Défilé de la France insoumise - 5 juin 2016
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 62 %Défensif 16 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« Vous savez quelle est la différence entre un con et un voleur ? Non. Bah un voleur de temps en temps ça se repose quoi. Ah ben moi je suis pas un voleur hein. »
- 0:25Jean-Luc MélenchonFait
« La justice par exemple elle veut me soumettre mais moi je veux pas parce que je suis un innocent. »
- 2:25Leilla (étudiante)Chiffre
« 70 % des gens qui soutiennent la mobilisation, même 50 % des gens qui soutiennent les manifestations. »
- 21:40Delphine Beauvois (féministe)Fait
« On a vu sous Sarkozy mais encore sous ce gouvernement plus particulièrement les attaques frontales menées par l'extrême droite. »
- 45:20Agriculteur (Confédération Paysanne)Chiffre
« Il y a 300000 voire 600000 emplois agricoles à créer. »
- 49:20Zoé Constant Poulou (Grèce)Fait
« Jean-Luc a toujours été et continue à être un vrai combattant de la démocratie, de la souveraineté populaire. »
- 50:00Zoé Constant Poulou (Grèce)Fait
« La désobéissance au dictat antidémocratique est un acte souverain des peuples. »
- 0:15Jean-Luc MélenchonChiffre
« L'État a mis 170 millions d'euros sur la table pour être propriétaire des usines. »
- 0:30Jean-Luc MélenchonFait
« On a encore investi récemment juste 10 mois avant l'annonce de fermeture, une nouvelle coupeuse pour entendre dire qu'on fermé la boutique. »
- 3:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Il y a 8 millions de travailleurs pauvres. »
- 4:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 565 personnes chaque année meurent au travail. »
- 13:00Jean-Luc MélenchonFait
« La dette écologique est irréversible. »
- 15:00Jean-Luc MélenchonPromesse
« Il faut adopter en France avant toute autre nation la règle verte. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous savez quelle est la différence entre un con et un voleur ? Non. Bah un voleur de temps en temps ça se repose quoi.
Ah ben moi je suis pas un voleur hein. Ah non moi je suis un insoumis. Non non pas un insoumis.
Non casse-toi pauvre con. Vi. Je suis un insoumis parce que je suis innocent.
La justice par exemple elle veut me soumettre mais moi je veux pas parce que je suis un innocent. Voilà. Ah si je suis innocent.
Ah, je suis innocent, je je le jure sur la tête de Jupé. Eh ! E oh !
La gauche, il y a quelqu'un ? Je suis tout seul. C'est pas grave.
J'irai jusqu'au bout dans le mur car je suis un insoumis. Moi aussi. François, au pied !
Oui, c'est Colen, j'arrive. Excusez-moi, il y a la reine mère qui est en train de m'apprendre à fêter en ce moment. François Hollande 493 nuances de gré ou de force.
Trêve de plaisanter. Je pense que s'ils sont soumis, les hommes sont des sujets alors que s'ils sont insoumis, les hommes deviennent des citoyens. Tu as compris quelque Tu as compris quelque chose à tout ça, Charlotte ?
Euh, c'est quoi un insoumis ? Ça se trouve où un insoumis ? Bah euh euh habituellement bah surtout par les temps qui courent, on en trouve euh bah dans les boîtes, enfin je veux dire dans les entreprises, dans les associations, il y a des insoumis des insoumis d'associations, des insoumis euh euh de quoi déjà ?
Des insoumis des collectifs, euh des insoumis dans les syndicats, dans les partis. Euh et puis et puis en fait il y a aussi des insoumis tous les jours, tu vois, quotidien, tu vois, des insoumis là là là. Ah ouais, tous les jours.
Mais tu crois qu'on en verra aujourd'hui ? Tu crois qu'il y en a là sur la place ? Ah ouais.
Ohz, j'en vois un. J'en vois un là. J'envoie plus.
Moi, j'envoie un paquet. Mais il y en a un paquet d'insoumis. Paquet là.
Ouais, sont juste là-bas. Regarde là-bas, il y a encore des insoumis. Là-bas aussi, regarde, c'est insoumis partout.
Oh, les insoumis. Mais euh voilà. Voilà.
Ça fait quoi un insoumis ? Alors, un insoumis d'abord et ben ça se tient debout. Debout.
Ah ouais, mais ouais, ça se tient debout. Voilà. Ah bon ?
Et ça bouge un insoumis ? Ah bah oui. Ah bah ou alors là.
Et puis alors ça en fait du bruit hein. Et puis [Applaudissements] et puis un heur soumis euh on sent ça bouge en fait surtout ça parle, ça discute ça marche et puis ça argumente. Et aujourd'hui Et aujourd'hui ça bouge pas genre comme ça hein, ça défile et on va les voir se succéder ici, défiler, marcher, se montrer, faire les beaux parce que c'est beau un insou.
Oui, c'est beau un insoumis. C'est très beau. C'est très beau.
Je crois qu'on commence par une batouada insoumise, il me semble. Non, carrément. C'est parti.
Ouais ouais, c'est la Batouada insoumise qui arrive par là-bas. On l'entend déjà. Vous l'entendez ?
Et vous, est-ce qu'on vous entend ? Vous ? On vous entend aussi.
Donc c'est bien ça Sarah hein ? Les insoumis sont dans la place. Ils sont là. [Musique] C'est parti pour un défilé qui va durer toute la journée.
Un jour, le 5 juin 2016, les insoumis vont se montrer Voilà, ça vient. Voilà, elle arrive la patouada dans les insoumis. Accompagnez-la.
Allez, on vous entend pas. Et après la Batouada, on va entraîner avec nous les insoumis des luttes et accompagnez-les si vous voulez. eho [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] là-bas. rel [Musique] Ouais, on peut leur faire une belle ovation là-bas toutada [Applaudissements] [Musique] Faut dire que les insoumis sont finalement dans un mouvement, une sorte de marche des fierté insoumise et pour ouvrir ce premier défilé des insoumis en lutte en lutte toujours et depuis des mois contre la loi Elcomerie en particulier et ils vont ouvrir la voie aujourd'hui la voix de l'avenir un avenir résistant et conscient de la nécessité d'être insoumis.
On va accueillir au tout début de cette marche défilé des insoumis, les lycéens, les étudiants qui luttent, s'en relâcheent encore et on le sait et ils le savent que c'est leur avenir qui est en jeu en ce moment et ils vont le dire ici et ce seront nos jeunes insoumis aujourd'hui. Une vidéo va être présentée à ce sujet car nous manions tous les médias et ils vont aussi se présenter devant vous. Les voilà, je les vois.
Regardezles. C'est des jeunes. Il sont là-bas.
Ils sont là-bas nos jeunes insoumis. C'est des jeunes. Regardez-les.
Rejoignez-les. Reg. Alors, n'hésitez pas à les accompagner, à les soutenir.
Alors, moi, je m'appelle Leilla, je suis euh étudiante à Parisien et moi, c'est David et je suis également étudiant à Paris. Donc, je suis contre la loi travail en fait comme la majorité des Françaises, des Français aujourd'hui et particulièrement comme les jeunes aujourd'hui qui l'ont montré fortement pendant l'un des mois de mobilisation. On va avoir aussi euh parallèlement des conditions d'étude encore plus difficiles étant donné que la une bonne partie des étudiants aujourd'hui sont des étudiants travailleurs qui doivent qui de toute façon en fait auront une conséquence directe de ces euh de cette loi sur leurs conditions de travail et donc sur leurs conditions d'étude.
Donc tout ça fait qu'il y a eu un énorme sentiment qui s'est vraiment concrétisé pour la première fois un véritable sentiment de colère et cette colère elle a on a réussi à mettre des actes dessus tous ensemble. Ça a été extrêmement fort parce qu'on a réussi à à se retrouver à des milliers dans la rue à impulser un mouvement. Et si on a rejoint les insoumis, c'est aussi parce qu'on part d'un constat particulier, c'est que alors que notre mouvement a convaincu les Français, puisqu'il y a 70 % des gens qui soutiennent la mobilisation, même 50 % des gens qui soutiennent les manifestations, ce qui est encore un pas en avant vers la conviction et la radicalisation des gens, le problème qu'on a, c'est que ce gouvernement, il va quand même essayer de passer en force et le système en lui-même lui donne des ressources extrêmement puissantes pour faire passer en force des gens, des choses contre la vie des gens.
Et nous, on a besoin de mener la lutte à tous les niveaux et on a besoin de mener la lutte aussi au niveau politique et aussi en menant la bataille des présidentiels. Ce qu'on pense à travers la France insoumise, c'est que on va essayer de rassembler les gens qui sont pas laissés faire comme nous pour essayer de changer de société. Et le but de cette campagne, c'est aussi de dire à travers la France insoumise que on va écrire notre destin collectivement.
C'est-à-dire que c'est pas trois types dans un bureau qui peuvent faire passer la loi travail. cette fois-ci c'est on écrit collectivement notre constitution, on écrit collectivement les règles du jeu qu'on essaie de se définir et ensemble on se constitue aussi comme sujet politique. Ils sont beaux nos jeunes insoumis.
Je vous en présente d'autres des insoumis. Ils se battent contre la concurrence, contre la privativation imposée par l'Union européenne. Ils défendent le service public du RA.
Ils défendent en faisant cela leurs conditions de travail et l'intérêt général. Ils sont vent debout contre la loi et lecomerie et on sait que c'est souvent grâce à eux avec leur combat que les grandes conquêtes sociales passent. Ce sont évidemment avec Laurent Courtois, Olivier Carré, Nicolas Grondin, Kevin Kichko et tant d'autres les chemineaux insoumis.
Donc un insoumis, ça roule aussi. Et les voilà, les voilà les chemineaux. Oh les insoumis sur rail.
Ah ouais, ils arrivent. Je crois bien qu'ils vont parler aussi les chemineaux avec une petite vidéo en tant que avec les chemin euh subin le décret socle qu'on nous propose C'est un véritable recul de nos conditions de travail, de notre de repos. Moi qui suis en plus roulant comme Kevin à bord des train, c'est des réductions sur le temps de repos, c'est des amplitudes allongées.
Il y a un constat de départ, c'est que on a une réglementation propre à la SNCF qu'on essaie de nous mettre à mal et je pense que on peut le transposer comme un copiercollé de la loi comerie. La lutte actuelle, moi comment je la vois ? Soit il y a l'Europe qui veut nous imposer une ouverture à la concurrence.
On le voit les ces derniers jours où il y a eu l'annonce d'un préaccord qui a été signé entre le Parlement européen et la présidence néerlandaise du Parlement européen. Donc existe la France déjà sur une imposition de la l'ouverture de la concurrence en 2020 pour le TGV et 2023 avec possibilité de commencer les appels d'offre en 2017 pour le TER et les TET. Les chemineaux vont être directement impactés par cette loicomerie, ne serait-ce que sur l'inversion de la hiérarchie des normes.
Autrement dit, si la loi commerie passe, on a beau avoir une convention collective de le plus haut niveau possible avec l'ouverture à la concurrence. Admettons, moi qui suis de l' CD de Toulouse, si à la région Midi Pirine fait un appel d'offre qu'une entreprise privée vient en avec des conditions sociales plus basse, une devis plus bas qui coûte moins cher à la région, on va venir nous voir en disant "Mais regardez maintenant, il va falloir faire un accord local qui sera voir en dessous bien en dessous de la de la convention collective et ça c'est très grave." On est confronté à la même problématique que toutes les autres entreprises de France et de Navar.
Donc malgré qu'on a un statut du travail, elle est elle est tout à fait just revendications salariales puisqu'on est très très bons résultats. On n jamais fait d'aussi bons résultats et depuis 2 ans on est soumis 0 % d'évolution du point de base. C'est absolument pas justifié par rapport aux efforts que font les salariés de l'entreprise.
Oh, ça c'était donc des chemineaux, des postiers et maintenant on va accueillir des soignants. Et oui, et je les vois les blouses blanches là-bas qui nous regardent. Salut.
Est-ce que c'est 24h 24 auprès du patient les soignants de notre pays ? Bah par définition prennent soin de nous, de nos corps, de nos têtes aussi. On devrait dans ces conditions leur faire un pont d'or.
Et pourtant, et pourtant, ils sont maltraités. On leur assène des plans sociaux, on organise des déserts médicaux. Et bien non.
Et grâce à leur syndicat, grâce à des lanceurs d'alerte aussi, et bien le soin en France relève la tête et c'est pour ça qu'ils vont être accueillis ici comme les grands insoumis. Venez les amis. Le soin, la santé c'est un service public.
Alors, on le défend et on ne se soumet pas au dictat des plans sociaux imposés au soin travail. les salariés, il y a 80 % de femmes. Donc ça veut dire des journées déjà difficiles parce que c'est 24h sur 24 auprès du patient mais quand on a fini notre journée de travail, il faut attaquer la deuxième journée à la maison et c'est vrai que c'est des conditions qui sont difficiles.
