Le gros tacle de Joëlle Dago-Serry à Dupont-Aignan : "Vous êtes un étatiste de la pire espèce !"
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Chèque pour les médias. Chaque Français donnerait un chèque média pour éviter le subvention de toujours les mêmes. Et chaque Français choisirait son média, subventionnerait son média. Mais qui paie ce chèque ? Les 4 milliards qu'on donne à l'audiovisuel public, on économise la moitié. Et les 2 milliards qui restent, les Français les donneraient aux médias de leur choix, 50 euros par an.
Face au GG, le candidat à l'élection présidentielle, maire d'hier, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour à vous. Avec ce livre 2027, la liberté ou la mort, aux éditions Fayard.
Vous êtes le 31ème candidat ?
Ce n'est pas la question. On verra sur la ligne de départ à la fin.
Pour l'instant, vous n'êtes pas sur la ligne de départ.
Personne n'est sur la ligne de départ.
La ligne de départ, c'est quand on a nos 500 parrainages.
Mais je l'ai déjà eu, et je suis maire moi-même, il y a beaucoup de maires qui me font confiance. Et j'espère que, bien sûr, je ferai tout pour être sur la ligne de départ. Ce que je veux dire, c'est que ça va s'écrémer. On nous refait le coup à chaque fois. Voilà, c'est un marronnier. Bon, il y aura à la fin une dizaine de candidats.
Vous voulez y retourner ?
J'y serai pour une raison très simple, unique. Unique. Et c'est le thème de mon bouquin, de ce livre. C'est que je pense que je serai le seul pendant cette campagne à demander la sortie de l'Union Européenne pour reprendre notre liberté. Parce que j'ai analysé, après des années de vie politique, j'ai changé d'avis là-dessus. Je pensais qu'on la changerait de l'intérieur. Et j'explique dans ce livre pourquoi on ne peut plus la changer de l'intérieur. Et pourquoi il y a un moment, si on veut résoudre nos problèmes, industrie, agriculture, sécurité, immigration, énergie. Il y a un moment, il faut dissoudre l'Union Européenne. Il faut sortir.
Appeler d'autres pays à sortir avec nous et reconstruire une Europe très légère. Frexit. Ce n'est pas obligatoirement le Frexit. Le Frexit, l'Angleterre, est sorti seule. Je veux qu'on sorte et qu'on appelle d'autres pays à reconstruire un truc qui marche. C'est-à-dire une Europe qui marche. Elle a marché à une époque.
Qui aurait envie de venir avec nous dans cette affaire ?
La France est un grand pays. Et la France a porté toujours un idéal de liberté. On ne peut pas continuer à voir nos décisions de vie quotidienne, prises par des gens non élus, souvent corrompus, qui nous entraînent vers la guerre, qui nous mettent dans la paupérisation. C'est un suicide civilisationnel. Et moi, je pense qu'à un moment, la France, c'est un grand pays, et que les Français doivent reprendre leur liberté. Ils doivent décider pour eux-mêmes. Parce que le problème, et j'analyse dans le livre, thème par thème, pourquoi on est paralysé ?
Pourquoi rien ne change ? Oui, mais ce n'est pas un peu facile de dire que si en France, rien ne va, c'est à cause de l'Europe. Prenons un exemple concret. Tout à l'heure, on en débattait. En 2025, 60% des étrangers en rétention, qui sont donc dans les centres de rétention, les fameux CRA, qui ont été créés dans les années 80, donc 60% des étrangers, quand ils sortent de ces CRA, ne sont pas expulsés. Ça, ce n'est pas un problème européen. C'est parce qu'on n'y arrive pas. Mais c'est un problème français.
Dans mon livre, je ne mets pas tout sur l'Europe. Je dis simplement que, par exemple, sur l'immigration, soyons clairs, si on veut avoir une politique migratoire qui marche comme tous les pays du monde, sauf ceux de l'Union Européenne, il faut contrôler sa frontière. Le Premier ministre espagnol a régularisé 500 000 personnes. Ils peuvent venir en France. À quoi ça sert ? Il y a un moment, j'ai analysé, j'ai pris des exemples étrangers, des petits pays, entre guillemets, beaucoup plus petits que nous, ont les leviers de manœuvre, peuvent décider pour eux-mêmes, et sont d'ailleurs beaucoup plus responsables d'eux-mêmes. J'analyse dans le livre comment...
