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interviewMarion Maréchal· 13 mai 2026 8 min

Marion Maréchal : « Bally Bagayoko a plus de chances d’être descendant d’esclavagistes que moi ! »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Place à la politique et au 4V Gill Bornstein. Vous recevez ce matin Marion [raclement de gorge] Maréchal présidente du parti identité liberté et députée européenne. Bonjour à tous les deux.

Bonjour Marian Maréchal. On a changé de dimension dans la prise en charge de l'anirus quarantaine pour tous les cas contact. C'est exagéré ou c'est bien dimensionné ?

Alors déjà sur ce sujet, on doit dire que la parole gouvernementale est légèrement euh entamée, affaiblie par l'expérience, c'est vrai, un peu douloureuse du Covid parce qu'on se souvient qu'à l'époque, que ce soit sur euh le risque euh évidemment euh euh maladif de du Covid, que ce soit sur les stocks de masque, que ce soit sur l'origine du virus et sur le déroulé général de la gestion de cette crise, ce qui est vrai, c'est que ça ne participe pas à ce qu'il y ait une confiance populaire dans la parole gouvernementale, ce qui fait que les décisions sont plus ou moins appréciées. Maintenant, je ne suis pas médecin. Je constate qu'il y a un revirement gouvernemental qui plaide d'habitantage pour un durcissement des conditions euh comment dire de de d'isolement de ces populations potentiellement malades.

Je crois qu'on peut s'en féliciter ce qui évite à la fois la psychose et puis un risque sécuritaire et sanitaire manifestement important. Malgré tout. Vous avez parlé de la parole de l'action du gouvernement pendant la crise du Covid.

La vôtre aussi, celle du Rassemblement national été contesté. Alain Ficher, président de l'ac de l'Académie des Sciences, a dit "Le RN s'est opposé à à peu près toutes les décisions nécessaires au contrôle de la pandémie. Est-ce que vous avez tiré des leçons de votre propre non pas gestion parce que vous n'étiez pas aux affaires mais d'être vos propres prises de position pendant cette crise du coup Donc déjà, je me permets de préciser qu'il n'y a manifestement pas de comparaison possible à l'heure où nous parlons et j'espère que ce sera le cas par le par la suite entre ce que nous vivons aujourd'anirus et et le Covid, il n'y a rien de comparable à ce que l'on puisse avoir une mesure, comment dire privative de liberté qui soit extrêmement temporaire sur une population très ciblée.

On parle d'une dizaine de personnes en l'occurrence en France pour éviter un risque euh important euh avec un confinement généralisé euh multiple d'ailleurs d'une population qu'elle soit d'ailleurs à risque ou pas avec des privations, des libertés individuelles très importantes he que ce soit la privation d'accès aux offices religieux que ce soit la privation simplement d'accès à l'extérieur y compris pour des enfants avec des activités sportives l'impossibilité de pouvoir même travailler en effet avec des conséquences économiques, sociales et j'ai envie de dire même psychologique mentale extrêmement importante sur notre jeunesse. Donc je crois qu'il y a pas de comparaison possible et le fait qu'il y ait pu avoir, ça a été d'ailleurs mon cas, une critique possible sur la gestion à l'époque du Covid dont on se rend compte d'ailleurs maintenant à postériori en comparant d'ailleurs les différentes réponses des pays que la réponse française n'a pas nécessairement été la plus efficace alors qu'elle a été la plus restrictive en terme de liberté. Voilà, ce qui m'empêche pas aujourd'hui de pouvoir dire que je ne suis pas auusqué sur le fait que bah voilà cette cette réponse ciblée et temporaire sur la dizaine de personnes concernées semble en tout cas de ce que j'en sais raisonnable.

La mairie de Vierzon récemment passée aux mains du Rassemblement national a annulé une cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Cette mairie a-t-elle prise une bonne décision ? Écoutez, moi je l'aurais tenu cette commémoration et je crois que ça aurait été l'occasion d'ailleurs de parler de des esclavagismes tabou, voilà, et oublié.

Je pense notamment à la traite arabo-musulmane qui a duré plusieurs siècles et qui a fait 17 millions d'esclaves. Je pense à la traite intrafricaine qui a fait 14 millions d'esclaves, c'est-à-dire plus qu'en l'occurrence la traite translatque qui est le seul sujet qui généralement occupe ces commémorations mises en place par madame Christiane Tobira. Ce serait aussi l'occasion de rappeler par exemple qu'un qu'un profil comme monsieur Bali Bagayoko, maire de de Saint-Denis, maire elle fi, a plus de chance d'être un descendant d'esclavagiste que moi, voyez-vous, euh puisque'en l'occurrence, il affirme venir d'une famille de nobles maliens qui pratiquaient jusqu'au 20e l'esclavage de manière structurelle.

Donc c'est une façon aussi quand même, me semble-t-il, ces commémorations, de rappeler qu'il n'y a pas qu'une mémoire et que cette mémoire de l'esclavage qui est évidemment une ignominie euh ne doit pas concerner uniquement la culpabilité euh des Européens et des Français avec évidemment à chaque fois euh un objectif euh politique biaisé. Et donc si on devait être juste, oui, il faudrait commémorer tous les esclavages pour que bien sûr cela n'arrive plus jamais. Votre tante Marine Le Pen se prépare à faire on est à 2 mois de la de la décision de la cour d'appel.

