Guerre sociale, Le Pen, Trump, 1er mai - Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] Monsieur Ali Diara, où il est celui-là ? Et ben justement, il est sur ma liste, mais il est pas là. Il va arriver.
Arnaud Saint-Martin, député des Hautes SC. J'ai pas dit que tu étais député du Valdoise, mais bon, je le dis maintenant ça mais c'est tâché. Pas deux fois, une fois, c'est bon quoi.
Euh, voyons voir. J'ai oublié personne là. Alors après, ils m'ont mis députés de l'Ouest.
Non mais attends, non ça va pas du tout. Alors après on a écrit, on a tiré, on a vite député de Bretagne. Je dis si je attends ça va pour toi Traine, c'est le pays galot.
Très bien Marie Mesmer député. Mais je tiens à dire que je ne dis pas maintenant député de Bretagne, c'est Golen Amoto, député de Loire Atlantique. J'ai eu chaud.
Après euh les députés du Rô, alors il y a Gabriel Amar, Anaïs Belloa, Shérifi, mais levez-vous pour qu'il vous voit. Voilà, ça va ça va, c'est bon comme ça. Député de l'Isandrine Nosb que voici.
J'étais avec elle là-bas avant Corex. Après le député de la Haute Garonne Picmal, il est où ? Ah ben voilà le Quand vous êtes à Toulouse et que vous dites pic, ils se mettent tous à crier pique mal capital.
Pique mal capitol, tu vois. Voilà. Gris hein.
Grat. Alors attends, c'est pas fini. député de Charante, René Pilato et enfin notre coordinateur et député des Bouches du Rône, Manuel Bompard, il est là.
Bon, nous vivons naturellement, on l'avait prévu, on prévoit tout. Nous vivons un moment politique assez hors du commun. La vérité, c'est que c'était pas prévu pour que ça corresponde avec cette réunion, mais elle tombe fort bien.
Dans un premier moment et conformément une habitude intellectuelle constante, quand les choses s'échauffent, quand les tourbillons vont et viennent, c'est le moment d'avoir la sagesse, d'attendre que la poussière retombe et d'observer les lignes essentielles des événements pour en tirer des leçons. simplement d'observateur. Ça c'est à la portée de tout le monde de faire des bavardages à la télé pendant des heures.
Mais nous notre tâche est différente. Non seulement nous devons regarder, analyser, comprendre et puis prendre des mesures parce que nous intervenons dans la réalité pour la transformer, pour la changer. Et notre façon d'être est d'utiliser toutes les circonstances et essentiellement les circonstances de crise pour prendre appui sur elles comme sur des opportunités pour pouvoir faire avancer le combat qui est le nôtre, les idées qui sont les nôtres.
Et bien dans cette même journée, nous avons affaire à d'une part un événement qui aura occupé tous les plateaux, c'est-à-dire la reposte que l'extrême droite veut donner à la décision du tribunal qui a condamné madame Le Pen. Et nous sommes le jour 1 d'un événement qui dans le moment peut paraître un peu lointain mais qui va être bientôt un événement de votre vie quotidienne. Quelle est la décision qu'a pris le président Trump de démanteler un système qui est en place depuis 40 ans, qui a occupé tous les néolibéraux de la terre, qui était un marché mondial ouvert, un processus de mondialisation qui est une division internationale du travail fondé sur la baisse des coûts salariaux et l'irresponsabilité environnementale et qui va avoir un impact direct, très immédiat les tensions de toutes les sociétés de la planète car on ne peut pas transformé sur un claquement de doigt tout un édifice construit avec autant de soins pendant autant d'années et autant profondément enquisté.
Et puis l'autre événement, voilà c'est deux événements. Alors bon, moi j'avais prévu mon plan en forme calamienne, on commence par le général et on finit par le particulier. Alors, on m'a dit "Vaut mieux pas faire ça parce que ça crée une espèce de faux suspense qui n'a pas vraiment d'intérêt et je ne voudrais pas vous retenir malgré vous pendant à mes lèvres en attendant le moment où je dirais des horreurs sur l'extrême droite." Alors, je vais commencer par ça parce que voyez-vous le mouvement insoumis est certainement celui qui a pris le plus au sérieux la question de la menace de l'extrême droite sur notre société qui a le mieux analysé le fait que l'extrême droite est l'assurance vie du système c'est-à-dire qu'elle est chargée d'organiser la salle besoin diviser le peuple entre lui-même sur la base du racisme, sur la base de la xénophobie, sur la base de l'antisémitisme et cetera et cetera.
C'est sa fonction politique et sa fonction politique est de briser les résistances qui s'opposent à ces tentatives là. Et c'est ce qu'elle a commencé à faire l'extrême droite dans notre pays avec une vigueur qu'on avait pas connue auparavant puisque l'on voit dans les rues dorénant des petits groupes de miliciens attaquer des gens dont il supposent qu'ils sont homosexuels ou bien transgenre ou bien parce qu'ils sont noirs ou parce qu'ils leur paraissent être des Arabes ou des musulmans. Et dans notre pays dorénavant ces incidents sont réguliers.
Je ne dis pas quotidien, mais chaque semaine, il y en a plusieurs. Ainsi que des agressions qui correspondent à une offensive politique bien précise qui est d'enfoncer dans le crâne des gens que l'islamophobie peut-être un programme politique commun à une vaste surface de la vie politique de notre pays. l'islamophobie des fois déguisé en lutte contre l'antisémitisme puisque nous on dit que nous sommes antisémites et quand on dit "Mais pourquoi diable voulez-vous qu'on soit antisémite vu qu'on est antiraciste" ?
Et bien, c'est parce que vous cherchez la clientèle des quartiers populaires, nous dit-on ce qui sous-entend que les quartiers populaires sont peuplés de musulmans et que ceux-ci sont tous antisémites. Si bien que une forme de lutte contre un type de racisme attribué à des gens qui en sont totalement innocents sert en réalité à propager sans fin un autre racisme, celui de l'islamophobie, de la haine des populations, des quartiers populaires. Donc oui, de pas en pas, l'extrême droite a occupé une place croissante dans ce rôle, cette fonction politique là.
Et bien sûr, plus la crise démocratique s'approfondit, je veux dire, moins le système fonctionne et capable d'encaisser des contradictions, des mobilisations et plus ce rôle-là est important. Par conséquent, depuis que le président de la République a convoqué des élections et décidé que le résultat ne le concernait pas, et bien nous sommes installés dans une crise politique d'usurpation. Et alors, vous l'acceptez, vous l'acceptez pas.
Vous faites semblant de le voir ou de ne pas le voir, mais la réalité est celle-là. Et elle finit toujours par se traduire par des faits concrets, par des actes qui sont posés. Ah, ceux qui après 2005 ont dit en 2008, vous avez voté.
Non, on a parfaitement compris le message chez oui. Ont bien cru eux aussi que tout ça à ma fois s'effacerait parce que leur attitude fondamental et le mépris du peuple. Il considèrent qu'il s'agit d'un sorte de banc de poisson rouge sans mémoire qu'il ne se rappelle de rien, même pas de ce qu'il fait lui-même.
Un peu si vous voulez comme un institut de sondage qui quand il demande dit-il aux gens s'il se rappellent pour qui ils ont voté, c'est curieux. Le seul dont il se rappelle pas, c'est moi. Donc pour les corrections, c'est un peu un problème.
Mais quand celui qui fait ce genre de Mic Max et monsieur Dab et de Iflope euh qui va à des réunions de soutien à monsieur Netaniaahou, bon tout ça tout ça prend une certaine cohérence idéologique également. Mais je ne veux pas encombrer mon propos de ces détails à cet instant. Donc nous voici confrontés au fait que en dépit de toutes ces cotisations à la biencéance, pour finir, l'extrême droite ayant fauté s'est fait prendre au bout de 10 ans d'enquête a été condamné et cette condamnation attribue un rôle direct au chef de cette organisation, madame Le Pen, dans l'organisation du système qui a été condamné par la justice.
Et pourtant, elle s'était donné du mal. Et voici queelle voulait banaliser l'extrême droite. Et il faut reconnaître qu'elle y est arrivée pour deux raisons.
D'une part, parce qu'elle s'est rendue transparente dans beaucoup de circonstances où il y avait des problèmes graves et où elle avait rien à dire, à part que c'était de la faute des Arabes. Mais si l'on met ça de côté, le reste du temps, ce qui a permis la dédiabolisation, c'est la constitution d'un nouveau socle commun dont je vous ai parlé. à notre dernière rencontre, un nouveau socle commun soudé par deux éléments.
D'une part, l'islamophobie sur la ligne qui est celle de Samuel Huntington du choc des civilisations, c'est-à-dire cet ensemble d'idées qui est venu des États-Unis d'Amérique pour qui dorén avant depuis la fin de l'URSS confronté deux blocs d'un côté les musulmans et de l'autre côté le reste du monde. Et c'est de cette manière que c'est structuré une idéologie de droite et d'extrême droite qui est devenue commune. On a vu comment ces idées sont passées de l'extrême droite où elles étaient extrêmement marginal néanmoins dans l'esprit public malgré tout jusqu'à la droite et ainsi de suite dans l'extrême centre jusqu'à ce qu'on entende un premier ministre et puutêtre centriste et chrétien parler de submersion migratoire ce qui est le cœur du discours du grand remplacement et des autres folies de l'extrême droite.
Par conséquent, on en était là. Et bien sûr que politiquement ils ont besoin qu'il y ait une circonstance, j'ai dit premièrement l'islamophobie, deuxièmement la haine de LFI, c'est-à-dire la peur des rouges qu'à leurs yeux nous sommes. La peur de ceux qui représentent les partageux qui n'acceptent pas la conséquence du système.
Après tout, tout ça est monté pour protéger un système. Ceux qui n'acceptent pas la conséquence du du système, c'est ceux qui refusent la destruction des services publics, l'anéantissement de l'État et une vie internationale fait d'alignement sur un état guerrier et agressif. Voilà le tableau tel qu'il se dessine.
Et bien madame Le Pen est servie, la dédiabolisation est arrivée à son thème. Maintenant, elle est même débarrassé dès le Pen. Si bien que la jonction va pouvoir se faire et vous allez assister à partir de maintenant à la compétition des héritiers.
C'est-à-dire que pour capter l'héritage électoral, ça va être de la surenchère permanente dans les domaines qui a caractériser les réussites du Rassemblement national qui est à l'œuvre. Tout de même, il faut reconnaître que ça a pas été d'une rapidité extraordinaire parce que le Front National est né en 1971. Ça fait donc 56 ans qu'ils sont à la tâche pour injecter du venin dans la vie de ce pays.
Nous sommes là nous depuis 10 ans. J'estime que évidemment les résultats ne sont pas comparables parce que d'une certaine manière nous appuyons sur une tradition extrêmement profonde dans notre pays qui est l'attachement aux acquis sociaux, aux conquêtes sociales, au bien-être modeste, même s'il le faut, mais au bien-être à la recherche des petits bonheurs et que ça c'est insupportable pour eux parce que nous devrions être en permanence tous et chacun en compétition les uns avec les autres et que c'est ça leur modèle de vie, c'est les valeurs sur lesquelles s'appuie leur système. Donc voici le moment et la réaction du Rassemblement national, nous la prenons au sérieux.
Pourquoi ? Mais déjà parce que le 22 mars c'est ce que nous faisions. Nous disions attention, c'est en train de dégénérer.
Nous vous demandons de vous mobiliser. Venez dans la rue. Et le 22 mars, nous avons remporté un grand succès.
Tout le monde l'a vu. Ce qui signifie que notre peuple est disponible pour des solutions alternatives à celle de l'extrême droite. Et ça aussi le message a été entendu par ceux qui gouvernent et qui dirigent et par nos adversaires de toujours qui ont parfaitement compris ce que signifiait notre mobilisation.
