à avoir des excès parce qu'à la fin c'est le prix du consommateur qui tranche sa capacité à acheter ou pas. Donc finalement malgré tout effectivement l'enveloppe de marge de négociation reste quand même assez limitée. D'autant plus que par rapport à il y a une époque qui est qui date il y a pas si longtemps 10 15 ans aujourd'hui les prix sont connus de tout le monde.
Dire vous avez vous allez sur le sur n'importe quelle plateforme vous savez quel produit à quel prix se vend quel produit. Les pratiques anciennes ont disparues, les contrats sont formalisés et les pénalités logistiques sont encadrées. Nous souhaitons, nous soutenons évidemment pleinement ces règles qui assainissent les négociations et favorisent un dialogue plus apaisé et plus équilibré.
De notre point de vue, le véritable sujet n'est ainsi pas tellement la relation avec le distributeur ou avec la distribution, mais vous l'avez évoqué, l'écart de compétitivité entre la production française et notamment asiatique. Certes, nous avons d'autres compétiteurs mais souvent même ayant une étiquette nationale différente de d'Asie, il ils sourcent leurs produits en Asie et revendent en Europe. La qualité énorme comparable, nous estimons que produire en France coûte en moyenne 20 à 30 % plus cher.
Cet écart repose sur des surcouts très concrets. D'abord le coût du travail, 1 heure de main d'œuvre industrielle coûte environ 35 € en France contre 4 € en Chine, 2 € au Vietnam et probablement moins d'un € en Indonésie. Sur un produit nécessitant 2 heures de travail, l'écart peut ainsi étendre plus peut atteindre plus de 60 € par unité.
Ensuite, l'énergie. En 2022, vous le savez, nos sites français ont payé une facture d'électricité jusqu'à 50 % plus cher que certains concurrents asiatiques. Aujourd'hui encore, l'écart reste de 20 à 30 %, soit 1 à 2 € supplémentaires par produit sur des fabrications qui sont souvent électrointenes, en tout cas pour partie des pièces.
Les matières premières, les composants, l'acier, l'aluminium, l'électronique en Europe, ils sont environ 10 % plus cher qu'en Asie du fait des conditions d'approvisionnement, des taxes, des coûts de carbone. Et là aussi, vous avez des fluctuations à la fois sur le coût des transports et sur le coût de disponibilité de ces pièces, on l'a vu avec le Covid notamment. Et plus ces pièces, moins ces pièces seront disponibles, plus vous êtes obligé de stocker, plus vous stockez et plus ça vous coûte cher.
Donc en fait le prix de la pièce augmente non seulement parce qu'il y a une demande plus importante, mais en plus vous êtes obligé de prendre des mesures pour les maintenir. Enfin, les normes exigences environnementales. La réparabilité sur 15 ans, c'est 7,5 millions de pièces détachées qui sont stockées.
Le reconditionnement, les contrôles qualité de tout type. Les contrôles environnementaux, nous les assumons pleinement, mais elles ont un coût réel que l'ont pas tous nos concurrents. Au total, l'addition de ces facteurs explique pourquoi un produit fabriqué en France est souvent plus cher, tout en générant des marges plus faibles que des produits importés.
En conclusion, nos marges sont transparentes et justifiées par un modèle industriel exigeant. La formation des prix refait avant tout des coûts de production élevés, un partage équilibré de la valeur avec les distributeurs en particulier et de la volonté de préserver une industrie française responsable sur un marché mondialisé. Nous partageons pleinement l'objectif de protéger le pouvoir d'achat des consommateurs tout en assurant la pérénité de l'industrie en France.
Mais cela suppose la transparence du dialogue et un cadre qui réduise les distorsions de concurrence. Je vous remercie de votre attention et je suis naturellement disposé à répondre à vos questions. Merci monsieur.
Merci monsieur VBO. Donc on va laisser la parole à monsieur Martiano. Merci madame la présidente.
Merci madame la rapporteur. Mesdames euh vous dire alors je suis pas un aussi gros groupe que mes collègues mais vous connaissez Durale Alex entreprise française 100 % française entreprise du patrimoine vivant en origine France Garantie 100 % français. Il y a absolument rien du tout chez Duralex qui est étranger.
C'est fournisseurs sont français. Il y a quand vous achetez un verre Duralex, vous achetez du français. On a repris en 2024.
Donc j'ai repris les chiffres juste pour vous donner un ordre d'idée. On a eu une hausse des matières premières en 2024 de 1,3 %. en 2025 de 1,3 % et de en 2026 de 1,5 %.
Sur l'énergie, on a repris la société en en 2024, on s'est pris 12 % d'augmentation euh sachant que on a plus le droit à la rente. Alors, je sais pas si vous connaissez ce mécanisme. Bon, je je voilà.
Euh du coup, ça vient impacter énormément nos nos prix de revient parce que chez nous l'énergie, c'est quand même le premier poste. 8 % 2025 et 8 % 2026. Sachant que la grande distribution nous a autoriser 0 % d'augmentation 2024 pour pouvoir nous remettre en rayon. 0,09 % en 2025 et 1,85 % en 2026. vous dire ils ont joué le jeu, c'est-à-dire que ils sont venus nous voir, ils ont dit "On va vous aider, on va aider Durx." Alors, c'est gentil, j'en suis heureux ainsi que les collègues.
Seulement, c'est de trois références du Alex, c'est 300 références, 330 références. On va passer en septembre à 600 références. Sauf que la la grande distribution a sorti les produits verriers de ces rayons et donc il reste quasiment plus rien dans les rayons.
Ce qui fait que vous n'avez plus en face de vous de personnes pour distribuer vos produits et donc vous devez vous réinventer, trouver un autre système. Soit vous partez chez les soldeurs, soit vous distribuez vous-même vos produits parce que au prix de revient les soldeurs, vous pouvez plus vendre, vous vous mourrez immédiatement. Et et ça c'est un vrai vrai souci parce que ils réduisent ils réduisent ils réduisent.
Alors je prends les collègues pour les machine à laver, je prends vous allez dans les supermarchés, ils ont supprimé cette partie et se recentre quasiment que sur alimentaire ce qui est un vrai vrai souci pour la distribution. Donc il y a ça, il y a alors bien sûr je vouis pas vous mais vous le savez, c'est les normes. On nous demande de plus en plus de plus en plus de plus en plus de normes.
Alors c'est bien le problème c'est qu'il faut le financer et ben quand vous venez de redémarrer, c'est très très compliqué quoi. Euh voilà, principalement pour Duralex, c'est c'est pas c'est il joue le jeu, il joue le jeu mais à très petite quantité et ça pose réellement problème quoi. Merci beaucoup messieurs.
Donc on va laisser la parole à madame la rapporteur pour les premières questions. Bien, bonjour à vous et merci pour ces ces trois propos introductifs qui sont assez éclairants finalement au vu de notre sujet. La question qu'on se posait clairement, c'est bah pour le cas de Brant, est-ce que des négociations commerciales tendues peuvent amener effectivement à ce que un groupe comme le groupe Brant se retrouve dans la situation dans laquelle vous êtes aujourd'hui, c'est-à-dire soit obligé euh euh soit obligé de fermer.
Donc c'est c'est un peu ça, c'est est-ce que le système qui est mis en place autour de la distribution des produits est peut être finalement nuisible à des entreprises françaises ? Et c'est ça notre idée, c'est est-ce que le made d'in France peut trouver sa place là-dedans ? L'un et l'autre, vous y répondez à votre à votre manière.
