Accusations de Mediapart contre Jordan Bardella : «C'est une ingérence dans la campagne présidentielle», note Laure Lavalette
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un risque de contagion qui est réel ?
- 0:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que le pire est à venir ?
- 2:45FerméeRéponse directe
Vous voulez augmenter les salaires des professeurs ?
- 2:55OuverteRéponse partielle
Il y a des personnels enseignants qui ont été agressés. Est-ce qu'il faut penser à ceux qui veulent tout simplement aller au lycée et travailler et étudier ?
- 3:42OuverteRéponse directe
Est-ce que tout ça n'est pas un prélude à ce qui pourrait se passer en mai 2027 si d'aventure Marine Le Pen accédait à l'Elysée ?
- 4:50OuverteRéponse directe
Qui doit payer la facture lors de la valette ? Valérie Pécresse propose d'envoyer la facture de 100 000 euros à M. Bagayoko à Saint-Denis. Est-ce que ce sont les contribuables ? Est-ce que ce sont les casseurs qui doivent payer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 600 interpellations, 80 policiers blessés, 7 jets d'acide. »
- 2:13Invité politiquePromesse
« Quand il fait 45 degrés dans une salle de classe, c'est la raison pour laquelle on a un grand plan climatisation au Rassemblement National. »
- 2:36Invité politiqueChiffre
« On est 18% en dessous de la moyenne de l'OCDE, la moitié de la carrière d'un professeur. »
- 4:03Invité politiqueFait
« Ils ont quand même mis la France à feu et à sang pendant plusieurs jours. »
- 4:20Invité politiqueFait
« M. Porte jouait au foot avec un ballon qui était à l'effigie de la tête du ministre du Travail. »
- 4:30Invité politiqueFait
« M. Mélenchon, M. Raphaël Arnaud, M. Delogui ont été condamnés pour violences en réunion. »
- 5:10Invité politiquePromesse
« Les casseurs doivent être les payeurs. Ça n'est pas aux Français de continuer à payer. »
- 6:24Invité politiquePromesse
« Nous demandons au Rassemblement national la présomption de légitime défense. »
- 8:00Invité politiqueFait
« C'est une officine d'extrême-gauche pour qui la faim justifie les moyens. »
- 9:52Invité politiqueFait
« Il a marché, contrairement à Emmanuel Macron, à la marche contre l'antisémitisme. »
- 16:40Invité politiqueChiffre
« L'âge moyen de départ du premier job en France est de 27 ans. »
Temps de parole
- Laure Lavalette72 %
- Présentateur24 %
- ?3 %
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Europe 1
La
grande interview Europe 1 CNews, Laurence Ferrari
Et
notre invitée ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Laure Lavalette. Bonjour à vous, porte
-parole du Rassemblement
National, députée du Var. Commençons par les lycées, c'est reparti ce matin. La mobilisation lycéenne partie de Créteil s'étend à toute la France avec un appel aux étudiants qui sont appelés à venir rejoindre les lycéens.
Est
-ce qu'il y
a
un risque de contagion qui est réel ?
Est
-ce que vous pensez que le pire est à venir à Laure Lavalette
? C'est sûr que les images d'hier sont assez frappantes.
Il
y a des revendications qui sont légitimes de la part des lycéens, bien sûr. Elles montrent aussi les carences et les échecs de la politique éducative d'Emmanuel Macron. Mais rien ne justifie la violence telle qu
'on
l'a vue dans la rue hier. Je crois qu
'il
y a eu 600 interpellations, 80 policiers blessés, 7 jets d'acide. Rendez-vous compte, Madame Ferrari, des jets d'acide dans une manifestation lycéenne. C'est quasiment du terrorisme, enfin c'est hallucinant. Donc voilà, le problème c'est que ça a été instrumentalisé par la France Insoumise qui n'arrête pas de mettre de l'huile sur le feu. Quand vous voyez M. Boyard qui appelle à
étendre le
mouvement. Quand vous avez Jean-Luc Mélenchon qui dit que les lycéens sont inoffensifs, moi je trouve qu'on ne dirait pas des enfants de cœur, qu'il appelle ses militants à se mettre entre les forces de police et les lycéens. C'est vrai que quand Coquerel dit tout se passait bien avant que la police arrive, on sent bien qu'il y
a
une volonté de faire naître cette contestation dans la rue. Je trouve qu'on peut presque faire un parallèle avec les émeutes de 2023 où LFI déjà n'arrivait pas à appeler au calme. David Niro, je n'appellerai pas au calme, il doit se passer, ce qu'il se passera.
