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interviewLCI· 15 décembre 2023 22 min

Loi immigration : "Il faut utiliser le référendum d'initiative partagée", Marion Maréchal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour vous êtes je le rappelle vice-présidente exécutive de reconquête et tête de liste pour les européennes on parlera bien sûr des européennes dans un instant de l'immigration la loi qui est en cours d'examen ou de tentative d'examen on aura l'occasion de le détailler bien sûr je voudrais d'abord avec vous dire un mot de cet appel lancé par Françoise hardardy chanteuse bien connue atteinte d'un cancer elle en appelle chez nos confrères de Paris Match au chef de l'État je vais la citer partir dans l'autre dimension le plus tôt le plus vite et le moins douloureusement possible c'est son souhait comme une grande majorité de Français dit-elle nous sommes tous pour l'euthanasie et aimerions que le président en fasse une possibilité que vous inspire ces propos alors c'est toujours extrêmement déchirant VO c'est toujours extrêmement déchirant parce que je pense qu'on a tous été confrontés dans nos vies personnelles et familial à ce genre de situation des des grandes souffrances voilà des des fins de vie difficiles moi en tant que responsable politique je vous le dis je je pense que le première des responsabilités dans notre société c'est d'abord d'être en capacité d'apporter un accompagnement décent à ces personnes en fin de vie et en souffrance quou mais il faut quand même le rappeler parce qu'il y a aujourd'hui 26 % des départements qui ne sont pas pourvu en soin patifs il y a environ 300000 personnes plus de 300000 personnes même qui auraient besoin d'accompagnement en soin palliatif pour 700 places ce qui est dérisoire il y a un hôpital sur 4 qui n'est pas équipé et moi ce que je constate c'est que quand il y a des sondages qui sont faits sur la légalisation de l'euthanasie humaine auprès des patients ou des soignants dans ces soins palliatifs et ben les chiffres sinerse c'est-àdire qu'une très large majorité au contraire ne sont pas oui parce que sur l'utanis en population générale FO il y a quelques mois de un chiffre 54 % franç ce qui est intéressant c'est de voir que quand les personnes sont directement concernées donc ces personnes en fin de vie dans les unités de soin patif ou les médecins qui sont au quotidien auprès de ces personnes on voit bien qu'il ne voit pas cette solution comme la solution parce que vous pour vous de dire non il ne faut pas changer la législation actuelle alors je vais vous dire moi je crois qu'en effet la législation actuelle est satisfaisante de ce point de vue-là même si à côté comme je vous l'ai dit il y a de grosses carences sur les soins palliatifs et donc ça devrait être la priorité ce qui m'inquiète si vous voulez c'est la dérive que j'ai constaté dans les pays étrangers parce que la légalisation de l'ethanasie hum humaine elle existe parfois depuis 20 ans dans certain nombre de pays étrangers je pense à la Belgique je pense au Canada je pense aux Pays-Bas et ce que j'ai vu c'est qu'à partir au moment où le principe de de ne pas tuer on va dire un être humain pour quelque raison que ce soit est levé y compris pour des raisons pavé de bonnes intentions bien sûr initialement la dérive est inéluctable c'està-dire que ça commence d'abord par des personnes incurables en fin de vie en souffrance et puis aujourd'hui dans ces pays et ben l'euthanasie elle est ouverte pour les maladies psychiatriques pour des autismes graves pour des mineurs pour des des situations de handicap et on arrive à des situations comme cette mère de famille en Belgique de 50 ans qui a demandé l'euthanasie à la suite d'un viol dont elle ne s'est pas remise on arrive à des extrêmes comme C je c pas libre arbitre cette jeune fille de 23 ans qui a été euthanasiée parce qu'elle a été traumatisée à la suite d'un attentat islamiste moi je ne veux pas de cette société là quand voyez il y a un homme qui tente de se jeter d'un pont dans notre pays je crois que c'est notre