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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 3 juillet 2025 53 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseSantéEnvironnement & énergie

Gaza : qu’est-ce qui empêche un cessez-le-feu ? - C à Vous l’intégrale - 03/07/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    L'Europe ne peut pas compenser l'éventuelle défaillance des États-Unis ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Le président américain peut-il imposer la paix à B.Nétanyahou ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Renouer le dialogue avec Poutine est-il efficace ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Cette inculpation pour espionnage est-elle une provocation ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui empêche un cessez-le-feu à Gaza ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:30P.CohenChiffre
    « L'armée russe a lancé 5000 drones par jour, week-end compris. »
  • 40:00N.BerrodChiffre
    « Le dépistage néonatal en France va passer de 16 à 13 maladies rares à la rentrée. »
  • 55:00Y.Braun-PivetChiffre
    « Un cancer du sein pris tôt, c'est 90 % de chances de guérison. Pris tard, c'est 25 % de chances de guérison. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe: Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain. Bonsoir.

Emilie, votre choix d'actu? - E.Tran Nguyen: Les analyses ont enfin parlé: c'est bien la viande qui est à l'origine des intoxications de 30 personnes.

La viande et cette bactérie E. coli qui a tué une enfant de 11 ans. Il reste beaucoup de questions. - A.-E.Lemoine: Toujours 4 personnes hospitalisées à ce jour.

On en parlera avec le professeur F.-X.Weill, qui a mené l'enquête pour isoler la bactérie responsable de cette épidémie d'intoxication alimentaire.

Il sera aux côtés de N.Berrod, journaliste en charge des questions santé-médecine-climat au "Parisien". - M.Bouhafsi: K.Middleton a visité un hôpital hier et s'est exprimée sur sa vie après le cancer.

Ca a créé une édition spéciale au Royaume-Uni. - A.-E.Lemoine: Et une story, ici, à Paris.

Patrick, votre édito? - P.Cohen: L'Amérique De Trump agite avec une suspension de livraisons d'armes.

L'Ukraine pourrait voir ses grandes villes détruites par les bombardements russes. - A.-E.Lemoine: L'Ukraine abandonnée, c'est le sujet qu'on aborde ce soir avec notre invité, l'eurodéputé et spécialiste en géopolitique B.Guetta.

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. L.Sénéchal? - L.Sénéchal: En Saône-et-Loire, un ado de 15 ans a pris le volant d'une voiture.

Il a été repéré par la police et a fini dans le décor avec ses copains. Un ado de 13 ans est mort dans l'accident. - P.Lescure: Par un accident indépendant de ma volonté, je n'ai pas pu vous proposer hier mon OEil spécial Simpson.

Avec M.Groening, le père des Simpson, on va les retrouver tout à l'heure. Il est un créateur hors-pair. - A.-E.Lemoine: C'est le jardinier le plus célèbre de France.

Il prendra le relais de "C à vous", qui part en vacances, avec "Silence, ça pousse!" Il nous parlera de son ouvrage. On parlera du tabou et de la calvitie avec M.Youn et K.Adams.

Pourquoi c'est si compliqué pour certains hommes de devenir chauve? Une comédie qui sera en salle en février prochain. La Miss France 2007, 18 ans après son sacre, fait des coulisses des Miss France un seul-en-scène.

R.Legrain-Trapani nous en parlera. - B.Chameroy: Salut, Babeth.

Demain, c'est la dernière. Ce soir, on va encore se régaler. - A.Alaoui: Aujourd'hui, j'ai fait des kefta, mais pas n'importe lesquels.

J'ai des astuces pour les rendre plus moelleux. Je mets des aubergines coupées en petits dés dans la viande hachée. Je cuis tout ça dans une sauce tomate, avec des poivrons, de la coriandre...

Ils vont se régaler! - B.Chameroy: Evidemment.

Patrick en salive déjà. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, l'édito de P.Cohen. L'Ukraine prise à la gorge par l'annonce de nouvelles suspensions de livraisons d'armes américaines. - P.Cohen: Pendant que la Russie augmente la cadence de ses bombardements, les Etats-Unis diminuent celle de leurs livraisons d'armes à l'Ukraine.

Une sorte d'effet de vases communicants mortel pour les Ukrainiens. Le Kremlin se frotte les mains. "Moins il y a d'armes livrées à l'Ukraine, plus proche est la fin de la guerre".

Voici ce que dit D.Peskov, qui n'a pas dit "guerre", mais "opération militaire spéciale". Réaction qui confirme que Moscou n'a aucune intention de négocier sérieusement la fin de la guerre comme l'a dit Poutine.

Ce qu'il veut, c'est une Ukraine à genoux. - A.-E.Lemoine: L'administration Trump n'assume pas cette politique d'arrêter les livraisons. - P.Cohen: Le Pentagone parle d'une affaire d'intendance.

Il veut préserver ses propres capacités. Hier soir, ils ont expliqué qu'il s'agissait de procéder à un inventaire des flux et des stocks. - P.Cohen: Voilà pour cette décision.

Aux Etats-Unis, le président ne peut pas bloquer des livraisons votées par le Congrès. C'est ce qu'il reste de démocratie aux Etats-Unis. On explique que c'est une affaire de stocks, mais d'après plusieurs médias américains, Washington voudrait mettre fin à la livraison de pièces d'artillerie de précision, de missiles Hellfire et de systèmes de défense antiaériens.

L'Ukraine réclamait davantage de pièces à Trump pour se protéger des attaques russes. "Si les Patriot viennent à manquer, les villes ukrainiennes seront détruites par les drones et les missiles russes qui s'abattent chaque nuit par dizaines." Le mois dernier, l'armée russe a lancé 5000 drones par jour, week-end compris.

