Xavier Bertrand invité de C'est pas tous les jours dimanche le 6 avril 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse directe
Vous dénoncez la victimisation de Marine Le Pen après sa condamnation. Vous êtes rassuré ou pas ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Vous parlez de violence verbale du RN. Quels risques voyez-vous ?
- 3:20OuverteRéponse directe
Gabriel Attal dit que Renaissance ne jette pas le discrédit sur la justice. Vous êtes plus proche de lui que des Républicains ?
- 4:42RelanceRéponse directe
Bruno Retailleux veut revoir la loi sur l'exécution provisoire. Vous soutenez cette idée ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Vous êtes opposé à une loi d'exception pour les politiques. Pourquoi ?
- 6:37OuverteRéponse directe
Les magistrats sont menacés. Le RN change-t-il de méthode ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Fait
« Le jugement de première instance est très clair. Elle a été reconnue coupable. »
- 5:20Fait
« Il est condamné à l'issue d'un premier jugement. Il fait appel. Donc à nouveau, il est présumé innocent. Vous me suivez ? »
- 6:02Promesse
« Je ne veux pas de loi d'exception pour les politiques. Je sais déjà quelle est l'image que nous avons. »
- 7:15Fait
« Le Front National a été condamné parce qu'ils avaient fait preuve d'escroquerie. »
- 12:50Promesse
« On va attendre 2 ans pour que la fin du mois cesse d'être le 15 du mois mais que ce soit le 30 du mois. »
- 17:42Fait
« On peut créer des barrières réglementaires, il y a la fiscalité. »
- 21:15Promesse
« Que les OQTF algériens soient pris par l'Algérie et que Boem Sansal soit enfin libéré. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[Musique]
L'autre invité de la semaine qui est en train de s'installer sur ce plateau, Xavier Bertrand, président de la région des Haut de France. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous ce soir dans c'est pas tous les jours dimanche. Pendant que la la grande majorité cette semaine de vos amis des républicains s'inquiétaient de de l'exécution provisoire décidée contre Marine Le Pen, vous avez pris le contrepied dénoncer ce qui tombe, je cite, dans le piège de la victimisation de Marine Le Pen. Vous avez même dit la chose suivante concernant la la manifestation de cet après-midi. Je n'ai pas envie qu'on joue un mauvais remake du Capitol. Vous avez été rassuré ou pas ?
Je pense que le Rassemblement national a un peu changé son fusil d'épaule. C'est que on a vu, il y a eu la déclaration de madame Le Pen siôt le jugement rendu très violente. Jordan Barella qui a parlé de la tyrannie des juges. Ensuite au 20h le TF1, elle a été dans le même registre très violente. Le lendemain sa conférence de presse était pareille et les questions au gouvernement ont montré qu'encore une fois le Rassemblement national montrait son vrai visage, que les dirigeants du Rassemblement national montraient son vrai visage et au départ c'était une manifestation qui devait avoir lieu.
Et moi je l'ai dit, on ne peut pas avoir une telle violence verbale sans qu'il y ait le risque à un moment ou un autre qu'il n'y ait des violences physiques. On a vu ce qui s'est passé aux États-Unis. Je n'ai pas envie à un moment ou un autre qu'on revive ça. Cette comment dire cet exemple du capital quand on voit on peut là encore et vous allez sans doute le faire contester ce qui a été dit à la tribune. C'était un rassemblement avec des discours. Il y avait presque un petit air de de François Fillon au Trocadero en en 2017. Non c'est pas initialement ce qui était prévu. Ouais.
Et une chose est certaine, c'est que vous avez entendu les propos de madame Le Pen cet après-midi, la violence à nouveau, la charge contre les magistrats. Et ça renvoie aussi une chose, si je suis là ce soir, c'est parce que je pense qu'il est important également que les électeurs du Rassemblement national et l'ensemble des Français puissent pouvoir se faire leur opinion. Je pense qu'il est important de dire la vérité et aujourd'hui de la part de Madame Le Pen, il y a un mensonge. Elle indique qu'elle est victime, victime d'une erreur judiciaire. C'est faux. Le jugement de première instance est très clair. Elle a été reconnue coupable. Bien évidemment, elle fait appel.
