Matthieu Valet : "La France découvre le visage d’une nouvelle victime de l’ensauvagement !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:36OuverteRéponse directe
L'effroi qui nous gagne, le témoignage d'Arius sur Evan, le beau-fils de Mélanie.
- 2:03RelanceRéponse partielle
Est-ce que la violence des mineurs est une question de génération ?
- 3:03RelanceÉludée
Vous dites qu'on s'en prend de façon inefficace aux mineurs ?
- 5:46FerméeRéponse directe
Est-ce que vous savez combien il y a d'établissements pénitentiaires pour mineurs en France ?
- 6:49OuverteRéponse directe
Regardons les chiffres : 6 000 fouilles, 186 couteaux saisis, 32 gardes à vue...
- 7:23ComplaisanteRéponse directe
Exprimer mes condoléances à la famille et à la communauté éducative.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Les couteaux sont déjà interdits en France. Le port d'un couteau, c'est une arme blanche, c'est d'une catégorie D. »
- 0:04Invité politiqueChiffre
« Donc appliquons déjà la loi. C'est un délit d'un an d'emprisonnement de 15 000 euros d'amende, une garde à vue qui peut être prolongée jusqu'à 48 heures puisque l'infraction est super ou égal à un an. »
- 0:16Invité politiqueFait
« Quand j'étais officier de police, on avait des interpellations tous les jours à la gare de Barbès-Rochochoir sur la ligne 4 ou à la gare du Nord ou à la gare de l'Est dans les circonscriptions dont j'avais compétence. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Chème Cédine, 15 ans l'année dernière, qui a été massacré par 4 individus, qui ont été mis en examen, dont 3 mineurs de 15 à 17 ans, qui ont été mis en examen pour assassinat et violences volontaires en Réunion. »
- 2:09InvitéFait
« C'est la course à l'échelle haute habituelle de « c'est fini, l'excuse de minorité, l'ordonnance de 45 n'est plus adaptée, nos enfants ne sont plus des enfants, ce sont des criminels ». »
- 2:27InvitéFait
« Nos enfants ne sont probablement pas les mineurs d'avant, et ils sont probablement encore plus violents et encore plus immatures. »
- 4:27InvitéFait
« Les juges ne sanctionnent pas plus aujourd'hui qu'hier. Quand vous entendez des interviews de magistrats chargés de la jeunesse, ils sont toujours dans le même discours et disent « nous, on est là pour donner à ces jeunes une deuxième chance ». »
- 5:47Invité politiqueChiffre
« Est-ce que vous savez combien il y a des établissements pénitentiaires pour mineurs en France qui permettent d'incarcérer uniquement des mineurs ? »
- 5:57Invité politiqueFait
« Il n'y en a même pas un par région. »
- 11:05InvitéChiffre
« 10 400 attaques au couteau par année en France, un peu moins, 10 397. Ça représente 28 par jour, chaque jour que Dieu fait une attaque au couteau. »
- 11:17InvitéChiffre
« Si on compte seulement les établissements scolaires de la région parisienne, 130 par an. »
- 15:36Invité politiqueFait
« Quand on assène des coups de couteau sur une assistante d'éducation qui ne peut pas se défendre, qui aide les enfants, qui fait de l'éducation de nos enfants dans nos collèges, on est irrécupérable. »
- 20:49Invité politiqueFait
« Dès 3 ans l'école est obligatoire, c'est bien que les enfants soient scolarisés et soient pris en charge par des professionnels de l'éducation. »
Temps de parole
- Matthieu Valet26 %
- Invité20 %
- Présentateur17 %
- Invité 217 %
- Invité 313 %
- Invité 48 %
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Les couteaux sont déjà interdits en France. Le port d'un couteau, c'est une arme blanche, c'est d'une catégorie D. Donc appliquons déjà la loi. C'est un délit d'un an d'emprisonnement de 15 000 euros d'amende, une garde à vue qui peut être prolongée jusqu'à 48 heures puisque l'infraction est super ou égal à un an. Donc en tant qu'ancien officier de police judiciaire, je peux vous dire que moi, dans le 10e arrondissement, quand j'étais officier de police, on avait des interpellations tous les jours à la gare de Barbès-Rochochoir sur la ligne 4 ou à la gare du Nord ou à la gare de l'Est dans les circonscriptions dont j'avais compétence. Et la réponse pénale était très faible.
C'était des travaux d'intérêt général, des rappels à la loi, des alternatives aux poursuites. Donc d'une certaine manière, on a banalisé le port du couteau et l'usage du couteau. Et c'est ça aujourd'hui qu'on est en train de payer chez notre jeunesse. Et permettez d'avoir un mot pour le maire de Véry-Châtillon, puisque vous avez eu Chème Cédine, 15 ans l'année dernière, qui a été massacré par 4 individus, qui ont été mis en examen, dont 3 mineurs de 15 à 17 ans, qui ont été mis en examen pour assassinat et violences volontaires en Réunion. Et donc effectivement, moi ce que je veux, c'est qu'on protège nos enseignants, protège notre corps d'enseignants, nos assistants d'éducation.
Je l'ai été quand j'étais jeune, au lycée Montebello à Lille. Et donc j'estime qu'on a besoin de ces personnels encadrants, de ces personnels d'éducation, pour accompagner, surveiller et éduquer les enfants. Et je rends hommage, si vous me permettez d'intervenir, à Mélanie, 31 ans, ce visage de la République qui sert au quotidien à les collégiens dans ce collège de Haute-Marne, et dont on voit ici la famille. C'est bien que la famille de la victime prenne la parole, parce qu'on entend trop souvent les auteurs, les délinquants, les criminels, dans les médias, notamment leur nom et leurs exactions, plutôt que les victimes.