Mais il n'y a pas de pays modèle, il y a des pays dans le monde, mais il y a des pays, la Suisse par exemple, en matière agricole. C'est un pays libéral, c'est un pays ouvert, et en même temps, protectionniste. Il y a une politique agricole nationale qui marche très bien. Le Canada a une politique agricole nationale. Nous, on déverse 15 milliards net, c'est-à-dire on donne 15 milliards de plus qu'on reçoit à l'Union Européenne, et on a une politique agricole suicidaire qui est en train de tuer notre élevage. Le traité Mercosur, on a été mis en minorité.
Donc, il y a un moment, énergie, agriculture, sécurité, immigration, j'explique, c'est concret, j'ai voulu aller au fond des choses, j'ai mis deux ans à écrire ce livre. J'ai expliqué qu'un pays ne peut résoudre ses problèmes que s'il a la capacité de le faire. Alors bien sûr, il y a des défauts français. Je n'ai jamais dit que ce serait la solution miracle. À la fin du livre, je fais un scénario fiction.
Les normes françaises, ce n'est pas des normes européennes, c'est des normes qu'on rajoute aux normes européennes. Il y a les deux.
Je dis dans le livre, une fois qu'on a retrouvé notre liberté et notre démocratie, parce qu'il y a un problème démocratique en France, je propose le RIC, le référendum, je veux un usage à la Suisse, une fois qu'on a retrouvé la démocratie et la liberté, il va falloir se retrousser les manches, oui. Mais on ne peut se retrousser les manches que quand on prend les décisions pour nous-mêmes. C'est pareil pour un individu, un individu, madame est coach, je crois, un individu ne peut se libérer et aller dans une bonne direction que s'il est libre de lui-même.
Joël Dagosseri, Jean-Bonne-Louis, là-bas. Je suis complètement d'accord avec vous. Moi, je prône l'émancipation, mais malheureusement, ce n'est pas ce que j'ai retrouvé dans votre livre. Parce que vous, monsieur Dupoignan, vous voulez vous émanciper de l'Europe, d'accord ? Ça, j'ai bien compris. Et ça porte à confusion. Parce que le titre, c'est « La liberté ou la mort ». Moi, quand je lis ça avec mes positions libérales, je me frotte les mains. Je me dis « Ah, waouh ! » Là, je vais prendre du plaisir. Attention. Et puis, plus je lis le livre, et plus ça se coince. Ça commence à devenir désagréable. J'ai l'impression qu'on me prend en tenaille.
Parce qu'en fait, vous, vous voulez vous émanciper de l'Europe, mais par contre, à l'intérieur du pays, de l'Union européenne, oui. Il y a une belle Europe. Complètement.
Et il y a eu une défiguration de l'Europe.
On se libère donc de l'Union européenne, mais pour être enchaîné à l'intérieur du pays. C'est-à-dire que vous êtes un étatiste de la pire espèce, pardon de dire ça comme ça. Un étatiste ? Vous êtes un dirigiste, un étatiste. Subvention à gogo, blocage des prix. Mais c'est LFI. C'est LFI déguisé en liberté. Donc, excusez-moi.
Allègement des charges sur les PME. Il y a mesure de liberté individuelle. Je refuse le système DSA. Liberté sur les réseaux sociaux. Chèque pour les médias. Chaque Français donnerait un chèque média pour éviter le subvention de toujours les mêmes. Et chaque Français choisirait son média, subventionnerait son média. Mais qui paie ce chèque ? Les 4 milliards qu'on donne à l'audiovisuel public. On économise la moitié. Et les 2 milliards qui restent, les Français les donneraient aux médias de leur choix, 50 euros par an. Oui, il y a beaucoup de propositions libérales dans le livre.
Oui, il y a beaucoup de libérales. Oui, il y a des propositions libérales. Et des baisses d'impôts, de charges. Oui, d'accord. Mais on est quand même sur un logiciel assez dirigiste avec une renationalisation d'EDF, par exemple.
Mais oui, mais parce que EDF, c'est l'escroquerie du siècle. On paye l'électricité deux fois plus cher qu'avant. J'estime qu'on peut avoir du libéralisme pour les paiements.
Les autoroutes aussi ? Les autoroutes, bien sûr. Les autoroutes, ça coûte 50 milliards. Mais vous plaisantez ? Renationaliser EDF, ça coûte 50 milliards.
EDF, c'est déjà fait. EDF, c'est déjà fait. Je propose, c'est déjà renationalisé. Je propose de sortir du marché européen, de retrouver la liberté.
Comme l'ont fait certains pays européens.
L'Espagne et le Portugal, c'est tout à fait jouable. On diminuerait la facture d'électricité de 30%. Ça, c'est prouvé. Deuxième point, les autoroutes, c'est du racket. Du racket organisé. Le renouvellement des concessions...
