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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 24 juillet 2026 46 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationEurope & internationalSolidarités & famille

Manifestations en Ukraine, Barbara Butch, loi d’urgence agricole… : Le Club | 28 minutes | ARTE

Au micro : Marjorie Adelson Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Pascal Blanchard, est-ce que l'Ukraine est en train de traverser une crise sans précédent qui pourrait même aller jusqu'à faire tomber l'actuel président ukrainien ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    La pression est si forte qu'ils se sont rencontrés hier. Zelenski a proposé à Fedorov de retrouver une espèce de poste entre deux. Est-ce que Arthur Cheveller vous pouvez nous décrire déjà qui est ce jeune stratège militaire de 35 ans ?

  • 5:53RelanceRéponse directe

    Nes, est-ce qu'aujourd'hui c'est les jeunes qui ont le pouvoir parce que justement ils n'ont pas envie d'aller au front et qui préfèrent ces technologies justement qu'il soutient ?

  • 6:54OuverteRéponse directe

    Pascal Blanchard, est-ce que la Russie peut tirer profit de cette crise ?

  • 9:05OuverteRéponse directe

    Monique Barbu, la loi d'urgence agricole permet des dérogations sur certains pesticides. Vous qui êtes ministre de la transition écologique, qu'en pensez-vous ?

  • 9:46OuverteRéponse directe

    Annie Jeunevar, cette loi est une solution concrète pour les agriculteurs. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:05Monique BarbuFait
    « Le gouvernement n'est pas favorable à ce que cette question soit examinée dans le cadre du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole. »
  • 9:46Annie JeunevarFait
    « La version finale de ce texte apporte de réelles solutions concrètes et tangibles aux agriculteurs. »
  • 11:50Monique BarbuFait
    « Il n'y aura pas de communication. Je me casse. »
  • 23:57Nesrine SlaouiChiffre
    « La majorité des adolescents ont déjà accès aux réseaux sociaux. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:06
Locuteur

[musique] Bonsoir et bienvenue à tous. C'est encore nous et nous sommes ravis de vous retrouver pour ce nouveau numéro du club de 20 minutes de l'été. Nos clubistes vous attendent. Ils sont historiens, journalistes, dessinateurs et vont s'emparer dans un instant de l'actualité de la semaine. Au menu ce soir, une artiste Barbara Bouch agressée samedi dernier à Grenoble contrainte d'interrompre son spectacle après un appel au boycott lancé par la France insoumise. Quand l'extrême droite et et la gauche radicale se retrouve sur un sujet, c'est quand même un signe de de quelque chose de très grave qui est en train de se mettre en place. Donc euh je pense que il va y avoir une réponse à ça.

Visé par des attaques homophobes et grossophobes de l'extrême droit depuis des mois, Barbara Bouch est désormais la cible de l'extrême gauche qui lui reproche d'avoir signé un texte en faveur de la loi Yadan contre les nouvelles formes d'antisémitisme. Cette agression a provoqué un tolé. Alors, s'agit-il d'une protestation politique légitime ou d'attaques antisémites intolérables ? Bref, pourquoi tant de haine ? On en débattra. Puis notre invité de la semaine viendra nous raconter son été avec Romain Garry. La romancière Maria Porchet consacre un ouvrage plein d'amour et d'admiration à cet écrivain génial et insais pour lequel elle a éprouvé un véritable coup de foudre à l'âge de 17 ans.

Et en fin d'émission, nous retrouverons à Alix Vantp pour son histoire de la semaine. Ce soir, c'est la maison natale d'un tyran transformé en commissariat. Voilà donc le programme du club de 28 minutes. C'est parti. [musique] Bonsoir Valérie Brochard. Bonsoir Renault Dellie. Comment ça va ? Mais très bien et vous ? Bah super. Dès que je vous vois ça va super. Et Marjorie Adelson. Oh bienvenue Marjorie. Tout va bien ? Très bien. Formidable. Bienvenue les amis. On y va. On je vous présente clubist. Regardez. Arthur Chevalier. Ça alors ? Salut Arthur. Et bonsoir. Ça va ? Bienvenue Arthur. Ravi de vous retrouver. Je rappelle que vous êtes écrivain, éditeur et chroniqueur au point.