Et bien là, nous prenons au sérieux le fait que le Rassemblement national a décidé d'une manifestation nationale contre la décision de justice qui s'applique à son premier responsable. Alors ça serait d'autres. Peut-être que on dirait bon pourquoi pas ça les a mais non c'est eux c'est l'extrême droite.
C'est l'extrême droite. Par conséquent en quelque sorte du fait même de ceux qui convoquent un risque sédicieux qui est déjà apparu dans l'histoire un risque de violence un risque de remise en cause d'autres aspects fondamentaux de la démocratie dans notre pays. Nous prenons très au sérieux ce qu'ils sont en train de faire. la victimisation dans laquelle il s'installe car il faudrait rappeler, je vais rappeler bien d'autres choses, le front le Rassemblement national n'a pas été interdit.
Il lui est possible de présenter le candidat ou la candidate qu'ils veulent. Ce qui est puni, c'est un acte qui a été jugé et condamné. Dès lors, en s'installant dans cette situation, il crée déjà une onde choc et d'intimidation.
Pourtant, ils avaient cotisé. J'ai parlé de la dédiabolisation il y a un instant, mais je rappelle que sagement, comme un petit mouton, ils avaient refusé de voter la censure du gouvernement actuel, espérant sans doute montrer qu'ils étaient de bonnes compagnie et que au moment où nous avions mis en mouvement une force pour aller au bout de la crise démocratique en disant dans ce pays, le problème c'est pas les gugus que vous nous envoyez faire premier ministre à intervalle régulier qui représentent des partis ultra minoritaire dans l'assemblée. Le problème le problème c'est l'autre, celui qui a décidé qu'il n'en avait rien à faire de l'élection et qui les nomme.
C'était ça que nous voulions régler parce que nous continuons à nous sentir les dépositaires de l'esprit d'un peuple libre qui n'accepte pas que les élections soient violées par quelqu'un qui a décidé qu'elles ne lui conviennent pas. Ils ont donc gentiment baissé la tête et accepté de ne pas voter la censure suivante en sachant très bien que si nous avions censuré Bairou et bien naturellement le président de la République passait en première ligne des responsabilités devant le peuple deux gouvernements un derrière l'autre que nous aurions fait tomber clairement la crise démocratique était avérée et elle était dans des formes qui sont respectueuses de notre démocratie et même si Nous sommes en désaccord avec la Constitution de la 5e République, dans aucun des aspects de ce que nous avons mis en mouvement, nous n'avons contester la légalité à l'intérieur de laquelle nous inscrivons. Car notre lutte est une lutte démocratique et républicaine.
Elle passe par tous les chemins que la démocratie et la République laissent ouvert. Nous ne sommes pas des gens qui font des coups de force. Notre but n'est pas qu'une poignée d'entre nous parvienne à s'emparer du pouvoir par distraction des autres et l'occupe.
Ce n'est pas notre but, c'est que le peuple dans sa majorité décide que c'est à nous d'appliquer notre programme. Ça c'est la ligne fondamentale. Vous allez voir pourquoi ça a de l'importance.
Parce que si nous considérions qu'après tout, puisque l'autre se fout du monde, on pouvait nous aussi se moquer des procédures, on aurait utilisé d'autres consignes, d'autres moyens. Nous ne l'avons pas fait. Qu'est-ce que ça veut dire dans le moment où nous sommes ?
Qu'on ne peut pas avoir des principes à géométrie variable. C'est-à-dire quand c'est une situation, on dit une chose et quand la même revient parce que ça nous plaît pas et à la tête du client, alors là on est contre. Et bien, il en va de même avec la justice.
Et nous avons un rapport critique à la justice de notre pays. Oui, un rapport critique. Nous n'avons jamais accepté les 800 condamnations à de la prison ferme des gilets jaunes.
Nous n'avons jamais accepté les 740 condamnations à de la prison ferme pour les révoltes urbaines, parfois pour des actes que nous avons considéré comme dérisoire. Nous n'avons pas accepté la condamnation de notre camarade de la CGT du nord condamné pour un tract. Nous n'avons pas accepté la condamnation des camarades qui ont été condamnés à de la prison avec surcis pour la lutte contre les mégabassines.
Et je peux continuer ma liste. Vous l'avez vous-même présente à l'esprit. Alors, on ne peut pas dire un jour voilà, nous quand nous ne sommes pas d'accord, nous le disons, nous faisons des pétitions, nous nous présentons dans la salle pour soutenir la personne qui est en procès.
Des fois même, nous nous attroupons pour dire que nous ne sommes pas contents. Mais jamais nous ne provoquons à dire "Nous allons attaquer la justice." C'est le contraire.
Vous avez ici la seule organisation politique qui a refusé d'aller à une manive de flic facux. comme tous les autres il couraient. Une maniftait en cause la justice.
Une manife dont les slogan était le problème dans ce pays, c'est la justice. Nous sommes les seuls qui avons refusé d'y aller. Nous sommes les seuls.
Même le ministre d'Armana y était à cette manifestation contre la justice aux côté des syndicats de police. Par conséquent, nous n'avons aucune leçon à recevoir. Nos principes ne vari paste du client ou du moment.
Nous sommes dans un rapport critique à la justice, mais nous le faisons avec discernement. Que signifie le discernement ? Considérer de quoi il est question quand il est question de justice.
D'abord, demandez-vous une chose. Est-ce que vous imaginez une société où il n'y aurait pas de justice ? Non, ce n'est pas possible et nous ne l'accepterions pas.
Ce serait la loi du plus forte. Imaginez-vous une société où il n'y aurait pas de justice, où il y en aurait une, mais elle n'aurait aucun moyen de se voir appliquer. Non, nous ne l'accepterions pas car ce serait encore la loi du plus fort.
Nous ne connaissons qu'une règle. Quand la règle nous déplaît, nous la contestons et nous mettons dans notre programme qu'il faut passer à une autre règle. C'est exactement ce que nous avons fait à propos de la justice.
Et là aussi, nous avons des principes constants. C'est pas un jour je suis pas content et le lendemain parce que c'est madame Le Pen, j'applaudis des demandes disant bien faux, il faut lui mettre le double. Ça c'est le Rassembleur national qui fait ça.
C'est eux qui sont pris à leur propre piège. C'est eux qui trouvent que c'est jamais assez les peines qui en faut encore davantage. Et une fois quand le président de la République avait dit il faut condamner pour ceci et pour cela, pour la corruption et tout, elle avait dit oui oui et aussi pour le détournement de fond.
Bah très bien, tu es servi, c'est ton tour. Si tu n'es pas contente, tu fais appel et puis la justice va faire valoir ton droit d'appel. C'est comme ça que ça se passe dans toutes les sociétés civilisées.
Et je vais terminer ce que j'appelle le discernement, mais je termine cette série là. C'est la raison pour laquelle nous ne sommes pas d'accord avec les mesures exécutoires, c'est-à-dire tu es rendu inéligible maintenant et sans aucun droit d'appel. Parce que nous sommes pour la justice à qui que ce soit qu'elle s'applique.
Pas seulement la justice quand elle s'applique à nos amis et l'idée qu'on s'en fait. Et quand c'est l'ennemi, tant mieux. Bon des barras qui s'en aille.
Aucun d'entre nous n'a pensé qu'il réglerait le problème de l'extrême droite en comptant sur un jugement de tribunal. Bien sûr, le jugement de tribunal éclaire l'opinion, ça c'est certain. Mais c'est pas la c'est pas comme ça que ça va se passer.
Et là le Rassemblement national, les racistes, l'extrême droite n'a pas reculé d'un mtre dans ce pays parce qu'elle est condamné. C'est peut-être même l'inverse qu'il y a des gens qui en toute bonne fois vont dire c'est pas normal. Par conséquent, n'allez pas avoir l'illusion, pas vous dans cette salle.
La preuve, c'est que vous êtes dans cette salle que les problèmes que nous rencontrons vont se régler tout seul quelque part par la bonne volonté d'une des composantes du système qui s'appelle la justice. Non, il n'y aura pas d'autres solution que celle qui passera par des milliers de bulletins de vote et par le changement du pouvoir politique auquel nous sommes candidats pour ce pays. Aucun raccourci, aucune voie de traverse, rien l'obligation de faire en sorte que suivant l'ancienne adage, l'émancipation des travailleurs soit à l'œuvre des travailleurs eux-mêmes.
Que la libération du peuple sera l'œuvre du peuple lui-même. Pas de je ne sais quelle avant-garde ou de je ne sais quelle troupe qui par surprise réglerait les problèmes. Donc nous sommes contre pour des raisons de permanence des principes.
Nous sommes contre le fait qu'elle soit condamnée à l'inéligibilité avec application immédiate et sans recours car c'est sans recours tel que ça se présente aujourd'hui. Dans un instant, je continue ce que j'appelle le discernement. Alors, devant la question de la justice, comprenons bien ce que nous faisons.
Que font les juges ? Il en a de deux catégories, le procureur et le juge du siège. Le procureur reçoit des consignes du gouvernement.
Il est l'avocat de la société. Là, je vous parle dans la tradition républicaine et jacobine. Et si vous n'êtes pas content, et ben vous changez le gouvernement qui change les consignes qui sont données au procureur.
En quoi consistent les consignes ? et consignes sont des éléments d'évaluation de la responsabilité et de la mise en œuvre de telle ou telle loi. Pas plus.
C'est pas le gouvernement qui décide quel genre de loi on applique et lesquelles onapplique pas. Mais c'est ça. Depuis un certain nombre d'années, il n'y a plus de consignes individuelles.
C'est-à-dire que les procureurs ne reçoivent pas de consignes dans le cas de tel ou tel ou tel procès. Ils reçoivent des consignes en général. Et nous les insoumis, dans notre programme, il est prévu que ces consignes, ces orientations soient données non plus par le garde des sauts ou le premier ministre, mais soit donné par la commission des lois de l'Assemblée nationale.
C'est-à-dire qu'elle donne lieu à une discussion entre des gens qui disent "Ah ben alors c'est comme ça qu'il faut appliquer. Ah non, vous avez tort, c'est comme ça qu'il faut le faire, et cetera et cetera." évidemment en application, pas en inventant le droit au fur et à mesure ou en le changeant de nature par une simple délibération.
Donc il y a donc un premier point, à un bout, vous avez le procureur. Certains voudraient que les procureurs soient indépendants. Et bien nous en avons beaucoup discuté.
Nous ne sommes pas d'accord parce que c'est le procureur qui incrimine, c'est lui qui demande les peines, c'est lui qui fait l'accusation et tout d'un coup, il n'y aurait aucun mot à dire à son sujet. Donc dans le programme des insoumis, il n'est pas prévu que les procureurs soient indépendants. L'expérience que nous en avons vécue ne nous a pas beaucoup fait changer d'avis.
Nous avons observé, mais c'est totalement fortuiti, il y a pas de problème, que la plupart des travaux d'enquête par des circuits que nous ne connaissons pas et dont nous ne savons pas comment ils sont alimentés finissent inévitablement dans la presse sans que aucun d'entre nous n'ait jamais eu le droit de se défendre. Et des fois même, nous avons eu dans la presse des dossiers auxquels nous-mêmes nous n'accédions pas et donc on ne pouvait pas se défendre. Alors, il y a dans cette salle plusieurs personnes qui se sont trouvées dans cette situation dont votre serviteur, je ne mentionne pas les autres peuvent pas les mettre mal à l'aise.
Mais croyez-moi, c'est toujours des militants, hein. C'est c'est toujours des gens dont aucun ne s'est enrichi et aucun n'a commis un crime. Déjà qu'on se rappelle bien de quoi on parle.
