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interviewBFM TV (sur YouTube)· 1 juillet 2025 25 min

Canicule: l'interview du ministre de la Santé Yannick Neuder en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le ministre de la santé est avec nous. Bonjour Yannick Nuder, soyez le bienvenu. Vous êtes le ministre de la santé et de l'accès aux soins.

Vous êtes également vous-même médecin, cardiologue, de très nombreuses questions à vous poser. Le point également sur la situation dans les hôpitaux, dans les éPADES à la fois depuis hier, mais aussi face à ce jour qui est le plus chaud. On va y revenir avec vous Kevin Flori.

Vous êtes bien sûr journaliste météo et climat à BFM TV. Ces chaleurs extrêmes et qui durent. La nuit a été très très douloureuse.

Margaot Trouville est également avec nous ce matin. Il faut bien une vigilance rouge pour vous avoir avec nous et c'est un grand plaisir de vous accueillir. Chef du service santé de BFM TV, Géraldine Vosner bien sûr et Laurent Neman.

On sera sur le terrain un peu partout en France. Laurent et je sens que le ministre n'a pas mis de cravat et je me demande s'il y a pas un message politique là. On a le droit d'enlever la cravate aujourd'hui oui il faut il faut.

Le Japon le préconise Laurent. Et ben voilà je crois que c'est le moment. Non mais nous on peut la garder ici.

Euh mais c'est un signal. On pe et Kevin non plus. Je vois qu'aucun de vous deux n'a osé enlever la cravate conseillé.

C'est conseillé, c'est conseillé. D'ici la fin de l'émission peut-être ils l'auront ils l'auront enlevé. Je voudrais qu'on aille tout de suite sur le terrain.

Clémence Renard est à le Loiret. Le Loiret qui bascule en vigilance rouge à midi. Clémence, comment font les habitants ?

Bien, il s'adapte les habitants. À l'heure où je vous parle, il fait déjà 27°gr à l'ombre, plus de 30°. Euh au soleil, on attend 37°gr cet après-midi avec des ressentis qui vont dépasser les les 40°.

Donc une chaleur suffoquante pour les habitants qui va aussi être difficile à supporter pour les élèves de cette école he qui reste ouverte toute la journée. Une chaleur difficile à supporter et ce malgré les installations mises en place pour la rendre un peu plus supportable. Il y a par exemple une cour de récréation végétalisée qui a été inaugurée il y a quelques semaines.

Il y a aussi la présence de climatisation dans certaines salles de classe au premier étage. Mais voilà, des températures très élevées aujourd'hui. Il y a aussi des recommandations qui ont été faites auprès des parents d'élèves, c'est de leur donner aux élèves obligatoirement une casquette, des lunettes de soleil et de la crème solaire aussi.

Je vous propose d'écouter quelques réactions au micro de Chloéberto. Crème solaire ce matin, casquette, vêtements légers et puis lunettes de soleil. Puis il y a trois, il me semble, trois grandes tentes en fait qui ont été qui ont été disposées.

Là, je vois une tonnelle, je sais pas si vous la voyez d'ici, mais il y a une tonnelle qui a été rajouté. Et puis surtout, ils ont créé quelque chose qui avait pas avant, des arbres. Voilà, ils ont planté des arbres, ils ont fait des espaces verts et ça je pense que c'était nécessaire.

La cour d'école, elle est elle est bien, elle a été rénovée justement, elle été avec des choses pour l'ombre. Maintenant, est-ce que ça va soulager suffisamment face à 40 degr ? J'en suis pas forcément sûr.

Voilà, donc on compte sur l'équipe enseignante aussi pour faire attention. Voilà, une mesure exceptionnelle qui a été prise dans cette école aujourd'hui avec ces fortes températures, c'est que les récréations se feront un maximum à l'intérieur de l'école pour éviter d'exposer les enfants au soleil cet après-midi. Merci Clémence.

Clémence Renard donc à Horn dans le Loiret. Monsieur le ministre, je vais pas y aller par quatre chemins. Euh Agnè Panir uneché hier rappelait qu'une vague de chaleur, c'est plusieurs milliers de morts.

