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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 22 août 2020 75 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Reconstruire après la crise du Covid : opérer la bifurcation sociale et écologique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 74 %Attaque 20 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Comment articulez-vous transformation industrielle et revendications écologiques ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Quel rôle pour la réduction du temps de travail dans la transition écologique ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Comment Greenpeace lie-t-il dividendes et transition écologique ?

  • 34:00OuverteRéponse directe

    Quelle stratégie pour financer la transition écologique et sociale ?

  • 38:00OuverteRéponse partielle

    La réduction du temps de travail passe-t-elle par l'âge de départ à 55 ans ?

  • 41:00OuverteRéponse directe

    Quelles actions concrètes dans les départements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00animateurChiffre
    « On vient d'avoir plus de six cent mille emplois détruits sur la première partie de l'année. »
  • 2:00animateurFait
    « La fonte de la calotte glaciaire vient à tintin d'atteindre un point de non retour. »
  • 4:00animateurFait
    « Le gouvernement aurait autorisé les néocotinoïdes. »
  • 5:00animateurChiffre
    « Le collectif Plus Jamais Ça a présenté 34 propositions en juin dernier. »
  • 17:00Aurélie Trouvé (Attac)Chiffre
    « On a besoin de deux millions d'emplois dans la transition écologique. »
  • 7:00aurélieFait
    « la directive nitrates elle est piétinée par la france et on en cour de justice européenne depuis dix ou quinze ans »
  • 9:00philippeChiffre
    « il ya environ 600000 précaires intérimaires qui ont été foutu à la lourde du jour au lendemain »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

que l'intérêt du débat vous tiendra éveillé dans cette salle chaude il vous donnera et vous fera repartir avec eux pleins d'espoir sur le monde de la presse puisque c'est comme ça qu'on a intitulé notre session pour aujourd'hui reconstruire après la crise du coc vide opérer la bifurcation ce sel écologique les maux sociaux social et écologique ne sont pas là par hasard s'ils sont portés par les organisations qui sont ici et qui m'entourent celles qui essaient de construire le monde de l'après dans un contexte politique de rentrée qui va être très particulier on vient d'avoir plus de six cent mille emplois détruits sur la première partie de l'année un nombre de plans sociaux bien supérieur à celui de l'an dernier je suis sûr que philippe nous donnera plein d'exemples d'entreprise qui se lancent dans cette formidable aventure que sont les plans sociaux et on vient aussi de vivre cet été une nouvelle canicule et la fonte de la calotte glaciaire vient à tintin d'atteindre un point de non retour alors pendant ce temps là le gouvernement aurait autorisé les néocotinoïdes il on a un président de la république qui paradent en jet ski bien connu pour son utilité écologique en méditerranée voilà le contexte dans lequel on aborde cette rentrée et les organisations autour de moi aborde cette rentrée ces organisations elles sont au nombre d'un collectif dont vous avez certainement tous entendu parler d'un collectif qui a été créée ou qu'il n'est en fait d'une initiative on en discute et avant il ya tout juste un an ils se réunissaient au contre g7 alors je faisais la réflexion que leur première réunion était presque en entier en contre mais qu' il décède prendre justement le contre-pied de cette première initiative pour porter aussi un avenir pour porter des propositions positives si je peux dire vers des jours un peu plus heureux et depuis un an ils ont travaillé ensemble et c'est assez inédit on a aujourd'hui des organisations qui sont représentatives trois d'entre elles mais ce collectif alors au moment où ils ont présenté leur proposition c'était dix neuf organisations si je ne me trompe pas il ya maintenant plus d'organisation qui en sont membres on a green biz la cgt attac représenté ici mais on a aussi des organisations comme oxfam les amis de la terre d'allah fsu bref des syndicats des associations des ong qui travaillent ensemble à reconstruire le monde d'après pour dire que la logique que d'hyères d'accumulation et capitaliste de production tous azimuts et dans ce monde bien il devait avoir une fin mais on devait aussi vu proposer une alternative qui permet de la planification écologique qui permet de la reconversion industrielle et qui met en adéquation à la fois les besoins sociaux et les besoins écologiques et donc ces organisations se sont réunies au sein du collectif plus jamais ça dont on a la chance aujourd'hui avec mathilde de ma collègue à l'assemblée nationale d'accueillir ici les représentants mes chaussures que vous parlerez au monde et aux autres organisations alors j'ai un peu tendance à l'est pas à les appeler les trois mousquetaires parce que ils ont appris à se connaître depuis un an elle a passé pas mal de temps ensemble vous allez voir ils vont se faire des petites blagues entre eux je sais pas si j'ai besoin de les présenter mais je le fais quand même parce que ce sont des visages connus des mouvements sociaux aurélie trouvé qui est porte parole d'attac tu peux enlever ton masque au moment présent ben on pourrait vous donner pleins titres elle est aussi maître de conférences chercheuse met ici en tant que porte parole d'attac philippe martinez je sais pas si je le présente secrétaire général de la cgt et jean françois julliard qui est directeur général de greenpeace et qui ensemble font partie du collectif plus jamais ça évidemment je vous présente pas notre mathilde panneaux nationale notre député bon mathilde tu gagnes à l'applaudimètre face à aux collègues va falloir être fort pour gagner face à matt hill à l'applaudimètre et ouais on n'est pas là pour rigoler et qui on va essayer de réfléchir danser dans cette heure ensemble à la fois sur les propositions qu'il porte colectivo mais aussi sur les stratégies d'action qu'on peut avoir face une rentrée sociale écologique chargé pour dessiner la prime aussi le dessiner dans ses modalités d'action je vous le disais le collectif plus jamais ça a présenté 34 propositions en juin dernier il n'y a pas longtemps il ya quelques mois 34 propositions assez diversifiée ça va des questions d'égalité femmes-hommes des questions sanitaires de l'accès aux masques gratuits pour tous un sujet qui plus est d'activité d'actualité vous portez tous ici dans cette salle un masque est la rentrée tous les enfants devront porter un masque une revendication d'actualité la question aussi évidemment sociale des salaires avec une revendication à la hausse des salaires mais aussi la réduction des écarts de salaire de l'interdiction des licenciements des entreprises qui font des bénéfices des questions aussi industriel sur comment organiser la production la relocalisation de notre production mais aussi des questions de logement à la fois moratoire sur les loyer mais aussi rénovation thermique des logements des questions économiques et de financement à la fois de réponse à la crise et la transition écologique l'annulation de la dette la taxation des hauts patrimoines la taxation sur les transactions financières est évidemment des revendications écologiques le conditionnement des aides qui sont donnés par l'état les un retour sur les traités de libre échange bref des revendications que quand on les lignes nous plaisent pas mal ici à la france insoumise mais je crois que ça n'enlève rien aux côtés assez inédit d'avoir du même côté la cgt attac et greenpeace vous nous direz peut-être un peu comment ça s'est passé y compris dans nos organisations qui porte un même message dire que mal on en fait la fin du mois et la fin du monde ne sont pas opposés que quand on parle de changer notre modèle industriel oui ça implique des reconversions en termes d'emplois mais ça on peut l'accompagner et que défendent l'écologie ce n'est pas forcément être contre le social et inversement et donc c'est un vrai plaisir de vous accueillir aujourd'hui c'est l'occasion de démontrer qu'on peut travailler ensemble à construire cet avenir qu'on peut à la fois dans les revendications comportent mais qu'on peut aussi le faire de manière concrète je vous interrogeait sur eux l'agenda de la rentrée la stratégie d'action pour réussir de manière positive apportée ce monde de l'après qui ne soit pas une chimère mais qu'on puisse lui donner une réalité quel rôle aussi pour des formations politiques comme la note c les questions que nous avons pour vous des questions aussi qu'ils n'apparaissent pas peut-être dans vos revendications comment gérer par exemple la relation à l'union européenne sur certaines des revendications qui sont posés ça fait partie des débats que nous avons eu l'occasion d'avoir avec les organisations plus jamais ça et puis mathilde aura l'occasion aussi de présenter la proposition deux parlementaires de résolution à l'assemblée nationale qui va un petit peu dans la même direction qui s'appelle si vous n'avez pas eu l'occasion d'avoir pour une bifurcation écologique et solidaire pour les jours heureux on retrouve finalement des termes assez similaires et aura l'occasion de nous dire comment vous avez réfléchi à l'assemblée nationale sur cette proposition de résolution voilà l'agenda pendu moi je vais conclure cette introduction par donner la parole pour commencer on avait dit dans l'ordre à philippe si ça devait tuer oui tu as le choix nous sommes un cadre démocratique d'abord vous massez évidemment tous les trois d'avoir fait le déplacement jusqu'ici et commencer peut-être philippe par poser une question assez simple dans les propositions qui sont portées par le collectif plus jamais ça il y a un énorme