Et bien c'est Catherine Faillet qu'on voit là et elle défile avec nous. Il y a une majorité, beaucoup de femmes dans les établissements sont des des femmes qui vivent seules, qui a qui assurent la charge familiale toute seule et c'est donc pour elle des conditions de vie très difficiles. Ce que vivent au quotidien les personnels dans les services, c'est euh d'abord un gouvernement qui leur impose pour l'année 2016 1 milliard d'euros d'économie.
Ça ça veut dire très concrètement un véritable plan social. C'est l'équivalent de la suppression de 22000 postes euh sur l'ensemble du territoire. Euh on est à des pourcentages de 10 % de l'ensemble des lits qui sont fermés.
Voilà ce que c'est aujourd'hui euh la politique du gouvernement. Alors pour nous, non, tout va pas bien. Tout va pas bien pour les personnels qui soignent les patients et tout va pas bien pour les patients et leurs familles qui viennent se faire soigner, en particulier pour ceux qui sont dans la précarité et qui n'ont aucun autre recours que les services publics pour se soigner aujourd'hui.
Donc, on a on a beaucoup d'insoumis et d'insoumises partout qui relèvent la tête et on a aussi tous les jours dans les services des salariés qui dirent qui disent non. Céline Boussier, insoumise, professionnelle du médico-social. J'ai accompagné pendant des années des enfants et des jeunes adultes en situation de handicap.
J'ai euh dénoncé en 2013 des faits euh des dysfonctionnements dans la prise en charge des enfants et des jeunes. Les dysfonctionnements étaient multiples. Des enfants attachés, surmédicamentés, assis sur des sauts en glisse de toilette sur médicamentation.
Bref, tout un tas de choses qui faisaient que la prise en charge était était était plus possible à mes yeux. J'ai prévenu l'agence régionale de santé de Miki Piréné puisque c'est elle qui représente l'état de santé dans la région. Euh et puis j'ai prévenu tout un tas de d'bus locaux.
La RS suite à mon signalement a fait un un rapport hein. Elle a fait ce rapport mais elle a pas déposé de plainte alors qu'elle était obligée de le faire. Suite à ça, il y a une émission du 19 janvier 2014, zone interdite.
C'est centre qui maltraitent les enfants handicapés. En voulant faire mon devoir de lanceur d'alerte hein, de de citoyennes, de professionnels, parce que j'étais obligé de le faire parce que nous dans notre branche voilà, il y a la loi qui qui nous oblige à dénoncer. Je me suis retrouvée très vite confrontée à le Merta que connaissent tous les lanceurs d'alerta.
Ce mouvement de la France insoumise, c'est le seul aujourd'hui en France concrètement à à pouvoir enfin rendre ces lettres de noblesse à l'humain tel que je le conçois et tel que plein de gens autour de moi peuvent le concevoir et c'est l'humain avec un grand H. J'aperçois même des pandas insoumis. Alors ces insoumis que je vais vous présenter, ils luttent contre les fermetures d'usine, il luttent contre la désindustrialisation de la France, il lutte contre ces centaines d'emplois supprimés.
Ils défendent l'acier français et ils sont ici pour dénoncer les trahisons de Hollande et de son gouvernement. Je parle des hackers, je parle des ex S Cambrémeuses mené ici par Aurélien Mot. Je parle des harceleurs mital Floreng mené par Lionel Burielo.
Ce sont, vous l'aurez compris, les métallo insoumis. Rejoignez-nous les métal. On a déjà eu la première trahison qui était la les promesses de Sarkozi lors de la fermeture de Gandrange et François Hollande est venu est monté sur une camionnette et nous a promis aussi qu'il défendrait l'acier l'acier Laurin et qu'il ferait tout pour sauver notre filière liquide suite à l'annonce de parmial de notre de nos fourneaux, de notre Assyrie, de notre agglomération laorine.
Donc effectivement, on y a cru hein, c'était un homme politique en campagne socialiste. Euh on a voté pour lui, j'ai voté pour lui. Voilà.
Et et de suite, on a on a de suite compris que arrivé au pouvoir, le dossier Florence n'était pour lui pas une priorité. Et pour c'est que le 31 le 1er décembre pardon 2000 2012 son premier ministre Jean-Marcot en l'occurrence nous annonce très clairement qu'il a trouvé un compromis avec le groupe Arcelor Mital. Donc on a vite compris que la question de la nationalisation euh était a été beauté en touche.
En plus de ça, avec la loi comerie euh qui qui demain euh vont faire travailler euh les salaris qui l'ont élu 60 heures par semaine, qui vont faire euh travailler nos apprentis, donc nos gamins 12h par jour. Euh bah voilà, un accord entreprise qui va se substituer à la loi et aux accords de branche. Enfin, enfin voilà, c'est c'est lamentable.
C'est c'est il y a il y a en fait il y a plus de mot quoi. On parle de trahison mais très objectivement. J'ai envie de dire vivement la fin.
Franchement vivement la fin. C'est pas pour faire de la lèche à Jean-Luc Mélenchon. Je crois que mine de rien, c'est une personne qui depuis 2012 ne nous a jamais oublié.
Et c'est très sincère quand je dis ça parce que c'est une personne aussi sincère et loyale. Le candidat politique euh de la classe ouvrière, c'est lui. Il y en a pas deux, c'est lui.
On galère en régie. Donc il faut qu'on fasse ça on commence à les filmer là-haut et on lance le magnetto les Ouais, bravo les métal. Bravo !
Merci beaucoup. Et maintenant nous allons recevoir les insoumis de l'énergie. Alors, vous pouvez commencer à descendre puisque nous allons vous accueillir ici.
Ces insoumis, ils sont vachement intelligents, vachement intelligents parce qu'ils ont compris une chose très importante, c'est que l'énergie n'aurait jamais dû devenir ce qu'elle est devenue, c'est-à-dire une marchandise. Ils ont la conscience tous chercheurs, syndicalistes de ces boîtes de grandes boîtes de l'énergie. Ils ont tous la conscience ben que l'énergie c'est quelque chose qui doit appartenir à tous, qui doit être pensé avec tous.
C'est donc nécessairement une convergence des luttes sociales et environnementales qui doivent ici permettre de comprendre le secteur de l'énergie et de comprendre la nécessité d'être insoumis dans ce secteur. Les voici. Décidé de faire passer une loi de transition énergétique qui n'en est pas une en fait parce que la transition énergétique, la transition écologique, elle est inéluctable.
Il va falloir y arriver. Le problème c'est que ce qu'on nous propose c'est une réelle transition sociale. C'estd que tout ce qui appartient au peuple on le prend et on le donne à des intérêts privés.
Il s'apprêtent actuellement à privatiser la plus grande source d'énergie renouvelable en France qui est les barrages hydrauliques. La transition sociale, elle se fait en remplaçant des salariés qui travaillaient pour le service public par des salariés du privé, par exemple à EDF. Là, dans les deux prochaines années, on supprime 4 à 6000 emplois.
Ça veut pas dire qu'il y aura moins de boulot ni moins d'énergie à fabriquer. Ça veut dire tout simplement qu'on a décidé de faire autrement et sans le peuple, sans leur consentement, sans les citoyens. Bonjour, je m'appelle Nathalie Cambord, je suis syndicaliste.
Je travaillais pour Nexis, une filiale de EDF spécialisée dans le photovoltaïque. Nous avons déposé 17 brevets dans le PIPVB. Euh nous avons développé des panneaux intégrés aux fenêtres et monsieur Libi a pris la décision arbitraire de fermer en septembre 2015.
Avec les camarades, nous avons organisé la lutte avec l'appui de Jean-Luc Mélenchon qui a accepté d'être le président du comité de soutien. C'est donc naturellement que je rejoins la dynamique lancée par Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise. Pour moi, ça a du sens car il est le seul à défendre les intérêts des ouvriers, malmené par un gouvernement félon qui a détruit tous les acquis gagnés par les forces de progrès.
Je suis certaine et convaincu que l'on se retrouvera le 14 juin dans la rue. L'énergie qui est un bien public est devenu aujourd'hui un bien marchand, ce qui est déjà une faute grave. Ensuite euh il est complètement absurde quand on voit la consommation d'énergie de la planète ou même de la France de prétendre que l'on veut relancer la croissance en même temps qu'on veut économiser l'énergie.
C'est simplement impossible. Il faut avoir l'énergie qui est la plus intelligente, la plus propre et qui fait le moins de dégâts possible puisqu'on fera toujours des dégâts dès le moment où on veut prendre quelque chose pour en faire de l'énergie. Et de ce point de vue, bien évidemment, la première chose à abattre, c'est l'énergie nucléaire dont nous sommes complètement drogués en France.
Si chaque petit village pouvait avoir ces deux ou trois éoliennes qui lui suffiraient pour sa consommation, le gouvernement n'aurait pas prise sur ces sur ces sur ces petits villages. C'est peut-être ça aussi l'insoumission. Merci à vous les insoumis de l'énergie.
Merci. Alors, être insoumis, c'est refuser la domination. Et la domination, vous le savez, elle s'exerce encore et toujours, particulièrement sur une moitié de l'humanité, sur les femmes, persistance du système patriarcal, résurgence des idées réactionnaires, mais aussi politique d'austérité, politique de case sociale qui font des femmes toujours les premières victimes.
Et bien tout ce ça tout cela suppose des gens qui se battent. Ils sont là, ils et elles sont là avec en particulier José Pépin, militante du droit à l'avortement et Delphine Beauvois, auteur et enseignante féministe. Elles nous rejoignent, ils nous rejoignent.
Rejoignez-les également sur scène. Bonjour, je m'appelle Delphine Beauois, je suis enseignante et par ailleurs auteur de littérature de jeunesse. J'ai écrit deux livres de jeunesse qui tentent de déconstruire les stéréotypes sexistes car mon engagement aujourd'hui dans la France insoumise repose avant tout sur le combat féministe.
Nous sommes nous les femmes encore et toujours malheureusement les premières victimes des politiques d'austérité menées par le gouvernement français sous l'impulsion de la Commission européenne. On témoigne notre mobilisation forte contre le projet de loi Elcomerie car nous savons que nous allons encore une fois de plus payer cher la note que tous ces emplois précaires qui vont être multipliés, ce temps de travail rallongé, ce temps de travail fracturé, ce sont à nouveau les femmes qui vont subir de plein fouet l'ensemble des réformes qui sont contenues dans le projet de l'OL Comerie. Un des éléments qui me motive également à être parmi vous, c'est que je prône depuis bien longtemps la 6e République, le changement institutionnel parce que les femmes sont toujours les grandes absentes des décisions politiques et que il y a bon nombre de choses à changer en dans en ce qui concerne les statuts des élus, le nombre cumul des mandats dans le temps euh et dans les postes euh et également parce que je pense qu'une constitution digne de ce Non, doit pouvoir se doter du droit à l'avortement.
En tout cas, ce droit-là doit être constitutionnalisé car on a vu sous Sarkozy mais encore sous ce gouvernement plus particulièrement les attaques frontales menées par l'extrême droite. Je pointe les déclarations de Marion Maréchal Le Pen qui veut supprimer les subventions au planning familial. Marine Le Pen qui veut dérembourser [Applaudissements] l'avortement.
Donc en gros l'empêcher, je pointe toutes ces réflexions sexistes, le harcèlement qu'on peut voir aujourd'hui partout dans le travail mais également en politique. Et il est temps que cela cesse. Il est temps que l'égalité ne soit pas seulement sur le papier, qu'elle soit réelle.
Et en tout cas, je ne lâcherai rien. Je resterai cette femme en colère qui sera dans la rue, qui sera de toutes les mobilisations qui nous permettront d'avancer vers l'égalité. Bien après cette femme en colère qui ne lâchera rien, vous savez qu'on a avec nous des comédiens et des comédiennes insoumis également.
Alors, un petit intermède par Lauri Marzougi, comédienne insoumise. Si l'intermède veut bien arriver, bah sinon, c'est vous les insoumis qui faites l'intermède. On ferme.
Cri du cœur des gardiens du musée en musée. Cri du cœur agrefé, à rafistolé. Cri d'un cœur exténué.
On ferme. On ferme la cinémathèque et la sorbonne avec. On ferme, on verrouille l'espoir, on cloîre les idées, on ferme.
ORTF bouclé, vérité séquestrée, jeunesse bayonnée, on ferme. Et si la jeunesse ouvre la bouche par la force des choses, on la lui fait fermer. On ferme mais la jeunesse à terre, matraquée, piétinée, gazé et aveuglée, se relève pour forcer les grandes portes ouvertes, les portes d'un passé mensongé.
Périmé, on ouvre. On ouvre sur la vie, la solidarité et sur la liberté de la lucidité. Ouais.
Un poème de Jacques Prévert. M 68. Alors, il faut aussi comprendre qu'il y a un combat, le combat non seulement féministe, mais aussi antifasciste qui n'est absolument pas un à côté de la lutte et pour l'égalité et pour la liberté.