Vous payez un péage aussi.
Le renouvellement des concessions permet d'arrêter ce racket. C'est un racket de 4 milliards d'euros sur le porte-monnaie des Français. Et vous enlevez le péage ? Et vous enlevez le péage ? Et je mets une taxe sur les camions étrangers qui traversent la France. Pour entretenir dans votre réseau. Et ça marche très bien.
Vous reconnaissez quand même que l'Union Européenne, pour vous, c'est un super bouc émissaire quand même. Parce que je regarde aujourd'hui au sein de l'Union Européenne, on a des pays... L'Allemagne s'est réformée tout en étant au sein de l'Union Européenne. L'Irlande a des caisses qui débordent. Ils ne savent même plus quoi faire en fait de leur argent. Alors qu'ils sont dans l'Union Européenne. Donc reconnaissez quand même que nous avons des marques de manœuvre que nous n'actionnons pas tout en étant à l'intérieur de l'Union Européenne.
C'est une très juste question. Je pense cependant que sur les grands défis d'aujourd'hui, nous sommes paralysés par une prison qui s'appelle l'Union Européenne. Tout est décidé par des gens qui ne sont pas élus. Et la crise démocratique, la vraie crise démocratique... Pourquoi les Français, j'ai entendu vaguement la fin de votre émission, sont écoeurés de tout ? Parce qu'ils élisent des gens qui ne servent à rien. Ils ne servent à rien nos élus puisqu'ils ne décident plus rien. Ils vont à Bruxelles. Ils vont à Bruxelles demander des ordres de gens qui ne sont pas élus. Moi je veux remettre en marche la démocratie française. C'est un changement fondamental. Après les Français trancheront.
Ils trancheront s'ils veulent plus de libéralisme, moins de libéralisme. Mais est-ce qu'on ne peut pas un jour faire confiance au peuple français ?
Ça je suis d'accord.
Jean-Loup, bon ami. Quand même un jour. Attendez, le peuple français il a été bafoué, il avait voté non en 2005. On l'a bafoué.
D'accord. Mais le peuple français il n'a pas donné une majorité ce qui fait qu'on est dans...
Oui mais parce qu'il a bien compris que c'était des pantins et qu'on mettait des gens qui allaient chercher des ordres ailleurs. Nous sommes un pays colonisé par les Etats-Unis, par la Chine, par Bruxelles. Et à un moment il faut se décoloniser. D'aller reprendre notre liberté.
Jean-Loup, le bois du petit l'ail. Ah bah moi j'ai beaucoup apprécié votre livre qui est argumenté, documenté. Donc vraiment j'en recommande vivement la lecture à tous nos auditeurs. Et donc vraiment le livre est très intéressant. Surtout je remarque quelque chose, c'est que les gens du camp d'en face, les européistes ne répondent jamais sur le fond. C'est des propos généraux à dire oui mais tout seul, on ne peut pas y arriver, on est trop petit. Alors que vous donnez l'exemple de beaucoup de petits pays, même l'Australie, la Nouvelle-Zélande, qui fonctionnent très bien sans être dans ces grands ensembles mortifères comme l'Union Européenne.
Et je vois que les européistes ne répondent jamais sur le fond, sur le marché européen de l'électricité, ils ne répondent jamais. Voilà, donc je constate déjà ça. Je constate également que vous êtes l'un des rares à parler de l'international. Vous avez une vraie connaissance, une vraie connaissance des pays, du monde africain, du monde arabe. Et enfin, vous pointez du doigt justement que nos gouvernants, on en parlait tout à l'heure à propos de M. Lecornu, ne gouvernent plus rien, n'ont plus aucun pouvoir. Ce sont les golaïteurs de la province France, dans l'ensemble germano-européen qui nous colonisent. Donc bravo pour votre livre.
Et donc justement, comme on parlait de l'international, il faudrait qu'on aille un peu sur un autre sujet. J'aimerais savoir votre position sur la crise iranienne et que feriez-vous si vous étiez aux affaires ?
J'ai été un des rares à contester cette décision de bombardement. Et bien bravo. Et j'ai été là aussi mis à l'index. On ne change pas un pays en bombardant ces populations. J'ai dit à l'époque, mais ultra minoritaire, j'ai dit que plus on allait bombarder les Iraniens, plus le régime allait se renforcer. C'est une évidence, c'est du bon sens. Et voilà, on arrive à une catastrophe. Et je veux aussi, pas seulement l'Union Européenne. En fait, je pense que les dirigeants français sont exactement comme les dirigeants des anciennes colonies françaises, complètement aliénés dans leur tête à des intérêts étrangers qui pillent le pays. Je pense ça vraiment.
