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interviewavenir Ecosocialiste· 9 septembre 2023 51 min

Les ONG meilleures que le parti socialiste ? Avec Anna Pic députée de la 4ᵉ circo de la Manche

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on continue cette journée avec un pic et tu vas être une des dernières intervenantes je vais essayer de te présenter très rapidement tu es né à Montpellier si je me trompe pas et tu as déménagé beaucoup plus tard Normandie et tu es devenu là actuellement tu es député de la Manche et je me trompe pas aussi de Cherbourg en canton une circonscription plus large évidemment tu as été conseillé régional de Normandie jusqu'en 2022 et concert départemental de la Manche jusqu'en 2021 mettez avant tout militante socialiste entre autres et du coup ça me permet ça me permet de te poser une question un petit peu plus large et puis je te laisse te présenter la précision pourquoi tu engager aux parties socialiste c'est quoi ce le premier la première fois que tu as ouvert la porte du Parti socialiste pour quel combat en fait c'est pas pour un combat particulier et c'est pour le combat du socialisme c'est celui de l'égalité et de la justice sociale en réalité ma famille c'est une famille de gauche voilà c'est une famille de gauche mais d'une grande variété de la gauche ça va de la narcosyndicalisme au passant par le communisme et jusqu'au socialiste je dis bien jusqu'au parce qu'en fait quand on voit la radicalité peut-être des plus anciens chez moi finalement je suis très sage voilà mais en fait ça jamais été une question de savoir dans quelle partie m'engager c'est pourtant je franchement la Ligue communiste révolutionnaire quand j'avais votre âge j'avais arrêté pas de frapper à ma porte ou d'appeler au téléphone vous savez le truc qui était dans le salon à l'époque et jamais ça m'intéressait parce que je leur disais toujours la révolution c'est bien quand on a rien à perdre mais quand on a le minimum à perdre et qu'on a tout construit par le travail on n'a pas envie que pour un hypothétique lendemain qui chante tout soit renversé donc voilà qui est un ouvrier qui a travaillé toute sa vie pour avoir sa petite bicoque assurer un avenir à ses enfants il se dit pas que ça va être merveilleux si on lui retourne tout pour la promesse de quelque chose des dix fois mieux il se dit déjà j'ai ça un tiens vaut mieux que deux tu l'auras et voilà il y a quand même ce côté là donc moi je me suis jamais posé de questions sur dans quelle partie j'allais m'engager j'ai juste mis un peu de temps parce que parce que quand je m'engage j'ai tendance à pas faire les choses à moitié voilà tu as parlé un peu de ce parcours en fait tu as oublié aussi que j'étais présidentE encore aujourd'hui la majorité des majorité municipales de Cherbourg en Cotentin donc toujours concernant municipal que c'est à l'agglomération précédemment en fait j'avais trois mandats en même temps et donc je suis quand même CPE mais j'ai pas arrêté enfin je me suis pas mis en détachement il y a si longtemps que ça donc j'ai effectivement une vie professionnelle et une vie d'engagement et à un moment à 70 heures 80 heures ça commence à faire un peu beaucoup mais l'aboutissement qui est celui bah ça représentation nationale ben c'est quand même un beau rêve et un grand sentiment de fierté d'avoir fait tout ça quoi et justement par tous ces mandats et surtout là ton mandat de député si par exemple tu avais le pouvoir de rester c'est pas juste de penser comme ça mais si tu avais le pouvoir de rester 100 ans au pouvoir qu'est-ce que tu voudrais qu'il se passe à la fin comment la situation a aujourd'hui la situation B dans un temps qu'est-ce qui se passerait comment on vivrait déception d'être obligée de rester sans temps parce qu'en fait surtout ça veut dire que je crois aussi que quand on est on a des responsabilités politiques on a la responsabilité de transmettre et de passer le relais parce que le rêve du socialisme de aujourd'hui il s'appuie pour faire construire celui de demain ça s'appuie sur celui d'aujourd'hui sur celui d'hier mais la réalité c'est que si on rêve encore avant 83 comme Jonathan certains qui me dit je suis métier indien entre de 80 à 83 je suis désolé mais en fait on n'y est pas c'est pas du tout les mêmes enjeux etc évidemment que si on se projette dans son temps on a réussi et je dis pas moi parce que la réalité c'est que c'est un collectif la politique tout seul on est strictement rien et c'est pas de moi tout à fait quoi que je fasse que ça dépend c'est seulement si on est ensemble qu'on est suivi les uns les autres et qu'on sert les coudes et puis que finalement le projet commun est plus grand que la personne sinon enfin en fait on n'y arrive pas et souvent ça a été le problème donc évidemment c'est l'idéal de justice et d'égalité c'est ça l'idée c'est qu'il y a pas de justice à dire qu'il y en a qui mérite plus que d'autres il y a pas de raison quand on me parle de la méritocratie par exemple je dis ah bon alors il y en a qui mérite pas plus de 1000 balles quel que soit leur utilité dans le monde lui aurait-il été pour leur famille leur utilité pour le monde j'ai mis en fait qu'est-ce qui justifie ça c'est injustifiable et en fait c'était mes premières émotions quand j'étais enfant ou adolescente de ne pas comprendre cette inégalité qui était acceptée par tous c'est toi tu es le plus fort je te cacheole toi tu es un faible c'est pas de bol donc tu mérites pas en fait de d'être valorisé que les gens aient un comportement bienveillant avec toi parce qu'en réalité dans la société c'est pas seulement les gains financiers et le confort de vie c'est aussi le confort social c'est-à-dire la relation sociale finalement est aussi dégradée quand les autres méprisent ce qu'on est donc vraiment cette espèce de sentiment d'injustice face à l'inégalité c'est évidemment ce qui m'a toujours motivé poussé et si il y a quelque chose à faire c'est que en réalité tout le monde trouve sa place et que la cohésion