Marine Le Pen censurera-t-elle le budget de Sébastien Lecornu ?
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Notre duel ce soir Marie Lebec bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député ensemble pour la République des Yvelines et bonsoir Denis Ostorou. Vous êtes maire PC de Bonœuil sur Marne. Ça y est, le cap budgétaire est fixé. 54 milliards d'euros d'effort à faire. C'est quasiment deux fois plus que ce qui avait été annoncé par Sébastien Lecornu, 30 milliards à la base. Donc le CAP 54 milliards et le Premier ministre a dévoilé il y a il y a quelques minutes, il y a il y a trois quarts d'heure maintenant ces coupes ces coupes qu'il va soumettre aux parlementaires dans le Figaro pour faire passer ce budget 2027. Déjà juste un mot l'un et l'autre sur ce chiffre de 54 milliards. On nous en avait annoncé 30. Vous avez été surprise vous aussi ? Je
pense que dans tous les cas euh au-delà du montant, l'enjeu c'est surtout euh de réduire nos dépenses publ. Le montant est important mais l'état de nos dépenses publiques est aussi euh fortement dégradé notamment par le poids de la dette sociale et encore une fois c'est pas préjugé de est-ce que c'est juste c'est pas juste c'est un constat de fait lié notamment au vieillissement de de la de la population et donc il faut je pense agir avec fermeté parce que cet endettement infiné il ne permet pas ensuite à l'état de mener des politiques publiques efficaces notamment en matière de régalien on va détailler les mesures parce que l'important c'est les choix qui vont être fait là où auront lieu ces couples. Juste un mot aussi votre réaction sur ce chiffre de 54 milliards.
Oui. Alors nous malheureusement on s'y attendait parce que quand on nous annoncé 30 milliards euh on on savait très bien que ça allait pas se passer comme ça. Sachant en plus que là sur les 54 milliards annoncés en réalité si on prend en compte tout ce qui a été gelé notamment les points des fonctionnaires notamment sur les différentes sur les différents budgets des par des différentes couches si vous prenez en compte l'inflation on va dire de 4 % par exemple au mois d'août c'est les chiffres de l'INC c'est pas moi qui le dit donc à partir du moment où vous augmentez de % donc là les 54 milliard Ard en fait c'est de la poudre aux yeux. Ce qui nous attend en réalité c'est plus
de 70 milliards à mon sens de d'économie que le gouvernement veut faire sur le dos encore une fois des plus fragiles notamment les retrés. Alors justement on va dire j'ai entendu une phrase juste assez choque. J'ai entendu parler de la de la part de ma collègue que il y avait une sorte de vieillissement de la population. Je tiens juste à dire, c'est quand même très hypocrite de la part de gouvernement et de ses alliés et de ses représentants ici de dire que il y a une vieillissement de la population et derrière supprimer plus de 6 milliards d'euros au retraités. Vous voyez, je trouve ça quand même assez assez gonflé de pouvoir jouer des deux des deux bouts. Gel des pensions de retraite, pas pour les plus petites, je précise, gel des pension de retraite, il a pas défini
le le seuil à partir duquel c'est ses pensions seront gelées. Euh gel des APL, gel de l'indice aussi pour les pour les fonctionnaires. Euh est-ce que finalement c'est un budget comme vous le dites qui va toucher les les plus les plus fragiles ? Et à contrario sur les entreprises, il y a une baisse de la contribution exceptionnelle des entreprises qui passent qui est ramené à 5 milliards au lieu de 7 milliards d'euros. Alors déjà en premier lieu, on n pas les orientations totales du budget. En tout cas, elles ont pas été encore transmises aux parlementaires et donc à date, il y a l'interview du premier ministre qui donne des premières pistes mais pas évident de se prononcer. Il faut pas d'ors et déjà mettre des marqueurs de ce qu'on pourrait voter, ne pas voter et
