SOIR 3 POLITIQUE : invité FRANCOIS HOLLANDE
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Une nouvelle étape est-elle en train de s'ouvrir ?
- 0:26OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est le changement dans la continuité pour vous ?
- 1:06OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il reste quand même un compagnon de route pour vous ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faudrait, d'après vous, revenir à la jurisprudence Jospin quand il y avait un non-cumul ?
- 3:09OuverteRéponse directe
Est-ce que les écologistes peuvent devenir un risque politique pour vous ?
- 4:58RelanceRéponse directe
Vous vous êtes abstenu sur le texte, parce que vous estimiez que les propositions manquent de hiérarchie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« 'est la continuité dans le rétrécissement. »
- 0:40Invité politiqueFait
« Mais il y a un rétrécissement. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Je crois qu'il faut le laisser là où il est. »
- 2:08Invité politiqueFait
« 'était la règle. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Écoutez, franchement, est-ce qu'il est possible d'être maire d'une grande ville, président d'un exécutif départemental ou régional et ministre du gouvernement ? »
- 2:32Invité politiqueFait
« Je ne le crois pas. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Moi, j'ai toujours pensé que le PS devait être le plus fort. »
- 3:35Invité politiqueFait
« Et j'ai toujours pensé que le PS ne pouvait pas diriger seul le pays. »
- 4:03Invité politiqueFait
« Mais je ne dénie pas l'ambition d'être un jour la première force. »
- 4:24Invité politiqueFait
« La première, c'est que cette force écologiste dise clairement, et elle l'a fait, qu'elle est son camp, la gauche. »
- 4:36Invité politiqueFait
« mais il faudra y venir vite, c'est la constitution d'un accord de gouvernement, de coalition parlementaire pour le prochain quinquennat. »
- 11:15Invité politiqueFait
« Il fallait que nous puissions dire que chaque fois que l'espérance de vie s'allongeait, la durée de cotisation devrait elle aussi s'allonger. »
Temps de parole
- Invité politique59 %
- Invité16 %
- Invité 216 %
- ?6 %
- Présentateur2 %
≈ 26,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Cuc, Francis Letellier reçoit François Hollande.
Un
nouveau gouvernement vient d'être mis en place avec François Fillon à sa tête. Une nouvelle étape est-elle en train de s'ouvrir ? En tout cas, le décor pour 2012 se met en place. Pendant ce temps, où en est la gauche et en particulier le Parti Socialiste
?
François Hollande, bonsoir.
Bonsoir.
François Fillon reste Premier ministre, c'est l'actualité du jour. Un nouveau gouvernement est né. Est-ce que c'est le changement dans la continuité pour vous
? C
'est la continuité dans le rétrécissement.
La
continuité, elle est représentée par François Fillon et beaucoup de ministres qui étaient déjà dans le précédent gouvernement. Mais il y
a
un rétrécissement.
Le
centre, ce qu'il en restait, notamment à travers la personnalité de Jean-Louis Borloo, est maintenant en dehors.
L
'ouverture,
ce
qu'on en avait appelé l'élargissement de la droite vers quelques soldats perdus de la gauche, c'est terminé. Mais ça ne vous ravit pas, ça ? J'en fais le constat, mais on pouvait le faire déjà il y a 3 ans, lorsque
le gouvernement a été constitué. Parce que la fin de l'ouverture à gauche,
ça veut dire que Bernard Kouchner n'est plus ministre. Est-ce qu'il reste quand même un compagnon
de route pour vous ? Je crois qu'il faut le laisser là où il est. Et il a servi un gouvernement, il en tire aujourd'hui les conclusions, ou plus exactement, on les tire à sa place. Et moi, je ne veux ni l'accabler, ni l'appeler.
Et
puis enfin, rétrécissement, parce que cette diversité qui était à un moment un atout du gouvernement qui avait été constitué par Nicolas Sarkozy au lendemain de son élection, et qui était là aussi symbolisé par Ramayad, elle est derrière nous. Donc c'est un gouvernement de campagne, mais quand même.