Je voudrais quand même qu'on revienne sur la question de la marge. Alors pour Seb, vous nous avez très clairement expliqué vos marges. 4 % de marge.
Vous avez également de marge de marge nette. Est-ce que vous pouvez nous dire alors si c'est pas un secret, si c'est un secret vous pouvez nous le dire en off, vous nous l'enverrez par écrit, mais euh pour Brand par exemple, quel était le niveau de marge que vous margiez sur un produit euh de grande distribution ? Vous nous avez bien expliqué le poids de la MDD, mais quel était votre la marge pour vous ?
La marche, je vais vous l'envoyer par écrit parce que pas comme ça en mais nous avons une marche une marche que je vous ai communiquer euh qui était de l'ordre si je peux s'il vous plaît bien sûr sous les produits fabriqués en France est-ce qu'on va avoir des des marches une marge opérationnelle on est aux alentours de 20 % d'accord et une marge nette sa la marge nette elle va venir vraiment être super dégradée du fait que cette marche là il y a une grande partie de cette marche qui en marche arrière distributeur Très bien, nous allons en parler. Ça ça m'intéresse particulièrement. Quelque chose intéressant par rapport à mon collègue des Faut que vous mettiez votre micro, monsieur.
Euh, il y a quelque chose intéressant qui a été abordé, c'est au sujet de la distribution, c'est la distribution directe hein au consommateur. Et là, ça ça peut être une bonne solution pour sauvegarder les marches. Mais on y reviendra.
On y reviendra parce que pour l'instant alors déjà parce que c'est moi qui pose les questions donc je vais vous poser la question mais d'abord je voudrais la poser à monsieur Marciano concernant les la marge nette de Duralex. Alors vous imaginez bien que sur des produits verriers la marge elle est toute petite oui je vous la communiquerai juste après. Voilà vous pouvez nous la communiquer après par écrit.
Enfin, il y a pas vous n'êtes pas obligé de la communiquer publiquement. Bien entendu, on sait bien qu'on a affaire à des entreprises dans un domaine concurrentiel et donc c'est un sujet auquel on fait attention. Vous nous avez pas tellement parlé de la Vous l'avez un peu fait monsieur Puerto, mais pour les autres, vous nous avez pas parlé des tensions des négociations commerciales.
Comment ça se passe ? Est-ce que vous sentez, vous l'avez un peu dit, monsieur Marciano, quand vous donniez le prix, c'est-à-dire que vous vous aviez 10 % d'augmentation globalement par année entre la matière première et et l'énergie et qu'on vous octroyez 0 % d'augmentation ou 0,1 % d'augmentation. Mais est-ce que pour c 01 % d'augmentation, il y avait une manière très tendue euh de d'obtenir ce résultat ou est-ce que ça vous était tout simplement imposé ?
C'est simplement imposé. Donc vous alliez voir, vous disiez moi j'ai eu 10 % d'augmentation, vous disiez ben très bien, on va prendre 01 %. C'est ça.
Et si vous disiez non, bah vous n'êtes pas distribué. C'est tout. C'est tout.
D'accord. Ça se négociait pas. Vous étiez trop petit pour négocier en fait.
C'est c'est toujours c'est une question de taille. D'accord. Alors c'est peut-être pas pareil pour parce qu'ils peuvent pas tellement faire sans vous.
Le rapport de force est très différent. Ben oui, parce qu'on a déjà des partenariats historiques avec la plupart des distributeurs. Donc il y a une compréhension que tout le monde est acteur de cette chaîne de valeur et donc il y a toujours une recherche d'équilibre.
Ça veut pas dire que les négociations sont pas rugueuses entre entre le le fournisseur et le distributeur, mais on représente pas du tout le même poids dans l'équation. Euh pour autant euh le la tension est là euh dans un marché qui est très compétitif, qui est très évolutif et sur lequel vous équer les marges enfin les marques distributeurs qui eux-mêmes sont sourcés principalement en Asie du Sud-Est. Ils sont en compétition, ceux aussi nos compétiteurs hein.
Hm hm. Donc revenons sur les négociations. Donc vous dites négociation musclée, ça veut dire quoi ?
Bah ça veut dire négociation. Enfin je connais pas moi dans le monde des négociations. Non mais ça veut dire que vous devez y aller 10 fois.
Ça veut dire c'est ça veut dire quoi dans le concret de la négociation ? Bah ça veut dire que vous êtes vous avez un contrat d'affair que vous passez avec votre distributeur. Oui.
Et dans ce contrat d'affair, il y a tout un tas d'étapes et donc les négociations, elles sont ce que vous gagnez d'un côté dans dans la partie d'une négociation, vous la rendez sans doute dans une autre partie du volet de la négociation. D'accord. Vous vous nous expliquez ça plus en détail, c'est-à-dire que ce que vous gagnez, j'allais dire dans la première partie où vous allez négocier votre prix, vous le perdez dans la négociation des services.
Je sais pas si on le perd. C'est ça que vous dites dans le principe, enfin je sais pas comment vous définissez une négociation. Euh dans le principe d'une négociation, c'est de faire des compromis.
Voilà. Sinon, vous aboutissez pas. Soit c'est il y a pas trop de compromis.
C'est ce que nous a expliqué pour monsieur Marciano. Il y a pas de compromis. Soit il y a pas de compromis.
Il y a certains acteurs avec il y a pas de compromis. C'est-à-dire soit vous c'est ça vous jouez avec leurs règles, vous acceptez leurs règles et donc vous êtes où vous ne jouez pas ou vous jouez pas. et dans le et dans le cadre de négociation qu'on a avec nos différents partenaires sont des compromis sur chaque point de détail du contrat d'affair en essayant que chacun tire son épingle du jeu et on est sur effectivement des jeux de 1 à 2 % comme vous l'évoquiez dans cette marge entre le fournisseur et chacun essayant de récup de récupérer cette marge à son profit.
Alors toujours pour vous, pour vous négociez au national ou à l'international ? Pour ce qui est de la France et de l'Europe à quel on passe par la chaîne nationale puisque comme je vous l'ai dit, on a des liens historiques. Donc en fait nos interlocuteurs directs sont les sièges nationaux.
D'accord. Et ensuite pour ce qui est de la partie plateforme européenne, on passe par ces sièges nationaux avec la direction européenne de ces sièges nationaux. Voilà.
Voilà comment fonctionne. D'accord. les deux centrales nationale et centrale européenne.
Très bien. Pour vous c'est pareil centrale nationale plus nationale. Plus nationale.
Même s'il y a des centrales européennes à un moment donné il y a eu des grandes négociations au niveau européen. Ça s'est arrêté. Tout ce qui concerne la France négocié en France et ensuite toute la distribution qui s'est fait européenne ça se fait via des clients.
Ils sont négociés à cas par cas. D'accord. Mais par pour vous donner un exemple sur le Conforama, on a une négociation française, une négociation italienne.
Il y a pas de il y a pas quelque chose qui va venir euh chapoter les deux négociations. D'ailleurs, puisque vous abordez Conforama, euh vous abordez en fait la distribution spécialisée. Nous on est plutôt sur la grande distribution, mais ça ça m'intéresse.
