BFM ne s’attendait absolument pas à cette réponse de Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 16:03RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous êtes prêt à imposer des changements drastiques comme consommer 50 % de viande en moins pour sortir du nucléaire ?
- 19:53OuverteRéponse partielle
Comment financez-vous l'isolation de 700 000 logements par an pour les ménages modestes ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Vous parlez de sobriété choisie, mais comment convaincre les gens sans contrainte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42Chiffre
« 53 % de l'activité du pays dépend de la consommation populaire. »
- 24:48Fait
« Le nucléaire était une condition de la puissance industrielle de la France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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En quoi c'est un problème d'augmenter le salaire ? Bah, il vous le dit à la fin, il vous dit soit j'ai le choix d'augmenter les salaires, soit j'embauche une personne de plus. Donc, on est bien dans l'arbitrage, hausse de salaire. Non, mais ça n'est pas déjà ce que vous aviez dit il y a un instant. Il va pas supprimer un emploi parce que on augmente le SMIC. Quand je vous dis hausse du SMIC, c'est contre l'emploi. Là, il embauche pas s'il augmente le SMIC. Mais moi, je lui recommande d'augmenter les salaires. Pourquoi ? Parce que si vous augmentez les salaires, vous créez de la de vous créez de la demande. Tout le monde le sait. Et vous le premier, monsieur le chip, qui faites semblant de pas le savoir, si vous mettez 1 € d'augmentation de salaire, ça il y a un
coefficient multiplicateur. 7 euros de coefficient que vous avez mis fera tourner 1,3 €. Par conséquent, si vous augmentez les salaires, vous augmentez la consommation populaire et donc vous augmentez l'activité pour acheter des grill chinois. Attendez, mais vous avez commencé tout à l'heure. Attendez, vous avez commencé par un truc faux. Je peux quand même vous le dire. Je vous ai en haute estime et ça m'ennuie de vous voir en train de tenir des propos faux. Vous dites ça va, vous commencez par ça va supprimer de l'emploi. L'exemple que vous que vous donnez montre le contraire et je termine. Le salaire vous avez pris comme exemple, vous avez dit dans la métallurgie très bien. Combien y a-t-il de smicar dans la métallurgie, monsieur le Chypre ? Alors, c'est pas faux, il y en a très peu. Ah
oui ! Ah ! Où sont les smicars ? Dans les services à la personne. Les personnes vont pas aller à Hong Kong chercher quelqu'un pour s'occuper d'eux. Où ils sont ? Dans la restauration, vous allez boire un coup à Shangï et puis vous revenez à Paris. Ils sont ensuite où ? dans le bâtiment, vous allez construire votre maison ou au Vietnam et puis vous la ramènerez sur votre dos. Ça suffit de raconter des histoires qui ne tiennent pas debout. On peut augmenter le SMIC et voilà pourquoi il faut le faire. Parce que 53 % de l'activité du pays dépend de la consommation populaire. Si les gens sont mieux payés, alors ils dépensent parce qu'ils font pas. Comme ceux qui ont beaucoup de revenus qui vont aller placer leur argent. Ils dépensent tout. Monsieur le chip. Donc quand il y a 100
€ qui arrivent dans votre poche, aussitôt l'État vous en reprend 18 parce que c'est le taux moyen de TVA. Il y a pas de quoi pleurer, ça remplit toutes les caisses. Celui de la personne qui s'en va acheter des choses et ensuite celle de l'État. Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi. Est-ce qu'on peut comprendre qu'il faut gouverner à partir des besoins, pas de l'offre ? Dire je fais des marchandises de moins en moins cher. Dites-moi un peu quel sens ça a dans le service à la personne d'abaisser les coûts ? Ça n'en a pas. Vous demandez à des gens d'aider les autres. D'abord un, vous les respectez, vous faites pas des amplitudes de travail comme celle qu'on fait là-dedans, ça coûte un peu plus cher et ben ça les vaut et puis c'est à
la collectivité de prendre en charge le coût que ça représente. C'est ce qui se passe sur lesion, pardon, mais dans dans exemple ici sur les services à la personne au bout de chaîne, il y a par exemple une famille qui doit payer, qui doit percer notamment à cette entreprise. Donc là, ça va lui coûter aussi. Il faut qu'elle ait les moyens de le faire. Vous l'avez dit. Bah oui, les moyens. Bah oui, ben vous êtes en train de découvrir ce que c'est que la hausse des salaires. Donc ces gens-là, ils travaillent. S'ils travaillent, ils vont pouvoir se payer ses services. Ils sont mieux payés eux-mêmes. Et puis il y a peut-être la part de la collectivité, de la mutualisation, de la dépendance. Mais c'est vous-même qui venez de le dire. À la fin la famille devra payer. Bah oui,
bah si elle est mieux payée, elle payera et pas que pour ça, pour avoir du bon manger. Si nous prenons, pardon, je voudrais juste, c'est quand même mes thèmes, donc je veux le développer. Est-ce que vous vous rendez compte du coût de la maltraitance sociale ? Si les gens peuvent pas se payer le bon manger pour eux et pour leurs enfants, qu'est-ce que ça donne ? du manger à bas prix qui va être trop sucré ou trop salé. Ça donne du diabète et des maladies cardiaques. Et ça donne l'épidémie d'obésité. Tout ça c'est à la charge de la société. Vous ne comptez pardon, c'est pas vous hein, mais vous comprenez, je veux dire, il faut compter le prix du malheur, il faut compter le coût de la maltraitance. Que font ces pauvres gens puisqu'on parle d'aide à la personne ? Que font ces pauvres gens
