QUE SONT ILS DEVENUS - 31 Mars 2023 - Claude Lise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que tu penses de l'idée de cette émission ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Tu as été président du conseil général pendant 18 ans, sénateur 15 ans...
- 6:00OuverteRéponse directe
On va parler de ton enfance, où es-tu né ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Tu as vécu en milieu urbain et à la campagne, comment as-tu perçu ces différences ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Tu as évoqué des expériences de racisme dans ta jeunesse, peux-tu en dire plus ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Tu as fait médecine, mais tu as aussi milité très tôt. Comment conciliais-tu les deux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Claude LiseFait
« sénateur pendant 15 ans »
- 6:00Claude LiseFait
« je suis né à Fort-de-France »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] [Musique] salut à tous bienvenue à notre émission que sont-ils devenus une émission au cours de laquelle nous traçons un parcours de vie avec des personnalités de styles différents ça peut être un artiste ça peut être un musicien plasticien etc ça peut être un homme politique ça peut être également un écrivain un homme de lettres quelqu'un qui inscrit en tout cas dans notre pays dans la mouvance même d'un autre pays Martinique et quelqu'un qui a beaucoup fait alors aujourd'hui j'ai à mes côtés une personnalité politique vous allez voir qu'un joueur énorme dans l'évolution de la politique à la Martinique il s'agit de Monsieur Claude glisse Claude grise bonjour bonsoir Comme tu veux en créant le français pas de problème bonjour et puis bonjour au téléspectateur à tous ceux qui alors regardez cette émission oui le sens même de l'émission rend hommage à quelqu'un de son vivant bien évidemment à des gens qui ont marqué la Martinique son histoire etc qu'est-ce que tu penses de l'idée ah non mais l'idée l'idée est très bonne c'est vrai parce que souvent comme on dit c'est les jeunes sont plus là qu'on leur tresse des louanges des fois des fois d'ailleurs on va très loin dans les louanges quand on a été très loin dans à l'inverse quand ils étaient vivants non je pense que c'est bien puis surtout je pense que c'est pour les jeunes générations et souvent n'ont aucune idée du passé de ce qu'il voit très souvent il m'arrive de dire certains jeunes qui lorsqu'ils me voyait présider l'Assemblée ou à l'époque du conseil général on dit je suis pas né dans le fauteuil il a quitté étonné il pensait qu'il avait toujours j'étais un des présidents de conseil général donc 19 documentaire pour les générations à venir etc alors rapidement on va survoler donc un homme politique etc un médecin ni le 31 janvier 1941 Fort-de-France 92 ans je supporte quand même comme je dis je prends de l'âge mais je ne fais pas de concession à la vieillesse mais avec des études d'abord nous etc tu t'es présenté une première fois politique omarigot on va parler tout ça tu as été président du conseil général de Martinique pendant 18 ans c'est 19 ans sénateur pendant 15 ans on va dire ça non sénateur pendant 16 ans débuté pendant 5 ans président de l'Assemblée de Martinique cela manager etc pendant plus de 5 ans on peut dire ça aussi mais à l'origine donc qui était socialiste et tu as peut-être oublié que j'ai été pendant 18 ans troisième adjoint de mes 16h à la ville de Fort-de-France 18e beaucoup c'était quand même quelque chose d'important pour moi j'ai la Légion d'honneur depuis 2013 je crois alors là on va prendre et c'est là l'intérêt de l'émission la machine à remonter le temps on va parler un peu de ton enfance oui non je suis né à Fort-de-France et quelle partie à l'hôpital à l'époque ça allait être l'hôpital civile mais j'habitais enfin mes parents habitaient Fort de France la rue Saint-Louis au 128 de la rue Saint-Louis d'ailleurs c'est assez amusant un jour en passant en me promenait avec Aimé Césaire oui Saint-Louis alors je lui montre le 128 je le dis voilà où je suis né il me dit pas possible j'ai habité cette maison mais bien bien au travail milieu familial on va dire mon père était commerçant d'origine sirop libanaise et ma mère était employée de commerce c'était connu dans ce cadre-là oui c'est mon père il devait avoir la quarantaine je pense oui donc voilà je suis le fils unique de ma mère et mais mon père avait déjà eu deux enfants j'ai un demi-frère qui vit aux États-Unis actuellement et une demi-sœur qui vit également aux États-Unis qui sont plus âgés à 10 ans de plus et ma demi-sœur peut-être que 8 ans de plus voilà donc mon père est à est arrivé en Martinique il était marié mais c'était pas un musulman il était orthodoxe de religion chrétienne orthodoxes et donc quand il a rencontré ma mère ils n'ont pas pu se marier bien sûr puisque donc ils ont vécu en union libre alors