Est
-ce que c'était ce que voulait vraiment Nicolas Sarkozy ?
Est
-ce que depuis 6 mois, c'était bien l'opération qu'il voulait engager
? Est
-ce qu'il n'a pas eu une nouvelle fois l'attitude brouillonne, chaotique
qu
'on lui connaît ? Et ça ne se termine pas en définitive par son propre affaiblissement.
Alain Juppé va entrer au gouvernement, il est numéro 2 même, et il reste maire de Bordeaux. Il y
a
une espèce de cumul. Est-ce qu'il faudrait, d'après vous, revenir à la jurisprudence Jospin quand il y avait un non-cumul
? C
'était la règle. Elle avait été d'ailleurs poursuivie quelques années par Jacques Chirac, président de la République, avec le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, puis Nicolas Sarkozy a là encore marqué une rupture. Écoutez, franchement, est-ce qu'il est possible d'être maire d'une grande ville, président d'un exécutif départemental ou régional et ministre du gouvernement ? Je ne le crois pas.
Est
-ce qu'il est possible aussi d'être président de l'UMP ou secrétaire général de l'UMP, maire d'une ville, avocat d'affaires ? Je ne le crois pas non plus. Mais ça, c'est une responsabilité qu'a prise Nicolas Sarkozy. Je la lui laisse. Je ne veux pas là encore, ici, trouver matière à polémique. Quand on est au gouvernement de la France, il faut le faire à plein temps.
On va parler maintenant de ce qui s'est passé à gauche ce week-end. Parce que vous avez vu que les écologistes se sont rassemblés, eux aussi, en créant ce nouveau mouvement, Europe Écologie Les Verts, qui est chargé, normalement, d'aller au-delà des rangs des écologistes. Est-ce que les écologistes, au sens large du terme, peuvent devenir un risque politique pour vous, OPS
? C
'est un partenaire, d'abord, avant d'être un
concurrent ou un risque. C'est pas un critiqué avec
le PS. Si
vous jouiez tout, on parlait. Si vous étiez comme les socialistes,
ils seraient socialistes.
Oui, mais est-ce qu
'ils
ne risquent pas de vous affaiblir à terme ?
Moi, j'ai toujours pensé
que
le PS devait être le plus fort. Non pas pour écraser les autres, mais pour donner la direction.
Et
j'ai toujours pensé que le PS ne pouvait pas diriger seul le pays. Aujourd'hui, on voit un seul parti, l'UMP. Je ne devrais même pas dire l'UMP. Le RPR, de l'ancienne époque, dirigeait seul le pays. Et c'est un bien. Je ne souhaite pas, donc, que ça se répète, y compris lorsque la gauche reviendra au pouvoir. Sauf
que quand vous dites que le PS doit être fort et doit être le premier, les écologistes, les Verts, Europe Écologie, vous disent « Ah non, pas du tout, nous, on peut être aussi des premiers ». On l
'a
vu au moment des régionales,
notamment, et ils le
redisent, là. Mais je ne dénie pas l'ambition d'être un jour la première force. Aujourd'hui, les écologistes ne sont pas cette première force. Mais ils doivent être des partenaires du Parti Socialiste. Et moi, je ne me plains pas... Ils sont fiables ? Je ne me plains pas de ce qui s'est passé ce week-end. C'est-à-dire, l'affirmation d'une force écologiste a deux conditions. La première, c'est que cette force écologiste dise clairement, et elle l'a fait, qu'elle est son camp, la gauche. Et la deuxième
condition... Et vous pensez que c
'est clair, là-dessus ? Oui, c'est clair. Et la deuxième condition, mais là, nous ne
l
'y sommes pas encore, mais il faudra y venir vite, c'est la constitution d'un accord de gouvernement, de coalition parlementaire pour le prochain quinquennat. C'est-à-dire, il faut une majorité, les écologistes et les socialistes, et d'autres encore,
communistes s'ils le veulent,
seront cette future majorité.