entre telle et telle heure quand on leur dit vous allez faire la tournée, tu vas chez monsieur machin et puis après tu vas chez madame truc, c'est à 20 km, on prend pas en charge la la le temps de C'est beaucoup de souffrance. Voyez Jean-Luc Mélenchon, vous refusez de voir ce problème de compétitivité. Or sur le problème de l'agriculture et d'alimentation, on est en plein dedans. Pourquoi l'agriculture française souffre aujourd'hui ? Pourquoi on on va devenir quasiment dépendant pour notre produit alimentaire ? C'est parce que non, pas quasiment, nous sommes dépendants le chipre. Comment vous expliquez ça ? Autrement que par le coût du travail deux fois plus élevé en France qu'en Espagne. Il y a qu'à payer les gens, vous allez voir les pommes de terre souhaite pas vivre les poireaux,
il y en aura tous les Jeanluc Mélenchon. Vous ne pouvez pas vivre comme si on avait pas de voisin de pays autour de nous. On n'est pas tout seul. Ce serait merveilleux mais c'est pas le cas. Non non, ça serait pas merveilleux du tout. S'il fallait rester enfermé avec vous, tu parles d'un plaisir. Bon et vous pourriez dire la même chose à mon sujet. Non, je le dirai pas. Non, non, je le dirai pas. Monsieur le mais vous prenez l'exemple de l'agriculture, fallait pas vous hasarder sur ce terrain parce que expliquez-moi voir quelle est la rationalité d'un système où on plante du maïs pour aller nourrir les poulets en Chine. Non mais pas d'accord monsieur le chip, c'est la vérité. La France n'est plus souveraine d'acord alimentairement. C'est-à-dire que si la chaîne de de de distribution de la
nourriture à l'échelle internationale se coupe pour cause de pandémie comme c'est le cas aujourd'hui et ben les prix explosent. Expliquez-moi voir pourquoi des carottes et des chou-fleurs coûteraient beaucoup plus cher alors qu'on est capable de les planter. J'ai un ami qui est maire une fois je lui dis il faut 100 % bio dans ta cantine. Il me dit mais moi je suis d'accord mais il y a pas une carotte à moins de 200 km. Donc nous devons redévelopper une agriculture vivrière. Donc faut perdre deux choses. Un trouver des b oui ça sera plus cher. Non mais mon cher, moins cher ça vous donne le résultat que vous avez sous les yeux. C'est-à-dire un paysan qui se pend tous les jours. Alors ça suffit moins cher. Ça suffit. Les gens peuvent plus. Donc c'est pas moins
cher la solution. ça coûtera plus cher. Oui, monsieur le Chypre. Donc, il faut mieux payer les gens. Et pour mieux payer les gens, il faut partager différemment la richesse qui est produite. Alors justement, ah ben justement, par parlons fiscalité. Ah, parlons fiscalité. Donc, vous reconnaissez que j'ai raison déjà pour Non, pas du tout. Je je je cherche aucun argument qui peut vous convaincre. Vous êtes un être rationnel quand même. Vous êtes d'accord avec moi pour dire il y a plus de souveraineté alimentaire. Donc si vous voulez rétablir, c'est un fait, ça c'est un fait. Bon, alors si vous voulez rétablir la souveraineté alimentaire, il faut arrêter d'arroser la grande production de produits qui ne nous servent à rien, sinon à faire tourner le marché mondial,
ce qui est excellent et qui permet à le chipre en Chine de dire "Ah bah écoutez, si jamais on augmente les salaires, voilà que va arriver le maïs français. Nous ne sommes pas seuls au monde." Ça serait bien aussi qu'on on accle moins ça serait bien aussi qu'on accle moins nos agriculteurs. Mais je les accable pas moi, je les dis. Attendez, on est on termine. Allons-y. Les paysans français ne peuvent passer à l'agriculture bio compte tenu de la charge de la dette qu'ils ont sur le dos. Par conséquent, si nous voulons modifier le régime agricole, il faut d'une part que les gens qui viendront à la terre soient mieux payés, soient dans des condition de vie décente et fassent une production qui ne les rende pas malades parce que les premières victimes des pesticides, c'est les paysans
humaines. Et puis il faudra qu'on le fasse dans des conditions telles que la dette soit supportable. Pour qu'elle soit supportable, il faut les en défaire. Plutôt que de verser des subventions, je préfère prendre en charge la dette courante des petites entreprises agricoles de manière à ce que les gens puissent passer à d'autres productions avec d'autres méthodes. Et après, monsieur le chip, comme vous avez raison de dire qu'on n'est pas seul au monde. Le jour où j'interdirai les glyphosates, j'interdirai que rentre en France des légumes et des fruits qui sont plein de glyphosates. Et à ce moment-là, vous verra vous verrez que ça fonctionnera tout simplement. Ça s'appelle le protectionnisme écologique ce coup-là. Revenons aux impôts. Jean-Luc Mélenchon, vous proposez vous
proposez de remplacer le le barê actuel d'impôts sur le revenu qui contient 5 tranches par 14 tranches. Alors, ma question est assez simple. Qui paye plus, qui paye moins ? Tous ceux qui sont au-dessus de 4000 € paye plus. Tous ceux qui sont s payent moins par tête. Mo par tête par mois. D'accord. Bon, alors après pour vous taquiner un peu, je pourrais vous proposer un modèle d'impôts extraordinaire qui rapporterait 100 milliards immédiatement. rétablir les conditions de l'impôt tel qu'elles existaient quand monsieur Chirak est devenu président de la République en 1995. Voilà, l'État s'est volontairement appauvri de 100 milliards par des remises de toutes sortes et pour ce qui concerne la pause sur le revenu en le concentrant sur cinq tranches qui fait