aimant de propositions qui tiennent à dire classiquement revendications de la cgt comme la baisse du temps de travail comme l'augmentation des salaires mais il ya aussi des propositions qui tiennent la transformation du monde industriel et dans le monde industriel vous y est présent la cgt est assez puissante 1 500 certain nombre d'entreprises et comment vous articuler le fait de la de transformer le monde industriel avec les revendications écologiques et comment tu vois ce débat avancées dont le milieu syndical qui tracent peut-être une route aussi entre les mouvements écolos et les mouvements syndicaux dans un contexte social extrêmement chargé où on a des entreprises à qui on a peur qu'on donne un certain nombre d' aide sans contrepartie qui se retrouvent à continuer pour suivre leur modèle polluants et dans le même temps licencier massivement à toi bonjour à toutes et à tous la première chose que je voudrais dire par rapport à ce que tu as amené en avant-propos c'est pour pour savoir si on peut bosser ensemble si on peut faire des choses ensemble il faut se parler et tu a rappelé notre première rencontre ça fait un peu enfin bon c'était notre premier rang les noces de 1 en tout sept premières rencontres notamment avec jean-françois parce que quand greenpeace parle à la cgt ou quand la cgt parle à greenpeace on a l'impression d'être dans un monde imaginaire et on s'est parlé on connaissait mieux attaque et ça nous a permis au moins de savoir ce sur quoi on était d'accord sans nier ce sur quoi on n'était pas d'accord j'insiste là dessus car il s'agit pas de deux de faire semblant de qu'on est d'accord sur tout et vous savez qu'il ya un sujet on l'a répété publiquement la question du nucléaire on n'est pas tout à fait d'accord pour être public sauf qu'on s'est rendu compte en discutant qu'on était d'accord sur plein de choses et on s'est dit pourquoi on essayerait pas de prolonger notre discussion du autour après le contre-sommet d'irun sur conjuguer parce que c'est un souci pour beaucoup de citoyens conjuguer le social et l'environnemental et à partir de d'organisation qui ont des expériences les syndicats plutôt en social les ong et associations dans l'environnement talent et on a vu au fil du temps que c'était 7 est compatible de travail et le social et l'environnemental tulle évoqué la question de l'industrie ça fait très longtemps que la cgt veut faire évoluer des industries il s'agit pas de casser les industries c'est de donner des moyens notamment salariés que leur industrie qu'il continue à travailler déjà dans de bonnes conditions pour eux et pour elle parce que bien souvent quand il ya des catastrophes sanitaires ou écologiques dans les entreprises les premiers touchés les premiers qui meurt c'est ceux qui travaillent et on a quelques exemples que ce soit à toulouse où dernièrement à du côté droit et l'idée c'est qu'on est c'est un peu ce qui vient autour de urgence sociale urgence climatique sexy pour les salariés qui ont du boulot le choix qu'ils ont c'est sauver la planète et se retrouvent au chômage c'est difficile à gérer dans sa tête et donc la cgt s'occupe depuis longtemps de ces questions là et on a ensemble trouver des formes qui montrait que évidemment il ya des choses à construire notamment des industries à faire évoluer mais il ya des vieilles industries ce pour ça que nous on refuse l'idée de vieille industrie ou d'industrie du futur ou de nouvelles industries khi qui avec des investissements peuvent continuer à vivre moi j'ai mon exemple chez mon masque peut-être vu déjà mon exemple j'aime à rappeler parce que ces îles et parlant c'est la chapelle darblay c'est une boîte qui à 90 ans ils font du papier ces vieux l'industrie du papier sauf que cette boîte là elle recycle du papier il n'y a pas plus écolo recyclage du papier et avec les déchets du recyclage du papier ils ont une centrale biomasse qui permet de chauffer une partie de l'agglomération rouennaise c'est une boîte qui est coincé si je puis dire entre la scène transport fluvial notamment de la région parisienne et un dépôt à grand dépôt sncf qui est aussi menacée et ça pose la question du fret quel meilleur exemple de la compatibilité du social de l'industriel et de l'environnement et des exemples comme ça on en a discuté et des exemples comme ça on en a et donc il ya besoin justement l'idée c'était qu'au partage ses expériences et qu'on monte que on a plein de choses à faire ensemble avec des questions aussi très pratique ou parfois les citoyens ne voient pas tout de suite ou c'est pas évident alors je les cités hier dans un autre débat mais on l'a vécu ensemble tous les 3 l'un dernière donc il ya dans ce débat il ya un monsieur qui lève la main qui voulaient nous interpeller tous les trois et qui nous dit je suis un écologiste involontaire tout le monde interloqué dans la salle qui sert un écologiste involontaire il mangeait pas tous les jours à sa fin il se chauffait pas il se lavait pas toujours parce qu'ils n'avaient pas d'eau chaude il est dit il nous a dit je suis chômeur je suis un écologiste involontaire je rêverais d'être un vrai écologistes si on m'en donne les moyens donc vous voyez que les questions par exemple de salaires sont plus que jamais d'actualité on a applaudi les premiers de corvée comme certains les aideront à pelé mais depuis trois mois ou 4 - ou cinq mois où on a dit sont mal payés parce qu'ils sont essentiels qu'est ce qui a bougé pour eux donc les questions salariales sont liées à l'environnement et on pourrait multiplier la question de la réduction du temps de travail par exemple dont il ya ben dhia et finir là-dessus tu me dire si je suis trop long l'idée ses vêtements dans les temps l'idée donc c'est bien de pouvoir échanger des expériences sur les questions sociales sur les questions industrielles et sur les questions environnementales chacun avec sa connaissance et moi j'ai appris plein de choses depuis un an sur et j'ai été sensibilisée à plein de choses parce que j'ai discuté avec des ong et des assos qui m'ont appris plein de choses et sur lesquels on n'était pas forcément conscient mais l'idée principale c'est qu'on peut on doit pas obliger les citoyens à choisir entre leur boulot au le climat ou la planète sait on peut conjuguer les deux et donc ça donne des propositions qui apparemment n'ont rien à voir soit avec le climat soit avec le social mais quand on dit plus de dividendes ou limiter les dividendes pour favoriser les investissements pour moderniser des entreprises par exemple pour qu'elles soient plus écolo on voit bien que les questions sociales économiques et environnementales sont liés mais pour ça je pense que ça nécessite une une une volonté d' écoute on y arrive et on est arrivés en déconnant c'est ce qui est plutôt bien d'ailleurs comme quoi greenpeace ils sont aussi des que déconneur que la cgt ou l'un vers je sais pas donc on y arrive on y arrive et ce à sa demande par contre beaucoup de pédagogie puisque tu je vais finir là-dessus tout comment ça se passe à la cgt ça se passe pas trop mal mais pas comme je voudrais par et sûrement des cégétistes dans cette cellule on dire pour le dire j'en étais fier ça se passe pas trop mal mais ça se passe pas encore aussi bien qu'il le faudrait parce qu'on est encore dans une logique d'opposition c'est dans une culture syndicale mais c'est plus lucide aussi une culture historique pas que de la du mouvement ce que du mouvement syndical les d'histoire notre pays d'opposer justement les échos comme on dit les écolos et ceux qui mettent les mains dans le cambouis pour être avoir une image un peu forte et est donc on est encore quand même un peu trop souvent dans une logique où si on fait plus pour l'environnement ça va casser des emplois et certains l'entretiennent quand je vous disais que nous nous refusons l'idée dé de la vieille industrie des industries du futur c'est le sait le sujet favori du ministre de l'économie le maire il ne parle que de ça il faut abandonner c'est ce qui justifie d'ailleurs qu'il décide d'accompagner les fermetures d'usinés automobiles de l'aéro et c'est justement sur l'idée on va vous inventer un autre monde plus écologique mais il faut abandonner tout ce qui est hors c'est ça qu'il faut casser comme idée donc il ya encore dans l'organisation évidemment les militants qui bosse dans l'automobile il ya besoin de beaucoup d'explications beaucoup de pédagogie pour dire que s'agit pas de fermer toutes les usines de bagnols il s'agit de réfléchir autrement la mobilité par exemple et puis de donner une autre place à la voiture et aux transports en commun mais mais moi j'ai vu pour être très concret par exemple quand on signe dans nos textes l'abandon de quelques lignes intérieures voilà ça y en a qui en a qui couine juin' li na n y en a qui couine parce que par exemple on n'a pas encore le réflexe de dire mais si on travaillait moins tous eh ben on aurait tous du boulot voyez ces c'est sait plus on est en plus on a démarré là dessus on s'est rencontré dans un sommet contre cette culture du contre elle est encore un peu trop présente à mon goût dans mon organisation et donc l'idée c'est comment dépasse cette culture du compte pour dire pour arrêter de dire que la travaillé 32 heures j'ai même vu qu' une partie de la convention citoyenne proposé de travailler 28 heures veillée la cgt s'est fait prendre par la gauche par la convention citoyenne faut arrêter de dire que c'est utopique que ça va coûter trop cher qu'on n'a pas les moyens et c'est encore des discours qu'on entend évidemment dans le monde du travail mais aussi dans les rangs de la cgt voilà merci beaucoup je vous livre cette introduction c'est intéressant parce que tu as commencé à attirer des biens entre justement le monde social et les revendications écolo par exemple sur la question du partage du temps de travail c'est intéressant comme comme porte d'entrée parce que