Lycéens reçus par Lecornu : "C’est le bal des tartuffes" (Sabrine Kharbach, Union étudiante)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:02OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est la réunion de la dernière chance ?
- 6:28OuverteRéponse directe
Pour vous, la réunion, elle ne sert à rien ?
- 5:21OuverteRéponse directe
Le plan d'1 milliard pour le bâti scolaire, c'est suffisant ?
- 4:46OuverteRéponse directe
Pour vous, si le gouvernement a déjà fait ces annonces, il n'y a aucun moyen de faire changer les choses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Suzanne NichdamPromesse
« Nous demandons l'abrogation de parcours sup et l'ouverture de 250000 places en université. »
- 0:29Suzanne NichdamPromesse
« Nous demandons un plan d'embauche massif pour les professeurs mais aussi pour des AESH, pour des psychologues, pour des infirmières. »
- 1:40Sabrine CarbachFait
« Concret, c'est avancer vraiment sur ces 10 mesures. »
- 3:33Manon MoretFait
« 15000 places à l'université, ce qui est absolument scandaleux et complètement à côté de la plaque. »
- 5:21Manon MoretChiffre
« Le plan a un milliard sur le bâti scolaire. Pour vous, ça va dans le bon sens ? »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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les interlocuteurs et donc nous irons quand même à cette réunion. Il ne réussira pas à nous diviser et nous continuerons de mener la lutte ensemble. Maintenant sur les revendications et sur ce qu'on attend de cette de cette réunion, encore une fois, on attend à être écouté enfin et que des annonces concrètes soient annoncées à l'issue de cette réunion. Nos 10 revendications elles sont très claires. Elles ont été posées sur la table depuis maintenant plusieurs semaines et donc il n'y aura aucune concession, aucun compromis sur ces revendications car elle demande tout simplement à pouvoir étudier dans des conditions normales, dans des conditions dignes. Donc nous demandons l'abrogation de parcours sup et l'ouverture de 250000 places en université. Nous demandons un
plan d'urgence pour le bâtis scolaire. Aujourd'hui, il est pas normal qu'il a des plafonds qui tombent, qu' des rentres dans les couloirs, qu'il fasse beaucoup trop chaud l'été et beaucoup trop froid à l'hiver. Nous demandons un plan d'embauche massif pour les professeurs mais aussi pour des AESH, pour des psychologues, pour des infirmières. Nous demandons une refonte des employants scolaires, une refonte de la démocratie mais aussi pour la vie étudiante une revoir l'organisation des bourses euh un gel des loyers des crous euh une de nouvelles construction pour les logements crues pour que la vie étudiante soit aussi confortable et qu'on soit pas obligé de travailler en même temps car c'est ça la première cause d'échec de licence. Suzanne Nichdam N I J D M présidente de la FAGE.
Donc nous, on sera reçu en parallèle derrière ce qui pose encore une fois aussi un vrai sujet, c'est qu'on a une toute une intersyndicale du coup de jeunes qui sont mobilisés, qui sont réunis ensemble et qu'on vient encore une fois diviser. Et donc ça nous pose encore une fois question euh de cette stratégie de la division qui est menée. D'autant plus que on se demande quelle consultation va vraiment pouvoir être faite si on a des annonces à 17h30 avec un rendez-vous à 16h pour nos organisations étudiantes. Et donc on continuera de rappeler au gouvernement que maintenant ces annonces, elles doivent être concrètes. C'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron. Tant mieux. Mais concret, il faut qu'on se mette d'accord sur ce que ça veut dire d'abord que concret, c'est pas juste des petites
miettes, c'est pas juste des micropas. Concret, c'est avancer vraiment sur ces 10 mesures. Concret, c'est rendre le quotidien des étudiants et des lycéens différents et que ces mesures elles soient palpables. Et donc, on est en pleine période budgétaire. Donc on annon on attend aussi vraiment des annonces sur le budget derrière et ça doit pas juste être encore une fois repoussé à de nouvelles consultations. Sabrine Carbach Carbache K A R B A CH porte-parole de l'Union étudiante. Donc ça fait maintenant 2 semaines qu'on attend à être reçu par monsieur le cornu. On est enfin reçu très bien allé. En attendant, on a été baladé de ministère en ministère. C'est le bal des tartufes complet avec des ministres d'abord de l'éducation puis ensuite de l'enseignement qui n'ont su rien nous
