Laurent Jacobelli : "Les Français et les entreprises sont étranglés par l'impôt !" (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:05OuverteRéponse partielle
Est-ce que les normes abusives, l'impôt dans tous les sens, la confiscation des avoirs sont utiles à la croissance ?
- 2:43OuverteRéponse directe
L'État papa est-il en train de crever de cet excès de volonté d'entourer socialement une grande partie de la population ?
- 9:03RelanceRéponse directe
Quand vous dites l'État, est-ce que vous accusez aussi les oppositions représentées ici ?
- 10:06FerméeRéponse partielle
Vous n'êtes pas pour faire maigrir l'État, n'est-ce pas ?
- 12:17OuverteRéponse directe
Les dépenses publiques n'ont pas augmenté, où vont-elles ?
- 13:35OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est le contribuable qui paie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55PrésentateurFait
« depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, chaque année, les recettes fiscales augmentent. »
- 1:27Locuteur 8Chiffre
« le poids de l'État, 56,5% par dépendance. »
- 1:42Invité politiqueFait
« le socialisme, c'est quand les prélèvements obligatoires dans un pays passent au-delà de 40%. »
- 2:01Invité politiqueChiffre
« Quand il est arrivé au pouvoir, lui, en 1974, donc on est 9 ans plus tard, les prélèvements obligatoires étaient à 35%. »
- 2:08Invité politiqueFait
« Il les a mis lui-même, en partant en 80, à 42%, donc lui-même, sans le savoir, il est entré dans le socialisme d'après sa définition. »
- 9:35Locuteur 6Chiffre
« On a voté, nous, à l'Assemblée nationale, un budget tout à fait responsable qui permettait de faire entrer 75 milliards de recettes publiques supplémentaires. »
- 10:23Locuteur 6Fait
« les ultra-riches se sont considérablement enrichis. »
- 10:35Locuteur 6Chiffre
« il y a ce qu'on appelle l'impôt Zuckman, qui permet d'aller chercher 2% du patrimoine de ceux qui gagnent plus de 100 millions d'euros. »
- 13:57Invité politiqueFait
« les impôts en France sont déjà les plus élevés du monde. »
- 14:04Invité politiqueChiffre
« un ménage moyen, lorsqu'il laisse l'argent à ses enfants, il paye très vite 40%. »
- 14:50Invité politiqueChiffre
« l'impôt sur la fortune coûtait beaucoup plus, il rapporte à peu près 7 ou 8 milliards d'euros, mais coûtait beaucoup plus que ce qu'il avait coûté en impôts non payés par les gens qui avaient décidé de s'expatrier à cause de cet impôt sur la fortune qui était de 42 milliards de manque à gagner. »
- 17:14PrésentateurChiffre
« Le coût de plusieurs dizaines de milliards de l'assistante sociale des migrants, c'est fini. »
Temps de parole
- Présentateur24 %
- Laurent Jacobelli19 %
- Locuteur 618 %
- Locuteur 815 %
- Locuteur 57 %
- Locuteur 105 %
- Locuteur 25 %
- Locuteur 44 %
- Locuteur 33 %
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Le rapport de la Cour des comptes ne fait que confirmer ce qu'on savait déjà, c'est-à-dire que ce pays est très mal géré. Il est très mal géré depuis 40 ans, où on accepte chaque année des budgets en déficit, c'est-à-dire qu'ils sont acceptés comme tels. Donc on sait que la dette va s'aggraver. Ça fait des années qu'on ne fait pas faire une cure d'amaigrissement à cet État devenu complètement obèse, tellement obèse qu'il n'en est plus souple ni agile et qu'il ne peut plus rien faire.