Alors, on va les voir ces insoumis qui tous réagissent, résistent à la violence du Front National lorsqu'il gouverne, à la violence des atteintes fascistes lorsqu'elles casse les corps. Alors, venez, venez les antifascistes, venez, approchez-vous parce que l'antifascisme c'est le cœur battant de l'insoumission. Ils sont attaqués pour attaqués en justice par le Front National et ils se défendent et leurs avocats les défendent et ils vont se présenter ici devant vous.
Alors ici on est à Aange, une ville dirigée par le Front National depuis 2014 euh et moi je suis président d'une association citoyenne Aange plus belle ma ville. C'est une association qui se réclame indépendante sur le plan politique. C'est-à-dire que aucun parti ne aucun parti ne n'a de n'a d'ascendant sur sur nous.
Notre objectif, il est il est simple, il est de rassembler les ailles en joie autour des valeurs de démocratie, autour des valeurs de solidarité, de vivre ensemble. Alors nous, on dénonce clairement la la méthode de gestion de Fabien Angelman, le maire de Haange qui qui qui gère la ville en fait pour son électorat à grand coup de clientélisme, à grand coup de populisme avec chaque fois des chaque fois des provocations qui sont lancées en direction des citoyens de confession musulmane. C'est un islamophobe convaincu qui est proche de site d'extrême droite.
Depuis 2 ans, la ville elle est déchirée ici entre les partisans, les ex-partisans qui n'ont pas attendu 6 mois pour déchirer leur carte du du Front National. Le personnel municipal, il est opprimé. Les associations, elles sont terrorisées.
Il y a un vrai chantage qui est exercé. B notre lutte, elle est complètement une insoumission parce que ici on fait face à des pressions qui sont folles, des pressions judiciaires. Le maire porte plainte contre nous euh offrait du contribuable bien sûr et il fait voter des mesures de protection fonctionnelles pour que la ville prenne en charge les les frais de justice.
Quant à nous, nous sommes obligés de nous présenter au tribunal avec un avocat et c'est le cas en ce moment. Je suis moi-même poursuivi pour avoir qualifié sur Facebook, avoir commis ce crime de qualifier sur internet le maire de Haange d'apprenti dictateur. Aujourd'hui, le Front National a une nouvelle affiche qui s'appelle la France apaisée.
Moi, je vous dis que à Aange, on est aux antipodes de ce que de ce que pourrait représenter l'apaisement. Le Front national des insoumis. On est le front national des insoumis.
On est le Front National les insoumis en mer. Et oui, les insoumis emmerdent le Front National. [Applaudissements] Les insoumis se battent pour l'égalité.
Merci les insoumis. Ils se battent pour l'égalité. Ils ne se résignent pas à voir que certains se retrouvent discriminés. se retrouvent exclus, privés de leurs droits en fonction de leur origine, en fonction de leur visage ou en fonction de leur handicap.
C'est ça aussi être insoumis, se battre pour l'égalité et dénoncer les politiques régressives qui sont impliquées d'année en année contre l'égalité. Et c'est pourquoi je vous demande non seulement d'accueillir mais aussi insoumis. Vous pouvez rejoindre les cortèges, vous pouvez les rejoindre là-bas sous l'âche.
Je vous demande d'accueillir les militants pour l'égalité des droits. Je m'appelle Abdulkarim Paris. Je viens de Guinée Cononakri, j'ai 20 ans.
Quand je suis arrivé en France en 2012, j'étais minère isolé et étrangé mais j'étais pas pris en m'a fait suivre un testocossé qui disait que j'avais entre 17 et 18 ans. Et là du coup depuis ça c'est c'est très très difficile pour moi. Je vais réussir à étudier dans ce lycée, à avoir mon diplôme et actuellement je travaille. ce que j'attends de la France qu'elle accepte tous ces mineurs qui sont là à avoir un toit, une scolarité et les papiers pour pouvoir intégrer le monde du travail, être autonome et j'aimerais bien aussi qu'on arrête les tests aussi.
Je remercie tous ces citoyens qui qui nous aident et qui continuent à nous aider. Vive la France et vive la République. Nous on travaille sur le contrôle de faciè.
On voudrait que ça cesse, on voudrait que ça change à ce niveau-là puisque nous on est entre guillemets médi et population de la diversité et on subit régulièrement ces cérémonies de dégradation qui ne sont plus supportables. L'article 782, c'est l'article qui encadre en tout cas les palpations sur les voies sur la voie publique. Et donc, on voudrait qu'on modifie cet article pour que les policiers puissent agir de manière beaucoup plus je dirais sérieuse, rigoureuse et que on arrête de soupçonner systématiquement les noirs et les arabes d'être des délinquants en puissance.
On souhaite également qu'il y ait de la formation pour les policiers. On souhaite également qu'il y ait un formulaire de contrôle qui ait une trace contre les contrôlés parce qu'aujourd'hui un citoyen français peut-être contrôler pendant et gardé au commissariat pendant 2 3 4 heures et ressortir sans aucun document qui atteste que cette personne a subné un contrôle a eu une vérification et que on a strictement rien à le reprocher. À l'heure actuelle, on peut dire que le combat que nous menons est essentiellement dirigé contre la politique gouvernementale car ce que nous avons à reprocher, ça n'est pas que les choses ne s'améliorent pas suffisamment ou suffisamment vite.
Non. Ce que nous avons à reprocher notamment en matière d'accessibilité, c'est que le gouvernement a pris des dispositions législatives et réglementaires qui vont à l'encontre du processus d'accessibilité. qui avait été mise en place ces dernières années, même avec parsimonie.
C'est un véritable retour en arrière. Le gouvernement est sensible aux doléances des propriétaires ou des exploitants d'établissement recevant du public privé bien sûr, mais aussi public. Et il est aussi très sensible aux doléances des lobby de l'immobilier de tout poil.
Bravo à eux les insoumis pour l'égalité. Bah alors les insoumis, qu'est-ce qui se passe ? Vous êtes timide ou vous êtes fatigué ?
Pourquoi vous montez pas des filets ? On vous demande de monter des filets avec les insoumis. Ne les laissez pas seuls sur scène puisque vous êtes tous des insoumis et que tout le monde doit défiler aujourd'hui.
C'est vos combats, c'est nos combats à nous tous. On vous attend sur scène également. Alors, ils se battent aussi pour l'éducation, pour l'égalité et dans le domaine de l'éducation.
Ce sont des enseignants, ce sont des parents d'élèves, ce sont des éducateurs spécialisés. Ils sont totalement révoltés par le quinquena Hollande. Le quinquena fait de toutes de tous les mensonges, de toutes les promesses non tenues, politique d'austérité prolongée, réforme injuste, inégalitaire, imposée et ils sont ici pour dire leur volonté d'un autre monde, d'une autre école, d'une autre éducation. fait d'égalité et d'émancipation.
Je vous demande de les accueillir et de les rejoindre les éducataires insoumis. On arrive au terme d'un quinquena de mensonge sur les questions éducatives. Hollande avait promis la priorité à l'école et on constate après 4 années les conséquences de l'austérité.
On le voit avec les classes surchargées, on le voit avec les lycées professionnels qui ont fermé, on le voit avec la paupérisation de la condition enseignante. Ces professeurs qui commencent leur carrière à 1,3 SMIC à peine. C'était de SMIC dans les années 1980. quinquena aussi de brutalisation avec des contreréformes.
Je pense à la réforme des rythmes scolaires, je pense à la réforme du collège qui sont imposés à toute force de façon totalement précipitée et puis qui rencontrent l'opposition des enseignants de leurs organisations syndicales de bon nombre de parents d'élèves. Pourquoi ? Parce qu'elles construisent une école territoriale, une école dont les conditions d'apprentissage, d'accès vont varier en fonction des situations locales.
Alors à l'école aussi est arrivé le temps de l'insoumission. Il faut rompre avec la politique que la droite a installée et que François Hollande a poursuivi. La campagne de la France insoumise, elle doit être l'occasion euh de reformuler le projet politique d'une école de légalité et d'une école de l'émancipation.
Une école qui accorde à tous les élèves, quel que soit l'établissement dans lequel ils sont scolarisés, le savoir, la même culture, une école qui permette à chacun d'accéder à la qualification, une école qui forme des citoyens, des consciences émancipées, des consciences libres, des consciences autonomes, celles de ceux qui demain auront leur mots à dire dans la future 6e République que nous voulons construire. L'éducateur spécialisé, le travailleur social, il travaille à refaire le lien avec toutes les personnes qui sont en rupture pour x raison. Actuellement, on est attaqué à deux endroits dans le travail social.
D'abord, on attaqué au niveau des métiers. On veut ratiboiser les métiers pour diminuer leur nombre sous prétexte qu'on serait plus employable et que la société est une lecture plus claire de ce qu'on fait. C'est faux.
Deuxièmement, on est attaqué au niveau du financement du travail social. La loi comerie, c'est très simple. C'est la remise en question d'un principe fondamental du droit du travail.
C'est la hiérarchie des normes qui permet aux travailleurs unis de se battre pour leurs conditions de travail. Pour moi, cette journée, c'est la journée des insoumis. Et un mot synonyme d'insoumis, c'est le mot émancipé.
Donc ce qu'on a besoin maintenant et de manière nécessaire, de manière vitale, c'est une politique d'émancipation. Et si je suis là aujourd'hui, si les travailleurs sociaux sont là aujourd'hui, c'est qu'on a besoin pour 2017 de mettre au pouvoir une force émancipatrice. Ah ouais, ils sont nombreux les enseignants, c'est vrai.
Et tant mieux. Alors, on me dit qu'il y a tellement de monde que la place déborde. Alors, ça veut dire qu'en effet, il y a beaucoup d'insoumis.
Mais pour ceux qui voudraient mieux entendre, ceux qui se trouvent du côté de Jean Jorè, on vous demande si vous le voulez bien de vous déplacer du côté de Stalingrade vers la place vers laquelle, c'estàdire de l'autre côté de la place vers laquelle suivez mon regard vers laquelle il y a une sonorisation meilleure. Voilà. Donc si vous voulez mieux entendre ce qui se passe ici, vous pouvez aussi vous décaler vers Stalingrade et vous entendrez mieux la suite Sarah.
Et vous entendrez justement Jacques Weber, autre comédien insoumis pour une belle lecture. Il n'est point vrai que l'œuvre de l'homme est finie, que nous n'avons rien à faire au monde, que nous parasitons le monde, qu'il suffit que nous nous mettions au pas du monde. Mais l'œuvre de l'homme vient seulement de commencer et il reste à l'homme à conquérir toute interdiction immobilisé au coin de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force.
Et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête. Et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre terre, éclairant la parcelle qu'a fixé notre volonté seule. et que toute étoile chute de ce qu'elle en terre à notre commandement sans limite.
Alors, merci à ces comédiens insoumis, merci pour toute cette beauté, des comédiens qui sont, comme vous le savez bien souvent intermittents. Ils sont avec les précaires, les chômeurs, les premières victimes de ce monde du travail transformé en jungle. Ils défendent leurs droits à être payé dignement pour leur travail, à être sécurisé dans son emploi, à être protégé quand on n a pas.
Ce sont les militants associatifs et les syndicalistes précaires chômeurs intermittents. Je vous demande de les accueillir bien fort. Je m'appelle Denis Gravouille.
Je suis secrétaire général de la CGT Spectacle en fait Fédération du spectacle du cinéma de l'audiovisuel et action culturelle et nous sommes effectamment effectivement en lutte en ce moment où on parle beaucoup du dossier intermittent du spectacle notamment depuis qu'on a signé un accord le 28 avril. que nous voulons absolument voir mise en en œuvre euh qui qui crée des droits nouveaux pour les pour les les artistes et technicien intermittent. Euh il y a des vrais débats à avoir sur à notre sens à partir de notre de ce qu'on connaît dans nos secteurs sur évidemment les questions d'emploi que ce soit quels que soient les secteurs d'activité mais c'est valable pour des professionnels qui soient en CDI ou qui soient intermittents dans nos secteurs, on a besoin de bosser.
Ça c'est une vraie question. Donc quelle politique pour faire en sorte que tout le monde ait du boulot ? Euh ça ça veut dire aussi pour nous quelle politique culturelle à une à un moment où où les budgets cultures sont sabrés au niveau national ou au niveau de certaines collectivités locales et et c'est un enjeu pour la présidentielle, j'en suis persuadé.
Euh et puis au-delà de ça, en terme de droits sociaux, puisque on se bat pour les droits des intermittents du spectacle, comment on fait pour que tous ceux qui sont euh dans de la discontinuité de l'emploi et des droits sociaux à la hauteur de la qui qui compense la précarité ? Évidemment, on veut travailler, on veut que les festivals d'été se passent le mieux possible, mais on n'hésitera pas à dire si l'accord du 28 avril est pas mis en œuvre, à appeler à la grève dès le mois de juin, dès le 1er juillet pour faire en sorte que nos droits soient respectés. Oh. de de responsables alors qu'on prend vraiment des responsabilités.