cetera. Mais oui oui bien sûr mais sans avoir voilà possible des pensions de retraite des APL sans avoir pu euh le le regarder dans le détail et où sont les les équilibres du budget. Ensuite c'est une première version qui doit permettre aussi de mettre en place un débat parlementaire. Il y a différentes forces politiques à l'Assemblée nationale. Chacun aura l'occasion de s'exprimer sur ce qu'il croit être les bons curseurs. Nous ce que nous avons dit à l'occasion de nos de nos journées de de rentrée parlementaire laquelle était présente le ministre de l'économie et des finances Roland l'escur et le ministre du budget David Damel ainsi que la ministre de la de la santé Stéphanie Ris c'est dire nous avons à cœur de défendre les priorités sur lesquelles depuis 10 ans
nous agissons, c'est-à-dire plutôt être en défense et en faveur du travail et de ceux qui ont de ceux qui ont travaillé. permettent aussi un élargissement de l'assiette en continuant de créer de la richesse et euh infé, moi je reste absolument convaincu et c'est un de mes engagements forts autour d'Emmanuel Macron, c'est de dire quand nous avons des entreprises qui vont bien, quand elles peuvent recruter, quand elles peuvent innover, quand elles peuvent investir, quand elles peuvent faire face à la conséquence mondiale, infini, on peut prélever des recettes sur ces entreprises. Or, nous sommes dans un contexte qui est particulièrement difficile actuellement, un contexte économique très difficile et je pense qu'il est normal que au même titre que nous au même titre que nous allons
continuer à protéger encore une fois, on ne sait pas ce qui a été décidé exactement sur les les retraités, continuer à protéger ceux qui travaillent, ceux qui ont travaillé, nous devons continuer à protéger ceux qui enfin du coup ceux dans le sens personne morale, les entreprises qui permettent aussi de créer de la richesse et infiner c'est cet argent que que les entreprises génères deviennent ce qui nous permet d'agir collectivement de l'argent public. Donc il faut protéger les entreprises. Mais c'est exactement le contraire de de ce qui est en train de faire. Tout d'abord, moi enfin, je suis assez choqué de de constater qu'un gouvernement ne met pas ses députés, c'est les députés de sa majorité à contribution parce que bon, plus on est nombreux, plus on est
intelligent et là, je sens quand même déjà une sorte de tyrannie de la part du gouvernement qui fait un peu ce qu'il veut. Mais passant, c'est pas mon problème. C'est mais derrière quand vous dites ça madame, quand vous voulez protéger les entreprises, par exemple là les 7 milliards de contribution exceptionnel qui avait été perçu par l'État l'année dernière qui descend à 5 milliards et encore un peu moins à mon avis et bien ça c'est les plus grandes entreprises. C'est pas le la petite entreprise ou l'entreprise moyenne. Par contre si vous voulez protéger les entreprises, vous savez ce que vous pouvez faire. Vous devez déjà par exemple, je suis maire d'une ville et je sais très bien comment ça se passe. Les petites et moyennes entreprises vivent grâce aux collectivité territoriale.
C'est 70 % de l'investissement public de la nation hors du armement. Les collectivités, vous le mettez 7 milliards dans le visage chaque année depuis des décennies. Maintenant, les les maires ils en ont marre, ils en peuvent plus. Ça fait depuis que le président de la République est en place, on n'arrête pas de nous ponctionner. nous ponner cette année encore alors que nous sommes à l'os j'étais à l'assemblée générale du des maires du Val de Marne, il y avait la droite, le centre euh toute la gauche, enfin nous étions tout tous ensemble. Nous disions exactement la même chose, c'est que à quel moment ça va suffire ? Et quand vous dites que vous voulez protéger les entreprises, quand vous nous ponnez, vous savez ce qui se passe ? On fait moins d'investissement. Quand
on fait moins d'investissement, moi je je les vois les entrepreneurs que je défends d'ailleurs parce qu'ils font vivre l'économie dans notre ville, l'espace économique, le vous voyez le bassin de vie économique, bah vous êtes en train de le tuer. Il y a plus de 1000 entreprises sur mon territoire aujourd'hui. Autant en 2017, la plupart je les connais les patrons, autant en 2017 ils étaient à fond pour monsieur Macron, autant aujourd'hui ils sont tous désolés, ils sont tous en train de pleurer, ils sont tous en train de dire que non seulement économiquement vous vous les avez pris à la gorge, mais en plus en faisant du mal, en faisant du mal, en faisant Moi, je vous ai écouté un peu de couris et c'est gentil. Merci. Par contre, moi ce que je vous dis c'est en attaquant les collectivités