répondre de concret à part nous dire qu'ils allaient rendre plus visible et plus lisible parcours sup. Encore une fois, on le répète, nous on sait comment on se fait sélectionner. On n pas besoin qu'on nous explique la vie. Ce qu'on veut c'est des moyens. Maintenant tout de suite à savoir 10 milliards pour l'enseignement, pour l'éducation, c'est pas trop demandé. On veut on a des revendications qui sont claires que vous pouvez trouver sur 10.fr qu'il faut continuer à signer pour soutenir les étudiants et les lycéens. Nous, on est tous unis et on voit très bien dans leur petit jeu de vouloir nous diviser euh d'abord de voir les lycéens, les étudiants, les influenceurs, je ne sais quoi. Nous, on parle d'une même voix et peu importe le rendez-vous, que ce soit
avec les lycéens ou avec les étudiants, ils auront le même cent de cloche à savoir 10 milliards 10 mesures ni plus ni moins. Bonjour, excusez-moi, j'ai Manon Moret M, secrétaire général de l'UNEF. Euh donc effectivement, je pense que c'est avant tout important de revenir sur les euh 4 semaines de mobilisation massive de la jeunesse euh parce que voilà, ça fait quand même longtemps qu'on est mobilisé et c'est seulement aujourd'hui que nous sommes reçus par le Premier ministre. Avec tout le respect qu'on peut avoir pour les influenceurs qui font un travail, évidemment, c'est quand même scandaleux que les organisations syndicales qui représentent les étudiants et qui sont mobilisés depuis 4 semaines soient reçu après. Donc ça témoigne quand même d'un certain mépris du gouvernement. Là, de
ce qu'on vient d'entendre, euh il y aurait apparemment une annonce sur l'augmentation de 15000 places à l'université, ce qui est absolument scandaleux et complètement à côté de la plaque. Nous, ce que nous demandons c'est 250000 places et ça prouve évidemment que le gouvernement n'a toujours rien compris aux raisons des de la colère de la jeunesse tout simplement. Le gouvernement aujourd'hui décide de prendre parcours sub comme pieddestal sur le seul débat qu'il faudrait avoir. Mais le vrai débat sur la question de la sélection, c'est bien aussi le nombre de places à l'université. C'est 250000 places à l'université et 15000 places en plus à l'université. C'est une annonce qui est complètement à côté de la plaque qui alimente aussi la colère de la jeunesse
sur le fait qu'elle n'a que du mépris, qu'elle ne reçoit que du mépris de la part du gouvernement. Donc nous allons évidemment venir à ce rendez-vous-là expliquer quelles sont nos revendications, les poser sur la table et évidemment alerter sur le mépris de ce gouvernement par rapport à nos revendications qui pour le moment n'ont reçu aucune réponse concrète. Donc nous serons unis malgré euh une division enfin une tentative de division pardon euh qui a euh qui a été mise en place en recevant les lycéens en dehors euh des organisations étudiantes. Dans tous les cas, nous sommes unis et nous serons mobilisés ce samedi 31 octobre et évidemment le 5 novembre au côté des travailleurs et des travailleuses qui se mettront en grève. pour vous, si le gouvernement a déjà fait ces annonces là
actuellement, il n'y a aucun moyen pour vous de faire changer les choses. Pour vous, c'est no Si si, il y a bien des moyens, c'est la mobilisation étudiante. Là, ces annonces, elles sont complètement à côté de la plaque et ce qui veut dire que dès le 31, dès le 5 novembre, il y aura encore des centaines de milliers de jeunes dans la rue. Par contre, des annonces qui sont faites avant de recevoir les organisations étudiantes, c'est effectivement un gouvernement qui n'a toujours rien compris à ce qui se passe dans ce pays et qui n'est pas prêt à répondre aux revendications de la jeunesse. Et sur les mesures, le plan a un milliard sur le bâti scolaire. Pour vous, ça va dans le bon sens ? Euh nous ce qu'on demande c'est un plan d'urgence pour rénover les bâtises
scolaires et c'est un vous dites vous dites 1 un 1 milliard en réalité c'est beaucoup plus qu'il faut et euh aujourd'hui les bâtis scolaires ne sont pas du tout adaptés aux enjeux climatiques. Il y a je crois 50 % des bâtis scolaires dans lesquels il a fait plus de 30°gr lors de l'épisode caniculaire des épisodes caniculaires qui vont se répéter les prochaines années et donc il faut plein la hauteur des des enjeux et pas juste quelques miettes pour nous faire retourner en cours et nous nous disons très clairement tant que nos 10 revendications ne sont pas écoutées nous ne retournerons pas en cours nous nous continuerons de nous mobiliser nous do avoir un rapport de force en notre faveur que nous comptirons que nous continuerons d'amplifier et donc il y