Elle se prépare à faire campagne ou elle se prépare à regarder cette campagne à la télé ? Je crois que Jordan Bardella comme Marine Le Pen d'ailleurs envisage toutes les hypothèses bien sûr et il travaille main dans la main pour appréhender cette campagne qui sera évidemment une campagne décisive puisque il me semble que le diagnostic vital de la France est engagé hein dans cette élection à tous les niveaux. D'ailleurs, c'est pourquoi moi j'ai fait le choix de de soutenir le candidat du Rassemblement national et que je regarde avec circonscription, si je puis dire, le le candidatur adverses qui se prétendent vouloir incarner un renouvellement, une rupture alors qu'ils ont participé du drame général.

Je pense à évidemment à monsieur Atal, à monsieur Philippe, Édouard Philippe qui se dit homme de droite et qui annonce dans son récent discours, vous le citez pas, lui c'est un bon candidat. Je je je finis sur Édard Philippe, je vous réponds sur Grenurot, mais Édouard Philippe qui se dit homme de droite et qui dans son discours de ce dimanche annonce d'ors et déjà des alliances avec la gauche dont on sait qu'il négocie en sous-marin avec monsieur Atal pour un un désistement réciproque dont la vice-présidente Sainthalie d'oiseau qui siège à mes côtés au Parlement européen ne vote pas la directive retour qui est à vocation à durcir la politique d'immigration européenne. Alors que dans le même temps, monsieur Édouard Philippe se dit vouloir là encore une réponse extrêmement volontariste en la matière [raclement de gorge] candidat de la droit et du centre.

Voilà. Mais donc tout ça pour dire que si Édouard Philippe par malchance était qualifié au second tour, il serait élu à l'éclé voix de gauche. Voilà.

Donc la seule véritable politique de droite et de rupture qui me semble possible et c'est pourquoi je l'accompagne, c'est celle portée bien sûr par le Rassemblement national. Quant à Bruno Rotaillot, puisque vous m'avez posé une question à ce sujet, je ne remets pas en cause la sincérité et la bonne volonté de monsieur Bruno Retaillot, mais je remets en cause un aujourd'hui sa possibilité à pouvoir emporter cette élection présidentielle d'une part et ses choix ses choix d'alliance. C'est un homme qui manifestement, il l'a rappelé, réitéré d'ailleurs aux élections municipales, a fait le choix de l'alliance avec la Macronie plutôt qu'avec le camp national, ce qui a permis de faire gagner la gauche à Marseille et à NIM.

Voilà, je le regrette. Est-ce que la Est-ce que la à mesure que la décision du tribunal approche, c'est dans moins de mois maintenant ? Est-ce que la pression monte au RN ?

Vous êtes inquiète. Non, mais je veux dire le le Rassemblement national est préparé à cette décision quoi qu'il arrive mais manifestement je veux dire et on voit bien d'ailleurs qu'il s'organise, ils ont tenu récemment d'ailleurs un grand colloque pour préparer, on va dire, les conditions de rédaction notamment du programme présidentiel auquel moi-même d'ailleurs, je compte bien pouvoir apporter aussi des propositions. Mais est-ce que parce que dans votre livre, je vous avais réçu reçu pour votre dernier ouvrage, vous disiez craindre que Jordan Bardella soucieux de conquérir le programme oublie les fondamentaux de la droite.

Ah non, je n'ai pas dit ça. Je n'ai dit pas ça dans mon livre. Ce que je dis c'est que quels que soient les partis d'ailleurs rassemblement national ou pas vigilant aux fondamentaux de la droite lorsque l'on se rapproche du pouvoir il y a toujours des mauvais génies évidemment pour vous expliquer que c'est trop compliqué que ce n'est pas faisable que c'est trop clivant et donc la tentation générale des partis politiques mais quel qu'il soit c'était pas du tout une critique à l'égard de ser vigilante dans le programme vous serez vigilante à ces fondamentaux de votre ancien fam c'est pas une question de fondamentaux même de l'ancienne famille politique ou de la nouvelle ou de l'actuelle c'est le sujet de savoir comment on fait en sorte de ne pas décevoir les Français avec un programme extrêmement ambitieux qui est le seul véritable programme d'ailleurs de rupture à tous les niveaux.

Moi, si je suis engagé en politique, c'est évidemment pour pouvoir changer les choses. Et donc, mon objectif dans cette campagne, c'est évidemment non seulement de contribuer à cette campagne électorale, d'apporter un réseau européen dont je dispose au côté de Georgia Méloni, au côté de six partis qui sont actuellement au pouvoir et demain, si l'honneur nous est fait d'arriver aux affaires, évidemment de de m'assurer que ce en quoi je crois soit véritablement appliqué. Mais je crois que cette volonté, elle est partagée à la fois par Jon Barda bien sûr et Marine Le Pen.

Marion Maréchal, invité des 4V. Merci beaucoup. Bonne journée à tous.