responsabilité notre honneur que d'envoyer une ambulance pour justement l'arracher à ce geste de désespoir et donc je trouve que c'est aussi notre responsabil quand la personne demande la mort sur son lit d'hôpital et donc quelle est notre responsabilité en tant que société bah c'est d'apporter justement cette cette humanité cette compétence scientifique et aujourd'hui et ben ça n'est pas au rendez-vous nous ne sommes pas à la hauteur de ce défi c'est un nom à François demand c'est c'est un nom et je je m'en expliquerai mais je veux vraiment que ce soit pas perçu comme une forme d'indifférence je vous le dis moi je je l'ai moi-même vécu dans mon intimité hein donc je je je vois bien mais une fois de plus attention il y a des fondamentaux dans notre société qui nous réunissent et je vois les exemples étrang je m'en inquiète beaucoup et donc je crois qu'en effet ce n'est pas la bonne solution on va revenir à l'actualité politique française du moment c'est bien sûr le projet de loi immigration le gouvernement tente de trouver un accord avec les républicains il y aura de nouveaux contacts tout au long du weekend la commission mixte paritaire qui doit permettre aux députés et sénateurs de trouver un compromis aura lieu lundi les votes au Parlement mardi est-ce que vous souhaitez qu'il y ait un accord est-ce que vous souhaitez que gouvernement ELR parvienneent à aboutir à un texte je ne crois pas qu'il puisse y aboutir quelque chose d'intéressant et de et de véritablement efficace de cette commission mixte paritaire déjà parce que je n'ai aucune confiance dans ce gouvernement et en particulier dans ce ministre de l'Intérieur je tiens quand même à rappeler un petit chiffre he dont on entend assez peu parler c'est que depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir il y a eu 170000 régularisations de clandestin plus 9 % d'ailleurs l'année dernière ça fait plus de 300000 DEP l'intérieur précisément dit on doit pouvoir mieux expulser il dit pas l'inverse et cette do qui m'inquiète si vous voulez c'est que dans ce projet de loi on en a beaucoup parlé en l'occurrence son article 4 il y a toujours cette possibilité de pouvoir régulariser dans la continuité de ce que fait ce ministère de l'Intérieur depuis maintenant des années donc je ne le soutiens pas je considère que c'est un texte qui passe à côté de l'essentiel il n'y a rien sur la réduction à l'accès de la nationalité il n'y a rien sur la suppression du droit du sol il n'y a rien sur le le durcissement des condiction des aides sociales ou des aides au logement ou FAM mais surtout ces sujet d'ailleurs l'Assemblée nationale est revenu dessus donc je trouve il vaut pas de texte du tout mux vaut rester avec les règles actuell que d'avancer un peu je pense on passe une fois de plus à côté de l'essentiel et moi ce que je crois aujourd'hui et l'adoption de motion de rejet en a été la démonstration c'est qu'il faut revenir au peuple voilà il faut que ce gouvernement et ce président accepte de passer par référendum pour pouvoir entendre la volonté des Français qui ont encore mardi dans un sondage ont révélé qu'ils étaient près de 80 % à ne plus vouloir de nouvelles arrivées de migrants dans notre pays donc c'est l'un des rares sujets qui fait consensus dans notre pays mais Marion Marichal organiser un référendum ça peut être souhaitable très bien ça prend du temps là il y a possibilité d'avoir un accord au Parlement tout de suite est-ce qu'il y a pas une urgence à su sur sur un texte une fois de plus qui ne sera pas satisfaisant et comme je viens de vous le dire qui passera à côté de l'essentiel et qui vraisemblablement ça très amoindr par les petits calculs politiciens des uns et des autres et puis ne serait-ce que par le consensus entre la branche de gauche d'Emmanuel Macron et la branche so-disant de droite d'Emmanuel Macron donc moi ce que je crois je l'ai proposé d'ailleurs il y a près de 3 semaines c'est qu'il faut utiliser un outil constitutionnel qui existe qui s'appelle le référendum d'initiative partagé qui permet à l'initiative notamment de