Nicolas Dupont-Aignan invité de Public Sénat / Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteÉludée
François Hollande peut-il être encore candidat ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Ces sondages vous créditent de 5 à 8% des voix. Est-ce une bonne surprise ?
- 4:22OuverteRéponse directe
Avec qui gouverneriez-vous si vous étiez à l'Élysée ?
- 5:30RelanceRéponse partielle
Êtes-vous une vieille politique ?
- 6:05OuverteRéponse directe
En quoi incarnez-vous le renouveau politique ?
- 7:21OuverteRéponse directe
Est-ce une bonne idée d'ouvrir le RSA aux jeunes de 21 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28PrésentateurChiffre
« François Hollande, dans tous les cas de figure, est éliminé au premier tour, selon un sondage de ce week-end. »
- 0:56InvitéFait
« j'ai toujours dit que le Parti Socialiste finirait comme le PASOC grec. »
- 1:12InvitéPromesse
« Nous lançons d'ailleurs une pétition sur le site de Debout la France aujourd'hui. »
- 1:43InvitéChiffre
« Ces mêmes sondages qui vous créditent de 5 à 8% des voix alors que vous aviez fait moins de 2% au premier tour de la présidentielle. »
- 2:00InvitéFait
« Or, les sondages me sous-estiment toujours. »
- 3:42InvitéPromesse
« Je veux rétablir l'ordre contrôle des frontières, mettre les délinquants en prison, avoir des repères. »
- 3:57InvitéFait
« Je veux aussi qu'on ne parte pas dans une espèce de purge très dure pour les Français que proposent les Républicains. »
- 6:46InvitéPromesse
« Ce programme nouveau, c'est de contrôler nos frontières, c'est de relancer la machine économique, c'est de défendre nos valeurs, la laïcité qui est attaquée. »
- 8:11InvitéPromesse
« En échange du RSA, il faudra travailler au moins une journée par semaine pour la collectivité. »
- 8:51InvitéFait
« En tant que responsable politique, il est totalement irresponsable de faire croire à des populations brisées que leur sort, leur vie est en Europe. »
- 10:08InvitéFait
« Aujourd'hui, la France est submergée. On ne peut pas continuer comme cela. »
- 12:08InvitéPromesse
« Demain, mon bureau national de mon parti se réunira et tranchera cette question. »
Temps de parole
- Invité75 %
- Présentateur9 %
- Invité 27 %
- ?5 %
- Invité 34 %
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Bonjour, ce lundi matin, bienvenue dans notre matinale d'infos avec la presse quotidienne régionale. Aujourd'hui, notre invité,
c
'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Bonjour.
Merci d'être avec nous. Vous êtes président de Debout la France et député de l'Essonne. Et pour vous interroger ce matin à mes côtés, Véronique Jacquet de Sud Radio et Oriane Mancini de Public Sénat. Deux femmes. Vous avez de la chance. Bonjour. Nicolas Dupont-Aignan, malgré son émission face aux Français la semaine dernière, François Hollande, dans tous les cas de figure, est éliminé au premier tour, selon un sondage de ce week-end d'ailleurs. Peut-il être encore candidat ? Demande le Figaro ce matin. Doit-il renoncer à se présenter
?
C'est à lui de trancher. Ce n
'est
pas à moi de le dire. Ce qui est sûr, c'est que les Français ont du bon sens. Ils ont compris qu'ils ne servaient à rien. Vous savez,
ce
n
'est
d'ailleurs pas seulement le problème de François Hollande. C'est le problème d'une classe politique
qui
commente les événements et qui ne prend pas les mesures qui s'imposent. Donc voilà. 14
%
souhaitent le voir représenter la gauche en 2017.
Mais
j'ai toujours dit que le Parti Socialiste finirait comme le PASOC grec.
À
partir du moment où il a abandonné le peuple, à partir du moment où il ne prend pas de décision fondamentale, je prends l'exemple
de
la crise migratoire, l'accord avec la Turquie. Nous lançons d'ailleurs une pétition sur le site de Debout la France aujourd'hui. Cet accord scandaleux avec la Turquie qui va supprimer les visas,
c
'est-à-dire permettre la libre circulation de 80 millions de citoyens turcs sur le sol de Schengen. Mais c'est une folie absolue. Travailleurs détachés, il ne fait rien. Sur tous les sujets, délinquance, il ne fait rien.
