Le Grand Jury de Manuel Bompard
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Présenté par Olivier Bost.
Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver pour ce Grand Jury. Une nouvelle saison, une saison présidentielle. Nous sommes en direct sur RTL, nous sommes également en direct sur Public Sénat. Et nous sommes très heureux aujourd'hui d'accueillir notre nouveau partenaire, West France. Bienvenue à tous dans ce Grand Jury. Nous sommes ensemble pendant une heure. Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Vous êtes le coordinateur national de la France Insoumise. Je l'ai ou racheté une part de la dette colossale de la France. La France Insoumise a lancé le débat de cette rentrée et a forcé tout le monde à répondre. Est-ce totalement sans risque ou de la pure folie ? C'est ce que nous verrons avec vous.
Une rentrée politique où les sondages donnent Jean-Luc Mélenchon. Possible qualifié au second tour de la présidentielle. Mais face à Marine Le Pen, c'est toujours un échec cuisant que mesurent les instituts au second tour. Êtes-vous très fort à l'extrême gauche et faible dans le pays ? Bienvenue dans ce Grand Jury. Manuel Bompard. Merci. À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Steve Jourdain de Public Sénat et Stéphane Vernet de West France. Bonjour. Dans ce Grand Jury, Manuel Bompard, nous aurons une nouvelle séquence. Le Grand Jury sur le terrain pour les difficultés très concrètes des Français. Ça sera avec West France.
Et puis nous parlerons aussi de l'autre actualité de cette rentrée, le budget 2027 pour le gouvernement Lecornu. Ça sera dans la séquence « Ça se passe au Parlement ». Et vous n'échapperez pas à nos questions express. On peut le dire, Jean-Luc Mélenchon anime cette rentrée des idées avec cette idée de geler la dette. Des économistes et des adversaires politiques pointent plusieurs risques. On va les passer en revue. Mais dites-vous aujourd'hui que geler la dette est une opération sans aucun risque, aucune inconnue.
C'est plus qu'une opération sans aucun risque. C'est une opération qui porte des opportunités dans une situation particulièrement claire. C'est qu'on est face aujourd'hui à un certain nombre de grands défis qui sont devant nous. Je pense en particulier, on l'a vu cet été, au défi de la transition écologique. Et donc on va avoir besoin d'investissements qui sont des investissements massifs si on veut être en capacité de faire face à ces défis.
Et pour avoir ces investissements massifs, eh bien oui, je pense qu'une mesure qui consiste à dire que la part de la dette qui est détenue aujourd'hui par la Banque Centrale Européenne, travailler sur une congélation, une annulation, ça nous permet justement de nous libérer des marges de manœuvre pour pouvoir affronter ces défis.
Alors qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que ça pourrait affoler les marchés ? Parce qu'il y a des gens qui nous prêtent de l'argent, il y a une part de la dette qui est privée, avec des taux d'intérêt qui sont déjà très élevés. Aujourd'hui, on emprunte à 4%. Si ça s'affole, tout ça tombe, on ne peut plus emprunter.
Précisément, c'est l'inverse. Ce que je trouve assez extraordinaire, c'est que depuis que le débat s'est ouvert sur ce sujet, j'entends y compris des gens comme M. Lecornu, qui est Premier ministre, pardonnez-moi, mais raconter absolument n'importe quoi. Quand M. Lecornu dit si on prend la proposition de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, il y a des prêteurs qui vont être floués, c'est ce que disait aussi M. Attal, soit il n'a pas compris de quoi on est en train de parler, soit il ment volontairement pour apeurer tout le monde.
Mais reconnaissez que pour les gens qui nous prêtent de l'argent, l'idée qu'on puisse en annuler une partie, même si c'est celle détenue par la BCE, ça peut affoler quand même.
Vous reconnaissez donc qu'on parle bien de la part de la dette qui est détenue par la Banque Centrale Européenne. Voilà. Donc, des potentiels investisseurs dans les marchés financiers qui détenaient de la dette, eux, ils ont déjà été remboursés au moment du rachat de la dette par la Banque Centrale Européenne. On ne parle pas de quelques milliards, on parle de 600 milliards d'euros. Bien sûr, c'est conséquent, évidemment. Mais donc, c'est une dette qu'on se doit à nous-mêmes, en quelque sorte. Et comme on se la doit à nous-mêmes, c'est absolument mensonger de dire que ça pourrait conduire
à ce que des investisseurs ne soient pas remboursés. On se la doit à nous-mêmes dans un système européen basé sur l'euro, basé sur une certaine confiance dans cette monnaie. Donc, ce n'est pas nous, on n'est pas isolés.
Personne ne dit qu'on est isolés. Et ce que nous avons dit depuis le premier jour, alors là aussi, c'est la deuxième objection absolument mensongère qui nous a été réfutée, c'est oui, mais vous voulez faire ça tout seul. Mais nous, on n'a jamais dit qu'on voulait faire ça tout seul. On a toujours dit... C'est pas très clair, mais alors donc,
ce n'est pas une décision purement française, uniquement française. Comment vous allez convaincre les autres pays européens ?
Précisément, parce que je vous le disais à l'instant, on est tous confrontés en Europe aux mêmes difficultés. C'est qu'on a en face de nous un mur d'investissement qui est indispensable si on veut nous adapter au changement climatique pour prendre cet exemple. Est-ce que vous avez quand même remarqué, juste pour vous donner un exemple, que l'Allemagne, dont on a dit pendant des années et des années qu'elle était la chante de la rigueur budgétaire, que l'Allemagne, il y a quelques mois, a annoncé un plan d'investissement de 500 milliards d'euros. 500 milliards d'euros.
Je vous rappelle qu'en 2022, quand Jean-Luc Mélenchon disait que pour la France, sur 5 ans, il fallait un plan d'investissement de 200 milliards d'euros, tout le monde disait que ça va être le chaos, ça va être la catastrophe. L'Allemagne annonce 500 milliards d'euros de plan d'investissement. Oui, mais leurs finances
ne sont pas du tout dans l'état des nôtres.
Enfin, ça n'a rien à voir. Ah ben, vous voulez, l'Allemagne, son déficit est supérieur à 3%. D'ailleurs, on l'a appris encore cette semaine. Ce que je veux vous dire par là, parce que vous m'avez demandé qui peuvent être d'éventuels partenaires au niveau européen, je vous dis qu'au niveau européen, je pense que tout le monde a intérêt à une mesure qui permet de réduire la pression qu'exerce la dette aujourd'hui sur les États.
Jean-Luc Mélenchon président, les semaines qui suivent son élection, vous allez enclencher une révision des traités européens.
Alors, d'abord, pour la mesure dont on est en train de parler, il n'y a pas besoin de réviser les traités européens. Il y a des débats là-dessus. Il y a des débats. Non, mais regardez, quand il y a eu les programmes de rachat, pardon, je ne veux pas être trop technique, de titre de dette, c'est-à-dire que la BCE a commencé à racheter de la dette des États, il y a eu une décision de la Cour de justice de l'Union européenne qui a dit que c'est absolument compatible avec les traités européens. Donc, continuez, continuez à faire ce type de programme mais absolument pas contraire.
Par contre, là où vous avez raison, c'est que oui, il y a des choses à changer dans les traités européens et notamment le fait que la Banque centrale européenne devrait être en mesure de pouvoir payer, prêter directement aux États ce qui aujourd'hui,
ça, est interdit par les traités européens. Sans être trop technique, il y a quand même une question à laquelle vous ne répondez pas, c'est avec qui, de qui vous obtenez cette autorisation pour pouvoir dire que la dette de la BCE, finalement, on la remboursera. Je vous l'ai dit justement, je l'ai dit de l'Allemagne.
Vous avez parlé de l'Allemagne,
je peux vous parler et de l'Espagne, je peux vous parler. Vous pensez que l'Allemagne, l'Espagne dirait aujourd'hui oui, d'accord, très bien, la France...
