Tables rondes sur la RSE et la conjoncture économique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bien je vous propose de démarrer nos échanges chers collègues mesdames messieurs évidemment je vous remercie de votre présence au Sénat cet après-midi pour une table ronde qui conclut ne cycle d'audition que nous menons depuis février en vue d'actualiser le rapport que notre délégation aux entreprises du Sénat a consacré à la RSE les rapporteurs dont deux sont présents Martine Berthet et Florence blatrix compta mais côté en 6 mois le climat autour de ces sujets a-t-il changé question jamais le SG avec les critères environnementaux sociaux et de gouvernance a été autant contesté et jamais autant nécessaire pour les entreprises en mai Elon Musk influant patron de Tesla reprise banni de l'index SCP 500 pour sa gestion sociale Twitter le SG est une vaste arnaque une escroquerie cet été dans son numéro du 23 juillet y économiste considérait que les investissements agés sont devenus une mode qui influence de plus en plus sur les comportements des entreprises l'État français est en train de revoir profondément son label ISR investissement socialement responsable créé en 2016 un rapport d'inspection générale des finances ayant établi qu'il n'était plus crédible ni pertinent et devait évoluer radicalement sous peine de cautionner du greenwashing pourtant les indicateurs âgés deviennent l'un des principaux critères d'investissement l'Union européenne oblige les entreprises à rehausser le niveau d'information extra-financière avec la directive CSRD en cours de finalisation une double bataille doit être conduite celle de l'harmonisation pour faire converger les référentiels celle de la simplification pour permettre au PME souvent embarquée indirectement dans les chaînes de valeur en effet même si réglementairement elle pense échapper à la réglementation VG elles doivent se mettre à niveau afin de continuer à accéder à certains marchés et se financer parmi les nouvelles obligations qui pèseront bientôt sur les entreprises et notamment les PME nous nous intéressons également à l'affichage social quel est son coût sommes aussi étonné de constater que l'administration continue de demander à une entreprise qui concourt pour un marché public de prouver qu'elle est engagée dans une démarche RSE alors qu'elle bénéficie de label reconnu par l'État nous aimerions avoir votre sentiment à ce sujet après un bref exposé luminaire de chacun d'entre vous nous échangerons de façon plus interactive particulier avec les rapporteurs qui complètent leur information je précise que notre table ronde sera diffusé en direct et en vidéo à la demande sur le site internet du Sénat elle sera également retransmise en direct sur Twitter et sur linkel je vous donne maintenant la parole et je vous propose que nous commencions peut-être par le MEDEF si vous voulez madame Carla voilà vous m'entendez oui merci monsieur le Président merci mesdames les rapporteurs et merci de pour cette audition donc je vais je vais introduire mon cours proposliminaire en deux parties d'abord des observations générales de ce pourquoi vous nous avez auditionné et puis quelques propositions également quelques observations générales d'abord nous constatons tous qui a une véritable volonté politique en France et en Europe de construire un modèle économique plus juste plus durable plus inclusif ça c'est formellement le politique s'en est emparé forte demande de la société civile également puisque sans cesse la société civile en appelle à davantage d'encadrement réglementaire de la responsabilité des entreprises mais aussi leur trempe leur transparence sur des enjeux environnementaux sociaux ou encore des tiques des affaires donc les entreprises en définitive sont soumises de plus en plus à des obligations de reporting de demandes d'indicateurs d'engagement actionnarial de manière directe mais également de manière indirecte à travers les obligations du monde de la finance par exemple face à cela il y a des enjeux forts pour les entreprises et pour notre pays de souveraineté et de compétitivité de nos entreprises mais finalement de notre économie également d'une part parce que pour nos entreprises toutes ces réglementations et ses indicateurs et ses reportings implique une certaine forme d'ingérence dans l'organisation et l'administration des entreprises elles-mêmes mais également cela peut engendrer une certaine forme de distorsion de concurrence vis-à-vis des entreprises de pays tiers qui n'auraient pas ces mêmes obligations de reporting donc la question qui est posée c'est la définition du modèle européen que nous souhaitons notamment en matière de reporting et quelle phase de quelle façon ce modèle européen pourra s'imposer au niveau international parce qu'il n'y a non seulement notre compétitivité et notre souveraineté de nos entreprises de notre continent mais nous sommes dans un monde très ouvert encore pour que les entreprises de notre point de vue s'empare de ce modèle nous souhaitons véritablement avoir une politique globale et systémique pour que tous les sujets qui paraissent aujourd'hui pour quelqu'un qui les découvrirait indépendant et technique puisse être pris globalement dans leur considération par exemple l'absence de considération d'obligation déjà existante qui ont précédé les réflexions actuelles la multiplication d'initiative avec des calendriers qui sont parfois non coordonnées voire contradictoire ton niveau national européen fait que le cadre législatif et réglementaire est trop trop instable et pour une entreprise finalement lui fait perdre de vue la réalité opérationnelle qui rendrait applicable ces mesures donc il y a pas forcément de volonté d'être contre mais il y a une incapacité à comprendre la cohérence d'ensemble et la finalité de l'ensemble donc il y a véritablement de notre point de vue un besoin de cohérence et de stabilité pour pouvoir les mettre en place ce n'est pas pour les réfutés c'est pour pouvoir les mettre en place donner de la visibilité mais surtout ne pas perdre de vue l'objectif initial du reporting et de la transparence des informations qui sont des objectifs de pilotage de transformation de nos entreprises et non pas des objectifs de compliance c'est un objectif stratégique d'accompagnement de la transformation de nos entreprises et non pas du contrôle pour du contrôle sur le plan j'en ai fini avec la première partie de mon propos liminaire sur le plan des propositions que nous souhaiterions partager avec vous nous avons constaté dans nos entreprises que la RSE est de plus en plus un facteur véritablement de différenciation et de compétitivité nous nous sommes tout à fait pour ces stratégies fondées sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises c'est véritablement un changement de paradigme un changement de pilotage stratégique dans nos entreprises avec une vision vraiment intégrée de ce qu'est la performance d'une entreprise et pas la fermant la performance exclusivement financière mais la performance financière et extra-financière mais cette démarche innovante ne doit jamais perdre de vue l'objectif ultime d'une entreprise qui est sa pérennité et sa stratégie de création de valeur de création de valeur et donc on ne doit pas l'amputer de facteurs lui permettant de créer de la valeur donc le pilier social et sociétal bien évidemment sont au cœur de notre actualité dans les entreprises de notre entreprise si je parle simplement de sujets comme l'inclusion la diversité et l'innovation managériale aujourd'hui une entreprise ne peut plus être performant soit attractive si elle n'intègre pas ça dans sa stratégie donc les propositions qu'on peut mettre au débat en tout cas à la réflexion sont les suivantes d'abord travailler à mettre un cadre lisible et stable sur les obligations s'appliquant aux entreprises vraiment lisible stable et cohérent première proposition deuxième proposition qui va avec la première de simplifier ce millefeuille réglementaire c'est pas une question de simplification pour simplification c'est pour l'applicabilité du réglementaire on veut bien être aidé à voir comment on dit en mauvais français des guylines mais il faut pour cela que ça soit réappropriable par n'importe quel type d'entreprise d'introduire au passage ça a été presque évoqué dans votre propos introductif monsieur le Président dans le reste de la société un même niveau d'exigence c'est-à-dire que l'entreprise semble être dans ce qu'on attend de nous le futur champion de la vertu et pourtant on ne travaille pas seul quand on est dans l'entreprise on est entouré de parties prenantes et les nouvelles parties prenantes il y en a les ONG par exemple et puis bien évidemment les pouvoirs publics les institutions publiques les acteurs publics sont des parties prenantes fort connus des entreprises nous demandons simplement le même niveau d'exigence avec ces différentes parties prenantes quand nous devons faire ce reporting extra-financier quatrième proposition accompagnée et soutenir les entreprises dans cette transformation et faire connaître et reconnaître les bonnes pratiques et les actions exemplaires des entreprises alors je vais être un petit peu plus précise faire connaître et reconnaître et accompagner les entreprises ça peut par exemple c'est ce que nous avions élaboré lors de la campagne des élections présidentielles en 2022 au MEDEF un accompagnement pour être par exemple la création d'un portail un portail France transtransition pour faire connaître déjà tous les dispositifs existants ce plan environnemental sociétal et gouvernance mais également une fois qu'on a une bonne cartographie des outils existants proposer des outils pédagogiques des outils opérationnels pour que les entreprises puissent se réapproprier derrière cette cartographie des dispositifs existants ça c'est très concret c'est un portail comme on l'a dans France Nîmes par exemple mieux valoriser également les engagements volontaires parce que une entreprise comme je vous l'ai dit aujourd'hui n'attends pas forcément le règlement entre guillemets pour bien faire je mets beaucoup de guillemets à bien parce qu'il y a on peut qualifier ça comme on veut mais en tout cas aujourd'hui au cœur de sa stratégie elle peut avoir anticipé même certains règlements et ça ça pourrait être valorisé valoriser à travers une reconnaissance par exemple davantage dans les appels d'offres j'ai anticipé j'ai une reconnaissance dans les appels d'offre publique de manière obligatoire pour l'État et pour les collectivités troisième proposition compenser les contraintes écologiques qui sont imposées par la loi ou les règlements par exemple en faisant connaître en même temps que ces contraintes les financements dédiés à la transformation des entreprises sur ces mêmes contraintes pour se dire finalement je sais pourquoi je le fais et je vais t'accompagner et je vais avoir un levier et je deviens vertueux avec mon institution quatrième proposition inciter notamment les ETI les PME les TPE financièrement à mesurer leur impact en quelque sorte si je puis dire qu'il y a une certaine forme de carotte pour qu'elles aillent faire ces mesures d'impact et qu'elle se disent finalement ce n'est pas un coup ça n'est pas une corsicion c'est véritablement encore une fois un levier pour ma performance d'entreprise avant dernière proposition avoir une garantie parfaitement claire de la réglementation et éviter de surtreposer au niveau national ce qui pourrait sortir au niveau européen dernière proposition pour être tout à fait pragmatique et non pas dogmatique de monter demander une étude d'impact des nouvelles mesures de reporting extra-financier applicable potentiellement applicable aux petites et moyennes entreprises pour ne pas perdre de vue l'objectif que je vous rappelle qui est l'accompagnement à la transformation des entreprises en vue d'une meilleure compétitivité d'une manière attractivité je vous remercie merci Madame le vice-présidente votre intervention je vais continuer peut-être avec le métier madame Grandjean si vous voulez bonjour mesdames bonjour Monsieur Merci Merci de me donner la parole au nom des entreprises de taille intermédiaire que je représente ici effectivement en tant que vice-présidente du métier mais également en tant que chef d'entreprise d'une ti familiale qui s'appelle Redex et qui est implanté dans la région Centre Val de Loire en liminaire de cette table ronde nous voudrions confirmer le métier notre volonté de poursuivre nos engagements en termes de RSE et notre intérêt dans le déploiement de ces normes ou ces affreux acronymes c'est rdcsdd alors comme en fait nous les appelons de nos vœux nous voudrions tout simplement que ces textes européens et français soient en adéquation avec nos moyens avec notre temporalité dans un contexte économique actuel qui est très dégradée et que ces textes se basent sur des critères pertinents en phase avec nos stratégies ceci afin effectivement que nos rapports extra-financiers soient tout aussi régulier sincère et fidèle que le son nos rapports financiers je voudrais rappeler que les ETI françaises qui ne sont nombreux que de 5400 en France représentent plus du tiers des emplois industriels un tiers des exportations françaises et un quart des investissements aéré D et elles n'ont pas attendu qu'on leur impose quoi que ce soit par la loi pour déployer leurs actions RSE concrètes dans leur territoire 75% des ETI sont implantés en région dans les territoires et elles ont une vision à long terme et ça change tout lorsque vous regardez à 5 10 ans votre implantation et la continuation de votre de votre entreprise donc elles sont engagées par nature par structure elle s'engage principalement auprès de leurs salariés dans leur territoire auprès des pouvoirs publics locaux régionaux et auprès de leur fournisseurs tout ça pour créer un écosystème je vais être harmonieux tout simplement et pérenne 95% des ETI déploie des actions spécifiques dans leur territoire 60% ont déjà adopté un label ou une charte pour mesurer leurs évolutions et la dpef encore un très joli acronyme est un outil en fait c'est un outil qui sert pour les ETI sous tendre notre politique RSE et un outil de promotion de nos actions ce n'est pas un outil de communication c'est un outil d'action mais alors maintenant faisons très attention toutefois à la multiplication des déclarations obligatoires les directives qui sont en cours ne sont pas du tout en phase avec nos moyens et notre temporalité je vais prendre un exemple très simple dans mon entreprise donc 200 salariés en région Centre-Val de centre Val de Loire j'ai un tiers temps actuellement qui s'occupe de répondre aux statistiques Insee avec ces nouvelles directives je pense que je vais passer à un pas de 1/3 je vais passer un temps plein c'est un coup c'est une opportunité à développer autre chose et c'est une un coup qui fera qu'en sorte je ne pourrais pas agir sur des actions RSE à la place de simplement déclarer parce que les textes actuellement s'appliquent aussi bien pour les grands groupes que pour les et la catégorie ETI n'est pas considérée ou n'est pas regardé dans ces directives actuellement au niveau européen donc attention à la multiplication des déclarations attention également à la visibilité ça très bien été dit par le MEDEF nous n'avons aucune visibilité sur les critères qui sont actuellement possibles pour être utilisé alors j'ai apporté la liste des critères de la plateforme impacte qui est utilisé à l'heure actuelle pour la DP voilà sur cette sur cette quarantaine de critères moi en tant que chef d'entreprise de j'utilise déjà une dizaine de ces critères je ne les affiche pas je les utilise c'est principalement des outils sociétaux et sociaux parce que c'est pour en tant que chef d'entreprise c'est vraiment la part la plus importante c'est quand même la relation que vous avez avec les salariés et l'impact que vous avez localement donc je suis très attachée à la notion de égalité femme homme heure de formation par entre parier travailleur handicapé partage de la valeur de avec nos salariés mais également environnementaux c'est-à-dire que on regarde également la consommation de nos énergies par unité de production donc ces critères là il y en a à peu près une dizaine sur lesquels nous pourrions moi entreprises rédex répondre favorablement en suivant cet indicateur mon voisin sur la zone industrielle a sans doute d'autres critères qui l'utilisent ils sont pas mieux les siens que les miens par contre il y a certains critères qui sont totalement insignificatifs pour moi en tant que di taux de litiges prud'homo moi je n'ai pas de litige produit puisque j'ai un climat social très simple très apaisé et constructif attention également à ne pas avoir la double peine c'est-à-dire avoir approuvé que je n'ai pas de litige prud'hommes et enfin attention à la complexité du système c'est à dire que c'est même la MF qu'il a dit à l'Union européenne ne faisons pas une nouvelle usine à gaz c'est mal venu de parler de gaz à l'heure actuelle mais ne refaisons pas une usaine à gaz parce que par constructeur par construction même on arrivera à l'absurdité du dispositif et si le dispositif est absurde et bien il laissera incompréhensible inutilisable et donc oublier encore une fois dans un tiroir quelque part et en fait enfin il faudrait aussi faire un petit peu attention aux effets de bord de la statistique quand vous êtes une ETI vous ne pouvez pas avoir un nombre conséquent sur lesquels vont reposer ces indicateurs j'ai pour ma part dans l'index égalité femme homme il y a une année où nous avons baissé notre taux notre parce que en fait cette année là nous n'avions pas de femme enceinte c'est tout c'est parce que quand vous êtes que 200 et que vous n'avez pas 20% de femmes et 10% de femmes qui sont en âge de procréer de temps en temps il y a pas il y a des années où il y a pas de femmes enceinte pour autant le taux il était il avait baissé donc attention aux effets de bord de la statistique et puis effectivement il va falloir réfléchir sérieusement une certaine harmonisation de toutes ces normes aussi bien en France qu'en Europe et surtout à l'international les ETI sont une force pour l'exportation Redex c'est 85% de notre chiffre à l'exportation