que ceux qui sont au milieu payent pour tout le monde et ceux qui ont beaucoup payent pas du tout ce qu'il devrait payer et ceux qui ont pas beaucoup payent plus rien du tout en payant bien sûr la TVA parce que tout le monde la paye qui est l'impôt le plus injuste. Donc partons de cette réalité. Nous avons besoin d'argent pour financer un bon niveau de service public parce que tout à l'heure nous avons parlé de paye mais il y a deux manières d'augmenter le pouvoir d'achat des gens. D'abord la paye et ensuite baisser les coûts de la vie quotidienne. Vous avez abordé le logement à juste titre. On pourrait parler de l'énergie là ce bon on a comme ça une série de de de charges. On baisse les charges comment ? Par la mutualisation de la dépense, c'est-à-dire par le service public. Si
vous avez un bon service public, ça vous coûte moins cher que personne ne vienne me dire que c'est pas vrai. Parce que pendant les 30 glorieuses, comment a-ton amélioré le pouvoir d'achat des salariés ? En augmentant leur salaire ? Oui, un peu, mais pas tant que ça. En baissant les prix agricoles. Si bien que la nourriture et l'alimentation qui coûtait 20 % du budget des familles est tombé à 9. Alors évidemment, ça vous faisait 11 points de pouvoir d'achat qui avait été gagné sur le dos des paysans. C'est ça qu'il faut arrêter. Il faut arrêter de demander aux uns de se couper la gorge pour les autres. Et donc c'est cette société d'harmonie, d'équilibre des êtres humains entre eux et avec la nature que je veux construire. Vous comprenez ? C'est pas seulement une
formule philosophique, c'est une formule de gestion de l'économie, de manière d'organiser la société. Monsieur le Chypre, on peut pas tout partir en parlant du prix des choses. Là, par exemple, ce stylo est une aberration. Fini, je le jette à la poubelle. Tout sera plus cher dans votre monde. Jean-Luc Mélenchon. Oui. Et alors ? Bah et alors euh et encore une fois, moi je vois pas comment vous faites des économies de pouvoir d'achat ou comment vous gagnez du pouvoir d'achat si tous vos prix sont plus élevés. Je vais vous expliquer. On a dit qu'on augmenter les salaires. Comment va-t-on les augmenter ? En partageant différemment la richesse produite. Enfin, monsieur le chip, c'est pas à vous que je vais apprendre que le capitalisme est un système qui fonctionne sur la gratuité, la gratuité
du travail. On ne vous paye pas la valeur de ce que vous produisez. Pardon, je suis en train de faire un cours d'économie de base. On ne vous paye pas la valeur de ce que vous produisez. Et c'est comme ça d'ailleurs qu'on dégage une part qui s'appelle les dividendes. Vous allez pas m'expliquer que quand le CAC 40, on parle donc des 40 plus importantes entreprises de ce pays ramasse 51 milliards l'année où tout le monde tire la langue jusqu'à par terre parce que c'est Covid hein, qu'avec ces 53 milliards, vous savez ce que ça fait si on veut ça fait 1 million de personnes qu'on paye revenu moyen, c'est-à-dire à 2000 € par mois. Alors stop, stop, vous commencerez à venir avoir le droit de pleurer quand ces gens-là, ceux qui ramassent de telles sommes, commenceront à dire "Écoutez,
nous on n'y arrive plus à ce moment-là peut-être." Mais d'ici là, ils prennent tellement qu'ils peuvent en lâcher une partie sur l'énergie. Je vous ai donné un exemple, total à augmenter ces ces dividendes hein de 23 fois. Vous croyez pas qu'il peut en lâcher un peu sur les gens ? Je donne un exemple. Si je leur prends 10 %, monsieur le Chypre, si je leur prends 10 % de leur bénéfic cette année, il y a de quoi prendre 500 € par abonnés au gaz. À qui à qui je peux donner 500 € ? Faut arrêter un peu de partir de des conditions injustes de l'inégalité dans laquelle nous sommes et puis de commencer à réfléchir à comment on va encore se serrer la ceinture. Non, on commence à répartir autrement la richesse. Moi, j'assume la rupture parce que je suis je veux pas me cacher. Oui,
c'est une rupture, monsieur le chipre, j'en suis d'accord. C'est une rupture avec ce système et avec sa logique. La logique c'est celle de l'accumulation à un bout et tous les autres qui vivent ou survivent. Et ben survivre, c'est pas une vie. Merci Emmanuel. Je note une chose dans le vocabulaire que vous employez depuis tout à l'heure et notamment en matière d'économie, c'est de contrainte, c'est de tordre le bras, c'est de réquisitionner, c'est d'interdire. Vous arrivez à l'Éliser, c'est rude hein, faut que la France encaisse Non, non, mais vous avez pas tout bien compris. J'ai parlé de ceux qui tordaient le bras aux autres parce que c'est pas juste de de résumer mon propos comme ça. Mais par exemple, sur le logement, par exemple sur le logement, vous disez les villes, on va les
contraints et cetera. Voilà. Alors, et sinon, on fait quoi ? Non, non, mais je attendez, et si on partage pas ? Et si les gens veulent pas spontanément partager ? parce que je connais aucun président de la République, même de droite. S'il y avait un accord entre les patrons et les ouvriers pourrait augmenter où le président viendrait en disant "Non, non, non, je ne suis pas d'accord, ça n'existe pas. Rien de tout ça n'a lieu. La richesse continue à s'accumuler à un endroit et à se vider à l'autre. Il est donc normal qu'on rétablisse l'équilibre". C'est le tour du peuple. Ça a été le tour des riches pendant 20 ans. Maintenant, c'est le tour du peuple. Et vous verrez que tout le monde ira mieux. Peut-être même certains riches se sentiront moins coupables, ce qui allègera leur nuit.