Et j'ai une pensée pour cet enfant, pour cette famille qui ne revoit pas une sœur, une mère et une membre de la famille ce soir, parce que quand elle est partie travailler, elle ne devait pas mourir dans l'école de la République, qui doit être normalement un sanctuaire.
– Pardon, mais je pense qu'on est obligé de commencer par là ce soir, l'effroi qui nous gagne, le témoignage merveilleux d'Arius, que vous avez eu d'Evan, le beau-fils de Mélanie. Et c'est bien, je trouve, de commencer par le visage de cette femme, la mémoire de cette femme, de sa mission, de ce qu'elle était, de ce qu'elle reprend pour chacun d'entre nous. – Absolument. – Et on ne comprend pas comment on peut en arriver là, à un meurtre lors d'une opération de contrôle par la gendarmerie, aux abords d'un établissement scolaire.
Mais une fois qu'on a dit ça, tout le monde, c'est la course à l'échelle haute habituelle de « c'est fini, l'excuse de minorité, l'ordonnance de 45 n'est plus adaptée, nos enfants ne sont plus des enfants, ce sont des criminels ». Il faut bien se rendre compte qu'effectivement, nos enfants ne sont probablement pas les mineurs d'avant, et ils sont probablement encore plus violents et encore plus immatures. Et donc, de dire « je vais punir comme un majeur le mineur » ne veut absolument rien dire. Pourquoi ?
Parce que vous dites à un gamin, si tu fais ça, tu ne vas pas aller en prison ou en établissement pour mineurs pendant 4 ans, mais pendant 10 ans, ça ne veut rien dire quand l'auteur a 14 ans. C'est une abstraction pure. Et par ailleurs, je voudrais rappeler un truc. Gabriel Attal… – Là-dessus peut-être, laissez répondre, Guembroquette, parce que là, c'est un point très précis. – On est en train de détricoter, dans le budget actuel, la politique judiciaire de la jeunesse, c'est les éducateurs, c'est les psychologues, c'est ceux qui font que les mineurs peuvent basculer ou pas de la délimpance vers la réinsertion. – Quand vous dites qu'on s'en prend de façon, disons, inefficace aux mineurs ?
– D'abord, moi je suis très gêné quand Maître Klugman dit « nos enfants ». Ce n'est pas vrai, parce qu'il y a plein de gens qui nous regardent et dont les enfants ne se comportent pas comme ça, non pas qu'ils assassinent bien sûr, mais parce qu'ils respectent la loi, parce qu'ils respectent l'ordre, et que trop souvent, on est dans cette explication sociologique que vous venez d'avoir, consistant à dire « ah ben c'est une question de génération ». Les enfants d'aujourd'hui, ce n'est pas comme avant. Et donc, il faudrait, si j'ai bien compris, plus d'éducation… – C'est plus violent qu'avant, plus immature qu'avant. – Oui, mais pourquoi ?
– Je ne suis pas dans la culture de l'excuse, Guillaume Roquette. – Non, mais vous êtes dans l'explication sociologique. – Je dis juste qu'il ne faut pas émettre des peines de prison comme des insignias, parce qu'on dévalorise tout. – Elle est trop facile, mais on n'a jamais émis de peine de prison. À chaque fois, depuis des années, que ce genre de meurtre intervient, on nous dit « ah, il faudra abaisser la majorité pénale, on ne le fait pas ». « Ah, il faudrait supprimer l'excuse de minorité », donc je vous rappelle qu'elle est la règle et qu'elle divise par deux la peine qui est encourue par le mineur, qu'il ne faudrait pas faire de ça la règle, mais l'exception.
Et en fait, comme on nous répète toujours la même chose, on croit que la situation évolue. Mais non, elle n'évolue pas. Il n'y a pas de tournant sécuritaire. Mathieu Vallée en faisait le témoignage. Les juges ne sanctionnent pas plus aujourd'hui qu'hier. Quand vous entendez des interviews de magistrats chargés de la jeunesse, ils sont toujours dans le même discours et disent « nous, on est là pour donner à ces jeunes une deuxième chance ». Eh bien, moi, je trouve qu'avant de leur donner une deuxième chance, vous pourriez les sanctionner. Oui, c'est une deuxième chance, justement. Voilà, absolument. Sauf que la deuxième chance, c'est le jeune qui l'a perdu.
Pardonnez-moi, mais on ne peut pas, à un moment donné, toujours être dans le même discours qui ne marche pas. Et en l'occurrence, on est dans un concours. Moi, je n'ai pas changé d'avis. Moi, je suis toujours dans le même discours, effectivement. Non, mais très bien. Mais en l'occurrence, tout ce qui est fait dans notre pays pour empêcher la jeunesse de partir à des rives, on est en train de la détricoter. Si la prison était la réponse à quoi que ce soit, ça se saurait. La sociologie judiciaire, l'étude des peines démontrent le contraire. Vous voulez prendre un délinquant, emmenez-le en prison et faites-en un criminel. C'est ça que vous voulez ? C'est une prison ferme pour des mineurs.