Et ça fait des années qu'on condamne non pas les 30 gugus qui, dans les ministères à Matignon ou à l'Élysée, font mal leur boulot, mais les 40 millions de Français qui bossent, qui ont bossé ou qui cherchent à bosser. J'ai entendu tout à l'heure, c'est la faute des retraités. Non, c'est la faute de Macron. Parce qu'au bout d'un moment, quand on dépense plus que ce qu'on gagne, tous les foyers qui nous regardent, Darius Rejbin, ce soir, savent qu'on aura un problème le mois d'après, sauf les dirigeants français. Donc maintenant, il faut voir les causes profondes. Pourquoi est-ce qu'on dépense plus que ce qu'on gagne ?
Parce que contrairement à ce que vous avez dit, chers collègues, malheureusement, depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, chaque année, les recettes fiscales augmentent. Donc s'il y a un déficit qui se creuse, c'est que c'est la dépense qui n'est pas maîtrisée. Donc maintenant, il va falloir poser les vraies questions. Est-ce que les normes abusives, l'impôt dans tous les sens, la confiscation des avoirs, on va le dire, d'un certain nombre de gens qui bossent, des entreprises, est-ce que c'est utile à la croissance ? Non, ça la freine.
Sur le poids de l'État, quand on voit ça, Renaud Girard, vous qui êtes plutôt libéral, vous êtes le Figaro, j'espère, j'imagine que vous êtes libéral, enfin j'espère, je déplore, chacun le jugera. Mais enfin, là, le poids de l'État, 56,5 par dépendance.
Une anecdote, c'était, cher Darius, en 1965, il y avait un ministre des Finances, un tête d'œuf, qui s'appelait Valéry Giscard d'Estaing, et alors on lui demande à l'Assemblée nationale, monsieur le ministre, c'est quoi le socialisme ? Et là, il a eu une réponse extraordinaire, il a dit, le socialisme, c'est quand les prélèvements obligatoires dans un pays passent au-delà de 40%. Ils étaient à l'époque, c'était le général de Gaulle, à 32%. Quand il est arrivé au pouvoir, lui, en 1974, donc on est 9 ans plus tard, les prélèvements obligatoires étaient à 35%. Il les a mis lui-même, en partant en 80, à 42%, donc lui-même, sans le savoir, il est entré dans le socialisme d'après sa définition.
Comment appeler cette maladie ? C'est l'État papa, l'État doit tout faire, l'État vous paye, doit donner des prestations pour votre logement. Je n'ai jamais compris pourquoi, c'est à chacun de se loger, si vous voulez. L'État est partout, si vous voulez, c'est l'État papa, le français est géré par l'État du début à la France.
Pardon Renaud Gérard, vous ouvrez le débat, qu'on va continuer maintenant, et vous aurez largement la parole, oui ou non, l'État papa est-il en train de crever de cet excès de volonté, disons, d'entourer socialement une grande partie de la population ? On se retrouve dans un instant, on va parler aussi de la question cruciale, qui paiera à la fin, puisque Yael Bonne-Pivet a parlé d'une possible hausse d'impôts. A tout de suite.
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Bonsoir, rebonsoir. C'est le choc, le rapport de la Cour des comptes proposé tout à l'heure par Pierre Moscovici. Les dépenses publiques de la France ont encore augmenté. Et regardez dans le détail, puisque la France fait exception en Europe, dans la zone euro, la dépense publique augmente plus vite, plus que le PIB en 2024. Et la part de l'État, de la part de la dépense publique dans le PIB en France, qui a atteint ce seuil inouï de 56,5%, c'est-à-dire après l'excès tout à fait compréhensible du Covid, en 2020, après les efforts très louables du président de la République en 2017-2018, là, la circonstance actuelle est à 56,5%.
Et vous disiez que c'est l'État Providence, que vous appelez l'État Papa, Renaud Girard.
Ben oui, c'est ce que j'appelle Papa, mais vous, vous trouvez ça très bien d'avoir endetté la France autant que ça pour cette grippe ? Alors Macron a dit, on était en guerre, mais on n'est pas en guerre contre une grippe. Oui, ben c'est, vous savez, quand il fait chaud, je me souviens qu'à chaque fois qu'il y avait même des problèmes, il y a des problèmes internationaux, le prix de l'essence augmente. Ben non, le Français ne doit pas s'adapter, c'est l'État qui va payer. Ben non, c'est la vie, on s'adapte aux circonstances extérieures, et l'État ne peut pas tout faire pour nous. Et surtout que l'État est complètement impécunieux.