territoriales sans cesse, chers madame, vous êtes en train de tuer l'investissement réel dans ce pays. Parce que là où vous injectez de l'argent, c'est les 61 milliards d'euros de dividendes distribués par le cas 40 que vous ne touchez pas. Par contre, vous allez toucher les retraités, vous allez toucher les fonctionnaires, vous allez toucher les petits travailleurs. Les appels, c'est ça aussi, les petits travailleurs sont touchés. Donc vous allez toucher aussi les petites et les petites et moyennes entreprises. Donc vous touchez en fait réellement la production et la productivité en France. Et vous faites vous faites excusez-moi de fait le pari de la spéculation financière en protégeant encore le plus grand patrulate. Mais si c'est exactement c'est exactement
l'interprétation que je fais du moins de du budget qui est présenté par le président par le premier ministre. Allez-y. Ah non, mais de toute façon, je veux dire euh moi, je veux bien prendre des leçons d'économie par les communistes, mais il me semble pas que les patrons votent beaucoup et massivement en faveur des communistes, ni d'ailleurs ceux qui travaillent. Il y a il y a il y a un principe un petit peu de de réalité. Euh, pardonnez-moi, mais il faut faire une distinction aussi. Vous parliez des patrons, il y a une distinction aussi à faire entre les patrons de PME que vous côtoyez au quotidien et puis les patrons des grandes entreprises. Je les vois aussi là là dans ça fait ça fait juste accessoirement 10 ans que je suis à la commission des affaires économiques à l'Assemblée
nationale. Donc pardonnez-moi, je termine je termine juste mon propos. Là la proposition qui est faite touche les contributions des très grandes entreprises. Contribution exceptionnelle qui avait été décidée là qui est qui est rabaissé. C'est vrai que ça peut paraître étonnant par rapport aux efforts qui sont demandés à d'autres catégories de la population. Non mais déjà je voudrais qu'on arrête cette espèce de dicotomie en France de considérer qu'il y aurait des bonnes entreprises et des mauvaises entreprises en fait. Oui, mais on fait toujours cette distinction les petites entreprises et les grandes en fait il y a des entreprises entre le le patron qui a 10 salarié qui qui sait pas comment les payer demain et j'en côtoie tous les jours ch madame et le patron de total qui vient d'
besoin je suis capable de l'enfire la question elle est pas là c'est pas parce que ça fait 6 ans que vous êtes dans une commission que encore pire chère madame c'est vous connaissez pas la réalité pas la réalité des petites entreprises des moyennes entreprises C'est un problème et puis ces termes là c'est pas les miens. Ces termes là c'est pas les miens. C'est les termes que l'État a mis en place. Si je peux aller au bout de mon d'une je ne pense pas qu'il y a de bonnes ou de mauvaises entreprises. Il y a des acteurs économiques qui viennent créer de la richesse en France et je pense qu'on devrait s'en féliciter et paradoxalement dans un contexte international qui est tendu aussi les défendre, travailler à leur accompagnement et cetera. Elles doivent
être mises à contribution, elles le sont au même titre que de toutes les catégories et c'est ce que nous plaidons à la fois dire. Nous souhaitons protéger le travail, protéger l'activité parce que infin il n'y a pas d'autres sources de richesse que ce que vont créer comme richesse les entreprises au service du pays, au service du collectif et que c'est cette richesse aussi qui vient à un moment abonder le budget général de l'État. Et donc je pense que c'est très important. Ensuite la deuxième chose, c'est nous plaus, pardon, laissez-moi aller au bout. Nous avons bien sûr de toute façon une vision qui est très différente et très radicalement différente de celle que peut porter à l'Assemblée nationale. J'imagine que vous y adhérez euh le groupe communiste ou d'autres groupes.