Euh plus de 3000 morts l'année dernière du 3700 3700 dû aux vagues de chaleur. Est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui il faut s'attendre à ce que des personnes âgées, des enfants, des adolescents, est-ce qu'il peut y avoir des malaises ? Est-ce que vous anticipez exactement cela ?

Alors, c'est bien tout le le sens he de l'action, c'est de vraiment anticiper ça. Ça requiert toute l'attention. On est extrêmement concentré sur ces sujets.

J'ai fait mes premières réunions au mois d'avril au ministère avec les forces sanitaires, hôpital privés, hôpital publics, libéraux, euh les pompiers, la les sécurités civiles, la Croix-Rouge. Il faut vraiment que tout le monde soit mobilisé pour anticiper ces vagues de chaleur, que ça soit de l'organisation, que ça soit les mouvements de prévention qu'on va mettre en place. Est-ce que les hôpitaux sont prêts ?

Alors, les hôpitaux euh sont prêts euh oui, ils se préparent à à chaque année comme malheureusement la grippe euh la canicule, c'est les temps fort qui sature rapidement. Donc l'idée c'est de pouvoir s'organiser au mieux, c'est de pouvoir justement avoir toutes les règles euh de préparer avant, de pouvoir réexpliquer bah les les bons gestes. Alors, dites-le, franchement, reprenons ce temps.

On a beau dire, c'est quand même important de le dire. Ce qui ce qui est important de de dire, c'est que je crois que tout le monde a bien compris que les enfants sont vulnérables. Et là, le reportage que vous venez de voir, casquette, lunettes, je crois que ça c'est un message qui est passé.

Il y a le message sur les personnes âgées. Donc on sait très bien que c'est les plus de 75 ans qui vont être prioritairement hospitalisés. Donc attention sur les personnes âgés particulièrement les plus vulnérables, les très âgés.

On voit que les mesures sont déclinées dans les épades avec des salles, des blocs clim de l'hydratation. L'hydratation, c'est par exemple un verre haut, mais c'est un verre haut par heure. On peut mettre du sucre dedans, on peut mettre du sirop parce que on n pas forcément soif.

Et justement les grands messages, c'est qu'il faut anticiper, il faut boire avant d'avoir soif parce qu'en fait la déshydratation en fait, elle est spontanée vu la température ambiante. Donc on s'en rend pas compte, on s'en rend pas compte, on s'en rend pas compte. Et j'ai un message aussi extrêmement important pour les jeunes parce qu'on s'est rendu compte que dans les premiers retours d'hospitalisation là dans les dans l'organisation qu'on a mis en place, on a une cellule de crise l'OCORUS qui me permet quasiment d'avoir en temps réel toutes les remontées des services d'hospitalisation, le niveau de présence aux urgences et on voit que les 18 40 ans ont beaucoup consulté.

Alors il y avait beaucoup de manifestations ce weekend, je me suis moi-même rendu à Solides. Donc les jeunes surtout limiter la consommation d'alcool. Il ne faut pas boire d'alcool pendant des températures aussi fortes.

Chaleur et alcool, ça fait très mauvais ménage. Et puis le sujet qui est qui est très difficile et on l'a bien vu cette nuit, en fait, il y a pas de différence de température entre quasiment le jour et la nuit. Et je crois qu'il faut rappeler ces méthodes que je n'ai pas vu encore dites.

Il faut prendre des grandes serviettes, il faut les mouiller. Je l'ai fait moi-même cette nuit, une grande serviette mouillée et vous vous la mettez sur le corps et franchement ça abaisse la température corporelle. Il faut voilà.

Et donc on peut avoir être couvert avec des vêtements humides toute la nuit. Et je crois que mon que vous écoutiez les propos de cet infirmier à Nice qui répondait ce matin aux questions de Benoît Ruis. Vous allez entendre qu'il est il est très alarmiste.

J'aimerais que vous puissiez réagir. Ça change tout notamment pour les patients en terme d'hydratation puisque beaucoup à un âge avancé n'ont pas la sensation de soif. Je suis malheureusement certain qu'il va y avoir beaucoup de gens qui vont partir, qui vont décéder parce que tous n'ont pas la clim, tous n'ont pas quelqu'un qui vient leur donner à boire correctement.