Je pense que tous ces pays ont intérêt aujourd'hui à faire en sorte, parce qu'il faut quand même que les gens comprennent de quoi on est en train de parler. On est en train de parler d'une dette qui, en particulier, a très largement été contractée pendant le Covid. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu une pandémie, une crise sanitaire et qu'il y a eu besoin d'avoir des investissements qui sont des investissements massifs. Je pense que oui, trouver une coalition à l'échelle européenne de pays qui disent pour se libérer des marges de manœuvre et des capacités d'investissement pour l'avenir, on va alléger ce qu'on a été obligé d'emprunter pendant le Covid.
Oui, je pense que c'est absolument possible de la faire.
Donc c'est peut-être l'inconnu de votre idée.
Mais il n'y a pas d'inconnu. Les batailles, elles se mènent. Ce que j'entends de la part de nos adversaires, c'est qu'ils n'ont même pas l'intention de mener cette bataille. Et encore une fois, en donnant des arguments qui sont absurdes. Vous m'avez interrogé sur les taux d'intérêt tout à l'heure, juste, je n'ai pas répondu, je vais répondre très rapidement. Mais quand j'entends dire que si on retire une partie de la dette, ça va se traduire par une augmentation des taux d'intérêt, ce qu'on nous dit à longueur d'année, ce n'est pas ça. C'est que plus la dette est importante, plus les taux d'intérêt sont importants.
Et là, on vous propose une mesure pour immédiatement réduire le poids de la dette, y compris ce qu'on appelle le ratio dette sur PIB. Là, on le réduit immédiatement. Donc ça ne se traduira bien évidemment pas par une augmentation des taux d'intérêt, mais plutôt à l'inverse parce que la situation sera plus saine que ce qu'elle est aujourd'hui. Stéphane Verne.
Le nombre de pays en Europe sur lesquels vous pouvez compter est quand même très très limité. On parle de quatre, enfin moins d'une demi-douzaine d'États qui pourraient être intéressés. Je vous ai donné quelques exemples. Mais c'est très insuffisant par rapport à 27, c'est très minoritaire. Comment est-ce que vous la créez cette coalition ? Comment est-ce que vous pouvez créer une dynamique pour obtenir l'effacement de 600 milliards d'euros ? C'est quand même une somme énorme. Mais je pense sincèrement que je vous ai déjà dit
qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de défis qui sont devant nous et que tous les pays européens sont confrontés à ces mêmes défis, que tous les pays européens
sont en train de se rendre compte. Ils n'ont pas les mêmes positions sur le sujet. Vous avez quand même une majorité de pays au sein de l'Union Européenne qui ne sont pas pour le gel ou pour l'annulation de la dette. Je ne sais pas, ça dépend.
J'ai entendu M. Draghi, ancien dirigeant italien, dire que c'était quelque chose qu'il fallait faire. J'observe par exemple... Ce n'est pas tout à fait la même chose, mais...
Attendez, est-ce que vous observez quand même... Il disait qu'il fallait faire de l'investissement massif, mais... Non, il a dit qu'il fallait
relancer des programmes de rachat de titres de dette publique par la Banque Centrale Européenne. Et est-ce que vous avez remarqué quand même, parce que moi je veux bien que l'Union Européenne, si vous voulez, soit en quelque sorte le dindon de la farce mondiale, mais est-ce que vous avez remarqué ces derniers jours que la Banque Centrale Américaine, la Fed, vient précisément de décider de relancer des programmes d'achat de la dette américaine par la Fed ? C'est pas les mécanismes différents,
c'est exactement la même chose.
Avant de pouvoir l'annuler ou la congeler la dette, il faut d'abord qu'elle appartienne à la Banque Centrale Européenne. Donc il faut des programmes de rachat de dette. Or aujourd'hui, la Banque Centrale Européenne est en train de vendre la dette des Etats qu'elle détient. Donc d'abord, il faut arrêter ça, il faut relancer les programmes d'achat, et ensuite, il faut congeler ou annuler une partie de cette dette pour redonner des marges de manoeuvre. Depuis 10 minutes,
vous nous dites que ce mécanisme sera indolore. C'est-à-dire que... Non, pas indolore, mais même positive. Alors pourquoi s'arrêter là ? Pourquoi seulement 600 milliards d'euros ? Pourquoi on ne va pas plus loin ?
Précisément parce que vous avez dit vous-même la nuance et la distinction qui est très importante entre la dette qui appartient à la Banque Centrale Européenne et, je le disais tout à l'heure, qui donc nous appartient en quelque sorte à nous-mêmes et la dette qui aujourd'hui est sur les marchés financiers et qui donc appartient à... C'est la nature de la dette qui change. Ce sont des investisseurs privés. Ben oui, c'est pour ça que quand j'entends dire si vous commencez à annuler cette dette-là, les investisseurs vont se dire ben non, on est en train de parler de la dette détenue par la Banque Centrale Européenne. On n'est pas en train de parler d'une autre dette aujourd'hui.
Donc je pense que tout le monde y a intérêt en vérité. Je pense que tout le monde a intérêt à une telle mesure et c'est pourquoi je pense qu'on n'aura pas de difficulté à convaincre largement
en Europe pour y parvenir. Mais il y a un phénomène connu aussi, c'est que généralement la dette, on finit aussi par la payer par de l'inflation.
Alors ça, c'est par exemple, c'est un autre contre-argument qui nous a été donné qui, à mon avis, tient pas la route, je vais vous dire pourquoi. Pourquoi on dit ça ? Parce que quand on crée de la dette, quand il y a de la création monétaire, il y a toujours cette idée que ça va produire de l'inflation. Mais là, en l'occurrence, la création monétaire, elle a eu lieu au moment où on a racheté les titres de dette. Et il n'y a pas eu d'inflation. Au moment du Covid, quand il y a eu ces programmes de rachat de dette par la Banque Centrale Européenne, il n'y a pas eu d'inflation. Donc précisément, c'est à ce moment-là qu'il y aurait dû avoir de l'inflation si la théorie économique
dont vous parlez, c'était vérifié. Dans votre raisonnement, on rachète de la dette, on gèle de la dette, enfin, qu'importe. On arrête de s'endetter derrière ou pas ?
Mais ça, c'est l'autre argument un peu de mauvaise foi dans ce débat. Si vous voulez, moi je trouve que ce serait grave. Je ne parle pas de vous. Non, mais je veux dire,
tous les arguments qu'on liste sont à vos yeux
de mauvaise foi.
Non, pardon,
mais vous reconnaissez quand même que quand vous avez le Premier ministre de la France qui nous explique qu'il y a Jean-Paul ou Jean-Louis ou Jean-Luc, je ne sais plus ce qu'il a dit qui va ne pas être remboursé si on met en oeuvre cette mesure, il raconte absolument n'importe quoi. Il redit maintenant faute morale,
pour citer Sébastien Lecornu, faute morale, faute économique, faute patriotique. Oui, mais précisément parce qu'ensuite
il explique qu'il y a une telle personne qui nous aurait prêté et qui serait flouée, ce qui est absolument faux. Donc pardonnez-moi de dire que ça c'est de la mauvaise foi. Ensuite, une fois qu'on a dit ça, votre question c'était sur l'inflation. Pardon ? Sur l'inflation. Je crois vous avoir répondu, les programmes de rachat de dette ils ont déjà eu lieu au moment du Covid et ça n'a pas produit d'inflation. Et si je peux en rajouter, j'ai plutôt l'impression que ce qui va produire de l'inflation par exemple en cette rentrée, parce qu'on voit bien qu'il va y avoir par exemple une inflation sur les matières premières, sur les fruits et légumes, elle a déjà commencé. Pourquoi ?
Parce qu'on a eu des événements climatiques extrêmes, qu'on va avoir des pertes de production et que donc j'ai plutôt l'impression que ce qui crée de l'inflation c'est quand on n'a pas investi suffisamment pour s'adapter que notre mesure n'a pas été mise en oeuvre. Et je pense au contraire que si notre mesure avait été mise en oeuvre alors on aurait pu mieux se préparer, mieux s'adapter au changement climatique et on ne serait pas confronté aujourd'hui à une crise des prix qui va arriver dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.