c'est quand même inculqué on va pas dire un mot deux sont allés durant ses quand même oui oui enfin bon c'était un milieu moyen quoi si tu veux mais bon j'aurai l'occasion peut-être de d'y revenir je ma mère elle était originaire donc d'une famille du marigot ça fait souvent on dit que bon je ne suis pas néo-marie mais ma mère est du marigot et une partie de sa grossesse elle est allée la la faire la bâche et sa mère et là chez ma grand-mère c'est un doigt où j'allais souvent quand j'étais petit et c'est c'est chez ma grand-mère au marigot que j'ai découvert la Martinique profonde ça a été un lieu pour moi très important ma mère et ma grand-mère bien sûr la vitesse dominante elle a la souche maternelle c'est dominante et c'est vrai que si donc ma mère était sa fille unique mais elle Pauline Pavilla et là élevé 8 8 enfants qui n'était en dehors de ça pour profit et quand j'étais adolescent par exemple il y en avait encore au moins cinq ou six qui vivaient chez elle donc moi qui était jusqu'à l'âge de 15 ans mon demi-frère est venu nous rejoindre j'avais déjà 15 ans bon mais pendant longtemps j'étais seul donc en ville habitué à être seul et quand j'allais passer des vacances familial qui avait construit autour donc je retrouvais la tribu familiale avec les gens qui étaient pauvres tout ce monde là sans allocation à l'époque mais justement ce milieu là tu as vécu en milieu urbain qui a vécu à la campagne la notion de valeur eu des enfants ah oui parce que je l'ai je l'ai invité de mes parents mon père qui était un homme d'une très grande droiture et bon qui qui en même temps c'était un homme très droite et très viril mais qui j'ai eu un père aimant mais aussi très proche de moi mais mais qui m'ont donné des principes de vie alors j'avais la chance de de vivre dans un milieu où il y avait quand même pendant deux origines culturelles différentes et même de religions proches mais différentes orthodoxe ma mère catholique et je dis souvent je n'ai pas connu de guerre de religion et même si mes parents étaient pas mariés à l'époque c'était moins enfin moins admis qu'aujourd'hui de vivre en union libre mais moi j'étais en train de parents et j'ai pas connu c'était des gens qui sont dans des parfaitement bien et donc moi j'étais bien quoi je et j'avais tout ce qui me fallait mais j'adorais aller à la campagne là c'était la seconde alors là je dois avoir quatre cinq ans je pense qu'à tous 5 ans mais oui justement j'ai été alors d'abord j'étais dans une petite maternelle comme comme les avait je sais pas sur la tête à la rue François Rago quelque chose comme ça bon après je suis allé à Périgny mais pendant deux ans de ma scolarité primaire je me suis retrouvé en France ma mère a fait deux ans en France avec moi et là j'ai donc du j'ai une scolarité un an à Paris un an en Picardie du côté de quand c'est sûr donc là d'ailleurs j'ai pu développer ça à cette photo c'est l'époque où je suis 7 ans c'est temps là tu vois j'avais 7 et 8 pendant ces périodes où j'ai découvert d'ailleurs le la différence là j'ai pris conscience du fait que j'étais différent il va alors tu as vu les cheveux que j'avais à l'époque alors lorsque certains voulaient passer l'armée en disant le petit frisé etc je réagissais de manière donc j'étais devenu un petit peu très souvent pour des parce que je n'admettais pas qu'on touchait à mes cheveux ou bien qu'on me disait alors malgré le fait que j'étais clair là-bas c'est le petit négo et puis ici ici c'était à l'inverse on a trouvé un peu trop clair non mais donc j'ai appris très tôt la relativité des choses le fait de de de d'être bien dans plusieurs cultures de de t'adapter de m'adapter ce qui fait que moi je n'ai jamais eu de problème pour avoir des relations avec avec les gens de de toute race de toute religion j'aime j'aime l'autre j'aime bien j'avais fait des réflexion des obligeante mais si je te dis mais quand j'étais petit après étudiant également j'ai connu ça alors j'ai connu des bons bien sûr les les actes ou les les paroles racistes mais pas souvent à vrai dire encore quand j'étais petit non c'était plutôt le ce que d'un terme ça avant on appelle les théophobie tu dis l'être humain il est il craint toujours la différence donc tu as quelque chose tu es arrivé dans une classe alors évidemment tu es différent dans un premier temps il y a des réflexions tu as de l'hostilité quelquefois et puis et puis ça ça évolue c'était pas forcément toujours elle le racisme tel que bon on peut l'appréhender qui est autre chose avec une une volonté de te considérer comme inférieur le problème du racisme je l'ai plutôt connu lorsque j'étais étudiant à une époque à l'époque des années 60 ça c'est une époque très dure on y arrive là justement à cette période là mais avant l'expérience du lycée effectivement donc pendant deux ans je suis en France ensuite je reviens je fais ma 8ème et