Et de ce fait, il y aura beaucoup de personnes âgés ou même plus jeunes qui auront pas la sensation de soif et qui vont décéder de ce fait qui vont décéder. C'est que là c'est une remontée de terrain mais c'est fondamental ces remontées de terrain et c'est bien aussi. J'ai fait un courrier à tous les maires de France puisque vous savez que toutes les personnes de plus de 65 ans peuvent se faire inscrire en mairie.

Alors les beaucoup de personnes le font. Moi, j'invite aussi la vigilance citoyenne dans son village, dans son quartier, dans son immeuble de repérer s'il y a pas une personne âgée qui vit sol, une personne handicapée, de toquer à la porte. Et c'est vrai que ces gestes et sur le aller vert qui va être fondamental et je pense que là il y a un rôle de proximité de derniers kilomètres auprès de chacune des habitations avec les équipes mobiles, avec tous les acteurs du domicile, les services de soins à domicile, les hospitalisations à domicile, les centres communaux d'action sociales, c'est très important puisque c'est paritaire moitié d'élus municipaux, moitié de personnes qualifiées qui peuvent se rendre à domicile pour faire ce dépistage.

Monsieur le ministre, la vigilance rouge qui donc sera déclenchée à partir de midi aujourd'hui, quelles sont les conséquences ? C'est-à-dire que est-ce que immédiatement lorsqu'il y a vigilance rouge, ça veut dire je sais pas tel et tel médecin qui sont appelés en renfort, est-ce qu'il est-ce qu'il y a des conséquences immédiates ? Est-ce que ça enclenche un plan ?

Alors ça ça enclenche un un plan euh de vigilance pour l'ensemble de la population et particulièrement sur les professionnels de santé. Ça nous permet d'adresser des messages directs à tous les établissements. Donc tous les établissements reçoivent des messages.

En retour, ils nous font remonter leurs difficultés. Et c'est ce qu'on appelle DGS urgent, direction générale de la santé urgent que je recevais comme professionnel de santé. Chaque médecin reçoit les messages d'information pour la bonne prise en charge et puis on va avoir les spots télé, radio, la communication pour réexpliquer ces gestes.

Marga Fille, on commence déjà à avoir les premières remontées des sollicitations de de soignant. C'est encore un peu tôt et c'est très disparate selon les endroits. On entendait un un infirmier du sud de la France à Nice et à une augmentation des passage aux urgences qui est assez notable puisqu'on est passé de entre 250 et 280 passages par jour à 330.

Donc il y a une augmentation depuis 2 jours depuis plusieurs jours maintenant. Il y a aussi l'activité touristique qui vient s'ajouter au flot des des habitants. Donc c'est notable.

Au 5 Samu de Paris. Selon mes informations, il y a eu 20 % d'appels en plus par rapport à un lundi habituel sur la journée d'hier avec beaucoup d'appels pour des malaises, moins de malaise cardiaque par rapport au je pense à la canicule de 2003. Donc on voit qu'il y a des messages qui passent, mais en effet sur les jeunes euh il y a on sent encore qu'il y a parfois une volonté d'pter la chaleur, de d'aller d'aller courir ou d'aller s'aérer et on n'est pas on n'est pas des voilà des peames je rappelle le numéro vert aussi hein 0800 06 66.

Mais on vous dit quoi au numéro vert ? Pardon monsieur le ministre, je devrais pas vous dire ça comme ça mais au fond hier je recevais un médecin mais même qui disent bah si vous avez chaud appeler le 15 appelez pas le numé ver non mais attendez il faut quand même distinguer avoir chaud quand il y a la canicule n'enfonçons pas des portes ouvertes on a chaud il faut s'hydrater il faut se mettre à l'abri c'est si on commence à avoir particulièrement chaud des mots de têtec mais bien sûr mais c'est pas ce que je vous ai dit j'ai dit pour toute demande d'information il y a un numéro vert mais quand on commence à avoir des symptômes qu'on a on n'est pas bien effectivement on appelle son médecin traitant on essaie de trouver une solution locale et ensuite on appelle le 15 puisqueil y a un un système d'accès aux soins qui va réguler pour éviter de saturer un petit mot sur les médecins traitants parce que vous êtes également vous-même médecin et cardiologue. Cette question aussi du traitement des médicaments euh notamment les médicaments sur la tension artérielle en période de forte chaleur, il faut adapter les doses diminuer sûr.