Bon donc les procureurs un bout, les juges du siège, on veut dire au milieu, les juges du siège, eux ils appliquent la loi, ils n'inventent pas la loi, ils l'appliquent. Alors, on peut discuter leur appréciation de l'application de la loi. Et si on estime que leur appréciation est mauvaise, on peut faire appel.
Et puis si l'appel ne nous satisfait pas parce qu'il nous apparaît qu'un principe essentiel a été violé, on peut poser une question préalable de constitutionnalité sur la loi qui s'applique à nous. Et si une fois qu'elle nous est appliquée, elle nous paraît ne pas correspondre aux normes que nous connaissons du droit tel que nous l'imaginons, alors on peut aller en cassation. Donc il y a toute une procédure qui existe qui permet des recours et ça c'est l'état de droit dans une démocratie.
Il et puis à un moment donné ça s'arrête. Il faut bien que ça s'arrête sinon il y a pas de jugement. Et bien oui, ça s'arrête à un moment donné.
C'est la raison pour laquelle pour que la loi soit acceptée, pour que les décisions de justice soient respectées, il faut qu'elle se soit ouverte dans l'ensemble de la procédure. Et voilà pourquoi nous sommes contre le fait que soit exécutoire une mesure d'inéligibilité, c'est-à-dire tout le reste, vous pouvez faire appel, sauf ça, et vous êtes inéligible. Alors, il pourrait survenir certaines circonstances ou mais moi je préfère dire que je ne vois pas bien lesquels, qui ferait qu'une décision s'applique et et puis c'est tout et c'est comme ça et il y a pas d'appel.
Voilà ce qui nous a motivé mais ça ne doit pas nous faire perdre de vue l'essentiel. Personne d'entre nous n'a dit que la peine d'inéligibilité n'était pas légitime. Nous nous n'avons pas dit ah non non, personne ne doit jamais être inéligible.
Nous disons le contraire. Nous avons même dans notre programme le fait que serait inéligible à vie les gens qui sont pris pour corruption. Mais là aussi, il y a un principe qui est à l'œuvre.
Pourquoi spécialement corruption ? Parce que le corrompu ou la corrompue est la personne qui a reçu de l'argent et qui en échange de cet argent a changé son vote ou a voté de telle ou telle manière. Dès lors, il n'est plus l'élule, il est l'élu corrupteur.
Et bien sûr, nous réclamons la punition du corrompu et nous demandons la punition du corrupteur. Vous avez remarqué qu'on punit beaucoup ou de temps en temps les corrompus, mais vous n'entendez quasiment jamais parler de punition des corrupteurs. Or, il y a pas de corrompu sans corrupteur.
Vous voyez que ne serait-ce que sous cet angle, vous avez le droit de faire mieux que de ricaner parce qu'on peut ricaner. Je veux dire bien sûr, c'est une attitude normale, mais si nous sommes des citoyens et des citoyennes, c'est-à-dire des gens qui veulent le bien de leur patrie, qui veulent une vraie démocratie, alors notre devoir est de dire qu'on n'est pas d'accord avec cette situation. Dès lors, cela illustre d'une manière ou d'une autre le fait que nous avons non seulement le droit, mais le devoir de la critique des conditions dans lesquelles la justice est exercée et pas seulement la critique matérielle.
Je veux dire, il y a pas assez de ceci, il y a pas assez de cela, il y a pas assez de huissier, il y a pas assez de de de bref, pas assez de monde pour défendre, pas assez de monde pour juger. Tout ça est vrai. Et d'ailleurs, cette critique là, nous la trouvons dans le programme d'à peu près tous les partis.
Et si on veut être sérieux et aller au bout, si vous écrivez que les conditions d'exercice de la justice sont lamentables, vous pouvez penser que ça a une conséquence sur les décisions qui sont prises ou qui ne sont pas prises. Par conséquent, même la critique des moyens matériels est une critique du fonctionnement de la justice. Mais c'est normal, la justice est rendue au nom du peuple français.
C'est comme ça. Et bien le peuple français, c'est nous. Donc c'est à nous de dire comme ça nous plaît pas.
Et il y a pas là-dedans quelque chose qui mettrait en cause le principe même de la justice, ni même le respect qui est dû que ça nous plaise ou pas aux décisions qu'elle prend. Nous n'avons pas couru les prisons pour libérer les gens qui ont été mis en prison ferme euh après les les gilets jaunes. Nous nous n'avons pas pris d'assaut je ne sais quel tribunal pour faire annuler la décision qui condamne à de la prison avec surcis ceux de nos camarades qui ont été pris dans l'histoire de la lutte contre les mégabassines.
Donc encore une fois, vous voyez la malveillance du système de ceux qui à peine étaiton en train de traiter de cette histoire qu'il a fallu qu'il ressorte un moyen ou un autre hein de se dire "Ah ben on va en profiter pour en mettre plein la tête aussi aux insoumis." Ça sera l'objet un peu plus longtemps dans un peu plus loin de mon exposé de finir par poser sa question. Qu'est-ce que c'est que cette gauche qui passe son temps à taper sur le reste de la gauche ?
Je veux bien qu'on ne soit pas d'accord. qu'on ne soit pas d'accord, c'est normal. Mais faut-il qu'à chaque fois il y a un procès fondamental et qu'on trouve dans des journaux, si on peut appeler ça des journaux, c'est Brébière, le monde Mélanchon rejoint la droite et l'extrême droite à propos de la décision de Le Pen.
Ils n'ont pas honte de ce qu'ils font. Et qui est le type qui signe ça ? Un type qui était dans le journal de droite extrême qui a l'Express qui vient d'être recruté au journal Le Monde.
Et qui est ce type ? est en train d'écrire un bouquin contre nous, évidemment contre moi en particulier. Autrement dit, la personne qui est responsable de la rubrique la gauche au journal Le Monde est une personne qui est en train d'écrire un livre contre nous et qui chaque fois qu'il prend la plume prépare l'apparution de son livre en nous agonisant d'injur.
Je prends que cet exemple pour ne pas prendre il y en a d'autres des plus lamentables. Mais celui-là nous fait un peu mal au cœur parce que quand même ça finit par faire beaucoup et surtout pour un journal qui se veut de référence, j'allais dire de révérence, les deux souvent sont liés. En attendant, voilà la situation.
Il y a dans l'appel que vient de faire l'extrême droite à une manifestation dimanche dont le lieu, l'heure et la date est répétée à peu près toutes les heures sur toutes les chaînes d'information en continu, ce qui assure une bonne information du public. Et donc l'extrême droite n'a aucune raison de ne pas en être très satisfaite. Mais il y a un contenu que nous considérons comme sédicieux.
Et comme nous ne sommes pas de ces gens qui attendent pour voir si vraiment un fachaot et un fachaotud, est-ce que le type qui arrive là-bas avec un gourdin, il va me frapper moi ou le voisin ? Nous sommes des gens qui comprennent leur temps, qui comprennent leur époque, qui comprennent la gravité de la situation et qui essayent de la renverser avant qu'elle ne soit plus inversable. C'est la raison pour laquelle nous avons fait le 22 mars et c'est la raison pour laquelle a été décidé dans le précédent communiqué de la France insoumise que peut-être vous avez lu.
Il faut les lire parce que sinon pourquoi on se donne autant de mal à en discuter pendant des heures pour les écrire. et bien à la suite du 22 mars et comme nous savions qu'il y aurait un 31 mars nous parce que nous suivons les calendriers et que le 31 mars c'est une date qui est connue depuis 6 mois et que le 31 mars ce serait la date du jugement de madame Le Pen et de sa bande. Comme nous le savions, alors nous avons dit on ne restera pas les deux pieds dans le même souiller.
On va se préparer. Répétition générale, le 22 mars, tout le monde achète des chaussures de marche, je vous l'ai dit ici. Et après le 22 mars, on a dit maintenant il faut un rassemblement qui s'appuie sur le symbole le plus puissant que nous ayons de la mobilisation du peuple dans ce pays.
Le 1er mai. Le 1er mai, vous devez vous mobiliser. Le banc, l'arrière- ban, le cousin, le voisin, le grand-père, la grand-mère, tout le monde.
Dans 3 [Applaudissements] semaines, vous avez 3 semaines pour faire partout en France un 1er mai de masses et on pourrait dire deux classes puisque en général c'est à ça que faire le 1er mai mais en tout cas un 1er mai de masse. À vous autres les insoumis dans cette salle, ceux qui sont responsables de l'un ou l'autre des 4000 groupes d'action de notre mouvement. Votre devoir de révant est d'aller et de coller les affiches qui sont prévues pour convoquer à ce 1er mai.
C'est un premier mai contre l'extrême droite, c'est un 1er mai contre la guerre sociale. C'est un 1er mai pour la paix car le mouvement insoumis est et restera le parti le mouvement de la paix. Voilà les grands objectifs sur lesquels nous sommes mobilisés.
Personne ne doit croire dans ce pays qu'à un moment ou à un autre on serait fatigué. si on l' mais bon on fait ce qu'on peut hein et que nous finirions par poser sac à terre en disant bah écoutez on attend le prochain train parce que là on en peut plus et peut-être que d'ici le 1er ma il y aura d'autres initiatives qui seront prises ici ou là on m'a dit que peut-être même dès ce dimanche à la place de la République c'est une chose qui est en train de se discuter. Je ne veux pas l'anticiper d'une quelconque manière.
Très bien. Vous ferez tous votre devoir, votre devoir de citoyenne, de citoyens, d'antifascistes parce que nous sommes tous antifasciste et nous l'avons toujours été et nous le resterons. Alors, je vous ai dit les efforts qu'a fait cette dame pour être bien vue et être cajolé.
D'abord, elle a pas voté la censure. Ensuite, ils ont voté pour faire élire le président du Conseil constitutionnel. Il pouvait penser et ma fois ma fois je ne dis rien de plus hein, j'ai dit ma fois deux fois hein.
Ma fois la décision prise par le conseil constitutionnel qui dit des choses assez extravagantes pour pour être fran tel que moi je les vois hein qui dit ah bah oui c'était à propos d'autres choses he bien sûr mais comme ça concernait exactement le même type de problème tout le monde disait ah ben c'est répétition générale. Donc ils ont décidé que Oui. Oui.
Oui. Ah oui oui oui. On peut appliquer la peine de suspension enfin inéligible tout de suite heoire tout de suite.
Oui. Oui. Mais attention il faut le faire avec mesure et c'est pas pareil pour un député ou pour un conseiller général.
Roule Bouboule. Au suivant. Donc le suivant et ben il a pris elle a pris ses décisions et puisque quelqu'un a pris des décisions un juge, je veux dire de la manière la plus solennelle que nous combattons, nous condamnons les ordes de voyou d'extrême droite qui sont allés la menacer à son domicile.
Voilà ce que nous avons tous à dire. Jamais de telles méthodes ne peuvent être acceptées dans un pays démocratique. On peut avoir les engueulades qu'on veut mais on n'ira pas à la porte du domicile de quelqu'un.
Parce que quand on nous le fait à nous, nous on porte plainte et on essaie de se défendre et il arrive que des juges disent que l'intention de nuire n'a pas été prouvé. J'espère que au passage tous les juges vont se demander si c'était une bonne décision que de dire que c'était le droit à l'humour quand papa SIO a fait une vidéo pour montrer comment on pouvait tuer un insoumis ou une insoumise. J'espère qu'ils vont se dire que c'était pas une bonne décision quand un flic pourri m'attaque dans la rue qui a été qui a été dégradé de son poste m'attaque dans la rue et filme mon entrée dans un immeuble et qu'on dise l'intention de nuire en le diffusant n'est pas prouvé.
