Nathalie Arthaud sur Outre-mer 1ère
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:47OuverteRéponse directe
Votre programme n'a pas de volet spécifique à l'outre-mer. Est-ce une volonté délibérée ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas avoir de mesures spécifiques comme la défiscalisation pour l'outre-mer ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Un travailleur guadeloupéen est-il pour vous un travailleur français comme les autres ?
- 3:35OuverteRéponse directe
3 ans après la crise sociale de 2009, quelles sont vos propositions contre la vie chère en Guadeloupe ?
- 5:03OuverteRéponse partielle
Les patrons sont-ils tous des exploiteurs ? Que proposez-vous face à eux ?
- 5:43FerméeRéponse directe
Comment financer les embauches dans le service public en outre-mer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Nathalie ArthaudFait
« un programme spécifique au monde du travail de Guadeloupe de Martinique de Mayotte de la réunion de la Polynésie »
- 2:08Nathalie ArthaudFait
« un travailleur guadoupéen pour vous c'est un travailleur français »
- 5:43Nathalie ArthaudPromesse
« une de nos revendications c'est l'échelle mobile des salaires des revenus »
- 7:45Nathalie ArthaudChiffre
« combien de milliards de défiscalisation on leur donne en cadeau »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
bonjour et bienvenue dans politique première l'émission qui vous est proposée par les rédactions des outromèes première et de Frano pour cette édition nous aurons la chance d'avoir deux invités puisque à chaque fois maintenant nous aurons deux candidats à l'élection présidentielle et la première invitée c'est Nathalie harau bonjour Nathalie harau bonjour candidate de Lutte ouvrière hein je crois enfin je crois pas je suis sûr d'ailleurs alors vous serez interrogé aussi par Laurence Laurence thatin bonjour Laurence bonour qui est journaliste au service politique de la rédaction parisienne voilà puis il y aura aussi la Guadeloupe et la Polynésie que nous aurons tout à l'heure alors juste avant de rejoindre d'ailleurs la Guadeloupe vous avez choisi le thème de la viechère et vous serez interrogé là-dessus par notre confrère une première question Laurence et moi on a regardé votre programme on a cherché et on a vu qu'il y avait pas de volet spécifique à l'outrem c'est une volonté délibérée de votre part il y a un programme spécifique au monde du travail de Guadeloupe de Martinique de Mayotte de la réunion de la Polynésie voilà c'est toute notre spécificité à lut ouvrière que de nous adresser aux travailleurs et des travailleurs je crois qu'il y en a effectivement en outremè qui sont au travail en emploi et beaucoup aussi qui sont condamnés au chômage condamnés au petit salaire condamnés à la misère en réalité nous avons un programme pour répondre à AZ un programme pour répondre à ça on va revenir avant de revenir sur le chômage sur la vie chè et tout on s'étonnait simplement qu'il a pas de mesure spécifique comme certains programmes en non avec des mesures spécifiques sur la défiscalisation sur l'troit de mer enfin bref sur tous les problèmes c'estfi a l'outremè vous vous avez décidé donc si on vous comprend bien de considérer l'outremè d'une façon plus globale plus générale surtout du point de vue des travailleurs et justement pas du point de vue du patronat petit ou grand pas du point de vue de de de ces intérêts particuliers patronaux qui effectivement alors eux sont bichonnés on peut le dire hein par tous les candidats alors c'est défiscalisation sur défiscalis ation eux il y a pas de souci les cadeaux on le on on leur fait mais les travailleurs on ne leur fait pas de cadeau donc ils ont besoin d'une politique et nous c'est vis-à-vis de ces travailleurs question pu après on rejoindilà en fait ce qu'il y a c'est que comme d vous dit Jean-Marc il n'y a pas de voler areemain dans votre programme ça ne figure nulle part alors est-ce que ce que vous voulez dire c'est que un travailleur guadoupéen pour vous c'est un travailleur français pour vous c'est voilà vous faites un programme pour l'ensemble de la de la nation y compris les les gualoupéens les martiniquis les les c'est le même sort vous avez raison de souligner c'est le même sort c'est-à-dire confronté à l'exploitation confronté au bas salairire et je dirais s'il y a une spécificité de l'utreem je dirais que c'est le même sort hein mais en pire en pire en pire c'est-à-dire avec des salaires plus bas c'est-à-dire avec beaucoup plus de chômage effectivement jusqu'à 25 et pour les jeunes des fois beaucoup plus dans certains quartier c'est aussi des allocations qui sont pas au niveau hein que ce soit à Mayotte et bien c'est le RSA mais pas le vrai RSA pas droitg toujours voilà c'est la situation des travailleurs de métropole encore en pire revenz avec moi voilà on va rejoindre tout de suite RV péduran qui est journaliste à la Guadeloupe et qui va vous poser une question sur la vie chè thème que vous avez choisi Nathalie bonjour 3 ans après la crise sociale de 2009 et en dépit des mesures annoncées par le gouvernement beaucoup de Guadeloupéens ont le senti que le coût de la vie n'a pas diminué voire même qu'il a augmenté quelles sont vos propositions contre la vie chè Nathalie harto question précise