Alors, c'est au cas par cas et c'est avec avis médical hein. Donc, il faut faire attention. Par exemple, il faut appeler son médecin qu'il adapte.

Oui. Ou son infirmier ou son pharmacien, il faut en parler. Notamment tous les médicaments, les diurétiques hein, c'est les médicaments qui font faire pipi.

Et ben quand vous avez déjà une déshydratation spontanée, vous avez déjà un rôle, il faut baisser les diurétiques en général. C'est le principal traitement. Et puis si les tensions sont trop basses, et bien il faut savoir un peu arrêter les antihypertenseurs.

Donc c'est très important de réadapter son traitement particulièrement chez les personnes âgées. Appelez vos médecins ou vos ou vos infirmiers s'ils ne l'ont pas fait d'eux-même. Éric Thbao est en ligne avec nous depuis Colmar dans le haut rein.

Vous êtes le chef des urgences de la ville. Alors, il y a pas de vigilance rouge euh à Colmar, mais la situation à l'hôpital est critique. Vous dites que le mois de juin, je vous cite, a été le plus gros mois d'activité que vous ayez connu en 15 ans de service.

Quel genre de patients arrivent chez vous ? Euh pour pourquoi est-ce qu'ils arrivent chez vous ? Oui, bonjour.

Euh alors en fait nous le sentiment qu'on a c'est que c'est plus une dynamique globale et c'est pas particulièrement en lien avec la chaleur sur l'analyse de l'activité au mois de juin. On a une activité qui augmente cette année de façon très importante par rapport à l'année dernière mais on observe ces derniers jours une accumulation de de décompensation de pathologie chronique et et une quantité conséquente de de coût de chaleur et d'insolation. Ça se manifeste par quoi et qu'est-ce que qu'est-ce que vous pouvez faire ?

Alors, le plus le plus courant et qui est peut-être moins intuitif, c'est qu'en fait les patients fragiles, les notamment les insuffisants cardiaques respiratoires vont vont décompenser leur pathologie de fond et vont arriver aux urgences avec une détresse respiratoire et une déshydratation. Et après, de façon plus évidente intellectuellement, mais la chaleur entraîne des déshydratations, entraîne des coups de chaud et on peut avoir un un débordement des capacités d'adaptation du corps humain qui vont entraîner une fièvre incontrôlable qui n'est pas en lien avec une infection mais vraiment avec la chaleur. Avec le fait de pas réussir à rafraîchir son corps.

Il fait combien d'ailleurs à l'intérieur de votre de votre hôpital à Colmar ? Vous êtes vous êtes équipé pour faire face ? Alors, dans les urgences, on est climatisé, donc euh il fait euh il fait 25 à peu près.

On est bien. Euh maintenant, tous les services ne sont pas équipés euh et ça renvoie à la question de du parc immobilier euh hospitalier français. Je pense qu'il y a beaucoup d'hôpitaux en France qui ont des locaux qui ont 40 50 ans et qui ne sont plus adaptés à des épisodes récurrents de chaleur.

On a des bonnes isolations contre le froid mais mais pas contre la chaleur. Pas contre la chaleur. De quoi vous auriez besoin là ?

Le ministre de la santé est sur ce plateau. Honnêtement, c'est le c'est le moment. De quoi vous auriez besoin de manière urgente ?

De manière urgente qu'il fasse moins chaud évidemment. Euh mais de façon évidente, on le on le répète on le répète depuis quelques années de façon récurrente. Il y a il y a un problème dans la façon de voir le financement de la santé et de façon plus large les services publics.

Euh on a un fonctionnement à l'heure actuelle d'économie de santé qui est dans la gestion de déficit et dans la génération de déficit. Aujourd'hui, il y a beaucoup de bâtiments qui ont besoin d'être rénovés et avec des contraintes budgétaires, ça n'est pas possible de le faire dans des délais acceptable. Donc ça prend plus de temps et il faut pas imaginer que dans les 3 ans on arrivera à avoir un parc hospitalier immobilier qui sera qui sera adapté aux forte chaleur.

