🔴 Dans la rue le 18 septembre !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Notre invité à 23h30, c'est Manuel Bompard. Bonsoir à vous. Bonsoir.
Vous êtes donc coordinateur national de la France insoumise, député des Bouches du Rô. On vous laisse projeter avec vous sur la mobilisation du 18 septembre. C'est donc jeudi 800000 personnes attendues.
C'est le double des premières estimations du renseignement. Vous appelez-vous à manifester à la France insoumise ? une responsabilité quand même 800000 personnes.
Bah c'est d'abord une très bonne nouvelle et moi j'espère qu'il y en aura encore davantage à la manifestation de la semaine dernière. les premiers chiffres qui avaient été indiqués la veille, finalement ça a été le double le nombre de participants. Donc j'espère qu'il y aura encore plus que 800000 personnes.
J'espère que le mouvement de grève aussi sera sera suivi parce que je crois que pour se faire entendre aujourd'hui face à un pouvoir qui manifestement ne tient pas compte en fait des avis qui sont exprimés par les citoyens effectivement faut participer à des manifestations. Faut se mobiliser. Est-ce que vous craignez des risques de débordement ?
Il y a visiblement des risques de troubles à l'ordre public. C'est quelque chose que vous redoutez ? Non, je crains pas.
Je souhaite pas qu'il y en ait évidemment. Et moi, j'ai toujours dit, je l'ai dit la semaine dernière et je l'ai dit à chacune de des de ces mobilisations que pour se faire entendre, il faut que cette mobilisation, elle soit elle soit pacifique, elle soit non violente parce que je vois bien comment une partie du pouvoir politique, monsieur Retaillot la semaine dernière cherche tout de suite à essayer au contraire d'instrumentaliser d'éventuelles violences, même si elles sont extrêmement minoritaires qui pourraient avoir lieu dans ces manifestations. Et je vois bien aussi parfois comment il y a une forme de gourmandise médiatique.
C'est-à-dire que s'il y a une poubelle qui brûle pendant la journée, je crains que vous parliez beaucoup de ça et un peu moins ce sont les informations des des renseignements. On craindrait la présence de Groupuscule d'ultra gauche qui essaierait d'infiltrer les cortèges officiels ce jeudi. Est-ce que dès maintenant en amont vous lancez un appel au calme ?
Je pense que j'ai été clair sur mon souhait mais vous savez je pense que il faut pas résumer la manifestation qui va avoir lieu. Je dis à ça, je pense que l'immense majorité et la quasi intégralité des personnes qui ont l'intention de d'aller manifester ou faire grève jeudi le feront de manière pacifique comme à chaque fois en vérité. Trard mais vous attendez quoi de cette manifestation ?
Parce que vous étiez derrière la manifestation du 10 derrière. Non non non mais vous avez appuyé là vous appuyez également. C'est une manifestation un peu différente puisque là c'est à l'appel des syndicats, c'est de l'intersyndical.
Qu'est-ce que vous attendez de cette manifestation de de faire plier le gouvernement sur pour qu'il applique une politique qui serait conforme à beau vœux ? Bah pas à mes vœux, au vœux de des personnes qui vont être dans la rue mais qui sont pas très loin de ce que vous expliquez. Oui, je je pense.
Oui. Écoutez, je pense que c'estàd plus de pouvoir d'achat. Bah plus de pouvoir d'achat, plus de justice fiscale, plus de justice sociale, plus de démocratie aussi parce que je crois que la nomination de monsieur le cornu, elle a été ressentie à juste titre par une très grande partie des Françaises et des Français comme un déni de démocratie.
C'est-à-dire que l'année dernière, il y a eu des votes, les macronistes ont été largement battus et depuis monsieur Macron s'en tête à maintenir au pouvoir des gouvernement qui sont des gouvernements minoritaires. Vous allez jusqu'à dire que Sébastien Lecnu est un premier ministre illégitime. Bah, du point de vue de sa légitimité populaire.
Oui, mais est-ce que c'est pas un peu dangereux de dire ce genre de chose quand on est un responsable politique au vu du climat actuel de la colère actuelle ? de commier ministre un macroniste alors qu'ils ont perdu des dernières élections et que les deux gouvernements macronistes qui ont été nommés depuis un an ont tous les deux été renversés par l'Assemblée nationale. Moi ce que je trouve dangereux, pardon, c'est de continuer à essayer d'imposer n'est pas totalement macroniste, monsieur Bard.
Il était soutenu par les macronistes et par ce que ce qu'ils appelaient le socle, le bloc central. Pas de problème monsieur monsieur monsieur jeudi, mais admettez l'idée que du point de vue des orientations politiques qui étaient menées, c'était des orientations politiques coalition très proche des orientations politiques du gouvernement précédent et du gouvernement de monsieur Baou ensuite. On peut pas dire qu'il y a eu des ruptures avec la politique macroniste, avec la nomination de monsieur Barnier alors que précisément le résultat des élections c'était une demande de rupture.
Et donc moi c'était pas si clair que ça. Pardonnez-moi, c'était pas si clair que ça. Vous la gauche n'avait pas de majorité absolue non plus en 2024.
Vous avez raison mais ce qui était très clair et là qui ne souffre d'aucune contestation c'est que les macronistes avaient perdu la moitié de leur député et arrivé en 3è position et que la politique du président de la République avait été largement battue. Ça, je pense que personne ne peut le contester. Vous souhaitez quoi alors ?
Qu'est-ce que vous souhaitez ? Moi je souhaite euh augmenter le rapport de force avec monsieur que monsieur le corn pour que monsieur le cornu démissionne. Ah ben monsieur le cornu démissionne.
Il y a pas besoin de qui démissionne. Je nous on va déposer vous le savez une motion de censure mais je souhaite effectivement que monsieur le cornu et son gouvernement tombe pour que enfin on puisse avoir une politique différente. Et comme je raconte pas d'histoire aux gens et on a déjà eu l'occasion d'en débattre d'ailleurs avec monsieur Tréard.
Moi je pense pour que une rupture avec la politique macroniste, à la fin ça passe par le départ du président de la République. Donc finalement c'est ça, je dis c'est faire pression pour qu'Emmanuel Macron parte. C'est d'abord des revendications de rupture d'un point de vue politique donc des mesures en faveur du pouvoir.
Ça, on a plutôt l'impression que c'est un peu une posture mais que le le le si parce que il y a des négociations à Maton en ce moment vous voulez pas y prendre part. En revanche, vous faites des manifestations départ d'Emmanuel Macron. précisément parce que je sais très bien que la nomination de monsieur le cornueu est en elle-même un signal d'une continuité d'une même politique.
Donc, il faudra bien qu'il y ait une mobilisation populaire très forte pour obtenir un changement de politique. Votre mot d'ordre, c'est le départ de d'Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon l'avait dit le le 10.
Le mot d'ordre de la de l'intersyndicale, ce n'est pas ça. Quelle prolongation il peut y avoir à cette journée ? parce qu'on a l'impression que c'est un one shot comme on dit entre guillemets et que derrière euh bon qu'est-ce qui se passe ?
Bah d'abord moi je souhaite pas que ça soit un one shot. Après les organisations syndicales si elles veulent poser d'autres dates elles le feront. Nous on dis ça parce que l'intersyndical n'a pas fixé comme comme objectif le départ du président de la République comme vous le faites.
Exactement. Mais évidemment, mais c'est pas les revendications des organisations syndicales de rentrer dans le champ politique. Les organisations syndicales, elles posent des revendications social qui partent, y compris des revendications des salariés.
L'augmentation des salaires, le fait qu'il y ait encore une fois davantage de justice fiscale, par exemple, le fait que le gouvernement fasse enfin quelque chose contre la multiplication des plans de suppression d'emploi. Ça c'est ce que demandent les organisations syndicales. C'est dans leur revendication.
Et moi ce que je dis c'est que pour obtenir ces revendications, ça passe par la rupture avec la politique macroniste et donc par le départ du président de la République. Mais encore une fois, pardonnez-moi, euh c'est on a eu beaucoup de témoignages de Français euh euh qui ont manifesté le 10 septembre et qui ont témoigné sur notre antenne euh qui n'appelaient pas au départ d'Emmanuel Macron. Il nous disait "Non, non, nous on respecte finalement les les règles." Ben, on en a eu plusieurs.