On se demande, on se demande, Darius aujourd'hui, parce qu'il faut le dire, mais c'est public, déjà au Japon, les investisseurs revendent du titre de dette française, et si les agences de notation nous notent mal en novembre, il peut y avoir une sorte de boule de nez, et on ne va pas pouvoir, on va être peut-être faillif.
Renaud Gérard, quand vous dites l'État, est-ce que vous accusez aussi les oppositions qui sont représentées ici, les personnes d'Aurélie Trouvé et de Laurent Jacobini, deux oppositions ?
En fait, c'est toute la classe politique qui a voté ses budgets, c'est toute la pensée socialiste. Oui, la France est le dernier pays socialiste du monde, mais on disait autrefois que la France était le seul pays socialiste qui marchait. Mais c'est un pays socialiste qui ne marche plus.
Alors laissez répondre les accusés, si j'ose dire, Aurélie Trouvé.
Non mais je veux bien rétablir la vérité, s'il vous plaît. On a voté, nous, à l'Assemblée nationale, un budget tout à fait responsable qui permettait de faire entrer 75 milliards de recettes publiques supplémentaires, ce qui fait que ça effaçait même quasiment une grande partie de déficit public, et on a le gouvernement, et M. Macron et son gouvernement ont imposé leur budget par 49,3. Donc les seuls responsables, depuis 8 ans d'ailleurs, c'est le président Macron et ses gouvernements, certainement pas nous, qui n'avons jamais été au pouvoir et qui au contraire avons proposé des solutions. Deuxièmement, je récuse...
Mais pardon, Aurélie Trouvé, vous n'êtes pas pour faire maigrir l'État, disons les choses.
Alors, je peux vous assurer que dans notre contre-budget, notre budget alternatif, eh bien nous faisons en sorte d'être en dessous du déficit à 3%. Comment ? Et je l'ai dit, et on l'a voté à l'Assemblée nationale en allant chercher l'argent, d'abord là où il s'est concentré, effectivement, parce que oui, oui, en effet, les ultra-riches se sont considérablement enrichis. Et donc, par exemple, il y a ce qu'on appelle l'impôt Zuckman, qui permet d'aller chercher 2% du patrimoine de ceux qui gagnent plus de 100 millions d'euros. Et ça, ça règle une grande partie du problème. Plutôt que quoi ?
Plutôt que de diminuer les retraites des gens, plutôt que d'aller retirer des soignants à l'hôpital, plutôt que d'aller retirer des instituteurs dans les écoles.
Je vais vous répondre. Il ne faut pas substituer à une horreur une horreur. Aujourd'hui, le problème de notre pays, c'est qu'il y a trop d'impôts, trop de normes. Ça tue l'entrepreneuriat. L'entrepreneuriat, c'est de l'emploi. L'emploi, c'est des cotisations. Les cotisations, c'est notre système social. Et comme cette machine est enrayée et qu'on ne veut pas, à juste titre, renoncer à notre système social, c'est la dette qui finance. Vous, je vous entends, à longueur de journée à l'Assemblée nationale, vous proposer des impôts supplémentaires et des normes supplémentaires.
Vous avez exactement les mêmes réponses fois mille que ceux qui dirigeaient, et que nous ne digérons plus d'ailleurs, depuis des décennies. En fait, le problème, il est là. C'est que vous parlez d'un État papa. Moi, je parlerais d'un État pépère. C'est-à-dire qu'il refuse de remettre en cause ses fondamentaux, mais qu'il n'assure plus sa mission. On paye plus d'impôts, tous les chiffres le montrent, la pression fiscale a augmenté. On fait plus de dettes. Vous vous dites qu'il y a plus d'argent, donc il y aura plus de services publics. Non, il y en a moins. Et donc, c'est pas...
