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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 12 octobre 2017 7 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & élections

Convention sur la famille avec François-Xavier Bellamy (janvier 2013)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Invité politiqueFait
    « ce qu'on nous présente comme un progrès nous semble au contraire être l'occasion d'une grande injustice »
  • 2:20Invité politiqueChiffre
    « 25 % des jeunes sont au chômage aujourd'hui 22% des jeunes dans notre pays vit sous le seuil de pauvreté »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « on voudrait nous faire croire que pour être parents il suffit de désiré avoir un enfant »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « est ce qu'il est normal qu'un mariage sur deux se termine par un divorce »
  • 5:17Invité politiqueChiffre
    « on pensait que ça allait prendre beaucoup de temps fait en trois jours on avait recueilli mille signatures »

Temps de parole

  • François-Xavier Bellamy100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François-Xavier Bellamy

merci beaucoup d'abord merci à vous de bien vouloir le recevoir et donner la parole aussi à des jeunes sur cette question qui engendre souvent une grande caricature vis-à-vis de la jeunesse puisque bien souvent on nous présente ce débat comme un débat générationnel il y aurait d'un côté des personnes plutôt âgées conservatrice incapable de s'adapter à l'avenir et de l'autre côté des jeunes qui serait nécessairement tourner vers ce qu'on nous présente comme un progrès et qui donc devrait suivre le courant inéluctable de l'histoire je crois que c'est une grande injustice qu'on fait aux jeunes de les enfermer dans une étiquette a priori et de les forcer à assumer un progressisme qui n'est pas forcément là où on le croit pourquoi est ce que nous avons fait cette tribune qui s'intitulait mariage pour tous justice nulle part que nous avons consigné dans les colonnes du journal libération résumant pour montrer qu'au fond ce qu'on nous présente comme un progrès nous semble au contraire être l'occasion d'une grande injustice qu'est ce que les jeunes attendent de la famille aujourd'hui d'abord on l'a dit ils en attendent le cadre nécessaire à la restructuration personnel à leur construction personnelle et là encore bien loin des clichés les jeunes français ne sont pas désintéressés de la famille sont même les jeunes dans le monde qui s'intéresse le plus à la famille pour définir leur identité dans une étude annuelle publiée par la fondapol 1 qui enquête sur la jeunesse du monde 91% des jeunes français déclarent que le socle de leur identité la première le premier lieu de définition de leur identité c'est leur famille plus que leurs amis plus que leurs études puisque leur formation personnelle puisque leurs goûts puisque leurs convictions politiques puisque leurs convictions religieuses c'est la famille qui sert de lieu structurant pour la construction de l'identité et les jeunes français en sont plus convaincus que beaucoup d'autres jeunesse dans le monde je crois donc que c'est le premier lieu et c'est celui que nous devons privilégier avec une nous ne devrions pas toucher à la famille sans avoir une sorte de d'inquiétude de tremblements de la main parce que nous touchons à quelque chose de tellement décisif que nous devrions prendre le temps au nom des générations futures dont tu dont tu as l'air il a si bien parlé au nom de la préservation de la vivre et puis deuxièmement qu'est ce que les jeunes attendent de la famille ils attendent aussi un cadre protecteur la famille c'est le lieu est là pour le coup dans toutes les sociétés dans toutes les civilisations du monde c'est le lieu vers lequel on se tourne quand on est dans la difficulté quand on est dans la précarité sociale quand tu es dans la précarité économique quand on a perdu son travail quand on n'arrive pas à en trouver un on se tourne vers sa famille on sait bien aujourd'hui en france à quel point les familles portent leurs enfants dans leurs études dans leur parcours personnel on sait bien à quel point la famille c'est le lieu le premier lieu de l'exercice de la solidarité entre les personnes et là encore je crois que nous faisons une faute majeure en venant fragilisé ce lieu alors même que les jeunes sont les premières victimes aujourd'hui de la crise 25 % des jeunes sont au chômage aujourd'hui 22% des jeunes dans notre pays vit sous le seuil de pauvreté 22% des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté et on voudrait privée ma génération on voudrait privé ces jeunes de ce lieu fondamental de la solidarité alors pourquoi est ce que je dis qu'on va les en privé parce que bien sûr on pourrait me répondre on ne fait que étendre le modèle familial à d'autres couples et à des couples de même sexe et bien je crois en fait en réalité que les couples de même sexe servent simplement en l'occurrence de prétexte à une mutation profonde de la famille et c'est la raison pour laquelle l'homophobie n'a rien à voir avec cette question là parce que font ça n'est même pas d'ailleurs la question de l'homosexualité qui est première dans la façon dont nous prenons ce débat ce qui est premier c'est la question de la définition de la famille qu'est ce que c'est qu'une