Sauf qu'avant de parler de plateforme gouvernementale,
il
faut savoir ce que veut faire le PS. Alors, il y a eu notamment la présentation du programme pour l'égalité réelle cette semaine. Vous vous êtes abstenu sur le texte, parce que vous estimiez que les propositions manquent de hiérarchie, qu'il n'y
a
pas forcément de financement derrière. Bon, finalement, c'est une critique à minima. Est-ce que c'est d'abord une façon de faire entendre votre différence avant tout, et puis pas autre chose ? Moi, je dis ce que je pense,
pour que ce soit utile
à
la gauche et au parti socialiste. Dans ce texte, il y a beaucoup de bonnes propositions.
Mais
si on les additionne, on sait qu'on ne pourra pas les réaliser, même dans un temps long. Donc ce que je dis,
et
ce qui doit être entendu, c'est que nous devons à la fois marquer un changement par rapport à ce qui existe. Moi, je dis, ce changement, ça doit être d'abord pour la jeunesse que nous devons l'organiser, le présenter. Et il faut que ce changement soit crédible. C'est-à
-dire
qu'il faut que ça s'appuie sur des propositions concrètes, pas trop, mais suffisamment pour emporter l'adhésion, et suffisamment
précises
pour être évaluées et
réalisées. Justement, quelle
pourrait être la proposition qui pourrait faire figure de slogan à vos yeux
? Moi,
je l'ai dit, c'est non pas un slogan, essayons d'avoir de la politique, quand même une ambition plus élevée. C'est de dire, concentrons tout sur la génération qui vient. Si elle réussit, nous réussirons tous. Et j'ai une proposition qui fédère toutes les générations, et notamment aussi bien pour la préparation de la retraite que pour l'emploi, c'est ce contrat de génération. tout employeur qui gardera un seigneur le temps qu'il puisse partir en retraite et qui embauchera un jeune ne paiera plus de
cotisation sociale. Ça fait partie des propositions.
Alors, que fait le PS au moment où on parle de remaniement gouvernemental ? Où en est-il réellement ? Patrice Machuré du service politique de France 3 nous rejoint. Bonsoir, Patrice. Bonsoir. Parce que, c'est ce qu'on disait tout de suite, le Parti Socialiste est en pleine réorganisation. Pendant ce temps-là, lui, Nicolas Sarkozy, continue d'avancer et se prépare pour 2012. Nous
allons le voir pour aujourd
'hui. On peut dire en tout cas qu'une campagne présidentielle, c'est un peu une course automobile. Pour gagner, mieux vaut partir en pôle position. Nicolas Sarkozy a mis du temps.
On peut
même dire qu'il a tourné en rond, mais il vient de le faire. Et vis-à-vis du Parti Socialiste, son principal concurrent, le candidat sortant, cumule les bonus. D'abord, il connaît le circuit après une victoire présidentielle. Ensuite, il tient le garage, la maison UMP. Et ce n'est pas l'arrivée de Jean-François Copé, au contraire, qui va changer ça, puisqu'il va y mettre toute son énergie. Dans son moteur, ce matin, François Fillon part communiquer à distiller le carburant de la future campagne présidentielle, la sécurité, la solidarité et l'emploi. Et peut-être surtout Nicolas Sarkozy a un pilote pour cette présidentielle. C'est lui.
Alors qu'en face, le Parti Socialiste, dont vous faites partie, François Hollande, semble ce soir un peu largué sur les retraites. La gauche n'a pas gagné. En tout cas, il ne semble pas la bataille de la crédibilité, même si elle a pour l'instant obtenue celle de l'opinion. Et sur le fond des propositions, vous en parliez tout à l'heure, qui tardent, on sent l'EPS fragilisé, partagé entre l'ultra-gauche et ceux qui se disent réalistes. Mais surtout, l'EPS n'a toujours pas de pilote pour la présidentielle. Et pour laisser ses chances à Dominique Strauss-Kahn, les primaires sont prévues pour l'automne 2011. Dans un an, une éternité dans le tempo politique imposé par Nicolas Sarkozy.
Alors, François Hollande, vous étiez pour des primaires avancées, dès le printemps 2011. Est-ce qu'aujourd'hui, face à cette équipe de campagne qui se met en place à droite, est-ce que vous pensez que vous allez être entendu pour une accélération du calendrier ?