Est-ce que la distribution spécialisée pour vous est une vraie euh est une vraie ligne de distribution qui du coup vous rend moins dépendant ? de la grande distribution. Alors attends en ce qui concerne la distribution pour l'électroménager, pour les grosses électroménagers, on va avoir la distribution spécialisée et ça ça va être plutôt d'ti boulanger but Conforam.
On va avoir une deuxième canon de distribution qui va être les grossistes, c'est-à-dire ce qu'on appelle les circuits traditionnels. C'est des petits marasins qui vont venir s'approvisionner à travers Pulsat, voilà et et d'autres types de des grossistes en France. Ça c'est notre deuxième client.
Ensuite, on va voir des laventes euh plutôt des pur players, la la partie euh plus internet comme c'est Discomes ou Amazon par exemple qui ne représente qui représente 10 % à peu près notre chiffre d'affaires. Et euh les alimentaires euh vont venir vraiment très bas. Il y a les cuisinistes bien sûr que c'est très important la rotation est très lente hein et ça génère du volume.
Mais la la décision chez son consommateur qui va aller acheter une cuisine et qui va s'équiper du de l'électroménager, la prise elle va être beaucoup plus lente longue. Et euh et ensuite arrivent les alimentaires. Mais les alimentaires comme mon collègue le disait, ils se sont ils se sont désengagés de la de l'électroménager au profit du vêtement euh des accessoires et la nourriture.
Euh il y a très peu de magasins actuellement de supermarchés il y en a pratiquement plus. Et des supermarchés qui vonté électroménager, ils vont vendre l'essentiel. Et quand je parle de l'essentiel, peut-être ça va être plutôt leur marque.
Voilà. Ils vont pas aller chercher un éventail un éventail des marques pour distribuer. D'accord.
Est-ce que vous subissez pendant les négociations, vous subissez des sanctions ou vous avez subi des sanctions ? Oui, on a subi des sanctions. C'està-dire est-ce qu'il y a des moments où vous avez été référencé ?
Déférencé. Oui. Alors, je me rappelle très bien, j'étais dans l'entreprise en 2011, on avait lancé le premier site d'e-commerce direct dans d'un dans d'un dans d'un dans d'un fabricant, ça s'appelait Thomson Thomsonager.com et la distribution n'a pas aimé alors que c'était une marque, la marque Thomson était encore dans notre portefeuille des marques et euh et ils sont décidés puisque vous vous voulez vous inventer distributeur, bah faites-le sur toutes les marques et faites-le pleinement.
Donc on a on a été déférencé pendant quelques mois euh chez cette enseigne là qui a nous a coûté quand même quelques points de part de marché et bien évidemment on a fermé le site thomsonelectroménager.com D'accord. Euh qui était mais véritablement en fait il y avait pas une vraie concurrence vis-à-vis de la distribution parce que nos prix les prix pratiqués on tenit on tenait compte de nos prix pour ne pas aller attaquer et dégrader les prix les prix des des autres appareils électroménagers et ça a fait un peu cas d'écool.
C'est-à-dire que par la suite tous les fabricants ont été refroidis à l'idée de s'est lancer euh de s'er lancer à une vente directe au consommateur. Euh et jusqu'au même aujourd'hui, enfin l'année dernière, on a commencé à développer un nouveau site internet de vente directe. Ceci étant dit, euh il faut il faut dire que pour les gros électroménagers, c'est tout de même compliqué d'aller faire de la vente directe.
Il faut assumer euh la logistique, la livraison, l'installation, le retour éventuel du produit et cetera. Même si on assume très bien les savés, il y a toute cette partie-là euh c'est des gros appareils, ça nécessite de la manention de personnes et cetera. C'est compliqué, c'est compliqué, ça continue compliqué.
Merci. Alors, j'ai une question sur les services puisque les uns et les autres vous nous avez parlé de services. Alors, pas vous, monsieur Martiano, vous allez peut-être pouvoir nous le dire.
Quand vous avez des contrats avec euh les grands distributeurs, est-ce qu'on vous propose des services ? C'est-à-dire est-ce qu'on vous dit "OK, on vous achète à 100" mais par contre il faudrait que vous nous donniez euh x % pour qu'on vous mette en tête de gondole et puis que vous ayez un encart dans le journal local et puis que vous ayez et tout ça, ça représente combien en pourcentage ? Si vous vendez 100 à un distributeur, il vous il vous prend combien de Alors, c'est très variable, ça dépend des volumes et des volumes d'affaires.
Et mais ça peut aller de 2 à 15 %. De 2 à 15 %. Et oui, c'est important quand même.
Et quel type de service ? Ah bah, ça va de tout sortes. Ça c'est tête de gondole, entrée de magasin, mise en avant sur leur carnet publicitaire.
Enfin bon, c'est c'est mais à chaque fois, il y a un service derrière, c'est-à-dire vous savez ce que vous achetez. Oui. On vous dit pas "Bon ben écoutez là, on va commencer par vous allez déjà nous donner 3 % et puis à chaque fois il y a un service derrière." Ouais.
Nous chez nous, on n pas ce genre de pas de problème de problème. Non. Alors, j'ai la même question pour Seb.
Comment ça se passe en terme de service ? Quel est le pourcentage de service qui vous est demandé en moyenne ? Et est-ce que les services sont concomitants à la négociation ?
Ouais, ils sont complètement inclus dans la ils apparaissent dans le contrat des affaires, enfin dans le contrat d'affaires qu'on pose avec. Effectivement, il y a nous le tarif de base, c'est qui que auquel on souhaite vendre notre produit, c'est la base de la négociation et puis à partir de là, mais pour nous, c'est pru de l'ordre, je dirais peut-être de 3 % dans ces euxlà. 3 %.
D'accord. OK. Oui, c'est que vous êtes on on commence à voir maintenant les différences à force de demander aux industriels et je crois qu'en fonction de leur poids, le pourcentage de service est plus ou moins important.
Ouais, peut-être du prix de vente, du chiffre d'affaires. Euh pour pour ce qui est de brand, vous avez des informations avec l'ancien directeur commercial de genoux à votre venir qui euh alors il y a le le les les les bonus des fins d'années, ça c'est quelque chose qui est déjà négocié. Voilà, on s'est dit combien de volumes tu vas faire.
Si tu as tenté le volume il y a des paliers, on s'est dit c'est tout pour là ça peut aller entre 3 5 peu importe. C'est c'est des paliers et des négociations. Après euh ça peut être beaucoup plus.
C'est élastique en fonction de l'enseigne, en fonction de volume, en fonction d'historique. Voilà. En revanche, non, il y a des services qui sont bien plus importants euh qui vont venir nous demander euh mettre en avant les produits, faire de merchandising, euh se mettre euh se mettre plus en avant euh dans une dans un site internet, euh promouvoir un quelconque contenu pour monter euh au mieux les les bénéfices produits, tout ça, c'est un prix, rien n'est gratuit.
Donc et et en général ça va être par rapport à ce que j'ai pu échanger de l'ordre d'entre 15 et 30 % ça va dépendre de l'enseign contreparti et ces contreparties là vont pas être toujours à l'ordre du jour hein et c'est très discutable par la suite pour aller dire ça va être très discutable pour aller dire est-ce que tu l'as fait ou tu l'as pas fait est-ce que est-ce qu'on peut revoir cette partie là que peut-être on n' pas été fait c'est compliqué de la PLV la publicité au lieu de ventre dans lesquels vous allez pouvoir coller quelque chose soit un produit ou faire une une espèce de de corner dans sa marasin dans lesquels on va pouvoir mettre en four une table induction mettre une mise en avant. On comprend bien, on comprend bien que c'est difficile en fait pour une structure. Alors, vous nous avez expliqué pour le groupe Brant, mais si vous avez 15 à 30 % de services, que vous avez euh des et vous le disiez hein, à la fois c'est du produit fait en France, que vous aviez de la matière première qui équivalent à peu près au prix des euh des produits de marque distributeur, vous retrouviez quand même c'estes 15 à 30 % de services venaient prendre quasiment toute votre marge en fait.
