CMGF 2023 - Exercice professionnel de demain - Stéphanie RIST
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:11OuverteRéponse directe
Sur la PPL RIST (IPA) et les inquiétudes des médecins
- 4:39OuverteRéponse directe
Rôle des IPA et crainte de remplacement des médecins
- 5:23OuverteRéponse directe
Organisation territoriale des soins et médecine de ville
- 7:43OuverteRéponse directe
Amélioration de l'accès aux soins et déserts médicaux
- 8:27OuverteRéponse partielle
Moyens alloués aux médecins et reconnaissance
- 9:52OuverteRéponse directe
Vision politique pour le système de santé en ville
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:11Stéphanie RISTFait
« la proposition de loi que je porte n'est pas encore abouti puisque la Commission Mixte Paritaire aura lieu début avril »
- 4:39Stéphanie RISTFait
« ses compétences permettent d'améliorer la qualité de prise en charge du malade et de libérer aussi un peu de temps médical »
- 6:07Stéphanie RISTFait
« il y a une crainte que l'infirmière remplace le médecin ce qui est pas du tout prévu »
- 7:43Stéphanie RISTChiffre
« on a arrêté le numérologie augmenter la nombre de médecins formés »
- 8:27Stéphanie RISTChiffre
« l'objectif national des dépenses d'assurance maladie a augmenté depuis 2017 »
- 11:22Stéphanie RISTFait
« les députés ne sont pas dans les négociations conventionnelles »
- 12:49Stéphanie RISTChiffre
« les contrats à partir de début avril ne pourront pas dépasser un plafond qui est actuellement d'un peu plus de 1100 euros par 24 heures »
Temps de parole
- ?97 %
- non_speech3 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
nous sommes heureux de vous retrouver ici au congrès de la médecine générale ce vendredi 24 mars et je reçois à tous d'ailleurs toute honneur je dirais je reçois la députée du Loiret Stéphanie rists Stéphanie liste vous êtes venu vous avez dialogué vous avez vous avez été confronté vous avez affronté les médecins généralistes aujourd'hui ici dans ce congrès qui vous ont posé beaucoup de questions vous sortez d'une réunion importante qui était avec beaucoup de médecins qui ont essayé de dialoguer qui ont dialogué avec vous qui vous ont posé beaucoup de questions comment vous avez trouvé le BIOS c'était vraiment important pour moi de venir alors que la proposition de loi que je porte n'est pas encore abouti puisque la Commission Mixte Paritaire aura lieu début avril donc pour se mettre d'accord avec les sénateurs sur ce texte de loi donc c'est important pour moi de venir échanger lors de ce congrès des médecins généralistes l'ambiance était bien sûr un peu chahutant on va dire mais vraiment très respectueuse et je voudrais remercier tous les médecins qui ont posé les questions de façon tout à fait respectueuse c'est vrai que on pourrait peut-être dire que les parlementaires que vous êtes d'une manière générale et les hommes et femmes politiques sont mis sous pression il y a pas que il n'y a pas que votre projet de loi il n'y a pas que la santé il y a aussi les retraites enfin etc la période est difficile oui j'ai la chance d'être rapporteur du texte sur les retraites ce qui était beaucoup de travail beaucoup d'écoute et aussi beaucoup de de difficultés puisque cette réforme reste ma volontairement impopulaire donc c'est vrai qu'on est dans une période et qui se retrouve dans la santé de recherche de sens dans le travail de la qualité de vie au travail de en fait d'une certaine forme aussi d'inquiétude d'angoisse face aux transitions démographiques transition écologique qu'on retrouve dans tous les domaines de notre société et qui entraîne aussi cette radicalité parfois et ces difficultés la médecine la rhumatologue que que vous êtes que vous étiez mais je crois que vous exercez encore un peu je sais pas si je crois que vous avez encore une le lundi matin le lundi matin et était était préparé à à être aussi présente sur sur tous ces débats politiques sociaux sociétaux j'étais j'étais engagée j'avais une volonté particulière alors particulièrement sur l'amélioration de l'accès aux soins et j'avais prévu beaucoup travaillé d'essayer de porter et d'essayer améliorer les choses mais on n'est jamais préparé face à la violence j'ai aussi malheureusement des menaces et surtout sur la famille vous voyez ça on n'est jamais préparé on s'y attend pas il faut essayer de se rappeler pourquoi on est là et garder ses convictions et son engagement pour poursuivre c'est vrai alors vous avez notamment sur la santé alors vous avez effectivement rappelé que vous étiez rapporteuse de la loi sur les retraites donc ça ça a été un engagement important de ces dernières semaines pour autant vous avez été très engagé sur l'organisation médicale et en particulier vous avez porté la PPL ris le projet de loi risque qui a pris votre nom sur les IPA je voudrais aussi vous interroger sur un autre version sur l'intérim mais on le fera après alors ça ça a été évidemment un point important souligné ici dans le congrès de la médecine générale parce que ça implique à la fois évidemment le médecin le parcours de soins du malade la coordination