Elle est donc à nouveau présumé innocente en attendant l'appel. Mais aujourd'hui, très clairement ce qui a été dit, ce qui a été écrit dans le jugement est quelque chose aujourd'hui qui est irréfutable. Et encore une chose, j'invite ceux qu'il pourrait, je sais qu'il y a plus de 150 pages, à lire exactement ce qui est dit dedans, qu'il y a à la fois le travail d'enquête, mais il y a quelqu'un qui s'appelle Sophie Montel. qui était parlementaire européen du Front National, qui est venu expliquer le système et qu'à la barre du tribunal, d'autres parlementaires européens sont venus expliquer le système. J'ai entendu ce qu'a dit Marion Maréchal Le Pen tout à l'heure.
Alors, je je ne voudrais pas mettre en avant les questions que vous lui avez posé, mais quand même, on dit il y a pas eu d'enrichissement personnel, mais quand vous faites payer par le Parlement européen, c'est-à-dire monsieur Damel, votre argent, vos impôts, les miens, parce que c'est ça l'argent public pour faire payer le majord d'homme de Jean-Marie Le Pen, c'est quoi ça ? Quand vous ne dépensez pas à titre personnel de l'argent et que vous le faites payer par l'argent public, c'est quoi ? C'est du détournement de fond. Ils ont été condamnés pour cela et ça a été vrai pour les membres de sa famille. Il y a une empêche un débat sur l'exécution provisire. On va y revenir dans un instant.
Mais mais juste avant, je parlais de votre relative solitude cette semaine à droite sur cette tonalité. Je voudrais vous faire écouter ce que disait Gabriel Atal tout à l'heure au sujet de la différence entre sa formation politique Renaissance et les Républicains. Écoutez Gabriel Atal, certains font parfois mine de s'interroger, de demander ou de se demander ce qui nous distingue d'autres partes, notamment des LR. Ils en ont eu un exemple cette semaine. Nous, on ne jette pas le discrédit sur la justice en remettant en cause ses décisions ou en affirmant qu'il y aurait des juges rouges. Surtout dans un moment pareil, parce que nous, on défend notre état de droit.
Tout notre état de droit, rien que notre état de droit. Sur ce sujet, Xavier Bertrand, vous êtes plus proche de Gabriel Atal de Renaissance que des Républicains. Moi, je suis proche avec les Je suis avant tout proche de la conception de la démocratie qui est celle de beaucoup de Français très clairement. Hm. Aujourd'hui, si vous voulez être candidat à la présidentielle, vous devez faire preuve de probité, d'honnêteté. La deuxième chose, pour être candidat à la présidentielle, il faut s'engager à respecter les institutions, donc à ne pas remettre en cause les institutions, à ne pas remettre en cause l'institution judiciaire.
L'article 64 de la Constitution, monsieur Duamel, précise que le président de la République est le garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire. Toutes celles et ceux qui, d'une façon ou d'une autre, remettent en cause cette indépendance, et bien les Français doivent y regarder à deux fois. avant justement de Xavier Bertrand, vous parlez de l'indépendance de la justice, de la séparation des pouvoirs. Vous soutenez un candidat à la tête des Républicains, Bruno Rotaillot, ministre de l'intérieur qui s'est dit favorable comme François Baou fait de revoir la loi sur l'exécution provisoire, c'est-à-dire l'application immédiate quand il y a des peines d'inéligibilité.
Qu'est-ce que vous lui dites dans ce cas ? Vous dites quoi ? Tu te trompes Bruno ? C'est une bêtise. Moi je suis opposé. Moi, j'y suis opposé parce que la loi c'est la loi Sioti Le Pen, c'est bien celle-là où vous faites allusion, celle que monsieur Sioti veut faire voter pour permettre à madame Le Pen de ne pas subir l'exécution provise. On parle bien de ça. La loi d'exception, la loi Si le Penidat que vous soutenez soutient également. Et bien je dis à mes amis des républicains, ne votez pas cette loi. Voilà, voilà clairement ce que je leur dis parce que regardez regardez la situation. Vous avez quelqu'un qui est soupçonné justement d'avoir commis un meurtre.