A Kiev, les habitants savent parfaitement quelles pourraient être les conséquences d'un effacement du parapluie américain. - P.Cohen: Un pays qui défend aujourd'hui davantage la Russie que la démocratie. - A.-E.Lemoine: L'Europe ne peut pas compenser l'éventuelle défaillance des Etats-Unis? - P.Cohen: Non.

On va en parler avec B.Guetta. On en parle depuis 3 ans, mais l'Europe n'est pas au niveau.

L'armée ukrainienne reste très dépendante des livraisons étatsuniennes. En visite au Danemark, V.Zelensky en a appelé à l'UE et à l'Otan. - P.Cohen: Zelensky espère parler à Trump dans les prochains jours.

Il a été devancé par Poutine. 6e conversation téléphonique tout à l'heure entre les présidents américain et russe depuis le retour du premier à la Maison-Blanche. Poutine vient de faire savoir que la Russie ne renoncera pas à ses objectifs en Ukraine.

C'est toujours la même formule: "L'élimination des causes profondes qui ont conduit à la situation actuelle", c'est-à-dire la présence de l'Ukraine dans le camp occidental et son éventuelle candidature à l'Otan. La Russie ne renoncera pas à ses objectifs, tout en se disant prête à la poursuite des négociations. Rien ne change, mais la Russie est plus que jamais en position de force. - A.-E.Lemoine: Et l'Ukraine est abandonnée par les Etats-Unis.

On voit que certains responsables se sont efforcés de minimiser l'annonce de D.Trump et de la Maison-Blanche. - B.Guetta: C'est une trahison et une abomination à laquelle on assiste.

Si, réellement, les Américains suspendaient leurs livraisons de missiles Patriot...

Les missiles sont les seules armes qui permettent aux Ukrainiens de défendre autant qu'ils le puissent, pas à 100 %, leurs villes, notamment Kiev. Si, véritablement, les Américains ou D.Trump faisaient cela, ce serait dire à la Russie: "Allez-y, démultipliez vos frappes.

De toute manière, ils ne pourront pas se protéger. De toute manière, ils ne pourront pas résister et vous pourrez les écraser." - A.-E.Lemoine: C'est une façon de laisser faire d'un cynisme absolu. - B.Guetta: Ce serait une façon de laisser faire.

Pourquoi je dis "ce serait?" On sent qu'à Washington, il y a un malaise dans l'équipe de Trump. On voit bien aussi qu'il y a une contradiction complète entre ce que commençait à dire Trump la semaine dernière, quand il a commencé à dire, pour la première fois, "V.Poutine ne veut pas arrêter la guerre".

C'était tout à fait nouveau dans sa bouche. Monsieur le président des Etats-Unis, où est la cohérence? Il y a une hypothèse. - P.Cohen: La cohérence n'est pas le point fort de Trump. - B.Guetta: Mais là, c'est vraiment spectaculaire.

Surtout, c'est véritablement dramatique pour les Ukrainiens. Il y a une hypothèse: Trump voudrait envoyer un message... - A.-E.Lemoine: A l'Europe? - B.Guetta: Non, à Poutine, en disant: "On est prêts à lâcher les Ukrainiens, mais il faut que tu fasses un geste." Si c'est ça, je ne dirais pas que c'est encore pire, mais c'est encore pire dans le niveau de stupidité politique.

Le seul moyen de contenir Poutine, c'est au contraire de lui dire: "Attention, si tu continues, on va donner suffisamment d'armes aux Ukrainiens, non seulement pour résister mais pour aller frapper en territoire russe, non pas la population, les villes ou les quartiers d'habitations, mais les installations militaires russes." - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui vous fait penser que cette hypothèse, que vous qualifiez de stupide, est possible? - B.Guetta: Je ne dis pas qu'elle est possible, mais elle est peut-être sur la table parce qu'il y a ce coup de fil qui va avoir lieu entre les présidents américain et russe demain.

Trump appelle Zelensky comme s'il voulait passer un message après une conversation avec Poutine. J'adore l'expression des Anglais, "something is cooking", "il y a quelque chose sur le feu", il y a quelque chose qui se trame". Je dis qu'il y a la possibilité que quelque chose se trame, mais quelque chose d'absurde, qui ne mène à rien. - A.-E.Lemoine: La décision américaine est aussi un coup de le relais de l'aide militaire américaine. - B.Guetta: L'Europe n'a pas attendu les coups de semonce de D.Trump pour augmenter encore son aide, non seulement militaire mais aussi économique, diplomatique et politique à l'Ukraine, qui ne cesse d'augmenter.

Depuis plusieurs mois, le montant des aides militaires européennes à l'Ukraine est supérieur au montant des aides américaines à l'Ukraine, et avant que les Américains ne suspendent quoi que ce soit. Nous, les Européens, pas les 27 Puisque la Hongrie ne collabore pas à cela, mais nous avons fait un effort absolument colossal qui va être poursuivi. Il y a une volonté commune des Ukrainiens, Hongrie exceptée, contrairement à D.Trump, de ne pas abandonner l'Ukraine, de ne pas nous déshonorer et surtout de bien comprendre que si, par malheur pour l'Ukraine et pour tout le monde, V.Poutine arrivait à défaire l'Ukraine, à entrer dans Kiev, à chasser et assassiner Zelensky, car c'est son objectif, les autres proies sont là.

Ce sont les pays baltes, la Finlande...

Et si un jour, par malheur, l'Europe n'était pas capable de résister, pourquoi pas la Pologne? Souvenons-nous que V.Poutine n'invoque pas les frontières de l'Union soviétique.