Ah bah effectivement bien sûr. Donc il y avait un enjeu à négocier. Ça veut dire qu'il n'était pas négociable.
Non c'est c'est pas que ce n'est pas négoci eux ils sont déjà des objectifs. Ils viennent pas les m dans les poches non plus quand ils viennent faire la négociation. Qu'on soit qu'on soit d'accord quand ils viennent ils viennent déjà des objectifs par rapport à ce que c'était fait par rapport aussi à leurs propres objectifs qui peuvent être autres.
Ils sont des contraintes budgétaires aussi à respecter et donc ils vont venir avec soit des des des nouveautés par exemple tiens, on a inventé une mise en valeur des communications différentes, des messages radio dans les magasins par exemple, vous voyez quand vous allez dans un magasin aujourd'hui profitez et cetera. En fait, tous ces messages vont se payer. Euh ça peut être par exemple des des d'une mise en avant de la marque de l'entrée du magasin.
Ça peut être des pas des pas euh en PVC sur sur le sol. Ça, il y a euh il y a une panoplie des des des d'action et des services qu'on peut qu'on peut trouver pour mettre en avant cette marque, produits et cetera qui qui doivent se traduire par des volumes aussi hein. C'est pas c'est pas non plus gratuit.
Oui oui oui oui, j'entends. Il y a une grande créativité en fait de créativité. Il y a forcément une contrepartie, c'est-à-dire que si vous voulez faire plus de volume, à un moment donné, il va falloir payer un petit peu plus de services.
Ça fait rire monsieur Bro. Alors euh monsieur Bro, vous pour donc vous nous avez vous nous avez répondu. Est-ce que c'est pareil pour les services ?
Il y a toujours la contrepartie. Ouais, il y a toujours une contrepartie pour pour le pour les services. Il y a une créativité de services et c'est aussi ce qu'on attend de enfin je veux dire il y a un moment pour exister dans ce monde, il faut être se démarquer sous une forme ou sous une autre.
Donc voilà, quand vous faites un titre particulier sur vos annonces Boncoin, vous essayez d'obez nécessaire pour être que votre annonce soit vue. Enfin, je veux dire, c'est c'est le monde dans lequel on vit. Donc c'est pas enfin c'est absolument pas anormal que et c'est ce dialogue là, c'est-à-dire que dans les services qui sont proposés, vous avez effectivement une partie des services dont on peut se poser la question en tout cas de la mesurabilité à la fin de l'année qui sont renégociés en disant mais là on comprend pas bien ce que vous nous avez vraiment apporté sur le sujet.
Il y en a d'autres qui sont très intéressants parce qu'il nous ouvre un champ de données qui est plus important des possibilités publicitaires qu'on n pas forcément en inhouse et qui et qui se négoci avec les plateformes qu'il nous proposent. Donc je pense enfin je reste persuadé en tout cas ce qui nous concerne notre positionnement, je sens bien qu' il est un peu différent de de de mes collègues ici présent. Il y a il y a vraiment une logique de de de comment dire de négociation au sens où chacun a un objectif mais pour nous cet objectif il se joue sur une épaisseur de trait qui est soit dans un sens soit dans l'autre.
Et ça n'a pas évolu pardon, c'est resté contenu ces dernières années. C'est resté contenu derniè malgré l'augmentation de votre concurrence, les produits asiatiques et autres. difficile, c'est d'être rester compétitif parce que finalement votre distributeur il veut vendre des produits, les chiens, les vôtres, mais il faut que vos produits soient compétitifs et et donc il y a la qualité du produit, il y a tout un tas de d'objets autour du produit qui font que il va ça va l'intéresser en pas en fonction de la typologie du de et le et comment dire les valeurs de distributeur.
Globalement, il faut que votre produit soit soit compêm nous en terme d'assortiment, on a une compétition interne parce que quand vous avez 15 aspirateurs différents, votre distributeur, il va pas prendre les 15 aspirateurs, il va tenter de prendre uniquement ceux qui se vendent bien. C'est ça se comprend. Voilà.
Donc il y a cette logique là me semble pas dénuée de de bon sens. Le MA d'In France dans tout ça, est-ce que vous avez l'impression que c'est valorisé ou que c'est valorisable vis-à-vis des distributeurs ? Valorisable.
François, merci à vous. Alors effectivement, c'est valorisable. On le voit bien quand ils nous mettent en tête de gondole, on double les vente hein.
Donc c'est c'est flagrant quoi. C'est pas on passe du simple au double. Dès l'instant où les Français voient le drapeau bleu, blanc rouge, savent que le produit n'est pas truqué et n'est pas dangereux, ça marche immédiatement. dans le mine France.
De toute façon, le savoir-faire français, ce que je dis toujours et ce que je répète partout à qui veut l'entendre, vous allez dans les pays étrangers, quand on dit nous nos produits sont français, ça se vend c'est il faut le savoir hein. Donc le made in France marche en France mais aussi à l'étranger. C'est marche à l'étranger.
Oui. Oui. Bien sûr.
Très bien. Votre avis sur le made in France ? Seb, enfin monsieur Bro, mais comme vous représentez Seb, excusez-moi.
Je écoutez, je pense que ça intéresse une catégorie de consommateur indéiablement. H donc le fait de le valoriser, le mettre en avant, vous allez plus naturellement mettre votre produit à pororter des consommateurs. Mais je je crois que dans le la réalité du coût de la vie aujourd'hui et de l'inflation qu'on a connu ces dernières années, il y a une réalité qui s'impose à chacun des consommateurs et qui est d'aller chercher un produit qui correspond à son besoin au moindre coût.
Donc je je et et dans le domaine l'électroménager en tout cas le petit électroménager, c'est un des secteurs les plus délocalisés au monde. On est les derniers démocans, hein. On a dernière fabrication de centrale à vapeur en Europe, la dernière fabrication d'aspirateur en Europe.
Donc ça reste une capacité, on a une cette capacité à le faire parce qu'on a des bases en dehors de l'Europe qui nous permettent de de compenser certains segments qui sont pas forcément très rentables en France et qu'on serait plus capable de produire en France. Hm hm. Voilà.
Très bien. Pour l'instant, c'est bon pour moi. Mais Ouais, d'accord.
C'est intéressant ce dernier point parce que dans l'alimentaire, on a souvent des éléments de enfin voilà de qui nous fa ressentir les l'importance de désimportation, la pression des importations. Voilà. Donc, j'entends dans ce que vous dites que euh le fait de fabriquer en France est un véritable argument et euh et que finalement euh les marques extérieures ont quoi vous diriez quoi ?
Ont moins d'arguments de compétitivité sur le territoire français ou euh quand même un un argument majeur, c'est celui du prix. Celui du prix. Voilà.