et nous sommes en face de gens qui ne connaissent absolument pas ce genre de contrainte ou de normes et qui en abuse alors au métier nous voudrions que c'est voilà c'est 10 mots ce dimensionnement soit pris en compte et nous prit qu'on disons que les critères sélectionnés ou le déploiement de ces critères répondent à la stratégie actuelle des ETI chacune la sienne que ce soit donc adapté à leur spécificité pour prolonger pour accompagner toutes nos actions nous souhaitons mener comme un espèce de stress test pour connaître quelles sont les critères qui sont pertinents et puis effectivement si on pouvait récompenser un petit peu les bons élèves en fléchant un petit peu la commande publique pour ceux qui ont bien travaillé et bien ce serait bien appréciable donc en conclusion je voudrais effectivement dire que le cadre normatif qui va soutenir cette nouvelle directive c'est SRD doit être accompagné adapté à la taille de l'entreprise que ce soit un grand groupe une ti une PME et répond de façon pragmatique alors volonté continuer à agir en termes de RSE voilà je me tiens à votre disposition si vous avez besoin de d'autres compléments merci également madame la vice-présidente on va continuer dans les PME peut-être dans l'ordre des voilà des tailles d'entreprise ça me semble une bonne logique merci monsieur le Président donc je me présente je suis Arnaud et Flins je suis président de la commission des affaires européennes de la CPME mais pas seulement je suis aussi chef d'entreprise et chefs d'entreprise de PME donc moi je fais des produits pour l'industrie du luxe dans le marchandising et le packaging donc des petits écrins pour les grandes marques donc j'ai des usines en France mais aussi à l'étranger et en fait la problématique que vous nous posez aujourd'hui est très importante puisque j'ai l'habitude de dire que nous faisons de la RSE tous les jours un peu comme Monsieur Jourdain d'ailleurs cependant il faut que ça reste un acte volontaire et c'est ce que nous souhaitons à la CPME je l'ai entendu au métier au MEDEF le caractère volontaire est extrêmement important pourquoi encore tirer en augmenter le fardeau qui est présent déjà sur nos PME par des choses que nous faisons déjà c'est intrinsèquement lié à ce que nous sommes nous sommes des chefs d'entreprise engagés sur le terrain au plus proche de nos salariés ces questions sont prises en compte moi dans mon entreprise je réponds à d'énormes tous les jours je suis dans le dans le secteur du cuir aussi nous respectons des normes européennes riches nous sommes adhérents à ecoVadis nous avons d'autres points comme des normes comme SA 8000 qui sont des normes sociétales et environnementales donc c'est des choses que nous faisons au quotidien deuxième point important dans mon propos liminaire c'est l'importance je l'ai déjà entendu aussi au métier au MEDEF d'éviter le chevauchement de toutes ces nouvelles directives c'est impressionnant ça tombe de partout on va parler de ruissellement tout à l'heure mais c'est c'est ce qui se passe aujourd'hui donc il faut évidemment pouvoir avoir une structuration pour éviter ce mille-feuille qui va tomber sur nos PM et ça c'est très important donc je vous parlerai des impacts directs indirects très importants sur les PME on en a parlé de manière globale moi ce que je veux c'est rentrer dans les détails aujourd'hui sur la directive de devoir de vigilance ou sur la directive CSRD on nous parle d'un critère de PME qui est totalement et pas du tout ce qu'on a vu auparavant c'est-à-dire le critère PME était défini en 2003 sur une base de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et 500 salariés pourquoi c'est de direct pardon 250 oui maintenant mais on avait une base de 50 millions en 2003 donc c'est de directives redéfinissent c'est ces critères en passant à 40 millions de chiffre d'affaires je serai directement concerné madame a un tiers de personnes dédiées à répondre aux différentes enquêtes de l'Insee moi j'ai déjà un salarié pour répondre à tout ce dont je vous ai parlé plus accroître ce genre de réponse ça va être extrêmement compliqué en plus dans la mise en place je vais dans un site européen pour remplir les différentes questions auxquelles je suis assujetti c'est un problème parce que moi je me suis encore une PME d'une taille plus importante que les autres mais parler à un chef d'entreprise de TPE j'ai quelques salariés qui se tapent le boulot c'est le chef d'entreprise c'est lui qui va faire ça lui-même donc ça veut dire tout le temps qu'il va passer à faire sa déclaration il va pas le passer à autre chose à ces commandes à son client et surtout aussi à ses salariés au bien-être de ses salariés donc nous ce que nous souhaitons c'est revenir à la définition de la PME de 2003 et ça c'est très important alors on parle des sociétés à forte impact alors on définit les fortes impacts on met un panier d'oser on ne sait pas comment moi je suis une PME dans le cuir je vois pas pourquoi le cuir est là dedans puisque on est une des matières recyclée par excellence depuis plus de 2000 ans bon ça passons donc nous souhaitons revenir évidemment que ce soit des PME à forte impact ou des PME tout court à un seuil de 500 salariés et 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et puis alors là l'effet ruissellement actuellement de ces nouvelles directives c'est qu'une PME inclut dans une chaîne d'approvisionnement ou d'une chaîne de distribution va être responsable et ça a des conséquences financières puisqu'elle peut perdre toute aide publique elle sera responsable et elle aura à contrôler sa chaîne de distribution et sa chaîne d'approvisionnement à une plus un n+2n - 2 N -3 on ne sait pas où ça s'arrête ça s'arrête aux consommateurs et ça s'arrête quoi aux matières premières extrêmement compliqué pour un chef d'entreprise de PME de contrôler sa chaîne d'approvisionnement et sa chaîne de distribution alors on nous parle aussi de caractères bien établi dans les relations commerciales je suis désolé de rentrer un peu plus vraiment dans le cœur du sujet mais c'est le diable se cache dans les détails là-dedans pour nous chefs d'entreprise le caractère bien établi la relation commerciale qu'est-ce que ça veut dire je sais pas j'aimerais bien que ça soit défini on parlait de test ça c'est très important les études d'impact ont été fait sommairement aujourd'hui ces deux directives doivent passer par un test de TI un test de grand de grands groupes un test de PME et un test pour pour les artisans pourquoi ne pas mettre ça avant de l'implémenter à devant le devant des tests sur des entreprises alors je vous parlerai aussi évidemment des garanties contractuelles on adaptées et des mesures d'accompagnement insuffisantes on a bien noté dans ces deux directives que les PME seraient évidemment enfin aider alors très très bien on est très content d'être aidé mais encore une fois le diable se cache dans les détails comment être aidé ça veut dire on peut avoir un effet aussi pervers qui est de dire les grands groupes vont dire bah oui mais non les PME on va peut-être travailler avec des groupes intermédiaires ça sera plus simple pour nous parce que sinon il va falloir aider qu'est-ce que ça veut dire aider donc bien définir les aides au départ comment va se caractériser l'aide que ça soit bien clair pour le grand groupe que ça soit bien clair pour la PME et que tout le monde soit d'accord sur les enjeux car ça peut créer cet effet pervers je vous parlerai aussi de la différence madame lavé ok entre l'APM ou l'entreprise hors Union Européenne et l'entreprise inclut dans le marché européen on doit dans un dans le premier cas à définir un chiffre d'affaires européen et dans l'autre un chiffre d'affaires mondial alors je comprends pourquoi ça a été fait ainsi ceci dit ça crée une distorsion de concurrence à l'intérieur de l'Union pourquoi des avantages il est PME de l'Union par rapport à celle qui sont extérieures à l'Union une question à laquelle je n'ai pas de réponse quoi d'autre encore et j'en ai fini je passerai la parole à Monsieur Burban et bien les sanctions alors là c'est absolument terrible pour une PME plus d'aide 0 rien on est pris dans le dans la chaîne de valeur de production plus aucune aide publique terrible pour un pour une pour une pour une PME en plus on peut mettre la responsabilité de nos administrateurs de PME en quoi on peut être responsable de ce genre de choses encore une fois on le fait au quotidien notre boulot dans nos entreprises la RSA est au cœur de nos entreprises moi j'ai fait un bien un bilan carbone le scope un SCOP 2 scope 3 pour analyser tous ces facteurs je le sais de manière non contrainte de manière volontaire et c'est ce que nous souhaitons et c'est un petit peu la conclusion que je dirais par rapport à cette audition il faut garder ce caractère volontaire les chefs d'entreprise font leur boulot au quotidien et le fond avec leur salarié avec leur terroir pour pouvoir avancer et voilà merci beaucoup de nous écouter ça nous donne la possibilité de vous exprimer nos frustrations et aussi de rentrer dans les détails et donc je pourrais dire oh bah super on est absolument pas concerné puisque bon sauf que manque de peau on a malheureusement beaucoup de sous-traitants vous savez sans doute tous d'ailleurs que l'avion du futur un certain nombre de pièces sont préparées par des artisans qui ont 7 5 salariés notamment dans les Pays de la Loire et bien ils sont concernés parce que Airbus sous-traitent très bien mais donc mon pauvre artisan et que c'est cette salariés ben il est concerné par ces dispositions voilà bon alors je vais pas redire ce que tout le monde a dit et en particulier la CPME tout à l'heure c'est des en fait toute la RSE a été pensé alors que ça part de comment dire d'un bel objectif et objectif que nous partageons tous moi j'ai un président qui dit toujours on respire tous le même air donc on a tout intérêt à polluer moins avoir des comportements vertueux c'est une évidence simplement ensuite c'est les moyens pour parvenir à cet objectif et alors ce qui est terrible parce que ça c'est un syndrome très États-Unis d'ailleurs il y a cette cabinet parisien d'avocats qui semblent aujourd'hui qui ont été mis dans des réseaux des États-Unis qui d'ailleurs qui qui récupère la marge et alors tous les soirs ils sont là à faire du reporting voilà ils expliquent à New York que ce qu'ils font à Paris et là c'est pareil donc on est rentré dans une mécanique mais on marche sur la tête je pense qu'on marche sur la tête et qui plus est alors parce que tout ce qui relève de la RSE tout ce qui est de la normalisation tout ce qui est du comportement en fait ça relève depuis toujours d'ailleurs c'est le fondement de même de la Communauté européenne puisque par définition la Communauté européenne c'était une communauté d'entreprise et c'est très bien je loin de moi l'idée de contester l'Union européenne simplement du coup il a fallu établir des règles pour assurer une concurrence saine et loyale mais est-ce qu'on a pris les bons outils pour assurer cette concurrence saine et loyale moi je crains que non et là je pense au plus petit parce qu'effectivement et ça a été dit par tout le monde alors déjà que pour une entreprise donne une certaine taille parce que du coup il faut des collaborateurs alors c'est très bien vous allez me dire c'est bien finalement ça crée des emplois ils sont là à rédiger leur rapport machin très bien bon sauf que c'est pas la vocation d'une entreprise sa vocation c'est de produire en desservices et c'est pas faire du rapport pour le rapport or on tombe dans cette espèce de de syndrome et qui est dramatique pour les plus petites entreprises alors je vais vous donner un exemple qui est assez ancien donc il y a prescription est-ce que je vais dire ne concerne pas nos organisations mais je parlais de la fabrication de glace alimentaire dans les années 80 dans le cadre de l'Union européenne puisque c'est déjà l'Union qui établissait des normes et très bien et donc pour que les règles de concurrence soient identiques pour tout le monde on a établi des règles des normes pour fabriquer la glace alimentaire et je dis bravo puisque effectivement manger une glace ça peut tuer voilà parce que un produit alimentaire si les mal préparés s'il est préparé dans de mauvaises conditions effectivement ça peut développer de la légionellose etc enfin bref quelque chose qui est dangereux sauf que qu'est-ce que ça eut pour conséquence cette superbe note des années 80 et ben c'est que ça empêché tous les artisans pâtissiers qui faisaient des glaces et ben ça a été terminé puisqu'en fait il fallait acheter des équipements qui étaient très coûteux et qui ne permettait pas il a fallu ramer ensuite des années et des années pour faire en sorte que la norme je dis ça parce que derrière il y avait quand même des grands groupes industriels pas nécessairement français d'ailleurs mais qui avait intérêt à parce que il faut être clair le monde économique c'est pas un monde de bisounours le monde économique c'est d'ailleurs c'est dommage parce que je le disais avant la crise en Ukraine mais le monde économique c'est le monde où il y a encore des batailles où il y a des conquêtes de marché et c'est normal enfin je veux dire c'est ça la limite c'est la concurrence voilà sauf que si cette concurrence elle est faussée parce qu'on vous a établi des règles qui font que vous excluez un certain nombre d'entreprises et notamment à cause de leur taille donc je parle avec un peu de véhément mais pourquoi parce que c'est la vie d'un grand nombre d'entreprises françaises il faut jamais perdre de vue que on a des bouts de très beaux fleurons dans l'économie française on a des très belles PME mais 98% des entreprises françaises ont moins de 50 salariés 98 et si je parle rien des moins de 20 on est à 95% et que ces 98% de moins de 50 c'est pas négligeable en termes d'emploi puisque c'est plus de 50% de l'emploi salarié donc faisons attention à ne pas aller prendre de mesure qui finalement aurait des conséquences catastrophiques pour l'existence même du tissu économique et ce que je dis ça vaut pour la France mais parfois on dit à une grande différence en Allemagne en Allemagne aussi certes il y a pas 98% de l'entreprise de moins de 50 il y en a que 97% bon ça c'est vrai bon mais et c'est vrai que le 1% n'est pas négligeable bon mais ce qui montre qu'on n'est pas si différent donc c'est un problème global je terminerai donc vous aurez compris que nous on est quand même très inquiet ce d'autant que dans les discussions qu'on peut avoir à Bruxelles avec les autorités compétences il ne nous rassure pas du tout puisque l'idée c'est qu'au contraire pour rendre tout ça plus vertueux il faudrait aller plus loin possible voir baisser les seuils voilà donc c'est pas rassurant du tout et après je terminerai par ce qu'elle dit Arnaud afflelin mais ça a été dit aussi par Dominique carlac et Sylvie Grandjean c'est la démarche volontaire je pense qu'on a des entreprises quel que soit leur taille qui sont prêtes à rentrer dans les mécaniques voilà parce que comme je le disais tout à l'heure c'est un intérêt collectif voilà que ce soit au plan environnemental comme ce soit au plan social ou sociétal une entreprise qui fonctionne bien c'est une entreprise vous les salariés sont heureux et où les et du coup ils sont plus productifs excusez-moi de le dire de manière aussi triviale donc c'est notre intérêt collectif et de plus et là je pense surtout au TPE mais ça peut aussi concerner les PME il faut prôner et soutenir les actions collectives en clair c'est pas entreprise par entreprise enfin je pense à moi avec mes entreprises quand en moyenne trois quatre salariés c'est pas individuellement donc ça veut dire qu'il faut accompagner aussi ce que font les organisations professionnelles en action collective et je vais m'arrêter là parce que je serais beaucoup trop long mais je n'ai aucune des 120 fédérations adhérentes à l'u2p qui n'a pas mené des actions collectives que ça soit les coiffeurs les esthéticiennes les boulangers les bouchers ils ont tous des actions collectives en matière de RSE y compris dans le champ des professions libérales voilà et donc c'est vers ça qui va aller qu'il faut aller se dotant que en allant vers des actions volontaires et des incitations à mon avis on courage à plus et on créera moins parce que je pense parfois excusez-moi de le rappeler qu'il y a eu les gilets jaunes et que dans les gilets jaunes mal malheureusement on avait aussi je pense à un certain nombre d'artisans mais même des professionnels libéraux et donc il faut arrêter de penser qu'il faut encore accroître la charge parce qu'il y a la charge des prélèvements obligatoires mais la charge administrative parce qu'on parle depuis 40 ans de simplification et là on est dans un bel exemple si on continue vers une complexification totale alors merci collectivement mesdames messieurs pour votre engagement sur ces sujets là donc je pense que les rapporteurs ont fait leur miel de ses propos moi j'aurais peut-être un appel à vous faire parce que ça a été évoqué alors sur la simplification je j'y mettrai même pas le bout du pied parce que il y a des rapports très volumineux là-dessus et on sait pas trop où ils atterrissent mais on pourrait reprendre au moins les derniers et les pousser un petit peu par le réseau européen donc ce qui m'intéresserait parce que vous l'avez évoqué à plusieurs reprises c'est l'iniquité de traitement entre la réglementation qui s'applique aux entreprises européennes et à celles hors Europe ce Président vous l'avez cité donc si vous avez dans vos dans vos services centraux syndicaux patronaux la possibilité de faire une liste éventuelle des différentes inéquités relevées pour qu'on engagement à ce moment-là d'en faire la synthèse et puis on vous tiendra au courant mais d'agir je pense que vous le faites avec vos organisations directement à Bruxelles mais c'est toujours vu comme une intervention de lobby etc bon on peut le faire sur le plan politique aussi je veux dire on a des réseaux politiques parlementaires et on peut je vous propose ça de faire remonter par ce canal pour que des élus s'emparent plutôt que les fonctionnaires du sujet alors est-ce que ça ira plus