Donc il va falloir effectivement s'adapter le le plus vite possible mais on le voit bien pour vous c'est difficile. Merci beaucoup Éric Thba d'avoir été en direct avec nous depuis les urgences donc de Colmar puisque vous êtes le chef des urgences à l'hôpital de la ville. Avant que vous ne puissiez répondre, monsieur le ministre, une question parce que Géraldine dans le journal Le Point vous signez un grand dossier sur la question notamment du rapport à la climatisation dans les services publics.

C'est devenu presque une question politique, j'allais dire. On parlait de l'hôpital à l'instant, il y a les hôpitaux qui ont été construits il y a très très longtemps et qui eux effectivement ont parfois du mal à s'adapter. Et puis il y a des hôpitaux récents mais qui ont été construits avec le refus notamment d'y mettre la clime.

Absolument. on garde une espèce d'idéologie en France he parce que c'est spécifiquement français à percevoir la clime comme un un confort superflu quelque chose qu'on qu'on devrait pas privilégier. Le CHU de Nantes qui est en construction qui va bientôt ouvrir l'an prochain, qui est tout neuf rutilant qui a coûté plusieurs centaines de millions d'euros, a décidé de ne pas être climatisé.

C'est-à-dire que les blocs opératoires vont l'être mais c'est tout. les chambres ne le seront pas et ils s'en ils s'en glorifient en disant on va faire des choses biosourcées et en fait tous les experts de la construction vous disent enfin c'est c'est totalement aberrant parce que toutes les méthodes alternatives qui permettent d'éviter la la climatisation de la chaleur sont effectivement intéressantes dans des périodes de courtes canicules de petites canicules entrecoupées de périodes fraîches. À partir du moment où vous avez une longue période où les températures dépassent les 30°grés, rien, absolument rien ne pourra refroidir l'air sinon une climatisation.

Donc on voit que même l'idéologie là bah crée des situations dont on sait que demain elles vont être absolument tragiques. He c'est ce CHU à Nand va ouvrir en 2027. Je peux vous prédire qu'on aura dès l'été suivant des problèmes, des plaintes parce que le bâtiment n'aura aurait été mal conçu.

Cette cette question de la de la climatisation dans les hôpitaux, vous en pensez quoi vous monsieur ? Alors, je je dis simplement sur les deux dernières interventions, il y a quelque chose qui est extrêmement important. On voit un emballement médiatique là depuis ce weekend sur le fait canicule et rouge, mais par exemple, moi dans mon département, ça fait déjà 13 jours que nous étions en plan orange et c'est des sujets qu'il faut vraiment Oui, je suis à Grenoble. des villes qui sont réputées pour être pour être chaudes et je crois que ce qui est aussi assez nouveau, c'est qu'il fait chaud assez tôt en étant en début quand même d'été.

Voilà, dès la dès la mi-juin. Alors alors en sachant qu'en 2023 la canicule avait été tardive hein, ça avait été plutôt sur fin août. Voilà fin août.

Donc là on est plutôt tôt et le le facteur d'alerte c'est que en fait ça dure, on est en plateau à des niveaux élevés parce que par exemple ça fait 13 jours en Iser comme dans le Rô que nous sommes en zone orange et qu'en fait il y a pas assez de rafraîchissement. Donc par rapport au propos de madame, on voit bien que euh les les les bâtiments euh biosourcés ont besoin de ce rafraîchissement naturel puisqu'on les air, ils se gorgent de de fraîcheur et ça tient la journée. Donc c'est un modèle à certainement à repenser.

Écoutez ce que dit Jean-Marc Jeancovici, le spécialiste des questions d'énergie et de climat précisément sur le fait que la clime, est-ce qu'aujourd'hui c'est un geste anti-écolo ou est-ce que ça passe ? Après la clime, c'est pas l'horreur, hein. Il faut voir qu'en ce moment, on a un problème de surplu d'électricité. tous les jours à midi parce qu'on a les panneaux solaires allemands et français qui produisent trop d'électricité par rapport à ce qu'on utilise.