ma septième à périnant et ensuite j'entre au lycée au lycée Charles 6e à l'époque le lycée Jeanne cher on est en train sur concours d'ailleurs de la sixième jusqu'à la terminale donc je suis entré au lycée schœlcher alors ça doit être en je regarde en 1900 ça doit être en 19 [Musique] 5 quand je suppose 1905 alors au départ j'étais en classique puisque j'ai fait du latin mais à partir de la seconde je suis allé à l'époque on appelait ça en C nous étions nous étions une dizaine de c'était assez bons élèves qui faisait les mathématiques physiques chimie des modernes ce qu'on appelle les modernes c'est donc par position classique donc nous allions faire mathématiques fin les sciences avec avec ce qui était en moderne et on continue à faire du latin avec les classiques donc en seconde première j'étais en C hein bon c'était vraiment au lycée on était une dizaine non et puis après on avait la faculté de faire alors si on pouvait aller les classiques fais comme on disait il y avait le bac Mathilde et puis il y avait science expérimentales j'ai fait science sexe expérimental voilà puis après je suis allé à Bordeaux en 59 j'ai fait un certificat de physique chimie biologique en faisait à l'époque on appelait ça le PCB avant d'entrer en médecine depuis tu débarques à Bordeaux après ton baccalauréat etc tu es bien bon tu m'as parlé de cette époque étudiante est-ce que tu avais déjà un petit peu des idées un petit peu révolutionnaires est-ce que alors d'abord déjà pendant la période de des années 50 quand j'étais au lycée avec de vieux copains on avait un petit groupe là avec Michel brunchy qui était un copain d'enfance comme une Espagne Lucien qui malheureusement est décédé nous font et puis à sainte-bauville Jean-Pierre sainte-bauville qui est professeur mérite a été doyen de d'une faculté francophone au Québec bon avec ce petit groupe là nous nous réfléchissons déjà beaucoup aux problèmes de la Martinique on avait très envie de de de d'aller faire des études pour pour ensuite venir passionnant faire des choses pour pour notre pays on était très très insatisfait de la situation et à l'époque nous étions toute cette bonne là nous étions à la GEC jeunesse étudiante catholique avec le Père Daniel c'était le père dionésie c'était un prof de philo d'ailleurs et qui nous a éveillé à beaucoup à pas mal de choses et puis moi en terminale j'ai eu j'ai eu la chance d'avoir de la même année en terminale pour en philosophie j'ai eu d'abord René Ménil pendant la moitié de bascularité légitime défense qui m'a beaucoup marqué et puis j'ai eu monsieur Lucien je crois que c'était c'est plus son prénom Lucien qui est qui était prof de philo qui lui était plutôt de notre courant Ménil c'était marxiste et lucien était lui chrétien plutôt du courant personnaliste et par conséquent j'ai eu vraiment philo des points de vue différents et les deux souhaitaient que je fasse prof de philo et donc bon non j'avais décidé de faire médecine et je suis parti donc en 59 pour faire médecine et c'est alors que j'étais depuis quelques mois arrivée à Bordeaux très peu même je dis un mois ou deux mois après mon arrivée à Bordeaux qui a les événements de 59 en Martinique événement que je vis de loin mais déjà la planète j'ai tout de suite adhéré à l'Association des étudiants martiniquais à la gêne et donc là j'ai commencé à militer et je me rappelle cette époque où nous recevions les nouvelles alors les jeunes ont du mal à comprendre ça nous n'avions pas de portable on avait même pas de téléphone un étudiant téléphone c'est impensable dans une chambre d'étudiant tu vas pas de téléphone bon la télé c'était pour voir la télé fallait aller au bar donc les nouvelles arrivées avec beaucoup de retard par bateau et puis souvent ce qui fait que contenu de la distance du retard de l'information nous avions tendance d'ailleurs à dramatiser les événements quand les nouvelles sont arrivées nous avons eu le sentiment qui avait la révolution Martinique voilà et donc moi je me suis mis à militer de plus en plus et d'ailleurs pendant toute la durée de mes études jusqu'à ce que je sois parti au service militaire je suis parti au service militaire en 1968 voilà il y a une période qui est très important la période de la guerre d'Algérie c'est le début le début des années 60 donc j'arrive en 59 il y a les événements de 59 qui déjà nous nous mettre sous pression mais c'est aussi la période de la guerre d'Algérie donc nous sommes amenés à prendre conscience d'abord du fait que nous sommes des coloniser nous aussi nous avons beaucoup de contacts avec avec les étudiants algériens et avec les étudiants africains aussi c'est toutes les portes de la décolonisation donc nous vivons c'est on n'a pas idée de ce que c'était c'était une sorte d'ébullition dans les facultés il y avait des gens qui étaient de gauche et pour la décolonisation il y avait des gens