Et donc riche, c'est plus de 4000 €. Non, non, non, non, non, non, vous y êtes pas. Ah ben je je pose la question pour préciser ce que vous avez dit sur les impôts. Non non mais j'ai dit que ça augmenterait à partir de 4000 de 4000 €. Je dis pas que les gens sont riches mais je dis qu'à partir de 4000 € par tête de pip dans un ménage on peut payer un peu plus. C'est mon cas hein. Bon ça va donc je sais de quoi je parle. Mais les mais les riches dont nous parlons, les contributions qu'il y a à prendre c'est à la source. C'est pas une fois qu'ils l'ont mis chez eux dans leur maison. C'est lorsqu'arrivent les dividendes. Si vous trouvez normal qu'une entreprise distribue plus de dividendes qu'elle n'a fait de bénéfice, ben vous pouvez dire "Ah, monsieur Mélenchon, mais quelle horreur ! Vous
allez tordre le bras ! Bah oui, je vais leur dire non, vous distribuerez pas plus que vous avez fait de bénéfice. Vous taperez pas dans la caisse de la trésorerie. Monsieur le chiff vous le dira si on lui redonne la parole que c'est bien ce qui vient de se passer cette année dans trois ou quatre très grandes entreprises et si je dis que ceux qui ont fait des profits pendant la crise de la pandémie de du covid alors que des dizaines de petites entreprises de petits artisans ont fait une année blanche si moi j'arrive en disant vous autres du CAC 40 vous avez vraiment pas besoin cette année je vous prends tout ce qui est a-dessus du bénéfice que vous avez fait l'année d'avant autrement dit je fais payer les profiteurs de crise. Alors oui, vous allez dire monsieur
Mélenchon, vous tordez les bras. Mais non, je tord pas les bras. Je dis écoutez, on peut pas continuer à vivre comme ça. Voyez bien qu'on peut pas continuer. Vous savez qu' a une France qui a froid bien évidemment c'est pour ça qu'on est en train et on en a parlé et on va en parler évidemment mais il y a une question, vous le savez très bien qui se pose régulièrement dans le débat politique français et notamment au moment des présidentiels, c'est de savoir où on place le curseur de la richesse notamment. Savoir à quel niveau vous considérez qu'un français est riche. Non, moi je prends pas le problème comme ça du tout. On a le droit chacun d'avoir ses critères. Moi, je parle pas, je suis pas en train de trier euh parce que évidemment si je vous dis un milliardaire c'est riche, alors un
millionnaire il ne l'est pas. Ça n'a pas de sens, ça dépend de quoi on parle. Moi ce qui m'intéresse c'est au produit de la richesse et au moment où elle est produite, comment on la réparti entre le capital et le travail, entre les dividendes et les salaires. C'est là que je mets de l'ordre, c'est là que je déplace les curseurs, mais je vais pas aller fouiller dans chaque maison pour savoir où on en est. Alors par contre, je peux vous dire, je rétablirai l'impôt sur la fortune et je le rendrai plus progressif de manière à ce que au lieu de rapporter 3 milliards, il en rapporte h. Je vous dirai que je vais supprimer la flat taxe qui a permis que le le le l'agence France Stratégie dit qu'elle n'a pas trouvé la trace de ce que ça a donner dans l'économie réelle, la
suppression de l'ISF et la plaxe. Ah bah oui, ils l'ont dit. Éric Zev disait la semaine dernière que être propriétaire d'un appartement qui vaut plus d'union3, ça n'est pas forcément être riche. Ben, ça dépend de quoi on parle. Moi-même, j'ai acheté un appartement à Paris au bon moment. Mon appartement, je pense aujourd'hui qu'il vaut un peu plus d'un million. Moi, j'ai acheté un appartement pas un capital. Vous voyez quoi ? Je suis prêt à vous le donner. Voilà. Je veux bien vous le donner. Si vous me garantissez que je peux rester dedans jusqu'à ce que j'y sois plus. D'accord ? Mais je vous le donne. C'est pour vous dire que quand on a un capital de cette nature, on m'a dit que ça faisait de moi un millionnaire. J'étais très content venant d'une longue longue lignée de
pauvres. Enfin pour une fois, on avait l'air de quelque chose. Mais je comprends ce qu'il dit. Mais il faut aussi que lui il comprenne que ça dépend de quoi on parle. Si on parle d'un Mlion3 et qu'on a une demeure à 1lion3 à l'on le sonnier où j'ai fait mes mes policiers. Ah bah ça ça fait beaucoup d'argent ça c'est clair. Ça fait pas la même somme à Paris. Donc c'est pas comme ça qu' faut prendre le problème. Et quand monsieur Zémour dit ça, ça prouve il n'y connaît rien. Ça m'étonne pas. Il ne connaî rien en économie. Si c'est votre appartement que vous avez acheté à Paris, vous avez une à Paris ou ailleurs ou à Lyon ou à Bordeaux les endroits où c'est en train de monter. Vous avez une décotte si vous habitez dedans de 30 % de sa valeur. C'est la raison pour
laquelle décl. La décotte était incluse. On va pas rentrer dans ces détails là forcément mais la décenétudie pas la pensée de comme vous. Moi j'écoute j'écoute ce qui se passe. Alors je vous laisse votre appartement en revent bien mes 3 €. 3 € le pour le programme. Vous vendez votre programme Jean-Luc Mélenchon ? Ouais. 3 € j'ai payé ce programme 3 €. Bah c'est bien. Bah oui, c'est bien. Je veux bien que vous me renvoiez mes 3 €. Ça fait pas cher hein. Mais pourquoi question sérieuse ? Pourquoi le vendre ? Ben parce que ça coûterait trop cher de le donner mon cher. Et puis euh ça s'appelle une dépense de campagne. Oui ben c'est une dépense de campagne. Vous doniez 3 € et avec les 3 € on va en commander d'autres et on va en acheter et on va en distribuer. Voilà c'est comme ça.
