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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 juin 2022 40 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Législatives : Emmanuel Macron entre dans la bataille

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Cette prise de parole surprise d'Emmanuel Macron était-elle improvisée ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Cette séquence est-elle surréaliste ou programmée ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Un président qui s'envole en pleine campagne législative, quel sens ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    À qui s'adresse cette déclaration selon vous ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Sur sa déclaration, est-ce un placement de chef de guerre ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Cette prise de parole montre-t-elle un président écartelé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « il va falloir aller voter sinon le danger ça va être le désordre »
  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « aucune voix ne doit manquer à la République dimanche je compte sur vous pour doter notre pays d'une majorité solide »
  • 5:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « le plus grand parti de ce pays c'est 25 millions d'abstentionnistes »
  • 7:00Élisabeth BorneFait
    « les extrêmes en fait »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « nous sommes à l'heure des choix et les grands choix ne se font jamais par l'abstention »
  • 11:00Emmanuel MacronFait
    « aucune voix ne doit manquer à la République »
  • 13:00Édouard PhilippeFait
    « il faut que le président puisse avoir une majorité stable et solide »
  • 19:00Stéphane zumstegFait
    « il y a deux fois plus de Français qui ne se sont pas déplacés après dans le détail pas vraiment l'électorat de ma chronique »
  • 21:00RATP/SNCFChiffre
    « 40% supérieures à la moyenne habituelle »
  • 23:00RATPFait
    « aucune image du Stade de France n'a été conservée ni par les organisateurs ni par la FFF faute de réquisition dans les temps donné »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

mais d'abord donc un président qui plonge dans la bataille des législatives juste avant de s'envoler vers l'Europe de l'Est et les bruits de bottes en Ukraine c'est le fait politique du jour avec Jérôme Rabier le duel à distance se poursuit entre la Nupe et les partisans du président de la République le Conseil des ministres de cette semaine a été avancé pour cause de visite en Roumanie et Moldavie d'Emmanuel Macron mais avant de décoller pour soutenir les forces françaises déployées sur place le chef de l'État a lancé un appel aux électeurs pour le second tour insistant sur les conséquences d'un résultat serré mais parce qu'il en va de l'intérêt supérieur de la nation je veux aujourd'hui vous convaincre de donner dimanche une majorité solide au pays nous avons besoin d'une majorité solide pour assurer l'ordre à l'extérieur comme à l'intérieur de nos frontières une prise de parole pour aussi appeler un sursaut républicain face à l'abstention mais la cible est bien l'Alliance de gauche emmenée par Jean-Luc Mélenchon toutes les composantes de la majorité insistent sur le risque d'une majorité relative à l'image d'Édouard Philippe dans les colonnes du Figaro le désordre politique qui viendrait s'ajouter à l'instabilité et au danger du monde actuel serait une folie de son côté Jean-Luc Mélenchon tente également de mobiliser il en appelle lui aussi aux abstentionnistes et en particulier aux jeunes en martelant ce qui l'opposent au projet présidentiel impossible d'avoir un débat sur la retraite à 65 ans sur le travail forcé au RSA impossible d'avoir un débat pendant la campagne président sur leur budget caché ils vont enlever 80 milliards impossible d'avoir un débat sur l'eau on avait déjà pas pu la voir pendant la présidentielle là non plus donc je pense que tout se joue du fait que les gens qui nous écoutent en ce moment le plus grand parti de ce pays c'est 25 millions d'abstentionnistes le leader de la nuque qui aurait souhaité un débat avec la première ministre une proposition qu'Elisabeth borne aurait refusé selon lui faux réponds Matignon qui a décliné un rendez-vous sur France TV ce jeudi pour cause de campagne locale dans le Calvados a défaut dans tête à tête le duel se poursuivra donc à distance respectable sur le terrain et par plateau interposé beaucoup de thèmes à aborder dans ce premier débat politique on commence donc par le discours d'Emmanuel Macron et je vous présente mes invités Bérengère Bonte bonsoir bienvenue vous êtes journaliste essayiste auteur de cette biographie d'Édouard Philippe Le Sioux publié aux éditions de l'archipel Stéphane zumsteg bonsoir bienvenue vous êtes directeur du département Opinion de lassitude ipso j'accueille également Etienne hollyon bonsoir bienvenue vous êtes sociologue chercheur au CNRS auteur de ce livre les candidats novices et professionnels en politique c'est au presse universitaire de France j'accueille également Laetitia cru pas bonsoir Laetitia bienvenue à vous aussi Bérengère bon je commence avec vous ce cette prise de parole surprise quand même d'Emmanuel Macron est-ce qu'elle donnait un petit un petit aspect improvisation quand même est-ce que vous l'avez vécu comme ça ou pas sur la forme en tout cas clairement d'autant