L'avis d'Olivier Faure sur la multiplication des candidatures à l'élection présidentielle de 2027
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h29 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Olivier Faure. Bonjour Pauline de Malherme.
Merci d'être ici pour répondre Vous répondez à une interview depuis l'annonce de candidature de Jean-Luc Mélenchon. Mais je voudrais commencer par cette histoire de Total. une taxe et le plafond, vous choisissez quoi ?
D'abord, la première chose, c'est qu'il ne s'agit pas d'une taxe totale. Il s'agit en fait d'une taxe qui vise toutes celles et ceux qui font des super profits liés à un conflit et donc en réalité, quand Total et d'autres font des super profits, ils ne les font pas parce qu'ils ont augmenté leur production. Ils ne le font pas parce qu'ils ont créé des produits nouveaux.
Ils ne font pas des profits parce qu'ils ont un génie particulier. Ils le font simplement parce que la crise géopolitique est là et qu'ils en profitent. Dans un moment comme celui-là où les Français sont amenés à voir leur pouvoir d'achat renier progressivement par la hausse des prix du carburant et de l'énergie de manière générale, il est logique.
Il est normal que celles et ceux qui font des profits, qui sont des profits induux, soient amenés aussi à contribuer. Mais vous avez vu ce que vous répond Patrick Pouyannet. Hier, il dit d D'abord sur ce que vous dites sur le fait qu'ils ont gagné de l'argent.
Il dit Total Energy ne va pas non plus s'excuser de performer et de réussir dans son domaine. Il faut en contraire, dit-il, en être fier. Et par ailleurs, il dit si vous taxez, il n'y a pas de problème mécaniquement, je stoppe mon plafonnement du prix à la pompe.
Je ne demande à personne des excuses. Je dis simplement que quand on a un pays qui est menacé par une perte de pouvoir d'achat pour le plus grand nombre, celles et ceux et demi, ils la payent. Et je ne dis pas que Total ne paye pas d'impôts.
Je ne dis pas que Total est un groupe qui mérite d'être mis au banc de la société française. Je dis simplement que le chantage. Vous avez hésité à quoi ?
A dire que c'était un profiteur de crise ? C'était ça le mot que vous ne vouliez pas vraiment sortir ? Ça je peux le dire, c'est un profiteur de crise comme d'autres.
Un profiteur de guerre ? Bien sûr, bien sûr, à l'insu de son plein gré. Je ne dis pas que c'est lui qui est à l'origine de cette guerre illégale, c'est en réalité Donald Trump.
Mais évidemment, il y a aujourd'hui des gens qui en profitent et d'autres qui au contraire le subissent. Les Françaises et les Français dans leur immense majorité le subissent. Total en tirent des bénéfices.
Mais justement, ces Français, moi j'en avais plusieurs ce matin qui ont appelé sur RMC, qui sont notamment des gros rouleurs. J'avais un routier qui était dans la région de Rouen et qui disait « mais attendez, moi, je fais mon plein chez Total et je n'ai pas du tout envie qui remonte les prix et il dit le problème c'est que cette taxe le temps qu'elle soit éventuellement rétribuée aux français il dit au moins là c'est efficace entre la taxe et le plafonnement des prix, je choisis le le plafondement des prix. Voilà ce que vous disent aussi une partie des Français.
Mais je les comprends, mais moi je ne donne pas un choix entre l'un et l'autre. Ce que je dis simplement au gouvernement, c'est qu'il ne peut pas céder au chantage. On ne peut pas avoir un chef d'entreprise qui désormais dit en fait au gouvernement ce qu'il doit faire et ce qu'il ne peut pas faire.
Ce n'est pas admissible dans une démocratie, le débat doit exister et il est logique qu'il y ait aujourd'hui des mesures qui soient prises et qui permettent de redistribuer cet argent en direction des des plus modestes. Ce que je vois c'est que Total dit qu'il plafonne les prix, ce qui est vrai mais ce que je vois aussi c'est qu'en dépit de ce plafonnement il vient de faire 6 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires. Il a augmenté son profit de 51 % et on considère que ce serait tout à fait normal.