sociale elle se fait comme ça pas avec en mettant des gens dans des cases mais en ce que les tous on puisse s'émanciper de là où on vient qu'il n'y ait pas finalement une reproduction complète et qu'il n'y ait pas un déterminisme qui ferait que finalement on serait quelqu'un qui va bien vivre ou quelqu'un qui ne va pas bien vivre même si ça veut pas de parce que sinon ça veut rien dire c'est quoi la bonne vie je veux dire vous avez peut-être essayé d'avoir ce cette idée là c'est définir le concept en philosophie personne ne répond à ça la bonne vie c'est celle qu'on arrive à se construire et donc on se sent bien on s'épanouit et ça peut être plein de choses donc il y a pas ceux qui méritent et ceux qui méritent pas très bien on va continuer sur sur un jeu on va passer au blind test et concrètement il y aura des citations sur sur l'écran là et on va deviner s'ils sont socialistes ou pas très scolaire et du coup la première je te laisse lire et me commenter si c'est socialiste ou pas alors là j'aimerais que prendre le sens pas sans le remettre contre des douleurs extrêmes non franchement non c'est pas universalisme est-ce que tu reconnais du coup en fait voilà cet homme là il avait vous souvenez de ce de ce droit à la gérance humanitaire en fait je viens d'une formation en socio-anthropologique culturelle et j'ai travaillé par la sur la pratique du développement par les ONG le grandes organisations de solidarité internationales et on dit parfois que l'enfer est pavé de bonnes intentions c'est vrai c'est vrai et en fait il y a vraiment quand on travaille sur ces sujets là il y a tout un tas de destructions qui ont été faites dans des modes de culturels par ces espèces de bonnes intentions et moi je comprends l'humanitaire comme l'urgence à répondre à une situation de risque il y a pas de sujet là dessus mais là franchement ma formation humanitaire l'information de quoi et les douleurs extrêmes c'est quoi les douleurs extrêmes bon voilà et puis effectivement Bernard couchement est un médecin il a quand même fait exploser son mouvement son ONG vous savez qu'il y a eu une grosse scission entre qui est devenue Médecin sans Frontières Médecins du Monde ça a été très douloureux et c'était pour des raisons politiques évidemment la deuxième citation l'engagement politique peut être une nécessité il n'est jamais une valeur évidemment je comprends pas très bien oui pourquoi pas est-ce qu'on peut avoir la réponse est-ce que tu reconnais la personne mais vous les avez sorti des années 80 en fait ce qui est le fondateur du Figaro qui est devenu journaliste évidemment et quelqu'un est évidemment à droite et avec là j'essaie encore plus droitisé parce que le mot valeur n'est jamais utilisé à très bon escient exactement mais on cherche le piège on cherche le piège la troisième citation je te laisse la lire c'est ça le courage c'est d'agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réviserve à notre effort l'univers profond je suis en profonde à ton avis socialiste ou pas socialiste universaliste ou pas oui désormais bon d'accord on nous a pas chercher la récompense c'est très conscient mais voilà c'est Jean Jaurès exactement donc là on arrive la troisième séquence c'est la séquence de la question clé et voici la question clé est-ce que les ONG sont meilleurs que le Parti socialiste je crains d'avoir un peu répondu en partie en fait déjà les ONG c'est-à-dire si globalement on parle du monde associatif on a pas du tout les mêmes enjeux et on n'a pas du tout la même utilité sociale et c'est des corps intermédiaires qui sont absolument essentiels à la vitalité démocratique et il faut jamais que les associations essaient de prendre la place des partis politiques et il ne faut jamais que les partis politiques quittent le dialogue avec les associations et c'est pas parce qu'on est une ONG c'est pas parce qu'on a une est une association avec un but non lucratif qu'on a forcément qu'on porte forcément des valeurs qui sont de gauche déjà il faut quand même le dire ça n'est absolument pas une obligation et c'est pas parce que on a on porte des belles valeurs de soutien d'humanisme etc que on le fait de la bonne façon donc une association c'est quoi une ONG c'est des intérêts particuliers qui se regroupent sur un même objet qu'est-ce que propose un parti politique il propose bien au-delà de construire une analyse critique de la société et de proposer un autre modèle qui serait plus souhaitable et pour ça il invite à une réflexion collective et à une mobilisation donc un parti politique c'est un lieu d'éducation populaire qui construit finalement des savoirs et qui recréent surtout quand on est de gauche à chaque fois qu'on arrête d'avoir une analyse critique sur ce qu'on fait ou ce qu'on a fait ben on a des deux gauches voilà qu'est-ce qu'on vient à conservateur ce qui était avant c'était mieux avant c'était mieux avancé du conservatisme donc à chaque fois on doit réinterroger nos concepts on doit reprendre l'ensemble des éléments pourquoi ça a fonctionné pourquoi on a avancé pourquoi on n'a pas avancé ONG fait et répond à une chose à un moment et des gens et c'est essentiel aussi et c'est pourquoi aux parties socialistes on a toujours dit qu'il nous fallait être aussi des militants dans la société donc des militants dans le monde associatif des militants syndicaux en fonction évidemment de ces centres d'intérêts puis aussi bah des combats qu'on a envie de mener mais c'est pas incompatible au contraire c'est vraiment de choses qui doivent pouvoir s'entremêler pour construire finalement une vision de la société qui soit multiple et qui puisse permettre de donner un débouché politique et c'est quoi un débouché politique vous savez depuis quelques années on n'arrête pas de nous dire que on est en transition on fait de la transition démocratique pour essayer de trouver une autre façon de penser la représentativité puis la transition écologique à quel moment on dit en juin on veut dire quoi il transit voyez qu'est-ce que ça fait quand