Ce n
'est pas un besoin de changement.
Mais
c'est un besoin de changement. Mais c'est surtout le fait qu'il n'a pas agi au service de la France. C'est ça le fond du problème. Et c'est pour ça que je suis candidat.
Aurélien
Monsigny.
Nicolas Dupont-Uni, on peut revenir sur ces sondages. Ces mêmes sondages qui vous créditent de 5 à 8% des voix alors que vous aviez fait moins de 2% au premier tour de la présidentielle. Est-ce que c'est une bonne surprise pour vous ? C'est une bonne surprise, mais c'est un socle de départ de 6 à 8%. 8% dans beaucoup de... Je n
'ai
jamais eu ce type de sondage. Or, les sondages me sous-estiment toujours. Ça veut dire que la voix que je propose, qui est une voix de rupture radicale, mais en même temps avec bon sens, commence à toucher les Français, alors que j'ai beaucoup moins de grandes émissions que mes concurrents. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les Français commencent à comprendre
qu'ils
ne veulent plus de Hollande, mais que les Républicains, ce sera la même chose, en plus dur.
Et
donc, il faut changer de cap économique. Il faut changer de cap politique. Il faut changer de cap migratoire. Moi, je veux traiter les problèmes à la racine. Mais vous voulez être le président de l'ordre et de la justice sociale. C'est comme ça que vous vous présentez pour 2017. Alors, on a l'impression qu'il y
a
un peu de droite, un peu de gauche, justice sociale, et que vous ne voulez pas casser la vaisselle comme le Front National. Il n
'y a
pas une ambiguïté, quand même ? Il y a justement ce qu'attendent les Français. Moi, je vais vous dire, je suis candidat, parce que je sais qu'il y a une autre politique possible, et je veux qu'on sorte nos compatriotes d'un piège. Le piège, vous le connaissez, vous le connaissez bien tous les trois. Le piège,
c
'est soit on continue avec les incompétents qui ont ruiné la France et qui ne devraient même pas oser se représenter. Dans un pays normal, ils ne se représenteraient pas. Vous
mettez au même plan
Nicolas Sarkozy et
François Hollande.
Ils
ont gouverné dix ans,
la droite. Dix ans. Et ils osent se représenter. Ils ont ruiné la France. La dette, l'immigration massive, le chômage, la misère. C'est insensé
ce qui se passe. Et, attendez, je finis le piège.
Le piège, soit on vote pour cela, soit on part au Front National. Eh bien, il y a 20 millions de Français qui s'abstiennent parce qu
'ils
ne supportent plus cette espèce de chantage permanent de la classe politique. Mais pour
qu'on vous le situe bien, oui. Et je propose, justement,
une voie gaulliste sociale. C'est-à-dire, je veux rétablir l'ordre contrôle des frontières, mettre les délinquants en prison, avoir des repères. Et je veux aussi qu'on ne parte pas dans une espèce de purge très dure pour les Français que proposent les Républicains. Je crois qu'on peut redresser la France, relocaliser les productions et ne pas accabler les Français d'une régression sociale encore aggravée comme le proposent les Républicains. Véronique Jacquet. Gaulliste sociale, canal souverainiste. Donc, si on vous comprend bien... Mais Gaulliste,
c
'est l'indépendance du pays. On ne pourra rien faire sans l'indépendance de la France.
Mais alors,
vous prenez une autre politique. Bon, on a à peu près compris laquelle. Avec un renouvellement de la classe politique, vous gouverneriez avec qui, si vous étiez à l'Élysée ? Vous n'en faites pas, il y aura du monde. Avec ceux qui... Des
personnalités de la
société civile
?