C'est oui, nous plaidons plutôt euh dans le sens d'une année blanche complète pour tous pour éviter d'impacter. Alors en l'occurrence Sébastien Lecnu a balayé cette possibilité d'une adé blanche pour tout le monde. Pardon ? Sébastien Lecornu avec son gouvernement présente un budget dont l'assemblée se saisira et débattra et donc on verra le groupe c'est vrai qu'avec ensemble pour la réplique on sait jamais exactement où vous situez par rapport à la politique par c'est pas de savoir comment on situe c'est c'est un débat parlementaire le gouvernement arrive avec une première copie c'est le sens et l'intérêt de ces 70 jours de débat c'est que ça permet d'amender. J'imagine que les communistes comme les autres groupes feront aussi des contrepropositions à ce budget. Je
vous dis ce que nous avons dit euh au ministres qui étaient présents, ce que nous avons euh proposé en en en tant que position de groupe et encore une fois avant de préjuger de quoi que ce soit, regardons le la copie dans le détail. Nous avons pour l'instant les grandes lignes et c'est normal qu'on débatte des grandes lignes ce soir, mais avec le groupe, nous l'étudierons pour regarder aussi si les équilibres que nous estimons juste sont respectés. On va continuer de de développer un peu les propositions qui sont formulées ce soir par Sébastien Lecornu qui sont mises sur la table. Encore une fois, c'est des propositions qui sont faites aux parlementaires. Il y a une négociation qui va s'entamer ensuite avec les parlementaires. Alors reste à savoir avec qui avec qui il va pouvoir discuter
et auprès de qui il pourra avoir une marge de manœuvre. Est-ce que est-ce que dans ce budget il y a des des clins d'œil qui sont faits à la droite voire au Rassemblement national ? question que je vous pose quand on voit cette proposition qui est de restreindre les conditions d'accès aux étrangers à certaines allocation sociales non contributive. Moi je sais pas si enfin je sais pas comment Sébastien Lec c'est pas la priorité nationale mais c'est une restriction défendue par Marie Le Pen mais c'est une une restriction. Je ne sais pas comment Sébastien Lecnu bâtit son budget. La seule chose, c'est que euh il est si on ne fait rien en en ça je le rejoins. Non mais en ça je le rejoins. Si nous ne faisons rien, ça veut dire qu'on est à 6 et5 % de déficit
public. Ce n'est pas euh acceptable pour notre pays. Ce n'est pas acceptable vis-à-vis de nos partenaires. Ce n'est pas acceptable parce que ça grève notre capacité à emprunter. Et donc effectivement, je pense que nous devons regarder partout où nous pouvons faire un effort. Mais vous êtes à l'aise avec cette proposition ? Ça fait partie des propositions comme la question d'une année blanche complète qui aura un impact sur les retraités, un impact sur les travailleurs. Vous avez pas répondu à ma question. Mais non, mais je vous réponds encore une fois. Je pense que nous devons regarder partout. nous pouvons réduire vousz en touche. Donc je je je considère que vous êtes pas très à l'aise sur ce sujet sinon vous m'uriez dit il y a pas de problème. Je vous dis ben ça c'est n'acceptez pas
la réponse si vous voulez mais les collectivités vont faire un effort, l'État va faire un effort, la dépense sociale nous devons y regarder de plus près. Ça fera partie des pistes sur lesquelles nous débattrons. Denis bah c'est un budget tout d'abord indécent mais ça j'ai vous avez pu le comprendre à partir de mes prises de parole mais en plus c'est un budget de vautour. C'est un budget de vautour parce que encore une fois vous savez les vautours commen à se passer. Ils vont aller chercher leur cible, leur leur victime toujours chez les plus fragiles, les animaux qui sont blessés ou les animaux qui sont anciens qui arrivent pas à marcher. C'est exactement ce qui se passe. Il y a une population qui est mise à genou depuis des années avec vous voyez, on parlait de de l'augmentation
du prix de l'essence. Quand vous faites la différence entre l'année dernière aujourd'hui, vous voyez tout de suite la différence, c'est que les petits aujourd'hui payent plus et les les et et les grands payent moins. Il y a un souci, je vous ai parlé de 61 milliards de dividendes distribués au 2e trimestre 2026 par le CAC 40 61 milliards sur deux trimestres. Et là, on arrive, on va encore taper de manière aussi indécente que possible sur les retraités, sur les immigrés. Donc au lieu de chercher un budget qui rassemble le pays justement avant les mois fatidiques qui arrivent où justement le rassemblement national vont en essayer de prendre le pouvoir, c'est un budget qui divise pour vous. Mais non seulement il divise mais il discrimine. Vous avez dit vous-même là