oui c'est une situation effectivement que je connais d'ailleurs qu'on dénonce dans notre journal de cette semaine et nous répercutons l'appel à la grève le 27 mai en Guadeloupe justement pour que à la fois le gouvernement respecte les accords de 2009 les accords binau pour que effectivement il y ait à nouveau et bien une mobilisation pour faire pression sur tous les distributeurs sur tous ceux qui raquettent la population au quotidien et qui fixent des prix qui sont anormalement élevés comment expliquer effectivement que tous les prix soient quoi 30 40 % supérieur à la métropole c'est pas seulement une question de distance c'est aussi qu'il y en a quand même qui s'en mettent dans la poche qui monopolise et qui contrôle et sur cela il faut effectivement faire une pression quotidienne je crois que ça a été fait effectivement avec ce mouvement de 2009 et que en réalité c'est ça qu'il va compter c'est qu'à nouveau il y ait une pression oui alors alors pour vous euh les patrons sont tous des exploiteurs enfin vous vous l'avez dit tout à l'heure outre mère 90 % des patrons dirigent des très petites entreprises et des PME on fait quoi avec eux avec ces patrons alors j'ai pas dit tous les patrons sont j'ai pas parce que moi je ne fais pas justement un bloc je sais très bien qu'il y a patron et patrons qu'il y a petits patrons qui d'ailleurs vivent en réalité exactement comme les salariés qui s'exploitent eux-mêmes et qui sont aussi sous le coup y compris du dictate des plus gros donc non nous ce que nous ce que nous disons c'est qu'effectivement il y a aujourd'hui il y a un grand patronat et il compris en Martinique et compris en Guadeloupe hein il y a des grands groupes il y a des grandes familles bourgeoises qui sont bien connues les hayottes les deux pointes tout tous ces ceuxl qui qui compris monopolisent en réalité les grands moyens de production et qui effectivement sont richissimes et qui imposent leur lois sur les travailleurs mais aussi sur les petits sur les petits nous disons que là il y a de l'argent effectiv il y a de l'argent de l'argent qui devrait servir à augmenter les salaires à des embauches qui devrai servir à améliorer la vie quotidienne des travailleurs bah comment alors nous par rapport à justement au problème de la vie chère il y a bien sûr une pression à faire sur les les prix c'est vrai y compris sur les taxes que l'État se met dans la poche il pourrait aussi l'état décider et bien de prendre du côté de de ces plus riches pour baisser les taxes qui sont imposées aux familles modestes aux familles les plus pauvres mais nous une de nos revendications c'est l'échelle mobile des salaires des revenus c'est-à-dire faire en sorte qu'à chaque fois que les prix augmentent et bien les salaires mais comme les allocations comme les pensions de retraite suivent au même rythme voilà une des revendications du program quques minutes encore une question on a lu par contre que vous proposiez des embauches dans le service public le service public c'est déjà le premier employeur outreem et on s'est demandé avec l'Ance comment l'État et les collectivités territoriales pourrait supporter une charge supplémentaire parce que ouvrir des emplois publics oui mais comment on va les payer on sait bien qu'aujourd'hui c'est pas facile pour l'État les collectivité écoutez d'abord c'est une nécessité c'est une nécessité y compris les les centres hospitaliers sont dans un état ils se dégradent hein y compris en outreem il y a effectivement besoin d'embaucher il y a besoin de moyens dans que ce soit dans les hôpitaux dans les écoles dans les transports de partout donc ça c'est une nécessité vitale pour la population et les moyens il faut eff effectivement que l'État les trouve mais écoutez quand même quand on a vu avec cette crise que l'État en 24 heures a su débloquer des centaines de de de milliards pour les banquiers des centaines de milliards pour les banquiers alors ça cet argent on le trouve et pour la vie des gens pour assurer leur quotidien pour assurer leur santé leur éducation ne le trouve pas moi je ne peux pas y croire c'est des questions de choix politiques c'est des questions de choix de classe justement et nous nous disons bah il faut qu'on revendique notre du on ne se laisse pas faire qu'on qu'onaccepte pas le recul qui exe parce que c'est un recul l'argent quand même mais si bien sûr on trouve l'argent et bien justement pour l'État et les collectivités territorial par ex il faut que l'étates sont endetté fauttat et les collectivités imposent bah les plus riches de payer au lieu de leur faire des cadeaux sans cesse combien de milliards de défiscalisation on leur donne en cadeau nous nous sommes pour arrêter tout cela et pour qu'au contraire ceuxl ceux qui ont l'argent fiscalisation juste réponse rapide oui parce que cette défiscalisation ce sont des cadeaux des cadeaux cadeaux Cadeaux toujours pareil au plus riches alors au plus riche d're et aussi au plus riches de métropole voilà ses grands intérêts donc on arrête ça et au contraire on leur demande de payer parce que ces gens-l quand même s'enrichissent de quoi de l'exploitation de de tous et bien donc ils doivent rendre une partie de façon à assurer la vie une vie normale une vie digne du 21 vous interrompre je suis