même depuis les années 90 début 2000 qu'on nous expliquons transit super mais un moment on aimerait bien savoir sur quoi on va arriver et bien c'est ça que travaille finalement les partis politiques c'est de renouveler ce projet donc oui il faut l'idéologie et oui il faut de l'utopie parce que c'est ce qui justifie les chemins et les actions et si on fait juste un programme avec des mesures fait pas de la politique on fait un chemin avec des actions c'est toujours pas où on va dans ce que tu as dit tu as parlé des corps intermédiaires et bon là c'est plus le militant qui parle c'est c'est l'étudiant sciences politiques et j'ai l'impression en tout cas quand je regarde la société que il y a un détachement en fait progressif entre les corps intermédiaires les assauts les ONG mais aussi les syndicats et le monde politique et typiquement dans le cas de la réforme des retraites la dernièrement c'est un pouvoir qui n'écoutait pas les syndicats et encore moins le peuple que je mettrai en dessous passant vraiment de sens on peut reconnaître qu'on n'a jamais on des sociaux-démocrates en France on est des socialistes on veut pourquoi on est voilà partie plus en partie gauche c'était parti socialiste on n'est pas aujourd'hui depuis le milieu des années 2000 il y a des socialistes qui disent qu'ils sont des sociaux-démocrates parce que ils disent qu'ils sont dans cette conversation avec les corps intermédiaires que sont en particulier les syndicats mais en réalité c'est pas la culture française le problème c'est qu'aujourd'hui c'est carrément l'inverse c'est-à-dire que depuis quelques temps d'abord tout ce qui était paritaire toutes les organisations les institutions paritaires qui permettaient finalement de légitimer les cotisations sociales qui permettait de légitimer le fonctionnement de notre section sociale et bien a été détruit au profit d'un gouvernement qui dit moi je me fais des économies donc voilà mes contraintes soit vous rentrez dedans soit je ferai ce que je veux déjà ça limite un peu l'organisation paritaire donc ça décrédibilise les corps intermédiaires et à la fin effectivement on a des gouvernements qui vont exactement à l'inverse de des représentants des travailleurs et qui disent mais enfin vous exagérez quand même on a tous nos contraintes c'est voilà donc on décrédibilise et après on se demande pourquoi ça sort en violence évidemment que ça soit en violence si le militantisme ne sert plus à rien si l'engagement ne sert plus à rien si le fait d'écouter les travailleurs sert plus à rien bah autant c'est ce qu'on a vu avec la crise des gilets jaunes et encore lorsqu'on a vu la multiplication des des réglementations issues de la Constitution avec cette réforme des retraites pourquoi c'est seulement à la fin que il y a eu la violence bon d'abord parce que il y a une pratique effectivement qui était différente de la part la demande gouvernementale concernant la police a été très différente à la fin par rapport au reste du des manifestations mais c'est aussi parce que finalement enfin les gens se disent on a fait ce qu'il fallait on a parlé avec les syndicats on a dit qu'on n'était pas d'accord on l'a laissé nos représentants politiques essayer de porter notre voix et qu'est-ce qui se passe vous utilisez tous les artifices juridiques possibles et légaux c'est vrai c'est réglementaire c'est légal c'est constitutionnel c'est un problème mais en fait au bout d'un moment ça décritibilise et la Constitution est la capacité finalement aller en dehors de la violence donc les corps intermédiaires ils sont pas ils ont toujours été relativement faibles en France mais néanmoins lorsque on n'était pas dans il y a qu'un seul chemin possible parce que disait Thatcher et bien il y avait quand même moins de difficultés à les renforcer parce que il y avait des victoires aujourd'hui on a l'impression de toute façon à part se mettre dessus il y aura plus de victoire c'est ça qu'il faut retrouver le chemin et nous les parties de gauche quand on a été au pouvoir on n'avait pas forcément non plus envie d'avoir ce contre-pouvoir et on n'a pas toujours écouté on a même pensé quand on continue à dire qu'on est une gauche responsable au prétexte on prendrait des mesures qui sont désagréables pour les travailleurs se passe à côté de l'objet on est à partie pour les travailleurs et on est un parti deux très belles pas on n'est pas un parti au service des intérêts financiers économiques c'est pas ça le projet socialiste donc oui ça met en colère et c'est ça qui a faibli tous les corps intermédiaires que sont aussi les partis politiques puisqu'ils retravaille la cause évidemment du pouvoir l'objet du pouvoir sans cesse typiquement c'est marrant que tu mettes en lien avec le Parti socialiste qu'on a fait qu'on était au pouvoir moi je m'en rappelle mon premier engagement j'étais tout jeune mais je suis allé à nuit debout dans ma ville et je me retrouve au Parti socialiste aujourd'hui mais vraiment parce que c'est le Parti des travailleurs et qu'il faut qu'on agisse au nom de travail dans tous les cas on arrive dans une nouvelle séquence qui s'appelait la baguette magique la baguette magique c'est un concept que tu que tu vas utiliser qui te qui correspond mieux et qui incarne mieux le socialisme au 21e siècle le nouveau socialisme qu'on doit apporter une idée ou un concept je crois qu'en fait je crois qu'on est aujourd'hui on est tous conscients que le concept c'est le socialisme écologique ou les causes socialiste qui en quelque sorte aujourd'hui et et ce qui va identifier le 21e siècle parce qu'en réalité on sait qui dérèglement climatique c'est évidemment d'abord les plus pauvres qui vont subir c'est évidemment les travailleurs et on le voit à chaque fois qu'il y a une manifestation climatique importante on parle aujourd'hui de la canicule pendant l'été mais en réalité il y a plein d'autres manifestations climatiques qui mettent en danger les travailleurs et en particulier ceux qui travaillent dehors ça va nous demander de réinventer