Ce ne sont pas les frontières de l'Union soviétique qu'il veut restaurer, mais les frontières de l'empire russe, qui comprenait les pays baltes, sous les tsars, l'Ukraine, une partie de la Pologne... - A.-E.Lemoine: Patrick l'a rappelé: depuis le retour de D.Trump à la Maison-Blanche, il s'est entretenu 6 fois avec V.Poutine, sans aucun résultat.

E.Macron avait coupé tout dialogue direct avec V.Poutine jusqu'à mardi, où il s'est entretenu pour la première fois en 3 ans avec V.Poutine.

Il a poussé son homologue à accepter un cessez-le-feu. Le Kremlin veut la capitulation de Kiev. Est-ce que renouer le dialogue est d'une quelconque efficacité, aujourd'hui? - B.Guetta: On verra.

Mais puisque vous me posez la question, je n'en suis pas certain. C'est plutôt un understatement. J'en doute beaucoup.

Je comprends le raisonnement du président de la République, qui est de se dire: "Les Iraniens pourraient reprendre leur marche..." - P.Cohen: Il faut préciser que l'objet, c'était l'Iran. - B.Guetta: Oui.

Le président de la République se dit que les Iraniens peuvent reprendre dans 18 mois, 2 ans ou 3 ans leur marche vers l'arme atomique. La Fédération de Russie, comme les Chinois, les Britanniques, ou la France, sont hostiles à la prolifération nucléaire. Donc, le président se dit: "Si on pouvait, sur la question du nucléaire iranien, rétablir un terrain d'entente avec Poutine, ce ne serait peut-être pas si mal." Effectivement, le raisonnement se tient.

Sauf qu'avec ce raisonnement, on fait rentrer Poutine dans le salon. Vous comprenez ce que je veux dire. On le relégitimise.

On en fait un interlocuteur convenable alors que cet homme, il faut dire les choses, est tout simplement un assassin. - A.-E.Lemoine: Mais qui parle à D.Trump... - B.Guetta: D.Trump n'a aucun état d'âme.

Que le président français soit prêt, plus que prêt, puisqu'il l'a fait, et qu'il ait voulu faire ça...

Je ne sais pas. On ne sait pas tout. Il faut se garder de juger de l'extérieur.

Peut-être qu'il avait ses raisons, que nous ne connaissons pas. Mais pour ce que j'en sais, j'ai de très grands doutes. - A.-E.Lemoine: L'objectif initial de cet appel, c'était pour évoquer l'Iran, le nucléaire iranien.

En Iran, les Français C.Kohler et J.Paris sont détenus depuis 3 ans.

Ils ont été inculpés pour espionnage pour Israël. Une inculpation qui leur fait risquer la peine capitale. En face, l'inquiétude des familles des 2 otages. - On va toujours plus loin dans l'horreur.

Ces chefs D'inculpation ont pour but de les intimider et de nous intimider nous aussi, de nous faire peur, nous, les familles. Quand nos proches risquent la condamnation à mort, c'est terrifiant. - La terreur a atteint son paroxysme.

On est très inquiets, angoissés pour nos proches. La dernière fois que j'ai pu l'avoir en visio, c'était le 28 mai. Il était en détresse absolue.

Il m'a fait passer le message qu'il ne tiendrait pas très longtemps. Ne vous rendez pas en Iran. Il y a un risque que vous soyez arrêtés de manière arbitraire pour espionnage, du simple fait que vous ayez un passeport français. - A.-E.Lemoine: Cette inculpation, E.Macron l'a qualifiée de provocation, d'offense, de choix inacceptable, d'agressivité, et il menace l'Iran de rétorsion.

Comment expliquer cette soudaine inculpation pour espionnage en faveur d'Israël? Jusque-là, c'était assez flou. - B.Guetta: Nos 2 compatriotes sont arrêtés et incarcérés depuis 3 ans.

Il aurait fallu à la justice iranienne 3 ans pour comprendre qu'ils auraient été des espions israéliens? C'est grotesque. Les Iraniens se moquent que ce soit grotesque.

Ce qu'ils veulent, c'est essayer de convaincre leur opinion publique qu'ils n'ont pas été complètement ridicules face aux bombardements israéliens et américains et que si l'Iran, ou plutôt leur régime, a fléchi, c'est parce que le pays était truffé d'espions, non seulement israéliens, mais français, de toutes les nationalités, que le monde entier s'était ligué contre l'Iran. Les Iraniens ne croient pas ça. Mais il faut essayer de leur prouver que ce régime n'est ni faible ni ridicule.

Ce régime a une armée, qui est celle du régime, pas de l'Iran, les Gardiens de la révolution. Les gardiens ont gardé quoi? Au moment où les Israéliens bombardaient, où les Américains bombardaient, où les services secrets israéliens assassinaient des scientifiques et des responsables militaires iraniens, les Gardiens de la révolution, l'armée de ce régime, s'est couverte de ridicule et elle a couvert le régime de ridicule.

Ce régime, qui est aux abois aujourd'hui, cherche des victimes expiatoires. Je ne trouve plus le mot...

Des boucs émissaires. - E.Tran Nguyen: Ce conflit a duré 12 jours.

A Gaza, le conflit continue depuis 20 mois. Il y a encore eu des frappes israéliennes aujourd'hui qui ont fait au moins 69 morts, dont 12 dans une école qui abritait des déplacés, selon la défense civile. - E.Tran Nguyen: Mardi, D.Trump a affirmé qu'un accord de trêve était proche.