Et bien sûr qu'il y en a. Et heureusement qu'il y en a. Et il y en a systématiquement dans les affaires criminelles. Il faut quand même le dire. Mais moi, je n'oublierai jamais ce gamin que j'ai défendu, qui avait planté, il ne savait même pas pourquoi. Au début de l'histoire, on pensait qu'il est illettré. Il prend conscience de ce qu'il a fait avec les éducateurs. Il refuse qu'on fasse des demandes de mise en liberté. Il veut purger une peine. Et il a acquis la conscience de ce qu'il a fait par ce cheminement judiciaire adapté. Et à la fin, vous savez quoi ? Il me demandait de lui amener en détention le dernier Goncourt. Ce type dont, au début, on pensait qu'il était illettré.
Et c'est ça aussi la politique judiciaire de la jeunesse.
J'ai une question pour vous. Est-ce que vous savez combien il y a des établissements pénitentiaires pour mineurs en France qui permettent d'incarcérer uniquement des mineurs ? Parce que j'estime que c'est bien qu'on ait des établissements pénitentiaires dédiés uniquement aux mineurs. Il y en a sept en France, monsieur. Il n'y en a même pas un par région. Je sais. Comment on veut pouvoir incarcérer des mineurs ? Alors, il y a des quartiers pénitentiaires pour mineurs dans les établissements pénitentiaires. Vous avez parfaitement raison, monsieur. Ayons des établissements spécialisés. On est d'accord. Je vais peut-être même vous étonner.
Vous, l'âme de gauche sur ce plateau, je vais vous étonner de choses. Les établissements pénitentiaires pour mineurs, moi, j'estime qu'il en faudrait moins un par région. Et je vais aller plus loin. Les centres éducatifs fermés où on met les décrocheurs scolaires, où on met les enfants à problème qui traînent dans la rue, dont les parents ne s'occupent plus. Jordan Bardella a proposé d'en avoir un par département.
Parce qu'on estime qu'avant d'avoir un gamin qui rentre dans le parcours du délinquant, chevronné, que les policiers et les gendarmes ne connaissent que trop bien, qu'ils deviennent des fidèles clients, à qui on pourrait donner des cartes de fidélité, qu'ils auraient des cadeaux en veux-tu en voilà, on dit, avant d'être dans un parcours inarrêtable et irratrapable, mettons-le dans un centre éducatif.
Alléluia, alléluia, monsieur Bardella, on a même dit une fois une chose intéressante. Alors, s'il vous plaît, partageons-le-vous la parole. Madame Diop, je vous passe aussi la parole. S'il vous plaît, regardons les chiffres. La profondeur du mal, on voit bien que, quelles que soient les solutions qu'on y trouve, le mal est très profond. Ce qui s'est passé, vous le rappeliez, c'était pendant une fouille, c'est-à-dire la fouille de ces fouilles par les gendarmes qui sont recommandées, qui sont demandées par la circulaire Retailleau et Borne. Regardez le nombre, il est absolument saisissant.
Il y a 6 000, on parle entre le 26 mars et le 26 mai, 6 000 opérations de fouilles, 186 couteaux saisis, 32 gardes à vue, 567 conseillers de discipline pour détention de couteaux. L'impression qu'on est vraiment dans un monde qu'on ne soupçonnait pas.
Oui, d'abord, je voudrais exprimer mes condoléances à la famille et à la communauté éducative et aussi à tous ses proches parce que moi qui ai été prof pendant 26 ans, je suis toujours abasourdie lorsque un de mes collègues perd la vie en étant justement au service de cette jeunesse et quand il est là pour justement l'accompagner dans son parcours. Moi, je crois que ce n'est pas un monde qu'on ne nous soupçonne pas, M. Rojba. On sait très bien que, comme l'a rappelé M. Gluckman, c'est qu'aujourd'hui, on est avec des jeunes qui sont de plus en plus violents.
Moi, à 26 ans, enseignante, dont 23 ans à Mont-la-Jolie, à Rostand, évidemment que j'ai vu l'évolution des rapports qu'on peut avoir avec cette jeunesse. C'est-à-dire qu'on est avec des jeunes qui sont de plus en plus contestateurs, de plus en plus tôt, mais je crois qu'il y a aussi des faits qu'il faut prendre en compte. C'est-à-dire les problèmes de santé mentale, on en a parlé. Et d'ailleurs, je suis très heureuse qu'enfin, M. le Premier ministre et d'autres responsables politiques prennent en compte cette dimension puisque nous avons eu des rapports accablants sur le sujet. Moi, je crois qu'il ne faut pas être sur la culture de l'excuse, c'est clair.
Mais il ne faut pas non plus s'aider au tout sécuritaire. Il ne faut pas faire de nos écoles, de nos établissements, des endroits qui sont bunkérisés. C'est ce qu'on essaie déjà. Regardez, Mme. On a l'exemple des États-Unis qui montrent que ça ne sert à rien. Par contre, oui, qu'on puisse avoir des contrôles ciblés avec effectivement des suivis éducatifs, que bien sûr, on mette peut-être plus d'infirmières scolaires, plus de psys dans nos écoles. Parce que je vous rappelle que tout ça, ce sont des postes qui ont été complètement anéantis. On en a de moins en moins. Et je suis d'accord, des endroits où on peut accueillir correctement les enfants qui en ont besoin dans des centres fermés.
Je vous pose tous la question. D'où est-ce que ça vient ? C'est-à-dire qu'il y a 30 ans, il y a 40 ans, il y a 50 ans, il y avait déjà des élèves qui ont des problèmes mentaux. Ça arrive de tout le temps. Il y avait déjà des problèmes. Mais on ne voyait pas ça. Ça paraît inouï.
Vous avez déjà les réseaux sociaux. Il y a 40 ans.