C'était la formule de l'État du pognon de dingue, d'après le Président de la République.
Oui, mais si les Français payaient beaucoup d'impôts et avaient beaucoup de services publics, le modèle fonctionne. S'ils payaient très peu d'impôts et qu'avec l'argent économisé, ils avaient des services privés, ça marche. Ils payent beaucoup d'impôts, il n'y a plus de services publics. Natacha Polony. Parce qu'il y a deux choses qui sont arrivées. Nouvelles qui ont changé l'équilibre, la mondialisation qui nous fait perdre de l'emploi et l'immigration qui nous coûte 3,4% du PIB.
Natacha Polony.
Alors, d'abord, une petite parenthèse. Quand vous disiez tout à l'heure, Aurélie Trouvé, que les dépenses publiques n'ont pas augmenté, la question, c'est où est-ce qu'elles vont, ces dépenses ? C'est-à-dire, comment elles se répartissent ? Alors, si vous regardez sur 20 ans, ce sont les dépenses sociales qui ont augmenté au détriment de toutes les actions régaliennes de l'État. Donc, on a moins d'argent pour l'école, on a moins d'argent pour la justice, donc ça, c'est un véritable problème. Ensuite, je suis toujours frappée d'entendre systématiquement, d'un côté, ceux qui nous disent « Il faut augmenter les impôts, et c'est la seule façon de régler. » Et ensuite, je termine.
C'est important, la réponse. Et ensuite, les autres qui nous disent « Il y a trop d'impôts, la seule chose à faire, c'est de baisser la dépense. » D'abord, la question, c'est « Quels sont les impôts qui fonctionnent, ceux qui ne fonctionnent pas ? Quelles sont les dépenses qui sont inutiles ? » Et il y en a, et il y a une suradministration, et il y a un millefeuille territorial, donc il y a de l'argent à gagner. Et puis derrière, le véritable problème que nous avons, c'est le manque de recettes parce que nous ne produisons pas.
Non, mais quand on a un déficit commercial qui oscille entre 163 milliards d'euros en 2022, 81 milliards en 2024, et encore, c'est parce que comme on consomme moins, eh bien on importe moins, c'est là la catastrophe. Et comme derrière, on a un système d'optimisation fiscale qui fait qu'il y a toute une part de l'argent qui s'en va, évidemment que nous n'avons plus de marge de manoeuvre. C'est une politique globale.
À l'arrivée, est-ce que c'est le contribuable qui paie ? Yael Broun-Pivet, dans les échos, faire cet effort uniquement par des économies sur les dépenses publiques n'est pas réaliste, cela ne correspond pas à l'objectif d'équité qui doit être le nôtre. Et c'est la phrase cruciale, on ne peut faire l'impasse sur des recettes et exclure d'emblée toute hausse d'impôts.
Le problème, c'est que les impôts en France sont déjà les plus élevés du monde. Vous savez, si vous allez en Italie, en France, un ménage moyen, lorsqu'il laisse l'argent à ses enfants, il paye très vite 40%. Mais c'est dingue, parce qu'il a déjà payé des impôts sur le revenu pendant toute sa vie, le type qui veut laisser un peu d'argent à ses enfants. Et on lui en reprend 40%. Il y a des pays, plein de pays en Europe, la plupart d'ailleurs, des pays en Europe, où c'est 2%, 5%. En Italie, ça a été simplement supprimé, si vous voulez. Donc, c'est très joli de taxer les riches. Mais on ne peut pas taxer les riches dans un univers qui est ouvert.
Et que ça vous plaise ou pas, madame, aujourd'hui, l'Europe est ouverte. C'est-à-dire qu'un entrepreneur qui crée la richesse et qui paye donc des impôts en France, eh bien, il peut très bien aller ailleurs pour les payer dans d'autres pays pour en payer moins, mais en payer quand même. Et on a calculé, il y a eu un rapport là-dessus, que l'impôt sur la fortune coûtait beaucoup plus, il rapporte à peu près 7 ou 8 milliards d'euros, mais coûtait beaucoup plus que ce qu'il avait coûté en impôts non payés par les gens qui avaient décidé de s'expatrier à cause de cet impôt sur la fortune qui était de 42 milliards de manque à gagner.