Emmanuel Bompard, je résume. Vous promettez de geler la dette si nos partenaires européens sont d'accord. Je pense de me battre pour convaincre nos partenaires européens. C'est l'idée que vous avez effectivement lancée ou plutôt relancée puisque c'était déjà dans votre programme à cette rentrée. Parallèlement, le Rassemblement National promet lui la règle d'or budgétaire et 125 milliards d'euros d'économies sur l'État. Est-ce que vos propositions finalement, elles ne risquent pas encore de permettre au Rassemblement National de se crédibiliser ou en tout cas de dire le sérieux budgétaire c'est nous ?
Non, parce que si vous pensez que c'est du sérieux budgétaire et qu'il y a de la crédibilité à expliquer qu'en supprimant les aides à l'immigration et les agences de l'État on va faire 125 milliards d'économies, c'est ce que dit Madame Le Pen. Si vous pensez que ça c'est crédible, là il va falloir un peu réviser le classique. Le sérieux budgétaire
ce n'était pas quelque chose que le Rassemblement National mettait en avant.
Ils le mettent désormais en avant. Mais abnez avec le sérieux budgétaire parce que pardon, mais moi je considère que notre position c'est la seule position raisonnable et je vais vous expliquer pourquoi. Parce que ça fait maintenant depuis des années et des années qu'on nous dit à chaque exercice budgétaire on a un déficit trop important donc on va faire des coupes et vous allez voir ça va améliorer la situation. On nous a dit ça il y a deux ans. Le déficit l'année dernière a été en augmentation par rapport à l'année précédente. L'année dernière on nous dit ah bah maintenant on va faire des dizaines de milliards d'euros de coupes dans les budgets etc. Vous allez voir ce que vous allez voir.
Là on apprend quoi cette année ? Que le déficit risque d'être en augmentation par rapport à l'année dernière. Donc moi je veux bien qu'on m'explique que ceux qui sont responsables de cette situation et qui ont toujours et pourquoi c'est pas mais pourquoi parce que le problème qu'il faut comprendre et c'est ce que disait Jean-Luc Mélenchon au MEDEF jeudi c'est que quand vous êtes dans un pays dans lequel 50% de la croissance est tirée par la consommation populaire quand vous avez des politiques qui sont des politiques de coupe et de baisse du pouvoir d'achat et bien ça se traduit par un ralentissement de la situation économique.
Remarquez que devant les patrons Jean-Luc Mélenchon a dit si vous continuez comme ça il va y avoir la récession. Et le lendemain qu'est-ce qu'on a appris ? Qu'on était sur un trimestre de récession. Donc moi je veux bien qu'on m'explique que ceux qui veulent continuer dans cette même direction qui va nous amener dans le mur sont les gens raisonnables mais je le crois absolument pas. des politiques de relance de développement du pouvoir d'achat d'investissement pour faire face
aux grands défis qui sont devant nous aujourd'hui. Justement parce qu'effectivement Jean-Luc Mélenchon parle de relance par la consommation populaire quand il détaille les choses ça veut dire qu'il faut augmenter d'après lui les fonctionnaires et relancer de la dépense publique pour lancer par exemple des travaux ou des grands travaux. Pas que les fonctionnaires. C'est-à-dire que tout cela enfin la relance de la consommation ne passe pas du tout par les entreprises privées c'est de la dépense publique pour relancer la consommation.
Non les deux.
quand ça ne vous a sans doute pas échappé encore une fois pour refaire référence au débat qui a eu lieu jeudi devant le MEDEF qu'au moment où Jean-Luc Mélenchon a parlé de l'augmentation des salaires du SMIC d'ailleurs vous avez eu des patrons qui ont rigolé ce que j'ai trouvé honnêtement particulièrement grossier et je profite de votre antenne pour dire que je suis convaincu que tous les chefs d'entreprise ne pensent pas la même chose mais moi je les invite à prendre la parole et à prendre position pour dire que ce n'est pas normal qu'on traite avec un tel mépris les exigences salariales qui sont celles des salariés aujourd'hui mais donc non notre proposition elle ne s'appuie pas que sur la politique publique elle s'appuie aussi sur l'augmentation du SMIC sur l'augmentation des salaires sur des plans d'investissement quand vous mettez un plan d'investissement par exemple de transition ou de bifurcation écologique une partie va être prise en charge par l'Etat mais évidemment qu'une partie va correspondre à de l'activité pour les entreprises si vous développez
l'idée ce que je veux dire en grande partie c'est de la dépense publique la relance de l'économie pour vous passe d'abord et avant tout
l'investissement public il est aujourd'hui indispensable je vous ai donné les chiffres de ce que les allemands mettent sur la table donc peut-être que si les allemands mettent 500 milliards d'euros sur la table peut-être qu'on ne va peut-être pas être les derniers à comprendre qu'on est aujourd'hui face à des telles mutations internationales sociales que la question écologique elle est devenue d'une centralité absolue et que si on n'est pas capable et qu'on attend encore pour engager ces investissements on va perdre du temps et qu'on va être les derniers de la classe vous parliez des patrons Steve Jourdain
oui juste peut-être un mot sur ces mots de Manon Aubry députée européenne de la France Assoumise qui a qualifié la semaine dernière c'était à vos journées de rentrée les milliardaires de nuisibles est-ce que ce sont vos mots
d'abord je veux dire que là aussi ça serait bien qu'on ait un débat qui soit un débat honnête là c'est pas par rapport à vous mais j'ai entendu monsieur Attal dire que nous avions dit que les chefs d'entreprise étaient nuisibles il l'a dit pendant le débat ce qui était absolument pas ce que nous avons dit et ce que Manon Aubry a dit ensuite dire
que les milliardaires on peut reciter la phrase exacte de Manon Aubry vous savez les milliardaires ils ne sont pas tous chefs d'entreprise les chefs d'entreprise
ne sont pas tous milliardaires
citons là comme ça on parlera de la même chose d'un point de vue purement économique je veux vous convaincre aussi d'à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibles la phrase exacte de Manon Aubry
oui je considère qu'aujourd'hui les personnes qui accumulent autant de richesses plutôt par exemple que de le mettre ou de l'investir dans la société sont des gens qui nuisent à l'économie oui je le considère je pense qu'on doit
quand les fortunes personnelles sont des détentions d'entreprise est-ce que ça ça relève des nuisibles ou pas ? mais quelles détentions d'entreprise ça dépend pour faire quoi ?
il y a des milliardaires ils sont milliardaires parce qu'ils détiennent des entreprises et bien ça dépend mais quand vous avez par exemple une entreprise c'était cette semaine comme Sodexo qui est détenue par des milliardaires et qui annonce des plans de suppression d'emplois et qui en même temps verse des centaines de millions d'euros de dividendes prenez les choses comme vous voulez elle est plutôt en bourse en ce qui me concerne je considère que oui c'est une attitude assez nuisible y compris du point de vue du pacte social que l'on doit défendre dans notre pays dans la France
et Jean-Luc Mélenchon il n'y aura plus de milliardaires ?
en tout cas il y aura des alors là c'est pareil évidemment il y avait une partie de provocation quand le débat s'est intitulé faut-il interdire les milliardaires ?