La violence est légitime. Dans certains cas, a dit le maire de Saint-Nibali Bagayoko, tout son président, il faut toujours l'éviter. Il y a eu un article 40 qui a été fait par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Il faut pouvoir poursuivre ces propos-là
?
Non, mais ils sont scandaleux. Je pense que les gens qui tiennent ces propos-là, surtout quand vous êtes un élu de la République, là pour le coup, vous sortez du champ républicain. Enfin, je veux dire, comment un maire peut appeler à des violences, alors qu'encore une fois,
il y a des revendications. Il n'appelle pas violence. Il dit que la violence est légitime dans
certains cas, mais il faut l'éviter. Il faut l'éviter. On a bien vu que ça a galvanisé, évidemment, les jeunes avec qui il était. Il y a des revendications qui sont effectivement entendantes. Quand il fait 45 degrés dans une salle de classe, c'est la raison pour laquelle on a un grand plan climatisation au Rassemblement National. Quand vous avez des plafonds qui s'effondrent, bien sûr que ça pose une vraie question. Après, être 30 par classe, malheureusement, ça a sûrement été votre lot, ça a été aussi le mien. Ça ne nous a pas non plus empêché d'étudier. Par contre, il y
a
un vrai problème dans le salaire des professeurs. Pour le coup, on est très en dessous, on est 18% en dessous de la moyenne de l'OCDE, la moitié de la carrière d'un professeur. Donc, nous attendons le contre-budget de la semaine prochaine pour voir. Et Marine Le Pen expliquera comment on
va rattraper ce retard. Vous voulez augmenter les salaires des professeurs ? Bien sûr,
pour rattraper ce retard de l'OCDE, ça part de là aussi. Le respect que l'on doit à un professeur, c'est qu'il soit payé correctement.
Il y a des personnels enseignants qui ont été agressés. On a vu des images vraiment terribles. Des élèves aussi. Est-ce qu'il faut penser à ceux qui veulent tout simplement aller au lycée et travailler et étudier ? Oui, c'est l
'éternel problème de ces blocages. Blocages qu'il faut évidemment arrêter le plus vite possible. Mais quand vous voyez, regardez encore une fois, Louis Boyard, il avait fait un blocus challenge après les émeutes de 2023. Il avait invité à l'Assemblée nationale des bloquants qu'il avait tirés au sort. Il leur avait fait en récompense de leur action visiter l'Assemblée nationale. Vous voyez bien qu'il y a deux Frances qui s'affrontent. Pour le coup, ces images font aussi écho aux 800 000 personnes qui étaient dans la rue pour le pape la semaine dernière, où tout le monde s'est dispersé dans le calme et c'était plutôt la France de la bienveillance. Ce n
'est
pas tout à fait ce que l'on voit sur ces
images. Alors, la
valette, vous êtes porte-parole du RN, on est sur CNews et sur Europe 1.
Est
-ce que tout ça n'est pas un prélude à ce qui pourrait se passer en mai 2027 si d'aventure Marine Le Pen accédait à l'Elysée ? Est-ce que ce n'est pas le tour de chauve, la démonstration de force que cherche la France insoumise pour montrer ce qu'ils sont capables de faire en cas d'accession au pouvoir du RN ? On savait
déjà ce qu'ils étaient capables de faire. Souvenez-vous des émeutes au moment de la mort de Naël. Ils ont quand même mis la France à feu et à sang pendant plusieurs jours. Voilà, la violence, c'est le chaos, c'est le mode opératoire d'LFIC. C
'est
sûrement la raison pour laquelle, j'espère bien que les Français ne leur feront pas confiance parce que ça pose une vraie question quand vous êtes des responsables politiques. Mais cette violence, elle est inhérente. Souvenez-vous, au moment des retraites, M. Porte jouait au foot avec un ballon qui était à l'effigie de la tête du ministre du Travail. Voilà, ces gens-là sont violents. Je vous rappelle que M. Mélenchon, M. Raphaël Arnaud, M. Delogui ont été condamnés pour violences en réunion. Voilà,
enfin,
oui, ou violences. Violence en
réunion, je ne suis pas sûr. Pas en
réunion, mais pour violences. M. Delogui, typiquement, sur un CPE et sur un proviseur. Donc voilà, c'est leur mode de fonctionnement. Je ne pense pas que ce soit le cas de M. Mélenchon. Non, M. Mélenchon, c'était au moment, vous vous souvenez, de La République, c'est moi, où il y avait, lui, c'était pour
intimidation.