déjàé j'ai le mauvais rôle mais on a 13 minutes donc il faut que je respecte un petit peu les temps et là je voudrais qu'on aille voir t qui est journaliste en Polynésie et qui a une question à vous poser bonjour Nathalie to l'évolution statutaire de la Polynésie est une question essentielle dans le débat politique local comment comptez-vous rénover le lien entre l'hexagone et l'outreemire faut-il envisager l'indépendance si les élus la demandent alors en Calédonie en Polynésie par exemple mais on pourrait parler d'autres départements territoires ou terre d'outr mer il faut l'indépendance à nous nous sommes pour le le droit des peuples à disposer d'eux-mêm pour que pour le droit des peuples à a décideré effectivement alors l'autodétermination ou l'indépendance voilà nous sommes d'un courant le courant communiste révolutionnaire qui a toujours été du côté des opprimé contre les exploiteurs et effectivement nous nous reconnaissons et bien la liberté la liberté de de de bah de décider de leur propre destin mais c'est à la population là je ne parle pas je ne pense pas que ce soit quelques élus qui doivent décider tout seul c'est à la population et à la population laborieuse aux travailleurs de le décider donc alors justement euh concrètement com sol comment vous faites vous consultez l'ensemble de la population française ou ou les populations juste la Polynésie la Calédonie la Martinique ah bien sûr bien sûr écoutez moi je dois avouer que c'est référendum où on fait voter à la fois les les ceux qui les exploiteurs et les exploités les riches les pauvres tout ça ça ne me convient pas alors on français métropole exploite les Français non ce que je veux vous dire c'est que là en l'occurrence la question c'est la question de la liberté des des Polynésiens de de donc bah c'est eux c'est eux bien sûr c'est ceux qui sont concernés au premier chef qui doivent voter bah selon voilà selon ce qu'ils conçoivent eux et et je comprends je comprends qu'il puisse y avoir un sentiment et compris d'oppression hein en Polynésie ou en Calédonie je comprends et de ce point de vue-là je suis complètement solidaire on va aller plus loin à Mayotte il y a eu un vote il y a pas longtemps qui abouti à la départementalisation de Mayot vous parlez du droit des peuples à disposer deeux même le droit du peuple Maorais à disposer d'i-même il l'a exercé il a décidé d'être attaché à la France vous faites quoi et ben écoutez moi je respecte cette volonté cette volonté populaire mais ce que je constate quand même c'est qu'effectivement on leur a donné ce statut là mais c'est pas un département qui a des droits égaux aux autres départements c'est un sous-département en quelque sorte avec des sous-droits hein où les les les chômeurs n'ont pas les mêmes droits ù les les gens les allocataires du RSA n'ont pas droit au même RSA alors pourtant que là encore à Mayotte les prix pr sont tr sont le double de ce qu'on connaît aujourd'hui donc voyez tout ça c'est je crois qu'il y a pas qu'une question d'institution il y a aussi une question de droit à faire valoir pour les plus pauvres alors Nathalie artto pour la majorité des des habitants des des collectivité d'outr m l'indépendance c'est synonyme de misère d'accord plus personne ne parle d'indépendance là-bas alors qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous faites attendez moi je derni consult je ne sais pas je ne sais pas si en Calédonie je ne sais pas si en Calédonie plus personne ne parle d'indépendance hein je ne sais pas je ne sais pas si en Polynésie personne n'en parle moi je vous dis que je respecte ce que justement les travailleurs pensent parler de la carabe frise alors en Caraïbe authenti je suis tout à fait d'accord avec vous manifestement les premiers problèmes et c'est bien de cela dont je parle d'ailleurs depuis le début c'est effectivement la vie cher c'est effectivement le chômage c'est effectivement les licen parlez du droit des peuples EXM vous parlez du droit des peuples à disposer de même quand on regarde quand il qu'est-ce qu'il regarde il regarde bon c'est comme ça il regarde Haïti bon voilà c'est comme ça donc est-ce que vous vous vous comprenez même les politiques ne parlent plus d'indépendance attendez vous il il est prévu un référendum sur l'autonomie et sur l'indépendance en Calédonie en 2014 bon là on verra ce qu'en pense la population moi je vous ai répondu à la question en vous disant que dans les nous nous sommes voà nous sommes pour le droit des peup alors après quand on parle de la et de la Martinique ce n'est pas moi qui a mis en avant des revendications indépendantistes je suis tout à fait consciente que s'il y a des ressentiments et à juste titre d'ailleurs de voir et compris que dans les haut fonctionnaires il y a toujours des métropolitains que plus on monte dans la hiérarchie bien finalement c'est des blancs qui représente le pouvoir et cetera mais mais en même temps je suis tout à fait consciente et je l'ai dit depuis le début les problèmes effectivement et bien c'est les problèmes sur le pouvoir d'achat sur les licenciements sur et pour ça j'ai unram c'est un programme de cont li pour des meilleurs salaires et des Meur pension de merci merci Laurence et puis on se retrouvera peut-être bientôt au revoir au revoir