je rassure si ça vous rassure personne n'a l'intention de faire une loi pour dire il est interdit d'être milliardaire la question c'est plutôt quel levier on utilise pour mieux répartir la richesse et à mon avis il y a plusieurs leviers pour ça il y a évidemment ce qu'on appelle la taxe Zuckman comment vous pouvez justifier aujourd'hui qu'en moyenne et proportionnellement à leur revenu vous avez des milliardaires aujourd'hui qui payent moins d'impôts qu'une partie des classes moyennes en France comment vous pouvez l'expliquer vous ne pouvez pas le justifier donc une mesure de type taxe Zuckman qui rétablit de la justice fiscale elle est absolument indispensable et puis après peut-être qu'on va en parler il y a la question du patrimoine parce que 12 millions d'euros vous prenez tout pourquoi ce chiffre là d'abord il faut que les gens comprennent c'est l'idée de dire que on prend 100 fois le patrimoine moyen qui est transmis et on considère que pouvoir déjà avoir 100 fois plus que le patrimoine moyen c'est déjà considérable et oui quand on dépasse ce seuil là de 100 fois le patrimoine moyen ben on peut considérer que la société elle doit pouvoir reprendre ce qu'elle a elle-même contribué à créer et pour pouvoir le mettre au service par exemple des générations futures donc notre proposition c'est de prendre ces montants là mais pour les investir dans une garantie d'autonomie pour les jeunes pour que tous les jeunes puissent ne pas avoir besoin de travailler en même temps qu'ils font leurs études et se consacrer à leur entrée dans la vie de vivre
ça veut dire quoi ça veut dire que les familles qui possèdent de très grandes entreprises ne peuvent plus les transmettre à leurs enfants non ça veut dire
une réforme des droits de succession d'ailleurs il y a un simulateur qu'on a mis en place sur ce sujet et comme je sais que c'est un sujet très éruptif en France la question des droits de succession je vais dire les choses de manière très simple la réforme que nous proposons elle se traduit par une baisse ou un même niveau d'imposition sur les successions pour 99% des français et dans les 1% des plus hauts patrimoines et en particulier les 0,01% des plus hauts patrimoines eux seraient mis à contribution davantage donc pour l'essentiel des français non seulement ça n'aurait pas d'impact mais parfois même leurs droits de succession baisseraient je le dis parce qu'aujourd'hui dès que vous faites une proposition vous allez augmenter les droits de succession pour tout le monde non non non 99% des gens y gagneraient
ce que vous proposez de changer ne concerne pas que les multinationales ou les très grandes entreprises vous avez aussi des entreprises de taille intermédiaire de très grosses PME dont les successeurs ou les héritiers seraient obligés de vendre leur affaire pour pouvoir gérer leur succession
alors attendez je comprends bien votre question mais alors il faut donner une précision moi là je vous parle de l'imposition des patrimoines des individus ensuite pour les entreprises il existe aujourd'hui on va pas être trop technique des dispositifs notamment ce qu'on appelle le pacte du treil qui facilite les transmissions des entreprises nous on a pas proposé de remettre en cause ne pas y toucher ça se discute parce qu'aujourd'hui il y a eu des abus dans le pacte du treil on est censé transmettre des entreprises quand on l'utilise pour transmettre des holdings qui détiennent des produits de luxe je prends un exemple comme ça là il y a un petit problème mais un petit détournement du pacte du treil mais l'idée que les entreprises doivent avoir des situations particulières de transmission évidemment qu'il faut conserver cette idée parce qu'on a envie que nos entreprises et notamment nos petites moyennes entreprises nos entreprises de taille intermédiaire elles puissent rester en France et pas qu'on les transmette à des investisseurs étrangers évidemment
le grand jury quel président
à l'Elysée quel président à l'Elysée dans les sondages de la semaine et notamment dans le premier de la semaine le sondage RTL Aris Interactive Jean-Luc Mélenchon peut accéder au second tour si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain 17% des attentions de vote à égalité avec Édouard Philippe est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous Manuel Bompard ou est-ce que vous ne croyez pas au sondage ?
disons que nous disposons d'autres éléments aujourd'hui pour enregistrer la dynamique qui est la nôtre vous avez vos propres sondages ?
on a réuni plus de 10 000 personnes à notre université d'été la semaine dernière c'est deux fois plus que l'année dernière à la même époque on était quasiment 30 000 pour le meeting de lancement de campagne de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis 26 000 26 000 donc quasiment 30 000 plus proche de 30 000 que de 20 000 si vous voulez 26 000 il y avait du monde c'est vrai mais c'est les chiffres si 26 000 ça vous va je prends 26 000 il n'y a pas de difficulté et on a aujourd'hui plus de 350 000 parrainages citoyens d'ailleurs j'en profite pour dire aux gens venez nous aider rejoignez la campagne vous signez sur melenchon2027.fr pour rejoindre ces 350 000 parrainages citoyens donc les indicateurs de notre campagne sont évidemment très positifs après les sondages je sais qu'à quel point c'est un outil aujourd'hui de prescription de fabrication d'une réalité politique c'est un peu comme un horoscope quand vous avez un bon horoscope vous êtes plutôt content vous avez plutôt le moral bon mais ça veut pas dire que ça a quelques valeurs prédictives que ce soit quand même beaucoup plus scientifique qu'un horoscope ça ça se discute parce que si vous m'expliquez ce qu'il y a de scientifique à avoir quelqu'un qui vient rajouter un point deux points à la fin tout seul parce qu'en fonction en tout cas
il y a des écarts qui sont quand même assez énormes Marine Le Pen qui racole à 35 à 38% d'intention de vote c'est ce très haut score révèle quoi ? Est-ce que tous les autres candidats sont faibles y compris Jean-Luc Mélenchon ?
Non mais d'abord que Mme Le Pen ait lors des dernières élections législatives fait plus de 30% qu'elle ait été qualifiée au second tour sur les deux dernières élections présidentielles c'est une réalité mais je voudrais quand même vous faire remarquer que sur les dernières campagnes présidentielles et notamment la campagne présidentielle de 2022 Mme Le Pen elle était annoncée à peu près à la même époque à la même distance elle était quasiment parfois annoncée au-dessus de 30% à l'élection présidentielle de 2022 elle a fini à 23% et à la même époque Jean-Luc Mélenchon était annoncé à 7-8% et il a fini à 22% c'est-à-dire pour que les choses soient claires il y avait quasiment un point d'écart au début de la campagne il n'y en avait plus qu'un quand on est arrivé au résultat le jour du vote donc Mme Le Pen est une concurrente sérieuse évidemment une adversaire sérieuse évidemment mais tous ceux qui disent elle est déjà qualifiée au second tour c'est sûr elle va gagner ils oublient qu'il y a une campagne électorale et que dans une campagne électorale l'objectif c'est de convaincre une majorité des françaises et français et moi je suis optimiste sur notre capacité à convaincre une majorité des françaises et des français
de nous qualifier au second tour et de l'emporter au second tour encore une fois Emmanuel Bompard si l'élection avait lieu dimanche prochain elle n'a pas lieu dimanche prochain
c'est à l'avantage
dans les projections de second tour plus personne n'est mesuré gagnant contre Marine Le Pen le score de Jean-Luc Mélenchon reste lui le plus faible cette question d'un second tour ardu impossible on dit les choses comme on veut c'est un gros sujet pour vous ?
non parce que je pense que les sondages de second tour aujourd'hui encore moins que les sondages de premier tour et d'ailleurs les sondeurs eux-mêmes le disent quand vous les interrogez sur ce sujet aucune crédibilité et pour rigoler un peu si vous voulez aller voir un peu l'archive électorale est-ce que vous savez qu'en novembre 1980 monsieur Giscard d'Estaing était annoncé au deuxième tour à 60% et monsieur Mitterrand à 40% finalement c'est François Mitterrand qui l'a emporté à l'élection présidentielle de 1980 il y avait une gauche qui n'était pas éclatée comme aujourd'hui vous pouvez toujours avoir des différences mais ce que je vous dis c'est qu'entre ce qui était annoncé six mois avant l'élection et ce qui s'est produit c'est deux choses différentes et moi vous savez j'ai commencé l'engagement politique au moment de la bataille contre le traité constitutionnel européen vous savez le référendum de 2005 ah bah au début de cette campagne le oui était annoncé à plus de 70% et le non à 30% et puis quand il y a eu le vote c'était 55% pour le non et 45% pour le oui donc c'est pour ça qu'il y a des campagnes électorales maintenant c'est notre travail de convaincre et je dis aux gens venez nous aider parce qu'on peut y arriver
si on s'y met tous puisque vous parlez de la gauche manuellement par Olivier Faure le patron du PS va annoncer sa candidature à la primaire ce soir qu'est-ce que ça change pour vous ?