que Édouard Philippe Emmanuel Macron était [Musique] [Musique] dans la maison Macron Laetitia comment vous le si on parle de la forme et ensuite je vous donnerai la parole sur le fond mais effectivement cette prise de parole alors on peut on peut dire aussi que c'est un coup de communication réussie puisque on en parle on ouvre cette émission avec avec cette prise de parole comment vous analysez vous total cuisant c'est surréaliste cette séquence elle est absolument pas improvisée parce qu'il y a un pupitre il y a un discours écrit avec des feuilles ou alors il l'a fait 10 minutes avant mais je peux pas y croire c'est surréaliste en fait on est entre les deux tours d'une élection qui concerne directement les Français le quotidien l'opposition en tout cas a imposé ces thèmes dans la campagne il y a eu le boulevard pour le faire et manuel Macron choisit on le savait depuis la semaine dernière donc c'est un choix qui a été programmé qui assumait de s'envoler pour la Roumanie et peut-être pour l'Ukraine parce que c'est ce qui reste encore on ne sait pas on en est pas sûr non on en est pas sûr et les lycée refuse de le dire même aux journalistes qui accompagnent le Président j'ai posé la question et journaliste qui est dans l'avion qui est parti juste avant Emmanuel Macron eux-mêmes ne savent pas voyez-vous donc il laisse planer comme ça ce mystère mais quel est le sens Thomas d'un président qui s'envole alors certes il y a une guerre en Europe en tout cas aux portes de l'Europe en Ukraine mais qui s'envole alors que les Français sont absolument concentrés sur le pouvoir d'achat sur l'âge des retraites sur toutes les thématiques qui vont considérer directement leur quotidien Stéphane zumsega en terme d'efficacité on voit bien à qui s'adresse il s'adresse à ces électeurs de la présidentielle qui sont pas déplacés dimanche dernier et ça c'est d'ailleurs ils étaient est-ce qu'on les a comptabilisés les abstentionnistes du camp du camp Macron je sais pas c'est si vous avez la réponse mais déjà il y a deux fois plus de Français qui ne se sont pas déplacés après dans le détail pas vraiment l'électorat de ma chronique c'est un peu plus mobilisé que d'autres mais il y a pas de vrai il y a pas eu de vrai césure entre entre un électorat mélenchoniste qui aurait plus ou moins voté l'électeurs macroniste d'électeurs macronistes qui sont pas allés voter avant-hier majoritaire partout après ceci dit on le sait bien quand on regarde la structure de du vote Macron c'est un vote de personnes âgée beaucoup plus que de personnes jeunes et ce sont les personnes les plus civiques et se sont elles qui se déplacent le plus donc quand il y a de l'abstention c'est pas vraiment lui qui empathique après sur sa déclaration ce sont des placements mais ils nous refait le coup du chef de guerre en fait ce qu'il avait fait bien avant l'élection présidentielle on avait bien vu que ça l'avait énormément servi au tout début des événements en Ukraine notamment auprès de cet électorat âgé qui a besoin de se réassurer et aussi auprès de l'électorat de droite qu'il avait totalement siphonné au-delà de toute espérance au soir du premier tour en tout cas quand on voit ce qu'avait fait Valérie Pécresse donc sa stratégie elle est claire c'est continuer à taper à taper à taper et de le faire de façon un peu moins agressive qu'auparavant sur le tout sauf Mélenchon sur le péridot il parle de désordre il parle pas de programme économique irréalisme ne parle pas encore de sortie de l'OTAN de choses comme ça c'est moins agressif que ce qu'on peut dire un certain nombre de ses soutiens ces derniers jours et notamment depuis depuis dimanche soir dernier ne pas ajouter au désordre il joue quoi il joue la carte de la cohérence qui n'a pas fonctionné c'est son comme son principal échec du premier tour votez pour vous avez voté pour moi bien donnez-moi une majorité ce qui a toujours fonctionné enfin en tout cas la plupart du temps depuis l'inversion du calendrier institutionnel et qui n'a pas du tout fonctionné dimanche dernier c'est soyez cohérent je suis président vous avez tranché il y a 2 mois on peut penser ce qu'on veut de cet argument mais donnez-moi une majorité Étienne au lion alors là il y a le chef de guerre Laetitia dit finalement un peu un président écartelé entre les enjeux internationaux et puis cette campagne dans lequel il veut quand même peser et vous comment vous l'analysez cette prise de parole je ne suis pas spécialiste de communication politique donc je laisse ça à d'autres mais il me semble en effet que sur le fond je rejoins ce que disait votre invité c'est-à-dire que on est dans une séquence qui assez clairement montre que le Président de la République et cette pesé sur la campagne alors il le fait avec des termes un petit peu différents il est pas dans les discours qu'on a pu avoir cette semaine mais dès dimanche soir comme vous le rappeliez on a eu en effet une série de rappels à l'ordre en disant il va falloir aller voter sinon le danger ça va être le désordre qu'on entend aujourd'hui ou cette mise en équivalence moi qui m'a beaucoup frappé entre la nups et le Front National qui dès le soir de la présidentielle est réalisé par Elisabeth borne quand elle prend la parole elle dit les extrêmes en fait et puis qui ensuite va être enchaîné on l'a dit Amélie de Montchalin Gabriel Attal alors dans ça on a des gens qui prennent des