La gauche qui ne croit plus en la gauche : Bruno Retailleau qui met la pression sur Lecornu
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je disais attention parce que Olivier de la garde est arrivé dans le studio d'Europain pour la revue de Faut toujours faire attention. Il est il est bavard. On commence Olivier cette lecture des journaux par une grande conscience de gauche.
Oui. Mais qui ne croit plus en la gauche alors que Robert Banat entrera au pantthéon la semaine prochaine. Le point a interviewé son épouse la philosophe Elisabeth Badinter.
Après le hippogramme du 7 octobre. Le retour dans l'antisémitisme fut un choc pour lui, raconte-elle. La gauche qu'il avait connue et aimé le trahissait et prenait à propos d'antisémitisme la place de l'extrême droite.
Je suis mal à l'aise dans mon pays et si triste confit-elle à Nicolas Bastuc et Valérie Toragnan. Cette impression que tout est à recommencer, que nos valeurs sont devenues inaudibles. Autre grande voix de gauche ce matin.
Ouais. Mais sur un tout autre registre, celui-là Louis Gallois accorde une longue interview aux échos. Louis Galois, vous savez, c'est un ancien grand patron de gauche.
Il présida à bon nombre d'entreprises nationales ou nationalisé, la SNECKMA, Aérospatial, la SNCF entre autres. Plus récemment sous François Hollande, il fut l'auteur d'un rapport sur l'économie française qui connu un certain retentissement. Très ans plus tard, Louis Galois critique une grosse française qui refuse toujours d'admettre que ce sont les entreprises qui créent de la richesse.
Il faut poursuivre la politique de l'offre, martel-t-il. Soutenir la demande qui est la politique que l'on oppose à la politique de l'offre et qui est la ligne du PS actuel. Soutenir la demande à ses limites pour une raison simple, explique-t-il. 60 % de la consommation des ménages est importé.
Une politique de la demande non maîtrisée à accroîtrait le déficit commercial. Ce n'est pas bien compliqué à comprendre mais a priori au PS, on ne lit malheureusement pas les échos. Des socialistes qui d'ailleurs ont rendez-vous à Matignon ce matin.
Réunion de la dernière chance. L'expression revient quasi invariablement d'un quotidien à l'autre. Toute la question est de savoir si ces socialistes se contenteront de ce que le corps nul leur accordera.
Bref, s'ils censureront ou s'ils ne censureront pas. Ça fait un peu penser à la rose et le reseda, ceux qui croyaient au diable et ceux qui n'y croyaient pas. Mais à Maton, ce ne sera pas le club des poètes, d'autant qu'il n'y a pas que les socialistes.
Retaillot met aussi la pression sur le cornu, titre le Figaro. Et ce n'est pas tout, Gaan qu'appelle, le patron du Figaro économie met aussi solennellement en garde le Premier ministre à la une de son journal ce matin et sa démonstration est malheureusement implacable. Le gouvernement cherche plusieurs dizaines de milliards afin de réduire un déficit habissal, constate-t-il.
Un esprit simple, on déduirait qu'il faut se serrer la ceinture, faire des économies, c'est l'inverse qu'on lui annonce, des milliards de dépenses nouvelles, une débauche d'argent public et une pincée d'allègements fiscaux qui creuseront encore le trou existant. Résultat prévisible : une dégelée fiscale. À l'heure de toper avec les socialistes, elle arrive à grande vitesse, prédit-il, et promet de ratiboiser les épargnants à grande échelle.
Ainsi va la France où tout commence et tout finit non pas en chanson mais avec des impôts et quelle que soit la couleur du gouvernement. Quoi d'autre dans la presse ? La guerre des drones.
La flotte fantôme ça sonne comme le nom d'épisode de la guerre des étoiles. Mais c'est pas du cinéma. Ces menaces sont bien réelles.
Ce sont celles que fait font platiner Poutine sur l'Europe. Je vous détaillerai tout ça dans la prochaine revue de presse à 8h45 dans un peu moins d'une heure. Allez pour remonter le moral et puisqu'on en parlait, je vous laisse avec Juliette de Greco et Aragon.
Celui qui croyait au ciel, celui qui ne croyait pas, qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas que l'un fut de la chapelle et l'autre cit. Celui qui croyait au ciel, celui qui ne croyait pas. Voilà, ça finit en chanson la revue de presse d'Europe rien du tout d'ailleurs, c'est juste pour le plaisir.
Bruno Retailleau