près de 4 millions de citoyens de forcer le président à organiser ce référendum sur l'immigration donc pu dizaines de parlementaires il vous faut le soutien de dizaines il faut également des parlementaires mais si je fais le calcul de ceux qui aujourd'hui veulent un référendum sur l'immigration Jordan bar s'exprime en ce sens ericoti s'est exprimer en ce sens et qui veulent également réguler et réduire l'immigration nous devrions avoir le nombre de parlementaires nécessaire donc ils ont répondu à votre proposition est-ce que le RN ou l à l'heure où j'ai lancé cette proposition ils l'ont décliné de façon relativement incohérente hein une fois de plus puisqu'ils ont appelé à l'organisation de ce référendum mais peut-être maintenant qu'ils ont constaté qu'Emmanuel Macron confirme son absence de volonté d'organiser ce référendum maintenant qu'on constate l'impasse dans laquelle est l'Assemblée nationale maintenant que la motion de rejet a été adoptée peut-être vont-ils changer d'avis en tout cas je le souhaite une fois de plus cet outil existe utilisons-le et puis surtout euh autre chose il y a un autre grand rendez-vous sur la question de l'immigration c'est celui du 9 juin c'est celui des élections européennes parce que aujourd'hui la politique européenne les décisions européennes pèe lourdement sur notre politique migratoire not le sujet de la campagne notamment matière ce sera l'un des grands sujets parce que une fois de plus il y a des conséquences très directes du droit européen en matière de droit d'asile notamment mais même de regroupement familial et plus largement sur l'ensemble de la politique migratoire française et et sur l'ensemble du continent et donc il faut que les Français se mobilisent à cette occasion puisque pour la première fois j'en parle souvent nous avons l'occasion de pouvoir recomposer la majorité au Parlement européens et de tirer cette majorité vers la droite de casser l'alliance avec les écolos et social vos vos partenaires alliés sa pas ser le bon terme comme Georgia Meloni en Italie on fait campagne eux dans leur pays en disant pas d'immigration et qu'aujourd'hui on lit qu'elle souhaite 450000 travailleurs immigrés d'ici 2025 on se dit qu'entre les discours et la réalité il y a quand même un yatusorme non je ne crois pas vous savez moi je connais bien l'Italie et je vois exactement la logique qui est là leur eux George Méoni dit nous je veux et nous voulons être implacable avec l'immigration clandestine et en cela apporter des réponses nationales et européenne et en parallèle pouvoir mieux organiser et contrôler une immigration de travail ciblée je pas vous prendre l'Italie est un pays qui est dans une situation démographique extrêmement compliquée bien plus que la nôtre maintenant je veux pas vous mentir moi je ne partage pas euh cette volonté d'accueillir davantage de travailleurs immigrés je bon je pense que malheureusement l'Italie le PRA sur le moyen long terme et en tout cas pour la France je ne le souhaite pas du tout c'est la particularité si vous voulez de de d'alliance européenne c'est-à-dire que nous avons un certain nombre de points de convergence avec des partis euh étrangers sur des choses tout à fait essentielles he y compris d'ailleurs sur la volonté de réduire et de contrôler l'immigration parce qu'on peut pas dénier ça à Georgia Meloni mais c'est vrai qu'il y a des singularités nationales bon sur laquelle nous n'avons pas de prise en tout cas ce qui est-ce que c'est pas la confrontation réel Mario maréchal est-ce que demain si vous étiez en responsabilité vous ne vous retrouveriez pas dans la même situation que Ch Moni à dire on peut contrôler l'immigration on peut souhaiter la réduire mais il y a une part qui est peut-être nécessaire je ne crois pas parce qu'une fois de plus la situation italienne n'est pas la situation française par ailleurs les Italiens ont la chance de ne pas avoir le droit du sol de ne pas avoir toutes les pompes aspirantes aujourd'hui qui font que y compris des clandestins s'installent durablement en France là où il ne s'installerait