Moi je dis ça n'est pas normal, ça n'est pas lié. Quel est le génie particulier de Patrick Pouyanné qui a conduit à ce qu'il y ait un surprofit ? Il n'y a pas de génie particulier, il y a simplement une crise dont il profite et donc il n'est pas anormal que l'État dise à un moment à l'entreprise française de dire écoutez nous avons aujourd'hui une vraie difficulté pour les Français, vous devez contribuer.
Vous maintenez donc votre proposition de loi. Oui je la maintiens bien sûr. Et de l'autre côté vous demandez à Total de maintenir son plafonnement du prix à la pompe.
Bien sûr le patriotisme c'est ça, c'est d'accepter l'idée que quand on a, enfin je ne crois pas, je ne crois pas que Total soit en difficulté. On a là en fait, à quoi ça cet argent ? Soit il sert à servir les français, soit il sert les actionnaires, celles et ceux qui voient leurs dividendes augmenter chaque année.
Eh bien, il n'est pas tout à fait normal qu'il y ait des gens qui, aujourd'hui, se servent de la crise pour pouvoir augmenter leurs bénéfices personnels et que pendant ce temps-là, tous les autres payent. 194 millions d euros de rentrer dans les caisses en plus de ce qui était prévu, qui seront intégralement utilisées. Ça c'est pour l'État.
Intégralement utilisées. Je suis très heureux de voir le gouvernement. Vous êtes satisfait de cette transparence, de la manière dont c'est utilisée ?
Bien sûr, je suis tout à fait satisfait du fait qu'aujourd'hui il n'y a pas un euro supplémentaire qui rentre du fait de la crise géopolitique dans les caisses de l'État. Et il était normal d'assurer une transparence totale et de redistribuer immédiatement cet argent qui est collecté en supplément de ce que l'État aurait dû percevoir dans une situation normale. Donc on ne fait pas plus, on ne bloque pas les prix, on ne supprime pas les taxes, blocage des prix c'est LFI suppression des taxes ou réduction des taxes ça c'est plutôt le rn on ne distribue pas plus d'argent qu'on en a pour une raison très simple c'est que si vous dites par exemple comme le propose le rn qu'on fait baisser la tva très bien ça coûte 12 milliards c Ces 12 milliards, vous les cherchez où ?
Après. Vous avez besoin de les trouver quelque part. L'ERN n'a jamais donné la solution.
Ça veut dire que ce sont les Français eux-mêmes. Cette phrase, je voudrais l'encadrer, peut-être même l'enregistrer, en faire un gimmick. On ne distribue pas plus d'argent qu'on en bien sûr c'est la raison pour laquelle et pour tout mais peut-être des petits changements quand même donc il n'y a pas un seul moment après une malherbe où vous m'avez entendu dire qu'on devait distribuer un argent qu'on n'avait pas quand on l'a pas on le cherche quelque part la raison pour laquelle je vous propose ce matin à nouveau de dire que sur ceux qui réalisent des super profits liés à une crise géopolitique et bien cet argent-là doit revenir dans les caisses de l'Etat pour qu'il puisse être redistribué aux Françaises et aux Français.
Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon est donc candidat ? Quelle surprise ! Oui ça ne vous a pas surpris tellement.
Mais ça n'a pas l'air même de vous ébranler, mouvoir...
Écoutez il est candidat permanent depuis des décennies. Donc je ne vois pas très bien ce qui a changé. C'est un long sujet, quoi ?
Ben oui. Il y a quand même un petit moment où la question va se poser de savoir qui est la gauche aujourd'hui ? Est-ce que c'est eux ?
Est-ce que c'est vous Est-ce que c'est vous ensemble ? C'est les Français qui le décideront, mais c'est son droit. Il est candidat, c'est la quatrième fois qu'il est candidat à une élection présidentielle.
Moi ce que je crois, c'est que Jean-Luc Mélenchon à la fois a des qualités évidentes, c'est un tribun, il Il a un charisme que personne ne lui enlève. Mais ce que je vois aussi, c'est qu'il est un candidat de premier tour qui est parfaitement légitime. Mais il est le plus mauvais candidat pour la gauche au second tour.