la temporalité de nos dans nos journées ça va nous demander vraiment un effort majeur pour que finalement on puisse avoir des gens qui soient protégés de ces dérèglements là et comment on les évite et comment on fait pour que on puisse prendre les mesures nécessaires pour que vers quelque chose de plus durable de durable parce qu'on dit plus durable non mais en réalité c'est pas plus durable c'est durable et dans le même temps qu'on puisse maintenir un niveau de vie qui soit souhaitable pour toutes et tous et qui permettent à ce que les plus pauvres ne soient pas ceux qui en payent le prix ni les travailleurs parce qu'ils sont pas forcément pauvres mais qui effectivement sont souvent être confrontés de plus en plus à la difficulté des directments climatiques d'accord merci beaucoup on va passer une séquence la séquence la plus drôle et je vais te demander de d'utiliser des talents des dessins et je suis sûr que tu en as non pas vraiment tu vas prendre les documents que le gouvernement c'est devenu fait des dessins à côté peut-être mais je sais pas alors du coup ils sont passés avant toi qui était assis ici ont dessiné sur ce tableau sur cette affiche ce qui doit représenter le socialisme demain et typiquement l'égalité ou la nature et voilà tu as des stylos vert rouge et bleu et tu en fais ce que tu veux alors moi là on vous le voit pas mais moi il y a un film qui m'a particulièrement marqué et qui me fait penser à l'union de la gauche et à la destruction qu'on peut avoir de cette union de la gauche c'est le film London freedom de kench à quel point ça a été un échec le fait que il y a eu la trahison pour des questions finalement d'égoïsme politique de la part des staliniens face aux républicains et voilà ce que je dessinerais alors de manière très schématique c'est la fiche du film et comme je vais être très simple voilà je vais être si rouge évidemment la neuf freedom c'est rouge et vous savez ce qu'il y a dessus une grande réalité c'est ce que nous ne sommes pas mais ce que nous devons toujours écouter c'est justement cette radicalité puisque ce temps-là d'être une Dom vous avez ici je vais écrire en petit mais c'est pas facile quand on est comme ça voilà et voilà et en fait il y a un drapeau et vous savez ce qui a écrit dessus c'est le POUM voilà et le POUM c'était les anarchistes et en fait ils ont tout cassé parce qu'ils ont eu peur des anarchistes voilà et donc je crois qu'il faut s'en souvenir et puis aussi dans ce moment en réalité il y a une autre chose qu'il faut jamais ce qu'on oublie d'abord qu'elle lutte c'est un artiste exceptionnel qui a bien décrit en fait les conséquences des inégalités sociales et du capitalisme sur certaines catégories de la population et puis c'est aussi un artiste irlandais donc forcément c'est toute une histoire là aussi assez révolutionnaire et en fait je crois que là on a on a tous ces combats qu'il faut savoir mener et c'était une guerre une guerre ou à cause de notre pacifisme nous avons laissé s'installer une dictature et nous avons laissé à cette période un dictateur absolument sanglant et hors norme qui est Hitler et qui a testé sa guerre éclair sur ce terrain qui était l'Espagne alors j'ai toujours été dans les grandes lignes plutôt pacifistes et je pense que toutes les crises on doit essayer de faire la diplomatie mais dans ce moment où l'Ukraine se barre pas seulement pour ses frontières elle se bat pour le droit international et pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et bien je crois que rappeler que ça ça doit faire partie de nos combats c'est extrêmement important très bien on a dessiné le socialiste une partie du socialisme il y a tout tous les autres dessins qui vont ils vont fusionner à la fin et mais là j'aimerais savoir une anecdote liée à ton militantisme ou lié à tes différents mandats que tu as eu ou que tu as maintenant et on t'écoute voilà alors moi je vois à côté une anecdote avec Philippe Bas vous savez à un moment Philippe Bas que l'ancien ministre les solidarité qui est tenu président du conseil départemental de la Manche lorsque j'ai été élu en 2015 présidente du groupe des élus socialistes au département de la Manche ça faisait pas longtemps que je faisais de la politique vraiment pas longtemps et un jour à table il me dit un truc exceptionnel alors qu'il devait quitter son mandat de président parce que il était plus possible de cumuler une fonction exécutive locale avec un poste de parlementaire il m'a dit mais un As complètement absurde je comprends qu'il y en a qui puisse pas mais moi franchement ne peuvent pas cumuler avec avec une fonction exécutive locale et je tiens à dire que même avec d'autres fonctions qui soient pas exécutivement on peut cumuler mais on ne peut pas cumuler totalement les indemnités pour ceux qui pensent que nous les choses pour la jambe ça n'est pas le cas du coup on a eu le Conseil film maintenant il me faut le Conseil lecture le Conseil lecture et ben en fait en réalité moi je pense à créer les petits enfants du siècle de Christiane Rochefort qui parle de la reproduction sociale dans les quartiers à l'époque on appelait HLM voilà et et ça m'a beaucoup marqué cette enfin voilà cette histoire de reproduction sociale à quel point les gens ils cherchent à son émanciper et retombent dedans manifestement et j'ai fait la sociologie pour ça et je crois que voilà c'est un marqueur pour moi d'accord merci beaucoup merci à toi d'être venu ici parmi nous il reste encore du temps on me dit [Musique] la baguette magique on l'a fait on l'a fait évidemment il faut les suivre alors du coup si vous avez des questions les camarades allez-y [Musique] par rapport du coup tu as fait quelque chose tu as travaillé sur les ONG tu as un master sur les autres c'est ça par rapport aux parties socialistes on sait qu'il y a beaucoup d'ONG qui sont radicales dans leur façon de faire sea shepher par exemple l'association géographe est-ce que tu penses que pour s'améliorer le parc socialiste doit se radicaliser dans ces