Alors quel effet ça vous fait maintenant ? C'est à votre tour de vivre comme nous on vit pas une fois de temps à autre tous les jours parce que c'est dans cette ambiance là que nous vivons. Alors et bien il va falloir que chacun comprenne que il faut avoir des principes constants, pas seulement dans certaines circonstances et pas dans les autres.
Et je vais dire au pouvoir politique que si au lieu de regarder ailleurs quand des policiers à Marseille ont décidé d'aller faire la même chose chez le juge qui avait décidé de mettre en en détention provisoire un policier qui avait tabassé un passant dans la rue au point de provoquer une trépanation de l'intéressé. Est-ce que en ayant rien dit, en ayant rien fait, à l'époque monsieur Macron était, je crois qu'il était à Mayotte et il avait dit il faut garder son 100 francs ou un truc comme ça. Non non, il fallait dire c'est inadmissible.
Comment s'appelle ces gens ? Tout le monde est mis à pied. Si nous on avait eu la responsabilité, on aurait mis à pied chacun de ceux qui auraient fait ça.
D'accord ? Parce que c'est comme ça qu'il faut traiter la sédition. Voyez ? avoir des principes constants.
Le Rassemblement national n'a que ce qu'il mérite parce qu'il a passé son temps à essayer de mettre tout le monde dans la mouise. Chaque fois qu'il y a eu une condamnation, c'était pas assez. Surtout si le prénom de l'intéressé lui convenait pas.
Chaque fois qu'il y avait quelqu'un qu'il pouvait montrer du doigt pour dire ils sont tous pourris, ils en rajoutaient. Et combien de fois ? Et ben maintenant, vous êtes servi.
C'est votre tour. Voilà ce qui s'est passé. Voilà ce qui arrive à tous ceux qui changent d'avis.
Et je le dis aussi à ceux qui nous font des leçons. On vient pas dire "Nous protégeons la justice quand on a été manifesté avec des flics qui gueulaient contre la justice." Il faut avoir tout le temps les mêmes principes, la même ligne d'action. toujours rester ferme et puis si on se trompe, être capable de dire on s'est trompé mais seulement quand on s'est trompé, pas quand on veut faire plaisir à ceux qui vous en accusent.
Quand on s'est trompé, on dit on s'est trompé. Ou bien c'est plus comme ça qu'il faut faire. C'est plus c'est arrivé dans la vie de chacun d'entre nous de réviser des fois des choses qui lui paraissaient absolument essentiel et puis on se dit "Ah bah non !
La vie a changé. C'est pas comme ça qu'il faut formuler le problème, faut le faire autrement. Mais surtout pas de leçon.
Et comme dirait l'autre, pas vous, pas ça. C'est pas la droite qui va nous dire, c'est pas l'extrême droite qui va prendre des mines sucrées pour se présenter comme victime d'un système. Comment ça ?
Comment ça madame Le Pen ? Elle est pas contente parce que elle a eu une histoire d'assistant parlementaire, une petite quinzaine et ça lui a pas plu qu'elle ait été poursuivie et maintenant qu'elle a été condamnée. Madame, c'est pas vous qui avez dit oui à une certaine Sophie du Montel, une illuminé qui quand Madame Le Pen a été mise en cause s'est dit bah si c'est comme ça, on arrose tout le monde et qu'en est pris à moi parce que mettre mon nom c'est bien, ça fait marcher le commerce hein.
Ça fait clic clic clic cl. Qu'est-ce qu'il a fait Mélenchon ? Voilà.
Et elle dit dans son livre qu'elle a appelé madame Le Pen pour lui dire "Bon, qu'est-ce que je fais ? Je lu en mets une à lui aussi. Ouais, ouais, vas-y, c'est écrit dans le livre.
Et maintenant, tu viens pleurnicher parce que tu t'es fait prendre, tu t'es fait condamner. Et qu'est-ce que tu essayes de faire croire que c'est pareil pour moi ainsi que les différents guignoles ici et là ? Et moi je veux pas moi tout seul faire un système.
Il y a que moi qui suis poursuivi. Moi tout seul, elle c'est elle pour 15 autres personnes. Et moi, on me reproche pas d'avoir fait je sais pas quoi.
On reproche à mes assistants de pas avoir dit où ils habitaient. Avouez que c'est quand même pas tout à fait la même affaire. Je dis ça pas pour libération qui en a rien à dont le seul but est de nuire à la gauche et qui est évidemment macable.
Mais voilà, vous voyez comment on embrouille les esprits, on la méchanceté, le venin. Ah, ils sont pris. Alors, il essaie d'en faire plonger d'autres, de tout salir.
C'est toujours la même méthode pour montrer qu'il y a pas d'espoir. Et ben si. Voilà ce que j'avais à dire sur cette affaire.
Le rendez-vous qui est fixé comme réplique à l'offensive que fait l'extrême droite, c'est le 1er mai. Ceux qui n'y sont pas sont compliques. Alors, voilà, je crois.
Non mais après je m'en veux. Je rentre chez moi, je dis "Ah j'ai oublié de dire c ah j'ai oublié de dire ça. Voilà, très bien.
Bon, j'ai écrit tout ça, ça y est, je l'ai dit." Voilà. Alors moi, j'aime bien.
Il voudrait que Alors, elle dit "Oh oui, c'est de la police politique." Ben, tu avais qu'à le dire avant, ça s'appelle le la offert à l'échelot international. Je me rappelle pas qu'elle est protestée contre la mise en prison de Loua.
Elle était d'accord avec Bolsonaro hein. Loua, il avait quand même une trentaine de mise en examen. Moi, je suis allé le voir en prison.
Elle lui a jeté des pierres depuis là. Bah après, il a été euh regardé, il a été euh relaxé de tout. Et vous savez qui c'est qui est en cabane ?
Le juge qui l'avait accusé. Réfléchissons, méditons hein. Alors, j'en ai toute une liste.
Raphaël Coréa parce que nous on n'est pas on n'est pas des innocents, on n'est pas des petits qui savont pas. Tous les leaders de gauche au pouvoir sans exception dans le monde font l'objet de procédure judiciaire. Tous les dirigeants de la gauche radicale dans le monde entier parce qu'ils ne sont pas d'accord avec le génocide de Gaza sont traités d'antisémite.
Tous sans exception. Tous. Alors Loua Raphaël Coréa ancien président d'Équateur condamné à 8 ans de prison et qui est en asile politique en Belgique avec 108 affaires sur le dos pour être bien sûr qu'il s'en sortent pas.
Christina Kirchner en Argentine pareil. Evo Morales en Bolivie pareil. Ils l'ont coursé jusqu'au diabu vert pour finir hein.
Il y a eu un PCH avec une personne complètement illuminée qui s'est pointé à l'intérieur du parlement avec une Bible à la main. Imaginez que c'était un Coran, on en aurait parlé pendant 100 ans, hein. Non, c'était une Bible, elle criait des choses incompréhensibles, mais c'était quand même un PCH.
Voilà, ça c'était pour évoris. Je vous la je vais pas faire toute la liste hein, mais nous avons été nous les insoumis voir Loula dans sa prison soutenir et au Morales, on l'a fait tout le temps et eux ils ont fait ça quand et pour qui ? À quel moment ils ont défendu la liberté politique d'un acteur politique qui n'était pas de leur bord ?
Là, je viens de vous nommer des gens qui sont de notre bord, mais nous sommes allés aux Philippines pour défendre une sénatrice libérale qui était en prison parce que elle était la la candidate la mieux placée pour l'élection de son pays. Nous l'avons fait. Et eux quand ?
Qui va nous donner des leçons ? Qui a été voir Loua et cetera et cetera ? Je vous dis tout ça pour que vous ayez la fierté d'appartenir pour ceux qui y appartiennent à un mouvement. qui ne change pas de principe suivant la tête du client et qui quoi que ça coûte tient ses principes d'un bout à l'autre.
Alors évidemment c'est un événement. On ne va pas dire ce n'est pas un événement. Si c'est un événement parce que l'extrême droite à la faveur des encouragements qu'elle a reçu de la droite et de l'extrême centre à la faveur de ce processus qui progressivement unifiait le bloc bourgeois.
Vous savez ce qu'on appelle le bloc bourgeois maintenant tous c'est un de ces trois blocs et bien l'extrême droite est extrêmement puissante dans notre pays et par conséquent s'ils décident de ne pas accepter une décision compte tenue de leur histoire et de leur méthode dans l'histoire oui il y a péril en la demeure et c'est pourquoi je vous ai appelé à la date du 1er mai fixée par notre étatmajor Et pour qu'on comprenne l'ampleur du péril, ne le prenez pas à la rigolade parce que l'instabilité que ceci va créer, oubliez votre propre culture politique approfondie. Mettez-vous à la place de quelqu'un qui regarde tout ça de loin et qui entend des messages sommaires. Et bien, c'est une incitation à penser que tout pouvoir et toute autorité est illégitime.
Et ça va intervenir dans un contexte. Et c'est maintenant que je viens à cette partie par quoi je voulais d'abord commencer dans mon plan initial. Aujourd'hui est un jour d'une importance singulière.
Le président des États-Unis a décidé d'augmenter les impôts de toute une série de produits en direction et contre toute une série de pays. On dit que c'est l'offensive douanière la plus furieuse observée depuis 100 ans. Je ne sais pas si c'est vrai, mais je vous le livre puisque je l'ai lu.
Mais donc ce dont je suis certain, certain c'est que une vague de choc s'avance sur nos pays. Elle va être fait de ce que vous connaissez déjà, le choc guerrier. Car l'économie de guerre est un des moyens par lequels les États-Unis d'Amérique ont l'intention de se tirer de leur propre crise de domination quand ils exigent que tous les membres d'une coalition avec eux mettent 5 % de la richesse de leur produit de leur richesse intérieure au service des acquisitions d'armement, vous comprenez que c'est une rente qui prennent sur le monde entier.
Le choc guerrier. Donc vous savez qu'il se prépare pas en Europe, il se prépare dans la mer de Chine. Il se prépare dans cette partie du monde où en quelque sorte se cristallise la perte de pouvoir des États-Unis d'Amérique et qui compte la récupérer par la force et les méthodes impériales.
Les méthodes impériales, ça consiste et vous avez remarqué le silence qui entoure ça. l'agression contre les voisins. Alors, il a encore dit le 21 mars, oui, le 51e état des États-Unis, le Canada, ça se discute.
Non, monsieur, ça se discute pas parce qu'il y a des frontières reconnues internationalement et personne au Canada vous a dit qu'il avait l'intention d'être votre 51e état. Donc non, ça ne se discute pas. Premier point, où avons-nous entendu ça ?
Vous avez un chef d'état, une présidente de la Commission européenne. Vous avez un de ces grands esprits qui nous regarde et il y en a quelques-uns d'illustre, qui fait des commentaires sur nous. Bon, il dit c'est Lionel Jospin.
Non mais bon, il faut respecter. Moi, je le respecte. Vous avez le droit de penser ce que vous voulez.
Moi, je le respecte même quand il est désagréable avec moi, ce qui à mon avis est parfaitement injuste et pas fondé. Mais c'est quelqu'un qui dit des choses qui sont significatives de ce que pense le mouvement socialiste. Il dit "Il y a chez LFI un dénié à définir une politique internationale cohérente.
D'où se refuge dans la rhthorique du nonalignement. Pourtant alors la rhtorique du non dénie bon non non non Lionel pas de psychologisation parce que si on commence à la psychologisation ça m'étonnerait que ça se retourne pas contre toi. Non mais déni.
On connaît quoi. Mais c'est pas moi que ça concerne hein. C'est lui.
Donc non pas de déni. dès la réalité, c'est le contraire. C'est parce que nous analysons la réalité que nous n'en faisons pas des commentaires.