Et je pense que nos dirigeants français ne sont plus aptes parce qu'ils ont peur de diriger. Ils ont peur d'assumer leur choix. Et les Français les respecteront. On peut respecter un adversaire. Vous voyez ce que je veux dire ? On peut être en désaccord avec la politique que je propose dans la troisième partie. Mais au moins, on reconnaîtra que je traite les Français en adultes. Et quand je vois les forces politiques qui se dessinent pour la présidentielle, moi, je ne pensais pas être candidat à nouveau. Je vais être très franc avec vous. Je m'étais dit, allez, une quatrième, c'est fini, j'arrête.
Et quand je vois cette espèce de déliquescence morale, psychologique de nos candidats à la présidentielle, qui veulent plaire, plaire, plaire au système. Même Jordan Bardella ? Qui veulent tellement plaire au système que nous, on a beaucoup d'adhérents du RN qui viennent à debout la France, tout simplement parce que, ou de LR, ou de gauche parfois, gauche républicaine, parce qu'ils disent, au moins, il y a une ligne. Je vais défendre à la présidentielle une ligne. Et je suis totalement libre dans ma tête.
Totalement libre. Alors, attendez, parce qu'il reste beaucoup de temps. Abel. Vous êtes quand même un phénomène politique. J'étais taquin, je dirais, un mix entre Pierre de Coubertin et Highlander. J'ai l'impression que depuis que je suis adulte, je vous vois à toutes les élections présidentielles. Pour être plus sérieux, vous êtes un homme très cultivé. Et je pense qu'il y a une chose qui n'est pas faite au hasard, c'est déjà le titre du livre, La liberté et la mort, c'est le titre du roman de Nikos Kazantzakis, qui est sorti dans les années 50, qui parlait déjà de la bataille des Crétois contre l'emprise de l'Empire ottoman.
Et quand on lit votre bouquin, on voit que vous étiez le Crétois et l'Empire ottoman. C'était d'abord l'UMP qui avait trahi le gaullisme et trahi Philippe Seguin. Et vous invitez les Français à être ces Crétois qui vont... L'Empire ottoman, aujourd'hui, c'est la mondialisation, l'OTAN, l'Europe et les politiques déconnectées. Ok. Avez-vous un mot pour la jeunesse, tout simplement ? Parce que moi, je vous ai beaucoup écouté et j'ai l'impression que vous faites la même erreur que beaucoup de politiques, c'est-à-dire vous opposez la jeunesse des quartiers populaires à la jeunesse des campagnes qui subissent exactement le même sentiment d'abandon.
Moi, j'aime parler de la jeunesse avec les hauts gradés militaires, parce qu'eux, quand on vous parle avec eux, ils maîtrisent vraiment le sujet. Les politiques sont toujours éclatées. Et dernière question, rapidement, quand on lira votre livre dans 50 ans, que voulez-vous que l'on retienne de vous ? C'est pas qu'il avait raison.
Parce qu'avoir raison et ne pas y arriver, c'est... Il a, contre tous, au début, eu le culot, la folie, l'inconscience, de se présenter et il a sauvé le pays.
Deux questions d'actualité. C'est prétentieux.
Et quant à la jeunesse, je vais vous dire, la jeunesse, justement, parce que je suis élu, et j'ai pas été réélu à 80% avec les idées politiques que j'ai dans une ville de banlieue par hasard, c'est que la jeunesse, je ne fais aucune différence entre les jeunes, d'où qu'ils viennent, quels qu'ils soient. Et je suis un des rares là-dessus. Et j'ai jamais fait commerce de ça. Et la jeunesse reprendra espoir dans la France quand la France redeviendra un pays. Voilà, c'est tout. Un pays libre. Et non plus une colonie. Et pas une colonie.
Deux questions d'actualité. Les voyages des ministres en Algérie, après M. Nunes, ce ministre de l'Intérieur, c'est Gérald Darmanin qui était hier en Algérie, il a rencontré M. Thiboune. Est-ce que c'est la bonne méthode, la méthode plus douce que Bruno Rentailleau ? La prostitution d'État. La prostitution d'État.