méthodes en fait je crois pas la radicalité elle est si elle est que dans la méthode je vois pas bien l'intérêt je vois pas bien l'intérêt de la radicalité dites moi dans la méthode qu'il y ait un moment qu'on arrête de tourner autour du pot de temps en temps et qu'on dise les choses telles qu'elles sont aussi violentes soient-elles parce que le monde est violent et parce que les choses sont violentes et qu'il y a des choses qui sont inacceptables et que c'est déjà ça c'est ça la violence la vraie violence c'est celle que subissent certains la virée violence c'est de savoir qu'environ 10% des gens ont été victimes d'inceste ça c'est une violence exceptionnelle et que on en parle toujours pas encore quand on parle des violences sexistes et sexuelles et tracas du temps on parle de quoi on pense effectivement aux femmes qui se font agresser dans la rue éventuellement maintenant on pense aux femmes battues chez elle violence domestique mais on ne peut on agit toujours pas voilà on a encore un certain nombre de tabous il faut faire tomber ses tabous et je crois pas que ça tombe comme ça miraculeusement en disant vous savez quand même il y a des enfants c'est dur pour eux ou qui on travaille le sujet en donnant tout un tas de choses qui sont des concepts à un moment il faut passer la barre du son voilà ce qui veut pas dire que il faut agir de violences contre violence parce que en réalité on doit choisir sa méthode pour être entendue mais aussi pour être crédible et respecté et s'il y a toujours un équilibre toujours mais cet équilibre bah des fois on se plante c'est vrai mais on en a absolument besoin parce que notre société elle est plurielle et non seulement elle est plus rien mais il faut qu'on donne à penser aux plus jeunes que oui on a bien compris les gens de jeu que on peut nous aussi parler de manière un peu expéditive si nécessaire mais qui a des temps pour tout et que lorsqu'on construit des solutions on peut pas ça n'existe pas il y a toujours un tas d'interactions et c'est ce que je disais aussi de la différence entre une ONG un parti politique c'est-à-dire qu'une ONG elle étudie un seul problème à la fois très bien on a absolument besoin d'eux et quand on est parlementaire en tant que député on auditionne des associatifs on additionne tout un tas de gens et après on essaie de construire une solution et on essaie de construire quelque chose qui est un petit peu plus brodé un petit peu plus finie et qui pourra correspondre et qui pourra surtout prendre en compte toutes les autres interactions parce que il y a CAF faucon ben c'est bien mais ça fonctionne pas voilà ça reste du rêve donc il faut rêver mais dans le même temps il faut essayer de construire une réponse qui soit un peu plus large que ça rien n'est simple dans la vie je vois pas pourquoi une réponse très simple du coup c'est j'ai une autre question tout à l'heure tu as parlé du Parti socialiste comme étant le Parti des Travailleurs tu as aussi parlé de des difficultés qu'on avait eu lorsqu'on était un parti de gouvernement pour parfois être à l'écoute des corps à intermédiaire et de la classe de travailleurs de manière générale la thématique du campus cette année c'est un petit peu les classes populaires reconquérir reconquérir l'électorat populaire etc à ton avis à ce que le Parti socialiste c'est encore le parti des classes populaires et si oui en quoi en fait déjà c'est très difficile de définir ce qui me clash populaire si vous demandez aux gens ils vont toujours expliquer qu'ils sont la classe moyenne donc je pense qu'il faut faire très voilà est-ce que moi j'ai beaucoup aimé le discours des masses midi parce qu'elle a dit qu'effectivement le peuple naissait dans l'action quand il fait peuple voilà c'est à dire que quand tout d'un coup il sent qu'il a amené un combat commun pour son émancipation et pour avoir des meilleurs conditions de vie donc on va retrouver le peuple mais quand on arrivera à faire chacun le chemin et quand effectivement on étant quand même dans un monde où on aime bien mettre des petites boîtes des petites cases je vous demande de bien vouloir mettre une définition sur ce que vous êtes s'il vous plaît on le fait pour tout désormais et bien à un moment dans ce monde là pour retrouver le peuple il faut qu'il se reconnaissent comme étant effectivement dans la même situation de manière un peu universelle avec les autres et le mot qu'on oublie souvent dans notre devise c'est la fraternité et pourtant c'est ce qui fait qu'on est égaux parce que si on n'a pas finalement la même le même sang en tant qu'humain si on appelle la même humanité en réalité il y a pas de raison ça peut pas fonder l'égalité voilà si on était on est différent mais on a la même humanité et ça il faut tout d'un coup qu'on arrive à donner ce sentiment que c'est pas les politiques qui font de la politique les politiques ils essaient de trouver les leviers pour que les aspirations du peuple puisse aboutir et quand je dis le peuple c'est l'ensemble parce que finalement nous avons cet universalité et que des travailleurs ils ont tout raison de se regrouper comme travail ailleurs parce qu'il ne détiennent pas le capital parce que ils n'ont que ça pour vivre et parce que ils n'ont aussi que la politique pour améliorer leurs conditions et c'est pas facile c'est pas facile parce que ce que je disais la politique ça construit des réponses compliquées à des questions assez simples au départ donc c'est pas facile d'aller expliquer que il va falloir temporiser qui va faire construire et que son jeu on va rien pouvoir faire mais c'est le job de tous les jours et si on le fait pas avec grand bonheur avec quelque chose de très heureux et puis on y arrivera pas donc je crois que faut à nouveau aller se confronter aux objections aller se confronter à ceux qui disent ben vous avez rien fait on a passé comme il faut faut se le dire [Musique] de glace qui cherche à conscientiser les classes populaires et les faire mener leur combat et je fais exprès de poser cette question