Nous faisons des prises de position, nous faisons des propositions alternatives à l'ordre du monde. Et donc nous avons une politique internationale cohérente. Je mets au défi Lionel ou bien Olivier Fort ou bien qui vous voulez de cette bande ou Olaf je sais pas quoi l'ancien chancelier allemand qui un grand européen allié avec un autre grand européen vert et qui pendant 3 ans a foutu par terre toutes les relations franco-allemandes ou n'importe lequel des sociau-démocrates de toute l'Europe et même du monde.
Dites-nous quelle est votre vision du monde. Qu'est-ce que vous répondez aux États-Unis d'Amérique au moment où il brise le pacte dans lequel il vous avait enfermé pendant 40 ans ? Qu'est-ce que vous leur dites ?
Rien. Parce que c'est ça la réalité que vous voulez pas voir. Vous êtes tous des atlantistes.
Vous vous êtes fouré le doigt dans l'œil jusqu'à l'épaule parce que votre alliance atlantique, le premier à la par terre, c'est son chef primo. Segundo, le premier à dire le néolibéralisme dont je vous avais dit qu'il allait permettre le paradis sur terre, le premier qu'il fout par terre, c'est celui qui l'a inventé, le pays qui l'a inventé. Vous vous êtes trompé misérablement pendant 40 ans.
Vous avez détruit nos pays avec vos idées de concurrence libre et non faussé et que pour réparer tout ça maintenant, il y en a au moins pour 10 ans. Parce que vous savez comme moi qu'on peut pas s'amener et répliquer à monsieur Trump en foutant à notre tour des droits de douan à 100 % sur tout ce qui bouge parce que ça n'a pas de sens parce que nous détruirions tout à commencer par nous et pourtant nous avons toujours été hostile au libre échange et à la concurrence libre et non faussée. Mais quand nous avons commencé à dire que nous ferions de l'altermondialisme ou du protectionnisme, on a immédiatement rajouté un adjectif, le protectionnisme solidaire.
C'est-à-dire, on discute pays par pays et on dit à l'autre la vérité. Écoutez, nous ça nous intéresse pas de produire autant de maïs. OK, vous avez des cochons confin on a besoin d'être d'abord dans la souveraineté alimentaire.
Donc on va pas mettre tous ces millions d'hectares au service d'une production qui nous bouffe notre flotte, qui salie tout et nous allons faire autre chose. On le dit. Alors, on dit sur tel produit, on l'a fait dans le passé quand on a fait la politique agricole commune, tous les produits agricoles, l'Europe en 20 ans est devenue autosuffisante.
La France était autosuffisante sur le plan alimentaire. Il y a qu'un seul produit dont on a dit "Allez, bon, on laisse passer sans les droits de douane, le soja." Et ben c'est le seul produit qu'on a jamais été foutu de faire dans ce pays parce que immédiatement ça a donné que ceux qui le cultiver avec les méthodes que vous savez que vous imaginez de l'agriculture chimique et industrielle ont inondé le marché mondial.
Voilà, c'est ça que ça veut dire le protectionnisme solidaire. On discute, on se comprend, on peut aussi s'engueuler, ça arrive, c'est la vie des nations. Mais qu'est-ce que vous voulez faire d'autre à la fin ?
Si vous faites pas ça, vous voulez faire quoi ? dire "A bah oui, tout rentre comme vous voulez." Et voilà, le résultat, tout est cassé.
Ou bien comme l'autre fou, on ferme tout d'un coup. Et puis vous avez des fois des camarades qui disent comme ça dans la chaleur d'un meeting, faut mettre des droits de douanes à 100 %. Vous êtes dingue.
Des droits de douanes à 100 % mais des droits de douanes à 25 % déjà vous avez compris ce que ça va faire. Ça importe de l'inflation. L'inflation, c'est une dévalorisation de vos salaires.
Et vous avez remarqué que votre patron, dès qu'il entend parler de l'inflation et de l'argent que ça vous prend, il court vous dire "Comment je peux t'aider ? Faisons l'échelle mobile des salaires, hein. C'est bien ça qui s'est passé la dernière fois." Non, l'inflation c'est un rapt parce que lui, il s'en sort le capital, il sait comment faire.
Vous vous avez pas le choix, vous êtes clou à l'endroit où vous êtes. Et donc quand monsieur Trump là je viens de vous parler du choc guerrier, pourquoi il y a tout ça ? C'est le moment d'aller au fond de l'affaire.
C'est pas parce qu'il est fou laisser tomber les explications psychologiques. Ce type n'est pas fou. Il a une vision du monde et il la met en œuvre. une vision du monde brutale, grossière, erronée d'un type qui est spécialisé dans la construction de tour.
Non mais il paraît que si c'est un patron, c'est toujours mieux, c'est plus dynamique et tout. Ben moi, je préfère quand c'est des profs des instit des professeurs de collège qui sont députés ou président de la République parce que au moins ceux-là ils ont une vision d'ensemble tandis que l'autre tout ce qui sait faire c'est de la spéculation immobilière. Voilà la vérité.
Donc cet homme est persuadé que la crise de domination des États-Unis d'Amérique va être surmontée par des droits de douanes qui vont leur permettre de reconstituer. Et vous avez même un gros malin qui a fait des comptes. Il a dit avec tous les droits de douan qu'on va vous prendre, ça va faire l'équivalent du budget annuel de l'État gringo nord-américain.
D'accord. Bon, c'est pas formidable. pas un pour dire "Mais attendez monsieur un les gens vont vivre encore plus mal qu'avant parce qu'il y a déjà de l'inflation aux États-Unis d'Amérique.
C'est à cause de ça que les démocrates ont perdu l'élection parce qu'il disaient aux gens tout va très bien, c'est formidable mais les gens disaient de quoi vous parlez ? C'est pas vous parlez pas de notre vie parce que nous tout va très mal." Et il ne voyent pas les démocrates.
Les démocrates c'est des socialistes, ça c'est la même chose. Ils vivent dans une bulle ailleurs de la réalité. Et tous ceux qui étaient ici, bravo.
Et alors là-bas, ils avaient inventé le macronisme de gauche. Là-bas, c'était le républicain de gauche. Il y en a pas plus que de macronis de gauche.
Mais alors, vous imaginez la tête du du citoyen américain moyen qui voit Rapliqu républicain, il a passé son temps à le combattre et tout d'un coup, on lui dit "Ah ben c'est notre pote." C'est un peu comme si nous on nous ramenait Vals en nous disant finalement on est allé avec lui. Ouais mais e vous rigolez.
Mais c'est ça qui s'est produire. Les autres étaient là comme ça les bras ballant. Non mais d'où il sort celui-là ?
Où ils l'ont trouvé ? Et ainsi de suite. Donc le fond de l'affaire est que attention ça pique les oreilles.
Le capitalisme capitalisme le capitalisme. La société de marché capitaliste est en crise dans les années 60. Le capital avait un taux de croissance par la production en moyenne de 6 % mondial.
C'est tombé à 3 % donc divisé par 2. Le taux de croissance dans notre pays a été divisé par 6. Il y a donc structurellement une crise de l'accumulation du capital.
Premier élément. de bon ça tout le monde comprend si euh vous avez moins, bah par la force des choses, vous pouvez prendre moins. Alors, ils ont quand même continué à prendre plus, mais pour prendre plus, il fallait prendre à ceux qui avaient.
Donc c'est la répartition capital travail salaire dividende qui s'est sans cesse dégradé. Et puis à l'intérieur de la classe possédante, quelques-uns ont tout ramassé parce que ils étaient à l'endroit clé. En gros, vous faites rien.
Vous vous installez dans la montagne, vous mettez un banc, deux chaises avec un gros fusil et chaque fois que quelqu'un passe par là parce qu'il y a pas d'autres endroits, vous dites "Faut payer." Voilà, c'est ce que font les big tech. La division internationale du travail, il répandent sur toute la planète la production et tout ça est englobé dans la sphère numérique globale et les échanges se font.
Et pour que ces échanges se fattent, vous payez, vous payez. Amazon prend 30 %. Vous payez, je veux pas vous les passer tous les gafas.
Ils prennent tous une rente. Ils ne produisent rien. Ils n'ont aucune prouesse technique à proposer.
D'accord ? Votre brosse à dents vient pas toute seule sortir de votre poche pour venir dans votre bouche. Non, rien de tout ça.
Juste vous passez, vous passez, vous payez et pas un peu, vous payez beaucoup. Et à la fin, qui c'est qui paye ? C'est vous.
C'est pas c'est pas l'intermédiaire. Donc voilà comment le capitalisme a jusque-là réglé le problème. Mais pour que ça marche, il faut qu'il y ait une organisation hiérarchique.
Et dans le haut de l'organisation hiérarchique, il y a les États-Unis d'Amérique qui sont le seul peuple du monde qui peut imprimer toute la monnaie qu'il veut sans jamais être obligé de donner une contrepartie matérielle. Tous les autres pays doivent en donner. Vous échangez le blé que vous avez contre une autre monnaie.
Là, ils en sortent tant qu'il faut. Et comme la Terre entière doit payer ses contrats en dollars parce que c'est une obligation pour acheter du pétrole, pour acheter des matières premières, et bien leur monnaie circule et en avant. Et quand on leur disait "Qu'est-ce que vous croyez que vaut votre monnaie ?" Il dit "Répondez eux-mêmes ce que vous voulez." Et il disait "Le dollar c'est notre monnaie, c'est votre problème." Voilà, c'est simple, c'est un pur et simple rapport de force.
Mais pour que ça marche, il faut pas que la production soit concentrée à un endroit et la consommation à un autre. L'économie productive des États-Unis d'Amérique, s'est progressivement effondrée. Elle marche à coût d'injection de millions et de milliards.
Et bien sûr, les gars femmes, c'est très impressionnant mais si vous y réfléchissez bien, ça ne représente aucune percée technologique qui n'est existée auparavant. La transmission d'infos par paquet, c'est une invention française. Le point de départ de l'internet, c'est un truc de l'armée américaine.
Mais tout ça a été mis comme un moyen de faire du fric et ça permet en effet de faire du fric. Maintenant, on passe à autre chose avec l'intelligence à supposer qu'on sache ce que c'est artificielle mais on est dans ce cadre là. Donc une crise et ils doivent la régler et ils ont décidé de la régler avec des méthodes impériales et la méthode impériale c'est on prend une rente sur tout le monde.
Qu'est-ce que ça va faire ? Bah tout ce qui va arriver chez eux va coûter plus cher puisque nous aussi on le fait. Donc et nous on importe de l'inflation, les prix vont augmenter. 25 % c'est pas rien.
J'espère qu'il y a personne qui croit que c'est un capitaliste. Quelqu'un qui va être quelconque qui va dire "Allez, c'est pour moi cette fois-ci tournée générale 25 %." Ça n'existe pas ça.
C'est 25 % c'est pour vous. Donc les salaires vont avoir moins de pouvoir d'achat. Donc comme vous aurez moins de pouvoir d'achat et que des fois vous êtes déjà plus que à la moitié de l'asphyxie, vous allez tomber dans l'asphyxie ou bien vous allez survivre et on va voir augmenter le nombre de gens qui mangent pas leur faim.
On va voir augmenter le nombre de gens qui ne peuvent pas payer leur électricité, qui ne peuvent pas payer l'eau, qui ne peuvent pas payer les choses de la vie quotidienne. Voilà le résultat. Et ça, ce sont des tensions sociales.
Autrement dit, ce qu'il est en train de décider, c'est une guerre sociale universelle. Parce que dans tous les pays où s'appliqueront ses droits de douane, tout le monde perra et tout le monde sera en contradiction les uns avec les autres et le capital avec le travail. Et c'est dans ce contexte qu'intervient la crise politique française.