B.Nétanyahou doit lui rendre visite lundi à la Maison-Blanche. Le président américain, qui a promis d'être très ferme avec le Premier ministre israélien, peut-il vraiment lui imposer la paix quand on voit la détermination de B.Nétanyahou? - B.Guetta: Ce que fait l'armée israélienne aujourd'hui à Gaza est une abomination inacceptable, monstrueuse, qui n'a aucun sens politique, qui ne mène à rien.

Non seulement Ce sont des tueries aveugles, mais ça ne sert à rien. C'est abominable. Il y a un scénario rose...

Je ne sais même pas s'il faut l'envisager. Il circule beaucoup à Tel-Aviv en ce moment et un peu à Washington, qui est que B.Nétanyahou accepte la proposition, réellement, de cessez-le-feu, que cette proposition soit acceptée par le Hamas, ce qui n'est plus impossible parce que le Hamas est dans un tel état qu'il n'a plus qu'une seule chose à faire: accepter un cessez-le-feu.

A ce moment-là, il y aurait l'échange des otages encore vivants, et il en reste de moins en moins chaque semaine. B.Nétanyahou se fiche comme d'une guigne du sort des otages.

Il les laisse se faire tuer, mourir. - E.Tran Nguyen: Il a promi cet après-midi qu'il les ramènerait tous. - B.Guetta: Ca fait 19 mois qu'il le promet et ça fait 19 mois qu'il ne fait rien et tout le contraire.

Le scénario qui serait logique, ce serait que le Hamas et B.Nétanyahou acceptent le cessez-le-feu. A ce moment-là, l'extrême droite se retirerait de la coalition gouvernementale.

On irait vers des élections ou une nouvelle coalition entre B.Nétanyahou, le centre-droit et le centre-gauche...

A ce moment-là, il y aurait une autre dynamique qui s'ouvrirait. Je ne dis pas que j'y crois, mais cette possibilité est là. Rationnellement parlant, ce serait ce que B.Nétanyahou aurait de mieux à faire, comme le Hamas.

Le feront-ils? - P.Lescure: "Le Monde" annonce aujourd'hui que l'ancien groupe parlementaire Identité et démocratie, auquel appartenait le RN, est suspecté d'avoir utilisé plus de 4,3 millions d'euros de crédits européens entre 2019 et 2024.

Le tout selon un rapport de la Direction générale des finances du Parlement européen. M.Le Pen réagissait ce matin sur RTL. - M.Le Pen: Le Parlement européen nous cherche des noises matin, midi et soir et en toutes circonstances.

Normalement, tous les ans, il y a un contrôle du Parlement européen. Tout d'un coup, il n'y a plus de contrôle pendant 5 ans. Au bout de 5 ans, on vient vous dire que c'est horrible et qu'il y a des désaccords sur la manière dont les contrats ont été passés ou pas passés.

Je pars du principe que le Parlement européen mène à l'égard de son opposition une guerre de tranchées depuis de nombreuses années. - P.Lescure: Vous cherchez des noises au RN? - B.Guetta: Le Parlement européen n'est pas...

Comment a-t-elle dit? Un organe politique? Le Parlement européen est un parlement, dans lequel il y a différents groupes politiques, de l'extrême gauche à l'extrême droite, à laquelle appartient le mouvement de M.Le Pen.

Il y a une ligne budgétaire prévue au Parlement qui s'appelle la ligne 400, qui finance les activités des groupes politiques, et pas seulement des députés individuellement. Apparemment, ce sont les accusations qui sont portées et c'est à la justice de trancher, mais apparemment, le groupe politique auquel appartenait le RN pendant la précédente législature aurait très largement abusé de ces fonds. C'est à la justice de le dire.

Mais quand M.Le Pen dit "organe politique", non. Il y a eu malversation ou pas.

Répondez, M.Le Pen. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous pour évoquer le reste de l'actualité et notamment cette enquête qui avance.

Jusque-là, on ignorait l'origine de l'épidémie d'intoxication alimentaire Qui a tué une petite fille de 11 ans dans l'Aisne et touché 30 personnes, dont 4 sont toujours hospitalisées. On sait désormais que ces contaminations sont bien liées à la viande commercialisée dans 4 boucheries et un rayon de supermarché de Saint-Quentin. Un début de réponse, mais toujours beaucoup de questions. - On essaie de manger moins de viande et on se demande comment ça a pu arriver ici. - La chaîne du froid a-t-elle été bien respectée?

Y a-t-il une hygiène parfaite dans ces boucheries qui ont été fermées? Ca laisse une interrogation sur tout ça. - Les Parents ont besoin de réponses.

On a tous besoin de réponses. L'enquête judiciaire nous les donnera. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Berrod, journaliste en charge des questions santé, médecine et climat au "Parisien".

A vos côtés, F.-X.Weill.

Vous avez été chargé d'analyser des échantillons prélevés sur les malades. Un laboratoire cousin avait pour mission de tester la viande. Comme on dit dans le jargon scientifique, ça a matché.

Vous avez retrouvé la même bactérie. - F.-X.Weill: Assurément.

Pour cela, il faut séquencer le génome de la bactérie. On va décrypter l'ADN. On va obtenir une séquence par des analyses bio-informatiques.

Et on aura une carte d'identité génétique et on pourra classer la bactérie parmi des centaines de milliers de versions de la bactérie. - A.-E.Lemoine: C'est une preuve irréfutable qu'il y a un lien entre les malades et la viande consommée? - F.-X.Weill: Irréfutable. - A.-E.Lemoine: Que fait-on de cette preuve une fois que le lien est établi? - N.Berrod: Il y avait beaucoup de soupçons sur la viande.