Je propose de revisionner les émissions la semaine dernière Manuel Bompard. Et par contre, ils avaient des revendications très claires sur ce sentiment d'injustice, de déconnexion avec les élus, de de de salaires trop bas. C'était ça les vraies revendications plus que le départ d'Emmanuel Macron.
Non, d'abord pardon hein, c'est votre vision des choses, mais moi qui ai participé aux mobilisation du 10 septembre, je peux vous dire que sur les pancartes, sur les slogans qui étaient escandés dans ces manifestations, je crois pas que c'était des déclarations d'amour pour le président de la République Emmanuel Macron. Euh ou alors vous me montrerez ces pcartes. Moi personnellement, je les ai pas vu.
Attendez, je je vais venir après sur ça si vous voulez. Maintenant, je dis pas une chose différente de ce que vous êtes en train de dire. Je dis que évidemment que le point de départ des mobilisations, c'est d'améliorer sa vie, euh d'améliorer la situation de la société et que pour ça, il faut avoir des revendications en terme d'augmentation de salaire, par exemple l'augmentation du SMIC, il faut avoir des revendications euh pour euh faire en sorte que les les les efforts budgétaires pèsent sur les plus riches, sur les plus hauts revenus, sur les plus hauts patrimoines et pas sur l'ensemble des Françaises et des Français.
Ce que je vous dis à la fin du point de vue du responsable politique que je suis, c'est que pour obtenir la satisfaction de ces revendications, je pense que c'est ni monsieur le Cornu ni monsieur Macron qui pourra les mettre en œuvre. Manuel Bompard euh Jean-Luc Mélenchon s'est présenté comme un spécialiste de la bordellisation. Il l'a dit lui-même.
C'est un mot qui une expression qui lui expertise c'est une expression qu'il a utilisé. Est-ce que pos est-ce que euh la bordélisation par exemple dans la rue, c'est-à-dire le la revendique sociales sont une étape avant euh euh le fait que vous déposiez une motion de censure à la à la à l'Assemblée nationale et que et bien vous employez la méthode d'harcèlement pour que le gouvernement tombe pardon monsieur Trard, excusez-moi mais je suis obligé de corriger quand même quelque chose dans votre question des manifest des revendications sociales, ce n'est pas de la bordélisation. Non, mais j'ai pas dit ça.
Vous avez fait un parallèle entre les deux dans votre question. Je suis aussi, j'essaie d'être comme vous, très tâtillant sur le vocabulaire utilisé. Merci.
Je le prends comme un compliment. Voilà. Et la bordellisation, c'est pas un mot qui m'appartient.
Je le connais pas ce mot. C'est un mot de Jean-Luc Mélenchon. s'il vous plaît.
Enfin juste une chose, pardon, mais la bordélisation, si vous voulez qu'on utilise ce terme du pays, je crois qu'on l'a sous les yeux aujourd'hui et je crois pas qu'elle soit de la responsabilité de la France assoumise hein, des gouvernements qui tombent tous les 3 mois, une situation sociale qui est désastreuse. Je veux dire, on a atteint cette année un record historique de pauvreté, on avait jamais eu autant de pauvres dans ce pays que depuis les années 70. Le dérèglement climatique, on peut en parler si vous voulez.
Bref, le bilan du chaos aujourd'hui, c'est pas le bilan de la France insoumise, c'est le bilan du pouvoir en place. Donc moi, je ne souhaite pas euh le désordre, je souhaite au contraire qu'on puisse faire émerger une forme de stabilité, mais que cette forme de stabilité passe par la du président, elle passe pas par l'entêtement à essayer de continuer à imposer au pays une politique qu'il ne veut pas. Mais sincèrement, vous y croyez en la démission du du président Emmanuel Macron ?
Je crois qu'il faut augmenter le rapport de force. Oui, bien sûr. Mais donc concrètement, vous croyez quoi ?
Qu'il va y avoir des manifestations telles qu'Emmanuel Macron va se sentir acculé et et va se résigner à une manifestation. Madame, on a déposé une procédure de destitution à l'Assemblée nationale. Attendez madame parce que pardon mais ça ne marche jamais.
Euh il y a un mois euh quand on a fait notre rentrée politique et qu'on a annoncé qu'on allait déposer une motion de censure pour renverser monsieur Baou sur les plateaux de télévision, on me disait "Mais de toute façon, vous allez être tout seul à vouloir renverser monsieur Baou." Donc pardonnez-moi, mais quelques un mois plus tard, ces remarques là me font un petit peu rire. Sauf que c'était pas tout à fait la même chose.
C'était le vote de confiance qui était vraiment pour le coup impossible. la motion de censure, il avait peut-être sa chance une chance de sensure. Mais monsieur je dis puisque vous êtes fort en mathématiques.
Oui. Vous allez vous moquer de moi. Non, je me moque pas de vous puisque vous êtes fort.
Mais puisque vous êtes fort en mathématiques, ça vous a pas échappé que 2 ti3 des députés ont refusé la confiance à monsieur Baou et ça vous a pas échappé qu'il faut précisément de tiers des parlementaires pour voter une motion de destitution. Oui, mais ils la veulent pas justement précisément pour l'instant. Et puis l'article 68, l'article 68 de la Constitution comme vous le savez et bien exige certaines conditions pour que cette destitution soit conforme.
Monsieur monsieur monsieur Trard, on a déjà eu ce débat et vous vous trompez puisque précisément l'article 68 de la Constitution euh ouvre une démarche qui est une démarche politique. Et en fait ceux qui doivent décider si une procédure de destitution à l'Assemblée nationale est valable ou pas, c'est le bureau de l'Assemblée nationale. Et le bureau de l'Assemblée nationale l'année dernière quand nous avons déposé notre procédure de discution, non pas du tout. au bureau de l'Assemblée nationale, ça a été jugé recevable.
Ensuite, ça n'a pas été inscrit à l'ordre du jour parce que madame Le Pen l'a empêché. C'est ça qui s'est passé l'année dernière. Donc, il n'y a pas de caractérisation juridique d'une procédure de destitution.
C'est une procédure politique. On considère à un moment que le président de la République quelque sorte a perdu toute forme de légitimité populaire et que les parlementaires peuvent lui dire bah là, il faut s'arrêter. Je suis pas en train de vous dire que ça va se faire du jour au lendemain.
Je suis en train de vous dire que j'observe que l'année dernière quand nous avons déposé cette procédure de destitution, nous étions 71 députés à la signer. que l'année la semaine dernière quand nous l'avons redéposé, nous étions 104 députés. Donc, j'observe que fur et à mesure que les dénis de démocratie d'Emmanuel Macron se succèdent, il y a davantage de parlementaires, davantage de forces politiques aussi.
J'ai entendu madame PCR qui est pas du tout une insoumise hein, pardon. Dire que pour elle pour la destitution, elle est pour qu'il démissionne. Considér la solution et puis j'ai entendu monsieur Lisnard sur votre plateau il y a quelques quelques choses.
Mais donc il y a quand même Copé également et cetera. Et il y a de plus en plus de gens qui disent si on veut sortir du blocage dans lequel on est pour débloquer la situation, ça passe par selon votre procédure, il faut que vous continuez à arimer le Parti socialiste. Où en êtes-vous là ?
Est-ce que vous avez pas peur que le Parti socialiste et ben justement vous tourne le dos et se rapproche du gouvernement de monsieur le Cor ? Peur ! Moi je suis pas là pour reçus demain hein par je je sais je suis pas là pour avoir peur.
Le Parti socialiste prendra ses décisions. Ce qui me semble évident c'est que si le Parti socialiste veut être fidèle aux engagements qu'il a pris l'année dernière devant les électrices et les électeurs, il ne peut pas se retrouver dans une forme de coalition avec les macronistes. Ça serait une traîtrise.