positions un peu différentes Clément Beaune ministre de l'Europe lui a dit à titre personnel je vais appeler à voter pour la nuque mais on est quand même ici si on prend un tout petit peu de recul dans un registre rhétorique du Nini ni l'anus ni le Front national ni le rassemblement national qui est celui qui a longtemps été celui de l'UMP puis des républicains en fait c'est le registre rhétorique de je ne veux pas avoir à choisir et donc ça dit quelque chose peut-être du positionnement futur de en marche mais en tout cas ça dit quelque chose de l'inquiétude qui est en train de les saisir et de ce point de vue là ils font assez peu de cas de quelque chose qui existait jusqu'à peu qui s'appelle le Front républicain front républicain qu'on n'a pas du tout en train qu'on ne voit pas ce produire à l'heure actuelle et ça je trouve que c'est un déplacement qui si on s'intéresse au long terme et assez significatif Emmanuel Macron qui a dans le même discours à lancer cet appel invoquant la République écoutez bien la formule que le président a choisi nous sommes à l'heure des choix et les grands choix ne se font jamais par l'abstention j'en appelle donc avant votre bon sens et aux sources républicains ni abstention ni confusion mais clarification dimanche aucune voix ne doit manquer à la République dimanche je compte sur vous pour doter notre pays d'une majorité solide afin d'affronter tous les défis de l'époque et de bâtir l'espoir aucune voix ne doit manquer à la République moi c'est vraiment c'est ce passage là qui m'a frappé voté pour la République sous-entendu la République c'est moi ça nous rappelle quelqu'un d'ailleurs c'est clair à peu près je pense un bon nombre de prison de la République qui en pari circonstances se sont approprié effectivement la République et le je suis pas tout à fait d'accord quand vous dites on est dans des dans des propos moins violents peut-être les mots sont moins violents mais aucune voix ne doit dans ce cas la République ça veut dire quoi ça veut dire que si on vote nuque ou RN on vote contre la République on n'est pas on n'est pas dans dans on n'est même pas dans ce que Élisabeth borne laisse entendre et dans dans la cacophonie des 48 dernières heures on est dans ensemble ou rien c'est quand même euh il faut quand même écouter aussi ce qu'on dit tous les lieux étonnants les uns après les autres sur cette expression du Nini ils explicite le pas la nuque pourquoi pas la nuque parce que il dit que il faudra regarder au cas par cas mais que certains candidats nus peut se sont affichés avec des personnes qui sont clairement antisémites reconnus comme tel ou qui se sont affichés avec des personnes ou eux-mêmes sont contre les principes de laïcité après il faudrait demander à l'éclairage c'est les termes c'est les sauf c'est la liste des sauf dans le dans la dernière prise de parole d'Élisabeth donc il est considère comme anti républicain donc voilà il dit doivent aller vers la République mais il faudrait qu'il soit plus clair dans ces cas-là allons-y allons dans le naimation Thomas vous voyez cette méthode nommée et de porter la honte sur puisque ce sont des candidats qu'il faut fuir et bien il faut expliciter pourquoi pourquoi ces candidats avec qui se sont-ils affichés quelles sont leurs propos qui sont anti républicains etc etc c'est sans doute pas au président de la République de de le faire mais peut-être à certains de ces lieutenants et Étienne hollyoncé ça rejoint ce qui vous dit tout à l'heure cette prise de parole il a invoqué l'intérêt supérieur de la nation le président de la République donc il y avait une stratégie de dramatisation des enjeux dramatisation certaine en effet mais moi en effet je me pose la question si il y a des personnes qui sont considérées comme anti républicaine je suis d'accord avec vous je pense qu'il faudrait dire et ça permettrait de sortir d'un débat qui est purement rhétorique et assez gazeux pour rentrer dans le détail et qu'on aille mais alors c'est la même chose pour le rassant pardon de nous interroger c'est la même chose pour le rassemblement national dans ces cas-là ça veut dire qu'il faudrait interdire ce parti si on considère qu'il n'est pas républicain alors c'est pas une question d'Inter la question de name and shame donc de mettre à distance et de ne pas voter pour moi en effet je suis assez frappé par ce discours qui est quand même un discours particulièrement radical qui dit la République c'est moi vous venez de le dire et alors en plus pour faire quelque chose qui moi m'étonne beaucoup parce que je vais pas parler à la place de notre collection de ici mais il me semble quand même juste après il me semble quand même que la question n'est pas de savoir s'ils vont gagner ou pas cette élection c'est possible bien sûr je suis pas prévisionniste je ne suis pas sondeur mais en tout cas ce qui est en train de se passer c'est la question de la majorité absolue qui pourrait avoir et éventuellement de du volume de la stabilité de cette majorité donc en fait si le gouvernement est inquiet et que tous les ténors sont sur les ondes en ce moment c'est pour tenter d'éviter d'avoir une opposition forte c'est pour tenter d'avoir un parlement qui fonctionne peut-être un petit peu différemment et ça je pense que ça dit quelque chose quand même sur l'idée qu'ils se font du Parlement dans le fonctionnement actuel des institutions et on pourrait