C'est pourquoi elle n'est pas réglée par trois ou quatre artifices médiatiques. C'est pas parce que ils font la bringue du matin au soir sur les chaînes d'information continue à répéter tout et n'importe quoi. Que ça change la réalité et notre peuple il le sait ça.
Par conséquent nous nous allons aller au-devant de conflits sociaux plus intenses. Ça virgule c'est dans le meilleur des cas. Mais je termine sur ce cas. des conflits sociaux, donc une polarisation politique parce que quand vous êtes déjà jusque là et que ça monte là, bah vous dites "Mais alors mais comment ça se fait qu'on arrive à un truc ?" Et commence ce qu'on appelle les révolutions citoyennes.
Des gens qui disent "Mais comment on en est arrivé là ?" C'est pas qu'ils font ils veulent faire une révolution socialiste ou communiste ou je sais pas quoi. Il dit juste de ce bazar là, on veut plus.
Pourquoi ? Il y a rien qui marche et chaque jour qui passe c'est pire que la veille. et toujours les mêmes qui viennent vous répéter qu'il y a pas d'argent que ceci que cela.
Il y a quand même une mémoire rendu justice là il y a pas longtemps enfin si j'ose dire dans un coin dans un journal dit oh monsieur Macron a dépensé euh 10 fois plus que Mélenchon c'était prévu c'est que nous on m'accusait de 100 milliards lui a fait 1000 milliards c'est marqué dans un journal je pense que le titre était fait aussi pour dire que je suis pas je suis pas la hauteur hein mais quand même l'intention était bonne. Ça permettait de voir que l'autre était vraiment très mauvais. Moi j'étais mauvais mais lui très mauvais.
Voilà, au moins à cet endroit-là du journal. Donc c'est pourquoi la reposte à faire aux États-Unis d'Amérique, ça peut pas être la rigolade ou bien le scrogneux en apparence. L'Europe est incapable de se dévassaliser.
Incapable. Et quand vous suivez ce que dit Lionel il y a un instant, d'où se refuge dans la rhtorique du nonalignement. Pourtant, dit-il, on ne saurait mettre sur le même plan l'Europe ou même aujourd'hui les États-Unis et la Russie de Vladimir Poutine.
Donc la Russie, c'est celle de Vladimir Poutine. Les États-Unis, c'est une essence en soi. Ce sont les États-Unis.
Non, c'est les États-Unis de Trump dont il dit au début de son interview, rendonslui cette justice, que il est dans une dérive autoritaire. Mais il est dans une dérive autoritaire parce que lui-même doit faire face à ce qui arrive chez nous, c'est-à-dire une tension sociale. Les États-Unis ne sont pas un paradis social.
Tranquillou, tout le monde est content de sa vie. La preuve que non. Alors tout ça arrive.
Choc guerrier. Là, je viens de vous parler du choc social. Et puis alors maintenant le clou, la cerise sur le gâteau.
Ce type est tellement brutal qu'il va peut-être par terre le capitalisme lui-même. Parce que je vous ai dit, la division internationale du travail, elle a été organisée, elle est mis en contact, les marchandises continuent à circuler, elle continue à circuler. 90 % du commerce du monde passent par la voie maritime.
Le troisème armateur du monde, il est français. Il s'est précipité pour aller aux États-Unis. Alors, on peut se dire "Et qu'est-ce qu'il fait là celui-là ?" Bah, qu'est-ce qu'il fait là ?
Il essaie de limiter la casse parce que je sais pas si vous avez regardé ou vu ça, les États-Unis ont décidé que tout bateau chinois se prend 150 millions quand il accoste un port américain. Bateau chinois. Vous dites bien moi je suis pas chinois, dit le français.
Peut-être bien que toi tu es pas chinois mais ton bateau oui, il est construit en Chine donc c'est un bateau chinois et toi aussi tu es chinois. Envoyez la monnaie. Alors évidemment tout le monde l'a à zéro.
Alors l'autre il dit le canal de Panama en plus c'est à nous. Le président du Panama franchement c'est pas un bolchevique léniniste hein. Alors il a commencé par dire bah fa quand même pas abuser.
C'est à nous. Oui non mais ça va toi non. Oui oui ça va très bien.
Vous avez raison. Qu'est-ce que vous voulez ? Alors l'autre lui a dit Trump vous allez vendre les sociétés qui possèdent les ports.
Alors il y en a trois. Alors, il y a des armateurs dans le monde qui disent "Bah, nous on veut bien en acheter un." Pourquoi ?
Parce que quand vous avez vous le contrôle du port, c'est vous qui décidez qui est-ce qui peut se mettre àqu à tel ou tel endroit. D'accord ? Donc, c'est pas rien.
Quand vous êtes transporteur, vous commencez par vous servir vous-même. Donc, vous avez un avantage commercial considérable. Donc, alors ils ont dit "Non, on vend tout en bloc.
Devinez à qui une société de Hong Kong et Black Rock, le grand fond de pension nord-américain. Alors bon, tout ça est foiré parce que pour finir la vente est bloquée, ça le fait pas. Blackr à je sais pas quoi, le Hong Konggais, il dit bah moi quand même enfin bref, c'est bloqué mais il a quand même essayé de le faire et sans compter un état des États-Unis au Canada, il l'a fait.
Donc tout le monde sait que c'est un personnage brutal, mais il est brutal parce que ce qu'il veut faire est un projet aussi aberrant que le précédent. Le projet néolibéral était aberrent, mais le projet impérial, il est aussi aberrent parce qu'il peut pas en 4 ans reconstituer une base industrielle. Parce que pendant ce temps-là, s'il croient que les Chinois sont en train de fabriquer des ombrelles et des éventails, ils se trompent parce que ils font un train à suspension magnétique, ils font un train à grande vitesse, ils envoient des fusées à un prix qui est pratiquement le nôtre et cetera et cetera et cetera.
Et que ça vous plaise ou pas, vous êtes obligé, si vous voulez rester une nation développée, de faire à faire avec eux et d'essayer de s'entendre avec eux. Et si on m'avait écouté plus tôt, on n'en serait pas là. Parce que dans mon bouquin en 2010, je disais au lieu d'offrir des écharpes d'Alï Lama, ce qui est très bien pour qu'il ait pas froid l'hiver, on ferait mieux de s'entendre avec eux pour discuter et avoir un partenariat privilégié pour faire des affaires ensemble.
La France a un rôle à jouer les amis parce que moi un système où on vient me faire des leçons de démocratie quand on s'en va négocier en Arabie Saoudite qui soit bien qui choisit bien qui il veut pour le diriger. Même un mec qui a découpé un journaliste en morceaux et a foutu dans un bar d'acide. D'accord.
On vient pas me raconter que celui-là oui l'autre non. Et bien les la démocratie comme nous la concevons n'est pas ce qu'il emporte aujourd'hui dans le monde. Et nous défendons les droits de l'homme partout où nous le pouvons, nous tâchons de faire pour le mieux.
Et puis nous tenons compte aussi des rapports de force. Si le résultat d'aller brailler, c'est que les Allemands arrivent, s'installent, qu' n'en a rien à de rien et que les Français eux, ils viennent avec leurs petites écharses blanches et rentrent à la maison pareil, non, je marche pas. Je suis pas d'accord et je pense que la plupart d'entre vous ne sont pas d'accord et nous ne sommes pas, je préfère le dire tout de suite parce que sinon après vous aurez des surprise avec moi et quelques autres.
Nous ne serons pas d'accord pour faire la guerre à la Chine. Jamais. Ni maintenant, ni demain, ni après-demain.
Jamais. Jamais. Parce que ça n'a aucun sens.
Parce que ça ne peut déboucher que sur une catastrophe majeure pour la planète et pour nous-mêmes. Ne vous moquez pas les gens qui se moquent. Il y a un journaliste, il me dit "Alors, on laisse faire." Vous saes celui-là, c'est en anglais donc je peux en dire du mal plus facilement.
Il me dit "Alors, il faut quand même montrer les biscotos". Je dis "Vous êtes un homme vous ?" "Bah ouais, dis-moi aussi.
Et plus jeune, vous contentiez de montrer les biscot ?" Non, de temps à autre, il fallait. Alors, vous êtes pour qu'on fasse, on va faire des tirs nucléaires, hein.
Un pour toi, un pour moi, un pour nous. Terminé. La France est fermée.
Voilà. Ceux qui parlent de montrer les biscot, de faire des tirs en profondeur sont des irresponsables et des criminels. Voilà comment je les vois.
Et il trompent les gens en leur faisant croire que la vie est une PlayStation. La sagesse, c'est de se dire quand bien même on y passe des heures, on discute, on fait de la de la diplomatie, on s'accorde, on négocie. Ah, ça marche pas à tous les coups.
Des fois, c'est pas super favorable, mais d'autres fois si et il y a moyen de faire. En tout cas, nous ne devons pas accepter si peu que ce soit ni l'ordre du monde d'avant qui est celui de l'OTAN, ni l'ordre du monde qui nous est proposé aujourd'hui qui est l'impérialisme américain dans toute sa splendeur, décidant de tout sur tous les sujets et contre tout le monde. Voilà le point où on en est.
Et je vous ai dit, il peut le système tout entier par terre. Pourquoi ? Parce que à côté de la division internationale du travail, il y a l'englobement général dans la même sphère numérique de tous les compartiments de la production et de l'échange.
Que s'est-il passé en 2008 ? Et vous savez que pour réatteindre le niveau de production de 2008, il a fallu pratiquement 10 ans et des fois plus. Que s'est-il passé ? une banque qui prêtait de l'argent à des gens pour acheter une maison en sachant qu'il ne pourraient pas payer tout le temps et que donc au bout d'un moment on saisirait la maison et on la vendra une deuxième fois.
Une maison n'a pas pu régler à temps ce qu'elle devait. Un couple qui divorçait. C'est ce qu'on m'a raconté.
Et pourquoi ? Parce que ces systèmes sont des systèmes comme on dit métastables. C'est à la limite de l'équilibre.
Ça c'est chant, c'est comme ça mais ça peut percer à un endroit et pouf tout le truc saute. Alors vous connaissez ça, c'est l'effet papillon hein, on appelle ça comme ça. On dit euh voilà une battement d'elle ici provoque un tourbillon.
C'est un peu exagéré mais ça donne bien une image de ce que c'est. Imaginez-vous le choc que va recevoir l'économie mondiale qui est organisée d'une manière depuis 40 ans qui tout d'un coup va être refragmenté pire que ce qu'elle était avant parce qu'avant il y avait pas au moment où on a mis en place le modèle néolibéral, il y avait pas le même niveau de droite douane que celui qu'il est en train d'établir. Ça veut dire que par définition la production va ralentir dans des tas de pays.
La consommation va ralentir. autres, nous autres, les Français, on va prendre cher parce que cette année, il était prévu 0,9 de croissance, ce qui est quasiment rien, même pas un point. Les l'Allemagne, ça fait 2 ans que ils produisent moins une année que la précédente.
Dans le capitalisme, vous ça vous empêche pas de dormir, moi non plus. Mais sauf que dans le capitalisme, ça marche pas. Le capitalisme c'est une bicyclette.
Faut que ça avance tout le temps. Si vous arrêtez de pédaler, pas vous tombez. Il faut que ça croise sans arrêt parce que ceux qui se contractent tombent en ruine et ceux qui tombent en ruine entraînent la ruine d'un autre.
La consommation était prévu à + 0,9 et tout le monde disait vous exagérez et maintenant voilà qu'on dit qu'elle sera à 0,7 et peut-être moins. Alors ça c'est des chiffres. Ça peut paraître abstrait.