Il est celui qui permet à toutes les droites et l'extrême droite de se coaliser. Et donc, quand on observe simplement les enquêtes d'opinion, qui valent ce qu'elles valent à cette époque de l'année. Mais ce que l'on voit, c'est qu'il est celui qui vraisemblablement serait le plus sèchement battu par l'extrême droite, ce qui conduirait à ce qu'on ait une extrême droite qui soit à son niveau le plus élevé et qui lui donnerait quasiment une carte blanche pour la suite.
Et moi, je ne veux pas donner de carte blanche à l'extrême droite. Et je veux même la battre à l'élection présidentielle prochaine. Olivier Força veut dire que quand je vous interroge sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon, vous me dites le problème c'est que de toute façon il ne peut pas gagner.
Donc il n'y a pas de problème sur le fond. S'il n'était pas candidat, vous auriez pu s'il ne s'était pas annoncé dès le début vous auriez pu peut-être faire alliance avec leurs idées, avec une partie des militants, des élus. Est-ce que vous auriez pu vous mettre ensemble s'il n'y avait pas Jean-Luc Mélenchon mais s'il y avait ses idées ?
Non, ça dépend lesquelles. En fait il y a des idées que je partage et des idées que je ne partage Alors lesquelles vous partagez et lesquelles vous ne partagez pas ? Ça va être long.
Quand il dit, l'une des premières promesses, c'est la retraite à 60 ans, le SMIC augmenté, le blocage des prix. C'est les trois formules qui ont été Le SMIC augmenté, je le partage. Je pense qu'aujourd'hui, notamment tout ce que nous vivons et tous ces gens qui nous disent tout ce qu'on nous a évoqué dans vos journaux, dans les heures qui ont précédées sur en fait la question de la Malbouve, sur la question, tous Toutes ces questions-là sont liées au proie d'achat.
Et sont liées au fait qu'aujourd'hui, les Français vivent mal. Et ne vivent même pas...
Et vivent même mal alors qu'ils sont salariés, qu'ils travaillent. Et quand le travail ne paye pas, c'est un problème. Et donc effectivement, oui, il faut aujourd'hui augmenter le salaire minimum.
Sur la question de la retraite, moi je suis pour le retoural à 62 ans, mais je ne suis pas favorable au fait qu'on aille à 60 ans pour des raisons qui sont liées au fait que d'abord la durée d'existence, de vie s'est allongée et qu'il est difficile là aussi de promettre des lunes qu'on ne sera pas financées. Donc c'est la raison pour laquelle j'ai demandé avec succès la suspension de la réforme borne. Et j'espère bien que lorsque nous serons arrivés au pouvoir en 2027, eh bien nous pourrons non seulement suspendre mais même revenir complètement sur cette réforme, l'abroger et faire en sorte que nous puissions établir une réforme qui soit une réforme de justice, qui permette de distinguer entre les carrières pénibles et celles qui ne le sont pas.
Vous avez dit hier soir, Olivier Faure, alors que vous étiez en meeting avec une partie de la gauche non-mélenchoniste, je dirais, on ne peut pas faire l'alliance au prix de l'abandon de nos valeurs républicaines, de notre rapport à l'Europe, notre capacité à gouverner sérieusement ce pays. Mais puisque vous évoquez la question de la bouffe, de la malbouffe ou de la fast-food bouffe ou de tout ça, il y a effectivement une bataille qui est en en train de devenir très politique, qui est cette bataille notamment autour de Master Poulet. Et je repensais à ce qu'était la gauche il y a quelques années, pas si lointaine, la gauche José Bové, qui allait détruire des McDo.
Aujourd'hui, vous avez Éric Coquerel, par exemple, qui lui va défendre Master Poulet, qui sont ses nouvelles enseignes avec des poulets très peu chers. Vous êtes quelle gauche ? Vous êtes plutôt dans la logique d'un José Bové qui était en train de détruire les McDo ou aujourd vous défendriez Master Poulet, par exemple ?
Je suis très curieux que Éric Coquerel soit déjà désormais défenseur d'un capitalisme effréné avec des gens qui utilisent justement le fait qu'il y a un problème de pouvoir d'achat pour déstocker de la malbouffe. Parce que la réalité, c'est que ces grandes enseignes, elles ne sont pas là pour offrir une nature de qualité, mais pour offrir en fait l l'illusion de la quantité. L'illusion de la satiété, c'est ce que disent certains spécialistes, ce sont des poulets 100 % pas français, ça c'est sûr ?