Qui doit payer la facture lors de la valette ? Valérie Pécresse propose d'envoyer la facture de 100 000 euros à M. Bagayoko à Saint-Denis. Est-ce que ce sont les contribuables ? Est-ce que ce sont les casseurs qui doivent
payer ? Mais ils portent
une responsabilité. Effectivement, quand vous êtes un responsable politique, vous portez une responsabilité. Et après, voilà, ceux qui cassent ont quand même aussi leur liberté. Il faut aller chercher. Et on a toujours dit, nous, les casseurs doivent être les payeurs. Ça n'est pas aux Français de continuer à payer. Vous savez à quel point la situation financière des Français est catastrophique. Ça rajoute et puis ça décrédibilise. Vous dites que votre lycée est en mauvais état, mais du coup, vous continuez à le délabrir. On a vu des portes d'établissement complètement en feu. On voit bien que ça ne va pas et on voit bien que la revendication derrière, elle est politique.
Le ministre de l'Intérieur, M. Nouniez, a dit que ses instructions, c'est la fermeté avec la plus stricte proportionnalité. Ce qui ne
veut
pas dire inaction, mais on sait bien que la moindre bavure serait absolument dramatique et mettrait encore plus le feu aux poudres. C'est sûr.
Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il
y a
des provocations terribles. Je voyais des images où des lycéens donnaient des coups de pied à un policier, à renacher. Pourtant, on voit bien qu'il
y a
de la provocation. Donc, je pense que le travail des policiers est difficile. Ils ne doivent pas bien savoir comment gérer parce que la police, et vous savez, c'est une instruction.
Ils ont des
instructions assez précises, selon
vous. Oui, mais c'est
quand même l'institution qui est la plus contrôlée, j'allais dire. Donc, c'est vrai que tous les policiers que je rencontre me disent la peur qu'ils ont aussi de se retrouver dans une situation qui ferait qu'après, il n
'ait
pas la justice de leur côté. C'est aussi la raison pour laquelle nous demandons au Rassemblement national la présomption de légitime défense, ce qui ferait tomber la pression. La loi qui est passée la dernière fois n'allait pas assez loin. Je pense qu'il faut réarmer moralement aussi nos
policiers. Et quand Jean-Luc Mélenchon évoque la sauvagerie policière, c'est un blanc-seing qu'ils donnent à tous ces casseurs ? Oui, enfin, ce n
'est
pas nouveau. On ne tombe pas
de
notre chaise. Oui, LFI pense que la police tue,
que
la police assassine. Ils n'ont eu de cesse de le dire. Voilà, on ne le découvre pas. Ils sont fidèles à eux-mêmes. Mais ça met de l'huile sur le feu. J'ai quand même eu l'impression que Jean-Luc Mélenchon avait un peu peur du monstre qu'il était en train de créer. Il y avait un espèce hier de ralentissement. J'ai trouvé, M. Léoman a dit que c'était un peu débile quand même de mettre le feu partout. Je pense qu'ils se rendent compte que le mouvement qui est en train de naître peut leur échapper.
Évoquons maintenant l'actualité au Rassemblement National avec cette affaire désormais qu'il faut appeler l'affaire Bardella. Emmanuel Macron, en Espagne, a appelé les responsables du RN à clarifier la ligne, les mots et les gens dans leur parti. Il estime que les propos qui sont attribués par Mediapart à Jordan Bardella sont gravissimes et inacceptables. Que répondez-vous à Emmanuel Macron ?