Les autorités n'ont pas cherché la viande juste pour le plaisir. En interrogeant les familles de cette trentaine d'enfants qui ont été intoxiqués et une personne âgée, on s'est rendu compte qu'il y avait un point commun: d'avoir consommé de la viande de différentes boucheries. Quelques jours plus tard, les autorités ont découvert des traces de la bactérie Sur la surface d'échantillons de viande récupérés dans les boucheries.

Il y avait déjà des soupçons. Il fallait encore que ça matche entre les bactéries de la viande et celles des humains. Maintenant, on sait qu'il y a bien une intoxication par la viande.

On ne sait pas encore. Ce que les enquêtes et les analyses scientifiques et l'enquête pénale vont devoir établir, c'est de savoir s'il y a eu contamination à partir de la viande vendue par une seule boucherie... 5 sont toujours fermées sur décision administrative.

Est-ce que ça vient de plusieurs boucheries? Y a-t-il un abattoir ou un fournisseur commun? Il y a encore des mystères qui perdurent.

Mais le chaînon manquant est trouvé: c'est la viande. - A.-E.Lemoine: Remonter toute la chaîne, ça peut prendre du temps? - F.-X.Weill: Ca dépend de la complexité de l'enquête.

Parfois, c'est compliqué, surtout quand des aliments qui ont été consommés n'existent plus. Ils ont été jetés. Les graines germées en 2011, par exemple.

La priorité absolue était de protéger la population. Ca a été fait avec des fermetures préventives de boucheries. Maintenant, on a un temps plus long pour comprendre où il y a eu la contamination, s'il y a eu des facteurs favorisant l'amplification de la bactérie.

Cette bactérie, si la chaîne du froid est bien respectée, elle ne va pas se multiplier. Une même bactérie va donner 2 bactéries en 20 minutes à 37 degrés. Il va falloir savoir si cette viande contaminée est mise sur des surfaces utilisées pour d'autres viandes, il va y avoir de la contamination croisée.

L'enquête va montrer où il y a eu la contamination et tous les facteurs qui ont contribué à ce désastre. - A.-E.Lemoine: 5 commerces sont fermés.

L'agence régionale de santé relevait des manquements graves dans certains de ces commerces: problèmes d'hygiène, défauts d'entretien, mauvaises conditions de stockage. Ca peut faire partie des éléments de contamination? - N.Berrod: Sur chaque boucherie fermée, il y a l'arrêté préfectoral affiché.

Pour certaines des boucheries, il y a marqué noir sur blanc que les inspecteurs ont constaté qu'il y avait des problèmes d'hygiène, de formation du personnel. Ca peut favoriser l'apparition de ces bactéries. Parfois, des gens me demandaient s'il pouvait y avoir des traces de bactéries dans les commerces.

Ce n'est pas normal qu'il y ait des traces. Une fillette de 11 ans est décédée. De nombreux enfants ont été hospitalisés.

Plusieurs d'entre eux ont été dialysés. Heureusement, plus aucun n'est dialysé. Mais c'est une infection qui peut être gravissime et qui peut tuer des enfants. - A.-E.Lemoine: Tout cela est particulièrement dangereux? - F.-X.Weill: Oui, mais comme toutes les sources d'E. coli.

Nous en avons des milliards dans notre tube digestif, mais c'est normal. Elles sont bénéfiques. Là, on parle de certaines qui ne vivent pas dans notre tube digestif, mais dans le tube digestif des ruminants.

On va se contaminer avec la viande, le lait ou indirectement - A.-E.Lemoine: Toutes les boucheries concernées vendent de la viande halal.

Est-ce que le mode d'abattage est en cause? - F.-X.Weill: Il faut comprendre comment cette bactérie va se retrouver sur la carcasse.

Quand on enlève les viscères, on peut les percer. Du liquide intestinal se retrouve sur la carcasse. C'est indépendant du mode de mise à mort des animaux. - A.-E.Lemoine: Maintenant que ça a marché et que le lien est irréfutable entre la viande et les intoxications, est-ce que ça veut dire qu'il n'y aura plus d'intoxication alimentaire?

L'épidémie est terminée? - N.Berrod: Il y a de bonnes chances pour qu'on ne trouve plus de cas.

Pour les deux derniers cas recensés, 2 enfants, ce sont des transmissions secondaires. Ce ne sont pas des enfants qui ont mangé de la viande contaminée, mais des enfants qui ont sans doute été contaminés par un petit frère ou une petite soeur au sein du foyer, par contact. C'est une bactérie qui peut se trouver dans les selles.

Si on ne se lave pas bien les mains après avoir changer un bébé, on peut le transmettre à un autre enfant de la famille. L'autre possibilité, même si c'est peu probable, C'est que des personnes n'auraient pas été assez vigilantes aux consignes des autorités, auraient surgelé de la viande hachée dans ces boucheries, pensant peut-être à tort que la congélation tue les bactéries. Ce n'est pas le cas.

Si ces personnes décongèlent la viande dans 3 mois, en oubliant qu'elle est avariée ou en se disant que la congélation a tué les bactéries, elle risque d'être contaminée. Il peut encore y avoir des cas... - P.Cohen: C'est une bactérie qui résiste au froid de congélation? - F.-X.Weill: Oui.

Au laboratoire, pour les garder pendant des décennies, on les congèle. - P.Cohen: Et à la cuisson? - F.-X.Weill: La cuisson les détruit.

C'est pour ça que pour les jeunes enfants, tous les produits doivent être cuits à coeur. Cette histoire d'été, de saucisses de barbecue, c'est un facteur où on ne va pas cuire assez. C'est pour ça qu'il y a souvent des recrudescences l'été, avec des infections.