pas grand chose je pense que monsieur Faure comme monsieur Glucksmann ne font pas la même chose que nous eux ils sont candidats pour gagner une primaire et pour espérer c'est parce qu'il dit ils sont candidats à l'Elysée oui enfin pour l'instant ils sont surtout candidats à l'intérieur et on a bien compris que l'un veut pas lâcher la direction du parti socialiste que j'ai plutôt l'impression que leur enjeu c'est celui-là c'est celui-là aujourd'hui nous on est précisément en campagne pour essayer de gagner les élections donc je pense qu'on se positionne pas sur le même terrain voilà donc ils ont décidé de faire une vous avez peut-être
une préférence quand même dans cette primaire je n'ai pas l'intention d'exprimer
de l'union de la gauche c'est plutôt moins défavorable à vous
que d'autres candidats
oui mais les gens les adhérents socialistes et places publiques puisque je crois que la primaire est quand même très compacte puisqu'il faut payer 15 euros pour pouvoir voter bon ils décideront et ils feront leur choix moi c'est pas à moi de m'ingérer dans ces choix-là pour ma part je n'irai évidemment pas voter j'utiliserai mes 15 euros pour un don à la campagne de Jean-Luc Mélenchon ça sera plus utile
comment vous vous positionnez vis-à-vis de vos partenaires de l'autre gauche du reste de la gauche j'étais à Valence la semaine dernière dimanche dernier dans son discours Jean-Luc Mélenchon a tapé à bras raccourcis sur la droite le centre l'extrême droite pas un mot pas une pique sur les écologistes les communistes les socialistes est-ce qu'il espère est-ce que vous espérez encore pouvoir créer un mouvement une alliance un ralliement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon si oui comment
vous avez raison aujourd'hui nous on est en campagne c'est ce que je disais et dans cette campagne nos adversaires ils sont à la droite au bloc 10 central qui à mon avis est de moins en moins central d'ailleurs donc vous ménagez le reste de la gauche et à l'extrême droite et on ne va pas rentrer dans une compétition avec les autres candidatures à gauche ce n'est pas notre volonté et ensuite vous me posez la question de savoir s'il est possible que certains viennent en renfort viennent participer de cette campagne j'ai dit ils sont les bienvenus mais nous en attendant on est en campagne et on ne va pas attendre la réponse à cette question donc je crois savoir que les écologistes sont en train de discuter en tout cas c'est ce qui est dit publiquement d'une éventuelle prise de position interne sur ce sujet on verra de quelle nature est cette prise de position encore une fois dès le mois de janvier moi-même Jean-Luc Mélenchon on avait fait la proposition en disant venez on peut construire une campagne ensemble parce qu'on sera encore plus fort si on est ensemble mais je ne vais pas attendre des mois et des mois à attendre leur réponse donc nous on avance et ceux qui veulent venir nous aider sont les bienvenus
Manuel Bompard on va marquer une pause dans ce grand jury on se retrouve dans quelques instants pour la suite à tout de suite
suite du grand jury présenté par Olivier Bost
Manuel Bompard le coordinateur national de la France Insoumise est notre invité Stéphane Vernet pour Ouest France Steve Jourdain pour Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger
le grand jury sur le terrain
sur le terrain une nouvelle séquence avec les difficultés des français après la canicule aurons-nous encore de l'eau au robinet Stéphane Vernet la sécheresse inquiète notamment en Bretagne
oui tout à fait plusieurs départements redoutent d'avoir à rationner la distribution d'eau dès cet automne dès le mois d'octobre ou novembre s'il ne pleut pas en abondance pour reconstituer les ressources c'est le cas notamment en Bretagne dans le pays Bégoudin ou le pays de Saint-Malo mais c'est aussi le cas dans le centre dans un très grand nombre de petites communes rurales et on estime que 10% des exploitations agricoles seraient aujourd'hui en grande difficulté un plan d'urgence est prévu qu'est-ce que quelles mesures vous réclamez qu'est-ce qu'on peut faire pour notamment pour aider les agriculteurs vous miseriez sur quoi
beaucoup de choses d'abord la question de l'eau elle est évidemment centrale et elle va l'être d'autant plus que les années vont passer et je vous fais remarquer qu'en 2022 à la dernière élection présidentielle le seul candidat qui a mis cette question au coeur de l'actualité politique à l'époque tout le monde s'en fichait c'était Jean-Luc Mélenchon qui avait notamment fait y compris un meeting consacré exclusivement à cette question donc qu'est-ce qu'il faut faire et qu'est-ce qu'on peut faire là je ne parle pas après on peut parler de mesures d'urgence si vous voulez mais à mon avis la question qui nous est posée c'est comment on traite cette question des pénuries d'eau qui vont arriver dans les prochaines années et dans les prochaines décennies la première proposition qu'on a développée c'est l'idée déjà de réorganiser et d'introduire ce qu'on a appelé des éco-régions sur la base des bassins versants qui permettent justement que la question de l'eau elle soit centrale dans le pilotage des politiques des régions
en prenant les fleubles
exactement pour que la question de l'eau soit vraiment au coeur des politiques qui sont mises en place
on peut ouvrir une parothèse sur ces éco-régions est-ce que ça a du sens quand même pour les habitants parce que d'un point de vue écologique on peut comprendre gérer l'eau il y a des agences de l'eau aujourd'hui qui gèrent les questions d'ailleurs organisées sur les bassins en eau mais pourquoi organiser les régions sur ce modèle-là la dernière fois qu'on a redessiné ou en tout cas qu'on a notamment fusionné des régions
ça n'a pas été très fort oui mais précisément la dernière fois qu'on a fusionné des régions qu'on les a redécoupées on l'a fait sur la base d'aucun critère c'est une réforme purement bureaucratique alors que là précisément l'idée c'est de répondre à une question à laquelle on a peu répondu en France ces dernières années c'est à quoi sert l'échelon région et bien l'idée c'est que l'échelon région soit l'échelon éco-région qui servent précisément à piloter à mettre en place par exemple pour les transports ça n'a aucun sens écologique mais attendez par ailleurs après on avait présenté une première carte avant l'été il ne s'agit pas de dire que ça va être la même région comme je l'ai lu ou je l'ai vu parfois sur certaines cartes du Rhin jusqu'à la région Paca alors que sur la base des bassins versants on pourrait ouvrir cette discussion donc ce n'est pas ce qu'on est en train de dire non plus donc il faut travailler à quelque chose de cohérent du point de vue des bassins versants c'est quand même des très grandes régions que vous proposez
ça pose aussi la question de l'identité régionale c'est pour ça qu'il faut tenir compte des deux tenir compte des deux
c'est un concept pour l'instant
non ce n'est pas un concept on est en train de travailler on a présenté une première carte avant l'été mais je suis content que ça vous intéresse parce qu'à l'époque peu de gens en ont parlé alors que c'est quand même une proposition qui est une proposition à mon avis très enthousiasmante de dire on va répondre à cette question de à quoi doivent servir sur les agriculteurs alors ensuite sur l'eau je pense qu'il y a la question d'engager un grand plan de rénovation des canalisations pour lutter contre le gaspillage de l'eau et après pour être clair là je parle encore une fois pas de mesures d'urgence mais si on regarde à long terme évidemment qu'il va falloir il va falloir des transformations du modèle agricole enfin pardon mais on nous a vendu pendant des mois que la solution ça allait être de construire des méga bassines ça a quand même donné lieu à des débats assez rudes qu'est-ce qu'on a appris pendant l'été que les méga bassines elles étaient vides
parce qu'ils avaient sous-estimé parce qu'ils avaient sous-estimé
une chose assez simple c'est que si vous mettez de l'eau dans un grand bassin et qu'il fait chaud ça s'évapore pas besoin d'être à mon avis très intelligent pour le comprendre donc je pense qu'il faut des mutations du système agricole pour favoriser des cultures qui sont moins gourmandes en eau il y a des alternatives qui existent maintenant pardon je suis un peu long dans ma réponse mais je distingue ce qui est de l'ordre de long terme et ce qui est de l'ordre des mesures d'urgence et là évidemment on a des agricultrices et agriculteurs qui vont être confrontés à des pertes de rendement à des pertes de production et là il faut un plan d'aide qui ne peut pas être juste de les renvoyer sur du système assurantiel donc il y a des régimes des calamités qui existent un impôt sécheresse et sur la question de la sécheresse il faut les aider
est-ce que vous seriez favorable à un impôt sécheresse qu'est-ce qu'un impôt sécheresse qui devrait le payer
la question c'est comment on finance les mesures d'urgence pour l'agriculture ça ça va renvoyer peut-être à la discussion budgétaire qu'on va avoir mais là de toute façon on n'a pas le choix et vous avez des agriculteurs qui sont on retrouve démunis qui ont perdu une grande partie de leur production et on ne va pas les laisser attirer la langue et en plus ils ne vont avoir pas d'eau sans doute dans les prochaines semaines dans les prochains mois donc oui bien sûr qu'il faut des aides mais ensuite les aides ça ne suffira pas y compris d'un point de vue budgétaire si on ne met pas en place des politiques de transformation du modèle lui-même parce que sinon chaque année vous allez me dire ah on fait des mesures exceptionnelles et comment vous les financez ?