qui étaient de doigts qui étaient contre par exemple contre l'indépendance de l'Algérie donc c'était des distributions de tracts c'est-à-dire des bagarres moi j'ai participé à des bagarres contre ce qu'on appelle les jeunes nation c'était les gens de Le Pen déjà à l'époquement j'ai lu enfin non bien entendu parce que c'est je crois que en 60 ça doit être l'année des années de la terre et en même temps il y a fidèle cassos qui qui qui rentre dans La Havane donc tout ça a fait que nous nous vivions dans dans cet air de la de la libération des peuples et de la prise de conscience de de la liaisation d'abord de ce coloniser et nous étions dans dans un mouvement de revendication alors parmi nous il y avait ceux qui déjà à l'époque voulait aller très loin pensez déjà l'indépendance mais disons pour la plupart c'était une forme d'autonomie très très tôt je me suis retrouvé dans ce cours de l'autonomie de la Martinique à l'époque mais justement avec en partant de ce principe là déjà tu as pu te considérer comme nationaliste quoi à partir du moment bien entendu à cette époque j'ai commencé à étudier beaucoup le marxisme j'ai même des cours de marxisme ce qu'on appelait l'université nouvelle pendant plusieurs années le soir en plus de mes études et alors même que j'ai oublié de te dire que je me suis marié très tôt puisque je devais être en deuxième année de médecine quand je me suis marié une étudiante martiniquaise d'ailleurs que je connaissais qui est la mère de mes quatre enfants et donc c'était une vie des fois quand j'y pense je me demande comment comment on faisait quoi puisque il y avait il y avait les études mais il y avait le militantisme qui prenait beaucoup de temps et je voulais te demander alors bien sûr je recevais une dette des parents mais j'ai été j'ai eu des prêts d'honneur aussi bénéficié de prêt d'honneur bon voilà et à certains moments lorsque vers la fin de mes études avant de partir au service militaire de temps en temps j'essayais de compléter par quelques activités dans le domaine médical quand je commençais à pouvoir donner des soins par exemple d'infirmier des choses comme ça oui mais là j'ai beaucoup beaucoup militaires jusqu'au moment de partir au service militaire on m'a pas fait de cadeau je suis parti au service militaire où j'avais déjà trois enfants et on ne m'a même pas permis de rester très longtemps à Bordeaux près de la famille puisque ma foi aussi à faire l'école des officiers des déserts en Allemagne voilà donc je te dis c'était où je faisais l'école des sociétés du service de santé que j'ai fait à Libourne ou alors c'était médecin inspirant et puis après je suis passé sous-lieutenant et j'ai été là cette photo je suis médecin chef du camp du Rechard j'ai été nommé médecin chef du camp du Bouchard puisqu'il n'y avait pas de médecins d'active grand camp de manœuvre je suis resté un an là parce que j'ai fait 18 mois de service militaire à l'époque c'était un an et demi ah bon j'ai fait un an au camp du Bouchard en Touraine dans la vallée de la Touraine pas loin du château à cette vidéo c'était alors pour pour retourner à Bordeaux une fois par semaine il fallait que je prenne un véhicule militaire une Micheline le premier train deuxième train enfin c'était c'était quelque chose d'assez compliqué donc je vais passer un an là j'ai voilà un endroit où je suis arrivé avec une réputation de gauchiste avec des militaires de carrière qui qui a priori ne me regardait pas de bonne oeil et très rapidement je me suis imposé parce que bon tout le monde était obligé de venir voir le médecin c'est un camp que tu étais assez loin de tout 30 km de Tours donc fallait bien qu'on vienne pour toutes sortes de soins et j'ai été adopté finalement même par les plus réactionnaires qui avaient là oui parce que disons que professionnels déjà je vais je vais faire en sorte que au sérieux quoi alors justement de cette période là quelle expérience pour toi même pour ton épanouissement personnel est-ce que tu as c'était dû au Montois évidemment je constate c'était pas j'ai pas évident mais ce que c'était marqué ah ben évidemment c'est à dire que tu comprends ça ça te mériterait tôt le fait d'être devenu père de famille très tôt déjà d'avoir une activité où il y avait à la fois les études du militantisme bon d'avoir connu des affrontements pendant pendant certaines événements à la fin de la guerre d'Algérie il y avait de plus en plus dates d'affrontements physique des étudiants et puis après le service militaire ça a été une école d'abord où j'ai appris à découvrir des des gens d'autres milieux ça ça au moins ceci de formateur c'est vrai que ça m'a gêné au point de vue étude puisque je quand je suis parti à cette unité je n'avais pas achevé ma thèse je vais choisir une assez longue donc bon ça interrompu ma thèse et puis j'ai fait un diplôme de médecine tropicale après après le service