Avec des personnalités politiques, celles qui veulent rompre
avec
l'Union européenne telle qu'elle l'est et construire une belle Europe des projets. Lutte contre le cancer, des projets comme Airbus, mais plus cette espèce d'Union européenne totalitaire. Et puis avec des personnalités de la société civile. Il y en a beaucoup, vous savez. Il y a des élus locaux. J'ai des ralliements en ce moment très importants de maires que vous ne connaissez pas bien, qui ne sont pas des célébrités à la télévision, mais qui
sont connus. Sur le territoire d'info, on connaît bien les maires. Par exemple,
je prends un exemple tout nouveau qui a été secrétaire départemental des Républicains dans les Hautes-Alpes pendant des années, Victor Béringuel, qui est maire, président de Communauté de Communauté. On a un réseau d'élus locaux, de gens sincères, qui bossent sur le territoire, qui ne sont jamais reconnus par les grands partis, qui ont fait leur preuve. Pourquoi on ne parle jamais d'eux ? Je sais que vous vous en parlez. Il y a toute cette France rurale, des petites villes, qui bossent, qui n'est jamais reconnue et qui me soutiennent. Je peux vous dire que je fais des déplacements
trois fois par semaine. Qu
'est-ce que vous répondez à ceux qui peuvent vous dire aussi que vous incarnez une vieille politique ? Vous êtes énarque, vous êtes élu depuis des années. Et qui est-ce qui a rompu
? Quel
est le seul homme politique qui a démissionné au moment où Sarkozy gagnait pour défendre mes valeurs et mes principes
? Vous
savez, il y en a beaucoup qui critiquent aujourd'hui, mais qui ont été à la soupe et qui sont solidaires des choix. Moi, quand Nicolas Sarkozy est revenu sur le vote des Français de 2005, j'ai claqué la porte et j'ai fondé un nouveau parti. Parce que je crois au respect du peuple. Et le problème de fond,
c
'est la
confiance. Pour
compléter la question de Véronique Jacquier, vous êtes maire depuis 1995,
vous étiez
candidat à la présidentielle en 2012. En quoi est-ce que vous incarnez le renouveau ? Mais le renouveau de politique. Je veux une nouvelle politique. Vous savez, on ne peut pas arriver comme ça par l'opération du Saint-Esprit. J'ai été réélu
maire, justement.
Emmanuel Macron a
fait un petit peu
par l'opération
du Saint-Esprit. Il y a des
banques, du CAC 40, de l'argent, de l'argent roi qui n
'a
jamais rien fait. Moi, j'ai été réélu, madame Jacquier, à 80%, à trois reprises dans une ville de banlieue qui était socialiste. Je crois que j'ai prouvé par mon ancrage local
que
j'étais capable de faire des choses. Et je propose un programme nouveau. Ce programme nouveau, c'est de contrôler nos frontières, c'est de relancer la machine économique, c'est de défendre nos valeurs, la laïcité qui est attaquée,
terriblement.
Les Français sont dépossédés de leur pays. Ils ne se reconnaissent plus dans la France tel que les partis traditionnels sont en train de la fabriquer. C'est terrible ce qui se passe. Vous savez, je vais en province, dans toutes les petites villes, le monde rural est totalement massacré. Les services publics disparaissent. C'est monstrueux ce qui se passe. Les agriculteurs se suicident. Donc il faut une autre politique et je vous la propose. Auréane Mancini.
On
va passer à un autre sujet, Nicolas Dupont-Union. Aujourd'hui, Christophe Sirug remet un rapport à Manuel Valls sur les minima sociaux. Il souhaite ouvrir le droit au RSA aux jeunes de 21 ans. Est-ce que c'est une bonne idée
? C
'est de la démagogie.
Moi,
ce que je veux, c'est créer de l'emploi pour les jeunes. Ce que je veux, c'est relocaliser un million d'emplois pour permettre aux jeunes d'avoir une dignité par le travail. Le seul objectif du gouvernement socialiste, et c'est pour ça qu
'ils
vont être balayés, c'est soit de faciliter les licenciements, c'est la loi El Khomri, soit de créer de
l
'assistanat. Alors, qu'on aide un jeune en difficulté, mais qu'on lui donne une activité en échange, je suis totalement hostile à cette proposition. En revanche, on pourrait très bien créer des emplois jeunes qui permettent aux jeunes de s'insérer, mais je refuse qu'on donne de l'argent sans une compensation de travail. Et je propose d'ailleurs une réforme du RSA.
en
échange du RSA, il faudra travailler au moins une journée par semaine pour la collectivité. Et je voudrais
que
l'on lutte vraiment contre la fraude au RSA qui est considérable dans notre pays. En un mot, moi je veux qu'on donne du travail aux jeunes, pas qu
'on
leur fasse la charité.