pas durablement en Italie puisque que l'accès à la nationalité notamment est beaucoup plus contraignant donc le cadre national n'est pas le même en tout cas ce qui est sûr c'est que moi je considère que quand on a 5 millions de chômeurs dans notre pays qu'on a entre 1 et demi et 3 millions de jeunes qui sont sans activité sans formation et sans emploi notre priorité c'est d'abord celle-là d'ailleurs même je le constate une évolution du du du discours du meddeef qui aujourd'hui dit non l'immigration ne peut plus être la solution aujourd'hui au métier en tension ça fait 40 ans qu'on nous dit qu'il faut palier aux difficultés des métiers en tenstion par l'immigration ça fait 40 ans qu'on le fait ça fait 40 ans que ces métiers sont toujours en tension avec des conséquences sécuritaires culturelles identitaires euh de l'immigration sur notre pays qui ne sont plus à démontrer vous disiez tout à l'heure le texte tel qu'il est aujourd'hui est insuffisant et n'est pas la hauteur de l'enjeu euh les républicains ont à nouveau écrit à Emmanuel Macron pour à nouveau demander une ambitieuse révision constitutionnelle c'est leur terme et il propose notamment dans le courrier qu'ils adressent au chef de l'état des plafonds migratoires contraignants fixés par le Parlement chaque année est-ce que là par exemple vous soutenez cette démarche de l'air est-ce que là vous dites on dit la même chose et ça va sens moi depuis très longtemps déjà je défends la nécessité d'une révision constitutionnelle en en complément d'une révision législative c'est évidemment indispensable pour pouvoir j'ai envie de dire contraindre la jurisprudence du Conseil constitutionnel et des cours suprême dans notre pays qui ont pris des décisions favorables à l'immigration parfois de manière totalement interprétative et extensive au regard des textes constitutionnel par par qui prix politique vous pensez donc oh bah je pense qu'en tout cas oui il y a parfois des positionnements politique indéniable quand on voit l'interprétation qui est faite par exemple du respect du droit à la vie privée et familiale dans la Constitution qui aujourd'hui est interprété par le Conseil constitutionnel comme la l'impossibilité de remettre en cause le regroupement familial dans notre pays je ne suis pas sûr que les constituants qui ont mis en place ce grand principe constitutionnel pensez au regroupement familial et à l'immigration comment vous feriez si vous étiez responsabilité il y aura toujours un conse constitutionnel toujour règles c'est exactement ce que je suis en train de vous dire ce qui est sûr c'est qu'il faudrait une loi constitutionnelle donc adossée à la la Constitution sur l'immigration pour pouvoir fixer un certain nombre de principes et de cadres et ainsi casser ces jurisprudences j'ai envie de dire abusives et favorables à l'immigration maintenant ce que je dis quand même à monsieur soioti qui a l'air de l'oublier c'est que pour réviser la Constitution dans notre pays il faut les 3/5è du Congrès donc c'est objectivement aujourd'hui une majorité inatteignable ne nous l'aurons pas et c'est pourquoi j'y reviens je pense que la seule solution c'est d'abord de se concentrer de mettre nos forces de façon collective autour de cet outil du référendum d'initiative partagée qui existe et donc j'espère que Eric cioti se tournera d'abord vers cette solution et acceptera notre main entendue de ce point de vue-l dans leur courrier au chef de l'État les républicains prennent aussi l'exemple du cas d'un d'un oubeek dont le ministre de l'Intérieur a lui-même parlé il y a quelques jours pour résumer très simplement l'affaire il se trouve que le juge des référés du Conseil d'État a enjoint le gouvernement d'organiser le retour de cette personne qui a été expulsée au mépris d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme Géral d'armanin s'est exprimé il assume il dit j'ai décidé de le renvoyer dans son pays qu'importe les décisions en substance au regard de la menace que représente cet individu est-ce que vous là vous dénez la volonté de volontarisme