Déjà, je réponds à Emmanuel Macron qu'il n'aura eu de cesse que d'abaisser la fonction présidentielle. En principe, un président, quand il est à l'étranger, ne commente pas une action, ce qui se passe à l'intérieur du pays. Vous nous avez déjà habitués à rabaisser cette fonction. Mais là, je trouvais que c'était vraiment le summum. Nous pensons et nous disons que ce sont des faux, des faux grossiers. Jordan Bardella a d'ailleurs porté plainte hier pour diffamation, diffamation publique. Mediapart, il faut voir d'où ça vient. Mediapart, ce n
'est
pas un journal comme les autres. Ce n
'est
pas vraiment un média. Ce sont nos adversaires politiques. Ils ne s'en cachent pas. C'est une officine d'extrême-gauche pour qui la faim justifie les moyens. C'est vrai que je pense que notre avance dans les sondages, le fait que les Français nous font confiance, probablement pour l'alternance, met une certaine fébrilité chez nos adversaires qui sont prêts à tout, à des diffamations et à des propos absolument ignobles qu'évidemment, Jordan Bardella récuse. Nous saisirons
la justice jusqu'au bout. La justice, donc avec cette plainte en diffamation, avec constitution de parti civil, il y a d'autres moyens d'aller peut-être plus vite parce qu
'on
sait que ces plaintes en diffamation mettent des mois à être instruites, voire jugées. Il y
a
la possibilité d'une citation directe au pénal, assignation civile à jour fixe avec l'offre de presse. Pourquoi ne sont pas ces moyens-là qui ont été choisis ? Parce que ça permettrait aussi de forcer Mediapart à prouver ce qu'ils disent.
L'affaire n'a que deux jours, Madame Ferrari, donc j'imagine bien que Jordan Bardella est avec ses conseils, avec ses avocats et qu
'on
cherche la meilleure façon pour que la vérité éclate. Je sais que Jordan Bardella avait déjà demandé à être confronté aux écrits. Mediapart a refusé, certainement parce qu'ils ne sont pas authentifiés. Donc la question qu'il va falloir se poser aussi,
c
'est est-ce que Mediapart est entre guillemets de bonne foi quand il fascifie des documents ou est-ce que Mediapart aurait été enfumé, comme disait Jordan Bardella ? Ce qui est certain, c'est que cette affaire c'est une ingérence dans la campagne présidentielle. Au moment où les Français n'arrivent pas à remplir ni leur frigidaire ni leur plein d'essence, bientôt il va falloir remplir la cuve de fioul. Pendant ce temps,
on
ne parle
pas de rien. C'est pas une surprise, chaque présidentielle désormais est impactée par les
affaires.
Puis en plus, on le savait, je veux dire, on est des marins de gros temps, on savait que ça allait être difficile. La dernière fois sur votre plateau il y
a
15 jours, j'ai dit qu'il y
aurait
des turbulences. Vous voyez, on ne s'est pas trompé. Là, c'est particulièrement abject la façon dont Jordan Bardella est diffamé. Il est atteint personnellement
? Bien sûr
qu'il est atteint, mais vous ne pouvez pas ne pas être atteint quand on dit ça sur la place publique et que ça n'est pas vrai. C'est absolument épouvantable. Il va se battre. Vous savez, il a sa conscience pour lui. En 2025, il a été reçu par le gouvernement israélien. Il est allé à une conférence sur la lutte contre l'antisémitisme. Il a marché, contrairement à Emmanuel Macron, à la marche contre l'antisémitisme. Et puis je vais vous dire, les Français ont bien compris que le bouclier contre l'antisémitisme. C'était le Rassemblement National. Et d'ailleurs, qui a fait fuir ?
Mais pas ce
que dit le CRIF et
Jonathan Arkin
? Parce que je pense qu'il a un réflexe un peu pavlovien, le CRIF. Mais moi, je peux vous assurer que j'ai des gens proches du consistoire, voilà, je ne
vais
pas les mettre mal à l'aise, mais qui m'ont écrit en me disant, voilà, le CRIF a un réflexe qui est pavlovien. Nous, à côté, on sait que vous êtes le rempart. On sait que l'antisémitisme à
l
'heure actuelle décomplexé, il
est du côté d'Aléfi. Le
Pen
avait réglé, évidemment, on le fera rappel, en éjectant son propre père
du parti. Exactement, non, vraiment, je ne le crois pas. Quand vous avez les époux Clarsfeld qui vont à Perpignan recevoir de la main de Louis Alliot la médaille de la ville, pensez-vous un seul instant qu'ils l'auraient fait ces chasseurs de nazis, qu'ils l'auraient fait s'ils avaient eu le moindre soupçon d'antisémitisme ? Bien sûr que non, c'est encore de la diffamation, mais on connaît ces procédés d'extrême-gauche. Le problème,
c
'est que pendant que vous parlez de ça, on ne parle pas d'autre chose et malheureusement, ça laisse toujours des traces au moins
personnellement. Jordan Bardella restera sur cette stratégie de la dénégation. Il ne dira pas peut-être que
c
'était une erreur de jeunesse parce qu'il estime qu'il ne l'a pas
dit. Ce n
'est
pas une stratégie de dénégation. Il n'a pas tenu ses propos, donc il ne
va
pas s'accuser de choses qu'il n'a évidemment pas faites.