Je sais pas si je me suis fait assez bien comprendre. Je pense que oui hein parce que comme j'y connaissais rien il y a encore 30 ans, depuis le temps, j'ai appris et je sais assez bien la raconter aux autres. Donc la consommation va se contracter et la consommation c'est 52 % de la richesse du pays.
La consommation engendre 52 % de la richesse du pays. Par conséquent, c'est typiquement quelque chose qui a à voir avec le bien-être de la population en général et en particulier. Voilà.
Voilà les chocs qui s'avancent et ne croyons pas une seule seconde que notre cher pays va passer entre les gouttes. Il va se le prendre d'autant plus que nous avons des gens qui trouvent ça très bien et qui en font autant. En ce moment est en train de passer à l'assemblée des lois que si vous les voyez vous dormez plus.
L'une est dite de simplification. Vous avez tous compris hein. La simplification ça veut dire il y a plus de loi.
C'est la simplification économique. J'ai j'ai il y en a des tartines, je vais pas vous lire tout ça, mais j'ai juste noté les choses qui moi m'ont paru me dit suppression du délai obligatoire pour prévenir les salariés lors de la vente de leur entreprise. Ah bah faut simplifier hein, faut savoir ce que c'est.
La veille on dit Marcel demain c'est pas la peine, c'est fermé. Suppression du devoir de vigilance des entreprises d'honneur d'ordre sur les risques sociaux et écologique dans la chaîne de sous-traitance. Autrement dit, c'est moi le grand et je donne de la sous-traitance.
Et avant bah j'étais quelque part coresponsable des dégâts que pouvaient faire mes sous-traitants. Terminer. Simplifier, tu es plus responsable de rien.
Suppression des enquêtes environnementales pour les grands projets. Alors nous on appelle ça les grands projets inutiles. On se bat comme des chiens pour l'enquête terminée.
On a simplifié. Et puis évidemment, pendant qu'on y est, on supprime des wagons d'office et d'agences de toutes sortes. Pareil, il y en a une liste.
Alors, je dis pas toutes les agences, c'est très bien. C'est pas ça que je suis en train de dire, mais il y en a certaines si c'est très bien et dans le moment c'est vital. À quoi bon dissoudre l'office français de la biodiversité ?
À quoi bon annuler l'agence de la transition écologique ? Vous me direz c'est pas ce qui a été fait qui nous a ébloui mais quand même là on est sûr qu'on fait plus rien. Et même un truc qu'il avait inventé l'autre la commission nationale du débat public.
Alors c'était les gens qui étaient là pour organiser le débat public et le remplissage des archives départementales avec les lettres de doléances des gens à la trappe. Alors ça c'est la destruction de l'État et c'est la destruction des services publics. Pareil vous le savez pas.
Vous savez que les socialistes ont négocié pendant la nuit avec monsieur Bairou des avantages substantiels parce que il y a d'un côté la gauche qui braille, c'est nous et de l'autre côté la gauche qui travaille à quoi on est obligé de dire plutôt à nous nuire mais ils avaient obtenu plein d'argent et là il y a des budgets qui sont gelés. Vous comprenez ? Vous votez un budget, vous êtes député, vous votez un budget, on s'engueule des jours, des nuits, il y a les motions de censure, le 493 et cetera.
On vous a donné des chiffres au départ, il y en a d'autres à l'arrivée tout le monde et coquerelle qui court partout. Bon voilà. D'accord.
Et et puis à la fin, on met tout ça dans un sac, on amène à Bercer et il y a un gars qui dit "Bon, alors ça ça ça ça" Mais c'est voté. Ouais. Ouais, on verra.
Tout touc toucouc tout. 9 milliards sont retirés du budget. C'est vraiment pas de bol pour les socialistes qui ont vraiment l'air de cloche.
C'est pas sympa pour les cloches. Bon, c'est Non mais je il faut parler politiquement correct sinon ça le fait pas. Bon parce que c'est eux qui avaient dit on a ramassé 9 milliards pas de bol ils sont gelés.
Mais ce qu'il y a de pire que tout moi j'ai dit à Cocrè j'ai dit mais tu as la liste hein dans la liste là le l'autre boucle hein on a tous dit mais c'est quoi alors ? C'est où ? C'est on sait pas.
Ils ont juste dit on enlève 9 milliards et vous verrez bien où. Voilà. Donc c'est même pas un budget sincère.
Voilà, c'est ça la France. 9 milliards, il y a toujours des chiffres extraordinaires. 9 milliards.
Vous savez quoi ? Supposons demain matin, on arrive au on gouverne. 9 milliards, on les rétablit.
E monsieur, on les a pas. Si si, on les a. Ah bon ?
Où ils sont ? Bah c'est les 9 milliards que vous donnez. à l'Union européenne en plus de ce qu'elle nous donne.
Nous tous les ans, on est pauvre hein, on est ruiné, on a une dette écrasante mais on sait vivre. Tour des générales 9 milliards. Tous les ans, on donne 9 milliards de plus que ce qu'on reçoit.
Vous avez déjà bien entendu des ballots vous dire "Ah ben non, quand même on peut pas he l'Europe faut pas se fâcher parce que c'est quand même eux qui nous payent notre politique agricole commune." Pas du tout. On se la paye nous-même et en plus on paye celle des autres 9 milliards.
Et comme on sait vivre, on a pris nous en charge le fric que les Allemand voulait pas donner. Et comme nous on sait vivre avant ça, on a pris en charge le fric que les anglais voulaient pas donner parce qu'il disaient nous on a plus en rond, on paye plus. Mais nous les français on peut.
Donc 9 milliards. Il y a pas besoin monsieur de Bery de prendre 9 milliards. Tu as qu'à pas les donner à l'Europe et tu auras pas besoin de les enlever.
Tout ça c'est pour sans cesse vous alerter sur ne les croyez pas. Ils mentent tout le temps, ils vous racontent des histoires, ils agitent les mains, ils agitent les bras pour occuper votre attention et pendant ce temps-là, ils font ce qu'ils veulent dans leur bureau entre eux poursuivent des normes qui ne sont pas les nôtres, dont on a jamais discuté et sur lesquelles on a jamais voté. Et il y a une autre loi, alors celle-là, vous allez mal dormir cette nuit.
Le gars qui a inventé ça, il s'appelle Duplom. Bah, il a le droit. Non, non, rigolez pas parce qu'alors Mélenchon, moi je suis mal barré, hein.
Bon, alors lui du plomb, c'est la loi du plomb. Il amène son truc, c'est pour simplifier dans l'agriculture hein. Et il est tombé sur une bande de bargeot encore plus excité que lui qu'on durcit le texte.
Là pareil, j'en ai deux pages. Ça va pas aller, il y en aura pas très loin. Voilà, on va commencer par le plus délicieux, ce qui concerne vos papilles.
Autorisation à nouveau des néonicotïdes qui tuent toutes les abeilles et qui a sur les cerises et les fraises. Autorisé à nouveau, c'est le pesticide tueur d'abeille qui est interdit en France depuis 2018. Pour continuer à l'interdire, faudrait empêcher de faire rentrer les produits qu'en nous, c'est ce qu'on comptait faire.
On avait dit ben nous les néonicotinoïdes interdits en France parce que on sait pas mais on a l'impression quand on écoute nos camarades qui sont dans le domaine de la santé, ils nous disent que il leur semble qu'en ce moment il y a une véritable épidémie de cancer de l'estomac dans la classe d'âge 40 50 ans. Et ils disent c'est forcément lié aux nitrites. Vous connaissez ça vous savez quand vous achetez le jambon il marqué dessus sans nitrite vous avez rien demandé.
Vous n'avez pas demandé qu'ils en mettent donc vous avez pas l'intention de payer pour qu'il y en ait pas. D'accord. Mais c'est vous le payez quand même.
Mais les gens ça les rend malade parce que s'ils ont pas les sous, ils prendent le truc où il y a nitrite en se disant "Bon bah c'est la vie quoi." Il sont pas au courant. Après euh possibilité donnée au ministère de l'agriculture, surtout quand c'est mon copain qui est ministre, de suspendre une décision concernant l'interdiction de produits phytopharmaceutiques.
Ça veut dire que chaque fois quelqu'un viendra avec un gros mouchoir plein de larmes en disant si jamais vous interdisez tel produit qui certes rend les gens malades mais qui surtout va tuer de l'emploi. Alors le gars dans le bureau dit bon allez pour cette année encore une petite dose pour tout le monde. Usage autorisé de drones pour pulvériser des produits phyopharmaceutiques.
Alors vous êtes chez vous ou bien vous êtes au bord de la rivière favorite ou bien je sais pas quoi et passe un drone qui pulvérise des produits et c'est aussi pour vous dans votre air et tout ça. Voilà. Ça c'est la loi du plomb.
Euh facilitation des extensions de bâtiments d'élevage. Les fermes de 10000 vaches pourront être des fermes de 20000. facilitation des mégabassines qui pourraient être présumé d'intérêt général majeur.
C'est tout ça ça va ça vient, c'est la loi. Facilitation de la destruction de zones humides pour par exemple l'extension de bâtiments agricoles. Et enfin, l'office français de la biodiversité se voit mettre fin.
Voilà ce que je vous ai dit tout à l'heure. Donc voilà, ça c'est pour la France. Donc la trumpisation, c'est un fait français.
C'est pas seulement Miley avec sa tronçonneuse. C'est pas seulement Mus qui fout tout le monde dehors. C'est la même chose ici pour la destruction du service public.
C'est la même chose ici pour la chasse à la pensée. C'est la même chose ici pour la chasse à la pensée. Non seulement dans l'université où ça commence à raller de partout sur la réduction des programmes de recherche et sur leur orientation, mais c'est aussi la destruction des instruments de la culture dans toutes les régions où on a des associations, des pratiques professionnelles de culture, de masse et de propagation de la culture.
Tout ça a été radiqué parce que ça compte pas dans leur fichu vie à eux. Ça n'existe pas, ça n'a pas de raison d'être, c'est trop compliqué, ça coûte trop cher. Ça coûte toujours trop cher un être humain aussi longtemps que ça ne se contente pas d'acheter.
Voilà leur idée. Et c'est là qu' va arriver le choc puisque les droits de douane, ça tout ça, c'est avant même l'effet de la politique Trump, avant que c'est commencé et maintenant ça va avoir lieu. et leur Europe est incapable de sortir de la situation de vassale.
Même sur la défense, ils ont dit "Allez, on va faire l'économie de guerre, on va on va acheter des armes." Alors, recommandation, il faudrait qu'elles soit européenne. Bon oui, pourquoi pas ?
Et la preuve immédiatement ce que font les anglais, vous me direz, ils sont plus dans l'Union européenne, ils achètent des F16. Ils ont dit "Mais ils décolleront, vous verrez." À bon, il paraît que c'est une puissance nucléaire.
Ils tirent leur bombes nucléaire avec des missiles américains. Mon pote, tu en tires pas un tant que l'autre t'a pas dit oui. Tu as pas l'air d'être au courant qu'un avion même le capot, il serme pas si le gars de la CIA décidé que tu pars pas avec ton avion tirer sur je sais pas quoi.
Mais regardez, ils sont censés faire une défense commune. Danois qui se font sauter sur la tête par les Américains qui arrivent là-bas au Groenland où il y a 56000 personnes et il y a déjà quatre bases américaines. Et la convention entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis d'Amérique, c'est vous pouvez amener autant de monde que vous voulez.
Alors qu'est-ce que vous voyez bien que c'est une agression impérialiste ? Qu'est-ce qu'on nous propose de faire ? Rien.
Quelles sont les mesures de rétorsion ou à l'oucheter des armes pour 650 milliards pardon. On va les acheter avec 650 milliards à qui ? À nous.
C'est chaque pays qui va payer sa partie. Donc il y aura pas. Comment on fait pour éviter que ça accroisse la dette ?