il y a quelques minutes que certains euh certaines populations euh de d'immigration notamment auraient moins d'aide. Donc ces personn restrictions d'accès, on parle des êtres humains, on se on parle des êtres humains, excusez-moi, les êtres humain, vous voyez par exemple, moi c'est simple ma euh je je ne suis pas né en France, je ne suis pas né en France. Je suis arrivé en France quand j'avais 13 ans sans parler un mot français. Et est-ce que vous pouvez me dire à moi, maire d'une ville de taille moyenne qui qui sacrifie sa vie du matin au soir et du soir au matin pour sa population, est-ce que vous pouvez me dire à moi que quand je suis arrivé en France à 13 ans, j'aurais pas dû avoir j'aurais dû avoir des restrictions sur tel ou tel accompagnement de de l'État, mais c'est
grâce à l'État que je suis devenu et à l'état de droit et que je suis devenu qui je suis aujourd'hui. Donc plus on tape sur ces populations, plus on tape sur les plus fragiles. Et mais en plus ils sont aveugles. Ils sont aveugles, ils regardent jamais chez les plus riches. Tout tout le monde doit faire des efforts. Mais en l'occurrence, il y a une partie de la population qui fait pas. C'est pas un monologue. Marie Lebec, vous êtes aveugle ? Ah non, pas du tout. Non, non, mais encore une fois, je veux dire, vous nous demandez de juger un budget dont on n pas vu l'ensemble des modalités. Nous ce qu'on on a dans les marqueurs, dans ce qu'on cherche à porter, dans ce qui nous mobilise à l'Assemblée nationale, c'est de dire on défend le travail, les actifs, ceux qui ont travaillé, on les
accompagne parce que ils participent déjà beaucoup, ne serait-ce que par leur feuille de paye à la contribution collective au pays. Donc c'est ça ce dont on va débattre. On va regarder le budget, on va regarder les lignes. Il y a des choses qu'on va peut-être on sera peut-être pas d'accord avec la proposition du premier ministre. On va faire des contrepropositions. C'est un peu ça. C'est très Aujourd'hui, on est au tout début de la discussion budgétaire. C'est très difficile de voir comment le budget va atterrir. Vous avez raison sur euh il va y avoir un enjeu de construire des majorités euh autour de ce de ce budget et euh euh fonction de ce qui va se passer. Est-ce que majorité il y a c'est peut-être difficile. Est-ce que 493 il y a ? Ça veut dire qu'est-ce
qu'on peut apporter au premier ministre qui nous paraisse important dans une copie qui peut être encore modifiée lorsque c'est un 493 par le premier ministre. Donc c'est ça un peu don la bataille doit être menée. Et après oui, je pense que c'est absolument indispensable. Absolument indispensable parce que c'est la préoccupation numéro 1 des français c'est de réduire le vendement public. C'est fondamental et donc ça fera partie. La préoccupation des français c'est de pouvoir manger madame. Mais si je vous assure vous connaissez pas les français pas du tout pas du tout et pas du tout. Moi je suis désolé mais on en parle du soir au matin et vous dites ça mais le patron de PME le salarié le le parent qui amène son enfant le matin à l'école il parle de l'endettement public.
il mais si il voit bien que c'est un sujet c'est un sujet de capacité à investir pour le pays. C'est un sujet de dire plutôt que de financer de la dette on finance de l'IA, on finance de l'innovation, on finance de de l'école de tous les deux. Excusez-moi, je vais vous réconcilier tous les deux. C'est ce sont deux priorités pour les Français. On avait cette enquête IPSOS ce weekend qui a été réalisée pour par le monde et qui mettait en tête des priorités des Français les questions économiques budgétaires et 1 % près juste derrière les questions de pouvoir d'achat. Donc ce sont deux priorités partagées par les Français. Je vous ai pas entendu Denis au Storum sur un poste budgétaire en particulier. Pardonnez-moi, je vous ai pas entendu sur un poste de des de budget
en particulier sur la défense. Ah oui, sur la défense. Je je reprends ce qu'a dit Fabien Roussell qui a suscité évidemment beaucoup de réactions. L'effort de guerre est trop pesant sur notre économie. Il faut mettre un stop à l'économie de guerre. et il ajoute "Je préfère qu'on investisse dans les hôpitaux, les écoles et dans nos agriculteurs plutôt que de construire des bombes." Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut couper le robinet d'aide à l'Ukraine comme le dit le Rassemblement national. Non mais vous voyez la différence entre le Rassemblement national et qui va faire le buzz sur tel ou tel coup de point, Fabien Rous, il parle quelque chose qui est tout simplement audible par notre population. L'économie de guerre, ça veut dire quoi ? C'est pas