Véronique Jacquet.
Le
pape François a ramené avec lui au Vatican trois familles de réfugiés syriens musulmans. Est-ce que vous êtes sensible au geste du Saint-Père
? Mais
c'est le rôle du Saint-Père d'alerter l'opinion mondiale sur la tragédie de la Syrie,
sur
la tragédie de la misère en Afrique.
C
'est son rôle. En revanche, en tant que responsable politique, il est totalement irresponsable de faire croire à des populations brisées que leur sort, leur vie est en Europe. Leur vie, elle est sur place, elle est dans les pays limitrophes. Personne ne dit quand même, c'est incroyable, personne ne constate
que
l'Arabie saoudite, le Qatar, les pays du Moyen-Orient, n'accueillent pas ces pauvres malheureux. Pourquoi ce serait à l'Europe
? Vous souhaitez
que les représentants des autres religions fassent la même chose que le pape ? C'est quand même extravagant de voir que les réfugiés seraient accueillis naturellement en Europe, alors que ce n
'est
pas leur continent, ce n
'est
pas leur culture, et que les pays de la zone les refusent et les rejettent. Il faut arrêter quand même. Il faut arrêter de culpabiliser les Français. Vous savez,
c
'est extrêmement grave, la crise migratoire, si on ne rétablit pas les frontières nationales,
si
on ne développe pas l'Afrique par ailleurs, car je suis le seul à parler du développement de l'Afrique.
Mais donc quand
le pape François dit « Nous sommes tous des migrants », pour vous, c'est dangereux de tenir une telle phrase ? C 'est le rôle du pape de tenir ce type de phrase.
Mais c'est une phrase
totalement inopérante
pour
un dirigeant politique.
Car
est-ce que c'est sain de déstabiliser l'Europe ? Est-ce que c'est sain, dans un pays qui a des millions de chômeurs, d'amener des personnes qui ne pourront pas s'intégrer tout de suite ? C'est irresponsable. Et je le dis. Et je vais vous dire, aujourd'hui, la France est submergée. On ne peut pas continuer comme cela. Mais ça ne veut pas dire qu'on doit rejeter.
On
doit développer l'Afrique. On doit avoir un plan pour développer le Maghreb. Sinon, nous aurons une crise terrible au Maghreb.
Auriane
Mancini.
Alain Finkielkraut, ce week-end, s'est rendu place de la République. Il a été insulté, expulsé, par le mouvement Nuit Debout. Est-ce que vous condamnez ? Bien sûr,
c
'est place de la République qu'une intelligence,
qu
'on soit d'accord ou pas d'accord, comme Finkielkraut, soit expulsée. Ça montre l'espèce de barbarie et le sectarisme d'organisations qui sont debout la nuit et couchées le jour, qui, finalement, se complaisent dans un désordre.
Je
comprends une certaine partie de la jeunesse qui est révoltée. Parce qu'il
y a
de quoi être révoltée pour être dans cette régression sociale permanente. Et c'est pourquoi je veux un programme de relance économique, de relocalisation de l'emploi, très forte, mais en même temps, on voit bien la dérive de ces manifestations. Mais
c'est
aberrant. Mais le gouvernement n'est plus en État.
Il
y a une vacance du pouvoir, en fait. Il y
a
un délitement. Mais plus qu'un délitement, c'est la chienlit, comme disait le général de Gaulle. C'est ahurissant, ce qui se passe. Est
-ce
qu'il faut interdire le mouvement nuit de vous ? Mais on n'interdit pas une révolution. En revanche, il faut peut-être enfin relancer l'économie française, redonner une dignité à la jeunesse.
La
jeunesse s'expatrie parce qu'on obéit à Bruxelles, au marché financier, parce qu'on n
'est
pas capable de relancer l'activité. Je propose une hausse des salaires nette de 10% de tous les Français, financée par une baisse des fraudes fiscales, fraudes sociales. Qu'est-ce qu'on fait contre la grande faute fiscale ? Rien. Qu'est-ce que le gouvernement fait avec les pays européens pour ramener l'argent qui va au Panama et ailleurs ? Rien, je vous le dis.