vite plus loin plus fort j'en sais rien mais au moins on aura tenté quelque chose sur un sujet qui est crispant parce que qui est des normes vous l'avez tous dit c'est sans doute nécessaire parce que tout le monde n'est pas forcément bien intentionné dans dans tout ça même s'il y a une bonne volonté générale mais qui est une inéquité de traitement en défaveur des entreprises européennes alors je parle même pas des entreprises françaises parce qu'on sur rajoute évidemment nous à notre niveau tout ce qu'on peut pour handicaper nos acteurs économiques bref apprenons déjà le sujet tel qu'il a été exprimé si vous avez quelques éléments à nous fournir madame Boutry en fera la synthèse et on vous tiendra au courant du voilà du cheminement qu'on pourrait faire apporter à cela première proposition de ma part alors maintenant c'est plus c'est pas tellement mon rôle d'intervenir dans le débat effectivement regarder précisément le degré d'iniquité par rapport au cadre des différents pays mais malheureusement assez rapidement dans la réflexion ça devient binaire il y a ce qui veulent se doter d'un cadre pour leurs entreprises et se faisant se draper de la poche de la vertu politique et puis il y a ceux qui pour qui ce n'est pas indispensable c'est binaire donc nous on est dans la surenchère de cette poche de la vertu et puis des pays en profitent donc c'est pour ça que je réinsis sur des propositions que nous avons fait les uns et les autres qui sont la valorisation des démarches volontaires la reconnaissance c'est-à-dire si on veut prendre le leadership on viendra pas en arrière heureusement malheureusement j'ai pas à qualifier la chose nous le faisons tous comme nous l'avons rappelé comme des Monsieur Jourdain si véritablement on veut prendre le leadership de la performance économique extra-financière il faut pour cela et pour le doper que les entreprises est intérêt à l'accélérer je dis pas intérêt à le faire parce qu'elles le font déjà intérêt à l'accélérer et on a émis les uns et les autres des propositions pour qu'il y ait une reconnaissance sur leurs compétitivité déjà vis-à-vis des institutions qui imposent ou réfléchissent ce genre de cadre merci de votre marque en effet évidemment il s'agit de couvrir le mieux disons en étant même encore mieux du coup ceux qui font rien un boulevard alors monsieur le président je vais laisser parler Sandrine après mais simplement un point de comparaison le devoir de vigilance français en 2017 c'est 5000 salariés aujourd'hui c'est moins de 500 il est vrai qu'on vit avec ces deux textes bruxellois une petite révolution en matière de RSE là où la RSE et c'est ce que nous prenons tous sont vraiment des actions l'engagement d'un chef d'entreprise l'engagement de des salariés qui sont qui sont là dans l'accompagnement de ces mesures c'est le les discussions avec les parties prenantes là où c'est vraiment ce sont des actions vertueuses alors qu'on pousse de manière volontaire mais on l'a dit sur tous ces bancs les entreprises vraiment sont très engagées une vraie conviction et il y a des retours j'allais dire quand elles sont vraiment engagées elles comprennent qu'elles vont pas revenir en arrière c'est à dire que c'est un vrai mouvement de fond aujourd'hui effectivement on vit une petite révolution avec ces textes puisque cette RSE vertueuse exemplaires se transforme en data en RSE data c'est-à-dire que là là où vous étiez engagé dans des démarches vertueuses et probantes certes là vous allez en fait ce qui va se passer c'est que vous allez déléguer à votre expert-comptable à un auditeur en tout cas un prestataire extérieur ce fameux reporting extra-financier qui devient une vous avez dit une usine à gaz non seulement une contrainte mais une difficulté sans nom aujourd'hui on a travaillé puisque on les a eu sur les projets de standard donc ces fameux outils de reporting pour les pour les grands groupes c'est très standard 130 indicateurs d'une complexité rare ce sont des projets aujourd'hui pour les entreprises les plus grandes entreprises donc je laisserai éventuellement le Medef le dire mais c'est déjà très très compliqué avec une déjà il faut les comprendre c'est c'est il faut pouvoir collecter les informations il faut pouvoir renseigner ces standards vous avez souvent une granularité dans l'information qui est demandé qui est extrêmement difficile à obtenir voilà donc nous ce qu'on dit pour les petites entreprises sur ces sujets là bruxellois de directives on est effectivement vous l'avez dit totalement favorable à l'objectif qui est transparence de de dire ce que l'on fait avec des données fiables comparables etc ça c'est normal mais la complexité de la mise en oeuvre va être telle que les entreprises les nôtres les petites entreprises qui aujourd'hui sont pas dans le dans le périmètre mais vous l'avez bien compris il y a une une inclusion automatique des PME par la chaîne de valeur donc à mon et aval maintenant avec la directive de devoir de gilance donc là ça devient vraiment très compliqué donc une telle complexité qu'est-ce qui va se passer c'est que nous ce qu'on pense c'est que les entreprises vont se retrouver évincées du marché évincé de certains investissements parce qu'elles ne pourront pas répondre à ces standards alors aujourd'hui les standards qui devront être appliqués par les les petits enfin les PME côté qui sont assujettis ou les PME qui souhaiteraient volontairement y aller pour nous ça doit pas du tout être la déclinaison de ces grands standards soit vraiment des standards spécifiques pour les PME avec peu d'indicateurs vous l'avez dit des indicateurs qui parlent au métier de la PME qui parle à son secteur sinon vraiment là on va perdre beaucoup beaucoup de monde en route et c'est une vraie inquiétude de notre part et pour terminer pour pas être trop longue ça fait 10 ans 15 ans que la CPME aussi soutient vous le savez le développement de ces référentiels sectoriels RSE qui parle aux métiers de l'entreprise la RSE c'est un tronc commun d'indicateurs mais c'est aussi et surtout les enjeux sectoriels de l'entreprise il faut que ça parle à l'entreprise notamment plus petite d'entre elles et nous demandons avec tout le monde la valorisation de ces référentiels qui sont nombreux on l'a dit la majorité des secteurs professionnels ont un référentiel RSE dans l'imprimerie vous avez des référentiels dans l'automobile vous avez des référentiels les ingences de communication etc les coiffeurs ont des il y a des actions collectives aujourd'hui ce n'est pas reconnu dans la commande publique ou même par les grands donneurs d'ordre privé aussi par la commande privée donc là il y a un vrai travail et on essaie vraiment avec les pouvoirs publics de faire en sorte et vous l'avez vu que le mieux 10 ans soit reconnu par rapport au moins 10 ans aujourd'hui dans les faits c'est pas le cas et c'est vraiment encore un combat qu'il faut qu'on mène pour voilà arriver à valoriser ses efforts qui sont des efforts parce que pour l'entreprise c'est effectivement des compétences un investissement à long terme nous à la CPME on a travaillé sur éventuellement c'est des avantages qui pourraient être associés à ces à ces référentiels à ces démarches pour que évidemment il y ait un avantage un intérêt à agir pour les entreprises voilà merci merci alors je me tourne vers les rapporteurs questions peut-être l'une ou l'autre Martine alors bonjour à toutes et tous Merci beaucoup pour pour les éléments que vous nous avez apportés qui sont tous très intéressants et effectivement on comprend bien que en plus avec les difficultés qui s'annoncent pour vos entreprises notamment par rapport au coût de l'énergie l'augmentation les revalorisations salariales etc c'est vrai que là on vous en rajoute une couche au niveau des coûts pour vos entreprises qui paraît avec ce que vous ne savez exposé tout de même assez importante alors justement est-ce que vous avez pu faire des chiffrages de ces coups peut-être par tranche en fonction de la taille des entreprises ce serait intéressant d'avoir quelque chose de plus palpable plus concret au niveau des coûts que cette mise en place de la nouvelle directive européenne vous entraîne peut-être aussi un j'avais plusieurs questions mais vous avez finalement répondu à pas mal de choses d'ores et déjà sur le verdissement de la commande publique vous venez madame Bourgogne de nous donner quelques éléments mais est-ce que vous en avez peut-être un peu plus c'est ce que vous sentez quand même à frémissement au fur et à mesure que vous avancez dans la mise en place de la RSE c'est vrai que cette RSE était intéressante je repense au début des certifications des entreprises voilà l'entreprise qui voulait enfin avait tout intérêt pour gagner des parts de marché être plus justement vertueuse aller dans les certifications tout au début est-ce que vous avez le sentiment que de mettre ce enfin ces nouvelles obligations obligatoires pour toutes les entreprises finalement ça vous coupe un peu l'herbe sous les pieds dans le domaine de la concurrence et dans le domaine de d'aller plus loin vis-à-vis de salariés pour les fidéliser etc ce que ça vous le ressentez vraiment comme pénalisant de ce point de vue là j'avais une dernière question que je ne retrouve pas oui par rapport à l'Union européenne donc vous avez parlé monsieur Burban tout à l'heure de l'Allemagne globalement au niveau de l'Union européenne quelle grosse différence sentez-vous et quel pays ont mis en application les nouvelles mesures de façon plus intéressante que ce que nous pouvons avoir en France qu'est-ce qui vous paraît intéressant d'aller chercher dans d'autres pays européens sur la mise en application de la directive voilà merci Florence donc qui qui veut intervenir pour répondre à Martine Berthet madame Jean oui je voulais simplement donner le chiffre qui est publié par la Commission européenne sur le coup vous avez mentionné alors je suis moi-même et par le coup qu'ils annoncent 100.000 euros pour la première année 100000 euros je sais pas si vous vous rendez compte mais pour une PME c'est peut-être son résultat d'exploitation pour une ETI c'est une grosse partie c'est peut-être ce qui est donné en participation pour un grand groupe c'est peut-être pas grand chose mais enfin ça fait tout de suite 100000 euros donc c'est la Commission européenne qui qui donne cette cette donnée puis je voulais également parler de la dichotomie entre ce qui est dit à Bruxelles c'est-à-dire que on va simplifier on va simplifier et puis la réalité le verdissement de la commande publique objectivement on n'en voit pas du tout les résultats par contre on voit bien la complexité qui s'amoncelle ça effectivement et peu importe après tout si cette complexité elle est pour chacun pour tous du même niveau nous sommes chefs d'entreprise nous chercherons de marcher nous aurons un nouvel oncle d'attaque nous une nouvelle façon d'aborder le marché tant que chacun de nos concurrents aura la même les mêmes contraintes ou les mêmes envies d'avoir des normes mais quand nous donne internationaux pour ma part un grand groupe prêtre très très grand groupe de la sidérurgie métallurgie Englos indien pour ne pas le nommer fais un appel d'offre sur une installation qui va doit être faite en Inde mes concurrents ils sont italiens allemands coréen japonais et chinois pensez-vous que les Coréens les Japonais et les Chinois ont les mêmes contraintes que nous absolument pas et que pensez-vous que le grand donneur d'ordre qui doit séparer de grandes vertus également comment est-ce qu'il va sélectionner cette installation en Inde ça va être le prix et seulement le prix donc on va sortir de ces marchés là et c'est déjà un peu le cas donc on se positionne sur des marchés de niche on attaque différemment voilà j'ai pas de meilleur chiffre que le métier sur les 100000 euros pour pour y passer entre guillemets ma collaboratrice complétera le cas échéant sur le vernissement de la commande publique si on zoome un peu sur le cas de la France nous on a regardé un petit peu les chiffres en tout cas ce qui existait donc en effet on constate qu'il y a vraiment une attention croissante des acheteurs publics sur les engins environnementaux donc je dirais la politique est bien suivie d'une politique d'achat qui versdirait l'économie donc quand on a recensé les marchés publics à plus de 90 000 euros sur l'observatoire économique de la commande publique de Bercy on voit effectivement que en gros les contrats qui intégreraient des clauses environnementales on est autour de 18 19% contre 11 à 13 % en 2017 donc on a pris 5 points de d'exigence sur les contrats avec les clauses environnementales les collectivités c'est un petit peu pareil puisque il y a le ma promotion des achats publics socialement écologiquement responsable qui est mis en place donc jusqu'ici je dirais que l'acheteur public tient bien compte de cette volonté politique le problème c'est ce qui vient de te dire sur le plan international et c'est là où c'est gravissime c'est que si une entreprise si dureurgique indienne voilà consulte des compétiteurs de Madame sur toute la planète quand vous êtes sur un marché à 90 000 euros en France avec votre acheteur public français et que vous êtes une PME française et qu'on vous dit voilà il y a des clauses environnementales mais qu'à la fin c'est un compétiteur international qui gagne le marché au prix vous dites mais on est devenu fou on se met une balle dans le pied je connais bien le secteur il y a pas que des grandes entreprises du CAC 40 au MEDEF moi j'ai une entreprise de 64 personnes il y a des marchés sur lesquels on ira plus qui sont des marchés publics français en revanche mes compétiteurs internationaux pourront continuer à y aller on embauche les mêmes jeunes qui viennent des mêmes écoles je peux ajouter pardon quelques éléments sur la question du coût pour les entreprises de la mise en place de ces nouvelles de ces nouvelles mesures alors on n'a pas de chiffrage exact mais quand on a travaillé justement sur la réponse à les frag sur sur ces indicateurs qui évoquaient Sandrine Bourgogne précédemment ce qu'on a constaté donc déjà juste pour revenir sur les 130 points d'indicateur quand on parle par exemple de la taxonomie verte européenne qui avait commencé à être mise en place cette année ça compte pour un point d'indicateur des 130 évoqués par Sandrine donc chaque point d'indicateur peut être en fait conséquent dans les informations qui sont qui sont demandées on a fait une quinzaine de réunions avec près de 150 membres qui étaient présents donc qui représentait des tailles d'entreprises assez variées mais notamment des grands groupes qui mettaient en place déjà la dpef au niveau français et ce qui était intéressant de constater c'est que au-delà du nombre de d'indicateurs qui est conséquent ça change aussi en fait la manière de penser dans les entreprises c'est à dire que ça rapproche des fonctions financières et extra-financières qui ne se parlaient pas forcément de cette manière là jusqu'à présent donc ça nécessite aussi de repenser des process humain enfin en termes de métier mais aussi informatique en termes de remontées des données donc d'avoir des transformations en termes de système d'information qui qui sont importantes et qui vont aussi représenter un coût et un grand groupe qui avait déjà mis en place donc la dpef nous disait que rien que sur la taxonomie son équipe passait à priori de une personne à 4-5 personnes pour le reporting taxonomie donc ça reste voilà conséquent merci de ces précisions peut-être passer la parole à Madame blatrix compta bonjour à toutes et à tous et merci de ces propos très francs sur vos difficultés je suis tout à fait d'accord avec vous sur la commande publique il est absolument indispensable de progresser puisque l'État vous demande en effet de plus en plus de contraintes il faut que cela ait une traduction donc je crois que nous serons vigilants présidents nous aurons cette vigilance là pour que le voilà il y a une réelle amélioration sur la commande publique j'ai aussi été très sensible madame bourguignon au souhait que la traduction de ces textes ne soit pas finalement seulement de la RSE data et en effet il faut éviter de trop bureaucratiser de trop d'avoir des contraintes administratives trop fortes cela dit sur le fond moi je pense que c'est absolument indispensable on a aujourd'hui des crises qui nous touchent crise sociale crise environnementale crise géopolitique qui sont ailleurs liés à tout cela qui nous demande d'être extrêmement ambitieux donc cette ambition qui est voulue dans les dans les textes européens notamment la CSRD on doit absolument y souscrire il faut voir les moyens adaptés à chaque taille d'entreprise mais là où j'ai un vrai désaccord avec vous je ne pense pas qu'on ne puisse compter que sur le volontariat tout d'abord si on compte que sur le volontariat et bien finalement il y a une forme de distorsion de concurrence qui ne souhaitable pour personne donc voilà si cela doit s'appliquer il faut que ça puisse s'appliquer pour tout le monde il faut bien entendu aussi que l'Union européenne tire les conséquences de ses choix c'est à dire que la question des clauses miroirs que quand il y a des importations au sein de l'Union européenne on est on demande les mêmes contraintes que qu'aux produits qui sont fabriqués au sein de l'Union européenne mais franchement je pense que ce serait une occasion de manquer de ne pas vouloir de vouloir échapper à cette réelle ambition voilà monsieur vous m'avez dit toutes les entreprises ont conscience que c'est leur intérêt et le fond certaines le font d'autres n'ont peut-être pas le temps de s'y mettre et ne le font pas parce que elles n'en voit pas l'intérêt donc je pense que ça amènera des des entreprises vers ce chemin il faut le faire avec des obligations graduelles bien évidemment mais pour répondre aux enjeux qui sont devant nous je pense qu'on peut pas simplement dire et bien ce n'est pas volontaire et parfois la somme des intérêts individuels n'aboutit pas toujours à l'intérêt collectif donc je pense qu'il faut qu'on partage tous cette ambition avec des des moyens adaptés il est inutile en effet de multiplier le nombre de salariés qui se consacreraient à au remplissage de