C'est pas dit. Alors maintenant, au même moment où on dit "Ah, on va faire une défense européenne, il s'arme avec des armes américaines." Là, je vous fais pas toute la liste parce que il commence à être tard, hein.
Le nombre de pays qui comme concrétisation de cette grande décision ont décidé d'acheter du matériel américain. Il y en a au moins qui sont francs. Les Danois, ils disent "Écoutez, de toute façon, on peut pas faire autrement parce que tout ce qu'on a, c'est du matériel américain et si on veut que ça reste en état de fonctionnement, ben on est obligé d'en acheter encore." Donc être dans l'OTAN égal être un pays vasal des États-Unis d'Amérique.
C'est la raison pour laquelle le jour où nous on va être au pouvoir, on sortira du commandement intégré et on sortira de l'OTAN parce qu'on en a pas besoin. On en a pas [Applaudissements] besoin. Alors voilà, l'Espagne en en bonne camarade a signé un accord avec la Turquie pour le remplacement de sa flotte d'avion d'entraînement hein.
Avec les Turcs, pourquoi pas ? Et les anglais, ils vont vendre des avions. Enfin, ils appellent ça un avion, c'est le R Fighter.
Il a eu du mal à voler, mais bon, maintenant, ça y est, c'est bon. Et bon, alors le R Fighter qui est un avion européen et ben ils vont le vendre aussi aux Turcs qui ont besoin d'en acheter un paquet. Et dessus là, il y a dessus il y a un missile qui tire à 100 km.
Alors, c'est une arme assez spéciale mais c'est mieux que un qui tire à 3000 vu que ils ont pas d'ennemis à 3000 km. Mais à 100 km, tous ceux qui s'y trouvent ont dit pourquoi nous ? Ah zut, c'est les Grecs.
Mais les Grecs, ils ont acheté des rafales, ils sont pas contents. Ils disent aux français, "Eh, on vous a acheté des rafal aux Allemands, on était dans la pire crise. Vous nous avez obligé à payer les sous-marins qu'on vous avait acheté.
Et maintenant quoi ? Vous vendez ça aux Turcs ?" Et que répondent les Français ? "Ah bon, on n'y peut rien, c'est les Anglais.
Bravo l'Europe, ça marche. L'Allemagne 35 F35, c'est pas mal, non ? Ça ça rime. 35 F35.
Il y a un gars dans un bureau qui a dû trouver la bonne idée. L'Italie, 21 canons, imar États-Unis. Non, je sais pas vous faire de la pub pour les nôtres, hein, mais il y a un canon qui marche très bien qui s'appelle César.
Il est européen. On en a foutu, je sais pas combien en Ukraine là-bas. On en avait mis beaucoup aussi en Irak.
On avait 500 types là-bas. Ah, vous en rappelez pas ? Pas au courant.
Forcément, personne l'a voté. Mais on avait 500 types là-bas avec les canons. Et ben non, là ils vont acheter des imars États-Unis.
Autrement dit, il n'y a pas d'Union européenne, ça n'existe pas. Il n'y a pas la moindre coordination des efforts. Il n'y a pas la moindre discussion organisée par l'Union européenne avec les États-Unis d'Amérique à propos des droits de douane.
Il n'y en a pas pour discuter avec les Chinois d'une manière raisonnable. Ces gens-là ne sont rien. Or, écoutez, parce queil va falloir réfléchir.
La situation quand il y a deux bloc et que vous ne voulez pas être aligné, c'est de trouver tous les moyens qui vous permettent qu'il y ait une faille entre les deux. Et cette faille, ça peut être des accords qui existent entre les pays de l'Union européenne. Nous ne sommes pas des fanatique de l'Union européenne avec son traité et les bases sur lesquelles elle est constitué.
Mais on va pas dire non, on est contre toute coopération à l'intérieur de l'Europe. Ça serait le seul endroit du monde où on veut coopérer avec personne. C'est le moment de discuter.
Vous avez m'a dit un an ou deux, les Allemands vendent plus leurs bagnoles. Moi, juricane sournoisement. Je le montre pas parce que en échange de leur bagnole, on a signé le Mercosour.
En échange de leur bagnole, on a signé je sais pas quoi avec les Chinois. À chaque fois, c'était les voitures allemandes d'abord, ils les vendent plus. Pourquoi ?
Parce que les Chinois font des voitures de meilleure qualité et électrique. Pas de bol. Mais attendez, m'a-ton dit un an ou deux parce qu'ils sont en train de passer des accords les Allemands avec les Chinois pour faire des voitures électriques.
Donc dans en 2 ans 3 ans, ça va aller encore plus mal pour l'industrie automobile française qui va déjà mal parce que nos chers amis se seront entendus avec ceux qui savent produire des bagnoles à pas cher et de très bonne qualité. Tout ça vous allez l'avoir en même temps et tout ça va nous amener à 2027. dans des conditions dont personne ne peut dire aujourd'hui ce qu'elles seront politiquement, ni surtout dans quel état sera notre peuple mentalement, qu'est-ce qu'il attendra, qu'est-ce qu'il aura compris ?
À quel degré d'exaspération il sera rendu ou bien de résignation ou bien de se défausser sur des conneries des problèmes qu'il rencontre, c'est-à-dire sur du racisme ou de la xénophobie. Voilà pourquoi c'est si important de réfléchir, de prendre le temps d'analyser, de faire l'effort de comprendre pour savoir où on applique quelle mesure, pourquoi c'est si important que le mouvement a soumis et une commission du programme qui est permanente que dirige Clémence, c'est-à-dire une commission qui met à jour par les livrets, qui met à jour par le travail de nos parlementaires. nos parlementaires chaque fois qu'arrivent en texte de loi, il le découp en petits morceaux, ils l'analyse, ils font des contrepropositions.
Les contrepropositions sont réunies dans des propositions qui deviennent des propositions de loi, des propositions de résolution ou qui arrivent sur le programme insoumis. C'est la raison pour laquelle nous la discussion qu'on a à propos du congrès des autres, on s'en fout de savoir qui ils vont décider, c'est pas qui ils vont désigner, c'est pas notre affaire. On a une préférence, c'est vrai.
On préférerait voir un dirigeant socialiste qui tient parole. Celui qui veulent. Celui qui veulent hein.
Un gars ou une fille qui quand un signe en accord vient pas ensuite prendre le cahier dans lequel c'est écrit pour vous taper sur la tête. Voilà. Voilà le genre de qui on a et même chose pour les verts.
Alors j'ai lu, vous avez pas lu ça, c'est pour terminer qu'on rigole un coup. Il discute entre eux et j'ai vu qu'il y a Boris Vallot, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée qui avait pour collègue monsieur Macron à l'époque. Alors lui, il a dit qu'il veut faire du Parti socialiste et sa proposition une machine de guerre.
Ouais. Ouais ouais, faites pas les malins, ils vont faire une machine de guerre. Alors l'autre, il a dû se dire "Bon, maintenant que j'ai dit ça, qu'est-ce qu'on va mettre pour faire la guerre ?
Parce que comme on a rien et qu'on sait rien faire, on part de loin, quoi." Bon, d'abord, moi je me dis nous, on va un peu les provoquer, on va leur dire "C'est quoi votre programme ? C'est quoi votre programme ?
C'est quoi votre programme tous les 5 minutes ?" Parce que nous, on est sûr d'une chose, c'est qu'ils peuvent pas faire un programme différent d'une autre. Parce que s'ils étaient capable de faire un programme différent d'une autre et ben on l'aurait vu quand on a négocié le programme.
Ils avaient pas de proposition. C'est quand on nous on disait 50, il disait 25. C'est tout.
C'était ça leur idée hein. On coupe tout en deux. Mais pourquoi on peut pas dépasser le programme quand on est de gauche ?
Pourquoi on peut pas dépasser le programme insoumis ? Pour la raison que c'est pas insoumis qui l'ont inventé. Ce programme, c'est un concentré de la discussion avec la société.
Tout à l'heure, je vous ai parlé du processus permanent. Que croyez-vous que font nos élus ? Ils se mettent pas dans un bureau en fermant les portes et les fenêtres pour qu'on voit pas ce qu'ils font.
Ils consultent, ils arrêtent pas, ils auditionnent, ils reçoivent, ils voient, ils viennent et à la fin, on retrouve dans leur proposition ce que la société a engendré. Nous, on fait pas des grands discours sur la capacité d'expertise de la société. On le vit et on le fait et on l'a fait.
Donc, ils ne peuvent pas faire un programme, sauf s'il est nul, différent d'une autre. La probabilité. Alors si c'est pour faire un programme comme nous, alors on peut penser que il vaut mieux le faire avec nous et sous notre direction parce que nous savons faire et puis parce qu'on est les plus nombreux.
Alors ça c'est pour les embêter. Mais le camarade Boris a deux idées essentielles. Il a dit "Nous allons faire un institut fondation comme la Boessie. [Applaudissements] Et nous allons l'appeler Institut Léon Bloom.
Le mec, il est pas au courant qu'ils ont déjà une fondation et qu'elle s'appelle Jean Jorè. Ne dites rien, il va avoir l'air ridicule. Mais il va faire une fondation.
Une autre sans doute, hein, puisqu'il y en a une peut en avoir deux. Non, il aura pas les mêmes sous. Et puis après, il a dit et on va faire un journal comme les insoumis, l'insoumission.
Et alors après, il a prononcé la grande formule du socialiste qui n'a pas peur de l'audace de ses projets et qu'il assume, il dit "Oui, je l'assume." Ah, il assume, il assume qu'il veut faire au moins aussi bien que les insoumis. Te mais te fatigue pas gar ça existe déjà.
Tu as qu'à viender. Voilà, ça c'était c'était pour la pour la fin hein pour vous mettre en jambe au moment où vous ressortez, que vous soyez pas en vant qu'est-ce qu'il nous a dit dans quel mou ils ont dans quel mouise on est hein. Faut que vous ayez des raisons d'être enthousiaste et souriant ce weekend.
On va voir ce que donne hein le rassemblement des fachaots. De ce qu'on nous dit c'est que ils se préparent, ils s'organisent, ils nous ont vu faire, ils ont peut-être des souvenirs historiques. Donc c'est pas un moment comme un autre. et la préparation du 1er mai.
Je sais pas s'il y a des camarades qui sont hors Paris, mais déjà dans Paris, il faudra aller voir les unions locales des syndicats. Faut préparer la manif et sans doute dans toute la région parisienne parce que les syndicats de la région parisienne sont plutôt combattants, vu que nous avons ici 13 millions de personnes et l'essentiel de l'industrie du pays et c'est la première zone industrielle d'Europe toute cette tout cet ensemble là. Donc il y a une classe ouvrière nombreuse, il y a un peuple populaire nombreux et donc nous sommes en état de faire et puis vous penserez à ce qu'on été le 1er mai de 1936, peu après la dissolution des liques fascistes en 1934.
Et vous vous rappellerez que et bien on a nous aussi une histoire dans ce domaine. Il n'existe aucune autre parade que le rapport de force face au fascistes et le rapport de force a notre méthode à nous, notre manière à nous. Il faut que nous ayons un grand un immense 1er mai comme on l'a pas vu depuis des années.
Il faut que aucun appareil aucun appareillon ne puisse se mettre en travers de cette mobilisation. Il faut que tout le monde soit là. Tous les syndicats, toutes les associations, tous les partis de la gauche.
C'est le moment 1er mai 2025. C'est le moment où la gauche se remet en mouvement. sur des objectifs de lutte, pas du blabla de partage de circonscription ou des angelot de 3e sous-catégorie sur la lutte abas le fascisme abas l'extrême droite abas le racisme abas la xénophobie abas l'antisémitisme abas à l'extrême droite.
Jean-Luc Mélenchon