On ne cuit pas comme le reste de l'année et on a plus de contacts avec l'environnement, les animaux, de l'eau non contrôlée...

Tout ne s'explique pas par ça, mais la cuisson à coeur est très importante pour les enfants. - A.-E.Lemoine: Et préserve contre ce type d'intoxication. - F.-X.Weill: Elle détruit la bactérie. - E.Tran Nguyen: A la une du "Parisien" ce matin, l'histoire de Charline, une petite fille atteinte d'une maladie génétique rare sauvée grâce à un dépistage dès la naissance et un traitement précoce.

Sa mère a témoigné. *-On nous a présenté un papier nous demandant notre accord pour 2 gouttes de sang en plus pour dépister une maladie, l'amyotrophie spinale. Tout d'un coup, on nous dit qu'elle a une maladie génétique.

On est pris dans le flot pour faire le traitement de Charline. C'est de la thérapie génique. C'est une transfusion d'une heure.

On passe de "mon Dieu, mon enfant va mourir"...

Quand on vous dit qu'elle a le traitement, tout d'un coup, il y a une lueur d'espoir tellement énorme. Elle va avoir 1 an dans une semaine. Elle rampe, elle fait du 4 pattes.

On a parfois l'impression qu'elle sait qu'elle n'aurait pas dû pouvoir bouger autant. Elle en profite à fond. - E.Tran Nguyen: Le dépistage néonatal, en France, va passer de 16 à 13 maladies rares à la rentrée...

C'est un progrès salué, mais la France reste en retard par rapport à l'Allemagne ou aux Pays-Bas, qui en détectent plusieurs dizaines. Si ces avancées sont possibles, c'est grâce à la recherche, grâce au Téléthon? - N.Berrod: Oui.

C'est une maladie que l'on connaît depuis plusieurs décennies. On n'avait pas de traitement. On a un traitement depuis 10 ans.

Pour donner ce traitement aux bébés, il faut qu'on sache qu'ils ont la maladie. Dans les premiers mois, ils n'ont pas de symptômes. Le dépistage permet de savoir très vite quels enfants sont porteurs des gènes de la maladie, à quels enfants il faut donner ce traitement pour qu'ils puissent grandir comme les autres.

C'est ce qu'il s'est passé pour cette petite fille. Et on l'espère, pour tous les enfants malades, à partir de la rentrée. Il faut rappeler qu'on peut difficilement considérer que cette petite fille est guérie totalement... - A.-E.Lemoine: On n'a pas assez de recul sur le traitement. - N.Berrod: Les chercheurs sont eux-mêmes prudents.

Ils sont emballés, enthousiastes, car c'est la première fois qu'on a un traitement pour cette maladie terrible. Ils sont prudents. Si cette petite fille n'avait pas eu le traitement, au bout d'un an, elle n'aurait pas pu faire tout ce que je l'ai vue faire: sourire, marcher à 4 pattes...

C'est une belle histoire. On espère que ça servira à d'autres. - A.-E.Lemoine: N.Berrod, journaliste au "Parisien", et le professeur F.-X.Weill, référent sur les recherches sur l'E. coli, merci. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une prise de parole attendue par tous les Britanniques.

Hier, la très discrète K.Middleton s'est rendue dans un hôpital de l'Essex. Depuis la révélation de son cancer en mars 2024, elle n'avait jamais souhaité s'exprimer dans les médias.

Elle n'avait pas précisé de quel type de cancer elle était atteinte. Comme souvent, au Royaume-Uni, quand Kate prend la parole, les chaînes d'information passent en édition spéciale. - M.Bouhafsi: C'est en septembre 2024 que K.Middleton a confirmé avoir terminé sa chimiothérapie, avant d'annoncer en janvier dernier qu'elle était en rémission.

Hier, son déplacement dans un hôpital était très attendue. Elle est restée plus de 1 heure 30 à échanger avec des patients et certains soignants. Certains de ces échanges ont été captés par la BBC.

Elle est revenue avec beaucoup d'humilité et de pudeur sur un moment dont on parle peu, un moment difficile à vivre: la vie d'après, le retour à la maison. - M.Bouhafsi: Ces dernières semaines, K.Middleton, fatiguée, avait dû annuler certaines de ses sorties publiques.

Même si elle est en rémission, les traitements ont laissé des séquelles. La visite de la princesse de Galles a été saluée par les Britanniques, tous très attachés à la femme du prince William. Cette sortie marque aussi la volonté de la famille royale de reprendre la main autour des multiples rumeurs qui circulaient autour de la santé de Kate. - Le Palais a voulu ne rien dire.

C'était: "Circulez, il n'y a rien à voir." Le peuple ne supporte pas ça. Le peuple a besoin de savoir.

C'est presque un droit, maintenant. Elle partage ce qu'elle a vécu, aussi pour inciter les gens à se faire dépister. Nous avons vécu un phénomène incroyable avec l'augmentation du nombre de demandes de tests de dépistage de toutes sortes de cancer. - M.Bouhafsi: Quelques semaines avant K.Middleton, son beau-père, le roi Charles III, avait aussi annoncé être atteint d'un cancer.

Si la princesse de Galles avait choisi une cure médiatique, Charles, titre oblige, avait tenu à respecter chacun de ses engagements tout en multipliant les visites d'établissements hospitaliers. - M.Bouhafsi: Cette stratégie du roi Charles et de la princesse commence à porter ses fruits.