militaire donc ça m'a retardé pour un an et demi de quasiment deux ans que ça te fait perdre mais en même temps ça a été une expérience humaine importante j'ai eu des responsabilités le fait d'être médecin chef d'un camp vous voyez les gens mais il fallait gérer c'est à dire que la première fois de ma vie j'ai eu l'occasion d'obligation de gérer ça a été ça parce que c'est une infirmerie de dans un camp militaire qui était en train de manœuvre tu vois tu as des tas de registres il faut tu dois tenir la pharmacie les choses qui ont qui sortent faut gérer le personnel de l'infirmerie à faire donc c'est la première fois que j'ai des responsabilités donc c'est même si en même temps ça me privait de des miens que c'était difficile parce que là encore il y a pas potable c'est une fois que j'avais quitté pendant toute une semaine j'étais complètement coupé voilà des miens bon donc ça ça te forme en même temps c'est quand je regarde ça à posteriori c'est vrai que bon ça a été dur mais ça m'a ça m'a blendé quelque part bien sûr quand je suis sorti de tout cela j'étais quelqu'un de solide on va quand même aborder on arrive à la Martinique on voit tout à la matinée je reviens par le dernier anti le le anti qui a qui d'ailleurs couler enfin il a il y a une incendie à bord après je suis descendu donc avec les passages qui descendaient à Fort-de-France continuer je crois qu'il y a des gens qui faisaient une croisière dans les îles je sais plus dans quelle île là il est c'était échoué il y a eu un incendie à bord etc donc c'est le dernier voyage lentilles et pris là comme ça donc c'est en 19611 sur 71 j'étais parti en bateau par un bananier le fort du canard 1959 parce qu'à l'époque c'était ça et je suis rentré par bateau avec toutes mes affaires bon donc de container on voit mais c'était comme ça ce n'est qu'après qu'on a commencé à entrer en avion voilà on précise quand même pour les arrêter pour les plus jeunes qui avaient des groupes abdos comme Colombie comme entier qui faisait la liaison 8 jours de voyage huit jours et puis voilà donc bienvenue je suis parti en bananier alors bananier très peu de de passage à mort alors tu vois viens la Martinique voilà et là je m'installe médecin à la rue Lamartine et un an après en 72 je suis invité par des personnalités que je ne connaissais pas et je ne sais pas pourquoi d'ailleurs elle se sent intéressée à moi je pense à Monsieur Édouard Manceau qui était de personnalité connue qui était socialiste et de romansault [Musique] Monsieur comme du gaycom il y avait il y avait aussi Jules Bandol enfin bon c'était des socialistes alors il me sollicite il me demande de venir de venir il voulait de reconstitue une fédération socialeiste dans le sillage d'épinettes nouveau parc socialiste c'était constitué en France à Épinay en 1971 à limiter et bon moi j'étais très réservé pendant mes études les socialistes c'était pas tellement mais je me sentais profondément socialiste de la famille sociale c'était pas ma tasse de thé mais alors j'accepte finalement de je rencontre des plus jeunes à l'époque nous nous réunissons le Gustave il y avait sergent-louis et sergent-louis d'ailleurs qui est devenu secrétaire de la fédération sociale on a créé une fédération sociale ça s'est passé à Trinité en congrès constitutif à la Trinité qui s'est donc affilié au Nouveau Parti socialiste de Mitterrand donc je me suis retrouvé d'ailleurs au bureau de de cette fédération socialiste 71 et c'est dans ce cadre-là que donc là on est en 72 le congrès de Trinité 72 constitution de la Fédération l'année d'après en 73 les camarades me demandent de d'aller me présenter au cantonal au marigot contre Michel Loana bon alors sa vue d'aujourd'hui on s'est dit mais oui on l'a appelé le chérif il était premier vice-président du conseil général j'étais pas le genre au contraire j'étais le genre aimé défi j'avais pas du tout envie de devenir ni conseil général ni mère de quelques communes que ce soit voir le mal mon cabinet était en train de de prendre de l'importance enfin ça ça marche de mieux en mieux je commençais à pouvoir payer mes dettes d'installation donc je lève bon mais pour moi ça a été un défi on m'a dit ce type là émet depuis 1947 donc depuis 26 ans il a eu deux adversaires en 26 ans les deux se sont présentés une fois et puis on peut la fuite parce que ils n'ont même pas pu rester dans la commune il dit ah bon c'est pas possible et on m'a dit comme tu as de la famille mais évidemment et on ne trouve personne pour pour aller contre lui bon j'ai accepté j'ai accepté comme un acte de militantisme bon au fond ça aurait pu être bon comme ça une acte de militantisme passager ce qui s'est passé c'est que Michel Rwanda a pris ça très mal dans un premier temps il m'a envoyé un message pour me dire je connais ta famille c'est ma grand-mère avait même aidé quand il était jeune et que ma