tableaux Excel bon ça serait du temps perdu mais il doit on a fait des auditions et on voit bien que que cette que cette RSE entraîne une modification du business model des entreprises et peut être aussi un atout de compétitivité ça peut amener à davantage de compétitivité donc moi je pense qu'il faut qu'on voit collectivement comment on peut s'emparer de ces textes comment et on peut comment on peut en faire une opportunité sur tout en fait ce qu'il faut savoir c'est que nous qu'on a commencé à travailler sur ces sujets avec nos groupes de travail les entreprises étaient pour ces dispositions pour être simplement avoir un cadre et un cadre j'ai pas égalitaire mais en tout cas un cadre qui permet d'éviter ce genre de distorsion simplement ce qu'il faut bien comprendre aujourd'hui et là effectivement Medef on a tout type de d'entreprise y compris des très grosses donc c'est que même pour les très grosses la marche est énorme c'est à dire que des gens qui étaient favorables au démarrage deviennent contre tellement il y a empilement et complexification ils en appellent pas forcément à une simplification et à revenir en arrière en termes de proposition c'est simplement que la marche est énorme donc il faut de la progressivité dans les critères de la lisibilité dans les différents systèmes c'est pratiquant pratique c'est à dire que c'est pas un jugement idéologique sur le fond d'une vision différente d'un modèle de capitalisme vertueux c'est simplement que la marche est énorme et qu'à un moment donné il y a des allocations de ressources qui se font ou pas donc ça c'est le premier point j'insiste à nouveau sur un deuxième point c'est que oui il faut y aller mais je crois que je vais marteler dans cette audition j'avais pas du tout prévu de le faire mais ça me semble tellement évident à l'audition que il faut véritablement qu'il y ait une incitativité de la politique publique pour aller plus loin que le volontariat on est d'accord avec vous c'est le volontariat ne suffira pas si on veut faire la grande transformation si on veut faire la grande transformation vite et de tous il faut une incitativité de la politique publique pour se faire et donc là ça va être donc ça peut être inscrit au C2i des appels offres on a déjà évoqué les exemples et là je vais aller un peu plus loin c'est vraiment une réflexion sur le fond mais à l'envers d'une politique publique c'est peut-on se poser la question de la conditionnalité des exigences réglementaires vous voyez d'habitude nous les entreprises on nous parle on nous pose la question de la condition dealité des aides aux entreprises mais moi je pose à la puissance publique la question de la conditionnalité des exigences réglementaires s'il n'y a pas réciprocité une idée qui sera retenue monsieur Burban je crois qu'il faut qu'on se comprenne bien et alors je vais essayer d'être très prudent dans les propos que je vais tenir et alors ça concerne ceci dit ça concerne pas les travaux du Parlement français mais ça concerne justement le projet de directive de directive européenne si je prends le droit du travail français le droit social français à des moments le législateur c'est dit finalement c'est mieux de renvoyer à la négociation et aux partenaires sociaux pourquoi parce qu'il y a des choses qui sont dans les entreprises il y en a d'autres qui sont pas dans les entreprises je pense par exemple autant de l'habillage et déshabillage moi quand j'arrivais au bureau il y a pas de temps d'habillage des habitages par contre il y a certaines activités la question se pose bref donc on renvoie aux acteurs concernés aujourd'hui c'est pas ce qui se passe ce qui se passe c'est qu'on a une forme de technocratie excusez moi de le dire comme ça qui fixe des règles pour les entreprises et je ne suis pas sûr excusez-moi de le dire comme ça et ce que je dis c'est pas anti institution européenne bien au contraire mais je pense qu'il faut que chaque acteur reste à sa place dit différemment que l'on nous fixe des objectifs évidemment bon et on sait bien que ces objectifs en fonction de l'évolution de la société il y a des choses qu'on fait aujourd'hui qu'on ne faisait pas il y a 20 ans et encore moins il y a 30 ans donc ça on est d'accord simplement à un moment donné il faut que tous les acteurs soient à la bonne place donc ok pour se fixer des bonnes objectifs d'ailleurs je vais reprendre ce que Sandrine Bourgogne a dit tout à l'heure enfin à la fin de son son propos puisque l'u2p partage totalement et c'est une demande de l'UEP comme de la CPME à savoir qu'il existe aujourd'hui des référentiels par secteur voire par branche professionnelle et nous considérons que c'est ces référentiels qu'il faut mettre en place après qu'on dise à un moment pour l'instant on est pour le volontaire il y a mais en fonction des évolutions il faudrait que toutes les entreprises respectent ces règles-là pourquoi pas mais parce que on aura pris des référentiels qui auront établi par les professionnels qui connaîtront l'activité c'est ça qu'on demande on demande pas d'être exonéré de tout et dire on va faire n'importe quoi qui plus est on sait bien que dans la RSE mais c'est justement pour ça qu'il faut renvoyer au professionnel c'est que et qui plus est dans le contexte actuel où on a une inflation on a le problème des coups de l'énergie on a le problème des matières premières enfin bon bref en plus maintenant tout a été fabriqué en Ukraine bon enfin non là c'est une plaisanterie déplacer que je retire immédiatement mais tout ça pour dire que on a dans les démarches RSE ça peut être du donnant-donnant qu'on a enfin ou du gagnant-gagnant pourquoi enfin moi je pense à mes coiffeurs on a toute une démarche justement parce que quand vous allez vous faire coiffer malheureusement vous polluez l'eau enfin en tout cas vous la salissez etc il y a plein de mécaniques mais très pratique au pratiques y compris pour l'électricité parce qu'effectivement il y a le choix ça enfin bref et des techniques qui permettent donc à l'entreprise c'est comme ça qu'il faut y aller et comme ça les entreprises on va leur dire mais vous voyez mais tu es gagnant en plus tu fais des économies qui plus est dans le contexte dans lequel on est ben voilà mais c'est comme ça qu'il faut y aller et pas laisser à penser qu'on est là pour faire du reporting pour le reporting et que ça n'a pas de sens voilà et malheureusement si on s'est exprimé comme ça aujourd'hui c'est parce que par beaucoup de nos ressortissants beaucoup de nos chefs d'entreprises c'est ressenti comme ça voilà donc s'il vous plaît gagnant-gagnant oui je voulais dire que nous partageons cette ambition en tant que chef d'entreprise en tant qu'être humain j'espère que je laisserai non pas mon entreprise mais le contexte autour de mon entreprise relativement sain pour mes enfants si j'ai au moins réussi ça ce sera très bien donc nous partageons tout à fait cette ambition ce que nous voulons seulement c'est que ce reporting ou cette information de critères ce ne soit pas quelqu'un qui nous l'impose alors qu'elle ne connaissent pas la façon dont nous interagissons donc c'est ça quand on parle de volontariat c'est pas volontariat par entreprise c'est que on souhaite que les critères sur lesquels vous allez avoir les informations et toute cette data ce soit des critères qui correspondent à notre stratégie à notre façon d'être et non pas quelque chose qui tombe comme ça du ciel de et en plus avec la très mauvaise image que l'Union européenne peut avoir quand on descend tout en bas auprès de nos salariés il est absolument nécessaire que cette ambition que vous avez et que nous avons elles se reflète par une des rapports qui veulent dire quelque chose qui sont utiles et qui veulent dire quelque chose c'est avant tout en slack nous partageons tout à fait cette ambition et je voudrais vous avez parlé de est-ce que ça va attirer certains salariés est-ce que ça va les garder chez nous très certainement la jeune génération est très friande de toutes ces notions là et l'abord de très volontiers lorsque l'on voilà on fait des campagnes de recrutement même lycée technique mais il faut pas oublier les anciens faut pas oublier non plus ceux qui sont très loin dans les territoires qui sont déconnectés des pouvoirs publics ceux qui sont le fondement des gilets jaunes nous on a été au premier rang le mouvement des gilets jaunes il faut pas les oublier cela cela faut pas les laisser sur le bord de la du chemin et nous le faisons en tant qu'entreprise ils sont chez nous leur responsable paye de mon entreprise du Loiret était la femme qui était vent debout sur le rond-point cacahuète de Montargis pour le gilet jaune elle n'a reprochait rien à l'entreprise elle reprochait tout à l'état merci de ce témoignage également est-ce qu'il y a d'autres prises de parole pour répondre aux rapporteur rien de particulier on va on va conclure donc je vous rappelle le cadre de notre mission sur ce rapport on est parti du principe remontant c'est à dire qu'on croit pas trop ruissellement descendants on a on a considéré que évidemment l'Europe allait prendre des dispositions et ça se confirme mais que les petites entreprises les PME toutes celles qui seraient en dessous des 250 salariés qui est la barre retenue serait obligé obligé de se conformer peu ou proue aux exigences réglementaires avec les moyens limités que vous avez évoqué c'est pour cette raison là qu'on a commencé ce travail il y aura un rôle c'est peut-être prétentieux de notre part un peu pédagogique auprès de l'entreprise on a retenu comme table ronde pour la journée des entreprises de 13 octobre ce sujet là également pour en rajouter non pas des paroles d'ex et des paroles de chefs d'entreprise qui vont dire pourquoi ils le font alors qu'ils sont pas obligés ils sont pas obligés par les textes mais ils sont obligés par la chaîne de valeur à laquelle ils appartiennent les objets par le marché donc c'est une sorte de volonté c'est un peu contradictoire mais il faut y passer et donc c'est cette idée qu'on a voulu diffuser vous allez devoir y passer même si vous êtes en dessous de 250 parce que votre demande exigera que vous répondiez aux exigences parce que les appels d'offres indiqueront qu'il faut avoir un répertoire sur ce sujet parce que vos concurrents auront fait la démarche et pas vous etc donc c'est ça notre notre point de départ et donc je pense que les éléments que vous avez développés les uns les autres vont tout à fait dans ce sens là c'est à dire que cette parole d'entreprise en fait et dont on a besoin pour enrichir notre propos et essayer de peser un peu comme je l'ai dit dans dans mon propos tout à l'heure sur sur les décisionnaires politiques et du coup c'est loin du Parlement français bon voilà voilà les quelques mots je vous l'ai dit donc on n'est pas on n'est pas du tout loin de vos réflexions on est parti du de l'entreprise et des plus petites en disant de toute façon ils vont être obligés volontairement ou non il vaut mieux y aller alors évidemment on passe un petit papier remettre votre rapport à Bruxelles oui oui on ira en délégation avec nos amis non mais évidemment on passera oui c'est pour ça qu'on va noter les Romains changent indiquer de signature qui avec les paroles assez fortes que vous avez les uns et les autres développer je vous remercie de votre participation c'est toujours un plaisir de vous entendre en tant que représentant des entreprises sachez que notre délégation est très sensible à vos propos et que évidemment vous serez tenu au courant de nos de la conclusion quand est-ce qu'on va remettre le rapport le 27 octobre donc vous aurez un bon document pour présenter à notre commission mesdames les rapporteurs femme que vous avez eu il y a un complément masculin très bien merci encore et alors les collègues peuvent rester pour la suivante table ronde suivante qui va porter sur la conjoncture économique voilà autre sujet d'inquiétude merci beaucoup mesdames les vice-présidentes messieurs monsieur le président madame la secrétaire général adjointe monsieur secrétaire général bien je vous propose de démarrer notre nos échanges pour être très ponctuel commencer l'être au Sénat mes chers collègues merci de nous rejoindre Martine Berthet mesdames messieurs on va poursuivre évidemment nos travaux de l'après-midi avec une seconde table ronde tout à l'heure on a reçu des délégués de vos différents syndicats sur la RSE et les obligations d'une part pour les entreprises jusqu'à 250 salariés qui se généralise mais aussi les obligations pour les pour les entreprises plus petites qui vont se voir obliger de se conformer aux exigences pour pouvoir rester dans le coup des marchés des chaînes de valeurs etc des appels d'offres où il y aura la même exigence auprès des plus petits entreprises donc c'était la première table ronde cette deuxième table ronde à bord d'un sujet différent mais évidemment qui n'est pas sans lien avec le précédent en tout cas sur les contraintes supportées par nos entreprises on va parler de la conjoncture économique dans cette rentrée il y a beaucoup à dire une façon parfois un peu dramatique en tout cas inquiétante je vous remercie donc les différentes organisations représentatives d'être présent pour éclairer le Sénat je dirais en fin de l'intervention on est en direct et en vidéo sur le site internet du Sénat en ce moment même et également en direct sur Twitter et linkle pour la CPME madame Stéphanie posa vice-présidente délégué accompagné de Madame Sandrine Bourgogne secrétaire général adjoint qui était déjà dans la première table ronde quel temps de s'aérer un petit peu voilà et monsieur Normand que le ministre la CPE pour le Medef monsieur Christophe beau je remercie directeur général accompagné de Madame Christine Lepage directrice générale adjointe en charge du pôle économique Madame Elisabeth vital Durand mais qui est peut-être vous vous supplez voilà merci d'être là et Monsieur Antoine Portelli direction des affaires publiques que nous je salue à cette occasion pour le métier Monsieur Frédéric Poirier coprésident du métier et accompagner de Monsieur monter délégué général et Monsieur bonis qui était également présent tout à l'heure pour assurer le lien pour l'UDP monsieur Burban également deux fois couronné secrétaire général de l'u2p accompagné madame Thérèse note chargé des relations avec le Parlement donc merci vraiment à tous de consacrer un petit peu de temps à cet échange enfin qui va plutôt être de votre part une explication de la situation il y a malheureusement pas trop échangé mais il y aura peut-être quand même quelques questions malheureusement je l'ai dit les sujets d'inquiétude ne manquent pas en cette rentrée et je vous remercie par avance de la franchise avec laquelle vous pourrez partager avec nous à la fois vos préoccupations et vos préconisations c'est pas juste un exercice de style ces rencontres on a vraiment besoin de connaître la situation précise de vos Mandans en fonction des différents types d'entreprises que vous représentez pour pouvoir éclairer nos décisions et surtout nos interventions législatives en cette période mouvementée quel que soit les différentes hypothèses d'inflation ou de croissance du PIB ou encore les projections en termes d'emplois comme de commerce extérieur les voyants sont passés à l'orange voire rouge et les entreprises tout comme les ménages sont elles seront directement impactés vous pourriez en particulier évoquer l'impact de l'explosion des coûts de l'énergie sur les secteurs et entreprises que vous représentez c'est pour certains entreprises c'est quasiment mortelles vous nous le direz comment la conjoncture se traduit-elle sur leur modèle économique leur rentabilité leurs investissements les éventuels projets de relocalisation d'activités en France ou en Europe et de sécurisation de leur chaîne d'approvisionnement risque-t-elle de mettre en péril le financement de la transition environnementale c'est là qu'il y a un lien avec notre sujet précédent le plan sobriété énergétique annoncé par le gouvernement est-il atteignable et dans quelles conditions faut-il s'attendre à une forte hausse des défaillances d'entreprises comment limiter la casse vous aimerions avoir vos analyses et propositions sur tous ces sujets et bien sûr tous ceux qui vous paraîtraient opportun et important d'évoquer aujourd'hui je ne serai pas plus long et je vous remercie de nouveau de votre participation et je vous l'ai dit tout à l'heure c'est une diffusion en direct donc vous pouvez exprimer les différents éléments de votre discours de cette façon je vous donne maintenant la parole on va commencer monsieur beau si vous voulez par le MEDEF merci beaucoup monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Sénateurs chers collègues je vais tâcher d'être assez synthétique parce qu'en fait je crois monsieur le Président que ce que nous avons à dire est assez déjà compris dans la trame de questions que vous venez dénoncer et que je vois bien à travers cette trame de questions que vous avez parfaitement en tête les préoccupations des entreprises et les sujets auxquels elles sont confrontés ces temps-ci pour résumer je dirais que à court terme la situation n'est pas si mauvaise pour la plupart des entreprises sauf celle bien entendu qui sont confrontés à des multiplications parfois par 10 ou par 15 de leur facture d'électricité ou de gaz mais qu'au global les indicateurs en tout cas tels qui sont photographiés aujourd'hui sont plutôt positifs l'emploi est dans une situation très très bonne à tel point d'ailleurs que jusqu'à encore il y a peu la principale préoccupation des chefs d'entreprise portée sur les recrutements l'inflation est très forte beaucoup plus forte que ces quelques années et même à son niveau le plus élevé depuis des années 80 mais quand on se compare on se rassure comme on dit puisque elle est moins forte en France que dans les principaux pays européens limitrophes ceci grâce notamment aux boucliers tarifaires et aux mesures budgétaires qui ont été prises les conditions bancaires rester relativement bonne en moyenne pour les entreprises je pourrais vous donner quelques chiffres si vous souhaitez mais on voit toujours une progression des encours de crédit aussi bien pour l'investissement que un peu