Il y a 40 ans, imaginez qu'on fait des fouilles à l'entrée des collèges comme si c'était un aéroport.
Vous avez un miroir grossissant qui s'appelle les réseaux sociaux, déjà, et qui mettent en évidence peut-être des faits. On en avait autant peut-être il y a 20 ans, mais sauf qu'ils n'étaient pas mis en évidence avec ce miroir grossissant des réseaux sociaux. Et puis, il y a aussi l'influence, enfin, excusez-moi, mais aussi d'une société où même les adultes sont de plus en plus procéduriers, contestataires. Violents. Donc, je crois que... Violents.
Violents. Soyons violents. Procéduriers, c'est pas grave. Violents.
Mais violents.
Vous savez, quand on imagine, encore une fois, la manière... Mais même les élus, les élus, les violences des propos de certains députés qui, au sein même de l'hémicycle, se comportent, mais alors, d'une manière, on n'imaginera même pas, le moindre parent ne comprendrait pas qu'on puisse se parler et s'invectiver de cette façon-là. Parce que, franchement, franchement, quand on s'empêche de parler à ce point-là, j'ai été fonctionnaire de l'Assemblée pendant 25 ans, du jour où on est arrivé dans l'hémicycle où, finalement, on arrive n'importe comment dans l'hémicycle. On se comporte comme n'importe qui, n'importe comment, en hurlant, en ne respectant plus rien du tout.
C'est un exemple, mais détestable. Et cette violence-là, elle fait aussi partie du mauvais exemple qu'on montre aux enfants. Entrons vraiment dans le vif du sujet. Cette culture du couteau, c'est le terme qu'a employé François Bayrou tout à l'heure sur TF1. L'ampleur des attaques au couteau, là aussi, c'est tout à fait vertigineux. 10 400 attaques au couteau par année en France, un peu moins, 10 397. Ça représente 28 par jour, chaque jour que Dieu fait une attaque au couteau. Et si on compte seulement les établissements scolaires de la région parisienne, 130 par an, Guillaume Roquet.
Oui, c'est pour ça que c'est trop facile de dire, comme a fait semblant de le croire Emmanuel Macron, que ce à quoi nous assistons, c'est juste des faits divers qui seraient exploités par tel ou tel parti politique. C'est une attitude irresponsable. Et d'ailleurs, on s'aperçoit qu'il s'est renié à deux jours d'intervalle. Soyons honnêtes, là, il a bien dit qu'il y avait un déferlement essentiel de violence. Dans ce cas précis. Absolument. C'est pour ça que je dis qu'il s'est renié. Parce que le week-end, deux jours avant, il disait exactement l'inverse. Je pense qu'on n'est pas très rassuré quand on sait qu'il y a une telle absence de boussole à la tête du pays, en tout cas sur ces sujets.
Mais c'est vrai que cette violence, elle est systémique, on pourrait dire ça. Alors, il n'y a pas d'explication unique. Moi, j'en vois une parmi d'autres, qui est peut-être que l'autorité en elle-même, à commencer par celle des parents, est quelque chose qui est de moins en moins partagé, semble-t-il. Moi, je suis toujours frappé, pardon, de cette comparaison, elle est moins dramatique que l'actualité de ce soir, de voir comment beaucoup de parents se comportent avec leurs enfants dans les trains.
C'est-à-dire que quand vous avez un voyage un peu long, vous êtes assis et vous voyez une famille avec des gamins qui font du bruit, qui emmerdent, pardon, tout le compartiment, ou plus exactement toute la voiture pendant toute la durée du voyage. Et si jamais vous essayez de faire une remarque aux parents, mais vous vous faites agonire d'un jour en disant, mais laissez-les s'exprimer, vous n'aimez pas les enfants. Ça s'est enlevé que Guillaume Roquette, on vous imagine dans TGV, oui. Non, mais pardon, parce que c'est un peu anecdotique.
Mais de la même façon qu'ensuite ils vont voir les profs avec leurs enfants, parce que soi-disant leur enfant a fait une connerie, c'est le prof systématiquement qui est mis en cause. Et ça, ça montre bien qu'il n'y a plus d'autorité, on n'accepte plus l'autorité, on explique aux enfants qu'il n'y a plus d'autorité, ni les profs, ni les médecins, ni les pompiers, ni les policiers, plus personne n'a le droit à ce respect-là. On devrait déjà leur apprendre à dire bonjour en regardant dans les yeux, et après peut-être qu'on commencerait à... Si on va aux solutions, quelles solutions vont au-delà simplement de la même manière ?
Évidemment, c'est très bien ce que propose le gouvernement, mais enfin on voit bien que ce n'est pas suffisant, ce n'est pas interdire le couteau et le moyen. C'est quoi le paradir ? Ce qui est sûr, c'est qu'il faut rétablir les formes d'autorité légitimes. Elles commencent bien sûr à la maison, l'autorité parentale, à l'école, l'autorité du maître, l'autorité de l'encadrement, et parce qu'on a vu tous les désastres qui ont été faits à chaque fois que ces autorités se sont contestées. Mais ça, pardon, c'est de la philosophie politique. Vous détruisez l'autorité légitime, c'est la barbarie ailleurs.