Et comme je vous le dis, à mon avis, une bonne partie de la de la population qui est plutôt sensible à cet argument là plutôt qu'à celui de la manière dont c'est fabriqué. Je dis pas que c'est le cas. Vous avez une tranche de la population en tout cas qui est intéressée par le made in France, par le respect de l'environnement, par le respect de la respons la prise en compte de la responsabilité sociale.
Donc ça c'est une partie de nos consommateurs et puis il y a toute une partie de la population qui ou qui qui qui répond à une réalité sans chercher en terme de part de marché ça si vous avez des éléments peut-être pas là tout de suite mais voilà sur part de marché à l'importation enfin ce que ça représente et surtout s'il y a si ça a évolué ces dernières années regard de ce que vous nous disiez sur la concurrence asiatique notamment bah en ce moment je pense que enfin j'ai pas de chiffre à vous donner en ce moment parce que C'est on est sous le on est sous la vague. Enfin, l'offensive pour le coup dans dans la cadre de la guerre tarifaire qui nous impose le président Trump. Euh aujourd'hui, vous allez vous voyez débarquer dans toutes par tous les canaux de distribution des produits bon marchés chinois qui a quelques mois avant voire quelques semaines n'apparaissait pas dans certaines dans certaines deventures.
Donc on sent qu'il y a une offensive majeure avec des canaux de distribution qui se sont développés de la part de notamment nos compétiteurs chinois et qui poussent de tous les côtés pour essayer d'évacuer les stocks qui aujourd'hui n'entrent plus aux États-Unis. Et ça c'est une réalité. Alors, je peux pas vous dire ce que ça représente par de marché parce que les chiffres sont sans doute pas encore sur la place publique.
Mais ça c'est une réalité quand moi en tant que consommateur, je le vois tous les jours dans certains magasins où j'ai vu apparaître des produits, je peux vous donner un exemple, un air fryer à 20 ou 25 €. Enfin, c'est juste c'est impossible d'être compétitif en France sur ce type de produit. Et derrière, il y a quand même un vrai sujet, c'est-à-dire que vous l'avez évoqué, il y a aucun contrôle des normes de qualité.
Et c'est ce que j'allais dire, il respecte les normes. Voilà. Enfin, je pense qu'il y a eu des commissions sur le fait ou pas que les produits sous le seuil des demis respectent les normes ou pas.
On voit bien que c'est pas le cas. C'est pas possible de toute façon. Donc vous savez très bien que le CE chinois ça veut dire China export, ça veut pas dire voilà.
Donc euh il y a enfin sans sans voilà c'est c'est voilà c'est la guerre de la perception et en tout cas c'est aujourd'hui on est vraiment dans une dans une compétitivité accrue euh et je vous le dis enfin moi mon sujet en tant que groupe Seb c'est pas tellement mon rapport avec des distributeurs qui sont aussi face à cette concurrence c'est bien comment je survis euh face à une compétition qui est devenue exarcerbée affichée et sans aucun complexe et dangereuse. Euh et je je peux du coup ça vous amène à baisser vos marches et du coup on on peut pas trop les baisser nos marges parce que sinon on meur h en fait vous voyez enfin je veux dire 4 € sur 100 € il y a un moment pour rester compétitif il faut de l'innovation il faut de l'outil industriel si vous baissez ces margeslà parce que vous vous avez un objectif qui est de satisfaire le consommateur objectivement c'est pas notre enfin c'est pas notre responsabilité que le pouvoir d'achat du responsable on essaie de faire au mieux mais c'est pas notre responsabilité en revanche notre responsabilité c'est de conserver En tout cas, c'est comme ça que notre groupe le conçoit, c'est de conserver des emplois en France et on se bat tous les jours pour ça. Et je dis pas que c'est facile.
D'ailleurs, demain, on va annoncer un plan de transformation qui aura sû quelques impacts. Je dis pas que c'est facile, mais c'est vraiment l'objectif. Donc, on peut pas non plus trop descendre sous des marches.
Et croyez-moi, nos investisseurs nous reprochent suffisamment d'avoir des marches qui sont beaucoup trop faibles à leur goût. Et c'est eux qui vous soutiennent. C'est vos actionnaires, c'est vos banquiers, c'est vos investisseurs et ces analystes.
À partir du moment où il constatent que des marques concurrentes font le double pour des produits équivalents ou sur des gammes de produits équivalents, ils vous remettent très sérieusement en question et vous disent "Mais qu'est-ce que vous faites ? Comment à faire confiance à votre capacité à survivre finalement à cette compétition ?" Très bien, on va donner la parole à notre collègue Éveline Renault Carabillant pour une question.
Quel question à vous poser ? Qui ce qui tourne un peu autour du médine France ou des chaînes de valeur de production ? Donc euh le le Mine France, est-ce que aujourd'hui constitue encore réellement un levier économique dans les négociations pour tout ce qui sont les productions françaises ou est-ce que les arbitrages qui s'effectuent entre différents pays aident à efface cet avantage au profit d'une simple comparaison de prix ?
Donc est-ce que le prix est plus important avec la concurrence des pays plutôt que le produit Manine France ? On vous est quand parlé, je me rends compte que la concurrence internationale s'organise désormais autour des des chaînes de valeur complètes de la conception des produits jusqu'à leur commercialisation. Vous en avez parlé dans l'électroménager, les asiatiques aujourd'hui intègrent de plus en plus l'ensemble de ces différentes étapes et les industriels européens se concentrent peut-être plus davantage sur certains segments à plus valeur ajoutée sans maîtriser la totalité de la chaîne industrielle.
Ma question, elle porte pas simplement sur le lieu de la fabrication du produit, mais celle de la maîtrise de la chaîne de valeur. Et selon vous, sur quel segment précis de la chaîne de valeur est-ce que nos entreprises françaises consacrent-elles un avantage industriel par rapport à leur concurrents étrangers et asiatiques notamment ? 3è point, le made in France, il est fortement aujourd'hui, on essaie fortement de valoriser par des marques et par les consommateurs, mais il recouvre certaines réalités dans le cadre de la production qui sont quand même très différentes.
La finalité de ma question, c'est de dire dans les dans nos dans les entreprises telles que les vôtres, que recouvre vraiment le made in France ? parce qu'on sait qu'il y a certaines manières de matières premières qui sont importées, certains composants qui sont fabriqués hors de France. Alors, le médein France en terme d'étape de production, qu'est-ce qui est important ?
Qu'est-ce qui doit être réalisé en France pour qu'on le considère vraiment comme un produit de made in France ? Merci de vos réponses. Monsieur Del Puerto, euh la première question sur le MED in France, la création des valeurs euh entre la France et l'export, il y a une vraie différence, vous l'aviez tout à fait évoqué, euh en Asie, ce n'est pas du tout une guerre de prix.
La l'image de la France, c'est une c'est une excellente image. Euh ce n'est pas qu'une image, c'est un savoir-faire. D'autant plus que la la la marque de détriches et la marque Bron fabriqué fabrique fabriquera, je l'espère, des fours et des table induction, donc de l'électroménager dédié à la cuisson, à la cuisine.
Et c'est là où le méfance et les valeurs de la France prennent tout son sens parce que c'est la reconnaissance d'un savoir-faire culinaire et d'un d'un d'un art de vivre à la française qui est très importante et et là il y a tout de même une autre image que le simple le simples prix. D'ailleurs, un asiatique par exemple euh n'achètera jamais un produit enfin une certaine d'une certaine classe, je dis pas tous les premium mais d'une manière générale un consommateur asiatique quand il va les acheter, il va se dire que un produit qui est fabriqué en France va avoir une valeur ajoutée une technologie bien plus intéressante que celle de la Chine, hein. Voilà, parce que le savoir-faire encore en matière de cuison, il est il a été déterminant chez nous.