Oui, c'est la prostitution d'État. Donc, si ça sauve Christophe Glees, je dirais, bon, il s'est prostitué, il a sauvé Christophe Glees. Mais je ne pense pas que ce soit la méthode, la bonne méthode. Maintenant, il y a le destin d'un homme. Donc, je ne veux pas faire de polémique là-dessus. Mais après, il faut arrêter. Il faut dénoncer les accords de 68. Il faut retrouver une relation noble avec l'Algérie. Et je ne confondrai jamais le peuple algérien qui souffre beaucoup des dirigeants algériens. Et ça, c'est très important. Donc, moi, je ne veux pas faire commerce d'un conflit imaginaire entre la France et l'Algérie.
Parce que le peuple algérien, il aime la France, contrairement à ce qu'on dit. Mais il y a des dirigeants qui font commerce d'une haine recuite et cuite pour se maintenir au pouvoir. Et je ne pense pas que d'aller les câliner et leur cirer les pompes soit la bonne solution.
Et puis, le film L'Abandon, qui raconte les derniers jours tragiques du professeur Samuel Paty, est-ce que ce film doit être diffusé dans les écoles ?
Je ne sais pas là-dessus. Mais en tout cas, je n'ai pas vu le film. Et heureusement qu'il y a la liberté d'avoir un film. Et j'ai vu les critiques du film. Je me suis dit, mais on est chez les fous. Au nom de quoi on peut critiquer un film là-dessus ? Un drame. Après, sur les écoles, je ne sais pas. Je ne sais pas, je n'ai pas vu le film. Quand je verrai le film, je vous le dirai. Et puis l'école, ça veut dire quoi ? Si c'est le lycée, aucun problème. Si c'est le collègue, on verra. Si c'est le primaire, il faut peut-être arrêter.
Tout à l'heure, c'était la discussion que nous avions avec nos auditeurs au 32-16. Mais il va se passer quoi d'ici 2027, Nicolas Dupont ? Tout est possible.
Et moi, si vous voulez, je veux appeler les Français à penser par eux-mêmes.
Voilà.
À penser par eux-mêmes.
Il y aura une colère, il y aura un mouvement social à la rentrée.
Je pense que la proximité de l'élection présidentielle peut éviter peut-être un mouvement de colère sociale et protestataire. Mais il faut que l'élection présidentielle serve à quelque chose. Moi, c'est pour ça que je suis candidat. Si l'élection présidentielle, c'est pour faire deux images, Bardella, Édouard Philippe, construite par un système... Ou Bardella-Mélenchon. Ou Bardella-Mélenchon. Mélenchon, que je combats totalement, au moins à une ligne claire. Voilà. Je le combats complètement. Mais c'est une personnalité qui a une ligne. Mais Édouard Philippe et Bardella qui vont faire la course à plaire à un système qui s'effondre. La maison s'effondre sur eux.
Ils veulent plaire à la maison. Mais moi, je veux aller en dehors de la maison. Je veux fuir cette maison. Mais tout est possible.
Mais vous dites qu'à quatrième candidature, bon, j'ai réfléchi. Mais il semble-t-il, certains comme Marion Maréchal aimeraient quand même vous voir rejoindre Jordan Bardella ou Marine Le Pen. On ne sait pas encore qui sera candidat. Comme vous l'avez fait d'ailleurs précédemment. Non, je l'ai fait au second tour face à Emmanuel Macron. Pour que le mouvement soit plus fort. C'est-à-dire qu'être unis dès le premier tour.
J'ai toujours été exemplaire dans l'unité. J'en ai pris plein la gueule en votant contre Emmanuel Macron et en soutenant Marine Le Pen en 2017. Mais l'unité au second tour, ce n'est pas l'unité au premier tour. Surtout s'il n'y a pas de clarté dans le projet. Moi, j'ai voulu...
J'en ai parlé, mais là, ce n'est pas clair pour vous.
Pour moi, ce n'est pas clair. Et il y a une différence fondamentale. C'est que pour mettre en œuvre ce qu'il veut mettre en œuvre et avec lequel je suis d'accord sur certains points, parce que je ne vais pas nier des proximités, comme il y en a avec d'autres, il faut être libre de le faire. Mais expliquez-moi comment on va réduire l'immigration et assimiler ceux qui sont sur notre sol sans contrôler nos frontières. Expliquez-moi comment on va changer l'Europe de l'intérieur quand il y a 22 pays contre nous sur le Mercosur. Expliquez-moi comment on va... Donc, tout ça, c'est des fadaises. Il faut maintenant dire la vérité aux Français. Moi, je veux dire la vérité pendant cette campagne.
J'ai un an pour parcourir la France et dire qu'on peut s'en sortir autrement.
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'être passé par l'SGG. Nicolas Dupont-Aignan, 2027, La liberté ou la mort. Le livre est aux éditions Fayard.
Nicolas Dupont-Aignan