moins pour les crédits de trésorerie mais ça reste globalement bien orienté les taux moyen ont légèrement augmenté mais reste relativement faible par rapport aux espérances de rendement des investissements en face et puis les défaillances d'entreprises si on en arrive au bout du raisonnement de la situation économique certes ont augmenté par rapport à la période du covid où il y avait eu comme une cloche mise sur sur ces questions mais à 40000 constatations de défaillances aujourd'hui on constate que c'est quand même moindre que le dernier chiffre en période entre guillemets connus avant covid qui était de 50000 en 2019 donc si on s'arrêtait là si la photographie était statique on pourrait être relativement satisfait moyennant je le redis quand même la situation très particulière des énergos intensifs bon mais quand on regarde les projections et qu'on se on regarde ce que ce que 2023 nous permet de prévoir là les choses sont beaucoup plus dramatiques inquiétantes parce qu'on voit se mettre en place un enchaînement qu'on a connu dans d'autres décennies lointaines et qui est caractérisé par un phénomène de cercle vicieux entre l'énergie l'inflation l'érosion des marges la perte de confiance le resserrement de la politique monétaire la hausse des taux donc ils s'ensuit le manque d'investissement l’alourdissement de la dette publique la perte de confiance des ménages la baisse de la consommation bref cette chaîne néfaste des funestes qui nous amènent à la stagnation alors si je reprends un tout petit peu les choses je dirais que vous l'avez très bien dit dans votre propos productif tout part de l'énergie c'est devenu après le covid et après la période de de reprise de la croissance très forte dans les économies européennes notamment la principale source de nos déboires alors moi je pense qu'il faut déjà commencer par revoir quelles sont les causes de cette crise de l'énergie parce que il y a les causes immédiates et puis les causes plus structurelles moi j'en citerai 4 la première cause c'est la désadéquations entre une reprise plus forte que prévu et les moyens mis en face d'offre d'énergie toute l'énergie confondue bon et donc il y en a eu un une des adéquations assez classique entre l'offre la demande pour faire court la deuxième cause elle est évidemment à rechercher du côté de du conflit ukrainien et de notre choix d'alliance qui fait que le principal fournisseur de gaz des pays européens dieu merci pas de la France mais de nos principaux voisins à utiliser cette arme de rétorsion contre les sanctions qu'on lui faisait par ailleurs le troisième élément qui est peut-être moins immédiat mais qu'il faut quand même avoir en tête c'est l'absurdité du polychimique énergétique européen et singulièrement français depuis plusieurs années où pour des raisons à la fois de transition énergétique on a privilégié l'énergie renouvelable laquelle comme chacun sait est intermittente et nous avons eu collectivement des déboires tout le monde le sait sur le renouvellement des centrales nucléaires avec la nouvelle génération européenne sans parler des fermetures inopinées de centrales qui pouvait encore fonctionner le tout dans un marché qui a énormément besoin d'électricité parce que pour faire de l'énergie verte ou par exemple pour transformer demain de l'hydrogène et bien il faut de l'électricité c'est nous avions en France la chance d'avoir une énergie électrique fortement décarbonée dont on a probablement abîmer les atouts à long terme donc il y a vraiment un problème de polysémique énergétique depuis longtemps dans notre pays et puis le quatrième élément il est encore plus ancien il date d'il y a plus d'une vingtaine d'années c'est le Market design conçu par l'Union européenne dans le cas des directives de libéralisation du marché d'électricité et du gaz et on voit bien aujourd'hui que ce qui était perçu comme positif il y a encore quelques années comme facteur de baisse des prix de concurrence etc aujourd'hui s'avère absurde avec un prêt électricité qui est accroché au gaz avec une logique qu'on peut comprendre si on est ingénieur qui est la le fait que c'est la dernière unité de production engagée au moment du pic qui forme le prix or c'est souvent une unité au gaz et comme le gaz s'est envolé l'ensemble des prix électriques s'est envolé mais tout ceci n'a pas de sens en réalité du point de vue macroéconique puisque la plupart de la production écrite aujourd'hui n'est pas au gaz et notamment en France donc nous sommes prisonniers de cette de ce market design qui ne sert pas les intérêts français depuis le début d'ailleurs depuis la directive de 97 et dont nous sommes contents que la président de la Commission européenne est enfin reconnue l'humanité en disant qu'elle allait mettre sur le métier la refonte de ce market design mais pour qu'il soit refondu il faudra des années puisque ça passe par des directives donc il y a un grand besoin de mesure urgentes immédiates pour prévenir les effets d'enchaînement que je citais tout à l'heure sur le prix d'énergie donc c'est là qu'on en vient à votre question sur le plan de sobriété et sur les efforts qui sont déployés pour essayer de maîtriser les prix d'énergie je crois qu'il faut que toutes les toutes la palette d'instruments soient mobilisées le plan de sobriété est vise à baisser les volumes et quand on quand on écoute le présent de RTE ou d'autres autorités en la matière on peut espérer que effectivement nous n'aurons pas de short Edge pour parler en mauvais français cet hiver si les conditions climatiques sont correctes si des efforts la nuit sont faits et le 10% en deux ans proposé par le gouvernement nous paraît assez largement atteignable bon mais en réalité le vrai problème aujourd'hui n'est pas un problème de quantité c'est un problème de prix et pour les entreprises on en compte environ 300 qui ont une forte proportion d'énergie dans leur compte d'exploitation on a vu des explosions x 10 avec des contrats parfois qui étaient qui arrivaient à leur terme et qui réclamaient d'être prolongé à des tarifs spots total tout à fait inatteignables ça provoque évidemment des clés sous la porte ou des chômages partiels pour une certaine durée qu'on ne sait pas quantifiée et qui sont évidemment des situations dramatiques avec des effets en chaîne parce que souvent ce sont des industries qui sont clés dans des chaînes de valeur et si elles se mettent à l'arrêt elle provoque ensuite d'autres inconvénients bon voilà je veux pas être beaucoup plus long mais c'est vrai que l'énergie et la principale préoccupation et ensuite tous les mots qui en découlent que j'ai cité tout à l'heure dans le cercle vicieux qu'on peut craindre si ce matérialise trop rapidement voilà monsieur le Président et puis je reviendrai ensuite s'il y a des après merci Monsieur le Directeur général on va on va faire dans l'ordre des croissants de des de la dimension des entreprises représentées ces symbolique allez merci monsieur le Président alors je vais prendre les choses un peu sur un autre prise pas aussi positif quand même parce que je pense que la situation est déjà plus grave que celle décrite en tout cas pour un certain nombre d'entreprises concernées par effectivement l'énergie je vais juste se faire un tout petit retour en arrière sur les la depuis la reprise économique pour vous donner un peu l'enchaînement puisque nous monitorons moi le moins l'activité des entreprises de taille intermédiaires pour voir un peu leur comportement en termes d'activité d'investissement et leur perspective bon ce qu'on a vu évidemment c'est une très forte reprise économique des mesures qui ont été prises je pense à la baisse des impôts de production et du plan de relance et les effets ont été assez remarquables on n'avait pas encore partagé tous mais 2021 et l'année les investissements étaient les plus dynamiques jamais mesurées mais de très très loin et la création d'emploi aussi la plus forte jamais mesurée dans nos entreprises pas uniquement les ETI mais je pense que c'est absolument général ce qui veut dire que la politique de l'offre a un véritable retour sur investissement je pense qu'il faut l'avoir vraiment ancrée à un moment donné on va rentrer dans une période effectivement beaucoup plus beaucoup plus compliqué si nous regardons l'image de ces monitorings depuis le printemps on voit que la donne a changé évidemment bien sûr le conflit a fait bouger les lignes très fortement sur l'énergie mais il a aussi fait bouger les lignes sur les marchés je prends des quelques statistiques qui ne sont pas des statiques de production et de transport les volumes de transport baisse - 7% donc ça veut dire que même si les chiffres d'affaires de nos entreprises progressent parce que l'inflation est là facialement les volumes transformés dans notre pays baisse et ça je pense que c'est un point qu'il faut prendre en compte c'est qu'on produit d'ores et déjà moins en France depuis plusieurs mois et ça c'est ça ne se voit pas dans les chiffres d'affaires parce que l'inflation encore une fois des produits de transformation est forte ça peut aller jusqu'à 20% dans les produits 25% dans les produits agricoles 15 à 20% dans d'autres métiers mais ce que nous produisons sur notre territoire en volumétrie a déjà a commencé à déjà commencer à baisser ça je pense que c'est un point qu'il faut qu'il faut regarder l'aspect énergétique effectivement est déjà impactant il le sera encore plus l'année prochaine puisque évidemment les contrats qui ont été passés en 2022 font apparaître des doublesment des triplements des quadruplements je peux prendre mon exemple d'entreprise j'ai mon électricité à 9 centimes l'année prochaine elle sera à 30 c'est une évidemment je ne suis pas électro intensif mais ceci étant mais fournisseurs le sont donc ça aura des impacts de toute façon dans ma chaîne de la valeur pour ce qui est de ma transformation ce sera maîtrisable mais je sais que mes fournisseurs d'acier mes fournisseurs de carton mes fournisseurs éventuellement de verre vont se retrouver dans des situations qui les obligeront à demander des hausses de prix voir à arrêter leur production donc risque un moment donné de rompre les chaînes d'approvisionnement et c'est là aussi un des dangers au-delà au-delà des marges et pour avoir monitoré tout dernièrement 140 ETI nous savons d'ores et déjà que certaines vont être vont voir leurs résultats purement et simplement effacés alors que l'année dernière elles étaient florissantes voir seront même en pertes uniquement sur le poste énergie donc déjà l'impact est considérable attention aux coupures aussi j'insiste parce que l'arrêt d'une unité de production coûtera beaucoup plus cher que le coût d'un bouclier ou que le coût d'une protection là on peut avoir un moment donné je sais que l'appréciation va être donnée parfois au préfet de pouvoir décider hors secteur stratégique qui peut être arrêté ou pas il faut être très attentif sur les impacts sociaux puisque ce sera une mise sous cloche d'outils de production le coût pouvant derrière être absolument considérable avec des effets possibles de cascades puisque évidemment si vous n'avez plus certains composants vous ne pouvez plus assembler le reste du produit l'automobile est un exemple actuel avec les puces voilà mais si un moment donné il nous manque des composants pour finaliser un produit bien c'est tout dépend industriel qui pourrait s'arrêter donc là il va falloir aussi avoir un un regard tout à fait particulier sur la manière dont on va s'organiser et avec le plus en plus possible de de concertation en amont comme pendant le covid je pense qu'il faut avoir exactement la même méthode puisqu'on va se retrouver à un moment donné à devoir peut-être confiner certaines activités économiques j'espère le moins possible mais nous ne sommes pas à l'abri si un moment donné l'électricité au gaz venait à manquer donc là-dessus il faudrait être très attentif pour ce qui est de la compétitivité il y a un sujet qui va revenir pendant la la le projet de loi de finance et la CV bon c'est un sujet qui évidemment est compliqué on comprend que les équations économiques financières de l'État sont complexes les discussions avec les collectivités évidemment sont j'imagine tendues mais c'est une nécessité aujourd'hui nos entreprises sont percutées par cette situation énergétique par tous les intrants qui vont aussi être j'irai qui vont augmenter dans la foulée parce qu'il faut pas se leurrer si on continue à produire tous les énergies intensives vont augmenter leur prix le seront ou voilà donc nous aurons un moment donné des réductions de marche c'est réduction de marge existent depuis quelques mois elles sont confirmées de plusieurs points cette deuxième baisse des marges risque un moment donné encore de fragiliser nos entreprises alors même que nous avons toujours et on le répète deux fois plus d'un pot de production en France qu'en moyenne européenne ce sera donc beaucoup plus difficile à absorber pour nos entreprises que leurs voisines européennes qui pourront qui n'auront pas ce poids permanent et nous espérions nous espérons toujours que cette CVE sera en tout cas annulée en une seule fois ce qui permettrait de réduire la difficulté ou les difficultés auxquelles vont être confrontées nos entreprises un dernier point par rapport à la décarbonation et la transformation elle va s'accélérer monsieur le Président par les prix c'est quelque chose qui va mécaniquement accélérer l'autoconsommation dans les entreprises qui va mécaniquement faire accélérer certains investissements qui étaient décédés simplement ça arrive à un moment difficile évidemment dans les choix des entreprises alors capacité peut-être serait-il intéressant sur ce sujet spécifiquement de mettre en place peut-être un régime de suramortissement qui encouragerait peut-être un certain nombre d'industriels allez encore un peu plus vite dans leur transformation moi je peux vous donner des exemples j'ai commencé à mettre en place de l'autoconsommation j'accélère le mouvement je sais que beaucoup d'autres et ici mettent peut-être un mécanisme de ce type permettrait-il de faciliter la tâche un certain nombre d'entreprises au-delà de la simplification qu'il faut aussi mettre en place puisque c'est pas tout d'avoir envie de faire il faut aussi que la législation et les contrôles et les difficultés ne ralentissent pas trop les projets mais ça c'est je sais que c'est dans le cas de la simplification qui est en cours le texte sera bientôt présenté mais en tout cas ça ça pourrait accélérer et permettre à certaines entreprises de pouvoir buter plus rapidement dans leur dans leur modèle de mix énergétique merci Monsieur Poirier alors CME madame posa oui merci donc je rejoins ce que ce que le métier disait en la situation est beaucoup moins positive en tout cas au deuxième semestre que ce que j'ai entendu précédemment donc je suis moi-même chef d'entreprise dans le secteur de la propreté et malheureusement dans nos entreprises il n'y a pas que l'énergie dans les entreprises en général du tissu économique français ce qui joue un rôle même si aujourd'hui c'est effectivement très pondérant on est vraiment dans une aire de changement très profond depuis 2020 depuis la crise je pense d'ailleurs que ces changements étaient déjà un peu initiés à l'avance mais la crise n'a fait qu'accentuer tout ça concernant l'activité puisqu'on parlait d'activité ce qui est un peu inquiétant enfin ce qui est inquiétant c'est le ralentissement de l'activité qui commence depuis le deuxième semestre puisqu'on a une croissance qui est proche de zéro et les prévisions 2023 malheureusement ne sont pas plus optimiste et ceci ça a été confirmé d'ailleurs par une enquête qu'on a menée au niveau de la CPME en juin juillet sur nos adhérents nous avons eu 2400 répondants et si la situation du premier semestre leur semblait plutôt favorable celle du deuxième leur paraissait beaucoup plus compliqué on avait d'ailleurs un recul de chiffre d'affaires pour 31% d'entre eux déjà en juin juillet donc ce qui n'est pas négligeable et une baisse du taux de marge pour 44% d'entre elles pour rappel quand même la France a le taux de marge le plus faible d'Europe donc ce qu'on constate c'est que le moral est moins bon le climat des affaires recule on a une baisse des carnets de commandes petit à petit l'inflation le manque de personnel bref je suis désolé mais on n'est pas dans une euphorie dans une euphorie on a sur cette enquête 93% de nos répondants qui se disait avoir été impacté par les hausses de prix et pour un tiers forcément ça engendré enfin forcément ça engendrait une hausse de coût de revient mais pour un tiers ça représentait plus de 10% de coûts revient supplémentaires ce qui n'est pas négligeable et souvent cette hausse et c'est vrai aussi sur la main d'oeuvre sur la masse salariale puisqu'il y a eu beaucoup renégociation de salaire on y reviendra cette hausse souvent n'arrive pas à la répercuter sur les clients quand vous vendez à des particuliers vous pouvez quand c'est du B2B c'est beaucoup plus compliqué parfois sur le marché privé on arrive à sortir notre épingle du jeu en revanche sur les marchés publics c'est souvent compliqué puisqu'il y a des formules de révision qui ne nous permettent pas de réviser les comment dire les prix d'augmenter les prix au fur et à mesure qu'on a aussi dégagé de cette étude c'est qu'on avait quand même 59% des entreprises qui avaient déjà commencé à limiter leur consommation d'énergie pour justement pallier à cette hausse qui commençait et en revanche il nous remontait quand même un problème de mise en oeuvre soit parce que il cherchait des alternatives et les alternatives malheureusement n'existaient pas soit parce que le délai de mise en oeuvre était parfois un peu long et donc ça ne activité pas suffisante pour pour permettre à l'entreprise de maintenir ses marges en termes d'investissement cette enquête disait aussi qu'on avait 50% des entreprises qui n'avaient pas investi au premier semestre et qui ne souhaitait pas le faire non plus au second semestre donc on voit bien qu'il y a quand même un ralentissement des investissements ce que nous pensons c'est que les changements qui ont lieu actuellement sur l'environnement peuvent inciter à investir