C'est pas c'est pas c'est pas normal. Ça fait plusieurs semaines qu'on essaie de leur faire retirer la loi Elcomi. Ils ont l'air d'insister, ils font les sour et ça il faut vraiment taper du point sur la table pour qu'ils arrêtent ça.
La lutte qui a été engagée a été de dénoncer en pr en période de festival du film au festivalier la précarisation des emplois dans l'hôtel Rive Restauration et notamment dans les Palaces de la Croisette. Aujourd'hui, on demande à des salariés de venir travailler pour 1 heure, 2h, 3h, une journée et derrière ces contrats journaliers, il y a des salariés qui vivent de façon très dure cette situation parce qu'ils savent pas en fin de mois s'ils vont arriver à payer leur loyer, s'ils vont arriver à payer la nourriture pour les enfants, s'ils vont arriver à à pouvoir vivre correctement de leur métier. cette journée du 5 juin, on sera tous là pour leur montrer qu'on n'est pas soumis à à leur loi et et aussi au patronat qui se fait beaucoup d'argent, s'en fout plein les poches et nous plus ça va, plus on va bosser et plus on va galérer et plus on aura pas d'argent.
Euh et on a aussi nos enfants, il faut se battre pour eux. Moi ma vie elle est faite mais moi je veux que à l'avenir les enfants ils aillent pas à l'école pour rien puis qu'ils aient pas d'emploi précair et puis qui travaillent la nuit comme le jour et qui soient récompensés à juste pour la juste valeur de leur travail. Aujourd'hui, ce qui fait la richesse d'un pays, ce sont les salariés qui travaillent et l'insoumission, c'est défendre aussi son travail, son métier, son entreprise par rapport à des employeurs qui eux le détruisent.
En 2014, il y a eu une négociation entre les partenaires sociaux. Dans ces discussions, il avait été dit que Paul Emploi pouvait se servir sur nos comptes en banque. Nous avons été devant le Conseil d'État et donc le conseil d'État a dit effectivement c'était illégal déjà que 40 % des chômeurs sont indemnisés.
Donc ça veut dire que 60 % qui ne le sont pas qui n'ont rien parce qu'on parle du RSA comme si c'était quelque chose qu'on nous donnait et que c'était c'était super la vie de vivre avec 480 €. Bah non, c'est pas vrai, c'est pas super. Euh, il y a des gens qui ne vivent même avec rien, qui ont zéro, des gens qui sont aussi près de la retraite qui ne touchent rien.
Donc, il est peut-être temps que nous tous, chômeurs précaires soyons dans la rue pour défendre nos nos vies parce que ça effectivement ces gens-là n'ont jamais travaillé. La plupart n'ont jamais travaillé. En tout cas, ceux qui nous gouvernent, ceux que je connais là, les Vals, les Hollandes, les Elcomeries et compagnie n'ont jamais travaillé et il décide pour nous, il décident de nos vies et il est temps que nous les chômeurs soyons représentés dans les instances qui nous concernent.
À un moment, il faut se dire les choses, nous faisons de la politique et il faut continuer. Elle a bien raison. Il y en a d'autres qui s'y connaissent en terme de précarité.
Ce sont les territoriaux, les agents des services publics locaux et bien nous allons les accueillir. Ils sont insoumis se dresse en particulier à l'occasion du mouvement contre la loi Elcomerie parce qu'ils ont senti le vent tourner. Cette loi Elcomy, elle annonce une attaque du statut des fonctionnaires notamment au premier rang desquels les fonctionnaires territoriaux et ils vont nous le dire ici car les insoumis sont parmi eux. notre participation effectivement les territoriaux aujourd'hui sont en lutte depuis depuis un petit moment.
Ça doit pas être aujourd'hui. On a eu sur la collectivité où je je suis représentante syndicale une lutte qui s'est très très bien terminée sur la régie des ordures ménagères. On a gagné on a gagné ses créations de poste.
On a gagné le maintien dans le service public de ce service là. Ma participation aujourd'hui, elle est simple he à la loi comm tout simplement. Aujourd'hui, effectivement le gouvernement nous dit que ça nous concerne pas.
C'est faux. C'est faux. Les heures supplémentaires nous concernent même nous fonctionnaires.
Donc on est là pour ça, pour dégager cette loi. On soutient les sans prouver chance de lutte, on y arrivera pas. Donc c'est ce que je disais en tout cas pour les territoux, il y en a partout.
On est dans toute la France et on a les mêmes problématiques. Donc on a besoin de cette convergence de la lutte. On en a besoin et c'est ce qui fera notre force tout simplement. général général j'attends plein de choses.
C'est le début les insoumis, on est tous des insoumis justement aujourd'hui, on le voit bien, il y a des blocages partout donc on a besoin tous c insoumis, il faut se lever, il faut être présent et puis c'est le début du de quelque chose de quelque chose de grand. L'appel que j'ai à faire à Jean-Luc Mélenchon, bah c'est de nous représenter, c'est d'être présent. On sait que nous on sera derrière lui, on le pousse et la vive la système République et on sait que c'est lui qui la mettra en place et ça sera le dernier président de la 5e.
Et voilà Faridam Rani Didier Dumont République service public service public service public ensemble tout ensemble ou ensemble ouais Allez, allez, pas de République sans service public effectivement. Merci à vous les territoriaux. Merci.
Et nous allons accueillir maintenant des fers de lance du combat contre l'ubérisation. Alors, qu'est-ce que c'est que ça l'ubérisation ? L'ubérisation, c'est ce c'est ce machin capitaliste là qui permet à des multinationales d'exploiter des travailleurs soi-disant indépendants sans avoir d'obligations sociales, sans avoir d'impôts à payer.
Alors ici, nous allons accueillir des insoumis qui se battent, qui refusent de se soumettre à la déréglementation, qui défendent leur métier, qui défendent le système, le modèle social français. Ils ont récemment déclaré leur soutien à la grève. Ils s'engagent également dans la bataille de 2017.
Ce sont avec Figara et Zila Mohamadi les tax insoumis que j'adore. Rejoignez-nous les taxis. C'est devenu une bazar pas possible.
Si un jour on a pas de social, c'est la violence qui va monter. Nous les taxis, on est réglementé. Nous les taxis on adore notre métier.
Nous les taxis, on est en train de mourir à petit feu et personne nous entend notre voix. Nous on soutient monsieur Mélenchon parce que pour l'instant c'est la seule qui nous soutient. Il un pas vers nous, on fait 10 pas vers nous.
Je veux que un jour vous enfants, l'avenir il nous entendent parce que là c'est pas la mort de taxi. Ça va la mort de beaucoup beaucoup d'autres métiers et j'ai crains la violence. Voilà, je m'appelle Ftigara, je suis taxi euh parisien depuis 2000 et voilà, je suis un taxi insoumis.
Pourquoi insoumis ? parce que aujourd'hui euh notre profession subit une déréglementation euh qu'on a jamais vu auparavant. Aujourd'hui, on a des lois euh on a l'impression que c'est n'importe qui qui fait n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment.
N'importe qui peut s'improviser taxi et ça c'est impossible. Aujourd'hui, on a un gouvernement qui veut changer des lois et qui veut adapter des lois au numériqu c'est pas possible. Et nous ce qu'on demande, c'est le contraire, c'est au numérique de s'adapter, de se mettre en conformité avec les lois.
C'est une profession qu'on aime he tous, que ça soit moi, ma collègue, tout le monde, on adore notre profession et avant on avait pas ces problèmes là. Aujourd'hui, on est insoumis et on va continuer à l'être. On est laissé vraiment on est laissé pour compte par la majorité de la classe politique.
On on n peut plus, tout le monde nous enfonce. Aujourd'hui, on a trouvé que euh il y a monsieur Jean-Luc Mélenchon qui n'hésite pas à parler du taxi chaque fois qu'il est sur un plateau de télé. Alors nous on y sera le 5 juin pour revendiquer notre cause et pour soutenir Jean-Luc Mélangeon.
Bravo. Merci les taxis. Alors, il y a pas que les métiers qui sont menacés, il y a notre écosystème tout entier qui est menacé par des choix politique fous, dangereux pour la vie humaine.
Et s'il y a bien une situation dans laquelle l'insoumission est le plus urgent des devoirs, c'est bien celle qui consiste à défendre notre écosystème. Et on a de la chance, il y a des insoumis parmi nous, ceux qui défendent l'écosystème. Ils sont là, ils se dressent contre les grands projets inutiles et imposés.
Notre Dame des Landes, le barrage de Syvince. Il s'opposent aussi au forage, à l'exploitation des gaz de chis et ils sont là pour nous le rappeler. Descendez les insoumis pour protéger notre écosystème.
Je suis avocate au barreau de Toulouse. J'ai été amenée à défendre des opposants sur le site de Sivin qu'on appelle la lutte du testé ou la Z de Sivince. La lutte a duré un peu près un an et demi en tout cas sur le terrain et on sait comment ça s'est terminé puisque le 25 octobre 2014, un jeune manifestant de 21 ans Ryé FR a été tué par une grenade offensive lancée par un gendarme. tenu de de résistants, d'opposants qui décident de d'utiliser leur droit à à résister à l'oppression et qui décide de désobéir pour alerter et pour défendre un intérêt général collectif qui est supérieur aux décisions qui sont prises unilatéralement par des autorités publiques qui représentent qu'une minorité.
Le combat contre ce mauvais projet révèle en fait la crise de notre démocratie, la crise de la démocratie représentative. Lorsqu'on voit des élus qui sans même connaître le dossier à fond continuent à le soutenir contre vents et maré et le dossier est fondé sur des mensonges et sur l'idée que le bon peuple l'avalera quoi qu'il arrive. Mais ça fait un moment que les citoyens savent lire, écrire et compter et que donc ils demandent des comptes.
Et puis cequil de formidable dans cette lutte, c'est qu'elle ouvre, je crois, de nouveaux chemins pour l'avenir. Elle oblige à une réflexion sur le modèle de développement qu'on voudrait, sur la préservation de la planète, la préservation des ressources. Et je crois surtout qu'elle dit très clairement à tous ceux qui veulent arriver au pouvoir demain qu'il faut désormais tenir compte des citoyens et que les citoyens ont une envie extraordinaire de politique.
Je pense que c'est cela le plus beau message d'espoir de la lutte de Notre Dame des Landes. Un petit peu comme aussi ce qui se fait à Nuit Debout. C'est euh un une nouvelle manière de de penser l'avenir et de penser euh la politique.
Vous êtes ici en Nordnèche dans une terre de résistance. C'est sur ce territoire de Berg Quiron qui a démarré la lutte contre l'exploration et l'exploitation des gaz de chiste. Ce n'est pas possible qu'aujourd'hui on continue de vouloir chercher des hydrocarbures qui contribuent très fortement au gaz à effet de serre, qui polluent la planète et qui amène le réchauffement climatique.
Il est urgent de changer de politique. Et donc aujourd'hui, le seul qui permet de réfléchir à une nouvelle orientation, c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est pour cela que avec lui, j'ai envie de construire cette alternative citoyenne, une nouvelle République, l'écosocialisme pour pouvoir transmettre la planète aux générations futures pour qu'elles puissent y vivre et construire leur vie dans le bonheur.
Et donc c'est pour cela que je donnerai à Jean-Luc Mélenchon mon parrainage et j'appelle tous mes collègues maires et en particulier ceux des petites communes de donner leur leur signature pour Jean-Luc Mélenchon afin que la démocratie s'exprime et qu'enfin un nouveau projet politique qui donne sa place à tous et qui protège la planète voit enfin le jour. Bien maintenant un intermède d'une comédienne insoumise Delphine Lacou. Généraux traître, regardez ma maison morte.
Regardez l'Espagne blessée. Mais de chaque maison sort un métal ardent en guise de fleurs. Mais de chaque blessure de l'Espagne sort l'Espagne.
Mais de chaque enfant mort sort un fusil avec des yeux. Mais de chaque crime naisse des balles qui trouveront un jour la place de votre cœur. Vous demandez pourquoi ma poésie ne parle pas du songe, des feuilles, des grands volcans de mon pays natal ?
Venez voir le sang dans les rues. Venez voir le sang dans les rues. Venez voir le sang dans les rues.
Mais que vois-je ? La fermière et ses trois poulets et trois poulets bio bien sûr et pas les poulets au chlore promis par le tafta, n'est-ce pas ? Non.
Alors aujourd'hui, nous allons accueillir les insoumis de l'agriculture, les beaux paysans bio. Oui. Et les grands militants syndicaux, chercheurs et ingénieurs engagés contre les OGM, contre les pesticides, celles et ceux qui vont rendre enfin notre planète vivable, habitable.