pour éviter d'avoir à répondre à cette question chaque année il faut des mesures de transformation du modèle et certaines n'ont pas les méga-bassines et autres illusions qui évidemment ne fonctionnent absolument pas
l'autre calamité de l'été c'était les incendies Steve Jourjan
les incendies oui je voulais surtout
pardon allez-y alors Sébastien Lecornu s'est défendu ce matin dans le Parisien et à propos puisque vous l'aviez largement critiqué l'Etat les réseaux sociaux ont bien sûr débordé d'arguments paresseux de politiciens alimentés par la France insoumise qui n'ont jamais rien géré de leur vie et qui ont fait la leçon aux pompiers et aux agents de l'Etat vous répondez quoi au Premier ministre ?
je lui réponds en fait le problème de M. Lecornu c'est que de toute façon on n'a pas le droit de le critiquer il fait tout bien il est parfait il est génial pardon c'est pas ce que pense une grande partie des français de la manière avec l'Etat a manqué d'adaptation pour faire face à ces épisodes climatiques extrêmes enfin pardon mais quand vous avez autant de pompiers
aujourd'hui mais la sécurité civile le budget de la sécurité civile par exemple a augmenté
c'est indéniable Monsieur le problème c'est pas est-ce que le budget a augmenté le problème c'est est-ce que le budget est suffisant pour faire face à la montée en puissance de ces méga-feux quand vous avez aujourd'hui 4 fois plus de surface brûlée et qu'il y a 20 ans et que vous avez le même nombre de pompiers vous pouvez prendre le problème par tous les bouts il va y avoir un problème quand Emmanuel Macron nous avait dit qu'il allait rénover et voire doubler la flotte de Canadair et que ça n'a pas été fait bah évidemment on se retrouve confronté à un problème quand il avait été promis une base pour les Canadair dans les landes et qu'elle n'a pas été mise en oeuvre et bah évidemment quand il y a un méga-feu qui se déclenche dans cette région là le temps que les Canadair et les premiers appareils arrivent sur le feu ça prend plus de temps et le feu c'est déjà largement propagé
vous dites qu'il faut mieux anticiper Jean-Luc Mélenchon propose une conscription écologique pour former une garde régionale de la sécurité civile c'est une conscription obligatoire on est d'accord comment ça fonctionne ?
l'idée c'est que ça soit une conscription obligatoire au service de l'intérêt général du bien commun et donc notamment tous les moins de 25 ans participeront oui mais ils gagneront des choses aussi ils gagneront pas bah par exemple on fera en sorte d'y passer le permis de conduire pour prendre cet exemple là mais oui d'avoir un moment où le pays tout entier se rassemble pour faire face aux grands défis qui sont là devant nous et après parfois il y a la question de la conscription militaire on peut juste
préciser sur la conscription écologique dans l'avenir en commun il était question de 9 mois de formation obligatoire pour tous les moins de 25 ans payé au SMIC c'est bien ça ? oui bah en tout cas ça c'est la version du programme vous allez changer ou pas ?
le programme il est encore en cours d'examen donc je vais pas vous dire avant il est encore en cours d'actualisation donc tant que sa nouvelle version n'est pas publiée je vais pas vous dire exactement les modalités mais en tout cas c'est dans le même état
je vous pose la question parce que vous avez beaucoup critiqué le service national universel le service militaire volontaire en disant que c'était beaucoup trop cher mais là ce que vous proposez en fait potentiellement ça coûterait beaucoup plus cher que ce type de service bah oui mais ça rapporterait
aussi beaucoup plus le problème du service du SNU c'est que ça ne pardon mais ça ne servait de mon point de vue absolument à rien
il y a une dimension il y avait une dimension protection civile aussi je ne l'ai pas eu mais bon
dans l'autre cas je vous dis on vous précisera les modalités mais oui l'idée pardon c'est que ça s'inscrive dans le même état d'esprit que ce qu'on a défendu en 2022 et quelle est l'idée derrière parce qu'il y a une idée derrière c'est que on va être confronté à des événements climatiques extrêmes et en fait c'est la société tout ensemble tous ensemble c'est toute la société qui doit être mobilisée qui doit être prête à contribuer aux adaptations qui sont nécessaires aujourd'hui bien sûr qu'il y aura toujours des pompiers professionnels bien sûr qu'il y aura toujours des personnels professionnels de sécurité civile mais on a besoin que sur des moments ça soit toute la société qui fasse preuve de solidarité je pense que c'est bien pour notre pays
Le gouvernement prépare
la copie budgétaire qu'il présentera fin septembre avant son examen au parlement à l'automne c'est donc pour le budget 2027 Manuel Bampard vous avez d'ores et déjà annoncé que vous alliez le censurer est-ce que vous n'avez pas envie de savoir juste ce qu'il propose avant ?
c'est parce que je sais ce qu'il propose avant que nous avons annoncé que nous allions le censurer ils n'ont pas présenté le budget il y a eu des lettres de cadrage envoyées dans les lettres de plafond envoyées dans les ministères pendant l'été il y aura un débat les choses ne sont pas arrêtées oui mais le problème de M.
Lecornu c'est qu'il organise un débat entre une position qui lui convient et une position qui lui convient par exemple il y aura un débat pour savoir à quel niveau on va devoir mettre à contribution les retraités mais par contre il n'y aura pas de débat pour savoir à quel niveau on va mettre à contribution les plus hauts patrimoines ou les plus grandes richesses Manuel Bonpar il exclut c'est pas vraiment un débat quand il y a une partie des solutions il détaille quand même les grandes lignes
de son budget dans le parisien Sébastien Lecornu qui propose une augmentation du budget de l'éducation nationale augmentation de celui de la recherche renforcement de soutien aux énergies renouvelables et aux fonds verts tout ça vous êtes contre ?
j'ai pas dit que j'étais contre tout ça d'abord je vais en attendre si vous voulez bien d'en voir les modalités parce que je connais la petite technique qui consiste par exemple à dire qu'on va augmenter un budget mais comme il y a de l'inflation quand on regarde en frais réels finalement le budget il baisse c'est d'ailleurs ce qui a conduit à ce que contrairement à ce qu'il dit dans les budgets de l'éducation nationale précédent on a eu des suppressions d'emplois dans l'éducation mais là il y a quand même
des augmentations
ils annoncent des augmentations mais il va y avoir de l'inflation donc si vous voulez bien on va regarder les choses en détail et puis deuxièmement c'est pas parce que vous êtes opposé à la logique générale d'un budget que vous êtes contre tout ce qu'il y a dedans on augmente les moyens
est-ce que vous allez vous proposer pendant le débat parlementaire est-ce que vous avez déjà des idées d'amendements que vous allez mettre nous chaque année on est les seuls d'ailleurs
je crois chaque année on présente ce qu'on appelle un contre-budget où on présente une logique politique le Rassemblement National l'a fait l'an dernier je crois qu'ils l'ont fait la première fois l'année dernière ils nous ont un peu copié mais nous ça fait depuis des années et des années qu'on présente un contre-budget qu'on dit quelles sont nos solutions à nous après on est d'accord ou on n'est pas d'accord avec nous mais nous on présente une logique politique et économique qui est différente et en fait je l'ai un peu détaillé tout à l'heure quand on discutait de la dette mais en fait cette idée que chaque année on vient nous voir on nous dit allez faites des efforts parce que c'est comme ça qu'on va baisser le déficit et en fait les gens font des efforts et chaque année finalement ça se traduit par une augmentation du déficit je ne sais pas il va falloir on va continuer comme ça ça ne marche pas leurs solutions ne fonctionnent pas donc en fait il faut rompre avec ces solutions et rompre avec ces solutions c'est acter l'idée que le problème aujourd'hui ce n'est pas le budget du ministère de l'éducation nationale qui serait trop important ce n'est pas vrai le problème aujourd'hui c'est qu'Emmanuel Macron depuis qu'il est arrivé au pouvoir a baissé d'à peu près 60 milliards d'euros par an les recettes de l'Etat au nom d'une politique du ruissellement qui devait profiter et profiter à la société dans son ensemble 60 milliards d'euros par an si vous les rétablissez vous êtes à 3% de déficit aujourd'hui voilà donc il a fait des cadeaux aux plus riches en disant ça va profiter à l'économie ça a profité aux plus riches et ça n'a pas profité à l'économie puisqu'on est en récession aujourd'hui donc monsieur Lecornu il veut continuer comme ça mais nous en fait on ne veut pas continuer comme ça et ce qui serait déraisonnable c'est de dire à monsieur Lecornu d'accord continuez comme ça alors que ça nous amène dans le mur
censure du budget du budget du gouvernement et du budget ça voudra dire une loi spéciale l'inspection générale des finances estime qu'une absence prolongée du budget en 2027 ça dégraderait le déficit de moins 0,5 point de PIB vous vous en foutez ?