Donc ça ne veut pas dire de revenir avec la règle du Martinet, où que ce soit, mais le maître doit être respecté, et s'il n'est pas respecté, c'est l'élève problématique qui doit être écarté. Sinon, c'est l'exemple du... Fait concret, toi, concrètement, ça veut dire quoi ? Quelle mesure ? Excusez-moi, on ne peut pas s'interroger sur notre rapport à la violence. Quand le PSG gagne, il y a eu combien de morts ? Quand une équipe de football gagne, combien de morts ? Deux, trois ? Il y a eu deux morts, deux morts, deux sans blesser, dont 22 policiers, gendarmes et 7 pompiers. Donc voilà, est-ce qu'il y a une meilleure photographie de l'État de violence qui règne dans cette société que cela ?
Une victoire au football ? Ça, c'est le constat, mais je reviens. Quelles solutions existent, disons, qui vont dans le sens de rétablissement d'autorité ?
Par exemple, Mme Diop, qui représente le Parti Socialiste, elle soutenait Mme Taubira. Mme Taubira, c'était la prison, ce n'est pas la solution. C'était la suppression des peines planchers. Quand on sait que 5% des multirécivistes ont 50% d'années à la France en France, même des syndicats de magistrats le reconnaissent, il faut remettre en place les peines planchers. Mais elles ont été remarquablement inefficaces. Non, on n'a pas eu le temps de les évaluer. C'est la culture du résultat, regardez.
Pour tuer ce... Mais c'est le finir. Non, pas en même temps. Non, non, s'il vous plaît, s'il vous plaît, laissez finir, Mme Diop.
C'est t'apprécié, Mme Diop. Il y a votre côté gauchiste qui remonte, elle est fiste, on a parlé des bâtons. Elle est fiste, non, ça, vous pouvez tout le dire, mais vraiment pas. J'espère que nous ne m'aurons pas le table de plateau.
On m'aurait tout dit, mais pas. Laissez-le finir, laissez finir, Mme Diop.
Donc, je disais à Mme Diop, je vous laisserai répondre, évidemment, on peut discuter. On vient tous les deux du quartier populaire. Vous êtes né à Montelajoli, vous avez grandi au Mureau, dans un quartier difficile. Moi, j'ai grandi dans un quartier difficile de Lille. La page des quartiers difficiles, ce n'est pas que la région parisienne. Votre partie, Mme Taubira, a dit la prison, ce n'est pas la solution. Moi, j'estime que la prison, pour ces individus, c'est criminel irrécupérable. Quand on assène des coups de couteau sur une assistante d'éducation qui ne peut pas se défendre, qui aide les enfants, qui fait de l'éducation de nos enfants dans nos collèges, on est irrécupérable.
Ensuite, les peines minimales. On peut dire tout ce qu'on veut. Aujourd'hui, les policiers, M. Mélenchon à qui vous êtes associé au législatif, dit la police, vous en êtes des solidarités, d'ailleurs, vous avez dit que c'était des mots forts. Et que, visuellement, vos racines socialistes vous ont fait penser à Clémenceau, qui a dû se retrouver dans sa tombe quand il voit M. Mélenchon traiter sa police comme il le faut.
Non, j'ai été très clair, j'ai dit que c'est des mots que je n'utiliserai pas.
Très bien, je suis content d'entendre dire que tout le monde n'a pas votre équilibre et votre point de vue. Et donc, j'ai dit simplement que Mme Taubira a fait beaucoup de mal au laxisme sécuritaire. On a M. Villain viré châtir en 2016, c'était M. Hollande aussi. Les policiers se sont sentis abandonnés. Rappelez-vous, c'est deux policiers, Jenny et Vincent, enfermés, brûlés vifs et caillassés en sortant du véhicule de police. Donc, vous avez un bilan, vous, M. Macron aussi, sécuritaire et judiciaire laxiste. Et aujourd'hui, je suis désolé, la prison, ça doit être la solution pour protéger la société.
Et vous, vous voulez qu'il y ait plus de fous furieux dehors, moi, je veux qu'il y ait moins de victimes.
Arrêtez la caricature, M. Vallée.
Ce n'est pas votre bilan, c'est Mme Taubira. Mme Villop, s'il vous plaît, laissez parler Mme Villop. Deux choses. Elle n'a pas supprimé les planchers. Laissez-le répondre.
Elle a supprimé parce qu'elle était inefficace. Elles ont été évaluées sur le cas, Mme. Écoutez, moi, j'assume, on a supprimé les peines planchers. Elles sont efficaces, mais il n'y a pas d'évaluation de votre part. Ça, c'est la première des choses. La deuxième, mais vous pouvez noter, vous faites ce que vous voulez, mais on ne sera pas d'accord sur ce sujet-là. C'est le débat. La deuxième chose, oui, c'est le débat, si vous pouviez me laisser finir. Vous en prie, Mme. Encore une. Première chose, oui, moi, je ne suis pas pour les peines planchers.
Et oui, ce que vous évitez de dire aussi, c'est qu'il y a aussi un biais, non seulement de la droite, mais aussi, notamment chez Nicolas Sarkozy, c'est que lorsqu'on supprime la police de proximité, lorsqu'on supprime aussi des postes dans le service public, c'est-à-dire de l'encadrement, lorsque vous faites en sorte de détricoter toutes celles et ceux qui, par exemple, les moniteurs éducateurs spécialisés, toutes celles et ceux qui accompagnent les enfants qui ont des problèmes, eh bien oui, vous faites en sorte qu'à un moment donné, on ne puisse pas être en capacité... Je suis d'accord avec vous, je ne suis pas en capacité de réagir, mais dans les quartiers.
