TERRORISME : «IL FAUT CHÂTIER CEUX QUI ALIMENTENT L'ENNEMI» - Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Il faut savoir aussi, à certains moments, retenir les coups. »
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« Ce ne sont pas des combattants, ce sont des malades qui s’en prennent à des innocents. »
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« Ce ne sont pas des combattants, ce sont des malades qui s’en prennent à des innocents qui sont hors d’état de se défendre. »
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« C’est eux qu’il faut châtier car c’est eux qui fournissent et alimentent l’ennemi. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le ministre, mes chers collègues, Je voudrais vous remercier, monsieur le ministre pour la réponse retenue que vous avez faite et votre contre-argumentation. Je voudrais dire à mes collègues, pour notre honneur, qu’il faut savoir aussi, à certains moments, retenir les coups. Il n’y a pas, dans cet hémicycle, d’amis de ceux qui posent des actes terroristes.
Nous sommes tous, sur tous les bancs, dans une guerre implacable contre eux. Et nous n’avons d’autre objectif que la victoire totale contre eux. Alors on doit pouvoir, mes chers collègues, discuter de l’état d’urgence sans passer pour un suspect.
C’est l’honneur de la démocratie de tout pouvoir mettre en discussion. On doit pouvoir discuter de méthodes de police sans passer pour un suppôt des ennemis de la police, ce que nous ne sommes ni dans l’un ni dans l’autre cas [pour ou contre la prorogation de l'état d'urgence] Et je vous demande d’y penser souvent. Nous avons à argumenter parce que ce dont nous ne voulons pas, c’est que l’ennemi l’emporte en nous infligeant un mode de vie dont nous ne voulons pas, aucun ici, sur aucun banc.
Nous ne voulons pas vivre sous la trique de la menace de leur violence, modifiant et défigurant notre démocratie parce qu’ils auraient cherché à nous y pousser. Et nous n’accusons personne ici de le vouloir. Nous mettons seulement en garde, voilà quel est le sens de notre vote.
J’achève, monsieur le ministre, car nous avons peu de temps. Vous avez eu des mots justes pour décrire la misère. Mais ici, il y a bien des enfants de miséreux ou des petits-enfants de miséreux.
Je suis sûr que vous serez d’accord avec moi pour dire que, jamais, dans nos familles, quelle qu’est été la difficulté à vivre, nous n’avons été poussé au crime. Tout au contraire. Le crime et l’acte terroriste est un acte de névrose, de perturbation absolue de l’esprit, il n’a aucune dignité.
Ce ne sont pas des combattants, ce sont des malades qui s’en prennent à des innocents qui sont hors d’état de se défendre. Pas de lien. Jamais.
La loi sacrée, c’est de ne pas nous diviser face à l’ennemi. Monsieur Lafarge et son entreprise n’habitaient pas dans les quartiers. Ceux qui ont organisé le trafic de l’argent du pétrole de contrebande n’habitent pas dans les quartiers.
C’est eux qu’il faut châtier car c’est eux qui fournissent et alimentent l’ennemi.
Jean-Luc Mélenchon