juste l'Ukraine, l'économie de guerre, c'est tout simplement aujourd'hui une augmentation de plus de 16 % il me semble hein madame la député, vous me vous me contredirez si c'est pas le cas, mais en tous les cas, j'essayie de trouver mes chiffres et qui en tous les cas le budget de la défense. Voilà, hop. Oui, ça une évolution de plus de plus de 11 % sur le budget de la défense. C'est de ça dont on parle Fabien Roussell. On passe de 57 millions euh 57 milliards d'euros pardon en 2026. et on propose 63,4 milliards d'euros pour 2027. Oui, mais en même temps, il y a il y a il y a un contexte aussi. Il y a un contexte de multiplication des provocation. Excusez-moi le contexte dont on parle parce que il faut regarder aussi le la programmation militaire
2024-2030 qui disait déjà ça 436 milliards d'euros euh qui devait être dépensé entre 2024 et 2030. Donc c'est bien c'est bien ça dont parle Fabien Roussel et il a raison il a raison d'en parler. Vous allez faire un portaviant à 10 milliards, excusez-moi. Et tout le monde, attendez, t tous les jours, on a Vladimir Poutine qui vient nous provoquer avec ses drones en frôant la la frontière avec l'Union européenne ou avec les pays de l'OTAN et nous on arrête, on arrête tout. Non mais attendez, qui dit d'arrêter ? On dit et Fabien dit maintenant il faut arrêter avec l'économie de guerre. Il ne dit pas Fabien Roussell, il ne dit pas nous allons le budget. Non non, il a dit il dit tout simplement qu'il faut arrêter à un moment donné de de toute façon je vais vous dire une
vérité. Vous pouvez augmenter de 300 % le budget de la défense française et ben vous arriverez toujours pas ni au niveau de la Russie, ni au niveau de la Chine, ni au niveau des États-Unis. Donc au lieu d'utiliser cet argent dans des porte-paroles qui sont portaill qui sont pas prioritaires, utiliseronsles pour les écoles. On arrive à la fin du temps juste en 10 secondes. Euh non, je pense que c'est très important de préserver le budget de nos armées. Je j'entends ce que dit monsieur le maire. Bon, moi je je suis un peu étonné de la position de Fabien Rousell que je considère être plutôt un patriote. Et je rappelle que c'est les en tout cas ces deux grands conflits que sont la situation en Ukraine et la situation en Iran, nous les subissons. Je pense que nos armées nous ont fait
plus que valoir le fait que il était absolument important qu'elle soit correctement équipée pour nous protéger. On a une grande puissance européenne aussi d'un point de vue militaire. Je pense qu'il y a aussi beaucoup de partenaires qui comptent sur nous et donc pour [grognement] moi c'est fondamental qu'on puisse continuer. Donc vous êtes d'accord avec Rel du coup c'est bien vous voterez pour lui pas dans les mêmes pas dans les mêmes perspectives. On va s'arrêter là puisqu'il y a Aubry Per la cellule vrai ou faux qui va nous rejoindre en plateau. J'aimerais bien que vous restiez encore 5 minutes à mes côtés et ce soir bonsoir Aubry déjà et ce soir vous allez nous parler de la santé des entreprises françaises qui serait alarmante. C'est le patron du MDEF qui alerté ce matin chez nos
confrères Vertel. On est sur une tendance qui s'accélère de 70000 dépôts de bilan annuel et ça s'accélère j'insiste et ça touche maintenant des tailles d'entreprises plus importantes. C'est quand même un peu fort de café. C'est dans le privé qu'il y a des destructions d'emploi. On continue à créer des emplois dans le secteur public alors qu'on a plus un rond. Patrick Martin est en colère, il est inquiet est-ce qu'il a raison de l'être. En tout cas Patrick Martin, il nous dit beaucoup de choses, hein. Donc on va reprendre dans l'ordre. D'abord, il parle des défaillances d'entreprise. Alors, on est allé vérifier. Effectivement, on a retrouvé son chiffre qui vient de la Banque de France et en effet sur un an, il y a eu 68500 défaillances d'entreprises. Regardez
donc, c'est un peu près ça. Et le patron du du MDEF s'il est plutôt alarmiste, c'est qu'il dit que ces défaillances d'entreprises, elles concernent aussi les plus grandes entreprises qu'on qu'on croit d'abord un peu enfin d'habitude un peu plus à l'abri. Et bien non, cette fois-ci elles sont touchées. Ce sont les entreprises de de plus de 250 salariés et c'est vrai que sur un an, ces entreprises et bien euh ces défaillance de de grandes entreprises, elles ont augmenté de 5 %. Donc ça ne touche pas que les PME et les TPE qui sont les plus fragiles normalement. Donc sur ce constat, il a raison. En revanche, si on regarde la tendance générale en comparant juste à l'année dernière, la Banque de France note he le nombre de défaillances est globalement stable.