Bienvenue à vous, à vos côtés Nesrine Slaoui. Bonsoir Nesrine. Bienvenue écrivaine et journaliste. Je rappelle le titre de votre dernier essai paru aux éditions Alt masculinisme. Pourquoi un tel succès ? Et à propos de succès, non, il est là. Pascal Blanchard en vrai en cher et en os. Bienvenue Pascal historien. C'est ça c'est toujours écrit. Ouira [grognement] et je rappelle le titre de votre 5212e ouvrage coécrit bien sûr en l'occurrence avec l'historien Benjamin Stora. Doit-on s'excuser de la colonisation paru aux éditions des clés de Brouer ? Bienvenue à tous les trois les amis et au pupitre notre ami Thbo Soulsier. Salut Thbo. Salut Renault. En forme à fond. Formidable.

Bienvenue Thbo, dessinateur bien sûr et je rappelle le titre de votre dernière BD paru aux éditions XP dans la tête d'un dessinateur de presse. Tout de suite Valérie, on va commencer avec la première actualité de la semaine. Cette actualité, c'est la crise politique qui semble s'aggraver en Ukraine. Et oui, Reno, c'est désormais sur le front intérieur que Volodimir Zelenski et sous pression. Les victions du très populaire ministre de la défense, Miklo Fedorov, a déclenché plusieurs rassemblements dans le pays. Les manifestants réclame son retour et des explications sur les bouleversements au sommet de l'État à KF.

Une habitante promet une mobilization qui pourrait durer буде poтце zн to коли напрент нам дастпому зараз так вбваються zце доведе сядт буде сять два i бо людям як ви бачите і це мабуть скажм так оста Et la mobilisation continue aujourd'hui Pascal Banchard, est-ce que l'Ukraine est en train de traverser une crise sans précédent qui pourrait même aller jusqu'à faire tomber l'actuel président ukrainien ? Alors à la fois c'est une crise parce que dans un pays en guerre, c'est toujours compliqué d'avoir une déstabilisation politique mais en même temps ça démontre que la démocratie arrive à fonctionner en Ukraine pendant la guerre. Ce qui est quand même une exception.

Pardon de le dire, il y a plein de pays où la démocratie a du mal à fonctionner. Là, l'Ukraine est en guerre et il y a un débat démocratique parce que d'une certaine manière, il y a eu une sorte de petit nettoyage dans une anticipation d'une élection future à la présence de la République. Faut s'en rendre compte. En fait, Zenski a un peu nettoyé ce qui pourrait lui faire de l'ombre. Le problème, c'est que ces personnes sont plutôt populaires. Il n'y a pas que lui qui est populaire. Il y en a d'autres notamment ambassadeur, il avait peur de cette concurrence bien sûr.

Donc quelque part, il a aussi joué parce qu'à l'intérieur du système, il y a des questions stratégiques actuellement à l'intérieur de l'armée entre des visions politiques de la guerre et des visions militaires du conflit. Tous ces éléments-l sont liés. Donc vous avez raison, il y a à la fois une difficulté avec une crise que traverse l'Ukraine en ce moment et en même temps peut se féliciter que la démocratie existe et que le peuple revendique. Rencontré d'ailleurs. Exactement. La pression est si forte qu'ils se sont rencontrés hier. Zelenski a a proposé à à Fedorf de voilà de retrouver une espèce de de poste entre deux.