grand-mère avait eu un petit coup mais à sa une époque une petite épicerie enfin la campagne donc après avec faillite d'ailleurs parce qu'elle donnait puisqu'elle ne vendait enfin elle avait connu petit ma grand-mère si tu veux si tu veux devenir conseil général ou bien du Barigou vient avec moi et puis un jour je vais te laisser moi je ne veux aucune place c'est pas ça moi je suis pas d'accord avec ton côté dictateur je ne suis pas enfin c'est pas un intermédiaire que je réponds mais pas venu me voir directement mais j'ai pas de l'éternité de lui dire que je ne mange pas de ce pain là et que bon moi je suis contre sa dictature locale etc alors là puisque puisque je connais ça comme ça il a lancé les gros bras contre moi etc et les événements ont commencé c'est 73 il y a enfin bon il nous faudrait une émission pour raconter tout ce qui s'est passé de travail des coups de feu enfin bah oui ça a été mais ces événements il y a un livre qui a été écrit par Maurice Lemoine leurs ancêtres les Gaulois dans lequel il y a un chapitre qui raconte parce que Maurice du monde était en Martinique à cette époque là c'est un monsieur qui a témoigné d'ailleurs au poussait le fameux possède des morts il y a eu d'autres écrits là-dessus donc ça a été quelque chose de terrible et j'ai quand même fait un bon sport j'ai perdu bien entendu je ne pouvais pas gagner c'est impossible d'ailleurs c'est tenu dans la mairie le jour des élections c'était déjà un exploit alors du coup l'année 74 c'est le présidentiel mitter se présente 74 une bonne visite et on me désigne comme responsable de toute la zone du Nord pour représenter leur candidat mitter dans le Nord interdit le premier dont je vais le matin du vote de leur Mario est là ça a été quelque chose d'épouvantable je n'ai jamais pu entrer dans les bureaux mais bon il a fallu qu'on appelle la gendarmerie je veux que le prix fait fasse intervenir les gendarmes pour pour faire un tri et s'il te plaît gendarmes sont partis ça a été la glisse sur un nouveau donc bagarre etc non alors du coup je me suis dit puisque c'est comme ça et ben je vais vraiment me là maintenant je vais je vais me je vais entrer sérieusement ce qui explique que en 77 il y a des municipales là je me suis présenté vraiment et puis bon d'ailleurs je vais faire un très bon score mais je fais été battu fait un Bosco il a été secoué là Michel voilà mais entre temps entre temps j'avais quitté avec beaucoup de des cadres de la Fédération c'est aujourd'hui lui-même qui était beaucoup d'autres salpêtrit non Salpêtrière est restée la Fédération et pratiquement la plupart des autres dirigeants sont partis on a parce qu'on voulait créer une formation socialiste puis au moment Martinique et donc le PSM la partie socialiste martiniquais en 77 c'est sous cette bagnole là que je suis allé au municipales et puis ça a duré deux ans le PSM mais nous voulions en fait joue un rôle d'unification de la gauche autonomiste donc notre arrivée a été saluée d'ailleurs si vous lisez à l'époque justice etc on dit mais c'est très bien on a des soucis à destineux sont autonomistes le courant autonomiste de la fédération qui a créé le PSM et à ce moment-là nous avons fait partie de ce qu'on a appelé le Front national martiniquais pour l'autonomie avec le Parti communiste Martinique et le PPM dans le cadre de tous ces échanges là des liens se sont renforcés et surtout en 78 Michel renard se présente législatives contribuer ses airs et bien entendu comme moi j'avais été l'adversaire de Michel renard en 73 du marché je fais la campagne des législatives avec lui j'interviens souvent la limited juste avant lui c'est un contourneur pour moi pour dénoncer Michel Wana et c'est ainsi que ses a fini par me dire qu'il a qu'il souhaiterait que que nous au PSM nous rejoignent le PPM et c'est comme ça qu'on en arrive à l'idée de négociation entre nous deux formations et on finit par une fusion en mai 78 et c'est comme ça je suis rentré au ppm en mai 78 alors là on manque voilà une espèce de pose tu as cité un nom Aimé Césaire ton approche même de ses airs jeune étudiais etc ou de tes jeunes l'occasion de voir qu'il y a eu de retour ton approche même comment cette puissance d'écriture cette philosophie là comment quelque part ça a été appelé alors je t'ai porté un document voilà quand j'ai commencé à connaître ces heures à l'âge de 15 ans des années et puis j'ai connu Pierre Lucette également et très ami avec Pierre Lucette avait un local près du palais de justice qui laissait toujours ouvert avec beaucoup de livres beaucoup de disques etc et on pouvait passer enfin ses amis pouvaient passer en pointure jour je passe je mets en marchant magnétophone comme on disait à l'époque et j'entends au bout du petit matin etc et c'est comme ça c'est il avait enregistré le cahier je suis absolument fasciné par ce que j'entends alors je parle et je