Au Royaume-Uni, la libération de la parole autour du cancer se propage et crée du lien entre les Britanniques et la famille royale. - L'arrivée de la maladie dans la famille royale anglaise a levé pas mal de tabous et a rendu certains problèmes personnels généraux. C'est une véritable volonté de la part de la princesse de Galles de communiquer sur le sujet de la maladie pour pouvoir aider, partager son expérience.

C'est là qu'il y a quelque chose de nouveau. Le fait qu'elle rende public son cancer, comme le roi Charles, déclenche une forme d'empathie, de reconnaissance de la part du public. - M.Bouhafsi: En France, le mot "cancer" reste encore tabou, même si certaines personnalités publiques ont révélé être atteintes de cette maladie ces dernières semaines.

Y.Braun-Pivet nous avait même confié avoir caché son cancer pendant 3 ans. - Y.Braun-Pivet: J'ai mis longtemps à le révéler.

Pendant la phase directe de lutte contre la maladie, c'est quelque chose que vous préférez garder pour vous. Vous menez votre combat en premier. Après, je me suis dit que j'avais une voix de femme politique, que ça pouvait servir à quelque chose, à alerter sur la prévention.

Un cancer du sein pris tôt, c'est 90 % de chances de guérison. Pris tard, c'est 25 % de chances de guérison. - M.Bouhafsi: Le roi Charles est le seul monarque à avoir révélé sa maladie et à être encore en poste. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. C'est un accident mortel, après le refus d'obtempérer d'un groupe de collégiens. - L.Sénéchal: Le conducteur avait 15 ans.

Il avait emprunté la voiture de son père avec ses copains, à Montceau-les-Mines. La voiture a fait une sortie de route et a basculé derrière la barrière de sécurité pour finir sa course en contrebas, contre un arbre. Il y avait 5 ados dans la voiture.

Le plus jeune, âgé de 13 ans, est mort. Les quatre autres ont fini à l'hôpital. - On voit bien la traînée.

Ils ont quitté la route. A la fin, ils ont fini contre un arbre. - Vu l'état de la voiture...

Elle était explosée. - L.Sénéchal: D'après les premiers éléments de l'enquête, les policiers ont repéré le comportement erratique d'un véhicule qui faisait des marches arrière, des marches avant, plusieurs fois le tour des ronds-points...

Ils ont voulu contrôler le véhicule, en vain. - Le conducteur a eu un comportement inadapté. Les policiers ont voulu le contrôler.

Le conducteur n'a pas obtempéré. La vitesse du véhicule était trop importante pour que les policiers puissent assurer en sécurité la prise en charge, continuer la poursuite. Sur le chemin du retour, ils ont vu ce véhicule accidenté.

Ils ont appelé les pompiers et porté les premiers secours. - L.Sénéchal: Après un autre refus d'obtempérer dans l'Ain et une course-poursuite de 15 km, un jeune de 18 ans a été hospitalisé.

Il a perdu le contrôle de son véhicule et fait plusieurs tonneaux. - A.-E.Lemoine: Une grève des contrôleurs aériens perturbe les premiers départs en vacances d'été. - L.Sénéchal: Près d'un millier de vols annulés aujourd'hui.

La moitié des vols prévus au départ ou à l'arrivée de Nice ou en Corse, un quart à Paris. Ce sera pire demain, avec 40 % d'annulations. On a rencontré des vacanciers déçus. - Je viens de découvrir que mon vol est annulé en arrivant à Orléans. - On a regardé ce matin sur le site.

Le vol était encore confirmé. - On est stressés. On vient de La Réunion. - On attend depuis 40 minutes.

On est arrivés il y a une heure. - On ne sait pas trop si on va partir. - On est déçus que ça tombe sur notre vol. - Un peu de colère et de déception. - C'est pénible.

On attendait les vacances, on les a programmées. - Ce n'est pas gentil pour le personnel. Ce n'est pas la liberté, l'égalité, la fraternité. - Vous n'êtes pas solidaire des grévistes? - Non, pas du tout. - L.Sénéchal: Le 2e syndicat d'aiguilleurs du ciel réclame plus de moyens, notamment humains, et refuse l'instauration des pointages.

A Bordeaux, Un accident avait failli avoir lieu car seule la moitié des contrôleurs étaient présents ce jour-là. La grève est jugée sévèrement par le ministre des Sports. - Les revendications sont inacceptables.

Choisir en permanence les dates où on va créer le plus de nuisances possibles aux passagers ne me semble pas être la bonne méthode. - L.Sénéchal: "Grève inadmissible", selon F.Bayrou. "Intolérable", disent les grandes compagnies, Air France et British Airways, entre autres.

Tous les secteurs risquent d'avoir mauvaise presse, alors qu'une étude du Réseau action climat montre que l'avion est souvent préféré. Il est souvent moins cher. Le train est 40 % moins cher pour les trajets directs en France, mais devient 10 % plus cher dès qu'il y a un changement dans une gare.

Avec l'étranger, l'avion gagne largement. - A.-E.Lemoine: L'écologie est un sujet de tensions au sein du gouvernement. - L.Sénéchal: Ca commence avec une tribune où il est proposé de rebâtir un parc nucléaire, de stopper le financement des renouvelables avec l'arrêt des financements éoliens, photovoltaïques.

Une rupture alors que la droite défend depuis près de 20 ans un mix nucléaire-renouvelables. La rupture choque la ministre de la Transition écologique. - Je suis membre du gouvernement.

Je ne suis pas Premier ministre. C'est une position contraire à celle portée par le gouvernement. C'est irresponsable.

C'est du populisme le plus basique. Peu importe l'intérêt des Français, pourvu qu'on aille récupérer des voix à droite et au-delà. C'est irresponsable quand on prétend être un homme d'Etat. - L.Sénéchal: C'est un échange violent.