Oui absolument, ce sont des poulets qui sont tout sauf bio, qui sont tout sauf fermiers et on a notamment un public qui est un public captif, qui sont les plus jeunes et je le vois bien y compris mes propres enfants qui sont attirés par ces enseignes. Et donc qu'est-ce que nous devons faire ? Est-ce que nous devons accompagner ces mouvements-là ou est-ce qu'au contraire nous devons essayer de les réfréner et de dire qu'il y a un sujet d'ailleurs ?
Vous défendez donc le combat de Karim Bouamran, qui est maire de Saint Antoine, qui dit que c'est une manière en quelque sorte de donner de la malbouffe justement à ceux qui n'ont pas assez de pouvoir d'achat ? Il y a à Saint-Ouen Thierry Marx qui a monté une enseigne qui n'est pas justement une enseigne de qui doit s'appeler le boudon du coq et qui justement offre à des populations modestes la possibilité de manger et de manger bien. Et donc ce que nous devrions défendre tous ensemble, c'est effectivement la possibilité pour toutes les familles, y compris les plus modestes, de manger correctement et de ne pas être victime de la malbouffe parce qu'on sait aussi derrière ce que ça a comme conséquence en termes de santé alimentaire, en termes d'obésité, en termes de tout tout ce que nous combattons.
Et donc, il faut offrir le meilleur à tout le monde. Donc c'est un vrai combat de valeurs, en fait, de rapports au commerce, au pouvoir d'achat. Vous disiez à une population captive, en quelque sorte.
Pour vous, il y a tout ça dans cette bataille-là ? Tout se mêle effectivement des questions de santé, des questions de pouvoir d'achat évidemment et de rapports qu'on a aussi à la restauration, à la convivialité, etc. Donc il y a toute une série de sujets qui sont posés par cette...
Olivier Faure, votre réponse ou disons votre contre-candidature, ce sera qui ? Ce sera quoi ? Parce que quand Jean-Luc Mélenchon dit « nous où c'est carré, on a un candidat, on a un programme.
C'est vrai, parce que de l'autre côté, je ne sais plus compter le nombre de candidatures potentielles à gauche. – C'est vrai, ça c'est pour l'instant effectivement une situation que je déplore et je suis celui qui se bat depuis des semaines pour faire en sorte que justement on fasse rentrer un carré dans le rond et qu'on ait enfin la possible ça marche vraiment de faire rentrer le carré dans le rond ? Ça dépend de la taille du rond Oui, pas vraiment que ce soit un tout petit carré Un carré qui rentre dans le rond En tout cas ce que je cherche Vous pensez que vous y arriverez ?
J'espère, je ne suis pas le seul Vous allez dire à François Hollande Écoute Pris-toi à la primaire Vous allez dire à Raphaël Guixman Pris-toi à la primaire Vous allez dire à François Ruffin À Jérôme Gued En plus vous, c'est l Enfin, vous ne pouvez même plus dire que vous êtes candidat parce que vous dites tellement il y en a déjà trop que vous êtes complètement bloqué. Mais je ne suis pas bloqué. Je dis simplement qu'il y a évidemment...
Non mais vous n'allez pas me dire que vous êtes candidat. Non, je ne vais pas vous le dire. Mais parce que vous ne pouvez plus le dire.
Oui, parce que vous ne pouvez plus le Mais je crois que ça n'empêche personne, je vois même un candidat supplémentaire par jour. Oui c'est ça. Dans le week-end, on a entendu Bernard Cazeneuve se rajouter à la liste.
Et puis Elisabeth Borne qui se tâte côté tes droits. Bon, bref, en fait, quand on aura...
Vous trouvez ça risible ? Là, les dernières déclarations de Bernard Cazeneuve qui laisse entendre qu'il est prêt. T'as plus celui qu'un autre. – De Elisabeth Borne qui dit au fond pourquoi pas moi. – Je me prépare, je suis déjà prêt, je suis déjà volontaire, je suis candidat à une primaire.
Bon, on n'en peut plus, ça Il suffit. Il faut qu'à un moment, effectivement, on trouve tout simplement un moyen commun accepté par toutes et tous qui permette de sélectionner celui ou celle qui nous représente. Moi, je me bats pour un candidat commun ou une candidate commune à l'élection présidentielle, qui incarne cette gauche non-mélenchoniste et qui permette d'aller chercher le second tour et de l'emproter au second dans le cadre d'un front républicain.