Bah ça serait en tout cas un renoncement, une compromission par rapport aux engagements qui ont été pris l'année dernière devant les électrices et les électeurs et pardon mais vous parliez tout à l'heure de de réactions de français qui disent le monde politique est très déconnecté et cetera. Une des choses qui rend cette situation là et cette cette situation de crise démocratique, c'est le fait que les gens font des promesses pendant les élections et puis une fois qu'ils arrivent au pouvoir, ils font l'inverse. Et ben moi, pardon, c'est ce qu'a fait le Parti socialiste.
Bah là, manifestement, s'il devait signer à la fin une une coalition avec les macronises, c'est ce qu'il ferait. si il aurait déchiré le programme qu'il a défendu devant les électrices et les électeurs l'année dernière. Ben moi, je fais partie des gens qui pensent qu'il faut être fidèle au programme qu'on défend devant les éle et si et si le Parti socialiste arrive à dans les négociations à à mettre en place cette fameuse taxe Zucman ou aller dans ce sens-là euh ce qui est un peu ce que vous demandez, vous l'avez dit vous-même, il faut taxer les ultra riches.
Voilà. Vous n'y verriez pas quelque chose de positif ? Mais madame, si vous voulez, le problème c'est qu'à un moment faut pas reproduire tout le temps les mêmes erreurs.
L'année dernière après la chute de monsieur Barnier, le Parti socialiste a dit exactement la même chose qu'aujourd'hui et d'ailleurs, il nous dénigrait en disant il vaut mieux des petites avancées que des grands programmes. J'entendais leurs arguments l'année dernière. J'entendis ce matin monsieur Caner, président du groupe socialiste au Sénat dire "Bon, disons la vérité, au mois de janvier, on s'est fait avoir et on a rien gagné, rien obtenu.
Alors bon, moi je sais pas pourquoi le Parti socialiste après s'être fait rouler dans la farine une première fois a l'intention de se faire rouler dans la farine." Visiblement, il y a un bouger quand même. Même dans même dans le camp Macronis et cetera, on se dit peut-être qu'il y aura pas le choix, qu'il faudra bouger sur cette taxe là, cette taxe dumanne.
Madame, si euh il devait y avoir demain la possibilité de mettre en œuvre cette taxe Zukman, vous savez la première fois qu'elle a été adoptée à l'Assemblée nationale, taxe Zukman, c'était sur proposition d'une députée de la France assoumise. Donc moi, j'ai évidemment je voterai pour la taxe au Zukman mais il faut dire la vérité aux gens. un budget, c'est un paquet complet, il peut y avoir la taxe Zucman dans le budget.
Mais si en même temps il y a le doublement des franchises médicales à laquelle je suis totalement opposé et que proposait monsieur Baou, si dans le même temps, il y a euh la baisse des remboursements des médicaments pour les maladies de longue durée que proposit monsieur Baou parce que monsieur le cornu pour l'instant il a dit je retire la suppression des de jours fériers de toute façon mais le reste il reste de vous voterez compte on a compris vous voterez compre quoi qu'il arrive et quoi que quoi que décide monsieur le cornu parce que de toute façon vous n'êtes pas d'accord sur le diagnostic de fond qui est de réduire la dépense publique qui est de d'essayer de ramener la France à flot parce qu'elle n'est pas à flot aujourd'hui parce que elle a été dégradé à la fin de semaine dernière. Vous n'êtes pas d'accord sur le diagnostic. Donc de toute façon quoi qu'il fasse Attendez monsieur je dis je ne suis ni d'accord sur le diagnostic ni d'accord sur les propositions que met monsieur Bairou puis monsieur le cornu sur la table pour essayer de répondre à l'idée qu'il se font du diagnostic.
Je suis ni d'accord avec l'un ni d'accord avec l'autre pour plein de raisons, mais précisément parce que une politique d'austérité budgétaire ou de compression des investissements publics va renforcer les difficultés euh économiques du pays. Parce que quand vous êtes dans un pays dans lequel la moitié de la croissance est tirée par la consommation populaire, dans votre forum tout à l'heure là, j'écoutais de de il y avait une personne qui disait "Je suis restaurateur". Ben moi les gens quand ils viennent au restaurant, ils ont plus les moyens de consommer. que tout le monde comprenne.
Si votre politique économique c'est une politique qui se réduit par se traduit par une baisse du pouvoir d'achat, ben à la fin c'est des restaurateurs, c'est des artisans, c'est le milieu économique qui souffre aussi et les difficultés économiques, elles vont être encore grandissantes. Donc la réponse que fait, pardon, la réponse que fait monsieur le Cornu et monsieur Baou diagnostic qu'il pose est une mauvaise réponse qui va aggraver encore les que vous entendez ceux qui disent en calculant le le en calculant le la chose, c'est que si les salaires sont si bas en France, c'est que et bien il y a une charge euh fiscale qui est trop forte dans notre pays. En baissant la charge fiscale, vous augmentez et bien les salaires nets des des salariés.
Cette cette équation, elle est ententable, elle est audible. Alors, je vais répondre à votre question. Je crois que madame Dialo pas l'empêcher de parler quand même.
Bien sûr. Donc, on répondit à la question et ensuite sera le doigt, je suis poli. Donc très polé rapidement pour que madame Dial puisse parler mais juste en fait, on a déjà eu à plusieurs reprises ce débat.
Je pense que c'est une manière, pardon, on le prenait pas mal, mais de vendre un peu des illusions aux gens. C'est-à-dire que on leur fait croire qu'en réduisant l'écart entre le net et le brut, finalement, ils vont y gagner. Sauf que la vérité c'est que ce qu'il y a entre le net et le brut, ça permet de financer notre système de protection sociale, ça permet de financer nos retraites que si vous réduisez ça, ça veut dire qu'à la fin, vous avez une protection sociale de moins bonne qualité et vous avez des retraites qui sont plus faibles.
Et donc à la fin dans les pays parce que souvent on nous compare à l'échelle internationale mais dans les pays où il y a moins de disons de prélèvement public puisque c'est le terme qu'on emploie mais à la fin vous êtes obligé d'aller vers des systèmes d'assurance privé pour la santé vous êtes obligé d'aller vers des formes de retraite par capitalisation et à la fin ça se traduit pas par un un bien vivre qui soit meilleur pour les Français et les Français je le crois pas. Par exemple, vous savez que si vous intégrez l'ensemble des mutuels au système de la sécurité sociale aujourd'hui, vous allez faire des économies parce que les mutuelles, bah elles doivent aussi euh par exemple avoir des frais de gestion, elles doivent aussi avoir de la publicité qui sont des frais que la sécurité sociale n'aura pas. Rokaya Dialo.
Alors on si on imagine que vous obteniez ce que vous souhaitez à savoir la destitution d'Emmanuel Macron ou sa démission pour x raison sachant le contexte qui est quand même assez différent de celui l'été dernier où où on a effectivement des personnes ont fait front contre le Rassemblement national. il y avait une gauche qui apparaissait comme étant beaucoup plus unie et aujourd'hui on entend dans les différentes interrogations qu'il y a des gens qui croient qui ne croient plus à à ce à ce front en opposition avec leur assemblée nationale et que votre enfin votre parti votre mouvement a été extrêmement diabolisé dans les médias. Qu'est-ce que vous attendez en fait des suites ?
Est-ce que vous pensez que vraiment le contexte vous serait vous serait favorable ou est-ce que vous pensez pas que justement il y a une enfin que l'opinion française est quand même très très perméable aux idées du du Rassemblement national et de droite ? Le Rassemblement national euh depuis des années et des années a fait des scores euh qui sont des scores importants. C'est une évidence qui progresse de manière régulière.
Mais mais maintenant le principe de la démocratie, c'est que si vous êtes pour des élections, bah vous devez euh à la fin essayer de les gagner. Euh mais c'est pas parce que vous allez reporter l'élection présidentielle dans un an ou dans 2 ans que le problème va être moins important dans un an ou dans 2 ans. Donc moi, je souhaite qu'il puisse y avoir un grand moment démocratique.
Et dans ce grand moment démocratique, bah après il faut être meilleur que les autres. Il faut convaincre, il faut faire la démonstration que le programme politique que vous proposez euh est un bon programme politique pour le pays. Et on peut y arriver parce que vous dites le contexte était moins favorable et moins favorable aujourd'hui que l'année dernière.