le partage du temps de travail c'est une revendication qui est social partager partager le travail quand le travail est limité partager travailler moins mais travailler mieux mais c'est aussi une revendication écologique parce que si on travaille moins on a plus de temps pour soi on a plus de temps par exemple pour se faire à manger on a plus de temps pour nous même être en capacité de subvenir à nos besoins et donc la question du partage du temps de travail est aussi une revendication écologique et c'est ça qui est intéressant parce que autant que je me souvienne à l'époque du débat sur les 35 heures ce n'était pas abordé sous cet angle il se trouve que c'est un axe de bataille intéressant dans les mois à venir et ça fait un peu la transition vers toi jean françois c'est un axe intéressant dans les mois à venir parce qu'à la fois on va être confronté à une crise sociale sans précédent une crise de l'emploi et quand il ya une crise de l'emploi s'il ya moins d'emplois alors on a davantage vocation à le partager mais c'est aussi un atout écologique et quand on défend au nom de cette manière là on peut avoir derrière nous des syndicats des associations écologistes on peut avoir des mouvements politiques d'origine différentes qui peuvent se retrouver derrière cette revendication qui pour le coup continue à développer l'idée de progrès non pas comme du consumérisme absolue le progrès c'est pas forcément la 5g ou des frigos connecter le progrès ça peut être aussi la baisse du temps de travail à la fois sur des questions sociales et sur des questions écologiques alors oui le temps de travail la baisse du temps de travail c'est une revendication écolo et al'inverse investir massivement dans la transition écologique c'est aussi nos revendications sociales tu l'a mentionné ce sont des centaines de milliers des millions d'emplois qui peuvent être créées et qui permettent aussi de répondre à la crise de l'emploi actuel qui permettent de former aussi les générations précédentes ce qui me permet de faire le lien avec toi jean-françois en ait eu l'écho depuis le milieu syndical ce serait intéressant d'avoir ta perspectives aussi sur ce lien entre les revendications sociales et écologiques peut-être aussi spécifiquement dans le travail que fait greenpeace sur les contreparties que aux entreprises qui reçoivent des aides de l'état c'est un d'étrave travaux importants qu'a fait greenpeace notamment sur la question de la limitation des dividendes mais pas que pour pas à continuer à un modèle dont on sait qu'il est qui va continuer à détruire à la fois notre planète mais aussi donner des aides d'état à des entreprises qui elles continuent à verser des dividendes mais qui supprime massivement des emplois là aussi à travers les aides d'état on a ce lien entre les questions sociales et les questions écologiques oui absolument bonjour tout le monde nous ça fait effectivement chez greenpeace mais globalement dans le mouvement climat environnement et tout ça quelques quelques années moi je serais pas exactement le dater mais en tout cas quelques années compte qu on se dit alors c'était très théorique pendant longtemps mais qu'on se dit qu'il faut effectivement tisser ces liens là entre la cause environnementale la cause sociale que la crise sociale la crise écologique sont liés peuvent ajouter la crise démocratique en fait il ya toutes ces toutes ces crises là sont finalement les facettes d'une de deux mêmes mots et d'une aspiration commune et partagée a changé à transformer la façon avec laquelle on vit et et à transformer nos nos sociétés mais c'est vrai que pendant longtemps ça restait très théorique parce que je pense qu'on ne s'est tout simplement pas comment faire donc nous les premiers on le dit assez humblement aujourd'hui pendant très longtemps dit oui faut qu'on travaille avec les syndicats il faut qu'on intègre mieux la composante sociale composante emploi dans tous nos rapports dans toute notre expertise et tout ça est sauf qu'on sait pas trop comment s'y prendre donc on a on a testé des choses on a eu différentes approches et tout ça mais c'est vrai que c'est seulement récemment finalement parce que ça fait un an qu'on s'est rencontrés mais ccc finalement ça fait à peine de trois ans peut-être qu'on se dit qu'il faut vraiment aller plus loin que ça et qu'il faut qu'on se console tina cette réalité est qu'il faut qu'on arrête de deux d'utiliser ça uniquement comme un slogan dans le dans dans des marches climat grâce à une fin du monde fin du mois même combat c'est un joli slogan mais il faut aller au delà du slogan si y'a qu'il faut en faire quelque chose qui qui transforme la réalité est aujourd'hui tout l'enjeu est là c'est comment est ce qu'on arrive à tisser ces liens la sent sans tomber sur des oppositions qu'on peut avoir sur un certain nombre de sujets en essayant d'engager le plus grand nombre de personnes autour d'eux de ceux de ses de ses liens là qui ne sont pas naturels parfois c'est vrai que nous quand on a des discussions dans os un dd de nos militants il ya des sujets qui sont plus complexes de d'autre que d'autres quand tu disais le la réduction du temps de travail est aussi une mesure écologique oui c'est vrai mais ça va pas ça va pas de soi ça demande un peu de travail de pédagogie d'explication de qu'elles le lien parce que de manière assez spontané beaucoup de gens ont dit non ça n'a aucun lien en quoi baisser la laisser le temps de travail va va améliorer l'état des écosystèmes et et limiter la crise la crise climatique il ya beaucoup de sujets comme ça qu'ils sont nouveaux pour nous le le fait de mentionner aussi la question des dividendes et tout ça c'est une nouvelle approche pour greenpeace de travailler sur les changements nécessaires dans le modèle économique dominant dans lequel nos sociétés fonctionnent c'est la première fois que greenpeace pont un rapport qu'on appelait climat l'argent du ko sur le fait qu'il faut absolument soumettre les entreprises les grandes entreprises l'accord de paris parce que sinon on n'y arrivera tout simplement pas parce que effectivement au moment de la signature de l'accord de paris les états ont signé cet accord mais les entreprises sont passées à travers les mailles du filet c'est à dire qu'on n'a rien demandé aux grandes aux grandes entreprises et aujourd'hui qu'une organisation comme greenpeace soient capables de dire il faut faire en sorte que les entreprises soient soumises elles aussi à l'accord de paris kita pour ça confisquer leurs dividendes entre guillemets ou leur interdire de verser des dividendes si elles ne respectent pas ces objectifs là c'est vrai que c'est quelque chose qui pour nous est une nouvelle approche c'est quelque chose qu'on n'aurait certainement pas été capable de de dire il y a quelques années et aujourd'hui on se fait l'effort de de tisser ces liens là et donc c'est extrêmement important d'avoir cette cette approche là ça veut dire que danser le plan de sortie de crise avec les 34 mesure là qu'on a qu'on a sorti ensemble on s'est dit qu'il y avait des des mesures qui étaient tout à fait nouvelle pour je pense chacune des organisations qui a signé ce rapport était plus ou moins à l'aise j'imagine avec un certain nombre des mesures de ses 34 mesure ce qui a été très chouette et qui continue est très chouette dans cette aventure là plus jamais ça c'est qu'on a appris à se faire suffisamment confiance et qu'aujourd'hui je pense qu'il ya une confiance établie au sein des différentes organisations qui partagent ce collectif pour se dire ben ok nous on a pas d' expertise sur cette mesure mais vous vous l'avez donc si vous l'avez et que voulait dire que ça c'est bien et que c'est ça va dans la bonne direction tout ça ok on est d'accord pour signer pour signer en bas de la page et s'avère facile comme ça mais c'est pas si simple que ça c'est qu'effectivement ça nécessite commises et philippe ii de d'apprendre à se connaître d'apprendre à connaître les cultures des différentes organisations où il ya des antagonismes des antagonismes oui parfois aussi des divergences de culture de travail entre un syndicat smaïn association une association c'est pas un syndicat et et moins ne connaissant mal le milieu syndical au départ j'ai appris aussi à à comprendre un certain nombre de choses et c'est vrai que c'est en se voyant en travaillant ensemble et aujourd'hui ce collectif fonctionne bien comme ça merci beaucoup jean-françois j'insiste sur ce que tu disais sur des organisations qui se font confiance respectivement pour avoir travaillé pendant quelques années à oxfam je me souviens de parfois la réticence qu'on pouvait avoir en tant qu'organisation à aller sur des terrains on se disait qu'on n'a pas de mandat et comment des organisations font pour travailler sur ce il y ait des documents sur lesquels elles n'ont pas demandé est ce qui est intéressant dans votre démarche et qui est à mon sens assez inédit dans le milieu associatif et syndical c'est que non seulement on a des organisations avec des cultures et des mandats différents qui se réunissent mais qui prennent le plus grand dénominateur commun ça aurait été tentant de prendre le plus petit dénominateur commun entre l'ensemble de ces organisations un peu à la sauce de l'union européenne où on prend le plus petit dénominateur commun de ce pourquoi on ne peut se mettre d'accord et souvent on n'arrive à rien ambitieux et bien ce qui est inédit dans cette démarche là c'est qu'ils ont pris littéralement les revendications de chacune des organisations spécialistes sur les sujets et qu'ils ont pris le plus grand dénominateur commun en faisant le choix de se faire confiance et ensemble d'agréger ce projet alternatif de société en pour plutôt qu'en contres et ça je trouve que c'est une perspective intéressante je vais pour finir le tour de parole des organisations de plus jamais ça avant d'aller vers mathilde