non je ne m'en fous pas non mais le budget de monsieur Lecornu va dégrader le déficit de combien ? il essaie de contenir le déficit il l'essayait déjà l'année dernière et finalement le déficit il va être plus important que l'année dernière
avec un contexte différent un contexte international un peu différent il y a toujours des bonnes excuses
la guerre en Iran il y a toujours des bonnes excuses
et Sébastien Lecornu reconnaît lui-même que c'est un budget semestriel en fait il s'agit d'aller jusqu'à l'élection présidentielle et le futur président ou le futur président de la république refera la copie ça vous avez raison à quoi ça servirait de créer une politique une crise politique majeure en censurant en faisant chuter le gouvernement juste avant les élections mais en fait vous avez raison de ne pas avoir de budget
mais c'est cette question-là c'est à monsieur Lecornu c'est monsieur Lecornu qui devrait y répondre c'est-à-dire que s'il souhaitait vraiment faire ça c'est-à-dire permettre les français permettre aux français de choisir de trancher et ensuite qu'il y a un budget rectificatif et bien dans ce cas-là il devrait mettre en place un budget qui justement se limite à l'essentiel et qui ne vient pas s'augmenter s'attaquer aux retraités qui vont mettre à contribution on ne sait pas encore exactement comment
s'attaquer aux malades
oui mais ça aussi faites attention vous êtes contre ça non mais c'est pas que je suis contre le problème c'est qu'à chaque fois ils disent ça et puis après quand monsieur Lescure il présente sa mesure en fait les retraités les plus aisés ça commence à 1500 ou 2000 euros alors si vous pensez qu'aujourd'hui quand vous avez 1500 euros de retraite vous vivez très bien dans notre pays non c'est pas vrai donc c'est pas vrai qu'il va s'attaquer qu'aux plus aisés parce qu'il nous a annoncé qu'il voulait faire 7 milliards d'euros d'économie or si vous vous attaquez seulement aux plus aisés vous faites pas 7 milliards d'euros d'économie donc en fait ce n'est pas vrai donc moi est-ce que je suis pour mettre en contribution davantage les plus riches oui mais tous les plus riches qui soient retraités par retraité et ça s'appelle l'impôt ça s'appelle la réforme de l'impôt sur le revenu ça s'appelle la taxe Zuckman dont je vous ai parlé tout à l'heure donc voilà ce qu'il faut faire
ça il refuse de le faire pour bien comprendre Manuel Bompard l'idée de ne pas revaloriser du même montant on va dire les retraités les plus aisés ça vous êtes contre mais d'abord
parce que comme je l'ai dit je n'y crois pas je ne crois pas que ça sera une mesure qui s'appliquera mais ce n'est pas la sous-indexation des pensions de retraite qui est un outil de répartition des richesses en France l'outil de répartition des richesses c'est l'imposition la fiscalité et donc vous mais quand vous avez
des niveaux de retraite qui évoluent largement plus vite que les salaires ça ça vous parle c'est pas question
les salaires si vous voulez que vous avez raison vous avez raison les salaires ils ont stagné ou ils ont même baissé par rapport à l'inflation depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir c'est évidemment insupportable mais c'est pas aux retraités qu'il faut s'en prendre c'est à ceux qui ont refusé
l'état n'a pas la main pour le coup sur l'augmentation générale des salaires
ça on a la main
oui mais c'est pas pour ça que vous augmentez les salaires généralement vous avez
plus de gens au SMIC après ah non attendez d'abord on peut augmenter le SMIC ensuite on peut prendre des initiatives ce que le gouvernement a toujours refusé de faire pour faire en sorte par exemple que tous les minimas de branches soient alignés sur l'augmentation du SMIC et ensuite on peut et c'est ce que nous proposons nous aller jusqu'à par la loi décider qu'on indexe les salaires sur l'inflation c'est à dire quand les prix augmentent les salaires doivent augmenter d'autant sinon vous perdez du pouvoir d'achat et c'est ce qui s'est passé depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir donc on a des solutions pour faire ça mais c'est pas les retraités qui gagnent 1500 ou 2000 euros net de retraite par mois qu'il faut mettre davantage à contribution quand vous avez les 500 plus riches les 500 plus grandes fortunes de ce pays qui ont doublé depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir et donc on jette les retraités comme ça en pâture devant en leur disant c'est eux qu'on va faire payer pour protéger les autres ben pardon mais il y a des gens qui ont les moyens de contribuer davantage c'est eux qui doivent contribuer davantage pas les retraités
le grand jury question express
des réponses j'ai envie de dire si possible mais par oui ou par non pour ou contre il y a certaines ça va fonctionner aux Etats-Unis c'était une info intéressante de la semaine le groupe Meta Facebook, Instagram, Youtube s'est engagé à limiter à deux heures par jour la consultation des réseaux sociaux pour les 13-17 ans et de les bloquer la nuit et aux heures de cours est-ce qu'il faut faire la même chose en France
ou en Europe non on était contre l'interdiction pour les moins de 15 ans qui a été censurée par le conseil donc il n'y a pas
de sujet d'addiction il y a totalement
un sujet d'addiction et s'il y a un problème avec les algorithmes et je vous le confirme il y a un problème avec les algorithmes alors on demande que les algorithmes soient modifiés qu'ils soient changés et qu'ils ne favorisent pas le harcèlement les pratiques d'addiction etc donc on se bat auprès des plateformes
ça c'est déjà une modification à partir du moment où vous limitez déjà la consommation mais c'est pas le sujet
le problème c'est les algorithmes qui favorisent les mécanismes de harcèlement je vais vous poser une question autrement il y a un problème et vous pensez qu'à 15 ans et un jour il n'existe plus ? là c'était jusqu'à 17 ans jusqu'à 18 ans vous êtes accro aux réseaux sociaux combien d'heures vous scrollez par jour ? moi oui accro je ne sais pas mais bon après vous reconnaîtrez que dans la bataille politique être un peu présent sur les réseaux sociaux est devenu indispensable mais oui il y a des problèmes et puis après il y a des problèmes de formation les jeunes générations
les jeunes générations
il faut les former aussi à leur apprendre mais les mesures d'interdiction pardon elles sont d'abord attentoires aux libertés publiques parce que pour vérifier quelqu'un vous devez contrôler tout le monde que vous ayez 15, 16, 17 ou 40 ans parce que sinon on ne peut pas savoir et ensuite elles ne fonctionnent pas parce que tout le monde sait qu'elles sont contournées il y a des VPN qui permettent de se connecter quand même donc ce n'est pas ça qu'il faut faire
le concept de question express c'est oui non ah bah oui mais moi j'ai répondu
on m'a dit de développer
la famille traditionnelle et la question de natalité sont des concepts des notions d'extrême droite
mais non je sais à quoi vous faites référence non à Clémence Guéter qui a dit juste une chose c'est qu'aujourd'hui il y a des relations d'amitié qu'elles ne sont pas du tout prises en charge par la société et qu'il faut les développer ça doit donner lieu à des nouveaux droits tout simplement mais bon ça serait bien pardon j'ai compris que c'était oui non mais ce serait bien que sur chaque sujet on n'aille pas à mentir caricaturer les positions est-ce que dans ce débat de la présidentielle on peut avoir un vrai débat de fond entre des projets je pense qu'on en a eu pas mal depuis le début de l'émission on en a eu un je ne parle pas par rapport à vous mais nos adversaires tout de suite monsieur Retailleau ah là là vous êtes contre la famille arrêtez monsieur Retailleau franchement
là en l'occurrence c'était des propos de Clémence Guéter Stéphane Werner
elle n'a pas dit qu'elle était contre la famille
Jean-Luc Mélenchon aura ses 500 parrainages pour se présenter en 2027 c'est formalité ou vraie difficulté ?