Euh est-ce que Arthur Cheveller vous pouvez nous décrire déjà qui est ce jeune stratège militaire de de 35 ans ? Voilà ce qu'il a ce qu'il a répondu d'ailleurs à à Zelenski. Je suis reconnaissant envers le président pour toutes les options qui m'ont été proposées. Je n'accepterai aucun autre poste que celui de ministre de la défense. Alors, ce qui a été proposé à FederOF, en fait, c'est une sorte de poste de vice-ministre consacré à la technologie puisque c'est sa spécialité, les drones, la guerre technologique. C'est aussi une vision de la guerre en Ukraine qui compte beaucoup économiser les vies humaines. Alors attention, un petit bémol à ce que vous avez dit Pascal.

On parle pas exactement de dissension. Feder et Zelenski ne se sont pas disputés. Ce qu'il y a, c'est que Zelenski ne supporte pas la pression. C'est ce que dit son entourage. Et Federof a créé beaucoup de réformes au sein du ministère de la défense, euh de la rationalisation, au sein des ressources, de l'armement. Ça a beaucoup bougé. On s'en est beaucoup plein et Zelenski en avait un peu marre. Une guerre qui économise les vies humaines comme vous disiez, c'est ça, c'est ce qui explique sa popularité à ce Fedf auprès des jeunes Ukrainiens. Particulé. Absolument.

Quand il a été nommé, la vision des choses c'était l'Ukraine très moderne va enfin battre les l'armée russe un peu soviétique des années des années 90. C'était ça l'idée de la société russe. Donc juste on a tendance à surinterpréter parfois les divergences au sein du gouvernement ukrainien. Là on parle d'un repositionnement mais en aucun cas il y a de rupture entre Zelenski et Federov. Nes est-ce qu'aujourd'hui c'est les jeunes qui ont le pouvoir parce que justement ils n'ont ils ont marre d'aller au front et qui préfèrent ces technologies justement qu' qu'il le soutient.

D'abord avant de vous répondre effectivement je pense qu'il est essentiel de dire que c'est une crise de la gouvernance pas une crise du pouvoir c'est pas une crise de Zelenski. Il est pas remis en cause on a beaucoup vu des parallèles avec Maiden en 2014. Oui oui mais mais mais c'est ce que moi je suis d'accord avec ce que vous disiez monsieur Blanchard, c'est qu'effectivement ça prouve la vivacité de la démocratie ukrainienne, la capacité des jeunes notamment à se mobiliser, à manifester et ils ont gagné, ils ont eu raison là-dessus parce que Zelenski est revenu sur sa décision politique. Donc c'est une crise de gouvernance.

Je reviens sur le parallèle avec Maidan parce qu'on on l'a beaucoup fait dans les médias en disant si une crise du pouvoir ukrainien Maiden en 2014 c'était justement de dire que le pouvoir était autoritaire et qu'il était trop proche de Moscou. On ne peut pas reprocher à Zeleski d'être trop proche de Moscou. ce serait voilà, ce serait ce serait pour le moins antinomique.

Donc effectivement ce qui est plutôt, c'est que la jeunesse ukrainienne a a fait valoir en fait sa volonté politique, a montré aussi que Fedor, c'est ce que vous disez, il était extrêmement populaire auprès de la jeunesse parce qu'il représentait une forme de modernisation de l'armée ukrainienne, une forme de reprise de pouvoir. Donc il a commis une erreur. Zelenski là selon la la jeunesse ukrainienne, il est revenu sur cette erreur là. Est-ce que maintenant il va faire faire d'autres décisions qui vont essayer de rattraper le coup ? C'est ce qui ce qu'on va voir dans les prochaines prochaines semaines, les prochains jours.

Et Pascal Bancher, est-ce que la Russie peut tirer profit de cette crise ? Oui, d'une manière temporaire, elle peut l'avoir parce que ça veut dire qu'il y a aussi des dissensions, c'est là où je pense qu'il faut quand même aussi, il y a quand même des distensions à l'intérieur de l'armée sur la stratégie à suivre. En gros, une vision très traditionnelle, militaire, basique, opération terrestre et autre, la technologie peut pas tout et une vision extrêmement moderniste, protectrice. Personne ne sait ce que ça va donner. Surtout qu'il y a des critiques.