Mais pardon, mais quand il y a eu la dissolution de l'Assemblée nationale au lendemain des élections européennes, tous les sondages, je me rappelle qu'il y a eu 27 sondages, 27 sondages sur 27 disait que l'extrême droite allait avoir le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale. C'est pas ce qui s'est passé. Pourquoi ? parce qu'il y a eu une campagne parce qu'on a convaincu, parce qu'on a entraîné du monde parce que le fait Manuel Bonpar que vous avez des difficultés à rassembler la gauche derrière vous, ça rejoint la question d'Hervé qui nous regarde.
Question pour Manuel Bompard : si LFI n'arrive pas à rassembler la gauche, comment pourrait-elle rassembler la France en cas de victoire aux élections ? Mais d'abord rassembler, moi je souhaite rassembler celles et ceux qui continuent à vouloir être rassemblés. Euh en ce qui me concerne, je n'ai pas jeté à la poubelle le programme du Nouveau Front populaire qui est le programme que nous avons défendu l'année dernière.
Mais par exemple, on était assez surpris de de voir la réaction de la France insoumise quand il était question peut-être de la nomination d'un premier ministre socialiste à Matignon. Elle la fille a dit "Ah ben non, on censure, on censure la gauche à Matignon." Non, c'est pas ce qu'on a dit.
Il faut faut monsieur sous le contrôle de monsieur Tréard qui qui est précisé. D'abord, pardon, c'est pas la France assoumise qui a euh ouvert euh le le bal euh de ces soi-disant de division, c'est le Parti socialiste qui a dit "Nous, on est prêt à faire un gouvernement et il y aura pas de ministre insoumis. Les insoumis, on les mettra sur le côté." Puis deuxièmement, mais vous l'avez accepté l'année dernière en fait, vous aviez accepté l'idée d'être on vous aviez accepté cette condition.
Oui, il y a eu une évolution là. Non, non, il y a pas eu une évolution. Je vais vous dire pourquoi.
Parce que effectivement l'année dernière les choses étaient très claires. La gauche disait "On veut constituer un gouvernement qui aura comme base gouvernementale le programme du nouveau Front populaire." Et alors à l'époque, nous avons dit, "Nous, on fait pas de la politique pour des places ou pour des postes.
Si on a une garantie que le programme du Nouveau Front populaire peut s'appliquer, on est prêt à ne pas rentrer au gouvernement." Puisque les macronistes utilisaient les le l'éventuelle présence de ministre insoumis pour expliquer pourquoi il ne voulait pas nommer la candidate du Nouveau Front populaire. Parti socialiste a fait une démarche très différente.
A appris le programme du nouveau Front populire, l'a mis à la poubelle, a inventé un autre programme en gros dans lequel il y a quoi ? Il reste un/4 à peine des engagements qu'on a pris la nécessité de devoir faire des compromis des majorités premier ministre d'ailleurs ça vous a pas échappé. Donc vous voyez c'était c'est vachement intelligent comme démarche ça a vachement marché d'ailleurs mais n'appliquer que le programme du NFP ça ne marcherait pas non plus.
Mais en fait personne n'a dit c'est c'est bizarre qu'on narrive pas à s'entendre sur ce sujet. ce qu'on a dit l'année dernière et que moi je je j'enlève pas une seule ligne, c'est dire vous avez un gouvernement et la base politique de votre gouvernement c'est le programme sur lequel les électrices et les électeurs vous ont élu. Tout le programme, rien que le programme.
C'est ce qu'on a dit et je je reste et je reste personnellement sur cette formule. Et ensuite, comment fonctionne le débat parlementaire à l'Assemblée nationale ? Je prends un exemple.
Bah ça peut pas bien fonctionner parce que au départ vous posez une rigidité qui est tout le programme rien que le programme. Or lorsque vous êtes dans une situation politique fragmentée, faut forcément faire des pas vers les uns vers les autres sinon ça peut pas fonctionner. Mais mais Bruno je dis c'est pas ils se font dans le débat parlementaire à l'Assemblée nationale.
C'est ça que j'ai j'aimerais bien arriver à vous convaincre de ça. Vous pouvez avoir une base gouvernementale où par exemple vous avez une proposition de loi qui est de votre programme, vous la soumettez au débat des parlementaires et ensuite vous laissez vivre la la démocratie parlementaire. Et dans cette démocratie parlementaire puisque vous êtes pas majoritaire, il a des compromis qui vont se prostituer.
Vous comprenez la différence ? Et alors si après vous avez l'impression que votre programme a été complètement dénaturé, vous avez tout à fait la possibilité de retirer votre proposition de loi parce que vous dites elle est plus compatible avec ce que j'avais défendu. Mais ce n'est pas pareil de dire il y a une base programmatique, c'est celle sur laquelle on a été élu parce que je crois la parole donnée devant les électrices et les électeurs et de dire ensuite il y a le débat parlementaire parce que je suis dévoire.
Mais le débat le débat aurait bloqué. C'est ça qu'on essaie de vous dire nous. Et ben si le débat avait bloqué, peut-être que notre gouvernement aurait été censuré.
Et ben c'est la vie démocratique. Mais comment ça fonctionne dans toutes les autres démocraties occidentales ? La coalition qui est arrivé en tête au soir des élections, vous lui demandez de constituer un gouvernement, elle vient de voir l'assemblée.
Mais l'objectif là est de débloquer justement cette situation. Il n'y a pas de majorité dans le pays. D'où d'où la nécessité de compromis et vous vous êtes là à dire c'est le programme du NFP rien que programme du NFP.
Vous avez dit, je suis à nouveau sur cette ligne, toujours sur cette ligne, vous allez peut-être me finalement à la fin de la discussion, vous allez peut-être rejoindre ma proposition de d'organiser une élection présidentielle anticipé parce que précisément la situation de l'Assemblée nationale empêche cette stabilité et que donc si vous voulez débloquer cette situation, c'est pas par une dissolution ou par le fait de s'entêter imposer des gouvernements minoritaires. Ça passe par le fait qu'il y a un grand moment démocratique dans le pays et que les françaises et les Français chois moment démocratique dans le pays qui sera quand même escamoté parce que vous savez très bien que une élection présidentielle anticipée c'est une période de de campagne qui est raccourcie et qui à mon avis escamotera largement votre l'année dernière la la la la la période de la campagne législative franchement moi je trouve pas qu'elle a été de fait il y a pas eu vraiment de confrontation de projet oh c'est pas vrai monsieur je dis on a eu des on a eu présidentiel c'est autre chose que des législatives très bien mais monsieur Macron Il peut aussi dire "Je vais démissionner dans 2 mois, il y a pas de problème si vous voulez laisser plus de temps." Maison a besoin de sa vous êtes en campagne permanente vous de toute manière.
Alors justement à ce propos parce que il y a des il y a des municipales aussi, il y a des municipales aussi. Comment vous allez affronter ces municipales ou les aborder plutôt que les affronter avec justement bah un dialogue qui paraît assez compliqué avec le Parti socialiste ? Est-ce que vous allez faire cause commune avec les communistes et les écologistes ?
Comment ça se présente ? Bon, avec les socialistes, je je veux pas vous cacher que j'ai entendu qu'il disait euh j'ai entendu le le candidat socialiste à la mairie de Paris dire il n'y aura d'alliance avec la France soumise ni au premier ni au 2e tour. Oui.
Alors euh ça je suis obligé de prendre acte. Euh c'est c'est pas mon choix mais je suis obligé de prendre acte. Pour le reste euh nous euh nous préparons euh le l'hypothèse la possibilité de présenter des listes sur la base d'un programme parce que pardon mais la politique c'est pas juste des accords politiciens, c'est des accords programmatiques.