famille qu'est ce que c'est qu'un parent aujourd'hui on voudrait nous faire croire que pour être parents il suffit de désiré avoir un enfant on voudrait nous faire croire que c'est le projet parental qui détermine la parenté on voudrait nous faire croire que il n'y a rien de biologique dans la parentalité mais alors que reste-t-il il reste le désir de l'adulte il reste le désir individuel et nous savons que ce désir est fragile notre désir est fragile nos sentiments sont fragiles nos sentiments sont irréguliers et cela évidemment ça n'est pas le salé palier du tout à l'orientation sexuelle les hétérosexuels sont capables d'être égoïste et d'être un constant autant que les personnes homosexuelles simplement pour faire entrer dans la réalité familiale les couples de même sexe on se prive de cette dimension de l'engendrement et là on commet quelque chose de très grave parce qu on fragilise leur père familiale non pas seulement d'ailleurs leur père anthropologique de l'engendrement les autres agissent très concrètement leur père familiale ma génération est celle qui a connu la première la réalité massive du divorce de nos parents le divorce est une nécessité on a eu l'occasion de le dire évidemment qu'il faut que le divorce existent pour pallier aux accidents de la vie pour pallier aux itinéraires parfois heurtée de nos vies sentimentales et de vie affective évidemment que le divorce est nécessaire mais là peut être il ya une question que le législateur devrait se poser s'il s'intéressait man au sort des jeunes est ce qu'il est normal qu'un mariage sur deux se termine par un divorce et est ce qu'il est bon pour les jeunes est ce qu'il est bon pour les enfants que le divorce soit si banalisées notre famille est ce qu'on ne devrait pas plutôt se préoccuper de renforcer leur père familiale et de le renforcer précisément sur la dimension de l'engendrement avoir un enfant être père être maire c'est engendré un enfant et cela constitue des droits et des devoirs pour l'enfant et pour le parent indépendamment même de la situation du divorce moi je crois qu'aujourd'hui on est en train de commettre une grave faute et une grave faute envers la jeunesse dans sa fragilité dans sa précarité dans sa vulnérabilité en national disait dans le principe responsabilité que le rôle du parlementaire que le rôle du dictateur c'était de prendre en compte en premier lieu la voie qui n'est pas entendue c'est à dire celle des générations futures il me semble que là nous faisons une grave faute et je voudrais terminer en disant une dernière chose nous avons écrit cette tribune dans libération nous avons déjà eu quelques amis indépendamment de toute étiquette politique on a fait circuler ce texte qui a très vite circulé on pensait que ça allait prendre beaucoup de temps fait en trois jours on avait recueilli mille signatures et on l'a publiée dans libération et depuis on reçoit des signatures tous les jours on a reçu des milliers de signatures de jeunes beaucoup d'entre nous disent qu'ils sont socialistes qui sont de gauche qu'ils ont des vies familiales précisément qui ont connu aussi des variétés extrêmement diverses ne sont pas du tout ça n'est pas du tout et jeunesse uniforme comme on voudrait nous faire croire qu'ils se posent contre ce projet de loi beaucoup d'entre nous disent que précisément c'est leur expérience de vie qui leur fait se présenter et signer aujourd'hui un texte contre ce projet beaucoup nous disent encore et c'est cela que je trouve très graves et que je voudrais partager avec vous pour terminer parce que vraiment je je crois que c'est une question décisive beaucoup d'entre nous beaucoup d'entre eux écrivent pour dire qu'ils sont d'accord avec ce texte mais qu'ils ne peuvent pas le signer parce qu'ils ne veulent pas que leurs signatures sont rendus publics parce qu'ils ne peuvent pas assumer leur signature au bas d'un texte comme celui-ci qui pourtant a été publiée dans libération autant dire qu'il n'ya rien d'homophobe dans ce texte qu'il est tout à fait constructif et ouvert et je crois que c'est très grave on est en train de culpabiliser une opinion a priori en les criminalisant on la taxant d'emblée d'homophobie alors qu'encore une fois je crois que dans cette démarche il n'ya rien d'homophobe il n'y a absolument rien à voir avec un rejet de l'homosexualité c'est très grave parce que précisément ces jeunes là on les fragilise déjà beaucoup d'entre nous vis par exemple je ne peux pas signer ce texte parce que j'ai besoin de trouver un travail parce que je suis en train de chercher un travail parce que je vais passer un entretien d'embauché que je sais que si on trouve mon nom sur internet avec ce texte là si on trouve que je me suis prononcée contre le mariage homosexuel eh bien je serais pénalisé il ya là quelque chose d'extrêmement grave et je remercie encore en particulier votre mouvement d'avoir précisément donné la parole à à une autre jeunesse qui pensent peut-être différemment précisément que cette caricature dans laquelle on voudrait l'enfermer et qui sait que le vrai progrès que le vrai progrès que notre pays a su conquérir au terme de longues années de maturation juridique c'est la famille composée d'un homme et d'une femme et qui repose sur cette réalité naturelle de l'environnement

7:09
Non speech

[Applaudissements]