Les voici. L'agriculture productiviste est calamiteuse entraîne des des dangers pour le pour les hommes qui la conduisent, c'està-dire pour les agriculteurs eux-mêmes, pour les consommateurs qui conduisent qui qui qui utilisent ces produits. C'est pas un hasard d'ailleurs s'il y a une augmentation de la consommation des produits biologiques.
Et puis évidemment parce qu'il faut changer de modèle agricole, aller vers des fermes des des fermes plus petites, une agriculture paysane qui serait davantage créatrice d'emploi d'agriculteurs. Il y a 300000 voire 600000 emplois agricoles à créer. C'est pour ça que on aime bien ce slogan nous à la Confédération Paysane dont je suis aussi membre. 10 petites fermes valent mieux qu'une grosse.
Je suis tout à fait conscient évidemment que cette politique de transition agricole, elle est totalement incompatible voire même illégale avec les traités européens actuels. D'où la nécessaire de désobéissance à l'égard de ces traités qu'il faut conduire. Je pense qu'on peut vraiment créer de l'emploi en travaillant la terre autrement, en réinstallant des jeunes agriculteurs, des producteurs qui vont travailler le sol de façon avec des moyens naturels mais aussi qui vont faire du commerce de proximité.
Et il y a des marchés bio qui se développent de plus en plus, des AMAP, il y a un tas d'initiatives. Quand on va euh recréer des emplois agricoles dans le milieu rural, on va recréer aussi d'autres emplois. On va avoir besoin d'artisans, on aura besoin de petits commerçants de donc d'artisans mais de services aussi.
On avoir besoin de de la poste de de professeur des écoles, de créer des écoles, des cantines et cetera. La question des OGM et des pesticides, c'est central. C'est une question centrale parce que c'est à cheval sur de nombreux domaines.
C'est une question, ça pose des questions environnementales, ça pose des questions sanitaires, ça pose des questions en terme de politique agricole et en terme de politique de recherche également. On prétend toujours que finalement on peut continuer à polluer parce qu'on aura toujours euh des solutions qui sortent des laboratoires euh pour résoudre les problèmes causés euh problèmes sanitaires et environnementaux causés par les technologies d'hier. Donc on est toujours dans cette même fuite en avant et on nous dit bah voilà euh on va dans le laboratoire travailler pour trouver des solutions pour résoudre les problèmes agricoles par exemple comme si une solution un problème agricole pouvait venir d'un mec en blouse blanche dans un laboratoire en Vascelot qui n'a jamais rencontré un paysan de sa vie.
La recherche est un bien public. Et pour que cette recherche soit d'un bien public, et bien il faut faire en sorte qu'elle redevienne un outil au service des citoyens. C'est un scandale sanitaire et tout ça pour des questions de conflit d'intérêt parce que les les études sont faites par des laboratoires qui sont rattachés directement aux firmes qui promuvent ces produits.
On est loin du compte, il faut tout effacer l'ardoise, il faut tout recommencer. Bravo ! Alors voilà, vous avez compris hein le secret, le trésor des insoumis, bah c'est qu'ils sont solidaires et ils sont solidaires aussi par-delà les frontières.
Où qu'ils soit, on les reconnaît. Alors aujourd'hui et ben on a la chance d'avoir 20 représentants de 20 pays qui vont défiler avec nous, qui sont des nôtres et parmi eux des camarades grecs, peuple insoumis parmi les insoumis. Et on va d'ailleurs entendre Zoé Constant Poulou, l'exprésidente du Parlement grec qui s'était opposé au dictat européen.
Et voilà. À partir de la Grèce et de la part du peuple grec, un peuple victimisé aussi bien par ses créanciers mais aussi par ses propres gouvernements, je transmets mes vœux très chaleureux pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidence de la République française. Jean-Luc a toujours été et continue à être un vrai combattant de la démocratie, de la souveraineté populaire, des droits des peuples et des individus à la liberté, à la dignité, à la prospérité.
Il sait bien que la dignité se trouve dans la lutte. La dignité ne se trouve pas dans la soumission. La dignité ne se trouve pas dans la capitulation ni dans la victimisation des peuples et des sociétés entières.
Jean-Luc Mélenchon s'est mobilisé dès l'été dernière en solidarité au peuple grec. Il a pris une initiative très importante pour créer un nouveau forum pour démontir la doctrine de l'impasse total et pour prouver qu'il y a une autre voie pour l'Europe, pour les peuples européens. Jean-Luc sait bien par expérience que la désobéissance au dictat antidémocratique est un acte souverain des peuples.
Il sait bien que la résistance aux mesures antisociales inhumaines est un devoir social de tous et de toutes. de la lutte contre ce régime inhumain, autoritaire et totalitaire qui s'installe progressivement à travers l'Europe par le billet des mémorands, mais aussi par le billet des conventions transatlantiques comme la TTIP est un devoir démocratique de tout être humain, de chacun et de chacune. Voté pour Jean-Luc Mélenchon, c'est dire que la souveraineté du peuple est non négociable, que la démocratie est non négociable, que nos vies, notre dignité, nos droits sont non négociables.
Notre avenir passe par la lutte. Notre victoire passe par la lutte. Jean-Luc, je te souhaite de bonnes et de belles luttes, de bonnes et de belles victoires, des victoires qui montreront que notre avenir ne passe pas la soumission.
Notre avenir passe par l'insoumission et la revendication. Bravo les internationaux, bravo les insoumis du monde. Alors Sophie de Laaroche Fouco qui emmenait tout à l'heure le cortège des intermittents va dire un poème de Neroua.
Lève-toi avec moi. Nul n'aimerait plus que moi demeurer sur l'oreiller où tes paupières veulent pour moi murer le monde. Je voudrais là laisser aussi dormir mon sang enlacé avec ta douceur.
Mais lève-toi. Oui, lève-toi avec moi. Lève-toi.
Partons ensemble nous battre corps à corps contre l'étoile de cette ville araignée. Contre un système expert à répartir la fin, contre la planification de la misère. Partons.
Et toi, mon astre, auprès de moi, né depuis peu de mon argile, ayant trouvé déjà la source que tu caches, on te verra au cœur du feu auprès de moi. Les yeux brillants brandirent farouches mon drapeau. Mon énui c'est la finance.
Ça vous rappelle quelque chose ? Eh bien, ils sont des centaines, ils sont des milliers à être aujourd'hui sacrifiés sur l'hôtel de la finance avec la complicité du gouvernement et de Hollande. Ce sont des millions milliers de travailleurs licenciés quand les patrons se payent plus de plusieurs SMIC par jour, quand les actionnaires se remplissent les poches de dividendes et que les boîtes font du profit.
Alors, ils sont insoumis eux aussi. Ils refusent ce sort. Ce sont les salariés d'IMS, d'Arg Wiggins et tous les autres qui avec nous tous ensemble tous ensemble déclarent la guerre à la finance et au patron voyou.
C'était IMS els est un fond de pension qui a racheté il y a à peine un ancié française qui a fait plus de 40 ans d'existence et qui se permet aujourd'hui au bout de à peine un an massacrer et saer le travail en France. Sachant que que la boîte touche 900 900000 € de CICE, donc ce fameux crédit euh d'impôt pour la compétitivité et pour l'emploi et touche cet argent-là et au final pour quoi faire ? Pour licencier, pour délocaliser et aussi bien les cadres que les employés.
Donc nous dénonçons tout ça aujourd'hui et ce qui nous inquiète d'autant plus c'est que nous sommes au terme des négociations et qu'aujourd'hui au terme d'un marathon de 3 mois de négociation nous nous aperçons que ce n'est qu'un simulacre de négociation. En fait, les moyens aujourd'hui sont carrément en dessous de ce qu'on peut espérer d'une boîte qui qui fait ces 3 milliards de de chiffres d'affaires et c'est 47 millions quand même de bénéfices. Tout ce qui se passe par ailleurs avec la loi avec la loi Alcomerie et la mobilisation générale qu'il y a aujourd'hui en France contre la loi travail, bah c'est quelque chose qui risque de s'appliquer à nous très prochainement d'ici quelques temps.
Les les premiers impactés par cette loi nausée à risquerai d'être les 300 postes supprimés, les 220 en personnes licencié contraint et qui risquerai de subir de plein fouet cette loi travail. et l'État français est actionnaire majoritaire. C'est dire que l'État a mis 170 millions d'euros sur la table pour être propriétaire des usines.
Moi, je suis rentré en 88 donc tu fais le compte, ça fait environ 28 ans pas de choses près. Donc on est rentré ici dans l'usine nétait pas aussi grande que ça. On a investi au fur et à mesure du temps.
Les bâtiments où on est à l'instant là, c'est des bâtiments qui datent de 97. Donc voilà, on a vu évoluer l'outil moderniser tout ça. D'ailleurs, on a encore investi récemment juste 10 mois avant l'annonce de fermeture, une nouvelle coupeuse pour entendre dire qu'on fermé la boutique.
Donc il y a un peu la colère qui s'exprime auprès des salariés et aussi de la compréhension auprès de la population. Aujourd'hui, si on redémarre dans l'état actuel, c'est 320 salariés et tous les emplois à côté, les transports, la filière bois, c'est plus de 1000 salariés. La loyelle Comery, on va dire c'est une continuité de la politique de du gouvernement parce que nous quand on annoncé la fermeture le 10 avril 2014 à 7h45 juste avant l'ouverture de la bourse, ce qui veut dire ce que ça veut dire, on est dans le casre de la loi annie.
La loi c'était on enclenche une réunion 4 mois après c'est terminé, il y a plus rien à voir. Les patrons ont évolué, ils ont fixé un barê de licenciement par tête de pipe. C'est environ 100000 € par tête de pipe.
Ça c'est calculé. Donc il y a rien de négocier. Tu bouges un curseur.
Mais nous ce qu'on voulait c'est juste un job. Aujourd'hui, on est payé, on n pas encore licencié nous les amis. On est payé comme travailler.
On est payé pour se battre pour l'entreprise. On ira jusqu'au bout. Alors, j'ai parlé de patron voyou, mais certains pensent que ce sont d'autres les voyou, vous savez, les syndicalistes, ils bloquent le pays, ils séquestrent leur patrons, ils déchirent des chemises.
Mais non, ce sont pas des voyou, ce sont des insoumis. Et ils sont aujourd'hui avec nous. Je vous demande de leur faire un accueil bien chaleureux.
Karine Monségu, Medy Kemoun et François Amand de Air France, Michaël Vamen et ses amis les gouères. [Applaudissements] Donc ici, nous sommes à Boubini au pied du tribunal correctionnel où les collègues qui après avoir été licenciés parce qu'ils avaient osé s'attaquer au symbole, les chemises déchirées à France était le symbole du pouvoir, le symbole du refus, le symbole de salarié qui redresse la tête. Et bien on a aujourd'hui l'appareil judiciaire qui est en route qui cherche à intimider, faire peur, criminaliser l'action syndicale.
Air France, c'est avant tout une catastrophe sociale et le point d'or c'était le 5 octobre, jour dit de la chemise arrachée où la direction a été prise à partie par l'ensemble des salariés qui ne supportaient plus ses plans de destruction d'emploi, de licenciement déguisés puisque les plans de départ volontaire, ce sont avant tout des plans sociaux et des licenciements déguisés. Ils ne supportaient plus. Ils ont voulu dire à la direction qui était incapable de les entendre et c'est pour ça qu'on est arrivé à cette chemise déchirée.
Et on a surtout pas parler dans les médias de tous ces salariés qui ont souffert, qui se sont même suicidés avec des conditions de travail complètement dégradé. Voilà, donc on limite la lutte des salariés de nos jours à du textile sans parler des vrais problèmes qui touchent aujourd'hui les salariés. Et la locomerie, c'est le point d'org de ce scandale.
Avec la loi Commery, demain tous les salariés ne seront plus soumis à la même loi. Ils sont soumis avant tout à des accords d'entreprise. Donc moins 10 ans et en fonction des forces syndicales qui sont dans les entreprises, ça sera une véritable catastrophe sociale encore.
Et donc, il est temps de dire stop et il est temps que l'ensemble des citoyens se réveillent et deviennent des insoumis. En marge de ces mouvements de syndicalistes et de militants, il y a aussi les mouvements politiques dont Jean-Luc Mélenchon qui affiche un soutien sans faille à ces secteurslà. Moi, je pense c'est une des initiatives qui vont dans le bon sens, qui vont dans le sens du établissement d'un rapport de force en faveur des citoyens, en faveur des salariés et contre des intérêts qui ne sont pas les nôtres.
Pour la première fois quand même dans l'histoire de la 5e République, on a des camarades qui sont condamnés à de la prison ferme et ça c'est pas acceptable et c'est pour ça que je pense qu'il faut en finir avec ce système, avec cette oligarchie et il faut que le monde du travail, le monde des sans emplois, le monde des précaires s'élève parce que nous sommes plus nombreux que ceux qui nous attaquent et c'est à nous de choisir. On n'est pas là pour subir. Moi je pense que il a raison Hollande quand il dit que ça va mieux.