Zalouchni qui lui est plutôt à Londres est en train d'expliquer que la stratégie menée ne fera jamais gagner l'Ukraine et lui c'est quand même, vous dites qu'il est en tête. Attention, si dans les sondages, il n'est pas premier. L'ambassadeur actuellement en Russie est en tête des sondages qui a une présidentielle qui lui dit "Mais cette stratégie c'est n'importe quoi. L'Ukraine croit qu'elle va gagner. L'Ukraine ne va pas gagner. Nous sommes en train d'avoir une stabilisation potentiellement du front mais le conflit va durer extrêmement longtemps." Donc il y a des gros débats sur la stratégie qui impactent par définition la politique.

Et donc au final Zenski peut être quand même remis en cause sur quelle stratégie à moyen terme pour éviter que la jeunesse aille quelque part au front. Un mot Arthur Ch. C'est très remarquable. Federov quand il a quitté le ministère la défense a fait une conférence de presse pendant laquelle il a projeté un powerpoint où il a expliqué tout ce qui n'allait pas dans l'armée ukrainienne. Donc effectivement c'est une forme de défi ouvert à Zelenski. C'est une première depuis le début de la guerre. Un dessin de Thbo Souler, quelqu'un qui regarde avec attention cette crise. Oui, c'est Vladimir Poutine qui kiffe bien cette série de crise politique en Ukraine.

Il mange du pop-corn et il espère que toute cette histoire finira mal. Merci Thbo Valérie. On va enchaîner avec votre duel de la semaine. Ce duel cette semaine, il oppose deux ministres dont une qui a failli ne plus l'être et puis finalement si quand même encore exactement à gauche. Monique Barbu, 69 ans, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature. C'est son titre complet. ancienne présidente du WWF France, elle découvre qu'en politique aussi certaines espèces sont plus protégées que d'autres à droite.

C'est Annie Jeunevar, 69 ans également ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire. Toujours encarté chez les républicains et anciennes professeurs de lettres classiques. Elle manie la grammaire agricole avec une règle simple. Le rendement est un impératif, la précaution, une proposition subordonnée et depuis mardi, ces deuxlà ne se lancent pas des fleurs. La loi d'urgence agricole définitivement adoptée le ce juillet permet désormais à LANES, l'Agence nationale de sécurité sanitaire, d'accorder une dérogation exceptionnelle pour utiliser l'acétamide sur les noisettes et le flupiradifur sur les betteraves sucrières, les pommes et les cerises.

La mesure pourra durer 1 an, être renouvelé deux fois puis disparaîtra théoriquement au bout de 3 ans. Une solution qui satisfait pleinement la ministre de l'agriculture. La version finale de ce texte apporte de réelles solutions concrètes et tangibles aux agriculteurs. Pour ce qui concerne l'ACAMPRE, la version issue de la CMP replace la science au centre du jeu, une place qu'elle n'aurait jamais dû perdre. Le gouvernement prend donc acte de cette évolution. Je me réjouis que vous puissiez par ce vote faire passer ce texte de l'état de promesse à l'état d'acte.

Pour Annie Jeanevar, [raclement de gorge] il ne s'agit en aucun cas d'une réintroduction he des pesticides mais d'un dernier recours si les alternatives sont insuffisantes, si la production est menacée. Enfin, c'était surtout une demande des agriculteurs, une promesse de venue loi. Et c'est précisément là que Monique Barbu, Sainsurge, la ministre de l'écologie ne veut plus entendre parler de pesticides, surtout ceux qui tuent les insectes pollinisateurs dont dépendent d'après ses calculs 72 % des cultures alimentaires, des produits dangereux dont elles réclament la suppression depuis des semaines.