Bon j'aurais pas mes 3 € donc je comprends. Je veux bien vous les rendre hein. Je crois pas que vous l'ayez payé le votre alors donc commencez pas à pleurer. Si si je l'ai payé je vous assure que je l'ai payé. Ben je vais vous en offrir. Je peux vous donner l'adresse de la librairie dans le 18. Très bien. Retournez en acheter un autre don. Il y a 694 mesures insuffi, je vous le promets. C'est le deuxème chapitre de votre Vous savez que la dernière fois on en a vendu 500000. Les gens ils sont ils sont ils comprennent que c'est un objet. Vous voyez là vous êtes à 20000 h là vous êtes à 20000 je sais pas combien on est c'est parti de tous les côtés chiffre qu'on m'a donné cet après-midion à 20000 des ventes donc je suis content ou il y a impression c'est le deuxième
chapitre de votre programme et donc de ce livre l'écologie l'énergie notamment le nucléaire on va en parler sur ces dossiers là sur ces dossiersl vous êtes ce soir face à Amandine à Talaya Bonsoir monsieur Mélenchon vous êtes très clair vous dites que vous voulez que la France sorte du nucléaire en 2045 et on va très largement en parler mais ça implique aussi on en parle moins beaucoup de changements dans la façon dont on vit au quotidien. Des changements concrets, on y revient encore et c'est notamment le scénario sur lequel vous vous fondez, c'està-dire le scénario d'un groupe d'experts qui s'appelle Negawat et qui dit que si on veut sortir du nucléaire, il va falloir en passer par la sobriété énergétique. On a pris quelques exemples. Ça inclut par exemple de construire moins de
maisons individuelles pour que les gens vivent davantage dans des petits immeubles ou bien de consommer 50 % de viande en moins. Et ça n'est pas anecdotique, c'est important. Est-ce que vous êtes prêt à imposer tout ce genre de changement de vie qui sont quand même assez drastiques aux français aujourd'hui pour parvenir à un changement de sur le nucléaire ? Pardon madame, mais la bonne question c'est est-ce que c'est nécessaire ou pas ? C'est la seule qui va si vous parlez de la viande par exemple, mieux vaudrait avoir une viande de qualité que la viande telle qu'elle circule aujourd'hui qui est un résultat de l'élevage concentré des vaches. Et c'est ça qu'on vend. Et la viande en telle quantité provoque un effet de serre par les méthannes qui sont dégagés. Donc est-ce
que ça vaut la peine de ralentir ça ou pas ? Voilà. Est-ce que vous-même d'ailleurs vous manger moins de viande ? Enfin, vous avez déjà engagé vous-même ce genre de changement de vie. Oui. Oui, mais pour des raisons qui me sont personnelles et je crois pas que ce soit le sujet ce soir que ma vie hein. Ce qui compte c'est bien ça commence par un exemple aussi. Oui. Oui. Non mais c'est ça veut rien dire. On s'intéresse au bien commun et puisque nous parlons du nucléaire qui est le point de départ, je vous promets qu'on va y revenir mais juste sur ces changements de vie. Par exemple, si on parle de consommer moins de viande, que deviennent nos éleveurs français ? Les éleveurs français ne sont pas en cause puisque ceux qui produisent de la viande en France pour de la viande
de boucherie, c'est de la viande de qualité. On n pas dit qu'il y aurait zéro viande. On dit qu'il faut arrêter d'en consommer dans les conditions dans lesquelles on le fait. Parce que vous n'en parlez pas. C'est ça que je trouve toujours extraordinaire. Dites-moi, bah les conditions de production de la viande, à votre avis, c'est quoi ? D'où elle vient cette viande ? Une partie de la viande qui va venir va arriver par l'accord qu'on a avec le Canada. Ça va être de la concurrence directe avec euh les producteurs français autrement plus sévère que celle qui résulte de la sobriété que je réclame. Moi, je suis contre l'accord avec le Canada. Pourquoi je parle de l'accord avec le Canada ? Parce qu'il va faire rentrer de la viande rouge. Aujourd'hui, celle qui se
vend en France majoritairement, c'est la viande qui résulte de ces vaches qu'on élève pour faire du lait. C'est de la viande dite grise. Vous allez voir demain comment elle se vendra. Elle se vendra pas parce que vous aurez à moins cher de la viande arrivant. D'ailleurs, vous trouvez ça logique de déménager de la viande comme ça d'un bout à l'autre du monde et il faut manger au total moins de viande de meilleure qualité. Voilà. Et je crois que oui, je suis prêt à faire le travail pour convaincre ça les paysans d'abord que c'est leur intérêt pour ceux qui sont des éleveurs et puis les gens pour leur dire faut arrêter. Cette consommation est absurde. Donc c'est ce que vous dites, il faut convaincre les gens mais pas les contraindre. Mais comment voulez-vous les contraindre
? Parce que par exemple dans tout ce que dit Negat, il y a d'autres exemples qui sont on baisse la vitesse 110 km/h sur les autoroutes, on interdit tous les vols intérieurs en avion en France lorsqu'il y a des alternatives qui existent en train. Donc c'est quand même absolument essentiel encore une fois comme changement de vie au quotidien. Et quelle est la bonne question ? Est-ce que ça vaut la peine ou pas ? Madame si vous voulez continuer à vous déplacer en avion là où vous avez 2 heures de train et où avant il fallait une semaine de diligence, c'est votre affaire. Mais c'est pas parce que c'est que vous vous le voyez comme ça qu'il faut l'imposer à tous les autres. Et qui impose à tous les autres parce que il y a plein de gens qui ne prennent jamais l'avion de