à l'inverse trouver Parlement qui récupère un peu de sa de sa puissance dans les semaines à venir on verra bien effectivement Stéphane zumsec ce qui est ce qui est intéressant cette idée cette idée qui revient plusieurs fois dans le discours de d'Emmanuel Macron de majorité solide alors continuer majorité solide on entend majorité absolue est-ce qu'il y a un risque de France un gouvernable ou est-ce que c'est totalement de la de la communication politique un gouvernable probablement pas après oui la la surprise de ce premier tour ça a été évidemment les la contreperformance d'un certain nombre de candidats de d'ensemble évidemment et que sur la base des résultats du premier tour est extrêmement prudent évidemment c'est tout ce jour à dimanche prochain Emmanuel Macron n'est absolument pas assuré de disposer d'une majorité absolue ça c'est le scénario pour l'instant le plus probable après il y a des groupes charnières il y a des possibilités de s'allier on a beaucoup parlé de la possibilité de récupérer une partie des élus qui seront qui seront qui gagneront sur l'étiquette LR et qui intégreront ensuite une majorité présidentielle qui se roulait Macron compatible Jean-François Copé le maire de moi a clairement entendu la perche les dimanches soirs voir tout simplement parce que c'est un accord de gouvernement soit au cas par cas soit d'accord le gouvernement comme le réclame Gérard archer d'ailleurs avec un groupe LR qui serait qui sera forcément amputé d'une partie importante peut-être de la moitié de ses de ses membres mais ce sera suffisant pour obtenir la majorité absolue donc la France ne sera pas un gouvernable d'assemblée trouvera une majorité bien sûr et pour lui ce sera quand même une terrible défaite et ce sera quand même du jamais vu depuis qu'on a inversé le calendrier électoral vous n'êtes pas censé perdre des élections législatives deux mois avec deux mois après une réélection assez facile et assez brillante d'ailleurs voilà dans ce cas vous venez d'exposer c'est pas perdre ça veut dire qu'ils auraient pas mais il n'aurait pas la majorité absolue pour réformer que le scénario n'était pas écrit n'était pas celui-là en tout cas la véritable inquiétude encore une fois elle est pour les les barons de la macronie parce que la majorité elle-même qu'elle soit RIC rock qu'elle soit absol ou relative en vérité toutes les projections nous amènent quand même autour de gère quasiment toutes les projections pour la pour ensemble 289 et si c'est s'ils ne l'ont pas ils ont quelques-unes une dizaine peut-être on est pas Madame Soleil évidemment il faut rester prudent mais les projections sont pas du tout celles qui sont promises à la au groupe Mélenchon à la nups donc le danger il est pas là et et ensuite les conséquences en termes démocratiques et je veux dire la vraie inquiétude elle est aussi du côté de l'abstention et je suis pas sûr que le genre de gesticulation d'aujourd'hui convaincre grand monde de venir voter en plus alors justement l'abstention on va parler maintenant du vote des jeunes ou du non vote des des jeunes regarder ces chiffres l'abstention j'ai les 18 24 ans en état 69% ce dimanche pardon 25 34 ans 71 % et puis ce comment se vote des j'y reste ce ventile évidemment forte fort choix pour la nuque 42% le rassemblement national qui arrive en seconde position 18% ensuite cet ensemble 13% et l'air 10% reconquête 5% et ça n'a pas échappé évidemment à Jean-Luc Mélenchon cette abstention très forte de son électorat puissant celui de la jeunesse il a apostro fait les jeunes sur France 2 hier soir écoutons je veux juste dire aux jeunes que il ferait quand même qu'il se mêle un peu de leurs affaires parce que c'est pas la peine de venir râler sur parcoursup si après c'est pas pour voter pour ceux qui veulent l'abolir et que puisque nous partageons le souci de la planète bah c'est le moment d'envoyer des gens à l'Assemblée nationale qui vont s'y prendre pour de bons et pour de vrai j'admets c'est normal qu'on puisse ne pas être d'accord avec ce que nous proposons et même que certains États aux caricatures qu'on a fait de nous mais pour tous les autres qui a d'innombrables fois ont montré leur intérêt pour les tests que nous développ leur dit bon alors là faut quand même il faut faire quelque chose c'est un peu c'est un peu la séquence du bâton on va dire s'il y a eu la carotte un peu plus tôt dans la campagne je ne sais pas l'avait fait rappeler pour les régionales ça avait été un échec total c'est-à-dire est-ce que c'est le meilleur moyen de faire bouger le le vote des jeunes qui veut répondre à cette question personne me regarde non mais ce qu'on sait en effet c'est que les déterminants de l'abstention sont très claires il y a des jeunes pour des raisons qui sont souvent il y a d'autres catégories socioprotiniennes les ouvriers les personnes sans emploi bon il y a des il y a des déterminants assez intéressants il y a des déterminants sociaux-démographiques qu'on vient d'évoquer mais il y a aussi des déterminants simplement de mauvaises inscriptions ce que montre mes collègues par exemple que Céline braconnier Jean-Yves Magin c'est que si les jeunes et des c’était intéressant le graphique que vous montriez soit c'est les 25 34 ans qui sont les plus les plus abstentionnistes c'est parce que c'est ceux qui sont en train de se déplacer ils ont quitté leur région pour aller voter et que si