Marine Le Pen le soutiendra
jusqu'au bout. Bien sûr que Marine Le Pen le soutiendra, mais vous savez, les Français vont se soutenir jusqu'au bout. On a derrière nous des millions de Français qui sont attaqués. Ce sont ces Français qui ont envie de vivre de leur travail, qui ont envie de nous donner les clés pour que nous renversions la table, pour qu'on reprenne en main notre politique migratoire, pour qu'on reprenne en main l'hôpital, l'éducation, pour qu'on ne soit pas dernier dans les classements PISA. Tout ça, nos adversaires politiques l'ont bien compris. Je pense qu
'ils
sont prêts à tout, mais je vais vous dire, Madame Ferrari, je pense que ça n'est pas terminé. Jusqu'au 18 avril, ça va être long. Vous pensez qu'il y
aura
d'autres épisodes
? Déjà, là,
on connaît Mediapart, c'est leur façon de faire, ils ne s'en cachent pas, ils vont feuilletonner le plus longtemps possible.
Et
puis, oui, moi, je pense que d'ici le 18 avril, ils vont nous chercher des poux ailleurs. Vous avez des points de
faiblesse ? Non.
Vous
avez déjà pointé ? Nous sommes très sereins, mais non. Est-ce que ça peut avoir un impact sur les électeurs ? Est-ce que
vous
le redoutez
? En tout cas, moi, je n'ai eu aucun texto de mes administrés en circonscription, ou alors les textos que j'ai eus, c'était pour me dire c'est lamentable, vous êtes encore, vous savez, il y a presque un effet câlin au bout d'un moment. Les gens, ils n'en peuvent plus quand vous êtes systématiquement diffamés. Moi, j'aimerais que nos adversaires politiques nous attaquent sur le fond. Venez nous dire que, voilà, sur le régalien, ce que nous pensons ne va pas. Venez nous dire qu'il faut continuer à donner de
l
'argent à l'Union européenne, ce que nous ne croyons pas parce que nous voulons faire des économies plutôt que d'aller chercher l'argent dans la poche des Français. Attaquez-nous sur le fond, mais ne nous diffamez
pas. En tout cas, on ne se laissera pas faire. Vous parlez du pouvoir d'achat, effectivement, c'est ce qui concerne au premier chef les Français. On a dans quelques heures la présentation du budget de la France avec le réel qui nous rattrape, dit Sébastien Lecornu, 54 milliards d'euros d'économies à la clé. La classe politique est-elle enfin prête à regarder la dette en face et quelle sera l'attitude du RN face à ce budget ? Censure, pas censure, pousse en haut, pousse en bas ?
Alors, on a hâte déjà de savoir comment est
-ce
qu
'il
va faire ces 53 milliards d'économies parce que ce sont les mêmes quand même qui ont fait 1300 milliards de dettes en 10 ans qui sont censés maintenant là faire des économies. Nous,
nous
disons depuis le début que c'est très simple. Il faut aller chercher l'argent dans l'Union européenne. Nous sommes contributeurs nets de 9 milliards. C'est beaucoup trop.
C
'est-à-dire que pour que les Français qui nous écoutent comprennent, on donne plus à l'Union européenne que ce qu'elle nous rend. Il faut aller chercher dans le train de vie de l'État. Il faut aller chercher évidemment dans cette politique migratoire.
Il
faut réserver les
aides de solidarité aux Français.