Le gouvernement n'est pas favorable à ce que cette question soit examinée dans le cadre du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole. C'est pourquoi nous défendons la suppression de l'article de quater. Lorsque des doutes sérieux existent sur les effet d'une substance pour la santé humaine ou pour la biodiversité, notre responsabilité est d'agir avec prudence.

Ben oui, mais sauf que la veille du vote définitif et bien Monique Barbu est convoquée à Matignan où elle apprendra que le gouvernement ne déposera finalement aucun amendement pour supprimer les néonicotinoïdes Annie Jeunev a gagné et lui aurait même recommandé dans une dernière estocade de faire attention à sa communication. Réponse de Monique Barbu devant le Premier ministre. Il n'y aura pas de communication. Je me casse. Alors, mercredi matin, la ministre de la transition écologique prépare sa lettre de démission, publie son annonce sur LinkedIn persuadé d'être de retour sur le marché du travail. Mais Emmanuel Macron n'accepte pas son départ et lui demande de poursuivre sa mission à 10h.

Elle assiste au conseil des ministres comme si de rien n'était pour rester. Monique Barbu déclare avoir obtenu plusieurs garanties. le pilotage d'un plan d'accélération de l'adaptation au changement climatique, l'élaboration d'un décret sur la diminution de l'exposition au Cadmium et l'ouverture d'un débat sur la surveillance et la réglementation des Pifaces. Elle précise que son action sera plus utile depuis son ministère qu'en dehors. Mais à quel prix ! À force de rester pour défendre ses convictions dans un gouvernement qui les malmène, Monique Barbu semble surtout condamné à avaler des coups d'œuvres comme le titrait Libération jeudi matin.

Esrine Slaoui, les lobby les lobby agricoles sont plus puissants aujourd'hui qu'une ministre issue de la société civile ? Mais justement, ce qu'il faut souligner déjà, c'est que ce n'est pas juste une rivalité et un désaccord. C'est tout simplement en arbitrage politique comme vous l'avez dit en faveur des mesures réclamées par les lobby agricoles et par les une partie des agriculteurs et en en défaveur des évidemment changements climatiques et des politiques climatiques. Il faut mettre en œuvre assez rapidement puisqu'on le voit la planète est en train de souffrir.

Mais en revanche ce qu'il faut souligner, je pense qu'on fait une erreur dans le débat public depuis plusieurs années quand on met en permanence en rivalité agriculteur et en jeu écologique. Je pense que c'est d'ailleurs ça ce que traduit aussi cette rivalité, c'est qu'on fait erreur en disant que il y aurait donc les agriculteurs qui seraient en faveur des pesticides pour leur croissance économique et pour leur récolte et de l'autre côté les écolos qui devraient qui voudraient empêcher les agriculteurs de justement survivre. Il faut trouver un discours politique et c'est ça le courage là dont on va avoir besoin pour les prochaines années.

Un discours politique qui protège à la fois les revenus des agriculteurs, qui protège euh leur leur leur récolte et en même temps qui dit "Ce sont les premières victimes des pesticides." Les agriculteurs, les riverins sont les premières victimes en France de l'usage de ces pesticides-là. Donc il faut les rentrer dans la conversation plutôt que d'être dans ce duel permanent.

Et en attendant, c'est vrai qu'il y a une crise agricole de longue date encore ces dernières années et ces derniers mois et notamment certaines filières qui se disent menacé notamment par la concurrence étrangère y compris en Europe où les pesticides réintroduits sous conditions en France pour une durée temporaire continue d'être utilisé. Comment on fait pour protéger ces filières agricoles ? Gellement, c'est la question des clauses miroirs, n'est-ce pas ? Et c'est une c'est un des gros points de ce de cette loi. C'est-à-dire que ces deux pesticides qui sont cancérigènes, qui pénétrent les sols, qui sont qui se dissolvent dans l'eau.