Pour moi dans la CGT ça va mieux parce que ça va être nettement mieux à partir du 14 juin quand on aura une grève interpronductive dans toute dans tout ce qu'on doit faire avec tous ceux qui aujourd'hui souffrent dans notre pays. Mais je pense que derrière la condamnation des goudurs, on a surtout un état qui s'attendait pas à une telle réaction de solidarité. Moi ce que je retraindrai en tout cas depuis jugement, c'est tout cet élan de solidarité, cette générosité des gens avec des comités de soutien qui se sont créés.
Moi, j'ai tourné partout en France. J'ai vu un réel ral, mais surtout un réel espoir de se dire que si on est tous main dans la main, on est bien plus nombreux qu'eux et bien plus nombreux que et beaucoup plus puissant. On les fera tomber.
De toute façon, on n pas le choix. Ils nous ont livré une guerre. On va amener cette guerre jusqu'à son terme et jusqu'à une victoire.
Et je pense qu'aujourd'hui ceux qui font passer les manifestants pour des violents, des dangereux, des criminels, c'est eux les criminels. Le 493, c'est un acte criminel. euh le fait de se de la gueule des gens aujourd'hui de dire la CGT n'est pas responsable est irresponsable.
Non, c'est le gouvernement qui est irresponsable. Donc moi, je suis fier aujourd'hui d'appartenir à cette CGT. Je l'ai toujours été.
Et d'autant plus, c'est qu'aujourd'hui, on a enfin entendu depuis 3 mois et on va faire une greffe générale le 14 juin. De toute façon, ce qu'on peut dire, c'est que aujourd'hui, on n'a pas le choix. C'est eux ou nous.
Là, on est on est on est devant le mur. Je je pense qu'il faut vraiment finir avec ce système, avec cette 5e République et que pour ça, il faut que les gens se mobilisent. Le 5 juin, c'est une des alternatives qui, à mon avis euh doit amener des millions de français à réfléchir sur leur avenir.
Pour gagner, il faut lutter. Voilà, vous l'avez entendu, pour gagner, il faut lutter. Et vous l'avez entendu aussi, nous sommes plus nombreux queux.
Nous formons France. Nous avons nous allons entendre un petit intermè de Yvan Leboloc tiré de cette célèbre chanson Ma France. Picasso tient le monde au bout de sa palette.
Des lèvres, des luards s'envolent des colombes. Ils n'en finissent pas tes artistes prophètent de dire qu'il est temps que le malheur sucombe. Leur voix se multiplie à non plus faire aucune.
Celle qui paye toujours vos crimes aux erreurs en remplissant l'histoire et ses fausses communes que je chante à jamais celle des travailleurs. Ma France. Vous savez quelle est la différence entre un con et un voleur ?
Non. Bah un voleur de temps en temps, ça se repose quoi. Ah ben moi je suis pas un voleur hein.
Ah non, moi je suis un insoumis. Non non pas un insoumis. Non.
Casse-toi, pauvre con je suis un insoumis parce que je suis innocent. La justice par exemple, elle veut me soumettre mais moi je veux pas parce que je suis un innocent. Voilà.
Ah si, je suis innocent. Ah je suis innocent, je le jure sur la tête de Jupé. E oh la gauche, il y a quelqu'un ?
Je suis tout seul. C'est pas grave. J'irai jusqu'au bout dans le mur car je suis un insoumis moi aussi.
François au pied. Oui, c'est Colen. J'arrive.
Excusez-moi, il y a la reine Mè qui est en train de m'apprendre à fêter en ce moment. François Hollande 493 nuances de gris ou de force. Trève de plaisanterie.
Je pense que s'ils sont soumis, les hommes sont des sujets alors que s'ils sont insoumis, les hommes deviennent des citoyens. [Applaudissements] Bon, je pense que tout le monde a bien compris maintenant ce que c'était que un insoumis ou une insoumise. Ils vont nous rejoindre, ceux qui ont défilé, ils vont nous rejoindre sur scène et Charlotte, tu l'as dit, les insoumis, ils viennent aussi des partis.
Nous rejoindrons aussi des militants et des responsables de parti qui s'engagent dans la France insoumise. Alors, Rafic Nouche et Daniel Obonau, des militants d'ensemble insoumis. qui seront là avec nous.
Francis Parni, Christian Audouin, Brigitte Dionet, des communistes insoumis. Ouais. Ouais.
Donc rapique-nous chez Daniel Obonau, Francis Parni, Christian Audouin et Brigitte Dionet. Les insoumis qui ont quitté le Parti socialiste et oui pour former la nouvelle gauche socialiste. Lim WN et Marianne [Applaudissements] et enfin un parti pleinement engagé de toutes ses forces dans la prince insoumise, le parti de gauche avec Éric Cocrel et Daniel Simonet.
Et merci à tous les insoumis de monter sur scène avec nous. [Applaudissements] Et maintenant, le moment que vous attendez tous, c'est le chiffre. Le chiffre.
Ah ! Ah ! Et bien, sachez que je vois des gens absolument partout, devant, derrière, ils sont là.
Ils sont là, il y en a même assis là-haut là. Regardez là ou nous sommes prêts de 10000 de 10000 sur la place de la bataille Stalin God et dans le genre insoumis. C'est difficile de faire pire que Jean-Luc Mélen [Applaudissements] quel bonheur. [Applaudissements] Ah !
Ne commencez pas ces mauvaises manières. On ne crie pas mon nom, on crie résistance, on crie insoumis. [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Formidable.
Il aura suffi une fois encore que soit allumé le fan du combat pour qu'aussitôt vous y répondiez venu de toute la France, de toutes les professions, de tous les engagements syndicaux et politiques. Il suffit d'avoir du courage pour qu'il devienne contagieux. Il suffit de vouloir convaincre pour convaincre. [Applaudissements] Salut à ceux qui ont défilé, à ceux qui sont venus de loin, à ceux qui n'ont pu venir, à ceux qui ont pu cette fois-ci parce qu'ils n'étaient pas assignés à résidence, qu'il n'avaiit pas reçu leur habituelle lettre de cachet Hugo Poidvin, Hugo Melcior pour une fois libre de pouvoir affirmer leurs opinions et de les défendre. [Applaudissements] Salut les déchemiseurs.
Salut les t-shirts sans costard. Salut les sans Rolex, les étourdis à la grenade, les ncés des encerclés, les larmoyants auxcrimeaux, les têtes dures bien matraquées, les flashballés, les condamnés à la prison ferme, les assignés à résidence, les lanceurs d'alerte, les résistants aux grands travaux inutiles, les salariés qui défendent leur pain Salut à la France des Outremères et à celle de l'étranger qui à cette heure s'unit à nous de cœur et d'esprit. De nos refus vient sur nos lèvres le goût d'un monde neuf.
Et maintenant, de nouveau, nous sommes en chemin. Et c'est en cheminant que s'ouvre le chemin selon le mot du poète Machado. Notre rassemblement veut porter bien des messages.
Que je sois à cette heure davantage que jamais, d'abord et surtout votre porte-parole. Le premier des messages que nous avons à adresser aux puissants et aux importants, c'est que nous sommes à cet instant un bataillon à l'intérieur de cette grande mobilisation contre la loi Elcomerie. [Musique] Salut aux syndicalistes insultés par les médiacrates.
Salut aux insumis, aux grvistes qui perdent leur salaire et se dévouent pour le bien public. Le salut du cœur à cet homme dans le coma à l'hôpital, à celui des nôtres, sauvagement piétiné par un automobiliste qui l'a plongé dans le coma à fausse surmer. Quoi qu'on en dise et quoi que vous en pensiez, je veux redire ici que notre parti prix permanent est celui de la nonviolence, le refus de transformer notre puissante mobilisation en fournissant les prétextes à ceux qui en ont besoin pour nous décrier.
Et je dis je dis à ceux qui ont l'honneur de porter l'uniforme et nos couleurs, on se déshonore en faisant un tir tendu. On se déshonore en frappant à terre. Et à vous autres, à vous autres tous, je dis que nous sommes les non violents.
On se déshonore en cherchant à blesser ou à tuer parce qu'on veut y mettre le feu quelqu'un qui porte l'uniforme et qui obéit. C'est à ceux qui donnent les ordres qu'il faut demander des comptes. C'est à Casneuve, c'est à Vals.
Il est temps que cela desserre la main qu'il tiennent sur nos gorges. Il est temps qu'il cesse de s'obstiner et de vouloir caporaliser tout ce pays. Il est temps qu'il retire cette loi qui ne sert au bout du compte que quelques intérêts privés, je dis bien quelques intérêts privés, ceux de la petite secte non représentative du MEDEF, car il n'est qu'une petite partie du fractionnat du patronat qui réclame cette loi indigne.
Il faut retirer cette loi. Il est temps de renvoyer Casneu se calmer chez lui. Il est temps de permettre au pays, aux inondés et à ceux qui sont en lutte de pouvoir se préoccuper totalement de la solidarité.
Pour cela, il faut cesser que les 40 obstinés du gouvernement nous prennent tous à la gorge et veuille nous imposer de force une loi dont personne ne veut, ni le peuple ni les parlementaires. Il faut que la motion de censure soit votée, non parce que nous l'aurions voulu, mais parce qu'ils ont décidé que c'était ou bien la motion de censure ou bien la loi commie. Alors comme nous ne voulons pas de la loi comerie, assez de posture parlementaire, votez la loi de censure.
Vous autres entendez les appels que nous lancent ceux qui organisent notre combat. Mettez votre point d'honneur le 14 juin à répondre à l'appel des centrales syndicales du Front du refus. la CGT, force ouvrière sud, les organisations étudiantes. [Musique] Vous connaissez tous les raisons qui nous opposent à cette loi qui pour finir n'a d'autre conséquence que de pourrir davantage la vie du commun qui tâche de vivre dignement de son travail.
Mais ce n'est pas que la loi que nous rejetons, c'est le monde qui va avec cette loi. ce monde, ce sont les faces de pierres anonymes de la Commission européenne qui a demandé en 2014 et réitéré sa demande en 2015, que cette loi soit votée en France, qu'il l'a demandé en Belgique, qu' l'a demandé en Italie, qu' l'a demandé en Espagne. Il n'y a pas de loi travail, il n'y a pas de loi commerie, il y a la loi de la Commission européenne.
Et voilà pourquoi vous ne ferez rien de bon si vous ne m'entendez. On ne peut rien faire de bon et de juste pour le monde du travail sans commencer d'abord par sortir des traités européens. Ceux qu' négocié Sarkozy et signé Hollande.
Le monde de la loi Elcomerie, c'est le monde du 493, exemple unique au monde où une loi est réputée adoptée du moment qu'il n'y a eu pas de discussion sur les amendements, aucun débat parlementaire ni aucun vote. Bref, elle est adoptée si l'on a renversé le gouvernement. Le 493, c'est la quintessence de la monarchie présidentielle au service du capitalisme absolu.
C'est pourquoi vous ne ferez rien de bon si vous ne sortez pas de la Constitution de la 5e République, maifiez 22 fois dont 20 sans la vie du peuple souverain. Vous ne ferez rien de bon si vous n'instaurez pas le référendum révocatoire qui vous permet de contrôler vos élus tout au long du mandat et de les renvoyer à la maison quand il vous trompe. Ah le monde de la loi comerie, c'est le monde sans règles.
Et c'est ce monde sans règle qu'ils appellent la liberté. Mais entre le faible et le fort, entre le patron et l'ouvrier, c'est la liberté qui opprime et c'est la loi qui protège. Mes amis, ce monde sans norme est un monde où les plus forts dominent.
Ce monde s'enorme où chacun fait sa petite popote, paraît-il selon son goût. C'est en toute chose qu'ils veulent l'introduire. Depuis la réforme du collège qui fait que nulle part en France, nos enfants n'auraient la même éducation alors qu'ils aspirent au même bonheur.
Jusqu'à l'hôpital où l'on va compter ce qu'il est possible de faire d'après les actes médicaux que l'on peut poser, éprouver. Regardez ce monde. Ce monde c'est le monde de la souffrance au travail.
Ce monde, c'est celui où l'on passe son temps à opposer l'un à l'autre dans tous les gestes du travail, à évaluer sans cesse, à contrôler sans que personne ne fasse jamais ce constat que ceux qui sont partisans du moins d'État ont créé partout plus de bureaucratie, plus de paperasse, plus de contrôle et personne ne contrôle ni n'évalue le temps perdu à ces méthodes. qui font que le travail qui bien sûr a toujours été une peine est aussi une œuvre et le résultat d'un groupe humain qui doit d'abord connaître entre lui-même pour être au maximum de ses possibilités. La coopération est pas la compétition, la confiance est pas la méfiance.