Il est placé en détention provisoire, on est d'accord. Il est condamné à l'issue d'un premier jugement. Il fait appel. Donc à nouveau, il est présumé innocent. Vous me suivez ? Il reste en détention provisoire bien souvent. Ça s'appelle une exécution provisoire et il n'y a que les politiques qui seraient dispensé de l'application de ce texte. Donc, il n'y a aucun débat, Xavier Bertrand, à avoir sur le fait que malgré le fait de faire appel, d'être donc présumé innocent, innocente, l'inéligibilité s'applique comme un coup prêt dès le résultat de première instance. Je ne veux pas de loi aucun débat avoir. Je ne veux pas de loi d'exception pour les politiques.
Je sais déjà quelle est l'image que nous avons. Je sais aussi qu'aussitôt une telle loi serait discutée, une telle loi serait votée. Vous entendriez à nouveau et certainement raison, c'est tous les mêmes. Ils se protègent eux-mêmes. Parce que là, le sujet pour madame Le Pen, c'est qu'elle veut une immunité. Elle cherche une immunité, elle cherche à repousser au maximum les délais en espérant qu'élu elle bénéficierait de cette immunité. C'est pas le droit français ça quand même. C'est pas la conception de la justice. Et on va aller plus loin si vous le voulez bien sur la question de la séparation justement des des pouvoirs.
Vous vous rendez compte quand même que vous avez aujourd'hui la présidente du tribunal correctionnel qui a été menacée pour le jugement qu'elle a rendu. Elle met en danger les magistrats Marine Le Pen. Évidment évidemment. les propos de monsieur Bardella dès le lundi après-midi, les propos de madame Le Pen tout à l'heure, vous vous comprenez très clairement aujourd'hui qu'elle ne change rien à sa façon de faire. Et vous l'avez entendu cet après-midi, vous l'avez entendu sur votre plateau par madame Marion Maréchal Leben. C'est très clair. Ils disent toujours qu'ils n'ont commis aucune faute. Ils sont dans le déni.
Et encore une fois, qu'on dise la vérité aux électeurs du Rassemblement national pour bien voir la différence entre des dirigeants du Front National qui n'en sont pas leur premier coup. Rappelez-vous l'affaire des kits de communication où on s'est aperçu qu'il y avait eu escroquer condamnés. Le Front National a été condamné parce qu'ils avaient fait preuve d'escroquerie. C'est pas la première fois. Et des électeurs qui aujourd'hui eux sont en colère qui qui veulent que les choses changent et qui pensaient qu'on pouvait faire confiance aux dirigeants du Rassemblement national.
C'est la différence entre ces dirigeants qui exploitent la colère et des électeurs qui aujourd'hui, permettez-moi de le dire, on le voit dans tous vos sondages qui sont déjà passé à autre chose. Et et on va parler dans un instant des sondages. Mais là encore, Xavier Bertrand, je vous renvoie aux prises de parole de membres de votre formation politique qui a Bruno Rotailleux et puis il y a président du Sénat, Gérard Larchet, qui se pose la question de savoir si on n'est pas allé trop loin sur les lois concernant l'exemplarité des responsables politiques. Vous prêchez dans le désert, vous êtes tout seul.
par chez vous ce soir il y aussutre raison, c'est que moi j'ai pas peur des dirigeants du Rassemblement national parce je les connais je les connais les je les ai battu ces dirigeants dans les élections dans les Haut de France à différentes reprises ils ne me font pas peur et il faut aussi qu'on en arrête avec le fait de placer LFI d'un côté le Rassemblement national de l'autre comme l'épicentre de la vie politique française. Ça va faire demain une semaine qu'on parle de madame Le Pen. Les Français aimeraient bien tiens quand il y a des manifestations, quand il y a des meetings, tiens qu'on défile pour le pouvoir d'achat, pour l'hôpital, pour l'école, pour le logement. Voilà ce qu'on attend.