donner la parole aurélie trouvé donc porte parole d'attac attaques étant un mouvement altermondialiste qui pour le coup avait peut-être le mandat le plus large vous voyez c'est un petit keita qui savent pas se séparer ils discutent tout le temps entre et donc on a une organisation attaque marc ghz à sion qui avait peut-être le mandat le plus large à l'origine qui travaillaient sur les sujets à la fois de transition écologique sur des sujets sociaux on a vu attaque très actif par exemple dans le cadre de la mobilisation des retraites très actif dans les mobilisations klein et qui peut-être avait pensé déjà en son sein cette symbiose entre les questions sociales et les questions climatiques en ayant comme un dn un mouvement altermondialiste sans être non plus un syndicat sans avoir la force que peut avoir la cgt est donc en apportant aussi la question centrale qu'on n'a pas encore abordé et que j'aimerais si ça dérange pas de l'aborder aussi la question centrale du financement de la transition écologique mais aussi de la réponse à l'urgence sociale historiquement attaque c'est aussi l'organisation qui a porté la taxe sur les transactions financières qui porte la bataille contre l'évasion fiscale et la taxation des plus riches d'ailleurs je constate mais ça fait partie des choses sur lesquelles on peut continuer à dialoguer dans les propositions qui sont portées par plus jamais ça peut-être qu'on pourrait aller encore au delà sur la réforme de la fiscalité sur une taxation sur l'héritage par exemple ça fait partie des choses qui peuvent être mises en débat je pense dans la refonte ou la révolution fiscale qu'on pourrait appeler de nos voeux là aussi pas prise de manière isolée mais pour financer la transition écologique et la réponse à l'urgence sociale merci ma non non si je rigolais en aparté je disais que le plus petit dénominateur commun ça donne le social libéralisme c'est un fait que le libérer soit socialement donc oui bah non c'est vrai que pour attaque c'était peut-être plus fin moins compliqué je peu comment dire ça mais un parce qu'on part de la lutte contre la finance et les multinationales donc à partir de là bande déroulé effectivement avec une vision systémique mais aussi parce qu'on a des membres fondateurs qui sont à la fois des syndicats des organisations environnementales solidarité internationale etc et donc oui voilà nous en tout cas on est pleinement partant dans cette dynamique plus jamais ça qu'on pense vraiment très importante je crois que dans plus jamais ça ce qui nous a de mon point de vue une des choses qui nous ont qui nous ont permis nous nous réunir 7 partir du contenu quoi et le contenu c'est d'abord une façon de voir la crise parce que la crise en fait la crise du coc vide à accélérer aussi nos convergences et on a une façon on a essayé d'avoir une façon de voir commune de la crise et en gros en disant cette crise du coc vide c'est aussi une crise du système c'est une crise du système néolibéral et productiviste c'est une crise du système capitaliste qui exploite toujours plus à la fois le travail et la nature c'est un agronome on est du bon qu'ils aient déjà il ya 30 40 ans c'est un même système qui exploite à la fois le travail et la nature voilà et donc de ne pas diviser ces choses-là donc de dire c'est une crise du système parce que c'est l'intensité des flux mondiaux parce que c'est les rapports de domination patronat qui ont fait que des des salariés puissent ont été contraintes pas utiliser protection mais souvent tony smith je crois qu'ils étaient dans la salle donc voilà et heureusement certains vont lutter contre ça voilà donc donc voila tout tout tout un diagnostic de la crise qui nous ont amené à dire c'est une crise du système donc pour y répondre eh bien il faut changer le système et à partir de là on part sur des propositions communes qui sont radicales et systémique et donc on part du contenu et ensuite on est arrivé un arc de force l'argent fait un on est allé à la mémé en restant je dirais en restant clair sur cette vision systémique et cette volonté changer le système et ensuite je voudrais répondre du coup tu parler d'eux alors je pense aussi que ce qui nous rejoint c'est une logique de critique radicale du gouvernement qui porte justement ce système mais qui non seulement le porte mail approfondie avec la crise il ya une sorte de stratégie du choc pour reprendre naomi klein ya une sorte de stratégie du choc est menée actuellement par le gouvernement qu'en profitent sur l'environnement pour lever certaines règles en l'ont testé les néonicotinoïdes mais qui en ap voilà qui en a profité aussi pour finaliser ils sont en train de finaliser l'accord de libre échange avec le mercosur ils sont des soutiens massifs aux entreprises avec le nouveau dispositif de chômage partiel qui permet quand même de réduire les séries des salaires de réduire les effectifs etc c'est donc un approfondissement de ce système est donc une critique radicale du gouvernement je crois que ça nous réunit aussi voilà et jeux pour passer à la question du financement d'abord on se demande c'est quoi qu'on veut financer et nous on va être évidemment on construit aussi nos propositions le plan de sortie de crise ça comment on a construit ce à un moment aussi où on commençait à se multiplier les plans sociaux et moi je pense qu'on va aller dans les semaines prochaines dernière difficulté justement parce que on peut avoir le risque d'un côté d'avoir des revendications syndicales salariales qui sont tout à fait légitimes sur le maintien de l'emploi et de l'autre une critique tout autre légitime écologie sur les activités les plus polluantes est ce que c'est pas le moment de reconvertir l'aérien l'automobile hectares le risque c'est d'avoir deux discours dissocier et donc c'est comment nous justement va pouvoir jeu espère aider susciter des mobilisations communes à la fois sur l'emploi et le climat parce que d'un côté oui il faut d investir des activités les plus polluantes et reconvertir transformer les modes de production de consommation et tu l'as dit en particulier des plus riches ça je crois que c'est très important c'est que il faut d'abord s'attaquer aux plus riches il s'agit pas ici de dire que tout le monde doit décroître matériellement énergétique m'enfin c'est pas et en même temps je presque important pour nous c'est de de mener la revendication sur la création de millions d'emplois on a besoin millions d'emplois en plus aujourd'hui en france dans les services publics si on répond si on veut répondre aux besoins parce que c'est ça il faut il faut passer non pas non plus à une économie de l'offre non plus à une économie de la demande qui a été porté dans les trente glorieuses mais une économie des besoins on a besoin d'eux on a besoin de quoi on a besoin de ça on a dit on a besoin de 100 mille emplois pérennes dans les hôpitaux publics on l'a dit dans le plan de sortie de crise on a besoin de centaines de milliers d'autres emplois dans les crèches dans les écoles dans les transports en commun pour que ceux ci d'ailleurs soient accessibles peu chers voire gratuits voilà et là on est déjà dans la transition écologique et on a besoin de deux millions d'emplois dans la transition écologique la reno tu as parlé de la chapelle darblay de voilà de notamment de du recyclage des déchets la rénovation thermique des logements existants et en lien avec ça de mon point de vue mais je crois qu'on dit tous ensemble d'une sécurité sociale professionnelle qui permettent dans le même temps une reconversion professionnelle avec garantie des droits des revenus et c'est surtout une formation pour reconvertir c'est à dire que oui on est pour une reconversion productive écologique et sociale mais pas en détruisant l'emploi et pas une relance de l'emploi qu'ils soient de plus en plus précaires de plus en plus mal payés parce que je crois que tu peux le dire bien mieux que moi c'est que on va avoir un chantage à l'emploi énorme à la rentrée parce qu'il va y avoir des centaines de milliers de chômeurs en plus quoi là on attaque l'eau durant c'est à dire que les premières semaines moi ça a été les cdd et les intérimaires de ça et là on attaque on attaque maintenant les plans sociaux avec des cdi supprimés et que ça et donc on va avoir un chantage à l'emploi extraordinaire pour précariser encore plus mal pays encore plus c'est que ça et donc je pense que dans ce contexte là on a un défi énorme nous là qui avons réussi à travailler qui réussissent on a travaillé ensemble pour avoir aussi des revendications communes de ce point de vue là il finirait sur la question du financement et c'est là qu'on est vraiment dans les propositions systémique pour moi sa demande deux choses alors avant le financement un de revoir la question on en parlait de la démocratie dans le travail dans le monde du travail c'est à dire que sa demande de contrer la tendance depuis trente ou quarante ans à ce qu'on paye de plus en plus à ce que les bénéfices des entreprises aillent de plus en plus aux actionnaires au détriment des écosystèmes au détriment des sous traitants les villes au détriment des salariés entrevoir la démocratie dans le travail et puis évidemment conditionné on a une formidable occasion de reconversion productive on a des dizaines de milliards d'euros qui sont aujourd'hui distribués aux entreprises sans quasiment aucune conditionnalité sociale écologique l'état pourra avoir aujourd'hui une formidable opportunité de dire voilà on vous distribue des dizaines de milliards à telles conditions en vous inscrivant dans un plan disque de l'état discutait avec les collectivités locales ou voilà on vous met dans une autre trajectoire et a2 est le deuxième levier je finirai là dessus c'est évidemment le levier du financement et là aussi c'est des propositions effectivement radical et systémiques dans les comptes présents dans le plan de sortie de crise