E.Macron a été pressé de répondre: "On a besoin du renouvelable." Il a voulu siffler la fin de la récréation en taclant F.Bayrou pour son silence. - E.Macron: J'ai nommé un Premier ministre.

Il doit diriger son gouvernement. Les ministres doivent s'occuper des politiques qu'ils conduisent. Chaque ministre.

Si on se met à avoir des ministres qui s'occupent de tout, ce n'est plus un gouvernement. Il y aura le temps des débats, des programmes. Là, il y a le temps du gouvernement de la France.

Si les gens veulent faire autre chose, ils font autre chose. Mais il faut discipliner la parole. - A.-E.Lemoine: E.Macron s'exprimait depuis Roquefort, où il célébrait les 100 ans du roquefort. - B.Guetta: J'ai cru comprendre que le président était partisan d'une éviction de B.Retailleau du gouvernement.

Pour ma part, si la décision me revenait, j'en serais partisan. Quand j'ai lu ce texte de B.Retailleau et de ses 2 compères, je me suis demandé si les prochaines étapes allaient être l'interdiction des vaccins, le Frexit et l'élection des juges.

On est dans le délire. - L.Sénéchal: Il s'aligne sur les positions du RN.

Il y a une vraie rupture à droite. - B.Guetta: C'est du délire, RN ou pas.

Dire qu'il faudrait supprimer le développement des énergies renouvelables... - P.Cohen: Des subventions publiques.

Il explique que ça peut être un marché et que chacun peut le développer. Les subventions des éoliennes, c'est un sujet dont on pourrait débattre aussi. - B.Guetta: On sait ce qu'on supprime. - A.-E.Lemoine: On parlait du roquefort.

E.Macron célébrait les 100 ans de cette Appellation d'origine protégée. - L.Sénéchal: C'est la première des AOP, créée en 1925.

C'est aussi le fromage préféré de G.Attal. - L.Sénéchal: Ce sont des phrases de politique: "réinvention permanente autour d'éléments structurants"... - B.Guetta: C'est formidable. - P.Cohen: C'est encore une bactérie. - F.-X.Weill: C'est un champignon.

C'est comme la famille des champignons qui ont produit la pénicilline. - N.Berrod: Mais il y a des infections par E. coli par d'autres fromages. - L.Sénéchal: Par définition, c'est quelque chose d'immuable, le fromage.

Regardez cette archive. Vous allez voir comment ça s'affine. C'est un produit vivant. - Roquefort, c'est presque devenu un nom commun, mais c'est avant tout celui d'un village de l'Aveyron adossé à une monumentale falaise de roches calcaires.

A l'intérieur, une multitude de failles, les fleurines, qui permettent la circulation de l'air. Depuis des siècles, on a constaté que cette ventilation naturelle faisait mûrir le fromage de façon idéale. - Ce fromage a 4 mois de cave.

La moisissure s'est bien développée. C'est un fromage qui est prêt à être consommé. - C'est un produit naturel qui est peut-être plus vulnérable que d'autres.

C'est un fromage vivant et c'est un des rares fromages vivants. - L.Sénéchal: C'est 2600 éleveurs, 14 000 t commercialisées l'an dernier dont le quart à l'étranger, surtout aux Etats-Unis.

Les producteurs ont donc peur de D.Trump, de ses droits de douane qui risquent de doubler à 20 % la semaine prochaine. Il avait même promis jusqu'à 50 %, mais il dit toujours tout et son contraire.

Les producteurs de roquefort ont dit leur angoisse à E.Macron. E.Macron a fait la promesse d'éviter l'implantation du loup là où il y a du pastoralisme en augmentant les autorisations d'abattage.

Il est prêt à passer par la loi s'il le faut. - B.Guetta: Le cognac et le roquefort sont très menacés aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: La canicule sera bientôt un mauvais souvenir ou pas? - L.Sénéchal: Elle joue les prolongations. 17 départements en vigilance orange dans le Sud-Est.

Avec l'arrivée de la masse d'air de l'Ouest, des orages violents en Savoie, dans le Var, en Seine-Maritime, dans la Marne...

Ca a soufflé très fort. Un phénomène semblable à une tornade a touché une commune. Les dégâts sont importants. - C'est le toit du voisin en tôle qui s'envole.

C'est impressionnant. - Ca a été court. Peut-être une vingtaine de minutes.

Des forts coups de vent. Des tôles qui volaient dans le ciel. Des arbres qui tombaient. - L.Sénéchal: On a un répit dans la plupart du pays.

On a perdu parfois 15 degrés en quelques heures. De quoi sortir carrément la petite laine comme ici, 15 degrés en quelques heures à Dijon. On est passé de 36 à 21 ce matin. - On est très bien.

On a presque frais. - J'ai ajouté un gilet. - Je ne sortais plus, il faisait trop chaud.

Je vais en profiter. - Ca change la vie. C'est moins fatiguant.

On ne transpire pas en permanence. C'est le jour et la nuit. - L.Sénéchal: La chaleur pourrait revenir le 14 juillet. - N.Berrod: Il pourrait y avoir un nouvel épisode de fortes chaleurs dans 8 ou 10 jours.

Des modèles le présagent. C'est à surveiller de près. - A.-E.Lemoine: Merci, N.Berrod.

Merci, professeur F.-X.Weill.

B.Guetta, eurodéputé Renew Europe, merci de votre présence. Dans un instant, S.Marie, jardinier de "Silence, ça pousse!", K.Adams, M.Youn, R.Legrain-Trapani,