Euh la deuxième question, je sais pas si vous voulez qu'on répond. Oui. Allez, allez-y, répondez à tout à tout euh sur la sur la la chaîne surtout sur les bah la chaîne des valeurs.
Je vous ai expliqué un petit peu là où là où on était sur la sur la la le made inim France et le et le et et l'export. Euh plutôt, vous avez demandé quelle est la partie qui va être celle qui va mettre en valeur le plus le made in France. Alors pour ce qui me concerne, ça va être la cuisson, le savoir-faire en matière culinaire parce que on a travaillé essentiellement sur des programme des cuissons et à chaque fois que vous cuisinez quelque chose avec un de nos produits, vous vous retrouvez avec quelqu'un français qui avait cuisiné comme les français cuisinent.
Donc vous voyez que ça cette partie là vous ne pouvez pas limiter. Il y a des gens qui actuellement qui sont en train de vouloir acheter la marque Bron et la marque des diiches sans le brevet et les faire fabriquer en Chine ou peu importe ils vont les faire fabriquer les Slovénie et cetera, ils vont pouvoir le faire mais la technologie l'essentiel qui était de confier un aliment, un four, une table induction et obtenir quelque chose de qualitativement entendu gustativement et et que le rendu soit beau et et correct, bah en fait ça ils l'auront pas parce que c'est cette cette ces savoir-faire et ces recherches développement qui étaient très importantes. La troisème question que recouvre le M France ?
Pour nous c'était très simple, c'est la valeur du produit. D'accord ? Donc du coup c'est le pourcentage du signage hein qui a été réalisé en France.
Donc on est arrivé toujours à plus de 50 % de cette valeur du signage réalisé en France. On ne pouvait pas enfin on sait dans une ce qu'on appelle une bom un cahier dans lesquels vous allez avoir tous les toute la production d'un produit et ben vous pouvez savoir exactement si ces produitsl si ces composants là été fabriqués en France s'ils viennent dans notre produit et cetera et qui plus et même si vous par exemple vous sous-traitez le verre de l'induction chez son fabricant français si ça retrouve lui aussi il va aller le fabriquer dans un autre pays tout ça est contrôlé he onobtient pas le l'origine français on se dit juste en disant lié c'est C'est véritablement de l'analyse pour aller à plus de 50 % de la valeur du signage du produit. réponse.
Je pense pas que le prix soit le seul facteur. Euh déjà en en France en particulier, je vous dis, il y a différentes catégories de consommateurs et je pense que ce panel est de plus en plus nuancé et donc il faut essayer de s'adresser aux attentes des consommateurs à travers un certain nombre de de produits aux qualités diverses et variées. Certains vont s'intéresser au prix, d'autres à la qualité, la durabilité, d'autres à la fonctionnalité, d'autres à la connectivité, d'autres à à l'aspect esthétique.
Est-ce que ça va apporter sur une table en matière de décoration ou si ça va bien passer sur un selfie ou sur TikTok pour être pour être mis mis en avant ? Donc je pense que le prix n'est pas du tout le seul sujet qui pousse un certain nombre de consommateurs et et je rejoins mes ce qui a été dit, c'est-à-dire que aujourd'hui encore le made in France a du succès à l'exportation et typiquement notre notre usine de poil à Remidi qui est la plus grande usine au monde de fabrication de poil aujourd'hui on exporte notre marque TFAL en Corée du Sud et au Japon parce que c'est considéré comme du premium là où c'est considéré chez nous comme finalement étant quelque chose d'assez commun. Donc il y a cette étiquette là.
Je crains néanmoins que ça soit quand même très lié à l'image de la France à l'internationale. Oui, voilà. Et ça c'est quelque chose qu'on perçoit c'estàd que dans le cadre d'une perte d'une forme de perte d'influence que l'on perçoit, ça va forcément avoir un impact sur cette ce qu'on a véhiculé jusqu'à présent à l'extérieur et l'image que l'on porte.
Pense que la baguette et le ber on leur limite, on peut rester enfermé dans les années 50 si vous voulez mon avis mais je pense qu'un moment il faut qu'on se réinvente pour que on ait une image qui continue à porter à international. Ça c'est un sentiment vous le chiffrez. Ah ben je peux le chiffrer avec des éosions de marge notamment dans ces pays-là.
Après il y a c'est toujours multifactoriel he vous savez le problème du Japon aujourd'hui c'est l'inflation et le et le yen qui s'envole et donc forcément ça nous pose des difficultés pour être concurrentiel là-bas. Voilà. Non mais enfin si je peux me permettre, c'est intéressant parce que par exemple là on a eu les chiffres sur le le le tourisme en France et on voit que on atteint des sommets, on bat des sommets.
Donc on peut penser que à certains égards euh attra la la marque enfin la France reste attractive. on est sur un domaine touristique autre chose. Mais donc j'entends dans votre analyse que pour vous s'agissant des produits Médine France, il y a une certaine forme d'érosion quand même de Ouais, je je le press en tout cas dans votre secteur d'activité, vous ressentez un Je le press.
C'est pour ça que si vous avez des éléments chiffrés, c'est intéressant de savoir euh pour ce qui est de la euh de de la maîtrise de la chaîne de valeur et des et des avantages associés, euh je pense que la le premier avantage, je sais qu'on nous le reproche suffisamment de le mettre sur le devant de la scène, mais c'est quand même la préservation de l'emploi derrière le médine France. Et d'ailleurs, moi personnellement, j'ai pas j'ai pas la finesse pour définir aujourd'hui qu'est-ce qui doit être du made in France ou pas, mais je pense que vu de notre fenêtre, ce qui est mine France, c'est ce qui génère des emplois en France et c'est je dirais c'est notre seule préoccupation et pour le reste de toute façon aujourd'hui on a une dépendance à une chaîne de valeur qui vient de bien plus loin que des frontières françaises et on narrivera pas à s'en sortir rapidement parce que cette souveraineté là c'est la maîtrise de A à Z de toute la chaîne de valeur elle n'est pas réaliste aujourd'hui. Ce qui fait la force de nos concurrents chinois, c'est la matière première.
Ouais. Plus que le coût du travail. Tout à fait.
Le coût du travail, je pense que vous le savez aujourd'hui, nous dans une usine chinoise, on paye 4 € de l'heure un employé chinois et il est considéré comme étant bien payé. Je vous l'ai dit au début, en France, c'est plus de 35 €. Donc le coût du travail a un impact mais c'est pas pour nous le poste principal de de coût.
Le coût le principal aujourd'hui c'est que les Chinois se sont organisés pour le coup avec un écosystème qui est très vertical et qui permet d'avoir un accès à très bon marché à la matière première. Ce qui est pas du tout le cas pour nous que ça soit l'aluminium, le même le plastique et cetera. Et tout ça prend une part du produit qui est juste considérable et qui fait qu'on n'est pas tellement compétitif à cause notamment de ce facteur en particulier.
Je crois que dans et pour finir sur votre question sur le made in France, il y a pas simplement que les emplois, je pense qu'il faut aussi regarder l'écosystème qui est généré autour de l'activité. Nous aujourd'hui, notre écosystème c'est à peu près 300 entreprises pour ce qui est fait en France et cet écosystème vit avec nous. On dépend d'eux et ils dépendent partiellement de nous.