cherche je cherche partout dans les quelques librairies qui avaient et voilà et j'achète le cahier première édition suivi toute ma vie et que Césaire m'a dédicacé il m'a dédicacé au moment où j'ai quitté le PPM voilà on va montrer donc à nos amis voilà voilà le cahier en anglais ce qu'il me met à la fin il me met soyons complices dans le rêve affectueusement Aimé Césaire pourquoi il me met ça parce que c'est le moment où j'ai quitté c'est 2005 il y a 25 c'est le moment j'ai quitté le PPM et où c'est atteint disait que j'avais éloigné ses airs etc il me dit soyons complices dans le rêve ça veut dire que nous étions restés profondément profondément une ni intime pour moi c'est un homme qui a marqué ma vie mais bien sûr mais bon même si à certains moments on a essayé de faire barrage mais en tout cas au moment où il était où il entrait dans sa dernière phase enfin prêt agonie c'est deux de ses fils sont venus me chercher à la maison Jean-Paul et Jacques sont venus me chercher ils m'ont emmené dans sa chambre et pratiquement j'ai assisté à ces derniers moments ils se sont retirés d'ailleurs pour me laisser avec lui donc ça 90 ans le discours sur la négritude que j'avais fait édité par le conseil général parce que c'est voilà ça c'est cette ouvrage là donc j'ai écrit la préface et il a répondu donc il y a sa réponse à ma préface où il dit qu'il a dit la l'essentiel de sa pensée et ce c'est le discours qu'il a fait ami à miam 1987 à ma demande avec un ami et un ami d'origine cubaine carlosmo nous avions eu l'idée d'organiser une bonne conférence à miale là nous nous sommes en train de de quitter l'aéroport pour aller à Miami alors il y a le docteur que une fois qu'il n'est pas en blanc Césaire et moi-même et puis on voit ma deuxième épouse qui est qui est là qui est debout qui nous accompagnait puisque je me suis remarié en 1980 à 19 une quarantaine d'années voilà et donc nous sommes nous sommes partis à Miami il a fait ce fameux discours sur la négritude c'est quelque chose que je lui demandais depuis un certain temps pour faire une mise au point sur ce concept qui est souvent mal interprété il n'était pas chaud et puis finalement il a fait un discours magnifique donc j'ai fait sortir j'ai fait éditer et la photo de tout à l'heure je lui remettais ça il était évidemment très heureux de cette tout ça pour dire que c'est un homme qui m'a énormément marqué bon il y a la pensée de l'homme que j'ai fait allusion au cahier que j'ai acheté quand je suis avec 15 ans bon mais je n'ai je n'ai rencontré saisir que quand j'avais 30 calques bon là dans les années 77 78 quand j'ai fait la campagne première fois que que nous avons eu un entretien vraiment en tête-à-tête on a parlé politique mais je lui ai demandé pourquoi cette édition qui c'est pas celle qui préfère passer par André boisson c'est celle qui préfèrent et je n'avais jamais compris pourquoi Peter goub Elina qui est un professeur à l'université Zagreb mais donc expliqué que c'était son ami en hypocaigne et qu'il avait passé des vacances en Croatie je suis allé en Croatie d'ailleurs j'ai vu j'ai vu si on regarde une île qui s'appelle martiniska qu'il a commencé avec le cahier alors je ne sais pas elle a été éditée par Présence Africaine je ne sais pas si on la trouve mais la préface de Peter gouberina je la trouve beaucoup plus [Musique] [Musique] évidemment je vais me laisser ici pendant toutes mes études de lire ces textes etc et par conséquent nous avions beaucoup de de conversation d'ordre littéraire voilà moi et puis les images et puis j'ai appris l'homme dans son intimité puisque bon là j'ai vraiment été adopté en quelque sorte ce qui m'a qui m'a provoqué bien sûr des des problèmes parce que je comprends dès que dès que tu es tu as l'appui l'affection d'un homme de cette dimension ça crée des tensions des jalousies etc bon mais enfin il n'empêche que il m'a beaucoup apporté et y compris dans la ce que j'ai pu voir de sa manière de vivre parce que ce que j'ai toujours apprécié chez Césaire c'est que j'ai trouvé que d'abord effectivement comme tu dis c'est un homme humble un homme très ouvert c'était un démocrate je n'ai jamais vu chercher à imposer quoi que ce soit même à l'intérieur de du PPM et puis il avait il avait vraiment il portait un intérêt aux personnes si c'est un humain mais pas un humaniste pas un humaniste et parce qu'on peut aimer l'homme en général mais c'est quelqu'un qui émet d'ailleurs il y a une phrase de lui que j'aime citer c'est qu'il y a deux manières de se perdre passer régulation murée dans le particulier ou par dilution dans l'universel donc ces êtres dit que bon c'est le même truc c'est le petit peuple c'est pas tout le temps d'être dans le particulier mais il faut pas être non plus l'universel c'est important mais pas l'universel ou ou c'est l'homme en général c'est c'est l'humanisme c'est pour ça que je dis