ça peut pas être ça en fait d'abord parce que à partir de classe mais en réalité je sais pas moi dans ma section moi j'habite Cherbourg en Cotentin Cherbourg en Cotentin c'est un territoire très industriel le sénateur passe celui qui est actuellement mais celui qui était avant il avait été ouvrié à l'arsenal de Cherbourg il avait fait les arpètes à 13 ans j'ai plein de copains qu'on fait ça aussi ils étaient la dernière génération à faire ce qu'on appelait les arpèzes c'est qu'après le brevet en gros après la troisième on partait à l'usine apprendre être formé sur le terrain et être payé parce qu'on était ouvrier d'état et être payé dès cette formation et ont monté en interne avec des carrières je peux vous assurer assez exceptionnel il y a une vraie fierté de ça et et il dit oui il me manquait des bases mais en fait il a fait avec nous il nous a donné cette passion cette capacité à agir et puis finalement il était la preuve que l'émancipation de son milieu culturel de son milieu familial de son territoire c'est possible donc évidemment qu'on a besoin d'être ensemble et quand on est au Parti socialiste quand on est en section on ne dit pas machin là il est ingénieur l'autre il est philosophe ou ceci cela je pense que vraiment faut se passer de ça on a des experts on a autant besoin d'un expert en soudure que d'un expert en politique publique vraiment mais vraiment et que sinon c'est lui entre soi c'est je vous écoute oui mon enfant c'est paternaliste enfin on n'a pas les solutions toutes faites on a les solutions avec les gens donc quand je dis c'est le Parti des Travailleurs parce qu'il c'est un parti qui s'adresse au travailleur qui n'ont que les partis politiques pour penser un avenir meilleur mais il s'est Parti des Travailleurs parce que ça doit être l'endroit où les travailleurs savent qu'ils ont les leviers pour construire un monde meilleur qui leur correspond et qui les énoncent de celui qu'ils ont connu précédemment d'accord est-ce que vous avez peut-être une dernière question ce serait quoi peut-être en quelques mots qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un un jeune ou pas forcément jeune mais à une personne en face de toi pour lui donner l'envie de s'engager en politique et d'abord que c'est tellement épanouissant on va dire c'est impression finalement d'être plus fort parce que les autres sont là cette capacité alors des fois on a des moments durs mais cette capacité à échanger et tout d'un coup de voir que ce qu'on dit à toujours un intérêt même quand c'est pas tout à fait juste même quand on est repris on apprend tellement de choses sur soi sur les autres et puis je crois que l'humanité de choses c'est de volonté de transformation et la transformation c'est pas forcément construire des machines des machines des machines et de productif mais la transformation c'est la transformation du monde la transformation des idées la transformation l'idéal etc et ça et bien voilà c'est construire du commun et avoir l'impression de partager avec les autres et en fait quand on s'engage en politique je dis parce que j'étais dans le monde associatif j'ai fait d'autres choses il engagement politique c'est addictif ça rend heureux voilà c'est parfaitement addictif et on a du mal à sortir de ça et c'est pas le pouvoir qui addictif en vrai hein parce qu'on pense que c'est le pouvoir mais la réalité c'est que c'est vraiment la politique tout autant la politique politicienne que l'action que voilà la stratégie ou les tactiques tout ça est absolument addictif et épanouissant et puis on se met au service de quelque chose qui est plus grand que soi et ça permet finalement de s'oublier un peu et d'être un peu moins égoïste et tourner sur son nombril alors pour les dépressifs moi je leur conseille exactement bah c'est super belle conclusion merci beaucoup antidépresseur la politique et en fait ceci on rigole et bah on va te remercier merci d'être venu et merci à vous de m'avoir invité pour ce moment d'échange j'étais pas fière avec des dessins à tout ça c'est simple mais vraiment merci à vous merci à toi donc là on vient de laisser à la PIC et c'était vraiment c'était vraiment cool on a bien rigolé avec son joli dessin vous vous en avez pensé quoi bah franchement c'était très cool déjà ça fait du bien d'entendre un discours dénué de toute langue de bois c'était hyper naturel hyper sincère on sent que voilà c'est un discours qui est très construit qui est très qui est très réfléchie et et avec beaucoup de fonds mais en même temps qui est vraiment habité et qui est extrêmement sincère ça permet ça nous a permis aussi de nous rappeler pourquoi on s'engage en fait en politique et qu'est-ce qui est important et et ce qu'il faut jamais perdre de vue quand on est militants quoi franchement c'était vraiment chouette je pense que ce qui est important c'est que nos élus restent militants et là l'engagement s'épanouit encore plus tu en penses quoi c'est c'est un truc que j'ai remarqué lors des élections régionales on avait fait une liste commune chez nous avec les verres et côté vert ça faisait plein tu vois de petites vidéos sur Instagram où il se fait ni discutent etc et chez nous tu sais ça restait très cadré très très un jour on est en réunion avec l'une des candidates et je lui dis tu as vu ce qu'a fait machin de repécologie les Verts pourquoi non on le fait pas quoi et on m'avait répondu la différence entre nous et Europe Écologie Les Verts c'est que nous on est des politiciens on écologie diverses et des activistes et donc on m'avait donné cette excuse pour pour m'expliquer qu'en fait nous on pouvait pas avoir ce côté militantiste quand on était candidat parce que c'était le rôle plutôt des activistes de Europe Écologie Les Verts mais pas le nôtre et donc ça avait assez marqué comme phrase mais là avec la nouvelle génération qu'on a Arthur Anna Boris ou Jérôme on voit vraiment que c'est des gens qui sont vraiment tout militant et un an nous le disait dans sa conclusion qu'il le resteront c'est comme une drogue