Et on parlera dans un instant des propositions d'une proposition faite par Gabriel Atal qui faisait un un meeting tout à l'heure au sujet du travail. Mais juste avant X Bertrand, vous parliez des sondages. Notre sondage est làable aujourd'hui pour la la tribune dimanche et et BFM TV montre que Marine Le Pen et Jordan Bardala, ils font quasiment jeu égal au premier tour de l'élection présidentielle en en 2027 à Yil Press 0,5. Euh est-ce que ceux qui font le paris que Jordan Bardella sera plus facile à battre que Marine Le Pen se trompe ? Si vous voulez battre les extrême, il faut faire reculer les raisons de voter pour les extrêmes. C'est ce que je fais dans ma région des Haut de France.
Mais vous voyez ce que vous venez de dire à l'instant, ça montre une chose. Depuis la semaine dernière, le Rassemblement national est en crise, en crise profonde, une crise de dirigeant. Parce que vous allez voir que d'un côté, il y aura les pros Marine Le Pen et il y aura les pros Jordan Bardella. Et tout à l'heure, votre invité d'avant là, elle était pas si à l'aise que ça quand vous l'avez posé la question. Ah décidément, vous avez bien écouté l'interview de c'est normal. J'intervenais après, je me doutais que vous alliez m'interroger là-dessus. C'est que ce parti est aujourd'hui en crise. C'est l'histoire de l'extrême droite qui est ainsi faite.
Vous savez, il y a pas de concurrence interne à droite au centre, ça n'existe pas ça. Écoutez, vous avez pas aujourd'hui une situation judiciaire qui qui met une telle épée de Damocl sur les candidats. Maintenant, si vous voulez me faire dire que c'est facile sur l'ensemble du bloc central, je veux pas vous dire le contraire. Bon, maintenant on va jusqu'au bout. Vous avez vu aussi ce qui s'est passé sur les soutiens qui sont exprimés cette semaine. Les soutiens monsieur Salvini, monsieur Vilders au Pays-Bas, monsieur Bolsonaro, monsieur Musk, monsieur Urban, monsieur Poutine et et monsieur Trump. C'est quoi le point commun entre tout cela ?
Ce sont ceux qui dans leur pays ont dénoncé les décisions de justice. Ce sont ceux qui ont remis en cause l'indépendance de la justice. Bien, je suis désolé quand vous avez de tels soutiens, ça montre encore une fois autre chose, c'est que le vernis est en train de craquer, que quand il y a des difficultés, vous revoyez le vrai visage du Rassemblement national en tout cas de ce dirigeant.
Xavier Bertrand, toujours sur ce sur ce sondage puisqu'il est intéressant au-delà des leçons que l'on peut en tirer concernant le Rassemblement national, on peut également y voir des dynamique euh en ce qui concerne ce qu'on appelle le socle commun, c'est-à-dire ceux qui aujourd'hui contribuent au gouvernement, Renaissance, le modem, votre parti, les républicains. Euh le candidat le mieux placé, c'est Édouard Philippe. Il fait plus du double de Bruno Rotaillot quand il est en lig quand il est testé. C'est Édouard Philippe aujourd'hui le mieux placé de votre espace politique, si j'ose dire, pour pour 2027. Elle a lieu quand l'élection présidentielle ?
Elle a lieu dans un peu moins de un peu plus de 2 ans. Ouis. Et vous savez à quel moment les enquêtes d'opinion, les intentions de vote auront certainement un peu plus d'importance aux yeux des français ? Pour ma part, je suis persuadé que ce sera à partir de septembre 2026. On sera à peu près à 9 mois de l'élection préentielle. Et là, les Français regarderont Bruno Rotaillo à 8 % pour tous ceux qui à droite considèrent que que c'est le renouveau de la droite et que c'est la planche de salut de la droite pour gagner avec son président. pas l'orter.
Voilà, c'est très clairement la raison pour laquelle moi je travaille pour qu'il y ait une candidature qui puisse être une candidature de rassemblement. C'est le sens de mon action. C'est le sens la façon don en ce qui me concerne, je me prépare, vous le savez, vous m'avez déjà interrogé là-dessus. Mais très clairement aujourd'hui, vous pouvez avoir plein de candidats. Je ne suis pas sûr que tous les candidats les plus solides soient aujourd'hui testés dans les sondages. C'est pas le moment des sondage. Les meetings d'aujourd'hui n'ont quasiment pas parlé des problèmes des Français.