j'aimerais que le ministre de l'Intérieur entire toutes les conclusions c'est-à-dire que la réalité aujourd'hui c'est qu'il faut dénoncer notre participation à la Convention européenne des droits de l'homme parce que de fait aujourd'hui la jurisprudence de la Cour européenne de droits de l'homme nous empêche de pouvoir expulser de notre territoire des islamistes dangereux parfois d'ailleurs condamnés pour pour des actes terroriste et donc ça n'est pas possible aujourd'hui que des conventions mettent en danger la sécurité des Français la sûreté du territoire national et donc j'aimerais qu'il aille au bout de cette de cette réflexion parce que le problème c'est qu'en effet on perd un temps phénoménal à au regard du nombre de personnes qui sont aujourd'hui expulsées dans notre pays puisque le ministre de l'Intérieur a l'air de s'être réveillé depuis maintenant un mois après l'assassinat de Dominque Bernard il faudra 2000 ans pour expulser l'intégralité des clandestins dans notre pays donc c'est vrai qu'il faut se donner des moyens juridiques beaucoup plus ambitieux j'aurais aimé qu'il commence d'abord par une loi beaucoup plus ambitieuse je vous en ai parlé tout à l'heure pas simplement euh euh la facilitation de l'expulsion de quelques cas très particulier avec quand même des conditions excusez-moi dont on pourrait parler longtemps parce que on est censé faciliter l'expulsion pour des personnes qui d'ors et déjà seraiit condamné à près de 10 ans de prison ça veut dire que un clandestin qui serait par exemple condamné pour une sorte d'agression sexuelle ou pour vol ne serait pas concerné par cette fac cette facilitation d'expulsion donc je vois je vois une toute petite volonté mais qui n'est pas du tout à la hauteur de la gravité de la situation si la loi n'est pas adoptée on se retrouva dans une situation de blocage à la fois sur l'immigration mais probablement plus largement sur l'action du gouvernement est-ce que c'est ce que vous souhaitez le blocage du Parlement et donc le blocage du pays de l'action non mais le problème si vous voulez c'est que le gouvernement utilise une forme d'exosquelette si vous voulez si je peux dire qui s'appelle le 493 ça veut dire qu'il l'use et abuse de cette technique voilà pour dissimuler le fait qu'il n'a pas de majorité dans ce pays et le problème c'est que il fait comme si il avait une majorité et il ne veut pas entendre le soit des Français une fois plus j'y reviens sur l'immigration il y a consensus des Français pour réguler réduire voir arrêter totalement l'immigration tous les sondages d'opinion le démontrent c'est transversal dans tous les partis politiques y compris d'ailleurs auprès de ses propres sympathisants donc pourquoi dans ce cas ne propose-t-il pas un un un référendum qui va dans ce sens il s'en remet au souhait des Français il il dépassera ce blocage aujourd'hui institutionnel auquel il est confronté encore faut-il qu'il accepte une fois de plus qu'il n'est pas majoritaire dans ce pays ce qu'il ne semble toujours pas avoir compris vous avez répété à plusieurs reprises référendum référendum ça vous paraît être le meilleur outil meilleur que la dissolution de l'Assemblée nationale par ex al l'heure où je vous parle oui parce que je ne sais pas ce qu'il pourrait advenir de cette dissolution je ne sais pas si une nouvelle majorité pourraitre émergé je ne crois pas que le président prendra d'ailleurs ce risque mais je vous parle de référendum et je vous parle en eff fait aussi des élections européennes parce que là pour le coup je ne sais pas si à l'Assemblée il y aurait une nouvelle majorité mais au Parlement européen il pourrait y en avoir une et donc en cela c'est évidemment essentiel parce que on pourrait remettre en cause justement les dérives de de la Commission européenne depuis des années qui est allée dans le sens évidemment de toujours plus d'immigration et d'ouverture totale des frontières comme Emmanuel Macron en fait vous craignez qu'en quête dissolution ce soit la victoire du rassemblement national Jordan Bardel a déjà dit moi je suis