Mais vous voyez, moi, je m'appelle Mme Nicolas Sarkozy, je détends Marine Le Pen et Jordan Bardella qui n'a jamais été au récit. Alors, s'il vous plaît, pardon, on ne va pas refaire toute la liste des mesures passées. Je ne sais pas, mais ce qu'on sait parler, je comprends. Je vous dis ce qui a été détricoté avant, est-ce que nous, nous ferions si nous étions au récit ?
Les gens que vous citez ont quand même été condamnés, que ce soit Jordan Bardella ou que ce soit Marine Le Pen, ils ont été aussi condamnés pour des faits de justice. La gendarme Bardella, j'avais été condamnée, Marine Le Pen, elle se l'appelle, il y a une question sur l'incense. En attendant, elle a été condamnée, M.C.F.
Allez, sortons un peu de la politique politicienne, vraiment, j'aimerais vraiment vous entendre, pardon. Non, non, s'il vous plaît, s'il vous plaît, Mathieu Vallée, non, non, non, non, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Qui, ici ou ailleurs, est contre le fait que des criminels iraient en prison et que la place des criminels condamnés serait en prison ? Pardon, excusez-moi, à un moment donné, continuez à dire n'importe quoi.
Vous dites, la prison, ce n'est pas la solution, ça peut être la fin. Ah oui, ce n'est pas la solution unique à tous les problèmes. Alors, s'il vous plaît, s'il vous plaît, non, non. Mais un criminel, oui, il doit être obligé.
Non, mais ne parlez pas en même temps, c'est insupportable, s'il vous plaît, non, non, mais vraiment, ne parlez pas en même temps. Finissez votre phrase, monsieur le Président.
Est-ce que vous avez déjà été au tribunal judiciaire de Bobigny ? Oui, je ne vous parle pas des bouquins ou des cours de droit que vous faites sur l'inviteur. Plus souvent que vous, je pense. Non, mais s'il vous plaît, ne parlez pas en même temps, puis. Mais monsieur, il m'a rêvé d'arrêter trois ou quatre fois le même mineur de 15-16 ans qui arrachait le colis à la mamie sur Bobigny ou à Clichy-sous-Bois lorsqu'il y avait des vols d'arrachage de sac à main. Et le lendemain, on revoyait le mineur dehors parce qu'il y avait une usure éducative ou parce qu'il était convoqué, oui, ou après, pour être jugé.
Le jeune homme qui est passé à l'acte, il n'est pas dans un quartier populaire que vous cissiez tout le temps, ni dans le cas.
C'est parce que je défends les classes populaires que vous avez oubliées, madame. Alors, parlons-en, s'il vous plaît, madame, madame, arrêtons, s'il vous plaît, non, non, non, j'aimerais vraiment vous interrompre, ramenons, revenons vraiment à ce qui s'est passé.
Cet exemple-là, qui malheureusement nous occupe aujourd'hui, prouve que ce n'est pas une question de milieu ou d'environnement. Pas toujours. Pas toujours, en tout cas, là, en l'occurrence, c'est que vous avez effectivement un passage à l'acte qui est violent d'un gamin de 14 ans, et c'est ça qui doit nous interroger. Alors ? Qu'est-ce qui l'a poussé à passer à l'acte ?
S'il vous plaît, j'aimerais vraiment vous entendre sur les cas qui se lient à ce dont on parle, c'est-à-dire la statistique qu'on voyait tout à l'heure. 567 gamins qui ont été trouvés avec des armes blanches dans leur sac, et ils passent en conseil de discipline. Ça veut dire quoi, rétablir l'autorité ? Qu'est-ce qu'on leur dit ? Qu'est-ce qu'on fait qui serait différent de ce qui se passe aujourd'hui ? Pardonnez-moi, mais là, pour le coup, je rejoins ce qui était dit avant. Il faut bien qu'il y ait des endroits pour accueillir ces mineurs. Là, ils ne sont pas encore criminels, ils ont une arme blanche sur eux.
Donc, ils peuvent, à l'évidence, ils doivent se faire sanctionner, à l'évidence, ils sont... C'est quoi la sanction ? Allez, par exemple, c'est quoi la sanction ? Non, mais à l'évidence, ils doivent être suivis dans des établissements un peu plus durs, un peu plus spécialisés. Le centre éducatif fermé, par exemple. Exactement. Non, mais il n'y a pas de problème. Non, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, soyons concrets. Vous n'allez pas mettre un gamin qui a simplement un couteau dans son sac, c'est pas bien, mais vous n'allez pas le mettre dans un centre éducatif pour autant. Une seconde. Tout de suite ? Non, mais soyons concrets. Mais une seconde.
Le gamin qui a des armes sur lui, il n'a pas à être au lycée avec une arme. Et ça pose un certain nombre de problèmes. Et vous comprenez que si l'établissement est démuni par rapport à ça, parce qu'on ne sait pas où le mettre, parce qu'on ne sait pas où le traiter, parce qu'on ne sait pas où le garder dans une classe, on est complètement paralysé. C'est pas une question de taille. Non, mais qu'on comprenne, mais qu'on comprenne.
Vous ne pouvez pas le mettre au centre éducatif fermé, vous savez comment ça marche ? Non, mais je vous pose la question. Je vous réponds. S'il passe au conseil de discipline, vous savez comment ça fonctionne, les conseils de discipline. C'est qu'on a le collège X qui va dire au collège Y, chez nous on a une patate chaude, on te la refite, puisque jusqu'à 16 ans l'école est obligatoire, ce qui est très bien. Et d'ailleurs moi, contrairement à ce que j'entends d'aujourd'hui, dès 3 ans l'école est obligatoire, c'est bien que les enfants soient scolarisés et soient pris en charge par des professionnels de l'éducation.