Et les sondages d'aujourd'hui traduit juste une chose, quelle serait la donne politique au lendemain de la condamnation de Madame Le Pen ? Rien de plus. Je voudrais qu'on écoute comme promis un extrait du discours de Gabriel Atal qui au-delà de son poste de secrétaire général de Renaissance assemblé qui une forme de discours de de candidat de futur candidats à l'élection présidentielle. Écoutez Gabriel, demain nous devrons vraiment bâtir une préférence française pour le travail en répondant à cette colère des Français qui bossent et pourtant pour qui le travail paye mal.
cette colère face au travail qui paye mal, à l'inactivité qui paye mieux, à l'accession à la propriété devenu quasiment impossible quand on n hérite pas. Vous êtes d'accord avec Gabriel Natal, vous qui incarnez une forme de je sais pas si on peut dire une sorte de droite sociale ce son discours sur le travail et on va attendre 2 ans pour ça. On va attendre 2 ans la campagne présidentielle pour faire en sorte que ceux qui bossent aujourd'hui gagnent vraiment bien leur vie. On va attendre 2 ans pour que la fin du mois cesse d'être le 15 du mois mais que ce soit le 30 du mois.
Une proposition très claire, je l'ai faite encore hier dans le Var à Brigol avec des entrepreneurs, avec des élus, avec des salariés qui étaient là. Vous voulez une chose, on parle de la simplification de la fiche de paye. Sur la fiche de paye, il y a une chose qui est importante, que le net se rapproche du brut. Vous baissez les dépenses publiques, vous baissez les charges salariales, je la su. et sur la tonalité de de de Gabriel Atal. Est-ce que au fond quand vous écoutez ce discours, vous vous dites "C'est quelqu'un avec qui je pourrais travailler ?" Bah écoutez très très clairement aujourd'hui il faut savoir.
Moi, je dis ni LFI ni Rassemblement national et il faudra rassembler entre ni LFI ni rassemblement national. C'est ça ma conviction. Mais on peut aller plus loin rassembler. Ça veut dire que il faut que il y ait un candidat qui représente à la fois la force politique de Gabriel Natal, Renaissance, le modem et les Républiquains. Un seul même candidat au deuxème tour. Oui, bien sûr. Je parle au deuxème tour. Non, parce qu'au deuxième tour, il faut aussi qu'on arrête de se faire peur avec Jean-Luc Mélenchon et le Front National. Je suis désolé, monsieur Mélenchon non seulement ne sera pas en position d'être au deuxème tour, mais en plus il a peur d'être au deuxème tour.
C'est quelqu'un qui ne recherche pas l'élection. Il ne cherche que le pouvoir par la rue. Il ne cherche qu'à intimider par la rue. C'est ça aujourd'hui, monsieur Mélenchon. Mais une chose est certaine, c'est qu'il faudrait être capable d'avoir un projet de rassemblement qui parle à tous les Français, tous sans exception. Voyez, je vous le dis, une évidence aujourd'hui, c'est qu'on est obligé très clairement d'envisager ce rassemblement. Moi, c'est ma conviction prouvante. Mais vous voyez, on a parlé du travail là dans le discours de de monsieur monsieur Atal.
Mais il faut bien voir aussi que pour les Français, pour de très nombreux Français et pas seulement les plus jeunes, il y a une question, c'est gagner bien sa vie, c'est la rémunération, mais c'est aussi la considération de son travail, la considération dans son travail, la progression que vous avez dans votre travail. C'est ça aujourd'hui qui importe. On ne peut pas continuer à parler du travail comme on en parlait voilà quelques années. Cette relation au travail, on a besoin de ce débat. D'ailleurs, regardez pourquoi la réforme des retraites a suscité tant d'opposition, tant de friction dans notre pays.
C'est parce que les Français veulent qu'on repose la question du travail et pas c'est pas les Français, c'est pas qu'ils veulent pas travailler, c'est que cette relation a changé surtout depuis le Covid. Et tant que vous continuerez à parler du travail en disant uniquement uniquement faut travailler plus, vous comprendrez qu'il y a beaucoup de Français qui n'écoutent pas. Et en plus, moi j'oublie pas ceux que j'ai vu en rentrant agents de sécurité comme si j'étais venu très tôt le matin, les agents de propreté ou celles et ceux qui sont dans les services à la personne en 30 ans de carrière mais leur rémunération va progresser que de 100 € et on continue à fermer les yeux là-dessus.