on avait des procédures pour mieux inscrire les jeunes donc en contrôlant par ça les jeunes voteraient peut-être un petit peu plus et même significativement plus et que donc avec de la volonté pour réinscrire les jeunes on arriverait certainement à avoir des taux d'abstention qui te baissent assez significativement donc parfois il y a des petits remèdes ça suffira pas évidemment mais ça permettrait de déplacer et peut-être d'une électronique le vote électronique c'est une possibilité mais qui pose d'autres problèmes en termes de confiance que vous avez déjà abordé bien sûr et de sécurité et à l'heure actuelle je suis pas certain que on est les techniques informatiques qui permettent vraiment de s'assurer d'un vote qui soit vraiment fiable et même si on les avait la peur que ça pourrait produire serait beaucoup plus dangereuse que le ce que ce que ça apporte effectivement ça pourrait affaiblir une confiance dans l'élection qui est déjà affaiblie une mère générale et puis pour l'instant on a tout simplement techniquement pas de garantie et je crois qu'il y a deux pays qui l'avaient mis en place et qui sont revenus en arrière parce qu'il n'avaient pas ces garanties Stéphane je sais que si on zoom sur l'électorat jeune qui n'a pas voté Mélenchon cette fois-ci alors qu'ils avaient voté c'est un peu la même question que pour Emmanuel Macron tout à l'heure est-ce qu'un message comme celui-là peut les mobiliser est-ce que ou est-ce que c'est un c'est finalement un désintérêt pour les législatif plus profond parce que ce livre de toute façon on sait pas à quoi ça sert on sait pas à quoi servent les députés etc etc bien sûr bien sûr qu'il y a ces éléments ça vaut pour les jeunes comme pour les moins jeunes mais si on parle que des jeunes enfin les principales raisons de l'abstention de manière générale le fait qu'on est plus d'un Français sur deux ne soient pas déplacés c'est que pour les Français aujourd'hui l'élection autour de laquelle tout s'articule ces élections présidentielles ils ont tort évidemment les élections législatives c'est cruciales d'expliquer malgré tout l'essentiel a été c'est aussi un peu de la responsabilité d'Emmanuel Macron qui a choisi la stratégie de l'attente puis d'une quasi longue campagne cette préminence de l'élection présidentielle il y a le fait qu'il y a pas eu de campagne alors vraiment pas une pour le coup c'est pas une nouvelle campagne qui a commencé hier mais c'est la campagne qui commence enfin il y a un troisième élément c'est la loi sur le cumul des mandats 2014 ça ne touche pas que les jeunes mais il y a plus de députés mères il y a plus de sénateurs on ne connaît pas le nom de son député ne connaît pas l'étiquette politique de son député à part dans quelques zones rurales effectivement où les gens sont plus présents les gens sont plus âgés lisent plus la presse quotidienne régionale toutes ces choses-là à partir du moment où vous ne connaissez même pas le nom de votre député vous votez sur quand vous votez c'est sur étiquette politique et donc ça contribue encore plus à nationaliser ces élections législatives il y a toujours eu un grand débat les législatives c'est une c'est 577 scrutin locaux une élection nationale dans ça n'a jamais été véritablement tranchée mais cette année c'est encore plus accentué que que les autres années c'est ma contre Mélenchon puisque de toute façon on ne connaît pas les gens pour lesquels on va au premier tour est-ce que c'est un peu moins vrai au second tour puisque là on a de finalistes et on peut un peu plus s'y intéresser vous voyez ce que ça vous votez majorité absolue pour Macron ou alors un peu plus de un peu moins de pouvoir en tout cas on refuse les pleins pouvoirs au président de la République ça tourne autour de ça et c'est un vrai problème parce que c'est pas non plus la finalité d'élection législative d'être un match entre un président de la République et quelqu'un qui peut-être s'autonomie ou phosphère et dire président Premier ministre c'est pas du tout ça des institutions et c'est exactement ce que Jean-Luc Mélenchon a compris parce qu'hier au 20 heures il a bien dit que ce deuxième tour était un référendum anti Macron en disant bien sa référendum anti-macron politique pas contre sa personne mais c'est de cette façon qu'il l'a présenté donc il appelle les anti Macron à venir mettre un bulletin Nupe dans le cas d'un duel encore plus clair là-dessus mais moi je moi il me semble qu'il en parlait de l'ambiguïté de d'Emmanuel Macron à ne pas à ne pas aller vers un front républicain l'ambiguïté de Jean-Luc Mélenchon depuis dimanche soir et quand même aussi à souligner et n'est pas de nature à rassurer je pense un électorat un peu de de gauche un peu d'émo social-démocrate qui qui hésitait c'est-à-dire alors on met ça sous le compte de l'absus vous savez les fâchés les fachos et des appels qu'il a lancé mais même des dimanches soir en fait il est il est quand même attend de la main en gros un électorat du rassemblement national ce qui lui pose aucun problème tout ça dans un je sais pas moi frappé dimanche soir j'ai trouvé j'ai trouvé pas bon Mélenchon j'ai trouvé quand il veut être clair il s'est être clair Jean-Luc Mélenchon là je l'ai trouvé sans vert et sans et sans voilà il entretient cette espèce de flou qui est quand même assez problématique aussi je reviens sur cette idée d'étiquette nationale Étienne au Lyon votre