Donc quand même vu le la multiplication des canicules, c'est pas un petit sujet. La vérité c'est que c'est très difficile d'assumer de pouvoir les importer depuis d'autres pays de l'Union européenne et qui eux ont le droit de les utiliser et les interdire à nos agriculteurs. Donc d'ailleurs ça ces deux pesticides seront autorisés dans le lieu jusqu'en 2033 si ma mémoire est bonne. Donc on est très loin d'une situation idéale et surtout d'une situation juste. Donc effectivement il y a une loi qui ne fait aucun sens d'un point de vue sanitaire qui est une vraie loi des années 50 où il y avait pas de principe de préquension où on pense juste à la productivité.

Ça c'est vrai que c'est un peu une aberration intellectuelle et d'un autre côté bah ils font un peu de cohérence et les clauses miroir c'est pas un petit sujet. Il y a une en tout cas un conseil de notre ami Tibo Soucier. Oui un conseil de la FNSA pour bien éduquer son ministre de l'éducation de l'écologie s'il a boit trop aspergé là de pesticides. Merci merci Thbo. C'est maintenant l'heure de la une internationale. C'était mercredi à la une du quotidien libanais. l'Orient le jour, le Liban plus que jamais à l'heure américaine. La veille, le président Joseph Aoun a été reçu à la Maison Blanche. La première visite d'un chef d'état libana à Washington depuis 2009.

Donald Trump a promis de beaucoup l'aider. Mais comment ? C'est la grande question. En jeu, le désarmement dubola prévu par l'accord de Passigier le 26 juin et condition du retrait de l'armée israélienne du sud de Liban. Mais comment le pouvoir libanais peut-il, Pascal Blanchard, parvenir justement à faciliter ce désarmement du HBO ? Le calcul il est pas là des libet. Le calcul il est de se dire que ils n'ont pas d'alliés suffisamment forts en Europe pour pouvoir arriver à trouver un juste équilibre avec Israël et les accompagner. Et ils savent que la seule carte qu'ils peuvent jouer, c'est les Américains dans cette affaire qui est une carte un peu pourrie.

La planche s'étend avec Trump mais en même temps, ils ont pas le choix. Ils savent que seuls les États-Unis peuvent arriver à leur permettre d'un jeu qui est presque impossible, d'un paris incroyable. C'est arriver à trouver la neutralité avec Israël tout en désarmant le bolas auquel personne ne croit aujourd' au Liban. Donc ils disent que la seule qui peut les aider là-dedans, c'est d'une certaine manière Trump qui vu veut la paix au Liban d'une certaine manière pour ne pas ouvrir un troisème front par rapport au conflit qu'il y a et donc il joue une carte après ce qu' impossible.

Moi, j'y crois pas du tout, mais d'une certaine manière, c'est l'option qui a retenu l'État libanais qui n'a pas les moyens tout seul en tant qu'état d'imposer au Esbola d'être des armé et de l'autre côté de s'opposer à l'intervention sur leur territoire et la pénétration par l'armée israélienne du territoire libanais. Ils ont pas le choix, ils n'ont que Trump et l'Amérique aujourd'hui. Nestrin Slaoui, pour autant, il y a une première étape qui a toutefois commencé. Certaines zones ont commencé à à être libéré entre guillemets où l'armée libanaise voilà c'est c'est déployé. Est-ce que c'est un bon début ? Je vous vois déjà réagir.

Non, pas tellement parce que le Israël continue de bombarder le Sud Liban encore il y a quelques jours. Donc il faut éviter de de voilà de se réjouir trop rapidement de de petites avancées territoriales. Et c'est ce que disait notamment monsieur Blanchard, c'est qu'en fait on est sur deux enjeux pour le Liban, c'est à la fois garantir le monopole de sa force en tant que gouvernement, en tant que état et en même temps garantir l'intégrité territoriale de son état.