deux choses sur le plan de financement un la redistribution une révolution fiscale parce que c'est ça que ça veut dire pas seulement l'impôt sur le revenu pas seulement c'est aussi une lutte efficace contre l'évasion fiscale peut être que je vais dire ça manon une taxe sur les transactions financières voilà tout ce que la suppression des niches fiscales les plus les plus injustes et puis deux ce qui est très important c'est de revoir profondément la politique monétaire alors on s'attaque mais je reviendrai pas là dessus maintenant on s'attaque évidemment à la question de la zone de la zone euro la question de la banque centrale européenne qui aujourd'hui des verts des centaines de milliards de rachats d'actifs d'entreprise sans conditionnalité écologique et sociale et là effectivement il ya un besoin aussi manifeste de refonder profondément la politique monétaire qui puisse également prêter aux états aux collectivités locales sous conditionnalité écologique et sociale donc effectivement ce qu'on présente dans ce plan de sortie de crise ce qu'on va poursuivre à la rentrée parce qu'on n'a pas fini c'est notre premier jet donc voilà c'est vraiment à partir du moment où on prend la question écologique et sociale on arrivera fait à dérouler toute la pologne de l'aisne et arriver à des propositions systémique qui porte aussi la question de de l'europe qu'est ce qu'on fait de l'europe et qu'est ce qu'on fait de comment on refonde toute cette politique monétaire et budgétaire merci beaucoup aurélie je me permet de rebondir sur la fin de son intervention ce qui est intéressant aussi à noter dans les propositions c'est que n'est pas complètement ignoré un sujet y compris qui fait débat à gauche qu'est la question européenne et la question de la banque centrale européenne je suis bien placé pour parler parce que parfois on vocifère on se sent un peu seul dans l'hémicycle du parlement européen à dire que oui la politique monétaire dans politique monétaire et la politique ça veut dire politique qu'on doit pouvoir en discuter collectivement et qu'on doit pouvoir débattre démocratiquement et décider démocratiquement de ce qu'on en fait et qu'une politique monétaire peut être au service des intérêts communs et des intérêts du peuple et que non la banque centrale européenne ne doit pas décider tout seul aussi brillante soit elle christine lagarde sa présidente que la banque centrale européenne va continuer à investir tu le disais dans des actifs qu'on appelle brin donc des actifs pognon et surtout surtout parmi les chantages qu'on va avoir à la rentrée il ya le chantage à l'emploi et le chantage à la dette vous savez la dette coûte cher c'est un refrain que l'on connaît bien et qui est souvent le fait des libéraux on va nous dire faut rembourser la dette d'ailleurs il ya un impôt à c'est indolore personnes le voit on va pas faire mobilisation là dessus et pourtant dieu sait qu'ils injuste c'est la crds vous l'avez tous sur votre feuille de paye dans la crds par exemple va continuer on va continuer à la payer alors qu'on devait y mettre fin pour financer les cotisations sociales pour financer la protection sociale mais même il évoque d'utiliser par exemple la crds pour rembourser la dette voilà comment le chantage à la dette va arriver et là se pose la question de l'outil de la politique monétaire et je le dis parce que c'est un sujet qui divise y compris à gauche et c'est intéressant de voir des organisations syndicales associatives altermondialistes qui porte cette revendication et qu'il met dans des bas je crois un sujet qu'il ya petit plus que jamais d'actualité de comment on met la finance et la politique monétaire au service du plus grand nombre je ferme cet aparté pour donner la parole à mathilde pour finir ce tour de table y compris pour te faire réagir sur ce qu'ont dit nos trois interlocuteurs mais qui sont représentatifs des organisations de plus jamais ça toi tu as porté à l'assemblée nationale une proposition parlementaire de résolution pour précisément une bifurcation sociale et solidaire une bifurcation écologique et solidaire par 10 pour les gens heureux qui justement et c'est d'un briquet ces questions sociales écologiques qui est au coeur de notre adn de notre combat que vous portez à l'assemblée nationale et comporte au parlement européen et qui à la modeste ambition d' essayer de traduire politiquement dans un combat qui est aussi un combat culturel oui merci beaucoup manon bonjour à toutes et à tous moi je voulais commencer par par rappeler quand même quelque chose qui est tout à l'heure tu tu disais aurélie qu'il y avait des choses qui avaient beaucoup avancé sur les convergences notamment avec plus jamais ça moi je pense qu'on peut même aller un tout petit peu plus loin dans le temps je trouve je pense qu'il ya vraiment une rupture très fort les gilets jaunes ont beaucoup beaucoup beaucoup aidé les différentes organisations à bouger et je sais pas si tu te rappelles se disait salata aurélie parce que à la veille du 17 novembre donc du premier acte d gilet jaune on n'a jamais fait une tribune pour justement dire à quel point pour nous l'écologie populaire donc à la fois lié écologie et justice sociale était extrêmement important que je t'avais proposées notamment à cause signature et tu m'avais dit bon là je peux pas signer parce que bon jeu j'engage toutes attaques sinon et tu avais dit un peu plus tard mais c'est bien parce que ça nous a fait débattre en fait sur cette question là et j'ai l'impression que grâce au gilet jaune notamment parce qu'en fait les gilet jaune porté une revendication écologiste le fait dire déjà c'est pas aux pauvres de payer constamment et je pense que ça c'est vraiment important de ne pas avoir ce que fait le gouvernement c'est à dire une écologie on tape tout le temps sur les plus pauvres de la société et on laisse les plus riches tranquille et ça c'est tout ce qui est sur le partage des richesses qui se retrouvent dans les propositions que vous portez et et aussi parce qu'il ya un droit à la mobilité par exemple il ya un droit avoir des services publics il ya un droit à prendre collectivement en main son destin et notamment toutes les revendications démocratiques qui avait les gilet jaune fincke ont eu très vite les gilet jaune sur notamment de référendum d'initiative citoyenne c'est aussi tout ça que porter le gilet jaune et est vraiment j'aimerais dire à quel point pour moi c'est important quand j'analyse la situation depuis deux ans à quel point ça fait bouger beaucoup de gens en fait sur cette question là qui est intrinsèquement liée notamment aux 6 grâce à l'action des gilet jaune et je pense que c'est d'autant plus important que en fait c'est inédit ce qui est en train de se passer avec plus jamais ça et c'est inédit pas par hasard tout à l'heure il ya des raisons qui ont été évoqués sur à la fois le durcissement où on a parlé des néonicotinoïdes du point de non retour qui est passé sur la la calotte glaciaire on pourrait parler bond en stratégie du choc du de la durée maximale du travail qui a été porté à 60 heures avec avec le couronnais virus on pourrait parler de la réforme des retraites qui veulent nous remettre encore sur la table alors que la majorité sociale du pays est contre enfin en tout cas il ya à la fois un choc terrible dans les politiques qui sont faites et puis une répression très fortes aussi en fait ils sont en train de casser les gens ileka sont dans le vent une main en enlevant un oeil en faisant bouger les gens comme ils font bouger anthony smith qui est l'inspecteur du travail je pense qu'on peut quand même l'applaudir pour avoir défendu les aides à domicile et les avoir protégés pendant pendant la période du corps de la virus et qui se fait sanctionner par le ministère du travail pour avoir fait son travail justement de protection des travailleurs et surtout des travailleuses dans ces secteurs là et donc il ya à la fois cette répression tfou très forte le choc du coran navires us et un gouvernement qui derrière se retrouve absolument incapable de bouger quoi que ce soit de revoir son logiciel est incapable de faire face à la crise sociale démocratique et écologique alors juste pour revenir un peu sur le sujet moi j'étais sur la proposition de résolution donc on a fait avec danièle obono vous le savez un seul jour dans l'année alors on sait qu'un jour dans l'année en alors à une niche parlementaire c'est à dire que c'est nous mêmes qui fixe l'ordre du jour des textes qui passe à l'assemblée nationale et avant la crise du coronavirus donc cet automne avec danièle obono on s'était dit que ça serait bien de faire une résolution qui serait un une résolution cadre qui met les grands axes de ce que nous on porte qui serait une contribution au débat de ce que l'on porte justement sur la question de la bifurcation écologique et solidaire qu'on appelle de nos voeux alors on l'a appelé pacte des jours heureux parce que on parlait un peu de ce qui se passait aux états unis notamment avec sanders qui était à ce moment-là candidats aux états unis et qui avait fait avec alexandra occasion cortese et beaucoup de d'associations de terrain qui avait fait ce qu'ils ont appelé le green utile et le green new deal c'est une référence historique au green deal qui avait au coeur justement la question sociale au coeur de ceux de ce new deal à l'époque et bon après on a travaillé aussi avec manon parce que au niveau du parlement européen il faisait un espèce de greenwashing faire un espèce de bons de rien du tout rabougris et oui non oui de parler au niveau de la commission et au parlement dont le vote a fait un quelque chose sur justement de nos propositions européennes une sur une vraie bifurcation écologique et solidaire pour les peuples et donc on s'était dit que c'était intéressant de porter la tumeur nous le new deal dans notre histoire ça ça fait référence à rien mais