livre les candidats nos vies ces professionnels en politique où on a tous vu dans dans cette campagne de législatives des des candidats essentiellement et reine je ne crois pas me tromper qui se retrouvait dans des débats locaux sur les télés locales et qui étaient incapables de répondre à des questions à peu précises et ben j'entendais ce matin une chronique sur RTL qui qui faisait la liste de quelques unes de ces candidates en l'occurrence c'était des femmes qui sont arrivés en tête au premier tour de législatives alors qu'elle s'était ridiculisée ils sont un plateau télé c'est bien la démonstration finalement on vote pour celui qui est à côté sur la photo en l'occurrence c'était Marine Le Pen c'est certain qu'on a des logiques d'étiquettes qui fonctionnent à plein dans ce genre d'élection alors le cumul des mandats en effet ou la fin du cumul demanda à participer de cette séparation là aussi participé d'autre chose c'est de du désintérêt des élus pour le Parlement moi j'ai de plus en plus de parlementaires qui me disent je préfère avoir une mairie un espace local parce que d'une certaine manière si je suis là j'ai plus de sécurité électorale je suis pas soumis aux alternants ça la volonté de mon parti et puis j'ai plus de moyens aussi pour agir politique levier d'action et donc alors voilà être honnête comme dirait Edouard Philippe qui avait avant de prendre de devenir Premier ministre choisis de retourner au Havre et puis et puis aussi des moyens des équipes en fait pour vous aider à faire de la politique localement et la politique ça se fait pas tout seul mais en effet on se retrouve à l'heure actuelle avec des logiques de liste alors il faut rappeler qu'une logique de liste et de d'étiquettes elle fonctionne toujours on les avait eu en 2017 avec les candidats d'Emmanuel Macron la même chose qui n'est pas connu pour la bonne raison que bah une partie d'entre eux n'était pas en politique avant et qu'ils avaient de bonnes raisons on a l'exemple le plus caricatural de cette logique de liste à mon avis pour partie assez différent cette fois-ci le parti animaliste qui avait mis un canard sur ses affiches donc le nom du candidat n'était même pas mentionné et de l'autre côté les députés reconquêtes qui avaient envoyé des des grands quatre pages quadricchromées mais qui était sans même le nom du candidat et c'est seulement dans le le certains bureau de vote qu'on allait découvrir le nom à la limite pourquoi pas d'une certaine manière ça veut dire aussi qu'on vote pour des idées il y a même un parti le Parti Pirate qui a dit ne votez pas pour nous votez pour nos idées 577 fois donc d'une certaine manière c'est pas gênant d'ailleurs si on avait une proportionnelle avec un scrutin de liste c'est ce qui se passerait on aurait trois têtes d'affiches et puis voilà mais il est certain que la notabilité comme ressource et quelque chose qui s'est perdu en politique contemporaine en partie à cause de cette question du cumul des mandats alors dans la future Assemblée il y en a qui pourrait jouer un rôle crucial et on va ouvrir ce chapitre dans ce débat c'est Edouard Philippe Laetitia sont partis horizons ces distingués Scorps plutôt honorable dans les 58 circonscriptions où il a présenté des candidats 24 sortent en tête on se pose donc cette question est-ce qu'il un atout jusqu'au bout pour Emmanuel Macron ou peut-être un boulet et bien je vais vous répondre les deux tomates tout dépend du temps que l'on prend en considération si c'est un temps court c'est un atout puisque une voix même molle est une voix et on est donc encore dans une période électorale et sur le temps long Édouard Philippe sera certainement un danger et un boulet en tous les cas pour Emmanuel Macron on va commencer par le début Édouard Philippe il avait dit je vais mouiller ma chemise pour pour cette campagne bon je ne sais pas résultat des courses j'ai pas l'impression qu'il est tout donné donc il était là c'est vrai il a fait comme ça quelques petites apparitions il a soutenu mollement Emmanuel Macron et puis pour les législatives il est monté sur scène lui aussi dans un meeting par exemple on va l'écouter à Nice le 8 juin pour soutenir les candidats d'ensemble mon message c'est un message de mobilisation de cohérence c'est aussi un message de lucidité nous vivons une période qui est difficile avec des fragilités françaises avec des déséquilibres mondiaux qui s'accélèrent et pour faire face à cette situation il faut que le président puisse avoir une majorité stable et solide aucun Français ne peut croire qu'avec du désordre de l'incohérence au sein de la représentation nationale et au sommet de l'État nous puissions trouver les bonnes solutions et faire face à cette période finalement dans cette période électorale le maître mot d'Edouard philippe est un peu le positionnement c'est la loyauté pour celui qui l'a nommé à Matignon en 2017 alors qu'il était totalement inconnu et donc bon on pourrait le trouver peut-être un peu économe dans l'émotion dans les mots peut-être aide à l'instar d'Alain Juppé qui est son mentor mais en tous les cas cette image et cette posture tient encore une fois la tête dans les hits parades de la popularité il pourra aussi éventuellement si on se projette là peut-être un peu plus sur le temps long j'ai aimé Emmanuel Macron avec un groupe à l'Assemblée [Applaudissements] pas mal par Emmanuel Macron qui reste