Donc si on rajoute des climes qu'on fait tourner quand il fait très chaud sur la plan sur le plan de l'électricité non sur le plan donc quand on dit quand on dit la ça surconsomme de l'électricité c'est pas grave en fait en ce moment de toute façon on en a trop alors à l'heure à laquelle ça la consomme non c'est pas le c'est pas trop grave par contre ce qui est plus ennuyeux c'est que ça rejette de la chaleur dans l'extérieur en fait une clim c'est un frigo à l'envers. Quand un frigo ça refroidit la bière et ça réchauffe la cuisine. pas la clim, ça fait l'inverse, ça refroidit la cuisine et ça réchauffe l'extérieur.

Donc si vous commencez à avoir beaucoup de clim partout, ça crée un surplu de chaleur dans la rue. Si vous commencez à avoir beaucoup de clim partout, ça réchauffe l'atmosphère. Alors ça la réchauffe oui, mais dans des proportions assez faibles he parce que pour le coup, on a eu des études qui ont été faites dans le monde entier.

Si on si on résume, ça peut augmenter la température extérieure jusqu'à 2°gr. Mais ça c'est ce qu'on a observé par exemple à Tokyo ou à Manatan dans les environnements les plus denses où vous avez plus de 25000 habitants en kilomè carr en dessous de 5000 habitants en kilomèr c'est absolument indétectable indétectable. Donc en France, vous pouvez mettre une question, j'entendais ce matin, j'avais un des auditeurs qui nous appelait Hakim qui est du côté de Sarla et qui est rôtisseur et qui était sur les marchés avec ses rôtisseurs en plein air de poulet à 250°.

Euh effectivement, on n' pas pour autant empêché d'avoir ces rtisseurs mais qui j'imagine ont un gros impact aussi sur la question les îs de chaleur urbain, c'est une vraie préoccupation mais le gros le gros c'est quand même l'asphalt et les et les voitures he les moteurs des véhicules. Avant que vous ne puissiez répondre à nouveau, monsieur le ministre, vous savez quoi ? On va aller dans un épad parce que c'est l'autre question évidemment.

On a parlé des hôpitaux, on a parlé des écoles. Jean-Wilfried Forquest est en ligne avec nous depuis l'un des épathes de Toulouse. Jean-Wilfrid Forquest, il y a une mobilisation générale qui a été annoncée par le gouvernement pour les personnes fragiles.

Là, la consigne est très très précisément appliquée. Jean Wilfri, là où vous êtes hein. Oui, chez le résident euh ici par exemple chez Claude, volet fermé et vous le découvrez, il a installé un petit dispositif parce qu'il y a pas de climatisation ici.

Euh dispositif personnel Claude ? C'est ça ? Personnel.

Oui. Oui. Comment vous vivez cette canicule qui a débuté il y a quelques jours maintenant ?

Comment ça se passe ? Assez bien. Assez bien parce que on s'habitue que petit à petit à la chaleur.

Ça va de mieux en mieux. Vous vous buvez régulièrement, ça fait partie des consignes. Oui, d'une part des consignes et puis on en éprouve le besoin parce que même la nuit, on a besoin de de s'hydrater et j'ai une gourde à ma disposition que je remplis régulièrement trois ou quatre fois par jour.

Alors, la famille prend régulièrement de vos nouvelles, on voit là des photos de vos enfants, petits-enfants. Comment Comment ça se passe ça ? Oui oui.

Bah ils viennent très souvent parce que j'ai la chance d'habiter pas trop loin de chez eux. Donc c'est souvent qu'ils sont là. Pour les autres pour les autres résidents, vous me disiez aussi ceux qui n'ont pas la chance d'avoir la la climatisation de la ventilation dans la dans la dans la chambre, il y a il y a des pièces dédiées pour ça.

Oui. Par contre tous ont un ventilateur dans la chambre et par contre, il faut quand même s'habituer à nos âges, d'une part à la climatisation et d'autre part au au ventilateur. Merci.