historiquement on a déjà dû faire face à les transformations et à des ruptures brutales dans nos sociétés et notamment après la seconde guerre mondiale où on est capable justement de créer ces ruptures là et de cils si on avait une volonté politique de mettre en place cette bifurcation écologique et solidaire dont on a besoin donc bien sûr le cnr le conseil national de la résistance les jours heureux donc on a appelé le pack des jours heureux et on a on a construit cette proposition de résolution notamment avec beaucoup d'auditions de chercheurs d'associations on a d'ailleurs auditionné certaines des organisations qui sont ici et on a on a construit une résolution avec différents axes à la fois la question qui je crois est extrêmement importante et je vais pas être trop long mais qui est extrêmement importante qui est de dire que dans le système qui disent qu'ils peuvent continuer on est dans un système où il ya 9 millions qui fait de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans un pays il est un des pays les plus riches au monde on va avoir encore malheureusement beaucoup de personnes qui vont tomber sous le seuil de pauvreté voire dans des situations de misère absolument indigne de notre pays la première des choses que nous devons faire dans la société que nous voulons construire c'est répondre aux besoins des gens redéfinir des besoins désirable et qui ne sont pas ce que nous vend la publicité je ne sais quoi ou des sociétés où on n'arrive même plus à se soigner à s'éduquer et à se loger dignement parce que ça c'est l'indignité de la france donc donc la première des choses c'était con de dire il faut redéfinir des besoins des immeubles et ça ça revient vers un aussi vers un avenir qui heureux qui donne envie tout à l'heure vous disiez sur le contre justement dans cette proposition est dans la réflexion qu'on a eues avec les universitaires les associations les syndicats s'étaient aussi la question de dire voilà il faut un peu con décrivent aussi ce ce qu'on veut et de montrer que c'est possible en fait que on a un rapport de force de la majorité sociale du pays pour montrer que c'est possible donc on avait la redéfinition des besoins désirable de répondre déjà aux fonctions essentielles des gens notamment ce que nous on porte sur la gratuité des premiers mètres cubes d'eau et de gaz indispensables à la vie ensuite on portait des chaussures évidemment la question du rôle de l'état et de la justice sociale du partage des richesses de la diminution du temps de travail de l'augmentation des salaires et on a bien vu pendant la période de coronavirus c'est pas les technocrates qui nous gouvernent qui ont été utiles mais alors absolument pas c'est pas les traders non c'est les aides soignantes c'est ceux qui travaillent comme éboueur c'est ce qui travaille comme caissière c'est donc évidemment qu'il ya un problème dans dans dans la définition de la valeur ajoutée donc tout ça on l'a mis aussi dans la proposition de loi avec aussi des idées des idées autour de qui sur lequel on a quand même beaucoup gagné en aussi en victoire culturelle sur la relocalisation la réindustrialisation même s'il ya des conversions à faire l'arrêt du libre échange à tout va bon enfin sur sur le protectionnisme solidaire comporte et puis la dernière ddd le dernier axe de cette proposition et je pense que là c'est aussi très important pour dire voilà on n'est pas condamné à vire toujours plus mal toujours voilà à être toujours dans cette sangle osterrieth air ou ou petit à petit on s'appauvrit et la majorité sociale du pays souffrent c'est de dire en fait la bifurcation écologique et solidaire c'est aussi des nouvelles conquêtes sociales et vous en avez beaucoup parlé ça et c'est je pense que c'est un point extrêmement forts notamment la question de la garantie à l'emploi de dire on a tellement d'emplois créés dans l'agriculture écologique et paysannes dans l'éco construction et la rénovation thermique dans les métiers du lien dans l'hôpital dans tous les métiers du soin en fait que ça soit de l'être humain ou des écosystèmes on a des millions d'emplois créés qui serait des emplois utiles et que le marché ne prend pas en charge parce qu'on voit ce que à quoi on arrive avec eux le marché dans la crise du courant d'un virus et donc sur le droit d'obtenir un emploi la baisse du temps de travail et la réforme des cursus de formation c'était le dernier axe de notre proposition de résolution alors bon on l'a passé en niche parlementaire après le coronavirus donc on l'avait un petit peu adaptés aussi parce que ça confirme et beaucoup des choses qu'on avait dit est écrite en lien avec les différents acteurs bon évidemment vous connaissez l'assemblée nationale ce n'est pas passé mais en tout cas c'est c'est important que ce travail existent comme une contribution au côté notamment du travail inédit qui a été fait qui a été fait par vos organisations et je pense que c'est une contribution qui peut aussi être utile et dans lequel d'ailleurs on croise beaucoup des choses que vous vous avez dit est à vos côtés on dit plus jamais ça et plus jamais macro et son monde et c'est ce à quoi on travaille merci beaucoup merci beaucoup mathilde j'ajoute que dans débat culturel ce qui est intéressant le green new deal tas expliqué ce que c'était qui était un combat comportait qu'on reprenait notamment de la mouvance porté par alexandria casio cortès aux états unis et je sais pas non si vous l'avez vu mais c'est intéressant parce que on voit à quel point la droite libérale a vocation à reprendre des termes en les vidant de leur sang s'ils font un commissaire au plan en france en le vidant de son sens ils font au niveau européen ce qu'on appelle un green new deal bah tiens c'est exactement ce qu'on en fait sauf que eux dans leur green new deal il y à des traités de libre échange il y as absolument maintenir les mêmes aides aux entreprises et la même politique monétaire aux actifs qui sont polluants c'est maintenir une politique agricole productiviste d'ailleurs dans le nouveau budget européen ils vont baisser vous savez le fameux plan de relance dont macron se vanter en disant qu'il a sauvé l'europe bas derrière c'est la baisse du deuxième pilier de la politique agricole au niveau européen c'est à dire le soutien à l'agriculture biologique à l'agroécologie à cette agriculture dont nous avons besoin pour relocaliser et qu'on voit que un mois le temps qu'on gagne des batailles culturel il essaie de se réapproprier et ce combat on essaie de le mener à la fois conjointement au niveau français et au niveau européen parce que ça dépasse aussi les frontières nationales dans le contre projet que nous devons porter s'agissant par exemple ne serait ce que pour prendre cela des traités de libre échange qui sont signés au niveau européen un peu comme une religion un fanatisme hyper dangereux puisqu'on continue à faire venir de l'autre bout de la planète des marchandises qui font trois fois le tour de la planète avant d'arriver dans notre supermarché et quand on parle de leur localisation c'est aussi ces choses là qui sont concrètes qui sont bonnes de nouveau pour l'emploi puisque ça veut dire créer l'emploi au niveau local et qui sont aussi bonne d'un point de vue écologique je voudrais prendre juste quelques interventions de la salle on a très peu de temps pour finir je vais en prendre deux ou trois si vous le voulez bien ils finirent par un tour de conclusion de nos intervenants je sais qu'il voulait réagir aussi aux interventions des uns et des autres donc je vais m'en prendre geste pas si un micro qui peut circuler dans la salle je regarde s'il ya quelqu'un qui peut me faire s'il ouais merci je vais enfiler un je vous demande des interventions très courte plus sous forme de questions et n'hésitez pas aussi à l'est challenge et parce qu'on est là pour avoir des revendications mais aussi pour avoir une réflexion commune sur la stratégie on va en prendre une là-bas tout à gauche toute la gauche ouais merci pierre et bah tant qu'à faire on va prendre les deux personnes qui sont proches allez-y bonjour merci pour vos interventions et pour la venue des camarades d'attac de greenpeace la cgt plus les interventions de manon et de mathilde moi j'avais j'ai une question sur le plan donc déjà je me présente je m'appelle julien je suis membre de la france insoumise et je suis syndicaliste à la cgt educ'action dans le val d'oise donc j'ai une question sur le plan de sortie de crise notamment sur la mesure ans et la réduction et le partage du temps de travail on a parlé de matières et de conquêtes sociales et moi j'ai la question que jean marc rozé c est ce que la réduction et le partage du temps de travail ne passent pas aussi par l'avancée de l'âge de départ à la retraite à 55 ans avec maintien à 100 % du meilleur salaire donc merci je vais juste en prendre une question si tu veux bien je suis désolé juste pour donner la parole à plusieurs personnes merci beaucoup moi ma question elle était sûre quelle action tous ensemble peut se développer dans les départements à cette rentrée jeu là je leur disais en aparté que promis j'avais pas écrite les questions et qu'elle venait naturellement de la salle vous pouvez mais c'est vrai que ça faisait partie aussi moi des questions que j'avais sur la stratégie on peut prendre à l'est une dernière question si quelqu'un est là bas à droite ouais paris n'hésitez pas être bref est question claire oui bonjour militante a attaqué à la france à son bis donc je me réjouis de voir ce dialogue donc deux questions il m'a semblé assez clair mais pas toujours très bien précisé que puisqu'on utilise les termes de bifurcation pour moi c'est pas très clair je préférais le terme de révolution écologique et sociale mais est ce qu'on est vraiment dans une logique de sortie vraiment du capitalisme du productivisme les propositions semblent aller dans ce sens là et