quand même très flou alors lui sont désolidaris carrément il dit qu'il a pas du tout été associé à la réflexion et il laisse quand même entrevoir un léger scepticisme il dit par exemple rien ne peut concurrencer l'Assemblée nationale et le Sénat ce sont deux chambres qui discutent et vote la loi il serait absurde de vouloir remplacer le Parlement par autre chose ce n'est évidemment pas l'objectif du président ça c'est tout le style Philippe loyauté en vitrine mais hop une petite pique et un petit message quand on lit bien entre les lignes et donc oui définitivement il peut le faire de l'ombre à Emmanuel Macron qui lui-même le sait rappelez-vous l'épopée personnelle d'Emmanuel Macron vis-à-vis de François Hollande qui l'a quand même fini par trahir et bien écoutez peut-être qu'il voir Philippe aura le même destin ça ce sera rendez-vous en 2027 puisque Emmanuel Macron ne se représentera pas effectivement bérengerbon vous avez enquêté sur la personnalité des droits Philippe pour votre livre Le le Siou qu'est-ce qui caractérise aujourd'hui la relation entre les deux hommes est-ce que le mot moi le mot qui me vient c'est peut-être le mot méfiance mais est-ce que c'est celui-là que vous pourriez emprunter en premier ou un autre moi je dirais qu'il y a pas de relation d'accord l'absence de relation l'absence de relation et c'est quelqu'un qui fait peur manifestement au fameux entourage parce qu'effectivement son arme de guerre c'est sa popularité je dirais que les mois passent et elle ne diminue pas et puis aujourd'hui c'est quelqu'un qui va avoir un groupe parlementaire c'est quasiment certain entre 21 et 26 députés dans les projections qui j'ai raconté cet après-midi il y a plus de 400 comités locaux d'horizon ce qui est quand même énorme quasiment dans tous les départements il n'en manque que quelques-uns qui allaient financements publics assurés pour ce pour ce mouvement avec les 58 circonscriptions tout ça réuni ça ça en fait quand même un vire quelques mois ce parti a été créé le 9 octobre donc il est dans la majorité il a fait alors il a il a été effectivement je suis assez d'accord avec Laetitia il a été très discret pendant la campagne présidentielle c'est la casse beaucoup qu'on le dise on l'a beaucoup vu en revanche soutenir les candidats horizons ça pour le coup il a vraiment mouillé la chemise il était vraiment là donc voilà mais c'était c'était mais ce qui est assez habile parce que du coup il était là et d'autres de ne pas de ne pas y aller mais il est pas complètement aveugle aux enjeux de la présence au Parlement ensuite il a pété jusqu'à présent quelqu'un de relativement loyal avec en effet potentiellement des manœuvres en dessous mais jusqu'à présent ça loyauté n'a pas été mise en cause la situation est un petit peu différente maintenant puisque Emmanuel Macron probablement de se représentera pas il faudrait changer la Constitution pour ça donc ça ferait quand même beaucoup un scénario à la poutine medvedef je ne sais pas s'il veut se lancer là-dedans mais Edward Philippe va avoir certainement beaucoup plus de marge manœuvres et d'envies désormais mais ça rejoint ce que vous disiez tout à l'heure c'est plutôt une bonne nouvelle pour le on va dire la vitalité de la vie démocratique on va avoir une Assemblée nationale peut-être un peu un peu moins un peu moins docile et un peu plus volontaire mobile hétérogène alors paradoxalement je pense que c'est le pire cauchemar d'Edouard Philippe qui a un grand défenseur de la 5e République et qui lui ne souhaite pas avoir une assemblée une assemblée indocile mais par contre ce qui est certain c'est que on peut revenir sur les projections et joue aussi ce rôle de contre-pouvoir notamment avec les commissions d'enquête ou alors c'est ces auditions et j'appelle Jérémy icemann à nous rejoindre bonsoir Jérémy ces auditions sur le fiasco du Stade de France elles se sont poursuivies aujourd'hui avec les responsables de la SNCF et de la RATP et oui après le ministre de l'Intérieur la ministre des Sports le préfet de police et la Fédération Française de Football les sénateurs de la commission Culture et de la commission des lois continuent leurs auditions pour comprendre et bien comment la finale de la Ligue des Champions entre le Real Madrid et Liverpool organisé le 28 mai dernier au stade de France à tourner au fiasco les responsables de la SNCF et de la RATP ont d'abord rappelé que leur rôle se limite au bornes des gares et ne concerne donc pas directement le staff de France ni ses alentours ils assurent en plus avoir mis en place un dispositif inédit pour gérer un afflux de voyageurs 40% supérieures à la moyenne habituelle selon leur chiffre qui sont en fait assez similaires à se présenter par le ministre de l'intérieur on comptait au Stade de France à 21h ce soir là 36000 personnes arrivées par la ligne 13 du métro 6200 via le RER B une ligne qui connaissait d'ailleurs une grève partielle 37000 voyageurs via le RER D soit trois fois plus que d'habitude sur cette ligne et c'est là en fait que le problème se pose parce que c'est une surcharge qui est assez endroit va créer des difficultés d'accès au stade pour les spectateurs et qui selon la RATP n'a pas été signalé par la FFS ni par le préfet de police on écoute on a les contacts avec la FFS à aucun moment on a eu la moindre alerte de quiconque qui a un problème sur la ligne D et sortie des voyageurs