Moi, je me bats pour eux aussi et c'est avec des solutions pour eux que je viendrai le moment venu faire des propositions. Faire des propositions puisque alors qu'on a vu aujourd'hui deux meetings de potentiels candidats à l'élection présidentielle, euh vous comptez tou comptez toujours être sur la ligne de départ pour 2027. À chaque fois que je viens dans cette émission le dimanche à 18h ou à 18h30, vous me posez la question et je vous ferai la même réponse. Donc oui, vous êtes sur les rang pour 202. Je vous fais la même réponse et je m'y prépare en ne commettant pas les erreurs de la fois dernière. C'est-à-dire, non, je je l'ai déjà fait, on va passer.
Attendez, je viens de vous dire que moi ce qui m'intéresse, c'est de parler des problèmes des Français et on va pas parler de moi à chaque fois. Mais vous dites de ne pas vouloir reproduire les les erreurs du passé. Je voudrais Xberton qu'on parle de deux sujets internationaux. L'un est économique pour commencer cette question des droits de douane qui ont été imposés par Donald Trump qui vont vont l'être. François Baot évalue l'impact de ces de ces tarifs comme on dit à 0,5 % du pip sur la croissance. Est-ce qu'il y a eu trop de naïveté au fond ?
Parfois quand on écoute les responsables politiques français européens, on a le sentiment qu'il n'était pas prêt alors même que pour le coup Donald Trump ne fait que mettre en œuvre ce qui était des promesses électorales. Trump, il y a toujours un principe. Un, il dit toujours les choses avant, c'est ce qu'il fait. Et deuxièmement, Trump, il est en campagne électorale permanente. En campagne électorale permanente. Il est déjà en campagne pour ses élections de mi-terme, de mi-mandat, parce que s'il perd ses élections de minterme, c'est quelqu'un qui va finir justement sans avoir le moindre pouvoir. Donc c'est ce qu'il fait.
Maintenant, j'espère aussi qu'au niveau européen, on a bien anticipé les choses parce que qu'est-ce qu'il y a sur la table pour résister et pour justement engager un rapport de force ? Il y a la question de droite douane de notre côté, mais on peut peut-être les cibler de façon plus intelligente possible. Vous avez la question du réglementaire. On peut créer des barrières réglementaires, il y a la fiscalité. Il y a aussi faut faire de l'œil pour dil faut mettre en œuvre les mêmes droits de douane que Donald Trump a décider sur les produits qui sont importés aux États-Unis ? Vous m'avez pas totalement écouté, je viens de vous dire qu'il y a plusieurs armes qui sont à notre disposition.
les droits deam, le réglementaire, le fiscal et aussi et aussi un sujet qui concerne les fameux GFAM, les Google, les Amazon et autres dont on sait depuis des années des années qu'ils utilisent vos données persos à vous, mes données persos, mais qu'il ne nous rétribuent pas pour ça. Et bien dans ces cas-là, de pouvoir les taxer, c'est aussi l'un des sujets qui est sur la table. Mais une chose est certaine, c'est que si l'Europe ne le fait pas, on ne pourra pas négocier. Puis aussi autre chose, c'est 0,5 % de baisse du PIB, c'est pas une fatalité, hein.
Il y a rien qui nous empêche, et moi je veux proposer gouvernement qu'on ait aussi un plan de relance dans certains domaines qui ne dépendent absolument pas de monsieur Trump, mais regardez les travaux publics, le bâtiment, la construction, le logement. Qu'est-ce que l'on attend dans ces cas-là pour prendre de nouvelles initiatives ? Alors, à Ber, on va me dire ça coûte. C'est vrai qu'il y avait des dispositifs comme notamment des dispositifs fiscaux. On a parlé du pinel à une époque qui coûtait quand ça coûtait, tenez-vous bien, 100 €. Vous savez combien ça rapportait ? 165 €. C'est pas moi qui le dit, c'est la cour des comptees.