Et si d'autres formations politiques sont disponibles pour porter avec nous ces programmes dans un certain nombre de villes, nous le ferons avec eux. Donc oui, il y aura parfois des listes communes avec les les écologistes, parfois des listes communes avec les communistes, parfois peut-être qu'ils voudront pas et ça sera des listes de la France assoumise, c'est au cas par cas. Mais la cohérence c'est elle est programmatique, c'est-à-dire que on on souhaite dans toutes les villes défendre des mesures programmatiques qui sont des mesures programmatiques commune je donne la gratuité de la cantine scolaire parce que dans plein de villes, moi vous savez je suis élu de Marseille et ben il y a beaucoup de familles déjà dans plusieurs villes quand même mais pas partout pas partout mais bon peut-être que ça il y en a pas besoin partout.
Bah moi par exemple, ça n'existe pas dans la ville dont je suis le député et je peux vous dire que le nombre de familles pour qui parfois le repas à la contine c'est le seul repas de la journée et qu'il y a des difficultés financières pour y accéder, c'est important. Et ben moi par exemple, ça c'est une mesure qu'on défendra dans la campagne des é vou dire c'est qu' en a peut-être pas besoin de manière égale dans toute la ville. Voilà, il faut aussi peut-être gérer les choses avec dans une grande ville surtout.
Non mais ce que je débattre après, on va faire un débat. Mais sûr. Non, mais ce que je voulais vous dire, c'est que à vous entendre euh on va donc assister à des duels fratricides à gauche qui aboutiront dans beaucoup de cas vous au fait que vous allez sans doute faire chuter des villes socialistes.
C'est bien ça la stratégie. Mais non, c'est pas ça la stratégie. Vous avez mal compris monsieur.
Je dis ce que j'ai dit. Je crois voilà, il faut que je le comprend mal ce soir. Bah non, c'est c'est c'est juste vous pouvez reprendre tous mes propos.
Je crois pas avoir dit que mon objectif était par exemple chuter des ma socialistes. Par exemple à Montpellier, j'ai l'impression que c'est bien parti pour faire chuter le le maire sortant. Mais pour mais pourquoi le faire chuter ?
C'est dire le le maire sortant, il est pas propriétaire de la ville monsieur. Je donc il y a une élection et dans cette élection la France insoumise, elle a peut-être le droit dans une ville dans lequelle elle a fait plus de 25 % aux dernières élections européennes toute seule de considérer que peut-être que les habitantes et les habitants de cette ville, ça les intéresse d'avoir une ville dirigée par un maire ou une mère insoumise et et c'est je sais pas le le Parti socialiste c'est pas parce qu'il dirige Montpayer, mais c'est vrai pour le LR, c'est vrai pour d'autres partis queils en sont propriétaires à vie. Vous êtes d'accord ?
On est dans une démocratie. On vo on voit bien qu'il y a quand même un problème qui se pose à gauche singulièrement. Ce n'est pas valable seulement pour le Parti socialiste.
Je crois qu'à Bordeaux le le maire écologiste est un peu sur la même. Oui mais Bruno je dit si vous voulez je vous réponds comme ça parce que par exemple les insoumis ils ont ils auront une liste à Toulouse et Toulouse c'est une mairie de droite et vous me dites pas votre volonté c'est de faire tomber les mairies de droite. Non mais là je parle je parle des duels fraticides parce que quand même la gauche gère beaucoup de grandes villes, beaucoup plus que la droite si on s'en tient au gère elle en gère certaines, elle en gère majoritairement plus.
Donc il y a un risque il y a un risque que beaucoup de villes de gauche c'est sûr que si le Parti socialiste reste sur la position qu'au deuxème tour des élections euh ils ne veulent pas faire d'alliance ou soutenir la France insoumise sur le deè tour c'est clair que ça risque de conduire à ce que des villes passent à droite. Mais ça parlez-en au Parti socialiste qui a dit ni au premier ni au deè Marseille à Marseille vous allez pas vous ranger derrière le printemps républicain. Alors ça s'appelle pas le printemps républicain.
Ça s'appelait le printemps marseillais à l'époque. C'est une liste dorén avance qui une liste du parti socialiste. Le maire maire socialiste.
Non, il y aura une liste il y aura une liste insoumise mais peut-être que c ça sera qui d'ailleurs monsieur De Logu ? Bah on verra vous verrez dans les prochains jours, dans les prochaines semaines. Laissez-nous paroup de lui quand même c'est une hypothèse évidemment mais peut-être que cette liste elle sera pas qu'une liste insoumise.
Peut-être que ça sera une liste avec des écologistes avec je sais pas des coincidents de la mairie, la municipalité sort. Je sais pas. Les écologistes décideront de quel programme ils se sentent le plus proche.
C'est pas moi qui vais décider à leur place. Mais ce que je veux dire, c'est que la France insoumise, elle a pas vocation à dire ça va être des insoumis et juste des insoumis partout. C'est on fait avec ceux qui sont d'accord sur les mêmes bases programmatiques que les nôtres.
Enfin, pardon, c'est pas très surprenant ce que je dis. Ça devrait être la base de la politique. D'abord vous présentez un programme et ensuite vous défendez ce programme.
Est-ce qu'en cadre de présidentiel anticipé vous êtes pour une candidature unique à gauche ? Non, en cas de présidentiel anticipé, je suis pour une candidature, on va dire euh commune avec toutes celles et ceux qui voudront faire la commune autour de vous. Bah, d'abord sur la base d'un programme, pardon.
Et donc, c'est ce que je disais tout à l'heure. Moi, je suis je je le programme encore une fois, pardon, je vais me répéter, mais le programme qu'on a défendu l'année dernière, je l'abandonne pas. C'est le Parti socialiste qui dit "Il n'y a plus d'accord programmatique possible avec programme pourrait être porté par quelqu'un d'autre à gauche si vous vous êtes d'accord sur le fond".
Bah, je pense que ce programme là, ce qui est quand même assez légitime et naturel, on regard quand même, pardon, mais du fait qu'on a fait quand même 22 % des voix à la dernière élection présidentielle et tout le reste de la gauche a fait moins de 5 %, que aujourd'hui on dispose du groupe qui a le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale. Je veux dire, je je je comprends pas trop pourquoi euh ça serait légitime, mais ça veut pas dire que la France a soumise. Je dis à tous les autres, vous devez nous ranger derrière nous.
Ça veut dire on peut faire une campagne commune avec un accord global. Il y a des élections législatives qui vont suivre. On peut même réfléchir à des compositions gouvernementales communes, mais la primaire à laquelle certains veulent essayer de nous contraindre, tout le monde a compris que c'est pas vraiment une primaire, c'est une c'est une forme de piège ou d'embuscade puisque à la fin, il y a la moitié des gens qui sont candidats à cette primaire qui disent déjà que si on devait la remporter, il nous soutiendra.
En tout cas, c'est la seule façon de gagner, de vous unir à gauche et pour l'instant c'est pas soit la seule façon de gagner madame. Je pense pas je pense pas que ce soit la seule façon de gagner. C'est sûr que c'est s'il y a moins de candidature, c'est plus facile.
Pour gagner, il faut faire plus que de voix, c'est tout. L'arithmétique actuelle fait que s'il y a un seul candidat de gauche, ça doit être euh le candidat de la France insoumise parce que vous êtes les plus nombreux à l'Assemblée nationale. C'est ce que vous avez dit.
Moi, ça me semble naturel de dire que la candidature donc Jean-Luc Mélenchon, même s'il n'est pas député, mais ça en temps voulu, on vous dira qu'il sera notre notre candidat. Mais pardon, attendez, moi je j'ai pas de problème à débattre de ces questions d'union et cetera mais je voudrais pas qu'on se trompe pour gagner. La question c'est pas l'union des appareils, hein.
La question c'est l'union du peuple. C'est ce qu'on appelle l'union populaire. Donc euh, pardon mais à la dernière élection présidentielle, il y avait pas d'union et on a fait 22 % des voies.
Alors vous allez me dire "ça vous a pas suffi pour vous qualifier au 2e tour, c'est vrai, mais euh il y a eu globalement une union assez large du peuple de gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Alors ce qui a été possible la dernière fois, je vois pas pourquoi ça peut pas être possible cette fois. Après, c'est vrai qu'il y avait sans doute trop de candidatures.
Monsieur Roussell, par exemple, en maintenant sa candidature nous a peut-être empêché de nous qualifier au second tour. Mais ça c'est encore une fois, pardon, c'est pas de ma responsabilité hein. Hm.