pour eux ça sert d'antidépresseurs d'une ancienne députée du doux qui s'appelle Baba Romania et après il est parti chez génération c'est la vague la première vague génération et en fait j'ai appris en regardant les archives alors nous à la fac de Besançon qu'on bloque la fac on a on hésité des documents on fait des cours alternatifs et c'est vraiment assez marrant et il y a des archives qu'on laisse dans un coin de l'université et on a remarqué que Barbara Romagnat venait souvent dans les blocus échanger avec les étudiants puis regarder ce qui va bien ce qui va pas et puis écoutez mais c'est pour moi l'écoute aller au contact des gens même dans les lieux de crise même là où la politique s'exprime le plus c'est là où on retrouve cette casquette plus militante élue mais aussi plus activiste que que élu et du coup je trouve ça super intéressant quand tu as dit que nos PS on est des politiciens et chez les Verts on est activiste alors quand dans la réalité selon moi ça devrait être activiste partout en fait en fait et c'est vrai que ce qui était hyper intéressant aussi dans dans son intervention c'est comment elle elle a parlé d'une vitalité démocratique et où chacun a sa place c'est à dire les associations les syndicats les mouvements étudiants lycéens etc les partis politiques et les élus et que tout ça ça concourt à un même objectif qui est faire vivre le débat démocratique réfléchir au monde qu'on veut aujourd'hui et demain et voilà en fait on est tous les uns avec les autres et moi c'est vrai que je suis un peu plus vieille que vous j'ai connu le MGS il y a un petit un petit moment et c'était vraiment quelque chose qu'on disait beaucoup qu'on nous disait beaucoup quand on adhère au MGS c'est prenez votre carte dans une autre organisation n'importe laquelle comme adjana ça peut être un syndicat ça peut être une association n'importe laquelle mais c'est important d'avoir la carte un pied dans grande partie et un pied dans la société civile dans le dans le monde entre guillemets réel en tout cas dans l'action concrète de tous les jours et c'est ce qui vient nourrir après notre réflexion et notre action plus globale comporte dans le parti politique quoi et ce que tu as un engagement à côté du Parti socialiste alors aujourd'hui moi un petit peu moins surtout pour une raison c'est que je suis ici élue à la vie associative donc c'est très compliqué de m'engager dans une association alors que je suis leur élu référente mais par contre du coup je vais beaucoup beaucoup voir les associations donc je suis confronté tout le temps aux problématiques qu'elle rencontre et voilà je suis adhérente à beaucoup d'associations mais voilà quand j'étais étudiante j'étais à Lunel j'ai été militante au planning familial également voilà j'ai effectivement eu plusieurs engagements et vraiment ça m'a énormément nourri au intellectuel et c'est grâce à ça aujourd'hui que je me sens humiliée en politique un peu plus complète quoi je voulais te faire réagir sur quelque chose on remarque aussi que il y a une crise de l'engagement on remarque il y a des jeunes qui vont plus ouvrir la porte d'un parti enfin typiquement être un peu moins de 1000 dans une organe jeunesse comme le Parti socialiste c'est dommage et c'est on était beaucoup plus nombreux à une autre époque et mais ça prouve aussi enfin ça prouve c'est aussi un élément dans ce désengagement un peu contemporain et du coup ce qui est marrant aussi analyser à côté c'est que les jeunes s'engagent maintenant différemment par exemple reposter une publication sur sa Story c'est juste une action de deux secondes mais c'est un engagement de malade et du coup est-ce que tu vois ça dans ton quotidien dans l'entourage autour de toi de personnes engagées je viens de finir mon lycée ma terminale donc j'y avais très peu de personnes engagées et souvent les publications les plus repartagées c'est Raphaël Luxman sur les ouigo et dès qu'il y a quelqu'un qui est repartageait une publication la politique j'étais un peu étonné un genre de choses mais c'est sûr qu'il y a un engagement différent qui passe pas forcément par des structures mais ça peut être très bien j'ai pas mal de gens qui sont pas adhérents dans un parti mais qui sont allés manifester le jour des démarches pour le climat et on a vraiment un engagement qui diffère avec une présence sur les réseaux sociaux une présence dans les manifestations mais il y a eu des polémiques récentes qui ferment un peu la porte des parties pour les pour les plus jeunes par exemple quand on prend l'affaire 4 mars à la France insoumise et bah tout de suite quand on est militant féministe et ben on va pas derrière la France insoumise et c'est ce qui est non nous aussi on en a eu au PS comme il y en a eu chez les verts comme il y en a eu aux partis communistes on a tous eu des polémiques qu'on a su plus ou moins bien gérer qui font que aujourd'hui les parties peuvent devenir quelque chose de repoussant pour les jeunes évidemment et il y a des gens qui des jeunes qui s'engagent toujours mais on a eu des polémiques qui ont été mal gérées encore très récemment qui font que les parties peuvent être poussées et c'est donc ça ce qui est intéressant de voir dans les nouveaux moyens les formes d'engagement qui diffèrent réellement de ce qu'on pouvait avoir il y a 50 ans ou quand tu voulais t'engager sur un sujet tu prenais ta carte dans un parti là non on a vraiment un changement de mentalité qui est très bien que si je veux m'engager je peux très bien à les partager une publication sur Instagram d'un média dépendant et c'est déjà une grande forme d'engagement parce que mine de rien imaginons vous poster des stories de chats tous les jours vous allez repartager une story de Luxman tout le monde va se dire qu'est-ce qui partage etc et va regarder ce qui change de d'habitude donc rien que de faire une story on est déjà sur un engagement assez important qui va différer de ce qu'on peut voir habituellement chez les gens mais il y a des polémiques il faut qu'on apprenne