Et donc quand on veut définir le made in France en tout cas, je pense que il y a des emplois mais aussi les emplois indirects qui sont générés et je pense que c'est ça qui doit à mon avis primer sur cette approche du made in France. Alors, je sais qu'il y a des débat entre le made in Europe, le made with Europe en ce moment, mais je sais pas si on va avoir le même débat en France. Euh, mais globalement, en tout cas, l'ADN du groupe, c'est vraiment de la préservation sous une forme une autre des emplois en France, quoi qu'il arrive.
Très bien. Monsieur Marchau, vous vouliez donner votre point de vue ? Alors, à votre première question, euh, il y a effectivement le savoir-faire français.
Alors, moi, c'est pas du tout le même produit, hein. Vous imaginez ? C'est un petit produit.
Moi le la mature première, on s'abaisse, on va la chercher à Fontainebleau hein. On n'importe pas la matière première, tout est fait en France donc c'est beaucoup plus facile. Euh la chaîne de valeur.
Alors sur ces produits là, les étrangers savent qu'en France, on est soumis à des normes et que quand on vend un produit, il est de qualité. Et donc euh nos produits dans les pays asiatiques, ils l'emballent dans du papier crépon noir, ils le mettent en premium parce que c'est du made in France. C'est pas parce que c'est du duralex, c'est parce que c'est du made in France, hein.
C'est ça qui est important de bien de bien comprendre. C'est-à-dire que quand vous allez dans tous ces pays, alors sur une partie de l'Afrique, une partie de l'Asie, hein, ils disent si c'est français, de toute façon, c'est un bon produit. La différence pour nous, c'est la concurrence où effectivement eux ne s'embêtent pas à copier, s'embêtent pas à vous mettre des règles complètement obsolètes et effectivement nous ça nous bloque.
Mais le maî d'In France à à l'export est extrêmement puissant. Euh de là effectivement à perdre oui, je suis d'accord. Si jamais on continue à se casser la figure au niveau industrie, on va perdre notre souveraineté.
C'est clair. Je je le parlais moi dans le verrein. Vous avez le numéro 1 des arts de la table qui s'appelle Arc he qui étaient les verr saleries d'arc.
Vous avez Duralex, vous avez PX. Les numéros 1 du verre creux, ce sont les Français. Effectivement si jamais ces entreprises ferment, on sera plus les numéros et là on pourrait perdre notre souveraineté.
Donc euh ça c'est le un vrai vrai souci pour l'avenir. Et enfin effectivement, on en parlait l'emploi. Je vous rappelle que dans une industrie euh un emploi, c'est trois emplois à l'extérieur hein.
Donc euh dans les années 80, on avait moins de soucis euh financiers au niveau de la trésorerie, mais il y avait 25 % d'industrie, il en reste 9 %. Faut peut-être voir là peut-être cause a fait. Petite question pour répondir sur ce que vous venez de dire.
Monsieur, est-ce que vous pensez que votre stratégie d'avoir une gamme très étendue ? Parce que vous nous expliquiez qu'en fait la une des difficultés pour vous, c'est que les distributeurs commercialisent que deux à trois références alors que vous en avez 600 en magasin. Mais finalement, est-ce que c'est intéressant d'en avoir 600 en fait ?
Est-ce que vous avez avec vous arrivez avec les 597 autres à faire une marge qui compense. Alors euh c'est pour Duralex, c'est un peu spécial. C'est on va changer de stratégie hein.
Donc Duralex est sur une partie des arts de la table et à partir du mois de septembre va partir sur la décoration pour une autre partie de de ces marchés. Donc voilà pourquoi on double les références parce qu'on va sur un autre segment. D'accord.
Un autre segment de marché. Madame, moi je veux bien rebondir, si la présidente me le permet, je veux bien rebondir sur la déco parce que justement je je voulais arriver euh je voulais arriver à ça. On voit aujourd'hui un certain nombre de magasins de type action ou même Lidl pour ce qui concerne le petit le petit électroménager être à la fois très présent j'allais dire très frantés innovant entre guillemets ou en tout cas suivant les innovations du du marché sur lequel il se positionne. pour pour vous monsieur Marciano, la question de la phase déco qui arrive qui est aussi très présente avec toute une panoplie de toute une gamme d'art de la table de décoration de verre et cetera qui viennent souvent d'ailleurs copier du Ralex.
Ça ça commence à être un nouvelle manière de faire marcher en France. Enfin de ça ça devient un nouveau marché en France. Est-ce que comment ça impacte et combien ça impacte votre votre chiffre d'affaires ou euh vos affaires ?
Alors chez Durale Alex, je vous rappelle qu'on est en plan de relance donc on est en train de redresser la société. Effectivement, nous nous là-dessus, on n' pas d'impact vu que on va aller c'est nous qui allons, j'espère impacter les concurrents. Euh l'idée est simple, hein, c'est euh quand le consommateur ou la consommatrice achète si verr, on perd notre cliente pour 15 ou 20 ans.
Et donc et et parce qu'on change pas de verre tous les 15 jours. Hélas hein. Euh je vais lancer un jeu pour jeter les verrs comme ça au moins je crois que c'est je crois qu'il y a [rires] je crois qu'il y a un patron d'entreprise qui l'a déjà fait devant des journalistes.
Il semble aussi mais c'est c'est d'aller chercher des parts de marché supplémentaires sur la décoration. Et donc nous on espère relancer Duralex sur cette partie là. C'estàd que les consommateurs et consommatrices seront nos clients pendant les 15 ou 20 ans où on leur vendra pas de verre pour boire.
H d'accord. Et pour le petit électroménager, je pensais à Lidl ou mais il y en a d'autres comme ça où on a du petit électroménager pour vraiment, j'allais dire trois fois rien mais des montants très très très faibles. Donc du coup c'est faible chez Lidl.
Non non non. Donc Lidl effectivement, ils ont une concurrence bah de de d'entrée de gamme qui est qui est farouche hein et sur laquelle de toute façon on est incapable de on serait incapable d'être en concurrence en tout cas depuis nos productions nationales. Ça c'est juste pas possible.
Le seul moyen aujourd'hui de pouvoir être compétitif en en France ou en Europe, c'est d'avoir du haut de gamme ou du premium ou du haut de gamme ou une gamme moyenne qui est suffisamment élevée. Sinon, tout ce qui est entrée de gamme, ça a été tué par le par le la. Donc ça veut dire respecte les normes.
Ça veut dire que votre sujet votre sujet c'est de dire on abandonne ce segment là auquel on ne peut pas répondre et donc on fait du plus haut de gamme. On l'a déjà abandonné sinon on serait plus là. D'accord.
Très bien. C'était pareil pour pour ventre euh complètement pareil. D'accord.
Très bien. Ben écoutez, je vous remercie beaucoup. C'était très intéressant.
Merci beaucoup messieurs. Est-ce que il y aurait un élément qui nous n'aurions pas évoqué que vous souhaiteriez porter à notre connaissance ? Non, on n'est pas passé à côté d'un sujet important.