Mais ce n
'est
pas forcément une question de suppression de fonctionnaires. On peut ne pas remplacer. Non. Marine Le Pen part, je crois, le 6 octobre pour son contre-budget. Donc, on va en parler. Mais encore une fois, il peut y avoir des non-remplacements de fonctionnaires qui partent à la retraite. Mais on peut aussi gérer différemment. C'est exactement comme vous, Madame Ferrari, quand vous avez votre budget. Soit vous allez en vacances, soit vous refaites votre salle de bain. Là, c'est pareil. Ce que vivent les Français, c'est la conséquence de choix politiques qui n'ont pas été bons, qui n'auraient pas été les nôtres. Et on va leur expliquer comment nous, on va reprendre en main la dépense
publique. Pour autant, il y aura un vote sur ce budget. Marine Le Pen a dit qu'elle préférait un budget imparfait que pas de budget.
Ça
veut dire qu'à priori, on ne se dirige pas vers une censure du RN qui serait décisive.
Alors,
c
'est sûr qu'on est... Déjà, un budget, vous savez, n'est jamais voté par l'opposition puisque par définition, c'est la traduction comptable de choix politiques. Donc, en fait, l'opposition, au mieux, elle laisse passer le budget en s'abstenant. Il y
a
des motions de censure. Il y
a
des motions de censure. Ce qui est sûr, c'est que ce budget, il sera amendé, il sera rectifié par l'équipe qui gagnera la présidentielle. Donc, s'il n'y a pas de dinguerie, si le gouvernement ne va pas chercher l'argent dans la poche des Français, s'il revient sur sa prime d'activité dont il voulait geler l'indice, à ce moment-là...
Les retraités aussi, c'est une ligne rouge.
Écoutez, en tout cas, Marine Le Pen va le dire dans pas longtemps. Elle va exprimer quelles sont nos lignes de rouge. Mais voilà, on sera quand même très vigilants. On est là, et on l'a dit, pour défendre le pouvoir d'achat des Français. Il faut que nous soyons un garde-fou, mais peut-être que le gouvernement aura été touché par la grâce d'ici là.
Attendons 9h, Madame Félary.
Taxe sur les produits sucrés, a annoncé le ministre du Commerce, Serge Papin. C'est sur la table, en tout cas, pour ce budget. Encore des taxes ? Vous les voterez
?
C'est sûr qu'encore des taxes, c'est un problème. Mais il y a aussi un problème sur les produits sucrés,
il y a aussi
un problème sur l'obésité, sur les enfants qui ne
font
plus de sport à l'école. Donc, il faut réfléchir à une politique de santé de façon plus globale. Mais peut-être que plutôt ça, il faut revaloriser le sport à l'école, voir comment faire. Les Français n'en peuvent plus des taxes. Nous sommes le pays le plus taxé au monde et malgré tout, nous vivons mal. C'est ça qui va passer, cette dichotomie. Il n'y a plus de consentement à l'impôt dans la mesure où on a un taux prélèvement obligatoire qui est record. Et à côté de ça, quand vous allez à l'hôpital, vous attendez encore 5 heures sur un brancard. Mais
vous êtes soigné.
Mais on
est
soigné. Mais on peut tellement mieux faire, en fait.
C
'est ça. Alors, Lavalette, parlons un instant des retraites. Édouard Philippe a présenté hier sa réforme des retraites. Il reprend la réforme de 2023. En moins de 10 ans, il veut porter l'âge légal à 65 ans avec une durée de cotisation à 45 ans. Est-ce que ce n'est pas courageux ? Non, mais Édouard Philippe, c'est Macron en
pire.
C
'est
-à
-dire que... Ah non, Emmanuel Macron n'a jamais proposé ça. Non, alors, il s'est fait élire au départ quand même sur 65 ans, la dernière fois.
Mais là, il va
encore plus loin. Et effectivement, il faut que les Français comprennent que
c
'est 65 ans plus 45 années d'annuité. Donc, si vous commencez à travailler à 23 ans, l'âge légal, ça sera 68 ans. Il faut savoir qu'il
y
a déjà une personne sur deux à l'heure actuelle alors que l'âge de départ légal est de 62,9 mois, enfin 62 ans et 9 mois. Il y
a
déjà une personne sur deux qui arrive à la retraite sans emploi. Une personne sur toi ne serait pas concernée par la
décision.