sur des nouvelles technologies sur des véhicules électriques encore faut-il qu'on ait les énergies les possibilités aussi de le faire quand moi qui suis chef d'entreprise j'ai regardé un peu à changer ma flotte de véhicule aujourd'hui sur le marché il y a pas vraiment de de véhicules qui puisse correspondre en termes d'autonomie et puis quand vous voulez équiper votre entreprise de bornes d'installation électrique un ça coûte cher 2 pour trouver quels sont les aides les subventions auxquelles on a droit on a du mal j'ai voulu organiser moi sur mon bassin d'emploi une réunion avec les chefs d'entreprise en localité ça fait 10 jours qu'on essaye d'appeler l'ADEME pour qu'ils interviennent et l'ADEME ne répond pas ça sonne dans le vide donc là encore je pense qu'il y a des choses à faire est-ce qu'on peut pas travailler sur un interlocuteur unique en région qui puisse aider les entreprises dans les différents investissements ça serait peut-être une piste on parlait d'emploi c'est vrai que l'emploi a fortement augmenté dans le secteur privé puisque on a plus 180 000 postes dans le secteur privé notre enquête fait ressortir que 51% des entreprises cherché à recruter en juin juillet et 94% avaient du mal en fait à trouver les personnes soit pour absence de candidat 74% quand même soit par un manque de compétences 47%. donc on voit que le marché du travail est tendu et saturé mais ça je pense que dans cette assemblée on en est bien conscient mais ça freine aussi l'activité économique 24% d'entre elles sont confrontés aussi un fort turnover alors les principales raisons c'est se consacrer à autre chose ou changer de secteur d'activité des fois parce que on est débauché par la concurrence en a des opportunités plus intéressantes ailleurs et parfois aussi parce que ça permet de rééquilibrer Vie privée vie professionnelle c'est simplement un constat mais ça veut dire que demain il y a des métiers et c'est déjà le cas aujourd'hui qui n'attire plus du tout je suis dans la propreté et nous en faisons partie comme la restauration comme la sécurité ça fait partie des métiers fortement touchés dans cette étude ce qui ressort également c'est que c'est lié à l'emploi 84% des dirigeants souhaitent une réforme de l'assurance chômage donc voilà on est en plein en plein dedans puisqu'on a été auditionné récemment mais on voit bien que c'est un vrai sujet et puis concernant la hausse des salaires on avait 65 % quand même des entreprises qui avaient déjà augmenté au premier semestre leurs salariés et 58% qui disaient qu'ils allaient le faire ou le refaire donc ce qui est quand même pas négligeable on voit bien que les entreprises jouent le jeu et augmentent les salaires et celles qui pouvait pas forcément augmenter les salaires de manière collective elles ont mis en place ils ont eu recours à d'autres modes de rémunération l'épargne salariale des primes individuels et des primes collectives donc on voit bien qu'il y a quand même dans les TPE PME une vraie volonté et une vraie prise en compte aussi des difficultés des salariés concernant les défaillances et les radiations effectivement je rejoins Christophe beau on est encore à un niveau inférieur à 2019 même si on sent que ça s'accélère et je discutais d'ailleurs avec la médiation des entreprises il y a une quinzaine de jours qui nous disait qu'il n'avait jamais eu autant de saisie au mois d'août que que cette année donc on voit bien qu'il y a un sujet qui qui arrive sur la fiscalité je rejoins complètement il faut qu'on arrive à conserver la compétitivité voir à améliorer la compétitivité de nos entreprises en poursuivant la diminution des impôts de production ça c'est un fait en vraiment ciblant la fiscalité locale pour que toutes les entreprises soient concernées et une des craintes que les entreprises les TPE ont c'est qu'effectivement pour compenser le manque de budget des collectivités il y a une hausse des impôts diverses qui qui arrive donc ce que nous préconisons c'est que les TPE PME puissent faire partie des discussions sur les pistes de financement des collectivités pour éviter justement cet effet et puis les entreprises craignent aussi une hausse de la fiscalité foncière enfin ce qui n'est de ce qui n'aide pas [Musique] enfin ce qui fait peur aussi la des grosses craintes c'est toutes les nouvelles réglementations qui tombent les nouvelles réglementations vous avez dû en parler dans le cadre de la RSE on a le sentiment en fait d'avoir un comme un gros nuage qui aurait au dessus de la tête des entreprises des TPE qui vont toucher dans un premier temps cette réglementation plutôt les gros groupes mais qui par capillarité ça va descendre sur les TPE PME alors deux choses il y a des tailles d'entreprises des entreprises qui ont les capacités de travailler sur ces sujets parce qu'ils ont quand même quelques fonctions supports et puis il y a les TPE et là je pense que Pierre pourra certainement en dire davantage mais qui n'ont pas les forces suffisantes en interne pour pouvoir travailler sur ces sujets et puis faut pas oublier que tout ça ça entraîne des lourdeurs administratives des coups pour l'entreprise et l'idée c'est aussi de faire attention à assurer une équité entre les entreprises européennes merci beaucoup merci Madame la vice-présidente vers monsieur Burban merci monsieur le Président c'est toujours compliqué d'intervenir en dernier parce que je vais être un peu redondant alors moi je voudrais juste dire que ce que j'ai entendu de Christophe beau de Frédéric Poirier et de Stéphanie posa je ne vois aucune contradiction parce que je vais moi-même me contredire voilà le premier point parce que il y a les chiffres et ensuite il y a le ressenti et puis il y a effectivement tous les nuages qui s'amoncellent comme la très bien dit Stéphanie sur les chiffres et de toute façon on les connaît tous puis on a les chiffres macros on sait qu'elle est la croissance française depuis la sortie du covid on sait aussi quelle est la croissance de l'emploi et je voudrais confirmer tout ça puisque nous on fait chaque trimestre une enquête auprès d'un panel représentatif de 7675 entreprises je suis très précis dans les secteurs de l'artisanat du commerce et des professions libérales et effectivement jusqu'au 30 juin mais ça allait très bien jusqu'au 30 juin l'activité est repartie on a même aujourd'hui la majorité des activités qui sont revenus avant la situation covid donc 2019 bon donc ça ça c'est là pour le coup on s'est incontestable parce que si scientifique etc et comme ça a été dit aussi avec des créations d'emplois qu'on connaît aujourd'hui puisque malgré tout qu'on devait pas le chômage il a baissé voilà et comme l'a dit Christophe et ça je partage parce que moi je peux vous assurer que pendant les vacances j'avais la tête comme ça d'atelier restaurateurs de de boutiques qui me disait mais ils sont partis où les gens puisque on n'arrive pas à travailler pour la première fois pendant les vacances et ça ça contribue largement à aussi faire tasser la croissance française pour la première fois dans les zones touristiques j'ai constaté la fermeture d'activités de café-restaurant je n'avais jamais vu ça voilà et pourquoi parce qu'il y avait pas voilà et donc pour beaucoup de nos entreprises en tout cas pour les entreprises que je représente et quel que soit l'activité parce qu'on dit oui mais dans le bâtiment c'est compliqué c'est dur machin oui mais les cafés restaurants c'est si c'est là mais même chez les professions libérales en pharmacie on a des problèmes alors certes il y a eu la période covid etc et bon expert-comptable ça devient compliqué pour recruter dans l'expertise comptable bon c'est traditionnellement pas des métiers qu'on considérait comme compliqué donc ça ça reste quand même parce que avec tous les nuages qui s'annoncellent il y a quand même ce problème là et juste en volume quand même et nous on le fait puisque c'est vrai que nous notre enquête elle porte en valeur évidemment il y a l'effet inflation inévitables mais même en volume alors on le fait pas sur toutes les professions mais pour nous en volume bâtiment et travaux publics ils sont encore en croissance et en plus ils ont dépassé allègrement le niveau de 2019 voilà et pour l'instant c'était alors attention une fois que j'ai dit tout ça une fois que j'ai dit tout ça souvenez-vous premier semestre comme l'a dit Christophe en fait on a été surpris de la reprise on a été tous très surpris et du coup ça suivait pas et les chaînes ne suivaient pas donc il y a ça et donc même si ça se tasse un peu on a toujours des problèmes d'approvisionnement c'est vrai dans le bâtiment mais c'est pas que vrai dans le bâtiment parce qu'il y a des problèmes aussi dans le secteur alimentaire pour un certain nombre de produits de base qui rentre dans les fabrications on a également évidemment mais ça tout le monde l'a dit et puis tout le monde le sait parce que on nous en parle tous les jours matin midi et soir c'est le problème de l'énergie le problème d'électricité le problème du gaz donc tout ça est une évidence alors une fois qu'on a dit tout ça et et et là on se retourne vers la délégation sénatoriale aux entreprises nous ce qu'on compte enfin ce qu'on attend de vous bon on a bien conscience que le quoi qu'il en coûte c'est fini et que de toute façon c'est nos impôts de demain de tout un chacun et des entreprises demain bon donc on sait bien qu'il faudra rester raisonnable et qu'on ne peut pas raser gratis toute sa vie pour autant il y a des dispositifs parce que au moins en tout cas nous c'est le sentiment qu'on a enfin en tout cas l'image qu'on a de ce qui a été fait on doit toujours saluer l'action du gouvernement pendant la période de covid qui a su accompagner les entreprises et c'est bien parce que s'il y avait pas eu cet accompagnement d'abord tous les chiffres prouvent il y a eu moins de défaillances d'entreprises et du coup ces entreprises elles ont rebondi rapidement ce qui a expliqué aussi un syndrome de tension mais ce qu'il faut c'est poursuivre alors non pas un accompagnement mais restez avec les dispositifs qui existent alors dans les dispositifs qui existent je pense en particulier à la médiation du crédit parce qu'effectivement on risque d'avoir des tensions sur le remboursement des PGE etc donc ça il faut absolument que ce dispositif continue à fonctionner le médiateur des entreprises aussi c'est capital dans les relations entre les entreprises parce que vous avez des entreprises qui sont fournisseurs et vous avez d'autres qui ont besoin de ces fournisseurs donc c'est important et puis également à Bercy a été mis en place un certain nombre de communités de crise justement pour suivre les évolutions je pense au comité de crise bâtiment mais il y a aussi un comité de crise énergies et donc ça il faut que ces dispositifs perdure et continuer à fonctionner et l'autre élément parce qu'il y a eu il y a des dispositifs alors il y a certes le bouclier notamment pour l'électricité et le gaz mais vous avez notamment pour les entreprises qui font plus de 3% qui ont dans leur chiffre d'affaires ou plutôt exactement l'électricité et le gaz représente plus de 3% de leur chef d'affaires pour ces entreprises il y a un dispositif qui permet de les accompagner on s'est rendu compte que beaucoup d'entreprises la grande majorité des entreprises françaises ne savent pas que ça existe donc il y a un problème aussi d'information des dispositifs qui ont été mis en place et d'informations pour faire en sorte en actionne les bons leviers pour éviter effectivement que ces entreprises soient obligées soit d'arrêter ce qui serait catastrophique soit se retrouve dans des situations compliquées merci beaucoup alors madame posa peut-être un complément je peux rebondir juste sur effectivement ce que disait pierre et ça me fait penser à ce que disait Christophe également en fait je crois que les banques ont leur rôle à jouer de manière assez fondamentale et pour le coup elle sait pas aussi positif en tout cas pour les tpeme on sent que les les robinets si je puis m'exprimer ainsi comment ça se resserrer un peu et c'est un peu plus compliqué pierre parler du PGE c'est vrai que la CPME demande depuis très longtemps une un allongement des PGE qui aujourd'hui est possible via une certaine procédure en revanche ça met l'entreprise en défaut de paiement et nous ce que l'on souhaiterait c'est pouvoir supprimer cette mise en défaut de paiement qui est une cotation Banque de France qui soit moins bonne ça s'entend il y a un endettement supplémentaire en revanche la mise en défaut de paiement de l'entreprise c'est un pied tombe pour le dirigeant et c'est aussi des encours qu'on supprime c'est les assurances crédit qui tombent donc je pense que là la au niveau de des banques et des solutions possibles ça fait partie des choses qui pourraient être envisagées merci de ces précisions on est on est vraiment attentif à toutes ces précisions que vous nous donnez parce que vous n'ignorez pas on est très attaché à nos territoires c'est c'est le boulot des sénateurs on a donc les relations avec le directeur de la Banque de France départementale avec les banques de la place et donc c'est précieux ce que vous nous dites pour pour que le la formation circule quoi par notre canal finalement donc je me tourne vers mes collègues est-ce qu'il y a des questions une question sébastien Laurent merci monsieur le Président bonjour à tous Alors moi quand je suis beau disait que tout part de l'énergie évidemment je pense que l'économie c'est de l'énergie transformée donc j'ai envie d'applaudir [Musique] comme tu disais on est en relation avec nos territoires donc moi je suis du Val d'Oise prochainement je vais voir le président du tribunal de commerce le président du comité d'expansion économique du Val-d'Oise etc pour savoir comment sur le territoire se traduit cette période un peu folle que nous vivons depuis quelques années depuis quelques mois quelques années maintenant la question que j'avais c'est par rapport aux banques effectivement comment comment elle se comporte les banques vis-à-vis de vous et par rapport au secteur d'activité aussi parce que il y a quand même des secteurs d'activités qui me semblent-ils ne connaissent pas la crise on a fait un rapport sur la cybersécurité et à part les problématiques de d'emploi et de trouver des compétences et de recruter certaines activités ou dans tout ce qui évidemment pharmaceut tout ce qui est industrie pharmaceutique qui viennent de vivre j'ai pas l'impression qu'il soit tellement pénalisée mais par contre sur le secteur d'activité notamment tous ceux qui ont besoin d'énergie effectivement c'est elle va être extrêmement difficile et nous on aura arbitré entre par les acvae là nous les collectivités dans le Val-d'Oise une agglomération de 300 000 habitants a eu son estimation la semaine dernière de d'augmentation des prix du gaz niveau du gaz tout ce que vous avez dit c'est exact c'est un monde de fou quelque part fois 6 fois 6 le gaz X6 le président de la Commune c'est pas comme une affaire il a réunion avec le préfecture à l'état est bien en peine de nous répondre mais grosso modo essayent d'expliquer aux collectivités qu'il va falloir faire qui va se débrouiller parce que elles sont sorties pas trop mal avec le covid et c'est vrai que la fermeture des cantines tout ce qui est autour de la des enfants des économies aux collectivités mais là fois 6 gaz pas électricité c'est pas qu'on va faire donc on est complètement conscient ici que la CVE il faudra la supprimer notamment mais par rapport à nous en plus sénateur vis-à-vis des collectivités comme comment faire une part de TVA et on a l'impression de pas s'y retrouver parce que ce que vous dites on le sait puis des années avec cette politique sur l'énergie est folle en plus c'est un des nausées irrité de Gaulle les Pompidou des messes mères enfin c'est complètement dingue mais là par rapport à l'Allemagne notamment noir a tous été pris d'énergie très très bas je pense que donc les secteurs d'activités qui sont les plus consommateurs vont être beaucoup plus touchés et par rapport à d'autres activités qui s'en sortent alors je sais pas peut-être comment comment aider plus à passer ce cap difficile j'espère qu'on aura un retour un prix d'énergie correct voilà merci Sébastien donc deux questions l'une sur sur les banques l'autre sur la diversité par filière voilà situation si tu veux Christian peut-être une question et puis on prendra l'ensemble d'accord très rapidement je suis un élu sénateur du Haut-Rhin donc où se situe fsenheim et c'est extrêmement criant de vérité cette erreur d'avoir fermé cette centrale nucléaire pour des raisons on reviendra pas dessus d'un accord politique qui aujourd'hui nous coûte cher coûte doublement cher puisque c'est une usine qui ne produit plus c'était quand même c'est un centre de production une centrale nucléaire elle était sécurisée elle était post focushima l'employé 2000 personnes en plus de ça nous fait un trou évidemment de au niveau de l'emploi au niveau des ressources financières pour les collectivités locales donc bon c'est on en parle souvent mais c'était une erreur absolument agréable enfin terrible c'est presque un scandale d'État mais bon c'est comme ça et petite anecdote sur le effectivement sur le l'augmentation du prix du gaz je te rejoins je suis élu à Houssen auprès de la communauté des Halles merci de Colmar et le transport de bus se fait au gaz budget 2022 pour faire rouler ses bus 300 5000 euros prévisionnel 2023 2400 donc vous voyez que il y a effectivement les entreprises qui seront impactées par ce cette augmentation du coût de l'énergie mais les collectivités territoriales le sont dans les mêmes proportions et dans la même mesure hélas ma question est plutôt sur le marché de l'emploi du du travail évidemment dans dans nos circonscriptions on rencontre les chefs d'entreprise et c'est quelque chose que l'on entend depuis depuis le mois de juin ou même déjà un petit peu avant ce cette difficulté à recruter et à trouver de et à trouver de la main d'oeuvre alors il y a des endroits géographiquement où il y a des tensions effectivement lorsqu'on est frontalier il peut y avoir des tensions avec l'attirance de de l'emploi qui se fait en