Qu'est-ce qu'on attend pour relancer aussi sur notre parti, notre économie pour ne pas subir de plein fouet les décisions de monsieur ? Est-ce qu'il faut Xavier Bertrand que les Français se préparent à voir de l'inflation quant aux produits qu'ils achètent, avoir aussi un certain nombre d'emplois qui sont supprimés. Est-ce qu'il faut dire la vérité aux Français sur l'impact économique de ces droits de douanes décidé par Si nous subissons ce choc sans réagir, si nous subissons ce choc sans prendre de nouvelles initiatives notamment comme je viens de vous le dire, ça peut être le cas, mais vous savez où ça va risquer de se produire en premier l'inflation là, les perdes d'emploi aux États-Unis.
Et on va voir et c'est pour ça qu'il est important d'être très ferme parce qu'on va voir combien de temps monsieur Trump va pouvoir tenir parce que chez lui, on le voit bien, ses sondages sont déjà calamiteux. La bourse, elle est très importante. C'est pas seulement parce que les grandes entreprises ont ses soutiens, mais c'est parce que les retraités américains, leur retraite est indexée sur le cours de la bourse. Et quand la bourse aux États-Unis baisse, bien ça fragilise les retraites des Américains. On va voir combien de temps il tient. C'est pour ça qu'on a besoin d'être très ferme, mais surtout de comprendre une chose.
Il y a une chose qui est interdite en politique aujourd'hui, c'est la naïveté. Et d'ailleurs, monsieur Trump sont bien embarrassés hein, ceux qui étaient là à dire que monsieur Trump c'était génial, c'était formidable. Si c'était formidable, c'est pour les Américains, pas pour les Européens. Nous, on doit apprendre à faire sans les États-Unis. Pendant des années, c'était autrement. Il faut être capable de faire sans. Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison de demander aux entreprises françaises de ne plus de ne plus investir aux États-Unis ? Ça fait partie des armes qui sont sur la table. Est-ce que ce seront les armes les plus efficaces ?
Faut discuter au niveau européen, mais ça doit faire partie justement des choses à mettre sur la table. Et boycotter les produits américains. Vous citiziez les GF femmes. Est-ce qu'il faut que par patriotisme momentanément les Français disent Netflix, Amazon, Google, on arrête ? Attendez. Le vrai sujet. Vous avez quoi comme solution de remplacement ? C'est d'ailleurs pour ça que sur l'intelligence artificielle, on a intérêt à avoir une intelligence artificielle à la française. Voilà pourquoi on a intérêt très clairement à faire le choix admistral et que l'État aussi puisse jouer cette carte de façon à ce que demain on soit pas pris au dépourvu comme vous venez de le démontrer.
X Bertrand, je voudrais qu'on dise un mot pour terminer des relations entre la France et l'Algérie. Jean- Noël Barreau était à Alger aujourd'hui. Le lien semble se racommoder. Une nouvelle phase entre Paris et Alger. Et voilà, on voit les images de de Jean-Noel Barreau qui est à Alger, la reprise de la de la de la coopération. Jean-Noel Barreau qui a également rencontré le le président algérien Abdel Majid de Teboun. Bon bah, la diplomatie a gagné sur la stratégie du bras de fer de Bruno Rota. C'était ça ce qu'il fallait pour racommoder les liens entre par Il fallait deux choses.
Il fallait que le ministre de l'intérieur dénonce la situation et notamment sur les OQTF, les obligations de quitter le territoire que les Algériens ne voulaient pas reprendre. Maintenant, il est tout à fait normal et c'est une bonne chose que le ministre des affaires étrangères soit en Algérie suite à l'échange qu'il y a eu entre le président algérien et le président Macron. Maintenant, qu'est-ce qui m'importe ? Quel est le résultat qu'on attend ? Que les OQTF algériens soient pris par l'Algérie et que Boem Sansal soit enfin libéré. Voilà les résultats qu'on attend. Ça passait par une initiative diplomatique, elle est là, tant mieux.