Et je vous dis simplement que oui, quand on a une arme, il faut arrêter de banaliser le port d'une arme. Et que c'est pas aux écoles de se refourguer les personnes qui posent problème et qui viennent avec des armes à l'école, il faut des établissements spécialisés. Et justement, là où je reviens sur un job, c'est que moi je ne veux pas attendre qu'on ait des récidivistes ou des gens qui sont sanctionnés au bout de la dixième fois. Je veux que dès le premier acte, dès le premier bord du couteau, la réponse de la justice, de l'éducation et de l'État, elle soit ferme pour que ça dissuade les autres de le faire. Après, les problèmes psychiatriques, M.
Rogement, on s'est déjà vu plusieurs fois, même quand j'étais syndicaliste. On a un déficit de personnel psychiatrique, de médecins, d'aides-soignants, de structures qui accueillent les gens. Moi, quand j'étais commissaire de police, je mettais des ans, ce qu'on appelle la fermement psychiatrique, la préfecture de police de Paris, les I3P. De la maire de Paris, je faisais des arrêtés de placement, ils passaient 24-48 heures, ils ressortaient parce qu'il n'y a pas de placé de placement.
Guillaume Roquette. Oui, ce qu'on peut dire dans le cas de ce meurtrier présumé, c'est qu'il a été expulsé deux fois de son établissement. Et non seulement il est revenu dans sa classe, c'est une sorte de permis de violer la loi, puisque la sanction a été sans conséquence. Et en plus, il a été nommé, alors je regarde mes notes, ambassadeur contre le harcèlement. Donc ça veut dire que non seulement on le reprend dans sa classe comme si ne rien n'était, mais en plus on lui donne une sorte de décoration, on lui donne un poste honorifique. Mais qu'est-ce que c'est que ce système ?
Comment voulez-vous que les camarades de ce gamin respectent l'autorité quand ils voient qu'il y a une absence totale de sanctions quand cette autorité est violée ? Et je pense qu'il faudrait effectivement être plus sévère. Et il y a cette idée que les établissements sont avant tout là pour donner sans arrêt des nouvelles chances aux enfants. Mais moi je pense que la priorité d'un établissement, ça doit être de protéger tous les autres, ceux qui veulent travailler, ceux qui veulent progresser.
On sait parfaitement qu'il y a des classes dans lesquelles le niveau est terriblement bas, parce que vous avez des enfants à problème, qu'on n'ose pas mettre de côté, parce que sinon les parents, quand il y en a, vont arriver en disant il est discriminé, mis à l'écart, etc. Donc je pense qu'il y a une révolution copernicienne dans l'éducation nationale, et ce n'est pas du tout la culture. Vous savez, il y avait une expression qui était employée à de nombreuses reprises, quand il y a eu ces affaires dans le passé, c'était « pas de vague », parce que c'était ça le mot d'ordre du rectorat.
Et à chaque fois que vous avez un problème dans un établissement, vous avez toujours le recteur qui dit « je suis très surpris que c'était un établissement sans problème ». C'est peut-être parce que vous n'avez pas voulu les voir les problèmes.
Non mais c'est surtout qu'on manque de personnel, la vérité c'est surtout celle-là. C'est qu'aujourd'hui, lorsque vous avez une infirmière et un copsy pour 10 établissements, on fait comment ? Quand vous avez la présence d'une infirmière qui est là, qui normalement est là pour pouvoir justement faire le suivi, détecter, et qu'elle est présente une matinée par semaine. Lorsque les postes de conseiller d'orientation psychologue ont été, comment dirais-je, réduits à peau de chagrin, comment on fait ?
Et votre élève problématique, vous les mettez où Guillaume ? Et après, sur un autre débat qu'on aura sur le budget, quand vous vous dites « ah non, on n'en peut plus des impôts, il y a trop d'impôts ». Comment on fait ? À un moment, il faut être conséquent, mais je vais être très clair. Je vais être très clair. Si nous avions une éducation nationale qui n'était pas gangrénée par les syndicats, si on avait une gestion normale des ressources humaines... C'est vraiment que c'est ça le problème ? Oui, mais bien sûr que c'est le problème. Comptez le nombre de fonctionnaires de l'éducation nationale par rapport au nombre d'élèves. Il est supérieur aux autres pays.
Simplement, il y a une telle rigidité qu'on ne peut pas dire « ici, on va enlever des postes » comme si, pour mettre des gens dont on a plus besoin. Il y a zéro souplesse. Quand en début d'année, l'éducation nationale dit « ok, on a fermé des dizaines, voire des centaines de classes ». Pourquoi ? Parce qu'il y a une baisse démographique. Il nous faut moins de profs. M. Bayrou n'ose pas parce que ça déplaît aux partis socialistes. Peut-être que c'est ce type-là... Mais ça n'a rien à voir. Le budget, il est gigantesque. L'éducation nationale avec la défense, c'est le premier budget qui est développé.
Vous êtes capable de nous dire aujourd'hui qu'il faut moins de profs lorsqu'on n'est pas capable de remplacer les professeurs absents. Mais pourquoi ? Parce qu'on ne sanctionne pas les professeurs qui sont absents. Lorsqu'on a moins de candidats que de postes ouverts au concours... Madame, je crois que c'est...
Mais excusez-moi, M. Roquet, mais sincèrement... Pas ensemble, pas ensemble. S'il vous plaît, s'il vous plaît, pas ensemble. Le jour où on sanctionnera correctement les professeurs absents, parce que tous les parents d'élèves vous disent « ce sont toujours les mêmes », et bien la vérité, c'est que la professeure...
