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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 2 décembre 2019 7 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Opérations extérieures de la France, Turquie, OTAN : François-Xavier Bellamy invité de Public Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Permettez-moi de vous dire que je crois qu'il faut distinguer les deux dimensions de cette actualité : l'hommage national et la stratégie au Mali.

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Pour ma part, il me semble que oui, il serait mal venu de retirer nos troupes du Mali.

  • 3:01OuverteRéponse partielle

    Comment convaincre les Européens de renforcer leur engagement au Mali ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Êtes-vous plus sur la ligne de Macron (défense européenne) ou sur celle de von der Leyen (OTAN) ?

  • 7:01OuverteRéponse directe

    Faut-il exclure la Turquie de l'OTAN et définitivement fermer la porte de l'UE ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01François-Xavier BellamyFait
    « il serait mal venu de retirer nos troupes du Mali et notamment de les retirer après cet épisode dramatique »
  • 2:00François-Xavier BellamyFait
    « nous ne sommes pas en train de battre en retraite devant un ennemi »
  • 3:01François-Xavier BellamyFait
    « il faut que nos alliés viennent nous renforcer dans la lutte que nous menons »
  • 4:00François-Xavier BellamyFait
    « il faut penser de façon plus globale la situation sécuritaire dans ce pays »
  • 5:01François-Xavier BellamyFait
    « je ne prétends pas être un expert de la question »
  • 8:00François-Xavier BellamyFait
    « j'ai toujours été opposé à l'entrée de la turquie dans l'union européenne »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