D
'abord, pour rester sur votre métaphore
automobile, vous avez dit tous les atouts de Nicolas Sarkozy. J
'ai dit
quelques bonus. Quelques bonus. Quelques bonus. Mais le problème pour lui, c'est qu'il a un véhicule qui est maintenant d'occasion. Ça fait 5 ans qu'il l'a utilisé et il n'a pas conduit le pays là où il l'avait destiné. C'est-à-dire dans un progrès, dans des avancées, y compris même sur le thème du pouvoir d'achat. Mais je réponds à votre question. Moi, je considère que ce gouvernement, aussi brin que ballant soit-il, aussi rétréci soit-il, c'est un dispositif de campagne. La droite, autour de Nicolas Sarkozy, elle est en campagne. Et
le candidat de
la droite, c'est Nicolas Sarkozy.
À
partir de là, moi, j'ai fait des propositions depuis longtemps pour dire « Attention, ne laissons pas le temps s'installer. Prenons aussi un certain nombre de dispositions, y compris pour les primaires, ces fameuses primaires.
» J'aurais préféré
que nous puissions désigner notre candidate ou notre candidat avant l'été 2011.
Le calendrier
qui a été choisi par le Parti Socialiste, je suis loyal
et respectueux, c'est au mois
d'octobre ou novembre, je continuerai de plaider, compris au début de l'année, pour que nous puissions aller plus vite. Aller plus vite, pas simplement sur la désignation du candidat, aller plus vite sur les alliances, parce qu'il faut que nous ayons un dispositif cohérent, et aller plus vite sur les propositions.
François Hollande, ça fait deux ans que Martine Aubry est à la tête du Parti Socialiste, là, tout de suite, là, deux ans pile. Est-ce qu'elle fait du bon travail
?
Oui, elle fait du travail. Du
bon travail.
Et ce travail est bon. est bon à chaque fois que nous pouvons nous rassembler. Mais l'unité, qui était finalement très dégradée, elle a été au prix
d
'un certain nombre de confusions, parfois. Lesquelles ? Donc, il faut... Vous pensez à quoi ou à qui ? Non, mais confusion, où nous avons été tous ensemble, quelles que soient nos sensibilités, confusion quelquefois sur les propositions. Il faut donc qu'à un moment... Mais c'était son devoir. La synthèse, la fameuse synthèse que j'ai portée pendant des années au Parti Socialiste, Martine Aubry l'a reprise et elle a eu raison. Il
faut faire l'unité. Mais en
même temps, il faut un moment, et c'est là que nous arrivons au choix essentiel, faire la clarté.
Alors justement, il y a quelque chose qui pose problème parfois, c'est le rôle de Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui représente l'aile gauche du Parti Socialiste et qui est parfois critiqué pour ses prises de position par vos amis ou par vous-même parfois. Est-ce que Benoît Hamon est un problème au PS ?
Écoutez, moi, j'ai dirigé pendant 10 ans le Parti Socialiste. Je ne vais pas être dans le commentaire de ce que fait ou de ce que ne fait pas le Parti Socialiste.
J'ai pris
une disposition d'esprit qui est de faire moi-même des propositions et de les mettre au service de mon parti et de la gauche. Je
ne suis pas là pour dire ce qu'ils ont fait ou ce qu'ils ne sont pas faits. Sur le retour de la retraite à 60 ans, je l'ai dit...