Suisse ou en Allemagne en ce qui nous concerne par contre on a l'impression quand même qu'il faudrait réformer ce marché du travail quand j'étais maire de ma petite commune il y a encore pas très longtemps on trouvait des étudiants pour le mois de juillet mais pour le mois d'août on arrivait plus à trouver personne donc on a quand même l'impression que les gens préfèrent les loisirs et préfèrent en apparence je raccourcis je schématise mais c'est un petit peu ça aussi on pourrait voir des étudiants aussi travailler dans les bars dans les restaurants au mois d'août mais effectivement moi je juillet on arrive à recruter au mois d'août on trouve on trouve plus personne en dehors de cet exemple qui n'est pas un bon exemple ne faudrait-il pas revoir le marché du travail pas que l'indemnisation chômage je sais pas revoir les contrats voir plus de souplesse on voit que les gens ont envie de travailler pour eux de trouver une forme de contrat avec des gens effectivement qui travaillent peut-être plus en indépendance que de salarié de son entreprise est-ce qu'il y a des des voix ou des réflexions qui sont qui sont ouvertes à ce niveau là Martine Berthier peut-être ce sujet précis alors justement une partie de mes questions portaient sur ce cette recherche de salariés effectivement qui sont soulignés dans tous les secteurs moi je suis sénatrice de la Savoie dans le tourisme ça a été catastrophique effectivement vous disiez certains restaurants sont obligés de fermer le soir parce qu'il ne trouve personne c'est certain c'est un manque un manque d'activité effectivement mais il y a tout un tas de professionnels je suis pharmacien effectivement dans les pharmacies on ne trouve plus ni de préparateur ni de pharmacien adjoint donc ma question portait sur alors d'une part effectivement ce que mon collègue a soulevé avec ce souhait d'auto-entreprise de travail plus facile à organiser par rapport à sa vie professionnelle d'auto-entreprise et de plateformes donc de mise en relation est-ce que vous vous voyez cet effet justement sur le manque de recrutement les entreprises arrivent à faire est-ce qu'il y a un enjeu à ce niveau là je pense que enfin personnellement j'en suis persuadée mais voilà comment comment est l'impact pour vous comment le ressentez-vous et puis également j'aimerais revenir sur le travail d'été des étudiants et pas que le travail d'été d'ailleurs les petits emplois qu'ils occupaient alors quand je pense qu'on est nombreux de ma génération et de celle d'après aussi quand on faisait nos études dans travailler toutes nos vacances voilà pour avoir un peu d'argent est-ce que ces étudiants là ils sont toujours sur le marché pour les petits emplois pour les emplois d'été est-ce qu'on les voit toujours moi je n'ai pas ce sentiment donc voilà je ne ressens pas ça de la part de des étudiants actuels [Musique] moins voilà quels sont aussi là les impacts merci merci chers collègues de vos questions donc je les résume que vous puissiez répondre mesdames messieurs question sur la banque financement finalement les entreprises puisque vous avez évoqué le sujet avec une sensation déjà de voilà un petit peu le robinet se ferme un peu la situation différenciée des branches en termes de de situation face à aux difficultés que vous avez évoqué s'il y en a qui sont pas touché du tout plus ou moins ou beaucoup quelques exemples et puis le problème général de l'emploi du rapport au travail finalement c'est un peu ça qui est évoqué quand on parle de faire évoluer les différences de contrats nouveaux etc président de la CPME c'est illustrer là-dessus en disant CDD les gens refusent le CDI mais ils ont qui bénéficient quand même de l'aide voilà il y a quand même une situation compliquée là-dessus donc sur ces trois sujets qui veut démarrer allez monsieur beau je voudrais qu'on peut peut-être faire un pardon vous voulez c'est parti d'accord merci beaucoup merci président d'abord je voudrais revenir deux petits points anecdotiques mais quand vous avez donné la parole tout à l'heure en parlant de détails successives d'entreprise le Medef ne représente pas les grandes entreprises uniquement à chaque fois nous avons toutes tailles d'entreprise parmi nous adhérents ensuite deuxième petite précision j'ai été étonné effectivement de l'impression d'un tel optimisme parce que je suis pas sûr qu'on est bien entendu au départ heureusement pierre rectifié non j'ai parlé quand même de situation dramatique donc et je suis tout à fait d'accord pour reformuler quelques pierres Lafaye à la photographie du premier semestre qui est les statistiques sont sont bonnes il faut le reconnaître et les perspectives du second semestre et de l'avenir sont tout à fait dramatique je l'ai dit et je crois qu'on n'est pas là pour faire une compétition de [Musique] [Musique] le débiteur potentiel et c'est pas forcément parce que les banques ont une attitude plus restrictive c'est parce que les taux d'intérêt et vinces en quelque sorte quelques projets soit immobilier soit des projets autres du marché donc il faut pas voilà deuxièmement sur les PGE spécifiquement nous on n'est pas pessimiste au point de demander des adaptations incessantes sur ce produit qui a sa logique interne et qui doit s'inscrire dans un encadrement communautaire des aides qui se fait que on peut pas non plus obtenir la lune et il est vrai que il y a cette question du défaut qui est liée à une restructuration du PGE mais il faut pas non plus confondre les choses c'est le défaut au sens default anglo-saxon c'est à dire par rapport à la réglementation bancaire qui oblige des banques dès lors qu'elle restructure un crédit à le mettre dans leur colonne des crédits non performants avec des conséquences sur les fonds propres que la banque met en face ça n'a rien avec le défaut de paiement tel que nous on l'entend en droit français qui peut déboucher sur un dépôt de bilan donc je pense qu'il faut pas du tout se faire peur à l'excès en stigmatisant cette notion de difold au sens anglo-saxon qui fait partie de la réglementation bancaire prudentielle des normes de balles etc et avec le défaut de paiement qui est Dieu merci ne n'a pas à être provoqué par un remboursement de danité de PGE voilà ce qu'on peut dire de mon du point de vue du Medef sur la situation bancaire sur les secteurs d'activité différenciées alors oui je crois qu'on peut dire qu'il y a une très grosse différence entre des secteurs qui se portent encore relativement bien et d'autres je l'ai dit tout à l'heure qui sont très impactés par la dépense énergétique on a tous en tête des cas très très frappants notamment dans l'aluminium avec l'aluminium Dunkerque ou avec l'usine de ce genre de Maurienne ou d'autres Duralex qui a fait la une de des médias en annonçant sa fermeture temporaire donc tout ce qui est processus de production qui engage de l'énergie est très impactée mais aussi le textile habillement qui sont aussi des filières dans lesquelles beaucoup d'énergie est consommée on l'oublie parfois donc tout ceci ce sont des secteurs qui souffrent terriblement on pourra peut-être monsieur sénateurs vous envoyer un tableau avec une situation je dirais sectorielle mais effectivement les situations sont très très différentes d'un secteur à l'autre sur les conséquences de tout ça sur le budget des collectivités locales nous nous avons toujours considéré qu'il fallait que les quantités locales soient compensées d'une éventuelle baisse de la CVE bon et on ne méconnait pas les difficultés budgétaires qu'elles peuvent rencontrer vous en avez cité un exemple sur les hausses d'énergie après moi je rejoins le président Poirier le signal qui serait envoyé par un PLF dans lequel la CVE serait abaissé en deux en deux morceaux si on comprend bien le scénario qu'est-ce qui se le gouvernement c'est un signal qui est très mauvais parce que il touche à la confiance dans la parole donnée ça fait des mois et des mois que le rendement dit qu'il va baisser la CVE en une seule fois et accorder cette ce supplément de petite de l'offre pour reprendre l'expression du président Poirier aux entreprises et arriver au pied du mur on retire le tapis c'est le défaut traditionnel de la fiscalité française que l'on connaît depuis des années où on change de pied à chaque fois et on insécurise les contribuables qui sont les entreprises en premier lieu les particuliers aussi mais en donnant des des indications contradictoires par rapport à ce qui avait été prévu et c'est ça au fond le problème de principe profond que ça pose indépendamment du problème financier de decevoir retirer 4 milliards sous les pieds sur l'emploi alors là on aborde des sujets plus compliqués je pense que le fait que de telles difficultés de recrutement et que le marché de l'emploi au fond dysfonctionne dans l'autre sens par rapport à ce qu'on a connu pendant 20 ans il y a plusieurs causes il y a celles que le gouvernement va essayer de traiter en plusieurs temps déjà un premier temps avec la réforme de l'assurance chômage de l'année dernière qui a mis tant de temps à se mettre en oeuvre parce qu'elle a été comme on le sait tous plusieurs fois attaqué dans le concept d’état bon là il y a un processus qui s'ouvre nous allons y participer dans le cas d'une concertation ouverte par ministre de du travail il y a une loi qui est portée à votre examen et qui commence à navette qui prévoit cela très bien nous on pense qu'effectivement il y a encore des marges de manoeuvre à mettre en place pour inciter davantage au retour à l'emploi et éviter les situations de permittence qu'on a pu observer ici ou là soit dans l'emploi saisonnier soit soit sous notre forme après il faut être honnête et reconnaître que il y a d'autres freins à l'emploi qui tiennent par exemple à l'adéquation des compétences donc ça touche la question des formations alors là on peut se rassurer pour l'avenir parce que avec les primes qui ont été octroyées et la dynamisation du du nombre d'apprentis on est passé de 400 000 à 800 000 et l'objectif affiché parlonnement c'est un million donc oui on est tout à fait pour cet objectif il faut pas là aussi retirer le tapis sous les pieds en termes de prime de la citation parce que si on veut que les entreprises recrutent des apprentis il faut bien donner ses incitations qui ont été très efficaces et c'est de l'argent bien investi par le contribuable puisque ces apprentis vont être ensuite directement employables et ils vont trouver un emploi il faut aussi citer la mobilité qui est un problème soit mobilité domicile travail qui est souvent problématique et puis l'attractivité des emplois la balle est dans le camp des entreprises on sait qu'il y a un certain nombre de secteurs notamment le restauration c'est bien connu mais d'autres dans lesquels l'attractivité est difficile et donc on a tous un travail collectif à faire pour que motiver pour motiver les gens enfin pour terminer sur les stratégies d'effacement alors je pense que c'est plus plus complexe ça madame la signatrice parce que l'effacement c'est une des modalités très particulières que certaines industries acceptent dans des contrats où elle paie moins cher mais en donnant la possibilité rte de leur demander de d'abaisser voir de supprimer totalement leur tirage alors ça ne concerne qu'un tout petit nombre d'entreprises ce qui nous intéresse nous c'est les économies qui peuvent être faits tous secteurs confondus dans le tertiaire où je pense qu'on a des marges de manœuvre sur le chauffage sur l'éclairage sur la climatisation etc c'est le sens des propositions MDF a fait dès le 2 août au ministre concerné dans le cadre du plan de sobriété et c'est aussi le l'exercice que nous faisons avec les partenaires sociaux avec la CPME l'u2p et les réseaux syndicales pour produire notre d'ici quelques jours un relevé de décision qu'on espère consensuel avec des propositions concrètes pour atteindre le type de plantes sobriété bon mais je le redis et je terminerai par là la question des volumes c'est une chose mais la question des prix elle reste entière et à ce stade n'est pas résolu merci merci Monsieur Poirier alors sur les banques le la situation à côté ETI et en légère agression sur la le niveau de réponse positive mais il reste très élevé c'est-à-dire qu'on est sur un on est monté très très haut poste covid avec un niveau même de satisfaction et assez étonnant on est descendu de quelques points ça reste tout à fait convenable il n'y a pas aujourd'hui constaté du côté de thé mais quand même une inflexion remarquée depuis trois mois donc je pense qu'il y a quand même effectivement un changement est-ce qu'on peut vous dire si c'est sectoriel ou pas sectoriel je pense que c'était encore un peu tôt ce qui est certain c'est que l'industrie aujourd'hui est dans un niveau de stress qui est incomparablement supérieur aux autres secteurs d'activité ça c'est très clair avec les niveaux de de d'énergie que nous connaissons comme je disais tout à l'heure vous avez un nombre important d'entreprise je pense qu'on est plus de 300 je pense qu'on est plutôt à plusieurs centaines voire au-delà qui vont voir leur situation se dégrader de façon considérable voire à passer en perte voir arrêter de produire tout simplement nous avons aujourd'hui une ETI sur 10 qui déclare qu'elle va s'arrêter le produire très probablement alors est-ce que c'est gravée dans le noir je ne sais pas vous dire mais en tout cas il y a 7 pays sur 10 qui ne peuvent pas répercuter l'intégralité de leur coût donc les marges sont très très impactées donc et ça c'est évidemment extrêmement concentré sur les gros secteurs de consommation donc l'industrie de transformation l'agroalimentaire notamment sont dans une situation très complexe alors qu'elle doit affronter d'autres sujets je vais pas rentrer dans le détail de l'élevage ou autre où là on a des situations extrêmement compliquées donc je pense qu'il faut faire quand même un focus un peu particulier sur l'industrie quand on parle d'énergie le service même s'il est impacté aujourd'hui nous le voyons les beaucoup moins même dans l'informatique même les gens donc c'est vraiment un point très particulier avec un risque qui est quand même très important vu le niveau de la crise c'est que si nous ne mettons pas rapidement en place un mécanisme de plafonnement parce que là aujourd'hui les particuliers sont couverts les petites entreprises des bénéficient d'un tarif spécifique mais les entreprises PME d'une certaine taille et uti n'ont rien et là nous avons des situations vraiment très très complexes qui peuvent arriver si nous ne trouvons pas une solution dans les semaines qui viennent j'ose espérer que les prochaines réunions européennes vont aboutir parce que c'est vraiment un mur de perte que nous avons devant nous c'est [Musique] si on reste dans le schéma actuel ça va s'arrêter c'est à peu près écrit avec un risque de désindustrialisation nouvelle comme on a connu en 2008 donc il faut absolument sur ce point-là trouver des solutions très rapides parce que c'est c'est effectivement les impacts sont gigantesques potentiellement j'ai quand est-ce qu'effectivement sur les sujets de recrutement effectivement les tensions subsistent pas seulement sur les métiers qualifiés mais aussi sur les métiers courants effectivement tout ce qui concerne l'apprentissage et absolument positif les ETI comme toutes les entreprises se sont beaucoup mobilisées elles continuent à le faire on appelle de nos vœux d'ailleurs que ce mouvement se poursuive la formation initiale notamment le l'enseignement professionnel dont la réforme est va se faire est très importante parce qu'on peut pas seulement changer les gens d'orientation il faut aussi parler notamment les métiers qualifiés beaucoup plus mettre l'accent sur la formation et on a certainement beaucoup pas faire et beaucoup pas améliorer les choses les entreprises forment de plus en plus elles créent des écoles nous on avait des centaines de cas d'écoles internes qui se sont créés donc la réforme de la formation professionnelle à produits des effets donc les entreprises se sont emparées et investissent donc de ce point de vue là on sait aujourd'hui faire beaucoup plus facilement changer les gens de secteur d'activité et de sujets de la mobilité est effectivement clair notamment avec un pétrole cher ça c'est clair que les rayons d'action des salariés se sont réduits bon les choses peuvent changer je pense qu'avec le coût de l'énergie qui pétrole qui est actuellement revenu à des niveaux plus acceptables peut-être que ce sera un petit peu moins sensible sur les sur le sujet de la de la sobriété et de l'effacement effectivement l'effacement c'est vraiment un sujet très spécifique la sobriété je pense que les entreprises s'en emparent ce que je vous disais tout à l'heure le signal prix va faire bouger les entreprises assez rapidement le c'est le pas de temps qui est aujourd'hui très compliqué il faut deux ans trois ans pour un projet de transformation majeure de son outil de production nous n'avons pas ce temps-là devant nous avec la situation énergétique actuelle c'est pour ça qu'il faut absolument trouver des solutions le plus vite possible merci en continu peut-être les réponses des différences intervenants je mets un bémol je suis désolé mais j'ai 14 ans de parcours bancaire avant alors ça a changé parce que le secteur bancaire mais dès qu'il y a restructuration des crédits et c'est le cas dans le PGE il y a souvent mise en défaut de paiement de l'entreprise [Musique] après on ressent aujourd'hui une petite tension notamment plus grosse difficulté à obtenir des crédits court terme à obtenir des prêts pour investir avec des garanties supplémentaires qui peuvent être demandées en revanche j'ai pas de chiffres mais voilà on sent en tous les cas que que ça se tend sur la diversité par filière oui effectivement on a des entreprises vous parliez de la cybersécurité ils sont en plein boom entre guillemets après ce enfin là où il faut avoir quand même une certaine vigilance c'est que c'est aujourd'hui elles vont bien si demain c'est un raz-de-marée sur d'autres secteurs d'activités forcément il y aura des conséquences sur les entreprises qui marchent bien aujourd'hui et donc c'est toute cette chaîne aussi qu'il faut avoir en tête et conserver et je