Donc quand Patrick Martin nous dit ça s'accélère, oui, ce chiffre il est très élevé hein mais il n'y a pas eu de haut spectaculaire depuis 2024. Et est-ce qu'on doit en conclure que les entreprises françaises vont relativement mal ? Mais en tout cas pour le savoir, il faut faire un un tableau plutôt général de de la situation. Si on regarde les défaillances d'entreprise, il faut regarder aussi les créations. Et alors là, les chiffres de l'INC sont plutôt positifs, hein. On nous parle d'une très bonne année, d'une année même record sur les créations d'entreprises. Donc les économistes qu'on a contacté aujourd'hui, ils nous disent que tout n'est pas noir, qu'il y a des bonnes nouvelles, même si c'est vrai qu'il parle d'un d'un bilan en demi-temp parce que c'est vrai que sur ces créations
d'entreprises, si on zoome et ben on s'aperçoit que il y a beaucoup de micro-entreprises et que et ben derrière ces micro-entreprises, il y en a une partie qui ne débouche sur aucune activité économique et puis pour beaucoup aussi d'entre elles, il y a pas forcément beaucoup de d'emplois qui sont créés. Donc si on résume, tout n'est pas négatif mais au global, il y a quand même beaucoup de voyants économiques qui sont au rouge et on l'a vu, les grandes entreprises ne sont pas épargnées. C'est vrai. Et donc c'est à cause de de ces difficultés dans le secteur du privé que le patron du MEDF pointe du doigt le secteur public. Alors est-ce que c'est vrai ? Est-ce qu'il y a beaucoup de de créations d'emploi dans le secteur public ? Voilà, lui il fait le parallèle
en en parlant du contexte économique donc entre les embauches dans le secteur privé et les embauches dans le secteur public. Donc on est allé voir dans le détail ces chiffres et c'est vrai que l'emploi dans le secteur public en 2025 continue d'augmenter mais on peut noter qu'il augmente moins que les années précédentes et puis il y a beaucoup plus d'embauches en terme d'emploi précaire de de contractuel. Si on prend l'exemple de la fonction publique territoriale par exemple et bien le le nombre de de contractuels augmenté voyez de de plus de 2 % alors que celui de des fonctionnaires a diminué. C'est un peu près la même tendance à l'hôpital. il y a pas eu beaucoup d'embauches de fonctionnaires. Donc bah globalement oui, il y a toujours des des embauches dans le secteur public. Le secteur
public continue d'embaucher mais moins qu'avant il y a des postes plus précaires. On a pris pas mal de temps avec le débat. Alors un commentaire mais très rapide l'un et l'autre. Oui mais alors moi je je rigole rapide. Oui oui très rapide. [rires] Je vous prie de m'excuser si j'ai pris un peu de temps mais c'est la passion. C'est ça les collectivités territoriales là pour le coup ça ça me connaî bien parce que quand vous vous désengagez de la question de la sécurité nationale en terme de du ministère de l'intérieur en terme de la police nationale et que vous obligez les collectivités territoriales par exemple à emoer plus de policiers municipaux à emoer plus d'agents de sécurité parce que aujourd'hui avant c'était rien aujourd'hui les collectivités c'est plus
de 3 milliards d'euros d'investissement en fonctionnement donc dépenses en fonctionnement sur la sécurité et je vous on peut aussi parler de l'éducation, de la santé sur tous ces sujets qui doivent être les devoirs égalien de l'État et on est obligé forcément nous d'emboucher pour répondre aux besoins de l'absence de l'État. On vous réinvitera pour en parler Marie Lebec très rapidement. Non, en un mot, je crois que au-delà de la question de l'emploi dans les collectivités territoriales, mais accessoirement c'est quand même le celle qui a le plus augmenté, je trouve qu'on devrait quand même s'inquiéter de euh la situation financière effectivement de nos entreprises, le fait qu'il y ait effectivement beaucoup de micro-entreprises qui se qui se créent qui est aussi la démonstration
que donc il y a c'est on crée son entreprise parce que parfois on a du mal à trouver son propre son emploi dans des structures de tarif plus importantes et encore une fois à la fin ce qui crée de la richesse ce sont les entreprises quel que soit leur taille. Merci beaucoup à tous les deux. Merci Au vous retrouve comme tous les samedis avec Julienpin, avec toutes les équipes du vrai ou faux.
Marie Lebec