Merci. Merci. Infiniment Claude ici dans cette chambre, il fait déjà 25°gr température extérieure attendue dehors cet après-midi à Pauline 40°.

Merci Jean-Wilfrid. Jean-Wilfit Forquest à l'intérieur donc de cette épade à Toulouse, monsieur le ministre, il y a ceux qui sont en collectivité comme ça et puis il y a ceux qui sont isolés. Est-ce que vous avez dans les différents départements des listes, vous parliez tout à l'heure du dernier kilomètre, c'est-à-dire effectivement aller juste chez eux, aller frapper à la porte, aller prendre des nouvelles ?

Ben je crois que c'est vraiment tout l'enjeu de solidarité, de vigilance qu'on appelle la démarche citoyenne de tout le monde. Donc je disais tout à l'heure, les élus municipaux qui sont euh euh notamment dans les communes, les petites communes où il y a pas forcément tous les services. Donc c'est vraiment du bénévolat des élus municipaux, des centres communaux d'action sociale qui ont une bonne connaissance de leur commune, des populations, les infirmiers libéraux, tous les acteurs du domicile, toutes les les acteurs qui viennent au domicile, notamment les les aides à la personne peuvent aussi faire remonter ces informations quand ils savent qu'il y a des personnes qui sont sans famille.

Mais pour revenir sur la clime, je crois qu'il faut quand même être pragmatique dans ce pays. Je crois que un moment, que ça soit dans les crèches ou que ça soit dans les épades, tout le monde comprend bien que une clime, c'est peut-être pas extraordinairement bien pour l'environnement, mais là c'est le principe en fait bénéfice risque des gens de 90 ans dans des épades ou des bébés de quelques mois, il y a besoin d'avoir des pièces où il faut les rafraîchir. Donc on il s'agit pas de mettre de la clime partout pour tout le monde, mais d'avoir quand même ces lieux et qu'on ne culpabilise pas les maires, les directeurs des pades ou autres qui ont installé ces blocs de clim.

Et moi je je félicite les élus locaux pour leur engagement, leur leur pragmatisme de de mettre à disposition des populations dans leur bibliothèque municipale, dans leur médiathèque, des pièces réfrigérées parce qu'on sait bien que ce qui va conditionner le pronostic d'éviter que les patients on est sur une question de vie ou de mort en sûr. Donc donc moi je redis mes mes choses un peu naïves, mais un verre d'eau par heure, il faut qu'on boive un verre d'eau par heure. Si on n pas envie de boire de l'eau, on met un peu de de sirop dedans, on prend des grandes serviettes humides, on dort avec des vêtements humides la nuit et on va passer quelques heures par jour dans des pièces réfrigérées, qu'ell soi municipale, qu'elle soit publique.

Mais c'est ça les gestes qui vont nous permettre d'éviter que la température corporelle des gens augmente et qu'il y ait pas mort. Je rappelle qu'il y avait 15000 morts en 2003. Je veux quand même agisterer sur la climatisation parce que c'est pas vrai de dire que c'est pas forcément bien pour l'environnement.

Encore une fois, on est en France, on a un surplu d'électricité solaire à la mi-journée. En été, on vend notre électricité, on la brade à des prix négatifs. Donc non, non, c'est pas pour vous, hein.

C'est on et par ailleurs euh c'est on a le pays qui pourrait avoir la clime la plus vertueuse au monde. Donc, c'est complètement ridicule de ne pas avoir ce débat. D'autant plus que il y a maintenant Oui oui mais il y a maintenant des systèmes parce que c'est très normé des systèmes qui sont qu'ils ont fertueux et ensuite il y a une manière de l'utiliser.

On n'est pas obligé de la mettre à 19, on peut la mettre à 26 ce qui réduit de moitié l'utilisation c'est plutôt culturel quand on regarde effectivement aux États-Unis 90 % des foyers qui en sont équipés et qui la mettent à 18. En effet, il y a peut-être une petite nuance à avoir. On revient dans un dans un instant, on marque une petite pause.

Euh François Bairou qui est en train de se rendre au centre de gestion de crise. Les chiffres sont parlants. 68 départements en vigilance orange, 16 en vigilance rouge.

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