leur vie. Donc c'est pas ça le sujet, c'est comment on se transporte d'un endroit à l'autre de manière confortable et comment cette manière de se transporter va nous permettre de réduire les gaz à effet de serre parce que pardon d'y revenir mais c'est quand même ça le point de départ. On y arrive vraiment mais il y a plein de gens en revanche qui prennent la voiture au quotidien. Par exemple, je sais pas je suis plombier ou je suis être soignante, j'ai une vieille voiture et ben est-ce que du coup vous les faites payer pour qu'il comment on fait ? Ils peuvent pas forcément s'acheter une voiture. Est-ce que vous leur imposez des taxes pour qu'il contribuent à la fion énergétique ? Non, c'est pas comme ça qu'il faut faire. Ça c'est sûr à tous les coups que ça marche pas. Ce
qu'il faut, c'est mettre en place zéro écologie punitive. Ce n'est pas du tout votre conception. Enfin, mais je pense que ça marche pas. Donc je vais pas les choses qui marchent pas. Si ça marchait, on le ferait mais ça ne marche pas. Si vous essayez de contraindre les gens, moi je suis pas pour la contrainte. Je suis pour créer des conditions dans lesquelles on préfère faire mieux. Parce que je pars de l'idée que les gens préfèrent faire mieux. Si vous mettez à disposition des gens qui doivent beaucoup se déplacer, des petits véhicules qui sont moins consommateurs euh de de d'énergie et moins producteurs de gaz à effet de serre, je prends les paris avec vous que les gens préféreront ce véhicule. Alors, ils viendront me dire "Mais monsieur Mélenchon, faut quand même l'acheter.
Qui c'est qui me rachète ma vieillerie ?" Moi, je vous la rachète comme on le fait aujourd'hui. Il y a des prim à la casse. Donc, si nous sommes capables de mettre sur le marché des petits véhicules qui ne sont pas polluants et qui consomment moins d'énergie, nous mettrons la prime à la case et vous verrez que les choses se feront sans problème. Pardon madame, juste pour pour préciser, regardez des exemples de sobriété. Je vous dis pas que je reprendrai tout le catalogue. J'ai plein d'autres idées que celles que Negawat a mis dans dans sa liste. Mais par exemple, faire cesser le transfert à travers toute la France des camions qui partent de la frontière belge pour aller à la frontière espagnole. Je propose de mettre tout ça sur des trains. Je propose qu'on cesse
de transvaluter les grosses charges comme on le fait actuellement. On pourrait le faire notamment en mettant en place un système de dirigeable. Il y a une entreprise française qui sait faire des dirigeables de grande taille qui transporte choses. Il y a 1000 et une choses à inventer. De la même manière répondre comme on me le dit aujourd'hui avant mettre la voiture électrique. Et oui Balot qui c'est qui va faire l'électricité ? Une question quand même 1 million de véhicules, une centrale nucléaire de plus, tu parles comme on aura avancé, on aura augmenté le risque dans le pays. Donc ce qu'il faut c'est trouver les énergie alternatives qu'on est capable de déployer d'un seul coup et en puissance et on les a. Alors où est le problème ? Bah le problème c'est que vous voulez
aller très vite. Qu'est-ce que vous répondez à tous ces gens qui disent "Ma priorité moi, c'est d'abord la fin du mois ?" C'est ce qu'on entendait beaucoup pendant la crise des gilets jaunes avant la fin du monde, je ne crois pas qu'il disent ça. Je pense qu'ils pensent que c'est le même combat, mais qu'est-ce que je leur dis ? Bah allons-y. Bien sûr, la fin du monde, on vient d'en parler. Mais non, mais par exemple, vous dites que vous voulez qu'il y ait l'isolation thermique de 700000 logements qui soit refaites chaque année. Et comment font les ménages modestes ? Enfin, ça veut dire que vous vous engagez par exemple à financer ça en intégralité, par exemple pour les ménages les plus modestes. Mais on en revient aux questions des manuels de chip. Comment on finance ? Enfin
non. Et comment on fait dans le cas contraire ? Comment on fait ? On vit dans le froid, on vit empiler les uns sur les autres dans du logement de mauvaise qualité. Bah tant pis, c'est pas c'est de ta faute, tu es pauvre, c'est de ta faute. Non, je suis sûr que c'est pas ça que vous pensez. Moi je vous dis, on s'organise, on gouverne d' Non mais attendez, votre première question c'était vous m'attribuez une position qui est pas la mienne. Je ne suis pas en train de dire que je vais mettre des taxes sur les sens, sur ceci et sur cela. Je suis en train de dire on substitue une manière de faire à une autre. C'est à nous de faire la preuve qu'on est capable de faire autrement. Là-dessus, je vous donne totalement le point. C'est vrai, c'est à nous de le faire. À nous qui sommes pour diminuer
les gaz à effet de serre de montrer qu'on peut procéder autrement. Pas en punissant les gens ou en les obligeant à faire des trucs qu'ils ont pas envie de faire, en montrant qu'on peut faire autrement. Donc moi je je sais que l'organisation du territoire aujourd'hui, vous avez raison, est telle que personne ne peut se passer de voiture. Pourquoi ? Parce qu'on a organisé les métropoles, la concentration à certains endroits. Alors, vous allez à l'école, 10 bornes, vous allez euh à l'hôpital encore 10 bornes, vous allez à la poste, encore 20 bornes. Donc tout vous coûte, tout vous oblige à vous déplacer. Donc vous voyez bien qu'on a des grandes décisions structurantes, c'est maintenant qu'on peut les prendre pour mettre du service public à porter de main pour