Voilà.
Donc, ça veut dire
quand même qu'il mise sur le fait que les gens travaillent plus alors que déjà, pour arriver à 62 ans, nous n'y arrivons pas et que ce que l'on ne gagne pas d'un côté, on le dépense en assurance maladie et en assurance chômage. La vraie question, c'est faire rentrer plus tôt les jeunes sur le marché du travail. C'est là où notre retraite, notre projet de réforme de retraite est pertinent. L'âge moyen de départ du premier job en France est de 27 ans, ce qui est évidemment beaucoup trop tard.
Mais pour ça, c'est un peu vertigineux mais il va falloir s'attaquer aussi au collège unique, refaire de nos filières manuelles des filières d'excellence, un peu comme font l'Allemagne et la Suisse pour remettre rapidement nos jeunes sur le marché du travail. Et vous êtes toujours sur votre projet de 60 ans, 62
ans ?
Si on a commencé souvent avec des
métiers pénibles par rente et
après de façon progressive jusqu'à 62 ans avec 42 annuités parce que la retraite c'est aussi un choix de société. Mais tout ça, on le
financera et on le
financera parce qu'on va relancer l'industrie et la natalité.
Laure Lavalette,
un mot de Robert Ménard qui a été jugé hier le maire de Béziers pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF. Le tribunal a requis 7500 euros d'amende,
ce
qui est le plus bas échelon parce qu'il risquait l'inéligibilité. Ce sont quelles réquisitions ?
On
aura évidemment le jugement au mois de décembre. Vous soutenez Robert Ménard ?
On
soutient Robert Ménard et on soutient tous les maires qui s'opposent à marier des gens qui n'ont rien à faire sur notre sol. Alors déjà, moi j'aurais aimé que les 100% d'OQTF soient exécutés comme nous l'avait promis Emmanuel Macron mais évidemment et même avec nos alliés d'Éric Ciotti et de l'UDR, nous avions lors de leur niche, ils avaient proposé une loi justement pour protéger les maires. Nous n'avons jamais pu voter cette loi parce que toute la gauche, l'extrême gauche et la gauche a fait obstruction. Donc nous ne sommes jamais arrivés au bout du texte alors que c'est un texte qui est évidemment demandé par les maires. Il faut protéger les maires.
Ça n'a pas de sens que l'État vous demande à la fois à quelqu'un de ne pas être là et aux maires de les marier. Ça pourrait être aussi...
Et le procureur a
rappelé que les maires ne peuvent pas refuser de célébrer
un mariage. C
'est évidemment au procureur mais c'est la loi. Ça pose une vraie question parce qu'après,
vous
savez bien qu'une fois qu'ils sont mariés, ils sont encore plus difficilement expulsables donc il est temps
71% des Français s'opposent ainsi au mariage lorsque l'un des deux futurs époux est en situation irrégulière. C'est une des mesures que vous prendriez si
vous arriviez au
pouvoir. Vous savez, la première chose qu'on va faire quand on arrivera au pouvoir c'est ce grand référendum constitutionnel en mettant le droit des étrangers dans la Constitution. Il faut que nous gravions dans le marbre les outils juridiques, politiques, administratifs qui vont nous permettre ça va être la fin du droit du sol, ça va être typiquement de ne pas pouvoir marier un OQTF, la fin du regroupement familial. Stop ! Les Français veulent reprendre en main leur politique migratoire. Ça fait trop longtemps qu
'on
ne leur a pas demandé ce qu'ils voulaient en faire et comme la Constitution sera au-dessus de tout alors on pourra être efficace
et mettre notre volonté politique en action. Laure Lavallette était notre invitée ce matin. Je précise pour nos auditeurs que vous portez le ruban rose que je porte aussi d'Octobre Rose pour la prévention du cancer du sein.
Allez vous
faire dépister, bien sûr. Merci beaucoup Laure Lavallette et bonne journée à vous sur CNews d'Europe. Merci Laure Lavallette, merci Laurence Ferrari et j'arbore également moi aussi le ruban rose d'Octobre Rose ce jour 8h32 dans un instant vos signatures du jeudi on va retrouver Charlotte Dornelas et Nicolas Carreau et Julia De Funès également. A tout de suite.
Laure Lavalette