non vraie difficulté vraie difficulté parce que c'est pas simple parce que beaucoup de maires n'ont pas forcément envie ils bénéficient aujourd'hui d'une sorte de privilège qu'ils n'ont pas demandé et qui parfois peut les mettre en difficulté parce que dans votre conseil municipal vous pouvez avoir des gens de différentes opinions politiques donc non vraie difficulté donc j'en profite pour dire à tous les élus on ne vous demande pas de soutenir Jean-Luc Mélenchon en donnant votre parrainage on vous demande tout simplement de lui permettre de pouvoir se présenter
vous avez progressé aux élections municipales et vous avez toujours ce problème qui était historiquement le problème du Rassemblement National
ben non ça a toujours été difficile pour nous vous savez de pouvoir réunir ces 500 parrainages évidemment on a progressé donc on part de plus haut mais vous savez il n'y a que les maires les maires conseillers départementaux conseillers régionaux qui peuvent parrainer les conseillers municipaux par exemple ne parrainent pas donc quand vous gagnez Saint-Denis-Roubaix vous avez un parrainage vous n'en avez pas vous n'en avez pas 10 ou 15 donc non non il faut continuer ce travail donc j'en profite pour appeler les gens qui nous écoutent à venir nous aider en parrainant la candidature
Jean-Luc Mélenchon incapable de se présenter en 2027 faute de parrainage c'est possible ou c'est de la politique fiction
j'ose espérer qu'on devrait y parvenir parce que si quelqu'un trouverait normal que quelqu'un qui selon les sondages puisque c'est ce que vous avez pris tout à l'heure et annoncé on va dire entre 15 et 20% pourrait ne pas être en mesure de se présenter je pense que ça poserait un problème démocratique très important donc je crois qu'on n'en arrivera pas là mais évidemment que c'est une difficulté pour nous et on y travaille d'arrache-pied
Manuel Bompard
coordinateur national de la France Insoumise et notre invité Bali Bagayoko le maire insoumis de Saint-Denis est visé par une enquête du parquet national financier pour soupçon de détournement de fonds publics il est soupçonné d'avoir bénéficié d'un emploi de complaisance à la RATP alors qu'il était élu est-ce que vous parlez vous aussi le concernant de racisme ?
Depuis que Bali Bagayoko a été élu maire de Saint-Denis oui il y a eu je vous rappelle que sa première interview après son élection ça a été en gros vous avez dit que Saint-Denis est la ville des noirs alors qu'il avait dit que c'est la ville des rois non l'espèce sur cette affaire on ne va pas refaire ah bah non donc si vous voulez il n'y a jamais de racisme dans ce pays mais là en l'occurrence que Bali Bagayoko ait subi des attaques sur le sur son cumul d'emploi vous m'avez posé une question sur est-ce qu'il est victime de racisme je réponds oui maintenant vous m'interrogez sur précisément les gens qui nous écoutent comprennent de quoi on est en train de parler sur un article qui a été publié par monsieur Aziza journaliste bien connu pour son affection à l'égard de la France insoumise qui cible Bali Bagayoko dans un article en disant Bali Bagayoko quand il était conseiller municipal il avait aussi un emploi à la RATP donc dit-il dans cet article c'était un emploi fictif et il n'y avait pas eu de concours et d'entretien et puis bon la semaine suivante le canard enchaîné republie un article en disant bon si si en fait il y a eu un entretien il y a une question qui n'est pas forcément et attendez attendez laissez-moi répondre à votre question jusqu'au bout et vous avez vos collègues du Parisien qui interrogent l'ancien maire socialiste de Villiers-le-Bel le maire de droite de Argenteuil qui ne sont pas des amis de la France insoumise qui disent ben non mais Bali Bagayoko quand il est travaillé à la RATP il était très présent donc en fait quel est le sujet Bali Bagayoko comme des milliers de conseillers municipaux en France en plus de son mandat il a un emploi et c'est autorisé par la loi
la question c'est quand même de cumuler un emploi à temps plein à la RATP mais ça vous en en savez rien
par exemple
ben si c'est les déclarations de Bali Bagayoko non non non parce que c'est lui qui a dit qu'il gagnait 6 000 euros un poste de vice-président du département et être adjoint d'une ville de 150 000 habitants c'est-à-dire la situation est-ce que ça même si il y a une question légale et après il y a même une question morale c'est-à-dire est-ce qu'on peut cumuler autant de fonctions
simultanément à temps plein mais moi je fais plutôt partie des gens qui pensent que quand on est conseiller municipal ou adjoint au maire c'est plutôt pas mal si on garde un pied dans la vie professionnelle je pense que c'est plutôt nécessaire pour le reste on raconte n'importe quoi sur ce sujet un mandat n'est pas un emploi et donc contrairement à ce que j'ai lu ici ou là on a tout à fait le droit et à mon avis c'est même plutôt mieux d'avoir et un mandat
et un emploi on peut cumuler la question c'est de cumuler des temps pleins et deux emplois mais en fait
d'abord vous dites cumuler des temps pleins quand vous êtes dans un emploi et que vous avez un mandat vous avez parfois des heures qui sont réservées qui ne sont pas rémunérées qui vous permettent de consacrer du temps on parle de deux emplois publics Manuel Moupa non c'est pas un emploi un mandat encore une fois pardon mais vous pouvez pas dire ça donc au niveau de la loi si non mais attendez prenez les problèmes par tous les bouts si vous avez des preuves qui vous permettent de dire que Bali Bagayoko a occupé un emploi qu'il n'a pas exercé donnez-les mais pour l'instant tous les gens qui ont été interrogés sur ce sujet les élus la RATP elle-même dit ah bah si il faisait tout à fait son boulot
Manuel Moupa il y a une enquête du PNF et qui répondra effectivement à cette question oui oui on verra vous avez cité le journaliste qui a effectivement publié cette information ça pose quand même une question c'est comment vous allez traiter la presse et les journalistes si vous si vous gagnez en 2027 et si vous gagnez le pouvoir Jean-Luc Mélenchon a tendance à dire avec les journalistes de toute façon ça se passera mal
bah je sais en fait si les journalistes respectent la déontologie minimum bah là il y a il y a je ne vois pas pourquoi il y aurait des difficultés vous pensez que monsieur Aziza puisque vous m'évoquez sur ce parce que vous m'interrogez
sur ce monsieur il cible monsieur Bagayoko là vous êtes en train de le cibler non mais il cible
la France Assoumise enfin franchement excusez-moi mais regardez cette personne anime une émission tous les dimanches depuis un an il agonie d'injure et d'insulte la France Assoumise donc si vous considérez que c'est une pratique déontologique raisonnable franchement défendez si vous voulez mais je pense que plus personne ne le défend d'ailleurs je sais même qu'à l'Assemblée nationale il y a des gens qui commencent à être certains de vos collègues journalistes qui commencent à être très embêtés par son comportement et je ne vais pas rappeler ici pourquoi ils ne travaillent plus à la chaîne parlementaire et à Public Sénat donc s'il vous plaît jamais travaillé à la chaîne Public Sénat mais à la chaîne parlementaire à la chaîne parlementaire par rapport à vous j'ai pas de problème à vous mais c'est la fin de ce grand jury les journalistes
qui respectent la déontologie ça se passera très bien vous inquiétez pas bon Manuel Bompard merci vous étiez l'invité de ce grand jury merci à vous à tous à la semaine prochaine
Manuel Bompard