Euh en attendant, alors là on se projette un petit peu, on va revenir à une échéance plus proche. Il y a les négociations en cours, c'est ce qu'on disait, le PS qui est donc reçu demain matin, euh le RN euh également et il y a quand même quelques concessions qui ont déjà été faites. Euh vous avez vu que Sébastien Lecnu euh va mettre fin aux avantages à vie euh des ex-premier ministres dès le 1er janvier prochain.
Plus de chauffeur ni de voiture de fonction à vie pour pour les anciens locataires de de Matignon, protection policière pour une durée limitée. Il y a une question de Raphaël. Pourquoi réduire les avantages des anciens ministres, mais pas aussi ceux des députés de l'Assemblée nationale et du Sénat ?
Est-ce qu'il faut aussi supprimer certains avantages des députés don dont vous faites partie ? Ah bah, faudrait dire lesquels, mais moi je suis pas du tout opposé à l'idée qu'on puisse avoir une réflexion, y compris sur ce point. Il y a des avantages que vous estimez parfois un peu décalés par rapport à votre voyager gratuitement sur les lignes de la SNCF.
Ouais, mais par exemple, bon après moi je veux bien qu'on discute de tout hein, mais faut faire attention dans ce qu'on appelle avantage des députés. Par exemple, vous avez une partie de ce qu'on certains appellent avantage des députés qui a une enveloppe qui vous permet euh de d'avoir qui travaille avec vous des collaborateurs parlementaires. Bon, moi je veux bien qu'on discute de tout 10000 € hein.
Bah, c'est pas en plus, je vais vous dire sincèrement, les collaborateurs parlementaires à l'Assemblée nationale, ils touchent pas des salaires de fortune hein. Mais l'enveloppe globale, c'est 10000 par ou c'est un peu plus de 10000. En gros, vous pouvez embaucher trois collaborateurs parlementaires.
Alors, moi, je veux bien qu'on discute de ça, mais je pense qu'on a plutôt intérêt que les députés. Euh, ils travaille sérieusement et pour travailler sérieusement, analyser des textes de loi, c'est du travail. et les billets gratuits sur la SNCF.
Ben ça pareil, ça ça on pourrait le discuter, j'ai pas de problème. Mais entre votre votre circonscription et l'Assemblée nationale, bah là aussi vous avez plutôt intérêt que vos parlementaires bah ils soient en circonscription au contact des citoyens en même temps qu'ils viennent siéger à l'Assemblée nationale. Après moi par exemple qu'on pose la question de la rémunération des députés en tant que tel, ça par contre je trouve que c'est un débat qu'on pourrait Oui, mais on pourrait en discuter parce que elle est pas très élevée, mais elle est quand même plus importante que le salaire médian ou le salaire de en France, elle est à peu près une fois que vous avez elle est à peu près un peu plus de 5000 € par par mois.
Net. Ouais. net et 7000 bruts à peu près.
Oui, c'est ça à peu près. Alors après, en fonction des formations politiques, certains nous c'est notre cas reverse une partie de leur indemnité à leur formation politique. Mais ça moi je serais pas opposé à la discussion.
Après pour le dire franchement les avantages des anciens premier ministres là il y avait quand même quelque chose d'un peu indécent que quelqu'un qui a été premier ministre il y a 20 ans continue à bénéficier des moyens de l'État. Encore une fois je veux pas donner l'impression. Moi, je suis prêt à ouvrir et compris le débat sur les parlementaires, mais le débat est pas tout à fait le même.
Les parlementaires, ils sont en exercice aujourd'hui quand même, quoi. Donc nous, ça fait d'ailleurs depuis de longues années qu'on dépose à chaque année à l'Assemblée nationale en commission des finances des amendements sur les avantages des anciens premier ministres. Monsieur le Cornus semble enfin avoir une révélation.
Donc ça ça c'est quand même un un premier pas que vous saluez en terme de symbolique. C'était quand même important qu'il le fasse. Il était temps les jours fériers.
Oui, la suppression du jour. Vous savez vous savez comme moi que c'était l'épouvantail de monsieur Baou et que tout le monde savait que de toute façon ça allait être retiré pour essayer de faire passer la pilule. Donc si vous si vous voulez présenter ça comme une avancée mais moi je crois pas que ça soit une avancée et surtout quand même beaucoup mécontenté les Français quand même.
C'était c'était la mesure qui était la plus la plus on peut dire qu'il a pas réussi son coup qui suscitait le plus d'opposition. C'est vrai que en tout cas ça a sans doute agi comme une forme de déclencheur mais quand monsieur le cornu dit qu'il va retirer la suppression des jours fériers encore une fois il dit pas qu'il va supprimer le reste je vous en ai parlé tout à l'heure ou par exemple l'année blanche parce que ce qu'il appelle l'année blanche en vérité c'est une année rouge pour le pouvoir d'achat c'est euh que l'inflation ne soit pas prise en compte ah bah oui mais donc ça veut dire que les pensions de retraite sont pas revalorisées sur la base de l'inflation donc que les retraités perdent du pouvoir d'achat les retraités pauvres en particulier que la location adulte handicapée n'est pas revalorisée sur la base de l'inflation donc que les personnes qui bénéficient de la location adult handicapé perdre du pouvoir d'achat que vous avez des plusieurs centaines de milliers de français qui payent pas d'impôts sur le revenu aujourd'hui et qui devrai en payer demain parce que le barème de l'impôt sur le revenu serait pas réindexé sur la base de l'inflation. Donc c'est une une saignée en terme de pouvoir d'achat qui est peut-être moins symbolique que les que les jours fériers mais qui va avoir des conséquences sociales et économiques dramatiques.
Il a un tout autre sujet. Est-ce que vous êtes d'accord avec monsieur Olivier Fort quand il propose de pavoiser toutes les mairies du drapeau palestinien ? Pourquoi pas ?
Je pense que c'est symboliquement une initiative qui à mon avis pourrait avoir de l'importance. Mais et monsieur Ged dit il faudrait mettre drapeau palestinien et drapeau israélien. Ça c'est pas entendable.
Pourquoi ? Mais pour une raison simple, c'est que pardon mais aujourd'hui le gouvernement de monsieur Netou et aujourd'hui le gouvernement de l'État d'Israël mène pardon, je sais que certains vous êtes peut-être encore les derniers contestent l'utilisation de ce terme mais encore ce matin une commission de l'ONU dit qu'elle a récolté les preuves d'une caractérisation de génocide pour l'action qui est commise par le gouvernement de Netaniaou aujourd'hui à Gaza. Donc pardon mais vous allez pas mettre au front de nos mairies le drapeau d'un état qui aujourd'hui est accusé de commettre un génocide même s'il a cet état plusieurs otages retenus par le Hamas mais mais il a plusieurs otages retenus par le Hamas et moi je demande de comme depuis le début leur libération évidemment mais le fait qu'il ait des otages détenus par le HAS ne justifie pas de commettre un génocide et de massacrer des dizaines de milliers de d'hommes de femmes, d'enfants.
Vous avez vu encore les images de l'intervention terrestre qui a été engagée par gouvernement de l'armée de monsieur Netanio. Franchement et d'ailleurs je vais vous dire le prenez pas mal, je veux quand même le dire que je suis quand même choqué que y compris sur cette chaîne vous continuez à donner la parole au porte-parole de l'armée israélienne quoi. C'est-à-dire que imaginez une minute que vous êtes en train de donner la parole au porte-parole d'une armée qui est accusée de crime de guerre, de crime contre l'humanité et de commettre un génocide.
Est-ce que vous do auriez donné la parole au porte-parole de l'armée russe ? Non, vous l'auriez pas fait. Donc là, franchement, je vous le dis pour vous, mais je le dis pour tout le monde.
On donne également la parole euh aux organisations qui travaillent sur place à Gaza. C'est pas euh c'est pas un un euh une minute pour le bourreau et une minute pour la victime. Euh donc je suis désolé mais à un moment va falloir pardon, je l'ai pris. fait pas la comparaison mais Dimitri Petkov le porte-parole de monsieur Poutine s'exprime sur toutes les chaînes françaises.