Alors, question sur
le port du voile dans les universités, ça fait toujours débat. Manuel Valls prend son interdiction. François Hollande a dit,
il
n'en est pas question. Quelle est votre position ? Demain, mon bureau national de mon parti se réunira et tranchera cette question. Moi, à titre personnel, je suis favorable à l'interdiction. L'égalité des sexes
est
la base de notre civilisation. L'égalité entre les hommes et les femmes. Et je relisais d'ailleurs quelque chose sur Bourguiba en Tunisie, qu'il l'avait interdit. Donc, ce n
'est
pas un problème de rejet des Français musulmans. Ce n
'est
pas un rejet d'une population. C'est au contraire une exigence. Eh bien, nous devons être exigeants pour l'égalité entre les hommes et les femmes.
Nicolas Dupont-Aignan, la CGT s'interroge sur son efficacité.
Elle
réunit toute la semaine à Marseille. Elle se réunit en congrès. Est-ce qu'il
n'y a
pas un problème de représentativité des syndicats ? Vous qui aspirez à gouverner, est-ce que ce n
'est
pas quelque chose que vous devez d'ores et déjà prendre en compte ?
Mais, vous savez, pour que les syndicats soient représentatifs, il faudrait qu'ils se comportent comme des syndicats.
Ils
ne font que co-gérer la pauvreté.
Ils
ne veulent pas, par exemple, le drame de la CGT et des syndicats. C'est qu'ils acceptent cette Europe du nivellement social par le bas.
Tant
qu'ils accepteront l'Europe du nivellement social par le bas, les migrations considérables qui font baisser les niveaux des salaires, ils sont complices du patronat. Ils sont complices de cette mondialisation inhumaine. Donc,
ils ne sont plus crédibles.
Avec qui discuter ? Mais
on
discutera avec les salariés, mais par référendum. Vous savez, les représentants de l'oligarchie et
les syndicats
font partie de ça, sont complètement dépassés parce qu'en fait, ils sont prisonniers d'un système. Moi, je veux que la France retrouve sa liberté. Ce qui ne veut pas dire d'être contre l'Europe, ça veut dire une autre Europe. Et je suis certain qu'on pourra y arriver. Dans mon livre, j'explique pourquoi
on
ne doit pas désespérer de la France.
On
a tout pour réussir. Tout pour réussir.
Nicolas Dupont-Aignan, une question qui vous concerne directement. Les députés ont adopté une proposition de loi qui modifie les règles de la campagne présidentielle. Cette loi prévoit d'assouplir la règle d'égalité stricte du temps de parole dans les médias audiovisuels. Est-ce une tentative de verrouillage pour vous
? Ce n
'est
pas une tentative.
C
'est
un
verrouillage absolument scandaleux. Cinq semaines sur cinq ans,
c
'est encore trop pour eux. Mais je vais vous dire ce que j'ai dit en séance. J'ai dit que comme le Parti socialiste sera bientôt à un score inférieur au mien, j'espère que j'aurai plus de temps de parole que le Parti socialiste. Donc ça vous bénéficiera ? Finalement. Vous savez, les manœuvres électorales ont toujours échoué. Les petites manœuvres minables pour verrouiller ont toujours échoué. Et je vous invite aussi à autre chose. Je l
'ai
demandé à Jean-Jacques Bourdin sur RMC, j'ai demandé à Laurence Ferrari sur ITV. Moi, je vous demande un engagement, là, allez-y. C'est de respecter la République,
c
'est-à-dire de respecter l'égalité pendant les cinq dernières semaines. Si tous les journalistes républicains qui souvent défendent la République disent « Nous, on respectera l'égalité parce qu'on respecte les Français », je suis sûr que cette manœuvre s'effondrera lamentablement.
Vous n'êtes pas sans ignorer que le Sénat se complait aux règles du CSA en cette matière d'impôt. Nicolas Dupont-Aignan.
Eh bien, l
'égalité, vous savez, les règles du CSA, ce n'est pas le CSA qui est la République. La République, c'est un principe fondamental, l'égalité. Et je suis certain que vous... D'abord, je vais vous dire, vous aurez de l'audience si vous respectez l'égalité.
Merci, Nicolas Dupont-Aignan. Vous êtes président de Debout la France et député de l'Essonne d'avoir été invité de cette matinale d'info.
c'est
la
situation. Sous
-titrage
Société Radio-Canada