médicale notamment des médecins avec les autres soignants alors qu'est-ce que vous leur avez dit comment avez ils vous ont fait plusieurs remarques ce n'était pas la première fois enfin une sorte de contestation de chez les médecins oui il y a une contestation parfois une inquiétude parfois aussi de la mauvaise foi les infirmières pratiquent avancées sont c'est un nouveau métier c'est très récent on en a très peu notamment en libéral encore en France même si le nombre en formation augmente nettement ces infirmières de pratiquent avancées ne sont pas n'ont pas une vocation à remplacer le médecin mais ont une vocation à exercer leurs compétences à prix à l'université avec un diplôme universitaire leurs compétences en complémentarité du médecin et l'on sait que ses compétences permettent d'améliorer la qualité de prise en charge du malade et de libérer aussi un peu de temps médical qui a révolutionne pas le fait complet de nos déserts médicaux malheureusement trop nombreux mais ça apporte une pierre une à l'édifice une amélioration devant ce métier nouveau il y a beaucoup aussi de noms connaissances de à quoi ça sert une infirmière pratique avancée est-ce qu'elle va elle peut pas faire un diagnostic médical évidemment c'est pas dans ces compétences le médecin à mon sens généralise doit rester au centre du parcours du soin doit coordonner le soin du patient mais doit aussi pas forcément être vu en premier je crois vraiment que avec une organisation comme des très beaux projets ont été présentés ce matin ici de communauté professionnelle territoriale de santé dans ces organisations territoriales de santé le malade peut aller voir une porte d'entrée de la santé que ce soit le pharmacien l'infirmière pratique avancée le kiné et en fonction des compétences de chacun étant donné que le parcours est construit avec l'ensemble des professionnels le malade reste correctement soigné et surtout le médecin reste au centre de ce parcours alors vous vous le dites effectivement les médecins ne sont pas nécessairement on en a reçu beaucoup ici sur le plateau du CMG ne sont pas opposés aux soignants ils le disent en tout cas en revanche il y a une sorte d'incompréhension il disent que ça désorganise ce qu'est la médecine et notamment la médecine dans les territoires quelle est quelle est la réponse pourquoi on n'arrive pas à finalement à la fois d'un côté les assurés que le médecin reste comme vous le dites un élément central important de l'organisation et de notre côté effectivement leur dire que peut-être on peut penser des choses un peu différemment je crois qu'il y a eu une il y a une crainte que l'infirmière remplace le médecin ce qui est pas du tout prévu et ce qui est pas possible puisque l'expertise elle est médicale après un grand nombre d'années d'études et même une philosophie différente dans la formation les infirmières sont plutôt formés sur le soin les médecins plutôt sur le diagnostic sur le la coordination du parcours cette crainte là elle devrait être levée avec la façon dont c'est écrit dans le texte de loi lui-même dans le texte de loi lui-même il est inscrit que 1 le médecin reçoit l'information dans les suites de la prise en charge par un éventuel par un autre professionnel et revoit le malade en postérieur donc le malade ne disparaît pas de la philative du médecin c'est un instant T le malade qui va avoir un autre professionnel inscrit dans une durée totale et le médecin le voit après donc il y a pas de désorganisation puisque c'est aussi inscrit que c'est à la seule condition que les professionnels exercent en exercice de soins coordonnés et pas une infirmière pratique avancée qui ne serait ni dans une maison de santé ni dans un centre de santé ne pourrait pas recevoir projet de loi proposition de loi était très acceptée par la majorité des parlementaires on a quand on est c'est ce que j'ai essayé de redire ce matin ici quand on est politique quand on est une personnalité politique on est engagé à améliorer la vie de nos concitoyens améliorer la vie de nos citoyens actuellement sur l'ensemble des territoires en France c'est essayer d'apporter des réponses sur l'amélioration de l'accès aux soins sur la diminution de ces arts médicaux nous avons apporté une réponse importante en 2017 quand on est arrivé en arrêtant le numérique clausus ce qui permet une augmentation du nombre de médecins formés cela va même mettre du temps je crois qu'il faut poursuivre cette augmentation du nombre de médecins formés mais il faut aussi qu'on agisse face à une démographie vieillissante de notre pays à une démographie médicale dans les quelques années qui viennent qui continuent à diminuer et donc à apporter avec de la coopération en fait le ministre le dit régulièrement avec l'ensemble des forces présentes sur le terrain pour faire face à ces demandes très important est-ce que les médecins n'ont pas l'impression que on s'occupe beaucoup des autres et pas ces deux oui j'ai eu la question posée ce matin c'est pourquoi vous avez coupez vous des infirmières pratiques avancées et pourquoi vous occupez pas des