prêt pour être Premier ministre je ne CIS pas je ne crains rien du tout je suis en train de vous dire que je n'ai pas l'assurance et personne ne l'a d'ailleurs qu'il y aurait une nouvelle majorité le fait d'ailleurs que les différentes motions de censure qui a été proposé au Parlement n'a jamais abouti à une adoption et bien la démonstration que pour l'instant il n'y a pas de majorité alternative est-ce qu'il y aurait un grand renversement du Parlement je nen je suis pas convaincu pour une raison simple c'est que je continue de penser qu'aucun parti politique ne peut gagner seul aujourd'hui le rassemblement national a beaucoup de députés il en a 99 il en faut 289 pour obtenir une majorité donc s'il persiste dans une forme d'isolement s'il persiste dans le refus de cette idée de coalition des droites je crains malheureusement qu'on reste dans une situation similaire à celle que nous vivons donc Jordane Bardella la Premier ministre avec vous en coalition ça vous mais j'ai envie de vous dire que si demain il y a une dissolution et si le rassemblement national accepte enfin cette entendu de reconquête et travaille avec un C nombre de LR pour justement se mettre autour de la table et travailler à une coalition alors là je pense que oui tout est possible parce que on va alors agréger de façon complémentaire des Français différents autour d'un certain nombre de convergences et à partir de là ben on peut tout imaginer regardez ce qui se passe dans les différents européens depuis des années on voit bien qu'on est dans la trajectoire de victoire de coalition des droites quasiment partout en Europe la France continue de faire exception malheureusement si on prend un par un les éléments que vous venez de citer la motion de rejet à l'Assemblée elle a été adoptée en partie grâce au vote des députés RN les européennes c'est là encore une élection d'après les sondages le RN est très largement en tête même chose pour la présidentielle est-ce qu'aujourd'hui le RN est pour vous le vainqueur de la séquence le favori des prochaines élections le parti potentiellement le plus puissant de France je si vous voulez aujourd'hui le rassemblement national est indéiablement très haut dans les sondages et personne ne conteste cela mais moi c'est pas je dire je ne me positionne pas par rapport aujourd'hui au rassemblement national le dernier sondage qui a été fait sur reconquête nous donne aujourd'hui à 7 % 7 % c'est 7 députés européens aujourd'hui la ligne qui est la mienne n'est pas tout à fait celle du rassemblement national je crains de pas avoir le temps de le développer ici il y a des points de convergence sur l'identité indéiablement mais il y a aussi des gros points de divergence sur l'économie notamment sur la place de l'État sur la réduction des dépenses publiques sur la réduction euh deavantage libéral si on devait simplifier oui tout à fait sur la baisse aujourd'hui de de la fiscalité nous avons aussi des différences sur un certain nombre de sujets de de société les mois à venir le le révéleront également peut-être donc c'est vrai que de ce point de vue-là nous parlons à des Français aujourd'hui qui ne se retrouvent pas dans le rassemblement national et probablement encore moins chez les républicains et moi je le vois aujourd'hui dans nos cadres et dans nos sympathisants nous sommes aussi j'ai envie de dire la la maison d'adoption de tous ces sympathisants ELR qui aujourd'hui ne croient plus à ce parti parce qu'il voit bien qu'il a ni ligne politique ni stratégie ni incarnation et qui retrouve en nous cette droite authentique qu'ils avaient perdu depuis des années je voudrais également vous entendre sur l'actualité européenne au sens du continent européen avec cette nuit plusieurs informations qui concernent l'Ukraine l'Union européenne a validé l'ouverture de négociation d'adhésion avec l'Ukraine et dans le même temps l'aide à ce pays est bloqué en tout cas les 90 milliards qui étaient envisagés parce que le premier ministre hongrois Victor Orban n'en veut pas les 50 milliards dans un premier temps c'est l'objectif