aura de nouveau des manifestations des blocus tant qu'on n'est pas écouté le gouvernement joue avec le feu là en ne faisant rien nous continuerons. Pour vous, la réunion, elle ne sert à rien donc actuellement ? Non non, on se réjouit qu'il qu'il se lève enfin et qu'il se mette à nous à nous recevoir. Bon, il a fallu quand même attendre plusieurs semaines, des manifestations, nous balader comme je le disais de ministère en ministère. Nous, on va discuter avec eux, on va voir ce qu'ils ont nous proposé. En tout cas, s'il continue à à nous faire vivre volter, on continuera dans la rue, c'est pas un souci. Est-ce que c'est la réunion de la dernière chance puisque vous avez fait déjà le ministère de lédation, le ministère de de l'enseignement supérieur, vous avez vu
le président, cette fois le premier ministre. Est-ce qu'après ça c'est ça dépend des annonces qui sont faites. Ce sera la dernière chance s'il y a des annonces qui sont concrètes. Ce sera la dernière chance s'il y a des annonces qui sont palpables et qui changent la vie des étudiants et des lycéens. Là pour l'instant des retours qu'on en a, c'est pas parti pour être le cas. Et donc en tout cas l'ensemble de ces organisations, on continuera de se mobiliser tant qu'on aura pas de réponse concrètes, tant qu'on aura pas de palpable qui change la vie, qui change le quotidien. les étudiants et des lycéens à eux d'être responsables, à eux de de se de d'agir en premier ministre, d'agir en responsable de ce pays et de prendre les responsabilité euh de euh leur leur
leur politique et de 10 ans de casse. Aujourd'hui, vous avez rien de la part du gouvernement parlé de 5 Voilà, vous avez pu suivre sur France info. Vous suivez toujours actuellement et bien cette conférence de presse improvisée par les organis organisations lycéennes et étudiantes qui vont être reçues dans une demi-heure par le premier ministre pour faire un point sur la mobilisation. Dans une demi-heure et quand on voit comme ils sont remontés, on se dit qu'ils devont des choses à se dire. En effet, Elon Norvi, bonjour, vous êtes notre spécialiste éducation à France info. On a vu quand même des étudiants etens très remontés et surtout pas du tout effrayés par les micros. Mais en fait ce qu'ils expliquent surtout c'est qu'ils veulent pas retomber dans les plans marketing
communication du gouvernement comme il le dénoncent depuis quelques semaines. Ça fait 4 semaines en fait qu'ils sont là qui revendiquent des demandes très précises que ce soit pour les lycéens ou pour les étudiants. Ils ont l'impression qu'il y a rien qui va. Du moins, il y a rien de concret qui est annoncé. Alors ils disent c'est ce qu'ils expliquent, ils veulent leurs 10 milliards. Ils ont l'impression surtout que le gouvernement essaie de les diviser parce que le gouvernement il va d'abord recevoir les lycéens ensuite les étudiants. D'habitude ça se passait tous ensemble. Donc ils sont pas dup ils le montrent. Donc effectivement, ils disent c'est la dernière fois qu'on nous mène en bateau et surtout on continue la lutte. Ils seront dans la rue samedi prochain et
puis pour la grande journée de mobilisation jeudi 5 novembre. 5 novembre exactement ça mobilisation des syndicats. Un mot tout de même. Alors on a cru comprendre qu'il pouvait y avoir quelques annonces. Alors on les connaît pas concrètement. On va bien sûr attendre la conférence de presse de l'après-rencontre par le ministre de l'éducation mais il y aurait quelques chiffres qui tourneraient déjà 15000 places en fac 1 milliard pour le bâti. Euh on est assez loin quand même des demandes là des alors 15000 places en fac rien que cette année, il y avait plus de 1 million d'élèves qui ont présenté parcours sup pour avoir une place dans le l'enseignement supérieur. Il manquerait déjà 66000 places euh pour trouver de la place pour tout le monde rien que cette année. Et les chiffres ne font