Et donc ces deux enjeux complètement les deux sont liés mais c'est compliqué à mettre en place et surtout avec ce avec ce chantage là de Trump qui est de dire on veut bien vous soutenir si tentez que Trump ait vraiment envie euh d'appeler Netaniao et de lui dire arrêtez de bombarder le Liban ce n'est pas dit c'était aussi la position que Trump a en se posant comme arbitre permanent des conflits mondiaux et on sait très bien qu'en général il il opte pour ses propres intérêts, les intérêts américains. Donc il y a quand même quelque chose de l'ordre du chantage de désarmer lebola alors qu'on sait que ce n'est évidemment pas si évident.

Ce n'est pas juste une milice, c'est une organisation politique militaire qui est extrêmement en place en Liban depuis longtemps et on ne peut pas désarmer le esbola sans accord en interne, sinon on risque de déstabiliser tout le pays. Donc ce n'est pas une poignée de main entre ces deux chefs qui va résoudre un conflit qui est qui dure depuis des décennies en réalité. Un dessin de Thbo Souler. Le Liban tente vraiment le tout pour le tout puisque son président à Washington pour lécher le cul de Trump. [rires] Merci Thbo.

Valérie, l'autre actualité de la semaine, c'est la DJ Barbara Bouch agressée, contrainte d'interrompre un spectacle sous les jet de de bouteille après un appel à protester lancé par la France insoumise. Oui, la mairie de Grenoble dénonce en effet des insultes et des jetes projectiles vers la scène des faits désormais visés par une enquête. L'eur député la France insoumise, Manon Aubri, condamne ses débordements mais refuse de désavouer le principe du boycott. On l'écoute bien sûr qu'elle a le droit de faire des concerts, mais on a le droit aussi euh de critiquer ses prises de position et de manifester pendant les concerts si c'est pacifique.

Je reprends l'expression pacifiquement avec une banderole. Mais je pense que on ne doit pas évidemment procéder à quelque forme de violence que ce soit, que ce soit par des insultes, que ce soit par des g de je ne sais quoi. C'est là où je place la limite et écoutez, l'enquête judiciaire déterminera si cette limite a été franchie ou pas. Si elle l'a été, je le condamne. Arthur Chevalier, est-ce que ces appels au boycottes sont des formes d'antisémitisme déguisé ? La réalité, c'est qu' l'antisémitisme, c'est pas seulement un délice, c'est un état d'esprit.

C'est-à-dire qu'à un moment donné, on peut pas tolérer que des gens naturellement puissent subir une forme de terreur dans l'exercice quotidien de leur fonction ou de leur profession. Qu'on ne soit pas d'accord avec quelqu'un en fonction de ses prises de position en l'occurrence vis-à-vis d'Israël, c'est très bien qu'on veille bootter un concert. Formidable, qu'on ne veille pas acheter un livre. Tout à fait. Boot, ça veut dire ne pas y aller. Ne pas y aller. Voilà. Becôter très bien si on veut. C'était ça fait partie de la liberté de chacun. Mais en revanche euh intervenir de façon brutale euh et aussi vindicative euh auprès de des gens qui n'ont strictement rien demander, ça ne va pas.

Et j'ajoute que la première chose qu'a dit Barbara Barabouch après cette ce qui s'est passé pendant son concert, c'est "J'ai eu peur." Et aujourd'hui, après toutes ces interventions de télévision, elle le redit. "Je pense qu'on ne se rend pas compte de la violence qui est en train de se banaliser à l'égard d'individus qui n'ont rien fait, je le redis." Euh et ça me paraît très triste. Est-ce que Nesrin Slaou finalement le mot boycotter sert pas finalement à euphémiser un un phénomène qui se rapprocherait de l'antisémitisme ? Je crois qu'on est sur une situation extrêmement complexe où il y a des enjeux individuels qui se mélangent à des enjeux collectifs.