Poussé
par l'ultra-gauche
dont Benoît Hamon, ça vous dit que vous êtes démarqué là-dessus. Je n
'ai
pas eu à me démarquer. J'ai pris ce qu'avait été la position du Parti Socialiste. Quelle était-elle ? Je la rappelle. Il fallait que nous puissions dire que chaque fois que l'espérance de vie s'allongeait, la durée de cotisation devrait elle aussi s'allonger. Est-ce clair ? Deuxième principe, il faut
que... Mais Benoît Hamon, je vous parle
de ce qu'est la position du
Parti Socialiste. Oui, mais c'est la parole du
Parti Socialiste. Ça, vous poserez les questions à ceux qui le dirigent. Moi, je vous dis ce qu'est la position du Parti Socialiste sur les retraites. Le deuxième principe, c'est qu'il faut que nous élargissions les cotisations à tous les revenus pour que ce soit juste. Et le troisième principe, c'est qu'il faut que les seniors, l'emploi des seniors soit une priorité. Il ne peut pas y avoir d'avenir des retraites s'il n
'y a
pas de travail pour ceux qui, à 56, 57 ans, 58 ans, et au-delà même, doivent cotiser pour avoir une retraite à taux plein.
L'avenir immédiat maintenant avec vous, Patrice, les événements de la semaine à venir. Oui, alors évidemment, il y aura beaucoup d'actualités autour du remaniement, notamment une prise de parole prévue peut-être jeudi par Nicolas Sarkozy, mais rien n'est en tout cas confirmé. Ce qui est confirmé, c'est lundi-mardi, l'International Socialiste qui s'arrête à Paris avec son président, Georges Papandréou, le premier ministre grec qui parlera économie mondiale et changement climatique, aidé de Martine Aubry et Ségolène Royal qui vont faire un discours. Ségolène Royal qui est vice-présidente, il faut le rappeler, de
l
'International Socialiste. Mercredi, le PS toujours devrait dévoiler ses propositions, on va dire enfin, sur la sécurité, un thème de campagne présidentielle. Mercredi encore, rencontre à l'Elysée au sommet entre Nicolas Sarkozy et Dominique Troscan, même si au menu, ils parleront du G20. On aimerait bien une petite souris, mais on ne le sera pas forcément. Et enfin dimanche, deux leaders populistes qui tiennent congrès. C'est un hasard du calendrier. Le parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan sera lui à Paris pour son congrès Debout la République.
Je reviens sur une chose parce qu'on va beaucoup voir dans les semaines qui viennent Dominique Troscan et Nicolas Sarkozy côte à côte. L'un parce qu
'il
est président du G20, l'autre parce qu'il est directeur du FMI. Est-ce que cette proximité ne va pas finir par brouiller les pistes un petit peu
?
Chacun sait ce que fait Dominique Troscan. Il est à la tête du Fonds monétaire international.
Nous
avons une actualité riche sur le plan de la régulation financière du système monétaire international. Il doit travailler. Oui, mais
il est candidat possible aussi du PS Il
est directeur du FMI.
Oui, il est candidat
possible.
Pour l'opinion
publique, cette proximité-là, elle ne risque pas de brouiller un peu
les repères
? Quand il a accepté cette fonction, il savait ce qu'allait être le calendrier, ce qu'allait être sa tâche. Donc il a pris ses responsabilités. Et je ne me plains pas qu'il les ait prises. C'est plutôt mieux d'avoir Dominique Troscan à la tête du FMI qu'un libéral. Après, il y a la responsabilité pour la suite, c'est-à-dire pour l'élection présidentielle.
Je
ne crois pas, je l'ai toujours dit, qu'on peut se préparer à une élection présidentielle dans les dernières semaines.
Je
considère, c'est ce que, en tout cas, je m'applique à faire, qu'il faut prendre
en
amont, très en amont, ce rendez-vous. Ce
qui veut dire que... c'est
difficile,
parce
que c'est une tâche qui est elle-même très lourde, président de la République, et une campagne qui sera forcément extrêmement délicate.
Donc, pour Dominique Troscan, c'est déjà trop tard.
Non, mais c'est à lui de faire ce choix. On verra bien. Pour l'instant, le calendrier ne lui impose pas de se déclarer. Ce que je dis, c'est que, de toute manière, quel que soit le candidat, il doit d'ores et déjà réfléchir, se préparer, s'organiser pour être là, au moment décisif, en situation de gagner et ensuite de présider le pays. Parce qu'il faut quand même changer.
François Hollande, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous restez encore quelques minutes avec nous. On va revenir sur la composition du gouvernement puisque c'est la...