c'est un humaniste enraciné enraciné dans une réalité qui est dans une réalité de son peuple de son pays c'est raciné dans sa Martinique il m'a apporté tous ces éléments là alors là on va passer en revue tous les différents mandats etc on va sécurité sur chaque chronomètre tourne alors tu as été d'abord président du conseil général au premier mandats en 88 j'ai été premier vice-présidents en 83 c'est entrées à la fois la municipalité comme adjoindre cinquième puis troisième et il m'a fait entrer à la région de boutoise en fait pour ne pas cumuler trop et puis j'ai été élu député en 88 sénateur en 95 président de l'Assemblée de Martinique 92 à 2011 donc pendant 19 ans alors là également sur cette période-là président dans de l'Assemblée Martinique cette photo cette photo que je que je vois à l'instant mais c'est quand j'ai été élu en 1992 et on voit le président Maurice là j'arrive au fauteuil des Mille Maurice j'ai un discours que je vais prononcer et ces élèves venus pour la circonstance et on le voit et Émile Maurice donc a présidé la séance comme plus ancien et il me il me demande de m'installer je suis en train de m'installer donc c'est vraiment une photo historique voilà donc alors je reviens sur ce que je disais donc président de l'Assemblée avec la mandature d'Alfred Marie-Jeanne cette période est-ce que c'est c'est là tu as mûri tu inscrit dans le paysage politiquement de Mickey parce que ça a été difficile la dernière période là tu parles de la CTM là c'était parce que bon tu m'as pas parlé mais 20 près de 20 ans de président du conseil général avec une majorité qui m'a permis de faire beaucoup de choses on va pas pratiquement on a fait beaucoup dans le social beaucoup d'innovations dans le social souvent c'est ce qu'on me dit mais faut pas oublier qu'il y a eu pour je répète ça souvent 2 milliards d'équipements de fait par le conseil général en point de vingt ans de grands équipements des collèges des des fonds de mer comme son effort de France des appartements la garde de la des ports comme le port de Gand ils viennent etc enfin le CDST latrium bon on a beaucoup fait donc c'est une période pour moi très riche où j'ai eu l'impression de pouvoir apporter des choses au pays avec bien entendu toute cette majorité qui m'aidait et puis c'est la période aussi où on est un parlementaire j'ai pu faire cet homme de choses et y compris y compris bon le Congrès la loi d'orientation pour l'outre-mer etc bon alors mais tu conseilles-tu ça c'est le ça c'est une période riche pour moi bon mais maintenant la la période de la CTM est une période plutôt frustrante parce que j'y étais entré avec beaucoup d'espoir en me disant pour une fois on avait essayé de faire ce que beaucoup nous demandaient depuis longtemps on disait mais si vous vous mettiez tous ensemble on a fait très large puisque ça allait depuis une droite disons régionaliste jusqu'à aux indépendantistes enfin bon c'était c'était vraiment une alliance des fois on dit oui c'est une elle était pas hétéroclite car nous avions décidé de contrat de mandature en mettant de côté les problèmes institutionnels c'est ce qu'on avait dit malheureusement malheureusement le bon le pour le problème de capament du pouvoir les conceptions de du pouvoir tout ça fait que nous n'avons pas pu produire ce que nous aurions pu produire mais il faut dire que le le texte qui a créé cette CTM c'est un texte je dis ça souvent qui a été je l'ai dit au moment des débats j'étais sénateur à ce moment-là c'est un texte qui a été mal conçu difficultés mais il faut que les citoyens se mobilisent il faut qu'ils aient conscience que ils ont avec le bulletin de vote la possibilité de faire évoluer les choses faut pas se dire la politique ça sert à rien ce n'est pas vrai il faut se battre avec son bulletin de vol de temps en temps c'est vrai il faut manifester aussi il faut quand commencer un moment qu'on a un pouvoir qui s'entête à refuser alors que tout un peuple lui dit qu'elle refuse à toi raison mais peu importe mais on peut pas aller à l'encontre d'une volonté populaire comme ça donc bon alors c'est bien de ce aujourd'hui il faut se mobiliser je dis n'oublions pas le moment des votes c'est là qu'on peut peser prendre au sérieux ce bulletin de votre qu'on a croire que on a on a des potentialités là aussi nous avons des handicaps nous avons des potentialités formidable on a une jeunesse on ne parle que des problèmes de cette jeunesse là mais elle a des trésors aussi de créativité donc moi j'ai foi en l'avenir mais il faut que chaque citoyen se mobilise c'est ce à quoi je les invite mesdames et messieurs vous avez compris que nous avons affaire à un homme déterminé qui a une expérience politique extraordinaire qui met son expérience au service de son pays c'était que sont-ils devenus avec notre liste à très bientôt sur zottv [Musique] [Applaudissements] [Musique]