médecins mais l'un n'est pas exclusive de l'autre c'est à dire une proposition de loi concerne quelques articles dans la loi concerne parfois des métiers mais ça ne veut pas dire qu'on ne s'occupe pas des autres quand on a arrêté le numérologie augmenter la nombre de médecins formés on répond en partie à la difficulté des médecins actuels puisque quand tu auras plus de médecins il y aura aussi moins de difficultés à répondre aux besoins de la population peut-être à pouvoir travailler un peu ils vous ont quand même également interrogé sur les moyens alors là au système débat un peu sans fin c'est à dire qu'il vous disent on n'a pas assez de moyens on n'est pas assez reconnu l'État ne met pas assez d'argent pour nous soutenir et vous de notre côté vous dites oui mais enfin bon les les dépenses publiques sont déjà importantes les déficits le sont aussi les moyens ne sont pas ne sont pas inépuisables visiblement c'est la fin du quoi qu'il en coûte là en la matière depuis qu'on est arrivé l'objectif national des dépenses d'assurance maladie a augmenté depuis 2017 chaque budget que j'ai pu voter de la sécurité sociale a augmenté l'objectif national de dépenses d'assurance maladie est-ce que c'est suffisant je ne sais pas c'est collectivement c'est la société qui doit dire si c'est suffisant parce que je rappelle que c'est les cotisations de l'ensemble des Français la question derrière qui me paraît très importante c'est quelle vision politique on a pour le système en ville le système de santé en ville comment comment on passe à un autre siècle je dirais comment on se met en ordre pour pouvoir arriver à faire face au vieillissement de la population comment on décloisonne beaucoup plus la ville et l'hôpital les établissements médico-sociaux on va avoir à faire face un vieillissement de la population très important et donc cette rémunération des professionnels qui travaillent en ville dans le soin dans la santé comment on avance sur des rémunérations qui peuvent être collectives individuelles et je crois que ça il faut qu'on le fasse ensemble majeur des années qui viennent et à mon avis très rapidement comment vous avez vécu l'échec de la convention médicale et les médecins ont dit la loi risque ne nous a peut-être pas aidé à avoir un accord avec la Caisse nationale l'assurance maladie alors c'est vrai que le calendrier correspondait pour des raisons d'agenda le calendrier correspondait vous savez que les députés ne sont pas dans les négociations conventionnelles on vote une fois par an l'objet national de l'objectif national de dépenses mais ensuite c'est la vraiment les discussions entre les représentations syndicales et la caisse d'assurance maladie qui qui font les négociations j'espère pour ma part que très vite ces négociations puissent reprendre puissent reprendre sur une volonté collective de répondre à l'enjeu de la population qui est comment on se fait soigner quoi notre entretien va bientôt venir à sa femme et pour autant il y a eu une autre loi importante qui touche moins la médecine médicale que la médecine hospitalière que l'hôpital c'est la loi que vous avez portée sur l'intérim médical où est-ce que la loi qui a été votée en 2021 et que j'ai pu porter dans le précédent quinquennat donc cette loi ne plafonnait pas l'intérim parce que c'était plafonné déjà avant d'autres lois mais par contre permet techniquement d'empêcher les dépassements du plafond légal pour l'intérim cette mise en place de cette loi va se mettre en place début avril c'est à dire que les contrats à partir de début avril ne pourront pas dépasser un plafond qui est actuellement d'un peu plus de 1100 euros par 24 heures pourquoi ça parce qu'on voit que depuis ces dernières années il y a une explosion des tarifs ce qui entraîne pour certains hôpitaux une asphyxie véritablement et donc il était et puis d'autre part une désorganisation des services puisque et c'est tout à fait normal si vous pouvez gagner 4 fois 5 fois aussi fois plus en faisant moins de jours quand vous êtes un professionnel vous allez peut-être proférer ça et donc ne plus participer à la vie collective des services au projet de service et donc à une difficulté pour les établissements hospitaliers importants de fonctionner Stéphane gris vous restez quand même et ça sera ma dernière question vous restez optimiste sur vos relations avec les médecins d'une part mais d'une manière générale sur la crise que l'on traverse et la capacité peut-être à rebondir et à inventer la médecine de demain vous titre personnel je suis optimiste mais ça veut pas dire que je sous-estime le mécontentement ou les craintes et les peurs que ça a pu comporter mais je suis optimiste parce qu'en fait qu'est-ce qui nous relie derrière l'enjeu chacun des professionnels de santé n'a qu'une envie c'est de bien soigner le malade et l'envie que j'aille est la même donc oui je reste optimiste et je crois aussi en la volonté et l'engagement des professionnels de santé pour qu'on en pense de nous avoir accordé cette entretien sur le plateau du CMGF merci Stéphanie c'était bon retour merci
[Musique]