à gérer encore mieux et qui ne sont plus acceptables aujourd'hui dans nos parties qui sont repoussantes et qui ferment les portes de nos parties la dictée adjointe aux associations c'est ça ici dans la ville de bois c'est ça et est-ce que tu vous est-ce que dans les associations et que à qui tu parles il y a beaucoup d'adhérents il y a beaucoup de monde ça se passe comment par rapport aux parties aussi justement ce sur quoi j'avais envie de réagir quand je t'entendais parler c'est vrai qu'en fait cette crise là elle concerne pas que les parties je crois vraiment il y a les associations elles souffrent énormément de cette difficulté à recruter des bénévoles à recruter des responsables des personnes dans leur conseil d'administration etc donc vraiment je pense que la mutation des formes d'engagement elle concerne toutes les formes de structure toutes les formes un petit peu institutionnelles et parce qu'aujourd'hui les gens beaucoup les jeunes mais aussi toutes les générations je crois sont prêtes à s'engager sur le temps court sur des actions ponctuelles sur des moments très précis mais une adhésion que ce soit dans une association dans un syndicat ou dans un parti tout de suite on imagine que ça va nous prendre beaucoup plus de temps que on signe une forme de pacte avec l'organisation où on s'engage à rester pour un temps fini etc etc et donc je pense vraiment qu'aujourd'hui l'enjeu il est comment on redonne le goût du temps long aux gens spécifiquement aux jeunes qui sont habitués à cette rapidité à quelque chose voilà d'instantané ça c'est moi franchement aujourd'hui j'ai pas la réponse après je pense quand on voit le succès de certaines chaînes twitch politiques on voit que bon il y a quand même un public jeune qui est prêt à se taper deux heures de discussion et de débat enfin comme vous avez fait aujourd'hui toute la journée donc bon c'est pas peut-être pas toujours comme ça mais en tout cas en tout cas il y a vraiment un public pour ça quand même et je pense que de d'aller sur toute sur tous ces outils là ça permet petit à petit de se réhabituer à ce temps long et puis après je pense que l'outil mais que ce soit pour le monde associatif pour toute structure d'engagement citoyen en fait c'est un dont tu as beaucoup parlé Anna aussi tout à l'heure c'est la question de l'éducation populaire c'est un moment comment quand une personne adhère dans une structure elle peut y porter ses idées enrichir les débats de ses propres expériences et comment on construit tout ça tous ensemble quoi il y a des éléments déclencheur assez étonnant chez les jeunes et je fais les liens avec ce que disait Anna on peut être animé parfois par les stratégies politiques ça peut donner envie de travailler là-dessus et j'avais une discussion avec un avec un militant qui venait d'adhérer il y a quelques quelques années maintenant il vient d'adhérer je lui demande il doit avoir 16 17 ans je lui demande pourquoi tu as intérêt tu as intérêt et il me répond tout simplement je me suis fait tout en sauvegarde pendant les vacances et du coup c'est un élément déclencheur assez étonnant mais ça fait le lien avec ce que disait là sur le fait que ça donne envie mais ça fait bien en tout cas avec ce que disait là tout à l'heure que parfois on peut être animé il y a des éléments déclencheurs assez étonnants et qui peuvent nous rendre addictifs envers la politique notamment voilà ça peut passer par les stratégies politiques les magouilles etc mais il y a quand même un côté sain dans la politique qui existe il y a aussi une théorie que j'ai que j'ai utilisé à l'école et j'aimerais bien réfléchir encore plus c'est lié en fait le désengagement avec la vitalité démocratique moi je pense après c'est une opinion je dis pas que c'est une réalité que si la Cinquième République va mal si la République est en crise si la démocratie est en crise c'est parce que c'est eh ben ça engendre aussi la crise dans les parties et les associations franchement enfin ouais je suis vraiment je suis vraiment d'accord avec ça et d'ailleurs Anna a un peu dit aussi pourquoi aujourd'hui à plus personne qui veut adhérer dans à des syndicats parce que on gagne plus rien donc en fait plus moins les politiques vont écouter ce qui se passe moins les gouvernants vont écouter ce qui se passe dans la société moins ça va donner envie de s'engager et sans doute pour un certain nombre de grands élus en tout cas ce qu'on a aujourd'hui bah ça les arrange de d'assécher un petit peu le débat démocratique et ça leur donne l'impression comme ça qu'ils ont qui peuvent tout faire et qu'ils auront pas de contre-pouvoir en face qui vont leur dire et attention etc et bah pour eux effectivement ça une stratégie très efficace moi ça m'attriste de me dire que ils peuvent avoir envie de créer ce monde là de participer à ce moment-là franchement je je trouve on s'engage pas en politique pour affaiblir le débat démocratique ça n'a aucun sens c'est même l'exact opposé du sens de l'engagement politique en tout cas voilà je trouve que ce que ce que dit anna est plutôt intéressant sur l'engagement et de plutôt envie de envie de s'engager le fait de dire que voilà c'est un antidépresseur je trouve ça je trouve ça plutôt vrai mais on est tous contents voilà de devenir assez week-end de se retrouver entre camarades c'est une autre façon aussi de voir la politique on peut voir la politique par le côté magouille stratégie politique etc mais il y a une vraie vie derrière avec des vrais gens voilà moi je sais que j'étais super content de venir ce week-end de retrouver de retrouver tous les copains on se voit 2 à 3 fois par an ça dépend des événements mais mais donc voilà il y a un vrai côté il y a une vraie vie derrière et on trouve des choses qu'on n'aurait pas trouvé ça j'ai jamais comment terminer un live du coup franchement engagez-vous et après la personne d'après qui va venir et qui est-ce Diana parfait on va mettre le live en pause et on attend après c'est ça et bah c'est parfait à tout à l'heure à toute