Bah écoutez, je crois pas que vous l'avez invité en duplex mais moi personnellement je vous le dis, ça m'a choqué. Donc je pense j'ai l'habitude j'ai l'habitude de dire ce que je pense et je suis choqué de l'absence de prise de conscience en France euh dans le monde médiatique et politique parce que je crois que dans le peuple par contre cette prise de conscience elle a eu lieu aujourd'hui du fait que notre inaction sur ce sujet agit comme une forme de complicité par rapport à ce qui est connu aujourd'hui à Gaza et qui nous sera reproché pendant des années et des années. Manuel Bompard puisqu'on en parle effectivement c'est de l'armée israélienne qui qui a annoncé le lancement aujourd'hui de cette offensive terrestre massive à Gazaville.
Est-ce qu'il faut plus de sanctions contre contre Israël ? Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? C'est pas plus de sanctions.
Il faut peut-être commencer à être qu' en ait une de sanction. Non, mais il y a le président de la République qui normalement va reconnaître un état d'Israël. Monsieur Trard, reconnaître l'état de Palestine ne servira strictement à rien si en plus de la reconnaissance de l'État de Palestine, il n'y a pas.
Vous savez que c'est un acte diplomatique très important. Écoutez, on m'a demandé ce qu'il faudrait faire. La France pourrait, ça fait déjà depuis des mois et des mois qu'elle pourrait le faire.
C'est simple, très simple ce qu'il faut faire. décréter des sanctions contre le gouvernement de monsieur Netaniaou. On parlait de la Russie tout à l'heure.
Il y a eu 18 train de sanctions au niveau européen contre les oligarques russes et le gouvernement russe. Pas une seule fois il y a eu des sanctions contre le gouvernement de Netaniaou. Décréter un embargo total sur les livraisons d'armes.
Comment se fait-il que encore cet après-midi, il y avait une cargaison qui partait de l'aéroport de Roiss Charles de Gaul pour livrer des composants militaires pour fabriquer des armes qui ensuite sont utilisées dans un génocide. Comment on peut accepter ça ? suspend l'accord de coopération économique qui existe entre l'Union européenne et Israël.
Comment vous pouvez justifier qu'on continue à commercer et à faire bénéficier à l'économie israélienne d'un accord de coopération économique ? à un moment, il va peut-être falloir se réveiller doit s'exprimer làdessus demain. Oui, mais j'entends monsieur Trard mais si c'est à la fin, c'est comme la reconnaissance de l'État de Palestine.
Si vous voulez pardon, mais si c'est pour reconnaître un cimetière, ça sert à rien. Donc à un moment, il va peut-être falloir se bouger. Moi je suis je suis indigné en vrai.
Je suis bouleversé par ce qui se passe et je comprends pas pourquoi on passe en permanence notre temps à essayer de venir parler de politique, de polémique futiles, de de diversion pour ne pas poser la vraie question, c'est pourquoi on fait rien pour arrêter ce génocide ? J'entends votre indignation et votre soutien à l'endroit des Palestiniens. Il y a quand quand votre interview a été annoncé, j'ai un lycéen de de Marseille qui a 16 ans qui s'appelle Clément qui m'a saisi d'une question.
Je le fais rarement mais j'ai trouvé sa question assez voilà, il il dit dans son lycée de victime de harcèlement parce qu'il est de confession juive, qu'il est qu'il est traité de salle juif, que on remet sa sa place en cause dans notre dans notre pays. et il me dit, "Est-ce que vous pourriez demander à Manuel à Manuel Beupart pourquoi il n'organise jamais de rassemblement contre l'antisémitisme croissant dans le pays et pourquoi vous ne dénoncez pas, j'allais dire haut et clair comme vous venez de le faire pour pour le le la reconnaissance de la Palestine et les mesures que vous voulez prendre contre le gouvernement d'Éou, pourquoi vous ne n'avez pas le des mots aussi haut et fort pour défendre les juifs de France et notamment Clément ce jeune lycéen en seconde dans un lycée à Marseille votre ville d'élection. Monsieur Judi, je vais vous répondre mais je vous me vous me rendez obligé de dire quelque chose depuis plusieurs mois et pardon, vous pouviez pas le savoir.
Je reçois des mails, des messages sur Instagram et d'ailleurs j'ai porté plainte y compris auprès du ministère de l'intérieur parce qu'il y a une personne qui crée des aussi beaucoup. Non, non, mais je vous le dis qui crée des je vous le dis pour ça après je répondrai au fond de votre question qui crée des faux comptes sur les réseaux sociaux qui à plusieurs reprises m'ont envoyé la première fois on m'a envoyé un message en me disant précisément la même chose que ce que vous êtes en train de dire. Je suis un lycéen, je suis victime de de harcèlement.
Attendez, attendez, je vais vous dire. J'ai à l'époque pris contact avec le rectorat pour savoir si ce lycéen existait ou pas. Et le rectorat m'a dit "Ce lycéen n'existe pas." Donc je vous le dis parce que vous pouviez pas le savoir.
Maintenant, pour ça pour le fond du sujet, ça existe. Moi, j'ai toujours vous dites pourquoi vous n'organisez pas ? Ce n'est pas vrai quand il y a eu par exemple l'agression il y a quelques semaines quelques mois du rabin d'Orléan mais moi j'ai appelé à participer au rassemblement de soutien au rabin d'Orléan qui avait été agressé des élus insoumis d'Orléan y étaient présents et que évidemment que si une personne est attaquée, violentée, insultée, menacée ou agressée parce qu'elle est juive mais évidemment elle aura et elle a tout mon soutien et toute ma solidarité et je et je n'ai jamais eu un seul mot qui donne l'impression de quelque chose de différent que ça.
Donc je vous le dis là, vous pouvez pas savoir sur c juste une question monsieur c'est pas il y a il y a beaucoup de il y a beaucoup de français qui vous bien qui pensent peut-être qu'on peut le discuter mais il y a beaucoup de français qui considèrent que les insoumis ne dénoncent pas de manière haut et fort l'antisémit qui est croissant dans notre pays lesff vous avez raison et je pense que mes propos sont sont sont sont très clairs sur ce sur ce sujet. Euh donc je vous ai répondu clairement maintenant je dis attention euh à chaque fois qu'il y aura de l'antisémitisme que quelqu'un et ça sera c'est vrai pour le l'antisémitisme comme c'est vrai pour l'islamophobie pour toutes les formes de racisme à chaque fois qu'une personne en France est ciblée en raison de son origine de sa confession religieuse de sa couleur de peau et ben elle trouvera les la France insoumise ses militants de ses militants à ses côtés et une fois que j'ai dit ça je vois bien aussi comment certains essayent et je ne mets pas de côté les vrais problèmes d'antissémitimes qui malheureusement existe dans ce pays. Mais je vois bien très très très nombreux et je vois bien comment de la part du gouvernement israélien de monsieur Netaniaou lui-même toute critique maintenant devient donne lieu à des accusations en antisémitisme alors que ça n'a rien à voir.
On peut tout à fait dénoncer l'antisémitisme et être totalement révolté par l'action du gouvernement de monsieur Netaniaou. Et quand on critique l'action du gouvernement de monsieur Netaniaahou, ça ne fait pas de nous un antisémite. Précisément l'inverse.
On peut à la fois et je pense que tout le monde doit se s'astreindre à cette même discipline et que je même vous dire parce que moi j'ai pas de problème à le dire que si une fois il y a une personne en France qui confond la lutte le combat pour la solidarité avec le peuple palestinien et le combat contre l'action du gouvernement de Netaniaaho et qui confond ça avec une forme de haine pour les citoyens juifs de France mais je lui dis mais tu te trompes complètement tu as rien compris au problème dont on est en train de par le même ordre d'idée on peut être sensible à la cause palestinienne et vous l'êtes et condamner fermement et dire que le Ramas est un est un est un est un mouvement terroriste. Vous pouvez le dire mais vous m'avez déjà fait le coup la dernière fois. Vous pouvez le dire.