qui est fixé euh comment vous vous regardez ça bonne ou mauvaise nouvelle moi je je m'oppose à toute nouvell forme d'élargissement voilà je pense que l'Union Européenne à 27 est déjà confrontée à de très grandes difficultés euh politique a de très grandes difficultés économiques on voit bien qu'il y a aujourd'hui des distorsions de concurrence compliquées à assumer en particulier pour la France au sein même de l'Espace économique européen donc je pense que toute nouvelle forme d'élagissement que ce soit l'Ukraine ou non serait une erreur en particulier l'Ukraine a la spécificité d'être un géant agricole son intégration au sein de l'Union européenne serait le tombeau de l'agriculture française il faut savoir déjà intégré des puissances agricole dans l'Union européenne par le passé l'Union l'Union pardon l'Ukraine avant la guerre c'est 106 tonnes de blé produits de par an la France c'est 32 32 tonnes c'est il y a deux fois plus de surface agricole en Ukraine qu'en France vous c'est un adversaire ça pe être parten pas un adversaire ce qu'il faut comprendre c'est les conséquences moi je suis je suis responsable politique français je dois défendre les intérêts français et en l'occurrence l'autonomie stratégique et agricole française si nous aboutissions à cette intégration à budget constant nos agriculteurs français perdraient à peu près 20 % du budget de la pack qui leurit aujourd'hui dévolue c'est considérable he je veux dire je vais pas vous apprendre que depuis 3 semaines nos agriculteurs sont en train d'expliquer qu'ils sont asphyiés sur le plan économique il n'arrive plus à survivre notre agriculture sffronde les exploitations ferm nous sommes assaillis aujourd'hui d'importations agricole au détriment de notre propre production donc oui je vous le dis ce serait le tombeau de l'agriculture française ça n'est pas la solution selon moi pas plus pour l'Ukraine d'ailleurs que pour les autres candidats je sais que c'est le souhait d'Emmanuel Macron c'est le souit ducela under lon ils veulent l'Union européenne à 30 enfin excusez-moi vous voyez bien qu'aujourd'hui d'ors et déjà nous avons de grandes difficultés à faire en sorte que ce continent reste un continent de puissance il y a de telles divergences Mar c'est pour l'adhésion pour ce qui est de l'aide les 50 milliards d'aides que l'Union européenne souhaitait verser à l'Ukraine et qui sont pour le moment bloquer la question moi je ne suis pas choqué en revanche qu'il puisse y avoir une aide pour la reconstruction de de l'Ukraine et pour qu'elle puisse trouver les moyens évidemment de se redresser le plus vite possible sur le plan des infrastructures sur le plan humain sur le plan humanitaire de ce point de V mais c'est un autre sujet et c'est un autre sujet voilà mais ce n'est pas le sujet de l'intégration on peut avoir des accords éé et qui aurait des conséquences une il faut parler avec Vladimir Poutine hier le correspondant TF en Russie pu interroger le président russe dans le cas d'une conférence de presseadimir dit s'il y a un intérêt de la France nous y répondrons il qu'il a plus de contact entre les de chefs de l'État rus et français vous dites quoi ah moi ce que je dis c'est que quand les intérêts vitaux de la France sont en jeu il faut qu'il puisse y avoir un contapiement parce que nous devons pouvoir expulser des islamistes tchchenennes donc d'origine russe il faut pouvoir avoir un dialogue pour permettre justement que ces expulsions aboutissent vous savez la Russie ne va pas déménager du continent elle restera que ça nous plaise ou non notre voisin donc il faut garder des contacts diplomatiques Nicolas Sarkozi avec je crois cette phrase très juste il dit quand vous êtes en guerre il y a deux solutions soit vous anéantissez l'adversaire je crois que personne aujourd'hui ne pense raisonnablement pouvoir anéantir la puissance nucléaire qui est la Russie soit vous vous mettez autour de la table et vous discutez je crois que c'est ça qui s'impose si on veut être le plus efficace merci beaucoup Marion maréchal d'avoir été l'invité de LC ce matin