est aussi à ce que finalement que faire on a d'un côté les associations les syndicats les partis politiques donc mettons nous tous ensemble pour les prochaines présidentielles bon allez je vais reprendre ces questions bon et peut-être je voulais si les uns après les autres répondre répondre à ces à ces questions éventuellement on peut faire dans le sens inverse ce s'agissant de vie donc je vais commencer par par aurélie elle en plus tu es le micro en main c'est parfait et en vous interrogeant aussi voilà sur eux vous mettez des propositions sur la table vous assumez la dimension systémique radical et dans une certaine mesure révolutionnaire qu'on peut pas avoir des mots mais en tout cas un changement radical de société que vous prenez on fait comment maintenant bon sur le comment je vais finir après là dessus mais non je vais d'abord réagir sur les jls que je pense que c'est important en fait je crois qu'on s'est écrit en mi-novembre mais c'est important parce que je vais expliquer notre mode de fonctionnement en fait c'est vrai quand nous on signe un texte bas comme porte-parole secrétaire national et ses consignes pour toute organisation et oui on a le temps de la démocratie dans nos organisations et dès début décembre on a fait une appel commun dont je sais plus dans quel grand journal mais on a quasiment tous signé les organisations syndicales et associatives pour dire voilà on partage les revendications des gilet jaune sur la justice sociale et fiscale ecsta salaire qu'au lieu de se boucher de se pincer le nez comme on aurait pu le faire on a décidé de soutenir c'était aussi un signe vis-à-vis de nos militants et j'ose croire peut-être que je suis voilà je le vois trop importants j'en sais rien mais j'ose croire que ça pu aider aussi ancré à gauche ce mouvement d gilet jaune en tout cas de l'encré sur des idées de justice sociale fiscale et d'avoir des convergences avec des associations des syndicats et des forces politiques qui sont peut-être plus ancré historiquement voilà et je crois que cette convergence a été permise par ça mais il est vrai que lors du coup je fais le lien avec nous la question de la démocratie interne certes c'est vrai que dans plus jamais ça ça demande aussi quand on discute de prendre le temps nous ensuite dans chacune de nos organisations discuté dans nos conseils d'administration je peux enfin chacun son son instance d'élus quoi dans lequel parfois on en minorité enfin moi ça m'arrive c'est pas vous voilà jamais voilà et c'est l'essai mais c'est passionnant parce que voilà on discute entre nous on revient dans nos organisations ça veut dire aussi faire tout un travail de discussion en nous en notre sein et il vole on dit c'est pas toujours simple jean françois houle de 2 voilà deux et puis y compris attaque un de faire de faire avancer certaines choses qu'on voudrait faire à peut-être avancer un peu trop vite parfois non plus jamais ça mais voilà c'est une deux en tout cas c'est c'est un mode de fonctionnement qu'on s'est donné et donc j'en arrive aux mobilisations de la rentrée il se trouve que nous notre premier prochaine réunion stratégique elle est dans quatre jours donc vous dire ce qu ont évidemment on veut être très ambitieux sur la rentrée écologique et sociale on pense qu'il faut la faire en partie ensemble mais voilà il ya des choses qu'on va sortir dans une semaine sans doute deux semaines j'en sais rien on prendra le temps de cette démocratie interne pour être prêt à la rentrée et pouvoir effectivement mené des mobilisations parce que c'est vrai que plus jamais ça c'est pas seulement proposer et puis mettre sur la table en disant voilà ce serait sympa si vous pouviez retenir ses propositions on est avant tout des organisations militantes qui voient là qui construisent des mobilisations on espère populaire et qui construisent les convergences et voilà est qui qui par ailleurs s'appuie sur sur leurs bases locales quoi donc voilà juste fermo sur la dette est-ce que tu as c'est vrai que j'ai pas parlé de la dette dans le plan de sortie de crise il se trouve que aurez en on exige notamment une transformation si vous voulez de la dette publique de la dette des états auprès de la banque centrale européenne en dettes perpétuelles ça veut dire ni plus ni moins qu'une annulation de la dette des états est aujourd'hui preuve que nos idées font du chemin c'est qu'aujourd'hui il ya plein monsieur dans le champ académique de la recherche académique il ya plein d'économies ce qui aujourd'hui le porte qui n'auraient jamais porter ça il ya un an ou deux à la preuve qu'on a quand même et dernière chose sur la dette on prône aussi par exemple la suppression de la dette des hôpitaux publics qui est un moyen de leur redonner des moyens voilà dernière chose sur l'europe parce que tu m'as lancé sur loeb je vais pas en disque par les trop longtemps j'espère que j'irai pas trop à la shdm et je vais donner plutôt la vision d' attaque là dessus mais moi je pense pas qu'on voit là je suis pas pour dire que toute l'europe est mal y est parfois des décisions de l'europe positive que les états ne respecte pas en particulier la france moi qui suis dans le domaine agricole je peux vous dire que la directive nitrates elle est piétinée par la france et on en cour de justice européenne depuis dix ou quinze ans parce qu'on ne la respecte pas parce qu'on a un gouvernement pro du coup on a des gouvernements productive y compris les précédents jeux med ii dans le gouvernement françois hollande allègrement voilà et est donc parfois eybens et c'est aussi les gouvernements qui voilà par quoi et par ailleurs je pense qu'on sera enfin je pense qu'il faut y ce qu'est ce qu'il faut jeter c'est l'europe évidemment l'europe est devenue néolibérale c'est une europe néolibérale mais du coup ses pets du bon sens c'est à dire que on est potes pour désobéir à l'europe néolibérale parce que concrètement si on veut faire une politique progressiste de reconversion écologique social et démocratique et là il ya des règles de l'europe qu'on est obligé confins auquel on est obligé d obéir on n'a pas le choix et je pense que c'est un bon sens en fait c'est à dire on n'est pas anti européen on veut nous simplement faire une politique progressiste et dans ce cadre là eh ben il ya des règles de l'europe qu'on est qu'on est obligé de voilà auquel en objet d ouvrir comme il y en a d'autres auxquelles on ferait mieux d'obéir voilà donc c'est voilà en tout cas moi c'est comme ça que je le vois et pour finir je pense que je vais je vais finir sur la question de la solidarité internationale parce que quand on parle de l'europe il me semble ce qui est important c'est on peut avoir un discours très critique on doit avoir un discours très critique sur l'europe néolibérale mais dans le même temps toujours porter la question de la solidarité internationale parce que une des grandes leçons de la crise c'est que l'europe n'a pas été capable une solidarité internationale entre même ses états membres et ça c'est vraiment une leçon de la crise et en même temps que nous nous disons contre l'europe néolibérale nous sommes aussi pour une solidarité internationale très forte et nous ne lâchons pas ça de la même façon que nous sommes pour une relocalisation solidaire parce qu'il peut y avoir tout un tas de relocalisation xénophobes ou nationalistes ou tout ce que vous voulez donc on est pour une relocalisation solidaire et ça je crois que c'est très important de mener les deux pour bien montrer aussi pour notre maintenant que troc rage à gauche sociale écologique et démocratique voilà merci aurélie je vais tout de suite donné la parole à philippe pour m'assurer que tout me tue c'est avoir le temps de prendre la parole oui oui c'est toi pour juste pour avoir des questions qu était enfin côté soulevé il est la question du temps de travail elle est posée évidemment à la journée à la semaine et tout au long de la vie et donc il ya des propositions et on les porte pour évidemment pour revenir à une retraite à 60 ans avec à 55 ans pour un certain nombre de travaux pénibles ou exposées et donc évidemment ça se mesure dans l'ensemble de ses veines moi je veux juste revenir sur sur deux choses peut-être c'est on a besoin premièrement de de rester en tout cas c'est drôle du syndicat et c'est pour ça que moi j'insiste souvent là dessus de rester bien ancrée dans les dents les préoccupations du monde du travail elles sont de deux ordres tu l'as dit enfin vous l'avais dit il ya environ 600000 précaires intérimaires qui ont été foutu à la lourde du jour au lendemain et donc cette question de du contenu de la nature de l'emploi et du contenu du travail elle est essentielle et la lutte contre la précarité c'est c'est révolutionnaire parce que c'est une façon la précarité c'est une façon de mettre la pression à ceux qui ont du boulot c'est en même temps mettre la pression pour ceux qui veulent se mobiliser en disant vous pouvez toujours y aller on a une armée de secours qui eux ne se mobiliseront pas parce que sinon ils ont plus de boulot donc je pense que c'est important et la deuxième question c'est sur le travail est hélas il ya je les ai eu l'occasion de le dire je me suis fait parfois chatouillé par des élus de la france insoumise il ya un déficit de prise en compte du travail dans le monde politique le travail le travail c'est pas l'emploi c'est pas le chômage le travail c'est des salariés qui vont au boulot la peur au ventre qui vont au boulot en se disant mais pourquoi je vais faire mon boulot qu'ils qui vont au boulot en disant mais ce qu'on me demande de faire c'est ça va faire mal à la planète ce que on me demande de faire c'est c'est c'est pas bon pour d'autres salariés et donc je pense qu'il ya une besoin d'une réflexion urgente urgente y compris d'ailleurs on avait proposé à l'occasion des élections je pense qu'il ya besoin de revenir sur qu'est ce que c'est que le