redévelopper les transports collectifs parce que 90 % des communes pourraient être à moins d'un quart d'heure d'une gare à condition que les gares soient ouvertes, à condition que les R s'y trouvent. Donc allez, on s'y met. On va pas continuellement avoir des des faux débats ou des chocs comme nous avons un en ce moment où vous présentez des arguments que je connais qui ont leur rationalité. C'est moi je vais vous présenter les miens puis on continue à se regarder une faillance tous les deux au nucléaire. On y est. Juste une question au prè. Vous pensez donc qu'on peut sauver la planète ? Il est encore temps ? Ah non, vous êtes plus pessimiste que ça. C'estd que vous pensez qu'on court vers l'effondrement de de notre civilisation. Je pense que toutes les conditions sont
réunies pour l'effondrement. Oui, sauf si si on fait ce qu'il faut pour que un ça soit moins douloureux. De toute façon, le changement climatique est commencé, il est irréversible. Statistiquement tous les 12000 ans, il y a une vague de très grand froid parce que ce que les gens ne savent pas, c'est que le réchauffement va produire le froid. Ça paraît un peu paradoxal mais c'est comme ça. Tout est réuni pour que ça tourne très mal et il y a rien qui semble montrer qu'on arrête. La dernière COP 26 a montré ça. Donc c'est vrai que mieux vaudrait s'y prendre tôt en faisant deux choses. Face aux catastrophes. Comment on s'organise pour y faire face ? chacun pour soi ou tous ensemble, pardon, mais c'est de la philosophie mais concrète hein. Et puis ensuite sur le moyen et le long terme,
comment prendre des mesures pour installer une forme de société qui nous permett de résister d'une façon générale. Donc est-ce qu'on aura de l'eau ? Est-ce qu'on aura de l'énergie ? Quelle est la qualité de l'air qu'on va respirer ? C'est des questions très actuelles. Alors, on peut ne rien faire hein, c'est clair parce que monsieur Mélenchon veut tordre des bras à tout le monde et ça va être très dur s'il arrive à l'éviser et cetera. Justement, monsieur Mélenchon, juste sur le nucléaire, c'est vous qui voulez aller le plus vite à peu près puisque vous voulez qu'on sorte du nucléaire, ce que je disais juste avant en 2045, mais dans le passé et vous l'assumez, vous ne pensiez pas ça du tout puisque vous pensiez que la le nucléaire était une condition de la puissance
industrielle de la France. Et d'ailleurs, vous en étiez déjà expliqué face à Éric Zemour lors du débat sur BFM TV. Vous êtes trompé, disiez-vous, et on peut vous réécouter. Vous n'êtes jamais de de la vie de monsieur Mélenchon de jadis. Et là, pour le nucléaire heureux. Bah oui mais là pour le nucléire c'est la même chose. Le nucléaire c'est la même chose. Vous vous êtes bordévol dans la vie. Je réfléchis moi aussi je réfléchi et je me suis dit les choses que nous avons défendu sont arrivées au résultat exactement inverses de celui qu'on voulait. La nature a été saccagée. Réfléchissons pourquoi. J'ai changé d'avis parce que la vie monsieur m'a appris que c'était dangereux. J'ai changé d'avis. Ce n'est pas banal qu'on l'entende en politique. Que s'est-il passé ? Comment s'est faite la
bascule ? Pourquoi ? Bah je sais pas si c'est banal ou pas. Moi je critique ceux qui ne changent jamais d'avis ou s'interdisent de changer d'avis pour rester dans la posture euh du prophète qui ne s'est jamais trompé. Bon euh c'est pas mon cas. Euh moi, je suis un homme ordinaire qui réfléchit euh avec sa avec sa tête. Qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai cru moi, comme beaucoup la technique, la science, tout ça, c'est que positif. J'avais un petit coup de rablé dans le fond de ma poche. Sécience sans conscience n'est que ruine de l'âme. Je disais bon, on a de la conscience. Mais après, il s'est produit Triby Island, un accident nucléaire incroyable. Le gars a pas vu le bouton qui passait au rouge. Après Ternobyl, on fait un exercice de sécurité 30 km à la ronde, il y a plus un être vivant
humain. Et puis après, il y a eu Fukushima. Fukushima. Alors moi, je vais vous dire les choses comme je le vois. Si nous prenons la centrale de Graveline, naturellement nous souhaitons tous qu'il n'y ait aucun problème. C'est à côté de l'Inker que c'est dans le nord. Voilà, c'est une zone qui va bientôt être inondée parce que la mer montre que nous le voulions ou pas. Mais peu importe. Allez, on met ça de côté. Comme pour la centrale de Blau si vous avez un problème à la centrale de Graveline, croisons les doigts qui en est jamais. Il faut évacuer Calé et Denkerk et n'y pas revenir avant 10000 ans. Bah la même chose pour la centrale du Buget, Lyon et Genève. La même chose pour la centrale de la blaue de du Blailler qui est dans l'estaire de la Gironde. Donc pour et en région pardon, je