de la ligne D personne nous a dit parce qu'on aurait pu éventuellement réorienter en temps réel mais personne nous a alerté qui avait votre difficulté et si on nous a demandé de dévier des flux pour retenir des trains c'est des choses que c'est un peu faire d'accord mais il faut que vous nous prévienne l'information donc ça c'est pour le nombre de de spectateurs c'était l'un des points chauds de la de la polémique l'autre ce sont les images de vidéos surveillance alors est-ce qu'elles ont été comme ça on a parlé de celle du Stade de France celle de la RATP de la SNCF et bien oui c'est ces fameuses images alors on sait en fait qu'aucune image du Stade de France n'a été conservée ni par les organisateurs ni par la FFF faute de réquisition dans les temps donné donc ça on l'avait déjà dit et bien pour la RATP et la SNCF c'est un peu la même chose en fait les vidéos sont conservées seulement en cas d'incident ou s'il y a une réquisition dans les 72 heures sinon en fait elles sont effacées des données et le soir du 28 mai il y a eu un incident s'en garde Saint-Denis et quelques vidéos surveillance ont donc été conservées en revanche à bord des rames aucun incident n'a eu lieu et aucune image n'a été gardée car non demandée à temps en fait par les autorités comme l'esprit se responsable de la RATP on limite la capacité d'enregistrement ce sont c'est une capacité d'enregistrement qui est connue de tous puisque on traite 7000 réquisitions par an donc nous à partir du moment on n'était pas réquisitionné et qu'il n'y avait aucun incident dans nos réseaux effectivement il y a pas il y avait pas de raison objective de conserver ces images je vous rappelle que la vidéoprotection est accessoirement aussi très encadrée par la CNIL donc on espère on respecte les procédures que l'on met en place dans l'entreprise oui donc finalement vous l'aurez compris tout le monde se renvoie un peu la balle dans cette affaire de leur côté les sénateurs vont continuer leurs travaux pour essayer d'éclaircir le dossier et je dis il devrait d'ailleurs se rendre au Stade de France pour essayer d'en savoir plus merci Jérémy Stéphane zumseg est-ce que ça pèse sur le vote cette histoire non probablement pas parce que certes c'est un fiasco certes on a raison d'en parler une fois il y a pas eu de blessés graves il y a pas eu de mort ça malgré tout même si ça a une grande résonance d'ailleurs ça a eu une résonance presque anormale pourquoi on était en pleine campagne élector mais il y avait pas de campagne électorale donc c'est surtout il y aurait une vraie campagne électorale je pense qu'on en aurait moins parlé ce qui est un petit peu gênant malgré tout pour pour l'exécutif pour le gouvernement c'est que ça a donné des arguments à toutes les oppositions la nuit peut parler de mauvais usage des forces de l'ordre de vieux et donc sous-jacent les violences policières la droite a pu arriver sur le fait qu'il n'y a qu'elle qui s'est s’occuper des questions de sécurité qu'il y a un certain laxisme sur toutes ces questions de gestion de la police et de la gendarmerie vous expliquer Emmanuel Macron et président de la République enfin le droit d'isé la même chose qu'en François Hollande était président évidemment et l'extrême droite a pu profiter du fait qu'un certain nombre de personnes issues des banlieues étaient intervenues dans des actes de délinquance donc voilà il y a une sorte de conjonction de d'alliance quelque part subjective des oppositions qui ont fait qu'on en a beaucoup parlé après pour répondre clairement à votre question est-ce que ça a un impact électoral non Étienne oignon pour conclure sur le rôle du de Sénat alors là ce n'est pas une commission d'enquête on ne se trompe pas ces auditions finalement elles peuvent alimenter le débat politique et voilà on n'est pas on n'est pas du tout les sénateurs font aussi de la politique ils jouent le rôle de contre-pouvoir mais ils font aussi de la politique mais ça débouche sur pas grand chose il y a pas il y a pas de sanctions il y a pas vous voyez ce que dire la l'action publique n'est pas forcément sanctionnée par ses commissions oui ça c'est vrai c'est une critique qu'on fait souvent assez assez commissions mais en même temps c'est déjà quelque chose d'important que de porter à connaissance du public des faits à le faire avec des pouvoirs d'enquête dont dispose les commissions d'enquête n'est pas une mais enfin on peut imaginer en effet que le contrôle du gouvernement qui est une des fonctions du Parlement article 24 de la Constitution passe par ces commissions et on pourrait penser que plus de contrôle aussi pourraient être fait que on pourra avoir le droit à plus de commission à droite tirage plus important des pouvoirs plus importants le Parlement français de ce point de vue là et un parlement c'est une antienne de dire ça qui est un parlement faible du point de vue la législation c'est aussi un parlement un peu faible du côté du contrôle et on pourrait imaginer toute une série de dispositifs qui sans avoir des pouvoirs de justice parce que c'est pas leur objectif participe à établir la vérité merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat je rappelle le titre de vos livres respectifs le Sioux c'est publié Bérengère aux éditions de l'archipel et puis les candidats novices et professionnels en politique au presse universitaire de France merci encore à tous les trois