Je pense qu'on pourrait dire beaucoup de choses, mais le temps est contraint. simplement ce que on peut souligner c'est que dans les affaires de compétitivité il faut pas non plus oublier les injonctions contradictoires qu'il y a entre la durabilité et l'innovation voilà et que en poussant à une économie circulaire accrue qui est très vertueuse pour un certain cadre et le cadre environnemental en particulier on crée des conséquences qui sont absolument pas négligeables pour les industriels qui se retrouvent finalement avec des marchés qui deviennent bouchés. Alors, excusez-moi, du coup, j'ai un nouveau sujet qui me revient à l'esprit, un sujet qui me tient un petit peu à cœur, c'est Vous avez pas trop parlé des rep.
Euh, est-ce que ça a beaucoup changé l'économie de vos activités ? Les les les responsab les cocontributions en fait, la responsabilité parce que vous parlez de durée emploi et votre est-ce que ça alors ça pour le coup beaucoup changer votre marge, impacter votre marge ou votre modèle économique ? pour impacter nos marges pour ce qui est des enfin aujourd'hui la responsabilité élargie du producteur elle est encore très tournée vers la gestion de fin de vie des déchets.
H h c'est ça hein. On demande de mettre sur le marché un produit de s'assurer qu'à la fin ça soit pris en comp. Euh je pense qu'aujourd'hui avec l'économie circulaire et c'est la volonté de la loi AGC, il y a une vraie remise en question il y a une vraie remise en question euh de la chaîne de valeur et on se retrouve confronté aujourd'hui avec des gestionnaires de déchets qui avaient une propriété matière euh qu'il souhaitait garder soit parce qu'ils pouvaient recycler le plastique soit parce qu'il pouvait revendre et notamment en dehors des frontières européennes les métaux en particulier et donc il y a une injonction de vouloir faire du réemploi et donc de récupérer ce qui était assumé comme étant potentiellement des déchets au départ part pour en faire leur donner une deuxième vie.
Donc la loi c'est très économie sociale et solidaire mais aujourd'hui vous avez tout un écosystème qui s'organise autour de faire de la valeur et créer de la valeur autour de cette du réemploi en particulier. Aujourd'hui, ça fonctionne pour les produits qui reviennent à l'état neuf. En fait, c'est que le réemploi, c'est des produits qui pour une raison x ou y ont une panne de mise en service ou qui ont pas appué au consommateur.
Ils sont restés ils sont restés 15 jours, 15 jours dans les mains du consommateur. Ils ont été renvoyés. Donc, on les reconditionne.
C'est un peu ce que vous avez avec vos téléphones en particulier. Ça ça fonctionne assez bien parce que finalement, il y a pas tellement de gestes techniques à faire autour du produit. vous faites du repackaging.
Quand vous avez un produit qui a vécu 10 ou 15 ans déjà, vouloir le revendre à des consommateurs, c'est quand même beaucoup plus compliqué. Donc ça ça fonctionne pas génialement bien. Et donc c'est pour moi c'est un écosystème qui est en train de se remettre en question et la partie la participation enfin la partie écoparticipation aujourd'hui elle est problématique parce que les frais de fonctionnement des écosystèmes ou des éco-organismes qui gèrent ces reps augmentent.
Voilà. Et donc comme les refra de fonctionnement augmentent pour des raisons diverses et variées, il nous demande de d'augmenter nos é notre participation via les écoparticipations. Juste pour information, sachez, je voulais évoquer, nous on a mis en place une filière de collègues des ustensiles de cuisine qui est une filière privée à ce stade et qu'on est en train de développer avec une vraie ambition de la développer au niveau européen mais qui rencontre un certain nombre de réalités de terrain. he c'est un marché du déchet qui est extrêmement fragmenté.
Ça veut dire que vous devez être obligé d'aller voir toutes les communautés de communes les unes d'après les autres pour marcher pour passer des contrats. Voilà, la place dans les déchetteries est très est très recherchée. Donc le moins de mètre carré coûte extrêmement cher pour louer un emplacement pour pour mettre votre collecte ça.
Et et derrière vous rencontrez la fin de vie des recycleurs de métau qui voient d'un mauvais œil, disons-le franchement le fait qu'une partie de la matière parte dans une filière de ce type là. Voilà. Ouais.
Non, c'est compliqué. Je vous posais la question parce qu'on a eu on sort de la transposition de d'adu où il y avait tous ces éléments notamment sur les reps. Donc on est un peu sur le sujet en ce moment.
Je crois que ma collègue Evelyine du coup avait une nouvelle question. Oui. Non mais j'avais en vous entendant parler, j'avais une autre question à vous poser.
Est-ce que le fait qu'un produit est fabriqué français en France ou bien qu'il provient de d'un des d'une filière française ? Est-ce que vous avez l'impression que la négociation qui est faite entre les producteurs et les et les distributeurs facilite la négociation des conditions tarifaires ou les relations commerciales avec le distributeur ? Alors pour Durale Alex, oui oui nous c'est mais mais ça fa quand on dit mine France ils suivent ça euh on peut pas nier le contraire par contre toi je sais pas vous répondre franchement je suis pas dans les je je je suis pas dans les dans les négociations au quotidien je suis pas convaincu.
Je pense que là aussi ça dépend de ce que recherche le distributeur. Chacun a son a son intérêt commercial par rapport à certains types de produits. En tout cas, j' dire une ligne éditoriale sur laquelle il s'affiche.
Le Mine de France peut être une ligne éditoriale pour certains distributeurs, pas du tout pour d'autres. Je pense que c'est vraiment très dépendant de de l'écosystème auquel on s'adresse. Très bien.
Monsieur MPTO, vous voulez apporter Non non non pareil par rapport à la réponse, j'irai plutôt dans le sens de monsieur Broire voire même non. voir même non, il y a pas d'incidence sur sur une quelconque. Après, ils peuvent trouver par exemple en fonction de l'éditorial enfin de leur de leur euh de leur envie de de pousser un petit peu plus le in France, de faire une gamme spécifique par exemple quelque chose de Mais la négociation en global.
Juste pour finir sur ce que je disais, en fait, on il y a une logique de remade in France qui est qui qui rentre dans l'économie circulaire sur lequel aujourd'hui je pense qu' on ne capitalise pas assez euh et qui mérite en tout cas considération pour les chaînes de valeur. Voilà. Hm.
Mais juste moi ma conclusion c'est de vous dire pour exister aujourd'hui, il faut être innovant, il faut avoir un produit qui se vende. Voilà, ça veut dire qu'il doit être il doit avoir des fonctionnalités, on a des consommateurs qui sont exigeants. Il doit avoir des des fonctionnalités qui marchent.
C'est pas toujours évident parce que même en mettant les meilleurs principes de qualité, il faut que il faut que ça tienne. Il faut qu'il soit sexy le produit, c'estàd et et il faut qu'il soit un prix attractif. Et ça, distributeur ou pas, on est tous confrontés à cette problématique-là.
Et ce qui fait la capacité finalement d'un groupe ou de l'autre à survivre, c'est d'avoir au moins quelques produits phares qui se vendent bien et qui permettent voilà de de d'augmenter un peu le la capacité de vente. Très bien. Ben merci beaucoup messieurs, merci pour ces tous ces éclairages.
Merci à vous. Merci beaucoup et n'hésitez pas, je crois que vous avez des questionnaires qui vous ont été adressés voilà à nous nous faire passer. vous donner un autre parce qu'il y avait une copie sur je vous ai passé une mauvaise la mauvaise version.
D'accord. Pas de souci, monsieur. Très bien.
Anne-catherine Loisier