Alors oui, vous ne ferez rien de bon si vous ne libérez le travail dans l'entreprise des contraintes dans la bureaucratie de l'exigence permanente des financiers qui veulent que vous crachiez des résultats à deux chiffres pour les taux de profit. Là où il suffirait de faire son travail bien, c'est-à-dire au rythme auquel la nature et la coopération entre les êtres humains appellent l'œuvre. [Applaudissements] Il vous parle d'emploi et jamais du travail, sinon comme une servitude.
Et quand il vous parle du travail, il ne vous parle jamais des métiers. Et vous avez des macronades qui sont alors possibles qui s'imaginent que n'importe qui peut être coiffeur, que n'importe qui pourrait être boulanger, n'importe qui pourrait être taxi, n'importe qui pourrait être enseignant. Non, ce sont des métiers et c'est la personne qui en est dépositaire dans ses divers aspects.
Elle l'intègre dans sa chair, son sang, son esprit, ses mains, sa pensée. Encore ne vous ai-je parlé que de la souffrance au travail, mais il y a celle que l'on voudrait honteuse et cacher, celle du chômage. Combien de fois faudra-t-il encore supporter qu'on vienne montrer du doigt à tous ces gens qui ne demandent qu'à bien faire et à se rendre utile, qui sont riches de temps de qualification, d'amour et de dévouement pour les autres.
Combien de temps va-t-il supporter qu'on les montre du doigt, qu'on les espionne, qu'on les surveille, qu'on les appelle au téléphone, qu'on les contrôle par internet, même quand ils n'ont pas les moyens de se payer l'abonnement. Combien de fois va-t-il falloir répéter que 50 % des chômeurs ne sont pas indemnisés ? Combien de temps va-t-il falloir répéter qu'il y a 8 millions de travailleurs pauvres ?
Combien de temps fait-il fallir répéter qu'il y a 300 enfants qui n'ont pas un toit sur leur tête ? Comment allons-nous faire entendre la clameur du monde du travail de ceux qui veulent faire et qui disent qu'il y a une discussion à avoir non pas sur la meilleure manière d'essorer le toutvenant mais sur les conditions qui font que 565 personnes chaque année meurent au travail. un millier au total si l'on ajoute ceux qui meurent sur leur poste de travail avec ceux qui meurent des maladie professionnelles.
Voilà la discussion qu'il faut avoir sur le travail. Comment peut-on en faire plutôt un lieu d'épanouissement et de bonheur plutôt qu'un lieu de souffrance et de peur ? [Applaudissements] cette place notre appel aille au plus loin dans chaque maison et dans chaque esprit.
Écoutez les gens, si vous reproduisez Plouff et chocolat qui gouverne ce pays, jamais ils ne s'arrêteront sur cette pente. Mais si vous ramenez le loup dans la bergerie de nouveau, vous aurez droit à ça 300000 emplois publics de moins, c'est-à-dire moins d'état. La dislocation aggravée de la France, les soins en moins, les enseignants en moins, le savoir en moins.
Vous aurez encore plusieurs milliards offerts au MDEF. Voilà ce que vous réserve le bon monsieur Jupé ou bien celui qui est là et qui attend son heure dont vous devez vous rappeler qu'il est de loin le plus dangereux parce qu'il est le plus déterminé. Monsieur Sarkozi dont vous y avez déjà eu leur d'œuvre.
Ceuxlà ont prévu 100 milliards de coupes dans les services publics là où nous nous prévoyons de mettre 100 milliards pour relancer l'action et l'activité. Ils ont prévu la fin des 35 he travailler 39h sans augmentation de salaire. Ils ont prévu la fin du CDI.
Ils ont prévu la dégressivité des allocations chômage. Ils ont prévu le travail forcé pour les bénéficiaires. encore si ça ne suffisait pas.
Une fois que vous aurez été bien pressé, voici le champion du monde de la glande lacrimale, monsieur Pierre Gataz, qui vient vous dire qu'au-delà de toute loi, il vous appelle à faire preuve de bénévolat dans l'entreprise. Pauvre diable, Conzi. Et pourtant quand nous voyons cet énorme gâchi, je suis sûr que comme moi, vous vous dites "Mais puisqu'il y a besoin de moins de travail pour produire davantage de bien, n'est-il pas temps de réorganiser de font en comble la civilisation humaine ?" Et voici ce que j'ai à vous dire de plus important que tout, au-delà du moment que nous vivons, il y a tant à faire.
Il y a tant à faire parce qu'il faut tout changer. Il faut tout changer parce que nous sommes d'abord et avant tout quel été nos votes, queles que soient nos appartenances politiques. Nous sommes des êtres humains et l'humanité s'est mise elle-même en danger sous les coupts du capitalisme et du productivisme.
Aujourd'hui, je veux dire qu'à notre façon, à nous autres les têtes dures, le monde du travail, nous célébrons la journée de l'environnement car le 5 juin est la journée de l'environnement. À cette heure aburile les lanceurs d'alerte et les militants de l'antinucléaire contre le site d'enfouissement des déchets. Je leur adresse votre salut depuis cette place.
Oui, il faut sortir du nucléaire non pour jeter la pierre à ceux qui croyaient bien faire. ni pour culpabiliser ceux qui sont au travail aujourd'hui. Il le faut parce que nous savons que c'est dangereux et nous savons que quand le danger se concrétise, alors il est extrême quand bien même ne se serait-il rien passé auparavant.
C'est dangereux parce que le changement climatique nous met en danger lorsque l'on voit, vous le savez, un tsunami passé. Ce n'est plus sur des cabanes de pêcheur mais sur des centrales nucléaires. Quand le niveau de la mer monte et que le vent souffle plus fort, qu'il y a des creux de 7 m et en vent de 140 km à l'heure, alors la centrale de Blaï à 50 km de Bordeaux est en danger.
Hommage à l'ingénieur électronucléaire qui a su arrêter la machine en 1999. Hommage aux bons travailleurs du service public qui ont su tirer tous affaires ce jour-là. Mais c'est fini, il ne faut plus prendre ces risques.
La COP 21 nous a tous mis en alerte. Écoutez-moi où que vous soyez. Nous sommes heureux qu'il y ait eu un texte signé ce jour-là, mais ne vous y trompez pas.
Il fallait 1 et demi degré de plus pour que la situation soit tenable. Il s'en est conclu 2 degrés de plus. Et dans les engagements de chaque État, ils ont prévu 3 degrés et demi de plus.
Ce qui signifie que la catastrophe est assurée et que dès maintenant nous devons prendre nos disposition pour changer la civilisation humaine. Nous devons et nous pouvons passer au 100 % d'énergie renouvelable. Nous avons les ingénieurs, les techniciens et peut-être bien d'abord ceux des DF pour commencer.
Mais combien d'autres qui sont prêts à se mettre au travail et organiser cette relève ? pas en 10 ans ou en 20 ans, mais en très peu de temps. Nous devons ouvrir les parcs de machines dans la mer et sur la mer qui nous permettent de remplacer celles qui sont à terre et les centrales nucléaires.
Nous sommes capables de le faire. Ce pays contient la richesse intellectuelle qui permet de le faire. Il faut en finir avec ce modèle.
Il faut adopter en France avant toute autre nation la règle verte que nous introduirons dans la Constitution et qui dit d'orina avant nous ne prendrons pas plus à la terre que ce qu'elle est capable de reproduire. Mes amis, la dette publique, la dette privée, ce n'est rien, rien du tout un jeu d'écriture, mais la dette écologique est irréversible. Il ne suffit pas d'arrêter de dégrader.
Il va falloir réparer et il va falloir être sobre et changer toute mon manière de faire. Non seulement la manière de produire, non seulement la manière d'échanger, mais aussi la manière de consommer et de cesser de confondre. La consommation est le paraître.
Le paraître et l'être. Regardez ces inondations dont on vous parle. N'est-il pas temps de mettre un terme à l'extension sans fin de l'urbanisation qui imperméabilise les sols ?
N'est-il pas temps de pratiquer une autre agriculture que celle qui transforme la terre en une toile cirée ? Il faut en finir avec l'agriculture productiviste et les petits perroquets qu'on nous amène à la télévision pour débiter leurs imbécilités. Nous n'avons que faire des gros agrariens et de leurs petits grillot qui font comme s'ils n'étaient pas en train d'empoisonner la terre, l'eau, l'air et se tuer leur propre santé. les premiers.
Il faut tourner cette page. Il faut changer la matrice productive de la patrie des Français. Il faut la changer par la méthode de la planification écologique, c'est-à-dire combiner la formation des personnels, le changement des machines, les modes de consommation, tout en même temps.
Voilà en quoi consiste la première tâche de la révolution citoyenne. Elle consiste à reprendre le contrôle sur notre destin d'être humain. Cela consiste à porter pour drapeau et mot d'ordre commun l'intérêt général humain. [Musique] Il faut pour chaque pays il faute un programme qui soit un programme pour la planète.
Tout le reste n'est que bavardage et perte de temps. Nous avons perdu un quinquena concernant le nucléaire. Nous avons perdu un quinquena concernant les pesticides.
Nous avons perdu un quinquena concernant le changement des méthodes de l'agriculture et combien d'autres choses. Il faudra mettre les bouchées doubles car il faudra faire en 5 ans ce qu'il aurait été souhaitable de faire en 10. Et bien alors, vous m'avez entendu, vous avez compris le niveau d'exigence.
C'est pourquoi 2017 doit être vécu par vous qui comme moi croyez que la démocratie et le commencement est la fin de toute chose. Vous qui pensez comme moi que les bulletins de vote sont les balles de nos fusils. Vous qui pensez comme moi que c'est ce grand changement qu'il faut faire et qu'on ne peut l'obtenir sans convaincre le très grand nombre.
Vous avez compris le niveau d'exigence de cette campagne et vous comprenez pourquoi il faut partir de loin pour convaincre tête par tête, cœur par cœur. Écoutez-moi, ce n'est pas le temps des programmes minimum des plateformes convenues entre des États-majeurs qui se lâchent les une ligne en échange d'une virgule pour l'autre. Ce n'est pas le temps des candidats champignons qui surgissent après la rosée médiatique, ni des candidats passurailles qui gênent le moins tout le monde et dont on se dit qu'à la bonne tête et au fimbre de sa voix, on devine qu'il n'encombrera personne.
Il faut du caractère, de la volonté pour défier ces lobis immenses qui sont d'ors et déjà mobilisé contre nous, qui ne s'arrête devant aucune méthode de combat. La diffamation, l'insulte, la raillerie, l'acide qui passe toujours sur l'armure. Femmes et hommes, quand vous êtes montré du doigt comme syndicaliste, comme associatif, comme exagéré, comme énervé.
Et nous sommes tous à la fois et nous sommes fiers de l'être. Je vous appelle à une campagne qui n'est pas seulement faite pour témoigner. Je vous appelle à une campagne pour conquérir le pouvoir.
Je vous appelle à une campagne victorieuse. Et pour qu'elle soit victorieuse, il faut qu'on s'y implique tous. Il n'est pas possible de changer depuis le sommet par un homme ou par une femme une situation comme celle que nous avons à changer.
Il faut que chacun d'entre vous, chacune d'entre vous a son poste de travail dans son rôle de la société. Vous soyez les révolutionnaires de qui vont transformer la vie et changer la société de fond en comble. Alors, chacun pensera comme il le veut, mais quand il vient une élection et qu'en plus c'est une élection présidentielle, c'est comme quand commence un match de foot, c'est pas le moment d'aller jouer au volet.
Et bien si c'est une élection présidentielle, il fallait commencer par régler le problème le plus simple. Trouver un candidat. Me voici [Applaudissements] pour pouvoir commencer le travail.
Résistance résistance résistance résistance résistance résistance résistance résistance résistance pour pouvoir commencer le travail résistance ce travail est un travail de conviction nous croyons à la démocratie nous croyons qu'il nous faut non pas une armée de supporteurs ou de groupis ou de soldats de plombe de je ne sais quelle improbable organisation partidaire. Nous avons besoin de millions d'hommes et de femmes conscients, éduqués qui savent où nous allons et quelle est l'ampleur de la tâche à accomplir. C'est cela que vous allez faire, mes amis, avec toute votre force d'enthousiasme.
Je ne vous demande pas de m'épouser ni de supporter mon caractère. qui n'est pas si terrible qu'on veut bien le dire, mais je vous appelle à devenir celles et ceux qui vont faire bouger les lignes autour d'eux. Nous n'avons aucun autre moyen que nous-mêmes, mais c'est le moyen le plus puissant parce que nous sommes les plus nombreux du moment que la rébellion rentre dans les têtes et dans les cœurs.
C'est pourquoi nous avons créé la France insoumise. Elle n'appartient à personne. Et je demanderai qui que ce soit qui la rallie ensuite ou qui vienne ajouter ses forces à celles qui s'y trouvent déjà de respecter scrupuleusement l'autonomie et l'indépendance de ceux qui ont décidé de participer à la France insoumise.