Donc, ce socialisme français dans une Europe qui est ouverte et qui est une Europe capitaliste, il faut le dire,
ça ne peut pas marcher. Est-ce que vous êtes d'accord avec la formule de Renaud Girard disant que la France est un pays socialiste ? C'est le mot que vous l'utilisez. N'importe quoi.
Bon, d'abord, vous dites des choses totalement failles. Mais là-dessus, sur le processus général. Il se trouve que j'étais scientifique, chercheuse en économie. Ce que vous dites, c'est n'importe quoi. Il n'y a aucune étude qui a montré qu'on perdait plus, je ne sais quoi, parce qu'on imposait davantage les plus riches. Par ailleurs, ce n'est même pas vrai parce que sachez qu'au bout d'un certain degré de richesse, en fait, vous payez de moins en moins d'impôts. Et oui. Pourquoi ? Parce qu'il y a beaucoup d'évasion fiscale, d'optimisation fiscale, excusez-moi, qui est faite par les ultra-ultra-riches.
Et donc, oui, je l'assume, la France insoumise, nous voulons aujourd'hui taxer davantage les milliardaires. Et la taxe Zuckman, c'est au-dessus de 100 millions d'euros de patrimoine. Par contre, je vous le dis, nous baisserons les impôts pour 90% des gens. Contrairement d'ailleurs à ce gouvernement qui a augmenté par exemple les taxes sur l'électricité et sur les gaz. Oui, contrairement à la Macronie qui a augmenté les taxes sur l'électricité et le gaz en 2025. Laurent Jacobelli. Ça, c'est injuste. Ça, c'est très, très injuste. Attendez,
partageons la parole.
Partageons la parole. Laurent Jacobelli. Chers collègues, si les impôts, l'augmentation des impôts, le matraquage fiscal rendait les Français heureux et l'économie prospère, on l'aurait vu. D'accord ? Donc, pour l'instant, on voit le contraire. Donc, il serait temps de tirer des conclusions, des erreurs du passé. Deuxièmement, vous parliez de Mme Yaël Broun-Pivet qui parle aussi d'ailleurs à nouveau de taxer les retraités. Donc, elle veut s'en prendre un peu à tout le monde. Ils vont continuer à nous faire des poches. C'est tellement plus simple que de faire l'examen de conscience et l'audit de ses dépenses. Moi, je lui envoie, j'envoie un message très simple.
S'il y a hausse des impôts pour les Français, si on touche aux retraites des Français, c'est au revoir M. Bérou à la rentrée. C'est très clair. Donc, je tiens à rassurer les Français. Nous ne les laisserons pas faire. Et surtout, nous attendons de la part de M. Bérou qui fassent le boulot. Le coût de plusieurs dizaines de milliards de l'assistante sociale des migrants, c'est fini. Le coût exorbitant de l'Union européenne pour laquelle nous sommes contributeurs net, il faut le diminuer. Les dépenses d'un État devenu complètement boulimique. Il faut faire le tri entre le bon grain et l'ivraie et les agences qui ne servent à rien.
Mais pardon, M. le député.
Par un centime d'impôt supplémentaire pour personne.
Cependant, Mme l'opposante et M. l'opposant disent toujours la critique est facile, l'art est difficile. Vous dites, vous critiquez Emmanuel Macron, vous critiquez François Bayrou, etc. Mais vous-même, vous, est-ce que vous êtes prêts à un changement diamétral ? Il y a des gens vues de la gauche comme Gerhard Schröder, il était moins à gauche que vous, mais enfin, il était quand même un homme de gauche, théoriquement. C'est extrêmement moins à gauche. Théoriquement. Voilà, qui a fait des réformes très, comment dire, drastiques pour faire maigrir l'État. Les femmes de droite comme Margaret Thatcher. Est-ce qu'on arrivera à ça en France ou jamais ?