Alors s'il vous plaît, Madame et Monsieur, s'il vous plaît, déjà peut-être qu'il y aura moins d'absents.
Madame la députée, le mal, ce qu'il y a de plus profond dans le mal... Moi j'étais frappé, il ne s'agit pas d'idéaliser le passé, le passé n'était pas fait de bisounours, mais j'étais frappé sur ce plateau, on posait la question aux gens « est-ce que dans votre génération vous avez souvenir qu'on venait avec des couteaux à l'école ? » Et tout le monde répondait « non, je veux on peut refaire le sondage ici ? » Moi je n'ai pas souvenir, il y avait des problèmes. – Professeur, rentrez, vous vous...
– On se levait. – Vous n'aviez pas les téléphones portables, on n'était pas... – Oui, non mais le couteau !
– Non, non mais le couteau, le couteau, s'il vous plaît, j'insiste sur le couteau, j'insiste sur le couteau, parce que tous ceux qui nous écoutent ont des souvenirs, ou dans leur collège, leur lycée, etc., ils ont parfois des problèmes de drogue, ils ont des problèmes de violence, bien sûr, ça a toujours existé, mais le fait que de façon assez massive, les élèves viennent avec un couteau, et parfois ces couteaux, comment on appelle ça, zombies, qui se déplient, qui sont quasi des petites machettes, je pense que non, c'était inimaginable, je ne sais pas si vous avez vécu ça. – Donc là, ça vient de quoi ?
Ça, ce n'est pas le manque de profs, ou la faute, la ministre, truc, ou machin, c'est plus profond, il y a un truc plus profond, là. – Il y a une fascination pour la violence, objectif, mais plus profond, ça vient d'où ? – Non, mais ça vient de la culture des jeux vidéo, c'est la culture de... – C'est cette violence, la violence qui est exacerbée au quotidien, qui fait que de toute façon, tout le monde veut en être. Ça fait partie, je veux en être, parce qu'il va falloir que je le montre à un moment donné. Donc de toute façon, encore une fois, on voit bien ce soir, il n'y a pas une solution miracle, tout le monde le saurait, on l'aurait déjà trouvé depuis bien longtemps.
– Il y a un ensemble de choses. – Moi, je pense que, plutôt que de rejeter quasi-systématiquement ce qui vient d'un côté ou de l'autre, alors c'est l'abruti de centriste qui vous parle, je pense, parce que c'est un peu comme ça qu'on considère les choses.
– M. Béroux, il ne brille pas par ses propositions. – Non, mais je ne parle pas de M. Béroux pour l'instant, en particulier,
je dis simplement qu'il y a effectivement un grand nombre de choses à faire, le rétablissement de l'autorité, du respect de l'autorité, tout le monde, je pense, est d'accord là-dessus, et donc c'est ça aussi, il faut peut-être aller vers les parents, parce qu'avec les parents, on doit aussi aider les parents quand ils sont en difficulté pour le faire. – M. Villain nous a dit aussi que les élus montrent l'exemple, et ce qui se passe à l'Assemblée, pas forcément dans le groupe, mais aussi dans le groupe. – En l'occurrence, quand on entend M. Mélenchon hurler, c'est moins la République, et insulter un policier, c'est ça l'image qu'on veut donner à des enfants.
– Allez, avançons, chacun s'accroît, on va avancer, on va avancer, Mathieu.
– Ce matin, Stéphanie, la mère d'Elias, ce petit qui a été tué, ce gamin de 15 ans qui a été tué au nord de Paris, enfin, au sud de Paris, dans le 410, il disait une chose très simple, les deux suspects qui sont poursuivis par la justice de 17 ans, avec une machette, bien sûr, elle explique qu'ils ont un rapport à la violence et à la mort complètement désinhibite, ils ne comprennent même pas pourquoi ils sont poursuivis, et la gravité de leur acte, donc il n'y a pas de culture, évidemment, excuse de ma bouche, mais je dis simplement qu'aujourd'hui, on a une jeunesse qui est beaucoup plus désinhibée vis-à-vis de la mort, vis-à-vis de la frustration.
– Mais alors, vous remarquez, on va avancer, non, non, non, si vous pouvez, on va avancer.
– Vous avez 15 ans en prison, on 30, qu'est-ce que ça change sur ce type de décérébré ?
– En termes de dissuasion. – Vu l'avocat que vous êtes, vous devrez savoir que quand tu es en France, c'est 30 ans, et on ne divise pas les peines par 4, parce qu'on est mineur, parce qu'on a des troubles.
– Ok, qu'est-ce que ça change en termes de dissuasion sur des décérébrés pareils,
et qu'on a des machettes et qu'ils ne se rendent compte de rien ?
Moi, je vais vous dire en une phrase, il était récidiviste ? Il n'aurait pas récidivé s'il était en prison.
– Voilà, et pour un primo dénacant, il faut arrêter les solutions prisonnières, c'est béni, oui, oui. – On est d'accord ? – On avance, on avance, s'il vous plaît, regardez. – S'il vous plaît, Mathieu Vallée et Patrick Loucoyne. – Sous-titrage Société Radio-Canada. – Sous-titrage Société Radio-Canada. – Sous-titrage Société Radio-Canada. – Sous-titrage Société Radio-Canada. – Sous-titrage Société Radio-Canada. – Sous-titrage Société Radio-Canada.
Matthieu Valet