Je je pense je vais répondre à votre question mais franchement au bout d'un moment je vais pas continuer à jouer à cette petite comédie. Moi je vais vous dire monsieur Tréard il y a eu des mandats d'arrêt qui ont été déposés par la Cour pénale internationale. Ces mandats d'arrêt ils ciblent les dirigeants du Hamas et monsieur Netaniaou et monsieur Galant qui sont des ministres israéliens.
Moi, j'ai dit depuis le début, je soutiens ces mandats d'arrêt. Donc, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus pour vous faire la démonstration que évidemment les actions aussi un mouvement, mais je vous ai dit que le Hamas et je vous sur le plateau ici, vous étiez là il y a à peu près 3 mois, je vous ai déjà répondu à cette question que je n'ai aucune difficulté à dire que le Has un mode opérateur, aucun problème à dire ça. La France qui dénonce ce soir une campagne destructrice de la part de l'armée israélienne qui n'a pas de logique militaire.
Juste des question on parle madame, vous voyez, on parle, on fait des communiqués le soir même. C'est pas à vous que je m'en prends mais mais on fait rien. Et et depuis depuis depuis des mois et des mois, on fait des communiqués pour dire qu'on n'est pas content que c'est pas bien.
Je pense qu'il reconnaîtra donc l'état de Palestine le 22 septembre. Mais vous dites que ça ça ne ça ne sert ça ne sert à rien. Je dis ça, non, j'ai pas dit je dis ça ne sert à rien si avec cette reconnaissance cette reconnaissance des mois et des mois qu'on la demande mais ça ne sert à rien si c'est pour faire une reconnaissance de l'État palestinien à titre postume.
Alors on va revenir aux questions de nos téléspectateurs qui qui évidemment sont très intéressés par ce qui va se passer le 18 septembre en France. Donc cette grande manifestation Manuel Bonpard, monsieur Bompard, pourquoi politiser la manife de jeudi ? Mais c'est pas moi qui la politise.
Je crois que les gens quand ils vont se mobiliser jeudi, ils vont porter des revendications qui sont des revendication politique. Quand vous demandez la hausse des salaires, bah pardon, à la fin c'est une revendication politique. Quand vous demandez l'abrogation de la réforme des retraites, moi je défends l'abrogation de la réforme des retraites.
C'est une revendication politique. Mais vous aviez politisé la manif de de du 10 septembre. Mais pareil, ce n'est pas moi qui ai politisé la manifestation du 10 septembre.
Pas madame, les gens quand ils manifest l'avez complètement récupéré. Mais non, mais arrêtez avec ça. Enfin, qu'est-ce qu'on a fait ?
On a appuyé euh d'ailleurs, c'est monsieur Judy le sait parce que c'est dans une tribune qui a été publiée dans le journal qu'il dirige. On a fait une tribune pour dire qu'on soutenait cette mobilisation et pour dire que on se mettait en appui, qu'on se mettait en soutien et après on nous a dit vous cherchez à la récupérer. Et puis 2 jours plus tard, euh le Parti socialiste et Europe écologie les vert ont appelé à soutenir ces manifestations et personne n'a dit qu'ils étaient en train de récupérer ces mobilisations.
Alors parce que quand c'est la France assoumise, il y a plus de gens qu'on parlent, ça devient de la récupération. C'est pas sérieux. Enfin, on peut quand même soutenir une manifestation tout en considérant que l'ensemble des gens qui vont participer à cette manifestation euh je leur demande pas d'être d'accord avec la France soumise.
Moi, je leur ai pas demander et je dis à tous les gens, "Allez manifester jeudi, faites grève jeudi." Et je dirais pas que vous êtes tous d'accord avec la France. Alors justement, peut-être qu'on peut faire un point pour les téléspectateurs euh Insomnia qui nous regardent encore.
Il quelle heure là ? Min 10. Oh, ça va.
Min 20, ça va. Les blocages, ça donne quoi Sami ? Oui, moi je viens de donner les mauvaises nouvelles ce soir.
Euh c'est vrai qu'il faut s'attendre à une situation chaotique pour jeudi, en particulier à à la RATP à la RATP. Alors les lignes automatiques 1 et 14, pas de problème. Pour la 4 non plus, ça devrait aller.
Mais alors pour les autres, le trafic, regardez, sera très perturbé partout ailleurs avec un un service qui sera assuré uniquement aux heures de pointe. En gros, prenez pas le métro si vous pouvez jeudi. Sur le RER, c'est pareil, ça va être la galère. trafic très perturbé sur sur l'ensemble du réseau et si vous pensiez d'ailleurs prendre le bus et bien non plus le trafic sera même interrompu sur certaines lignes.
Il sera normal sur le tramouet mais alors dans l'ensemble en région parisienne, ça va être quand même très dur. Ça va être un peu un enfer pour les pour les utilisateurs, mais c'est jour de grève et c'est euh en tout cas le jeu. Euh toujours à Paris, si vous prenez votre voiture, attention à ne pas aller du côté de la place de la Bastie, de la République ou de la place de la nation.
Vous allez croiser sans doute Manuel Bompard. Non, vous serez à Marseille. Vous sera à Marseille.
Vous serez à Marseille. Absolument. Tout le monde a participé à Marseille 10h30 au vieux port.
Voilà, c'est dit. Du côté du TGV parce que beaucoup vont prendre le TGV. Enfin, en tout cas pour jeudi, ça devrait aller. 90 % des TGV qui qui circuleront avec un intercité sur 2 et 3 TER sur 5.
Ah, les TGV circuleront dans la grande majorité. Dans la grande majorité, absolument. Ça ça circulera plutôt pas mal. 90 % euh on peut aller manifester à Marseille.
Oui, voilà, c'est ça. Voilà, on pe aller manifester à Marseille. Mais bon, si vous êtes à Paris, vous pouvez aller manifester public aussi.
C'est moins loin. Euh globalement à Marseille aussi si vous voulez. Globalement, c'est vrai que la fonction publique est très mobilisée.
Alors également dans le l'éducation nationale puisque à Paris, par exemple, vous avez 90 écoles au moins qui seront fermées sur 626. Taux de grève à Paris 45 %, c'est beaucoup. Donc prévoyez comme à chaque grève, vous pouvez prévoir avec votre employeur de rester en télétravail pour garder les enfants ou tout simplement rester à la maison et et travailler sagement.
Bah écoutez, moi je serai à la jeudi avec Julie à la même heure. Vous avez pas peur que ça crée un petit ralbol quand même ? Les blocages à répétition les Madame, moi je je évidemment que une journée de grève, c'est le principe, ça pèse sur le pays et donc il y a des gens qui peuvent en subir les conséquences.
Moi, je veux dire aux gens, il vaut mieux une journée de galère pour avoir ensuite des perspectives en terme de pouvoir d'achat, d'égalité, de justice fiscale et de justice sociale qui soit meilleure plutôt que des mois et des mois de galère parce qu'on veut pas faire la grève ou la manifestation une fois. Vous voyez ? Donc des fois, bah oui, c'est pas marrant pour tout le monde parce que il y a des gens que ça va peut-être embêter mais il vaut mieux y aller bien fort une bonne fois et c'est comme ça qu'on peut gagner ensuite des victoires et changer la vie des gens.
Dernière question, il y a d'autres dates prévues ? vous prévoyez de de d'organiser d'autres manifestations les jours à venir je crois que déjà j'ai j'ai entendu mais je veux pas récupérer madame j'ai entendu que des initiateurs de de de de du mouvement du 10 septembre appellent d'ors et déjà des rassemblements si j'ai bien entendu sur les places de la République dimanche le 21 absolument septembre puisque le 21 septembre peut-être vous ne le savez pas mais dans l'histoire de France c'est la date de l'abolition de la monarchie la royauté en France donc il y a des gens qui pensent et je trouve c'est pas mal parce que l'objectif de ces mobilisations, c'est aussi de tourner la page de la 5e République, de la monarchie présidentielle. Donc je pense que le 21 septembre, c'est bien de se mobiliser puis après je pense qu'il y aura encore d'autres dates dans les prochains jours. 800000 personnes attendues selon les les autorités.
Ça ça sera donc ce jeudi 18 septembre. Merci beaucoup Manuel Bard d'avoir pris le temps de répondre à
Manuel Bompard