Donc les choses sont assez claires et assez simples de mon point de vue. Maintenant, effectivement, il faut que les égaux, les ambitions naturelles, légitimes, etc., se plient à cette logique parce que nous ne pourrons pas nous regarder dans un miroir si nous avons contribué même indirectement à l'élection de Vous dites la non-mélenchoniste.
Hier soir, le même Jean-Luc Mélenchon qui, effectivement, y va de son côté a quand même proposé, je cite, une campagne unitaire, notamment pour les sénatoriales. Mais Jean-Luc Mélenchon, c'est toujours la même histoire. Il est capable de prêcher le vrai, le faux.
Non, toujours le faux, mais en tout cas, surtout la capacité à chercher à embrouiller et chercher à organiser le chaos. À organiser le chaos ? Oui.
Ce n'est pas, en fait, la réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon n'a aucune intention de faire quoi que ce soit avec qui que ce Il n'a pas vraiment envie d'une campagne unitaire. Mais il n'a jamais cherché l'unité où que ce soit. Il a cherché à plier ce qu'avaient été ses partenaires dans le cadre de la NUPES ou du NFP.
Il n'a jamais cherché à faire vivre ensemble des formations politiques différentes pour lesquelles il avait une légitimité à diriger. Mais cette légitimité, il l'a perdue parce qu'il n'a jamais fait autre chose que de chercher à imposer un point de vue, un point de vue à tous les autres. On l'a appris ce matin, un bateau affrété par la compagnie française CMA-CGM, qui par ailleurs est propriétaire d'ailleurs de BFM TV et d'RMC, a été touché dans le Détroit Est-ce que la France, à un moment ou à un autre, doit participer, s'engager d'une manière ou d'une autre dans le conflit ?
On a deux soldats qui ont été tués sous casque de la finule. Est-ce que la France doit continuer à rester spectatrice en quelque sorte ? Mais nous ne pouvons pas nous engager derrière Donald Trump et Benjamin Netanyahou.
C'est inimaginable. Ce que nous devons au contraire poser, c'est une solution diplomatique, c'est faire en sorte que la paix revienne. Vous vous rendez compte que ce problème que l'on évoque ce matin, c'est six Philippins dans un bateau de CGM qui ont été touchés, le sont pour quelle raison ?
Pour quelle raison ? Ils le sont parce qu'il y a eu une guerre totalement illégale, sans mandat, qui a été enclenché par deux gouvernants d'extrême droite que sont Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Et donc nous devrions, nous maintenant, les suivre parce qu'ils nous ont entraînés dans une guerre illégale ?
Et est-ce qu'on peut ne rien faire ? Mais on peut le moment venu sécuriser les droits des Trois d'Hormuz, mais il n'est pas question de mettre un doigt dans l'engrenage de devenir des co-béligérants et d'être de ceux qui participent à un conflit que nous n'avons pas voulu, que nous n'avons pas souhaité et qui ne permet rien. C'est quand même incroyable de voir à quel point ces gens improvisent des guerres et le font au détriment du monde entier.
La crise que nous allons connaître, une crise qui va être une crise mondiale, une crise sociale, une crise économique, elle est liée à l'inconséquence de deux dirigeants qui n'en font qu'à leur tête et qui considèrent que désormais c'est la loi du plus fort qui doit s'imposer face au droit international et bien moi ce que je défends ça n'est pas la loi du plus fort mais c'est la loi du plus juste et c'est très différent et ce que je crois c'est que notre pays qui est un grand Un pays qui est un pays qui exprime aux yeux du monde entier une façon de procéder, qui exprime des valeurs particulières, etc., doit se comporter comme ce qu'il a toujours été et faire entendre la voix qui a toujours été la sienne, celle du droit. Merci Olivier Faure d'avoir répondu à mes questions ce matin.
Premier secrétaire du Parti socialiste et vous-même député socialiste de Seine-et-Marne. Il est 8h47 sur AMC BFM TV. Et on va réécouter les mots d'Olivier Faure qui a parlé de totale l'énergie.
Olivier Faure