comprends aussi la difficulté nous comprenons les difficultés auxquelles sont confrontées aussi les collectivités parce que on a les mêmes difficultés entreprises collectivités en fait quand on quand on regarde bien concernant le marché de l'emploi oui ce que je voulais dire aussi au niveau des filières on a en fait aujourd'hui on a deux types d'entreprises qui sont impactées il y a celles qui sont impactées fortement par l'énergie qui ont des fois des marges un peu plus élevées mais qui de coups du coup se trouve complètement anéanti voir vont générer des pertes avec l'inflation de l'énergie et on a beaucoup de secteurs dans le service dans lesquels on a fortement d'oeuvre bas salaire avec des augmentations de salaire conséquentes et là aussi on s'aperçoit que les augmentations de salaire par exemple dans la propreté il y a eu 7% d'augmentation de salaire sur l'année et on s'aperçoit que ça va mettre à mal beaucoup d'entreprises du secteur parce que quand vous avez un résultat net qui est de 1 à 2% de votre chiffre d'affaires et que vous avez 7 % de salaire plus les primes individuels plus les coûts d'hiver dont on vient de parler forcément ça impacte de manière de manière non négligeable concernant le marché de l'emploi alors là effectivement plein de choses plus de souplesse revoir le code du travail le marché du travail on s'aperçoit effectivement qu'aujourd'hui le CDU le CDI n'est plus le Graal pour les salariés et encore moins d'ailleurs pour les jeunes on leur propose des CDD à la fin ils veulent pas de CDI ils ont envie au delà d'une rémunération plus forte qui peut motiver le CDD parce qu'il y a la prime de précarité ils ont aussi envie de pouvoir s'arrêter quand ils ont envie de travailler enfin s'arrêter de travailler quand ils ont envie et reprendre quand ils ont envie alors c'est pas forcément simple pour nous dirigeants en revanche il faut peut-être qu'on se pose la question effectivement de comment on devient plus agile comment le code du travail s'adapte à ces assez profond changement de mentalité face au travail le mois d'août oui on trouve personne j'ai encore ce mois d'août là moi personnellement on a refusé 15000 euros de chiffre d'affaires parce qu'on trouvait pas de personnel on appelait les boîtes d'intérim on nous disait bah non il y a plus d'intérimaires les étudiants c'est revenu à plusieurs reprises alors les étudiants ont un rapport au travail aussi très différent il commence et puis au bout de deux jours ils ont pas envie alors ils arrêtent ou où ils vous envoient un message en vous disant bah j'ai un problème de voiture je viens pas mais c'est bizarre c'est le weekend du 15 août voilà c'est c'est des comportements qu'on voit dans l'entreprise réforme de la formation professionnelle elle a porté ses fruits peut-être sur certains domaines pour nous les TPE PME elle a été moins favorable parce qu'il y a plus de mutualisation et donc ça crée des des possibilités de formation que l'on a perdu qu'on avait grâce aux mutualisations aux mutualisations au niveau de la formation ce qui est essentiel c'est de faire coller davantage les formations à aux besoins du terrain aux besoins des entreprises et ça c'est un vrai sujet aujourd'hui on remplit des classes entières de chargées de com de alors qu'en fait ben il y a plein d'entreprises qui n'en ont pas ou d'ailleurs les pauvres étudiants qui sont en alternance ne trouvent pas d'entreprises pour les accueillir donc à un moment ils remettent la formation les besoins en territoire pour faire coller pour faire vraiment coller les besoins avec le l'entreprise c'est quelque chose qui voilà qui nous semble important aussi bien d'ailleurs pour la formation initiale et aussi pour la formation continue parce que on s'aperçoit qu'il y a plein de formations continues qui sont plus forcément adaptés qui ont des process je pense pas nous dans notre métier on avait certificat de qualification professionnelle c'est minimum ou 170 heures de formation pour un agent d'entretien quelqu'un qui a déjà une expérience qu'on voudrait le faire passer d'un niveau on appelle ça agent machiniste classique à un aerp il faut qu'il refasse 150 heures il y a pas besoin de 150 heures donc vous voyez c'est toutes ces choses là aussi qui faudrait peut-être travailler et puis favoriser les passerelles aussi entre les différents métiers puisqu'on sait qu'il y a des métiers qu'on verra moins demain d'autres qui sont en émergence avec ce qu'on est en train de vivre notamment sur le plan environnemental favoriser les VAE nous paraissent intéressants quelqu'un a parlé de la problématique de mobilité c'est vrai et derrière mobilité j'ajoute logement on a une vraie problématique de logement en France peut-être qu'il y a quelque chose à travailler avec Action Logement puisque les statistiques ont l'air de dire que les les fonds qui sont donnés par les entreprises pour les logements vont plus aujourd'hui enfin en tout cas vont moins aux salariés des entreprises ou aux jeunes qui décrochent un emploi qui a d'autres population donc peut-être qu'il y aurait aussi quelque chose à faire à ce niveau là concernant la sobriété on est en train nous de ces PME de travailler simplement sur des bonnes pratiques pour aider les TPE PME à avoir un peu par quel boule prendre aussi bien sur le plan vie quotidienne alors ça c'est tout bête mais comment je fais pour mieux qu'on maîtriser ma consommation de d'électricité ma consommation de gaz moi par exemple dans l'entreprise j'ai pris rendez-vous avec la personne qui gère la chaudière pour voir si on peut pas réduire c'est tout bête mais réduire la nuit et puis c'est vrai aussi sur les anciennes et les enseignes électriques où on voit des entreprises des parkings qui sont éclairés toute la nuit je pense qu'il y a des choses à faire et puis on travaille aussi sur des bonnes pratiques au niveau numérique parce qu'on sait que le numérique mange aussi beaucoup de sur la sobriété sur les émissions de gaz à effet de serre voilà je pense que j'ai répondu à peu près à tout merci beaucoup merci Monsieur Burban je vais juste me concentrer sur les questions d'emploi juste je vais en prendre pour une porte ouverte mais parfois quand on parle sur les difficultés de recrutement on a l'impression que les secteurs qui sont en difficulté de recrutement ne créent pas des emplois c'est évidemment totalement faux ils ont créé en net c'est à dire que et simplement malheureusement il y a pas suffisamment de candidatures pour venir travailler mais s'il n'y a pas de candidature c'est qu'il y a un problème de qualification en fait voilà puisque et nous toutes les enquêtes qu'on fait confirment il faut savoir quand même que dans ceux qui ont des difficultés de recrutement en tout cas dans les entreprises qu'on représente dans un cas sur deux il y a personne qui se présente pour pour voir le poste c'est quand même assez hallucinant c'est à dire en fait on a l'impression comme on est dans la même situation qu'en Allemagne où il y a moins de 5% de chômeurs on en a encore un peu plus de 7 me semble-t-il presque 7 et demi voilà donc ça c'est ça qui est inquiétant de mai malgré tout ces secteurs en difficulté de recrutement créer des emplois nets bon ça c'est ma première observation ma deuxième observation sur la tractivité des métiers toutes les branches professionnelles et en particulier celles qu'on avait le plus de difficultés mais travail à ces problèmes d'attractivité y compris dans l'hôtellerie restauration il réfléchissent justement à faire en sorte que les personnes puissent avoir au moins weekend sur deux parce qu'on voit bien que c'est les aspirations etc bon donc de toute façon déjà beaucoup de choses sont faites il faut évidemment ça a été 10 poursuivre le développement l'apprentissage parce que je pense que ça restera ça reste l'outil le meilleur pour justement faire en sorte que les qualifications qui répondent aux besoins des entreprises après ça a été évoqué on voit bien alors comment dire on se dit on a des informations on a beaucoup de cas où effectivement les jeunes ne vaudrait plus décéder ils parce que alors pour moi c'était une grande découverte parce que à ce que je sache le CDI n'est pas vraiment un fil à la pâte et que je ne connais pas beaucoup d'employeurs qui ont poursuivi leur salarié parce que ils n'avaient pas respecté le préavis en terme de de rupture de CDI en tout cas au moins chez les non cadres voilà bon ben voilà on me dit maintenant c'est un fil à la pâte alors certes comme l'a dit Stéphanie il y a une indemnité de précarité etc avec le CDD mais bon nous on pense qu'il faudrait que alors je sais pas si ça relève de France stratégie ou de quel organisme de l'État mais qui est une vraie un vrai rapport de fait alors peut-être le Sénat et je sais pas s'il y a des outils mais pour comprendre quelles sont ses évolutions et vérifier que c'est quelque chose de en général parce qu'on a vu aux États-Unis qu'on a parlé du Grand du grand départ je sais même plus comment on l'appelle la grande démission cette grande démission elle se confirme pas en France bon donc il y a d'autres phénomènes et nous on pense qu'il faudrait les étudier ensuite a été évoqué par madame la sénatrice le l'idée des plateformes et l'aspiration alors et le régime de la micro-entreprise ou ce qu'on appelle aussi historiquement le temps entrepreneur alors comment dire je fais partie d'une organisation qui pense même si l'idée du régime de la l'auto-entrepreneur et de la micro était peut-être une bonne idée parce que ça laissait à penser que tout le monde allait pouvoir créer sa boîte malheureusement on voit bien que ça a pu créer un certain nombre de dérives voir de contenu voire de distorsion de concurrence je pense notamment au secteur du bâtiment voilà alors et les plateformes je pense alors excusez-moi de le dire comme ça mais je pense que c'est un peu le miroir aux alouettes aujourd'hui effectivement je pense que beaucoup de jeunes et ça c'est très bien parce que nous en tant que représentant des entreprises c'est ce qu'on attend nous et en particulier dans le monde de la petite et très petite entreprise il faut que des jeunes viennent pour reprendre ses entreprises donc c'est super donc cet aspiration a de devenir son propre patron c'est bien après je dirais et j'ai déjà eu l'occasion d'en conseiller attention parce que quand vous devenez votre propre patron c'est plus de responsabilité parce que quand vous rentrez quand vous êtes salarié dans votre entreprise le matin vous arrivez vous pourrez pas la question de vos fournisseurs ou peut y avoir des problèmes du fil des impôts de l'URSSAF j'en passais des meilleurs et puis si j'ai des salariés il faudra aussi que j'ai un chiffre d'affaires qui permette de payer les salaires etc donc c'est aussi plus de responsabilités et même et même celui qui travaille seul c'est aussi des responsabilités parce que malgré tout il faut des clients et s'ils trouvent pas de clients ben ça pourra pas marcher et alors mais bon quand vous en avez parlé mais chez nous le travail a fait ce qui se passe sur les plateformes ça nous fait pousser des boutons aujourd'hui forcer les constater je pense notamment aux plateformes de mobilité ou de livraison qu'en réalité dans le comportement c'est plus une relation comme si c'était une relation avec un salarié et simplement qu'on laisse la personne comme un travailleur indépendant voilà donc quand on parle qu'on va travailler sur la réforme des retraites parce que on crée les gilets jaunes de demain parce que mais en ce moment on les a créé puisque vous avez beaucoup de personnes qui vont arriver à l'âge de la retraite et qui n'auront pas leur nombre de trimestres et n'auront pas leur annuité etc et on va créer les mises heureux de demain voilà donc il faut qu'on soit très attentif mais je reste quand même positif tous ceux qu'on peut accompagner vraiment vers la création d'entreprise il faut le faire au contraire la France doit être un vrai pays d'entrepreneurs quel que soit la taille de ses entreprises et évidemment quand on est jeune ou quand on a la trentaine et c'est plus facile de créer une petite boîte qu'une grosse boîte merci est-ce qu'il y a d'autres questions parmi les collègues me rend et puis Florence allez Sébastien juste sur une question sur les chaînes de valeur et sur les goulets d'étranglement qui avait été existant et explosé au niveau du covid est-ce que c'est revenu à peu près la normale où vous prévoyez ça pour l'année 2024 ou pas avant c'était ma question et peut-être au-delà de la question comment est-ce que ces ruptures de d'approvisionnement peuvent vous conduire à changer votre votre process et internaliser davantage de process et deuxièmement sujet qu'on a peu abordé la question de cours du dollar et des effets sur à la fois vos intrants importés qui sont plus onéreux et dans le sens inverse à l'exportation les avantages voilà la balance avantage crue pour vous du cours actuel de l'euro qui est très bas mais on conclura sur ces réponses aux questions qui veut commencer allez monsieur on regarde les sur les chaînes d'approvisionnement ça s'est beaucoup amélioré on a aujourd'hui peu d'entreprises qui se plaignent encore de cette difficulté de manière critique alors elle s'en plaignent encore de manière gênante mais ça n'atteint pas des seuils critiques il y a un chiffre que je peux vous donner qui vient de la Banque de France le nombre de chefs d'entreprises qui estiment être confrontée des difficultés d'approvisionnement et passer de 60% à 50% et dans le bâtiment et passer de 50% à 40% bon donc ça reste encore un chiffrer élevé 40% mais encore une fois c'est la criticité qui est la à beaucoup baissé sur la question madame la sénatrice c'est très compliqué parce que je suis enfin pour qu'il y a un effet sur le commerce extérieur à la fois des prix et de la baisse de l'euro il faut un petit peu de temps quand même parce que il faut que les comportements des acheteurs à l'étranger se modifient honnêtement je n'ai pas de chiffres qui montrent pour l'instant un pick pour parler encore une fois en bon français des exportations qui seraient liés à la baisse de l'euro par rapport au dollar et quand à la question des prix un train en revanche elle est beaucoup plus rapide à ce matérialiser parce que comme l'a dit la Présidente il y a pas toujours de possibilités de répercuter dans les tarifs dans les chaînes de valeur d'un fournisseur vers un donneur d'ordre l'intégralité des hausses de prix subit en amont donc le problème est très présent à court terme en amont et encore pas du tout malheureusement source de profit en aval nous avons des éléments qui vont à peu près dans le même sens il y a quand même quelques secteurs critiques tout ce qui est machine outils aujourd'hui les délais sont doubles par rapport à avant le covid c'est à dire que quand vous faites un investissement la machine que vous aviez avant en 6-9 mois mais entre 15 et 18 mois donc il faudrait pas qu'elle arrive après la bataille quand même c'est à dire que ça peut aussi le remettre en question certains investissements dès lors que la réalisation est beaucoup plus longue et il y a quand même des secteurs comme l'automobile qui tournent toujours au ralenti papa à cause de la demande c'est parce que il manque les puces il manque les équipements etc enfin tout ce qui est véhicule électronique et même l'aéronautique à ce moment est ralentie dans sa reprise par le le la disponibilité de certains composants mais très très concentré sur de l'électronique la situation à énergétique peut recréer ce type de tension vous voyez des verriers qui s'arrêtent vous voyez des aluminiers qui s'arrêtent un moment donné des aciers j'ai des informations de certains fournisseurs qui me disent qu'ils vont ralentir des hauts fourneaux donc si c'est pas sur les prix ça va être sur les quantités il y aura un moment donné certainement des nouvelles tensions qui vont se créer sur le dollar l'avantage entre le prix de l'énergie qui explose et la compétitivité de l'art en fait elle est très négative pour nous c'est les États-Unis en ce moment qui vont très bien je le commerce extérieur américain vis-à-vis de l'Europe va s'améliorer parce que il y a de plus en plus de composants de base qui sont fait là-bas rien porté chez nous je pense que c'est effectivement favorable à un certain du commerce un peu de commerce mais d'un point de vue général moi je pense que c'est c'est plus négatif aujourd'hui à cause de nos sujets énergétiques que positifs donc voilà enfin en tout cas moi je le vois sur mes achats notamment acier qui sont en dollars la parité n'est pas favorable je voulais juste effectivement confirmer que la problématique d'approvisionnement elle est quand même très présente dans le secteur de l'automobile on voit bien qu'aujourd'hui vous commandez un véhicule vous savez pas notamment sur de l'utilitaire sous quel délai vous allez être livré c'est un an quasiment et encore il s'engage pas sur sur des durées moi j'ai commandé un jumper au mois de septembre le concessionnaire me rappelle même pas parce qu'il sait plus quoi me dire donc c'est quand même un sujet et d'ailleurs les concessionnaires sont inquiets parce que ça ils ont du mal à conserver leur commerciaux qui qui sont eux-mêmes payés au moment de la livraison des véhicules mais comme il livre plus alors ils ont mis en place des rémunérations un peu de substitution des modes de rémunération différents mais ça ne suffit pas donc voilà voilà merci d'évoquer ces incidences particulières spécifiques aussi merci vraiment à chacun d'entre vous d'avoir participé à cet échange précieux pour pour nous puisque je voulais dire on va pour ma part je réunis vendredi dans mon département les le même aéroport de de syndicats et des chambres consulaires pour faire un point sur la conjoncture départementale donc on est vraiment sur ces sujets là en prise directe et c'est important de vous entendre aujourd'hui on s'était en direct on va aussi faire passer l'information à nos collègues puisque pour l'instant tous les sénateurs ne sont pas encore dans nos murs puisque on ne redémarre la session ordinaire que le 4 octobre voilà mais la délégation d'entreprise ne cesse jamais de travailler merci encore de votre présence
Corinne Lepage