Mais attendez, Xavier Bertrand, vous voyez bien que vous avez eu un ministre de l'intérieur, je rappelle que vous êtes un de ses soutiens, Bron Taillot, qui n'a cessé de dire que l'Algérie humiliait la France, euh qui n'a cessé de dénoncer un certain nombre de ressortissants frappés d'obligations de quitter le territoire français qui n'étaient pas récupérés par le pouvoir algérien. À ce que je sache, ces ressortissantsl ne sont toujours pas récupérés par Alger. Et vous avez un ministre des affaires étrangères qui se rend en Algérie en expliquant que c'est un une nouvelle phase d'égal à égal entre la France et l'Algérie.
Pardonnez-moi, ce n'est pas la ligne de Bruno Rotaillot qui semble prévaloir aujourd'hui au gouvernement de la France. Vous pensez sincèrement que si rien n'avait été dit par Bruno Retaillot ou par d'autres, pensez sincèrement qu'il y aurait eu cette rencontre aujourd'hui ? Non. C'est parce qu'il y a eu aussi cette dénonciation, qu'il y a eu l'initiative du président de la République que ça c'est possible. Mais ce qui m'intéresse au-delà de cette rencontre, c'est que derrière, je vous le redis, les ressortissants algériens qui n'ont rien à faire en France quittent le territoire soit repris par l'Algérie et que Boem sans salle soit libéré le plus vite possible.
Laurent Voquier, le concurrent de de Bruno Roto, je sais pas s'il faut dire concurrent ou adversaire, vu la l'état de la campagne au sein des républicains, dit "On est en train de de capituler, ben on va le voir la question des résultats pour commencer les OQTF et Boem sans sal et réponse très rapidement mais je pense que ce qui a été engagé nous permet aujourd'hui notamment pour Boem Sans sal d'être plus optimiste qu'il y a quelques semaines. En tout cas, c'est mon vœu le plus cher." Xavier Bertrand, encore un mot sur la compétition interne au sein des républicains puisque je je le dis, vous êtes un soutien de Bruno Retaillot, il y a Laurent Vier en face.
Laurent Voki qui continue d'expliquer que on n'est plus libre pour diriger sa famille politique quand on ne fait pas partie du gouvernement, quand on a une liberté de critique de l'action gouvernementale. Est-ce que ça vous ne craignez pas que ce soit un argument qui finisse par imprimer aux oreilles des militants les républicains qui parfois voi un gouvernement de François Baou qui c'est un euphémisme ne semble pas submergé par les initiatives dans les mois qui viennent. Là vous parlez du gouvernement ou du premier ministre ? Ben ça me paraît être à peu près amalgamable.
Non non parce que il y a une chose qui pour moi est très importante aujourd'hui, c'est que le gouvernement agit c'est dans tous les domaines. On voit les initiatives que prend Bruno Retaillot, mais je vous le dis dans d'autres domaines, le pouvoir d'achat, le pouvoir de vivre, là il faut des résultats. Et moi, je sais que c'était un peu la tonalité ce matin. Tiens, c'est le jour de lancement de la présidentielle. Écoutez, si dans cette présidentielle on parle aussi peu des problèmes des Français, je suis désolé, elle va pas passionner grand monde. C'est ça où j'attends le gouvernement. J'ai vu l'interview du Premier ministre aujourd'hui.
La priorité, pardonnez-moi, c'est pas le scrutin proportionnel avant les avant les vacances. Ce qui m'intéresse avant tout, je vous l'ai dit tout à l'heure, le logement, l'école, la santé, comment on fait pour justement apporter des réponses au problèmes des Français ? C'est ça. C'est quoi ? Il y a une forme de il y a une forme d'immobilisme pas, on peut pas se payer de l'immobilisme et vous l'avez dit tout à l'heure, il y a des menaces au-dessus de nos têtes des menace économique, géopolitique. Si nous en plus on est dans l'inertie, alors ce ne sera pas possible et on fera le bonheur de celles et ceux qui ont besoin que la France aille moins bien.
Moi, je me bats tous les jours dans ma région et dans le débat public national pour que les choses aillent mieux pour les Français. et mon moteur. Mais c'est-à-dire que quand il parle de la loi Paris Lyon Marseille, de la loi sur le divisé le public, de la loi sur la proportionnelle, écoutez, tout est important mais jusqu'à preuve du contraire, c'est pas ça qui va remplir plus facilement le frigo des Français. Merci beaucoup Xavier Bertrand d'avoir été l'invité de C'est pas tous les jours.