l'autre sujet aujourd'hui c'est cet hommage national que la france va rendre à 7 13 soldats tués au mali en combattant des djihadistes hommage national cet après-midi et hier dans le journal du dimanche la tribune de jean luc mélenchon qui dit qu'il faut le retour de nos soldats qu'est ce que vous avez pensé de cette tribune d'abord permettez moi de vous dire que je crois qu'il faut distinguer les deux dimensions de cette actualité l'hommage national ne devrait pas être l'occasion d'un débat politique c'est une nécessité absolue que l'unité que nous devons à ces soldats qui sont tombés pour la france pour la paix pour notre sécurité au mali donc c'était pas je crois que cette très belle salle moment mais en tous les cas je voudrais en abordant ces deux questions les distinguer absolument je serai cet après-midi présent pour cet hommage national et je pense que toute la france sera et doit être unie dans ce moment fondamental la deuxième chose c'est la question effectivement de notre stratégie au mali pour ma part il me semble que oui il serait mal venu de retirer nos troupes du mali et notamment de les retirer après cet épisode dramatique nous ne sommes pas en train de battre en retraite devant un ennemi et le fait que 13 personnes soient mortes que c'est trés soldats aient donné leur vie ne doit pas nous conduire sans doute ne l'aurait-il pas voulu eux mêmes dans un geste de panique a annulé toute une opération dans laquelle se joue pour une très grande part notre sécurité je le disais à l'instant et l' équilibre de cette région sans aucun doute faut-il revoir en revanche nos modes d'intervention il ya une stratégie qui évidemment est à repenser en 2013 nous apparition comme les grands vainqueurs dans cette région au mali après avoir bloqué l'attaqué des terroristes qui menaçait de prendre le contrôle de ce pays aujourd'hui on le voit bien la situation s'enlise sans du magal toutes les options stratégiques doivent être mises sur la table pour vous c'est quoi la bonne option il a raison de ce point de vue là moi je ne prétends pas être un expert de la question et je pense qu'il faut comme il le dit et c'est tout à fait sensé prendre le temps d'examiner les options stratégiques nécessaires mais accordons nous sur au moins deux dimensions fondamentales il faut que nos alliés viennent nous renforcer dans la lutte que nous menons au service de non seulement de la france mais de toute l'europe et de la sécurité du monde et puis deuxièmement je pense qu'il faut penser de façon plus globale la situation sécuritaire dans ce pays dans cette région aujourd'hui on fait face à des groupes terroristes qui sont difficilement contrôlables sur un territoire immense mais il faut aussi poser la question se posait la question de tous les trafics qui les financent de tous les moyens qui les soutiennent pour pouvoir tarir la source d'une certaine manière au lieu de s'attaquer c'est justement ça fait six ans que les gouvernements tant souffrance olemps dessous emmanuel macron appelle les européens à venir au mali visiblement ils n'ont pas envie comment les convaincre les européens sans doute ne ne viendront pas massivement au mali pour beaucoup de raisons d'ailleurs arnaud danjean à a eu l'occasion de répondre à vos confrères du figaro il ya quelques jours sur ce sujet qui siège avec nous au parlement européen et qui est membre de la de la commission de la défense il explique très bien d'ailleurs en connaisseur de ces questions pourquoi culturellement politiquement stratégiquement nos alliés ne sont pas familiers de cette région et non pas aujourd'hui la capacité de s'y engager massivement cela étant dit nous pouvons renforcer les coopérations qui nous permettront de soulager notre pays de l'effort auquel il consent encore une fois au profit de la sécurité de toute l'europe et de nos alliés d'une manière plus générale je crois qu'il ya plusieurs pistes à explorer d'abord il faut réfléchir à la manière dont nous pouvons et ce serait tout à fait légitime être soutenus dans notre effort financier au service de cet objectif surveiller ça vaut le coup c'est facile de mettre ce sujet sur la table et on doit pouvoir l'évoquer et puis deuxièmement il ya la question qui se pose une vraie question qui se pose de nos alliances aujourd'hui le président la république a mis sur la table de manière peut-être un peu trop caricatural la question de l'otan mais c'est une question majeure malgré tout on peut aussi réfléchir à nos alliés africains il n'y a pas que les alliés européens qui sont en jeu et aussi la manière dont les autres pays africains doivent pouvoir monter eux aussi en première ligne pour faire face à cette menace justement puisque vous parlez de l'otan est ce que vous êtes plus sur la ligne d manueel mâcon qui privilégie une défense européenne ont plu sur la ligne dure cela 20 la nouvelle présidente de la commission européenne qui elle défend l'otan je crois que ce serait une grande erreur de penser qu'il faut développer notre effort de défense sur le plan européen au détriment de l'otan une grande erreur pourquoi parce que tout simplement l'immense majorité de nos partenaires européens n'y sont pas prêts j'étais en allemagne à la veille de la commémoration de la chute du mur de berlin au moment où le président de la république a publié cet entretien dans lequel il dit que l'otan et les balles j'ai vu l'effet dévastateur de cette expression bien sûr il ya un problème qui se pose sur la manière dont l'otan aujourd'hui pense sa stratégie bien sûr qu'il ya un problème quand la turquie qui déstabilise tout le moyen-orient est membre de l'alliance atlantique ça n'enlève rien au fait que aujourd'hui pour beaucoup de nos partenaires notamment en europe de l'est mais aussi nos partenaires allemands l'otan reste le levier essentiel mais ça n'est pas tant que les classes au contraire d'une certaine manière il leur en force en tous les cas ils obligent tous ses alliés à se prononcer de façon très forte en soutien de l'otan et d'une certaine manière du coup à déserter un peu le champ de cet effort que je crois pourtant nécessaire comme lui en matière de défense sur le plan européen nous voyons très bien aujourd'hui à travers le comportement du président des états unis qu'il est absolument nécessaire que l'europe se donne les moyens de son autonomie stratégique non pas à travers une armée européenne qui est une pure chimère en tous les cas à laquelle je ne crois pas du tout mais en développant par exemple j'aurais l'occasion de m'en occuper au parlement européen comme rapporteur sur le fond européen de défense en développant une vraie industrie de défense qui soit capable de garantir à l'europe son autonomie dans ses propres décisions stratégiques dans ses décisions d'intervention à propos de la turquie donc le président à erdogan a quasiment insultes emmanuel macron et willis et c'est monsieur macron qu' un état de mort cérébrale faut-il exclure la turquie de l'otan est définitivement lui fermer la porte de l'union européenne bien sûr évidemment et d'ailleurs il me semble que la situation actuelle impose plus que jamais pour ma part j'ai toujours été opposé à l'entrée de la turquie dans l'union européenne je pense que c'était une fiction absolue et je crois qu'il est temps enfin nous l'avons dit d'ailleurs tout récemment au parlement européen de fermer la porte de ces négociations absurde avec un pays dont on voit bien non seulement qu'il n'est pas européen par l'histoire par la culture par la cie lisa sion mais aussi qu'aujourd'hui dans le présent et dans l'avenir il a des objectifs qui sont très différents de ceux que nous poursuivons par exemple dans cette région du monde il faut évidemment qu'on arrive à stabiliser notre lien avec la turquie avoir un dialogue avec cet état qui par définition doit être un sujet important pour l'europe mais la turquie n'est pas un pays européens et la turquie le montre manifestement aujourd'hui elle n'a pas les mêmes objectifs stratégiques que nous comment partager une alliance militaire ou un partenariat d'union avec un pays qui est si étranger à nos conceptions du monde et à notre manière de penser l'avenir de cette région