Ou est-ce que vous considérez que le modèle français c'est autre chose ? Mais moi,
je pense, nous, nous sommes pour une révolution fiscale, pour un très profond changement à la France insoumise.
Il y aura des guillotinées.
C'est-à-dire que, enfin, franchement. Révolution. Oui, voilà, arrêtons les caricatures. Guillotinées symboliques. On n'a pas ailleurs travaillé. Ah oui,
bien sûr, vous avez bien compris que c'était symbolique.
Tout le monde le sait. Non, mais je pense qu'il faut apaiser le débat justement.
Il est très calme.
Donc, sur le budget, nous avons travaillé un contre-budget avec des dizaines d'économistes qui étaient d'ailleurs mes collègues avant que je ne devienne députée. Et nous avons fait en sorte justement d'équilibrer, de faire en sorte que nous diminuons ce déficit public. Comment ? Pas en allant, je le répète, taxer davantage tous les Français. Bien sûr que non, puisqu'ils vivent déjà très mal et ils ont du mal à pouvoir acheter l'essentiel. Donc, il s'agit sur les quelques milliers notamment d'ultra-riches de faire en sorte de les taxer davantage sachant qu'il y a eu l'inverse du matraquage fiscal depuis huit ans. En réalité, c'est la Cour des comptes qui le dit.
Nous avons des dizaines de milliards d'euros chaque année qui manquent parce que le président Macron a fait des cadeaux fiscaux. Par exemple, il manque 4 milliards d'euros chaque année parce qu'on a supprimé l'impôt sur la France. Et je le dis, je finis là-dessus, je préfère ça plutôt que d'aller enlever des profs ou des médecins à l'hôpital. Et je préfère ça aussi et je reviens à ce que vous dites pour faire en sorte justement d'investir parce que nous avons besoin d'investissement dans notre économie. L'Allemagne est en train de le faire. Elle va investir 84 milliards d'euros cette année pour l'industrie. Et bien là, nous avons besoin justement d'investir.
Oui, mais on va les trouver il y a un problème
dans votre programme. On va avancer après. Oui ou non, est-ce qu'il y aura un choc pour faire migrir l'Etat ou ça n'est pas votre problème ? Alors peut-être qu'il y aura un choc si il y a la fin. Attendez, vous n'êtes pas encore élu, Renaud Girard. Je ne sais pas sous quelle étiquette vous le sauriez.
C'est une annonce à nous faire.
Non, non, je voulais
rappeler quelque chose. Par contre, il y a quand même. Oui, il faut avoir du courage, il faut une forme de choc. Alors le mot choc peut paraître violent, mais il faut dire clairement un juste équilibre des échanges. Et ça veut dire en finir avec un certain nombre de traités de libre-échange et une vision européenne des échanges parce que ça tue notre industrie. Il faut oser le dire. Deuxièmement, il faut oser assumer, vouloir défendre notre système social qui est une particularité française. Ça, ce n'est pas des économies. Et pour ça, attendez, ça arrive, vous êtes bien impatients.
Et pour ça, il faut le réserver aux Français et à tous ceux qui ont cotisé, même étrangers, par le travail de manière légale. Il faut arrêter de vouloir accueillir, nourrir, protéger et soigner la terre entière. Et puis, troisièmement, par une cure d'amaigrissement. Les agences qui ne servent à rien, l'ADEME, etc., c'est fini. Alors, je sais bien que c'est utile pour certains. Ça recase les copains et ça permet de pomper des normes, ce qui fait plaisir à la gauche et à l'extrême gauche. Mais, une fois encore, ça plombe l'économie française. Il faut avoir le courage de le dire et avoir le courage de faire, sortir du confort de ces derniers jours. J'ai un mot encore de relogéra.
Laurent Jacobelli