À partir de quoi cette force nouvelle ne va pas être proclamée par moi, mais construite par ceux qui la font vivre. en particulier dans les groupes d'appui. C'est l'action qui nous fédère.
Vous êtes tous et chacun assez éduqué, assez conscient. Vous avez assez lu. Je n'ai rien à vous apprendre.
Je porte votre parole à un point, c'est tout. Et quant au reste, agissez. L'année 2017 va être une année à main égard tout à fait décisive.
Il est heureux que l'élection tombe cette année-là. Oui, il est heureux qu'elle tombe là car c'est une chance de pouvoir régler par la démocratie et les bulletins de vote. Ce qui sinon finira par se régler d'autres façons dont nous ne voulons pas.
Écoutez-moi. En 2017 se conclura TFTA, le traité du grand marché transatlantique. Auparavant sera concluat, le traité entre le Canada et l'Europe.
Et le petit monsieur qui vous préside et vous a déjà tant menti qu'il était d'accord pour que l'on signe aussitôt que l'on pourrait le traiter avec le Canada. Dans ce traité, le capital décide qu'il ne répond plus à aucune autre loi qu'à celle des tribunaux d'exception dans lesquels se feraient les arbitrages. C'est-à-dire que c'est la fin de la démocratie.
Ça ne sert à rien de voter des lois. Ça ne sert à rien, voir même c'est dangereux parce que si vous votez des lois qui contredisent ce qu'on prévu de faire ou de gagner tel ou tel multinational, alors elle peut faire des procès à votre état comme ils sont en train d'en faire à l'État australien pour avoir mis en place une politique antitabac comme ils sont en train de le faire à l'État allemand pour avoir décidé de cesser le nucléaire comme ils sont en train de le faire au Canada pour avoir décidé d'arrêter de traiter les gaz de chiste. Et les nations qui n'auraient pas la force et la puissance de la nôtre seraient obligé avant même de voter une loi, de se demander combien il leur en coûterait si jamais une multinationale venait alors sauter à la gorge.
Alors par peuples entiers et par contamination, nous serons tous soumis à la loi la plus ridicule, la plus brutale, la loi la plus stupide et la plus barbare, celle du profit média à court terme. à court terme, il faut que nous regagnons le temps long, celui de la décision où l'on prend son temps, où l'on s'assure de ce qui est bon. Il faut reconquérir le temps long qui ne connaît pas l'investissement du capital qui veut récupérer immédiatement ses mises.
Le temps long, mes amis, le temps long de la sonde aux États qui fait 600000 km dans l'espace infini avant de faire le tour d'une patate gelée et poser dessus une petite goutte qui va examiner ce qui se passe sur la glace de cette patate. L'esprit humain, les cycles de l'invention, les cycles de l'expansion humaine, ceux de la nature sont ceux du temps long. Le temps long est la propriété collective des générations et nous en sommes dépositaires.
Ah ! Le temps court du capital. vivent le temps long de la démocratie, le temps long de l'écologie, le temps long de la réversibilité des décision.
Je sais qu'il y a dans cette foule des esprits amis qui nous regardent. Ah quel bonheur ! C'est pour moi et pour nous tous ici, mais pour vous aussi chacun, j'en suis sûr, qui avait fait l'effort de vouloir venir quand bien même on vous avait annoncé qu'il pleuverait à ce qui ne se produira pas.
Vous avez voulu être là et du seul fait de notre force et de notre rassemblement, nous sommes déjà en train de convaincre. Car la force va à la force. Et ceux qui se sentaient démunis ou seulement engagés dans un combat savent qu'il existe un fanal qui peut les rassembler, un drapeau autour duquel se grouper.
Une finalité pour transformer toute cette énergie en un programme politique qui porte la France dans son rôle et son destin, sa responsabilité devant l'humanité universelle. Non pas parce que nous serions des chevauxins ou des nationalistes exaltés, mais parce que nous sommes un pays développé, éduqué où nous disposons de la ressource humaine et technique qui nous permet non seulement de développer d'autres procédés de production, mais de les mettre à disposition de toute l'humanité, de ceux qui n'ont pas les masses éduquées dont nous disposons, ceux à qui nous avons pris les matières premières et à qui des fois nous volons la matière grise. La France splendide, la France des rébellions et des révolutions, la France du savoir, de la science, des arts, de la culture qui nous rend chacun meilleur parce que toutes ces choses que je viens de nommer sont les seules richesses qui plus on les partage, plus elles se développent.
Notre campagne qui commence là déjà aura convaincu celle-ci, celui-ci qui est venu pour voir quels étaient nos visages. Et ils ont vu ce défiler des insoumis. Ils ont vu ses camarades, ils m'entendent parler et ils ont bien compris que c'est calomnie de croire que l'un seul d'entre nous est pensé qu'à lui seul il ferait quoi que ce soit sans cette multitude organisée.
Je m'honore d'être accepté par vous comme votre porte-parole. Il n'y a pas de plus grand honneur, de plus grand bonheur, de plus grand accomplissement pour un militant, un intellectuel et un élu. Oui, la marche est haute.
La marche est haute. Je sais que tu es là, Marie-George Buffet. Je sais que tu es là Clémentine Autin.
Tu es là Christian Audouin. Tu es là vous êtes là mes camarades de mot de gauche qui portaient sur vos épaules souvent tout seul toute la charge du poids du travail à accomplir. Je sais toi Marie toi Clémentine que vous réfléchissez que vous vous interrogez j'admets.
Je reconnais, je respecte votre réflexion et je vais dire au-delà, je respecte ceux qui croient qu'il existerait je ne sais quel Martin Galon trouverait dans les obscurs conciliabulles de je ne sais quel prima d'amnistie générale. sortie. Écoutez-moi, il n'y a pas d'autre issu que de convaincre à ceux qui vous disent que c'est par un arrangement et par surprise en se groupant comme un troupeau affolé derrière les moins 10 ans, les plus usés, les derniers arrivés, que nous trouverions notre chemin.
Non, c'est en portant nos idées et en convaincant un par un, une par une que nous allons avancer. pour finir gagner et tout le monde est bienvenu dans cette bataille et je me porte le garant que ce rassemblement peut s'opérer, je le nomme fédération car il faut fédérer le peuple d'abord sans arrangement ni compromis sur son dos. Fédérer le peuple, les énergies, les volontés.
Vous êtes tous bienvenus. Je ne me soucie pas, ni aucun d'entre nous à cette tribune de votre carte de parti, ni même de ce que vous avez voté jusqu'à présent, car il faudra bien qu'il y en ait qui change d'avis pour qu'on arrive à gagner. [Musique] La marche est haute.
Si j'ai eu l'audace de m'avancer comme d'autres le font dans leur lutte syndicale ou associative ou sur le terrain de l'immense courage des lanceurs d'alerte. Si j'ai eu cette audace, je l'ai trouvé dans les 4 millions de voix qu'il a été possible de fédérer une première fois il y a 5 ans. Je présente devant vous le poids de l'expérience.
Oui, de l'expérience. Mieux vaut pour vous avoir des pores-paroles un peu rusés et malins plutôt que des poulets de l'année. Je dis à la jeune génération que l'utopie que nous lui proposons, ce monde neuf que nous l'appelons à construire, il tirera tout de l'invention dont elle fera preuve le moment venu quand nous allons l'appeler à tout changer et qu'elle aura par son travail à l'école, ses diplômes ou son savoir-faire, toute son énergie projetée dans la transformation du monde.
Mais nous amènerons le meilleur du monde dont nous venons. Écoutez-moi, jeune gens, je viens d'un monde où respirer ne rendait pas malade, où le printemps n'était pas synonyme d'allergie, mais parlait d'amour. Je viens d'un monde où l'air n'était pas un poison aspiction, où l'eau n'était pas celle d'un cloac, où l'on pouvait nager sans commencer par se vacciner, où l'on allait à la plage parce qu'il y en avait qu'il y en aura bientôt plus sans passer par un tapis d'algue verte et sans nager au milieu des sacs plastiques.
Ce monde beau, ce monde de lumière. Nous le ferons mettre de nos mains non pas pour les 2 milliards que nous étions lorsque je suis né, mais pour les 7 milliards que nous sommes bientôt, bientôt 10, bientôt 11. Un monde humain, un monde doux, un monde de tendresse aussi.
Comment se fait-il qu'alors que nous sommes si éduqués sur la planète entière, comment se fait-il qu'après tant de gens passés à l'école ? Comment se fait-il que la mer soit devenue un cloac ? Comment se fait-il que vous ayez tout dégradé comme vous l'avez fait ?
Comment se fait-il que même dans le silence de la nuit, il raisonne de la clameur immense de la souffrance des animaux que vous avez transformé en chose ? [Applaudissements] Nous avons été 4 millions, nous devons être h un pour un. Chacune d'entre vous, chacun d'entre vous a pour tâche d'en convaincre ou une qui n'avait pas été votée ou qui a voté croyant bien faire et qu'il est possible de convaincre de mieux faire.
Un pour un. Ne doutez pas de vous. Vous êtes le nombre, vous êtes la force.
Vous êtes irrépressible quand bien même vous faiton subir ce qu'on vous fait subir en ce moment et qui ne vous a pas arrêté, ni moi non plus d'ailleurs. Rien ne nous fera jamais céder. Et ceci pour une raison qu'ils n'ont toujours pas compris, c'est que la lutte est notre dignité et que nous sommes pleinement accomplis en tant qu'être humain quand nous pensons notre futur.
Le cœur de cette campagne, ce sera son programme. C'est pourquoi il faut tant de temps. C'est pourquoi vous-même vous devrez vous pencher sur ce programme, faire des propositions.
Ici, il y a Jacques Généreux et Charlotte Girard qui sont les deux maîtres d'œuvre avec 14 autres camarades de cette préparation. Nous partons de l'humain d'abord et nous l'enrichissons. Des expériences, des choses apprises, des choses pefinées.
Ah, je nous vois, je nous voisant tout. Je sais que nous pouvons le faire. Je nous vois portant notre patrie aux avant-postes de l'humanité.
Nous, entrant en mer. Nous assumant notre destin pays du monde pour la contribution individuelle à la conquête de l'espace. Je sais que vous le savez même pas, c'est moi qui vous le dit.
Nous allons être bientôt les plus nombreux en Europe. Notre peuple est éduqué comme il ne l'a jamais été de toute son histoire. Un capital immense est accumulé.
Ne vous souciez pas de l'argent, je m'en débrouille. Rêvez, rêvez fort, pensez fort, imaginez fort, désirez fort et cela suffira. Je vais faire comme à l'accoutumé et je vais vous lire des vers avant que nous nous séparions.
Ce sont les vers d'une poétesse brésilienne. Je dis le Brésil parce qu'en ce moment il s'y pratique en infamme coup d'état et comme dans toute l'Amérique latine où bien sûr nous avons commis des erreurs. C'est bien que les autres n'en commettent jamais.
Nous savons bien que nos régimes sont toujours détestables comparés à ceux que adorent celui du Qatar, de l'Arabie Saoudite et des autres modèles de civilisation qui nous sont proposés à cette Amérique latine sœur, à ces peuples du Maghreb avec qui nous avons tant de parent en commun, à ces français des cinq continents, à la patrie non occidentale mais universaliste des Français, du peuple en France. À notre plus longue frontière avec le Brésil, voici des vers d'espérance et qui vous montre ce qu'il ne faut pas faire en même temps que ce qu'il faut faire. Il meurt lent, il meurt lentement celui qui ne voyage pas, celui qui ne lit pas, celui qui n'écoute pas de musique, celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux, celui qui rêve d'être milliardaire, ce qui est obsène, il meurt lentement.
Celui qui détruit son amour propre, celui qui ne se laisse jamais aider, il meurt lentement. Celui qui devient esclave de l'habitude, refaisant tous les jours les mêmes chemins. Celui qui ne change jamais de repère ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements ou qui ne parle jamais à un inconnu.
Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d'émotion. Celle qui redonne la lumière dans les yeux et répare les cœurs blessés. Vis maintenant, risque-toi aujourd'hui.
Ag, ne te laisse pas mourir lentement. Ne te prive pas d'être heureux. Voilà vous tous ce que nous allons ramener dans notre cœur.
Ne doutez pas de vous. Ne doutez pas de votre pays. Et pour le célébrer, chantons ensemble. l'hymne des premiers insoumis, ceux qui ont conquis notre liberté, la marseillaise.
Et puis ce sera le champ du monde du travail, l'international. [Musique] Jésus dans [Musique] cette et c'est au nom de Jésus [Musique] sont à Dieu. [Musique] Debout les années de la terre debout les forces de la fin la raison dans son cratère c'est l'éruption de la fin du passé faisons table rase sous l'esclave debout debout.
Le monde va changer de base. Nous ne sommes rien soyons tout. C'est la lutte finale pour nous et demain.
L'interale sera le genre humain. C'est la lutte finale. Coupons-nous et demain. internationale sera le genre humain.
Résultat rés.
Jean-Luc Mélenchon