travail qu'est ce que c'est que le travail et pourquoi aujourd'hui et pourquoi aujourd'hui je dis juste ça avant dans ma boîte chez renault les parents étaient fiers de faire embaucher leurs mômes dans la boîte il n'y a pas que chez renault dans beaucoup de boîtes aujourd'hui quand vous interrogez les salariés ils disent bref le truc qui trouvent du boulot mais surtout pas dans ma boîte il faut se poser la question pourquoi est ce qu'il ya une tête défiance vis-à-vis du travail alors que le travail tout le monde le sait et surtout ceux qui n'en n'ont pas c'est structurant c'est du lien social sa model la vie et donc je pense que ya besoin qu'on est con et une autre approche politique là je me tourne vers les élus de la nation les noms de sensibilité une ça ne fait pas peur et une autre approche sûr sûr sûr sûr le contenu du travail parce que c'est un vrai un vrai sujet et puis bah si on arrive à bosser de cette façon là qui est des passerelles entre eux pourquoi moi je vois au niveau syndical entre le monde syndical et associatif et la politique je dis bien des passerelles puisque je suis sûr qu'il y aura pas de candidat cgt à la présidentielle si on arrive à avoir ces passerelles en respect ans respectant les uns les autres comme on le fait puisque vous l'avez beaucoup évoqué dans le collectif y compris en respectant pas au niveau de la taille et du nombre d'adhérents et aurélie trouvé par deux fois plus que philippe martinez un débat comme celui là alors que y'a quand même un peu plus d'adhérents la cgt qui attaque c'était oui on arriva c'est ça la confiance et pouvoir se taquiner mais aussi se respecter en tant que associations ong sans dire hey c'est nous les plus balèze donc vous faites ce qu'on vous dit donc voilà et ben si on arrive à construire ce genre de rapports entre le monde associatif syndical et politique je pense que il y aura des perspectives en termes de mobilisation je finis là dessus la cgt et d'autres solidaire et comme benoît testé dans la salle je vais pas dire de bêtises mais un soutien actif de 2 de la fsu a déjà programmé une journée d'action le 17 septembre prochain et va il faut qu'il y ait du monde dans la rue merci philippe jean-françois je te laisse réagir oui il y avait il y avait des questions aussi sur sur effectivement ce qu'on va faire comme disait aurélie on a on a des réunions la semaine prochaine donc on peux pas vous dire exactement ce qui va se passer mais pour vous dire qu'il ya des ja mais ça c'est pas seulement les organisations au niveau national il ya eu et de manière complètement spontanée organique et c'est très chouette d'ailleurs une vingtaine de collectifs plus jamais ça qu'ils sont nés dans différentes régions et on trouve que c'est génial parce que c'était aussi le sens de cette démarche aussi de regrouper des associations qui ont un ancrage local à travers des groupes locaux des groupes de militants des comités locaux etc et aujourd'hui effectivement c'est collectif plus jamais ça un peu dans différentes régions qui sont en train de s'emparer de ces thématiques là qu'ils sont en train de d'essayer de traduire en fonction de leur situation locale de lors de leur territoire et essayer de traduire ce à quoi pourrait ressembler cette convergence écologique et social à l'aune de notre territoire de nos problématiques de nos entreprises de nos de nos situations bien bien particulière donc tout ça pour dire qu'on n'ait pas simplement dans nos bureaux respectifs à paris et qu'on essaie d'avoir un vrai une vraie démarche auprès des hauts près des territoires et je voulais aussi dire parce qu'une question a été posée aussi sur nos liens avec les partis politiques dès le début dès la naissance dès les prémices de plus jamais ça on avait en perspective l'élection présidentielle 2022 clairement dès le début on s'est dit c'est un objectif en tant que tel dire qu'il faut qu'on trouve le moyen aussi de d'apporter notre contribution à ce débat là ddd que dès qu'on a commencé à exister et à faire un peu parler nous les partis politiques beaucoup de partis politiques ont commencé à nous approcher certains voulaient même intégré le collectif plus jamais ça là ça a été une ligne rouge pour beaucoup d'organisations dont greenpeace qui a une valeur d'indépendance politique on fait beaucoup de l'intervention dans le champ politique n'est pas partisan donc on n'est pas à soutenir tel ou tel parti et du coup on n'a pas voulu que les partis politiques intègres en tant que tel le collectif plus jamais ça en revanche il ya beaucoup d' échanges qui se font on est plusieurs rencontres plusieurs réunions la france insoumise a participé à plusieurs dents à plusieurs d'entre elles pour essayer de d'apporter notre d'autres notre pierre à cet édifice était fière d'apporter notre contribution si parmi les 34 mesure il y en a certaines qui peuvent permettre de nourrir ce débat-là dont des parties vont s'emparer pour la présidentielle à venir sur lesquels les partis vont réfléchir pour les renforcer encore c'est ce que tu disais tout à l'heure il ya des choses sur lesquelles on peut aller plus loin génial allons plus loin à aller plus loin dans les dents les dans les constructions de vaud de vos programmes politiques à venir c'est tout le sens aussi de cette initiative là et c'est pour ça qu'on essaie de 2,2 de dialoguer avec les partis politiques de les rencontrer régulièrement ce constat que hier on était pour pas le cacher non plus hier on était aux journées d'été d'europe écologie les verts n'y voyez aucun message mais on était dans le même débat hier à pantin et on est très content de faire ce débat là aujourd'hui ici merci jean françois mathilde vraiment un très petit mot pour conclure juste pour répondre à la dernière question qui a été posée évidemment en tout cas la résolution qu'on a fait mais les propositions qui sont faites soit en rupture très clair avec le système capitaliste et le système de jeu et de rupture brutale avec nos systèmes de production et de consommation donc ça je pense que là dessus il ya on est on est tous d'accord avec quand même un point qui je crois est très important et ça va dans le sens de quelle action aussi pour la suite un point qui est très important je crois c'est que si à un moment on veut opérer cette rupture et faire face aux forces de l'argent il faut une mobilisation populaire qui est forte y compris qui déborde chacune de nos organisations et et je bon chacun il travaille évidemment mais je pense que c'est vraiment là la clé aussi de cette rupture qui doit être fait et on l'a en fait parce que on peut gagner ça parce que la majorité sociale du pays a intérêt et moi avec grand plaisir pour travailler sur les choses de travail notamment parce que dans les nouvelles conquêtes sociales qui est que dont on parle est une des choses qu'on a beaucoup discuté avec les chercheurs c'est le fait que la bifurcation écologique et solidaire ça peut éclater des travailleurs un peu partout aussi ça fait des moins grosse de moins grandes structures et donc il ya peut-être aussi des conventions collectives a pensé pour garantir les droits des salariés mais en tout cas juste pour terminer sur ce que disait tout à l'heure un intervenant responsable cgt dans la construction ont rejeté par l'équipe une lame la manière de perdre bifurquer là aussi nos systèmes de construction ils disaient oh mais vous savez nous demande de faire de la bouse alors on fait de la bouse mais le mais nous on sait faire autre chose et je pense que ce que tu dis sur la fierté c'est exactement ça c'est que la bifurcation écologique et solidaire elle redonne du sens au travail à nos vies et elle redonne de la fierté de la dignité merci beaucoup mathilde pour conclure je crois que pour moi c'était un débat passionnant la preuve qu'on est capable de faire de la politique en tout cas un mois quand je me suis engagé en politique c'était ya pas très longtemps que vous le savez il ya un peu plus d'un an et c'était de me dire que en fait on peut porter un horizon collectif qui soit positif est qu'on est capable de recréer cet imaginaire cette relation au travail ce que tu as dit philippe est en effet hyper important une fois qu'on aura fait la bifurcation sociale et écologique je rêve de ce moment on se lève le matin et quel que soit de l'emploi que l'on aura on sera fier d'aller au travail parce qu on participera à une société qui ne sait ce qui ne détruira plus les limites de la planète qui ne repoussera plus sans cesse les limites de la planète qui cessera aussi d'exploiter les travailleurs qui tous les matins se lèvent en ayant au mal au dos en ayant des troubles psychologiques qui parfois se contente tout juste d'applaudissements à 20h au balcon mais dont on ne reconnaît ni socialement ni financièrement leur contribution à la société repenser notre relation au travail c'est aussi repenser notre relation à la planète et inversement j'espère que ce débat aujourd'hui vouloir approuver mais j'espère aussi que ce débat vous en ressortirez avec eux une note d'optimisme et d'espoir pour les jours qui viennent les mois qui viennent alors les mois qui viennent seront faits de bataille de lutte elles seront difficiles mais j'espère que sur la base des propositions de vous porter que nous avons un mode et style reprendre à notre compte mais aussi de challenge et pour aller plus loin pour repousser aussi l'ensemble de ces propositions être capable de recréer cet univers des jours heureux dont tu parles et mathilde et qui au moins vous aura fédéré aujourd'hui pour ce débat qui nous fait ras demain j'espère dans les mobilisations sociales et qui sait nous fait deja peut-être un jour pour se lever le matin et être fier du travail que l'on fait qu'ils préservent la planète merci à tous d'avoir suivi ce débat merci à nos invités d'être venu et on attend avec impatience la suite du collectif que jamais ça [Applaudissements]