qu'augmenter du côté des lycéens. Il y a encore plus d'élèves qui sont inscrits cette année en au baccalauréat sans compter ceux qui vont se réorienter, ceux qui vont redoubler leur première année. Donc il y aura effectivement beaucoup de monde. Donc 15000 places, ils en demandent 250000 effectivement le compte pas. Et pour le milliard pour le bâti milliard pour le bâti, oui, c'est ça. Écoutez, tout ça, c'est à la main, on le sait bien, des régions, des départements. Donc c'est un petit peu compliqué. Ça reste un petit peu dans le vague en fait en quelque sorte. C'est ça. Alors, on va savoir davantage au fil. Je vous rappelle que cette réunion doit commencer à 14h30 et qu'on voit déjà et bien des représentants très mobilisé. On va en parler également avec Paul SBI. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes rédacteur en chef du magazine Hexagone, spécialiste de l'opinion publique et également Quentin Calmet. Bonjour, vous êtes journaliste politique à public Sénat et Pablo Piot Vivien, bonjour. Vous êtes rédacteur en chef de la revue Regard et Benjamin Camboulive, bonjour. Vous êtes également porte-parole du syndicat alternatif police FA SNI. On discute justement alors là de ces lycéens qui sont déjà en train bien de monter euh bah qu' fait une conférence de presse là. Nous sommes à Matignon devant à 14h30. Ils rencontreront Sébastien Lecornu. Alors on l'a vu tout de même aujourd'hui euh Paul Séille, on voit tout de même des étudiants, des lycéens étudiants qui sont assez mobilisés et autant les Français ont pu être choqués par les violences mais autant le mouvement lui est assez
soutenu en fait. Alors c'est revendication des Oui, les revendications sont soutenues majoritairement mais il faut pas sous-estimer aussi la part des Français qui ne soutiennent pas ou qui ne juge pas légitime ces revendications. On est à peu près à 30 40 % selon une dernière étude de Cluster 17. Euh bon, ça ne change pas le fond du problème, mais ça change quand même un peu la perception que vont avoir les Français des réponses et à la fois de la réponse des étudiants à ces réponses. Euh puisque par exemple, ne serait-ce que sur le l'accès à l'université, les créations de de place, euh il y a en France l'idée quand même chez les Français qu'il faudrait aussi sélectionner les étudiants. On sait que la France c'est l'un des systèmes universitaires qui sélectionne le moins
ses ses étudiants où là il y a moins de sélection à l'entrée. Et ça ça pose un problème parce qu'évidemment bon c'est ces places de d'université coûtent vont coûter aux euh aux finances publiques et euh et par ailleurs euh les Français estiment aussi que il est normal de d'atteindre certains niveaux d'éducation après une sélection. Donc il y a un petit peu tout ça qui se met en place la le soutien euh et les à certaines revendications légitimement par les Français. Euh mais attention quand même euh au fur et à mesure le temps, les réponses apporteres et comment tout ça va évoluer la dynamique qui va s'installer avec les Français. Le gouvernement compté sur les les vacances de la Tousain en se disant ça va s'essouffler, on a une semaine passée déjà des vacances, ça s'essouffle
pas du tout. On a même l'impression que c'est de pire en pire tout de même. Oui, bien sûr. Mais ça, il y a il y a aucune raison. C'est vrai que ça c'était une forme mais qui donne une idée, une image un peu négative de ce mouvement comme si c'était quelque chose de futile que les vacances. Alors, sans doute, mais voilà, on voit bien que les revestations sont toujours là. Vous l'avez très bien dit. Un mot aussi euh quand Calm, c'est euh là, on voit euh ils vont être reçus par le Premier ministre euh ses étudiants. Vendredi, euh ilétait déjà par le président. Euh mo à quoi ça sert en fait finalement ? Et derrière le président qui avait dit qui par exemple sur parcours supurait une refonte en profondeur là où quelques jours plus tard et bien on a vu Sébastien le corn
dire qu'il allait falloir bouger. Donc toute la question c'est la question du degré maintenant de réponse de l'exécutif et et on le voit les les syndicats lycéens les représentants des des lycéens qui veulent pas avoir une demi-réponse ou alors des réponses justes sur des mesures très techniques très technocratiques. ils veulent utiliser alors je pense qu'il y a quand même un mouvement une mobilisation qui est forte et qui s'accentue de semaine en semaine avec au-delà des lycéens maintenant beaucoup de syndicats qui ont rejoint l'appel à la mobilisation ça peut être que favorable au mouvement des des lycéens qui veulent utiliser cet élan qu' a maintenant dans les rues depuis plusieurs semaines pour essayer de d'enfoncer le clou et avoir une réponse politique qui soit majeure et
pas juste technicienne. No,