termine la liste de la catastrophe. Je le faisais pas avant. Maintenant, je veux mettre les gens en face de leur responsabilité. SC la centrale de nos gens sur scène, il faut déménager 12 millions de personnes. Alors ne vous posez pas seulement le problème de savoir comment vous allez les faire partir parce que que vous le vouliez ou non, ils faudront tous le camp, ça c'est sûr. Mais qu'est-ce que vous en faites après ? Nous sommes un petit pays géographiquement. Nous avons 58 réacteurs nucléaires. Nous savons que nous prenons un risque. Toutes les autorités nucléaires vous disent le risque zéro n'existe pas. Il est peut-être faible, je veux le croire comme vous en dépit des alertes, mais quand c'est l'accident a lieu, c'est total. Donc vous votre argument
principal voir le seul argument c'est la dangerosité. On est d'accord. Face au journalistes de BFM, Jean-Luc Mélenchon développe une vision économique et écologique radicalement opposée au modèle libéral dominant. Pendant plus d'une heure, il défend une idée centrale. Selon lui, la crise sociale française ne vient pas d'un excès de dépenses publiques, mais d'un mauvais partage des richesses produites. Le premier grand affrontement porte sur le SMIC à 1400 € net. Les journalistes lui opposent l'argument classique selon lequel augmenter les salaires détruiraient l'emploi et nuiraiit à la compétitivité. Mélenchon refuse totalement cette logique qu'il considère comme une fausse loi économique. Pour lui, l'économie n'est pas une science mécanique mais un rapport
social. Il affirme qu'augmenter les salaires relancerait au contraire la consommation populaire, donc l'activité économique. Sa démonstration repose sur une idée très ancienne de la gauche économique. La richesse produite doit être mieux répartie entre le travail et le capital. Derrière cette logique, on retrouve une lecture presque marxiste de l'économie où les dividendes des grandes entreprises sont vues comme excessif absorbe les sacrifices. Mélenchon cite notamment les profits du CAC 40 et les dividendes de total pour illustrer ce qu'il considère comme une concentration injuste des richesses. Mais l'entretien devient encore plus intéressant lorsqu'il aborde l'écologie. Contrairement à certains écologistes favorables à une écologie punitive, Mélenchon insiste sur le fait qu'il ne
veut pas contraindre les Français. Il parle plutôt d'organiser différemment la société, développer les transports publics, relocaliser l'agriculture, réduire les trajets inutiles, favoriser des véhicules moins polluants et réindustrialisés localement. Sur la consommation de viande, la voiture ou le nucléaire, il défend une logique de sobriété choisie plutôt qu'imposée. Selon lui, le vrai problème n'est pas le comportement individuel des Français, mais un système économique entier organisé autour du productivisme et du marché mondial. Il critique notamment une agriculture devenue dépendante des échanges internationaux au détriment de la souveraineté alimentaire française. Au fond, cette interview révèle le cœur du projet mélanchonniste.
Une rupture assumée avec le libéralisme économique. Mélenchon ne cherche pas seulement à corriger le système actuel, il veut en changer la logique profonde. Là où ses adversaires parlent compétitivité, dès tout coup du travail, lui parle partage des richesses, services publics et planification écologique. Cette opposition explique aussi pourquoi il polarise autant le débat politique français. Pour ses soutiens, il représente une alternative sociale et écologique cohérente face à un système jugé injuste. Pour ses adversaires, ces propositions reposent sur une vision irréaliste de l'économie mondiale et sous-estiment les contraintes de compétitivité internationale. Et d'autres disent que le le pendant de cela, c'est qu'on perd non seulement la souveraineté de la France, on perd tout
un savoir-faire et par ailleurs, on perd aussi une forme d'indépendance aujourd'hui énergétique. Ils ajoutent enfin tous ceux qui soutiennent le nucléaire que c'est l'énergie la plus propre et la plus décarbonée aujourd'hui. Donc pourquoi est-ce que vous vous seriez le seul à avoir raison là où ils auraient tort sur tous ces arguments ? Euh d'abord je ne prétends pas être le seul. Il y en a bien d'autres qui le disent comme moi et certains l'ont dit avant moi, hein. Parmi ceux qui ont influencé mon jugement, je pense à Jean-Marie Brô qui est une figure de la lutte contre ce nucléaire. Alors l'indépendance vous plaisantez. Vous avez uranium en France où ça ? Non, il est au Niger et au Kazakhstan, mais il est sur les cinq continents du monde. Voilà. Donc, vous le payez cash au
Kazakhstan en acceptant la gouvernance d'un tyran et en acceptant de vous déguiser pour aller le voir comme l'a fait monsieur Hollande. Ne me parlez pas d'indépendance. Le jour où il veut pas, vous avez plus d'uranium. Quant à celui qu'on va chercher au Niger, vous avez vu dans quelles conditions on est obligé de entourer le site hein par le Mali et la présence militaire. Donc arrêtez avec l'indépendance. Pas vous madame, mais l'argument qui est donné. L'information spectacle vous fatigue ? Reprenez le pouvoir sur votre réflexion. Entre technocratie et colère populaire, notre ebook La République selon Raymond Aaron offre les clés de lecture que les grands médias oublient. Profitez de l'offre de lancement à 9,99 €. Le savoir est une arme. Lien en description.
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