Moi, j'avais témoigné mon soutien à Barbara justement juste après les GO. Vous avez oublié un petit aspect dans la présentation, c'est qu'elle avait déjà été victime à l'époque d'une vague antisémite. Ce n'était pas seulement euh lesbobhobémitisme on peut venir de l'extrême droite comme de l'extrême gauche. D'accord. Exactement. Et et pendant les géos, c'était un un antisémitisme extrêmement viant. Je dis pas que là ce n'est pas le cas et qu'elle [raclement de gorge] reçoit pas des messages antisémites, elle doit fondamentalement en recevoir.

Mais il faut aussi le dire que depuis les JIO, je pense que c'est une femme qui est fragilisée sans avoir une posture, comment dire trop victimaire vis-à-vis d'elle parce que c'est à elle de porter sa posture. Mais je pense qu'elle doit effectivement être fragilisée émotionnellement, moralement. Ça doit être très dur à porter cette vague de encore un appel à boycotter d'ailleurs son prochain son prochain spectacle. Exactement. Et je et je trouve que ça c'est les les dirigeants et les filles sont justement dans cette position là de dire il faut condamner toute forme de de de de violence physique. C'est aussi ma posture, il faut condamner toutes les violences physiques interpersonnelles.

Il faut il faut condamner les agressions. En revanche, il faut permettre le débat. Et je pense qu'il faut laisser parce que Babara a dit qu'elle avait regretté le de signer le la pétition pour la loi Adam. Je pense qu'il faut lui laisser l'espace de préciser si elle le regrette vraiment pourquoi elle le regrette et de lui laisser la possibilité de confirmer sa posture. A Grenob c'était pas du débat que voulaient les gens qui étaient là. Toute façon, je suis contre ma position, c'est je suis contre l'ascensure d'artistes qui n'ont pas commis évidemment d'appel à la haine, qui n'ont pas commis d'agression raciale et cetera.

La question en revanche de la contradiction politique, elle est légitime. Est-ce qu'on peut désavouer un artiste parce qu'on n'est pas d'accord avec ? C'est normal. Est-ce qu'on peut appeler un boycott d'artistes avec quiquel on n pas d'accord ? C'est normal. C'est la liberté d'expression. En revanche, ce qui est condamné, c'est l'agression physique. Ce n'est pas la même chose. Pascal Blanchard, est-ce qu'aujourd'hui un artiste peut encore tenir des propos politisés ? Voyez bien que si le débat éle que de vous répondre oui ou non à votre question, ce serait pas. Là, on touche à toutes les limites du sujet.

La violence politique, ça a toujours existé hein, excusez-moi de s'opposer à un artiste à un moment qui va interpréter parce qu'il a pris une position politique, guerre du Vietnam, guerre d'Algérie, on pourrait les raconter sur tout le 20e siècle et dans tous les pays. Il y a de tout temps eu un moment des interventions de groupes qui se sont opposées à des artistes qui ont pris la parole. Voulez qu'on parle de l'époque de ceux qui soutenaient le parti communiste ? Voulez qu'on rappelle l'histoire de la guerre d'Algérie ? Ça de tout temps existé. Après là, il y a un cas de figure qui est assez limite, c'est qu'on est juste à la limite de ce qu'elle a pris comme prise de position.

Est-ce que c'est du P Washing manière ? Est-ce qu'elle a utilisé sa signé un texte ? Oui, il y a pas que ça. Ren démocr elle a aussi été donnée à un concert en Israël à l'ambassade de France. Est-ce qu'on lui reproche, excusez-moi mieux, allons jusqu'au bout, c'est d'avoir donné un concert à côté d'un l'endroit où il y a eu un génocide sans parler à l'époque. Laissez-moi finir parce que c'est très compliqué. Donc c'est l'ensemble des deux et on dit qu'elle a utilisé, vu d'ailleurs le flyer qui a été utilisé contre son spectacle par justement une partie des manifestants, pas tous parce que le flyer de NPA est beaucoup plus subtil dessus.

C'est le drapeau LGBT plus avec le le symbole d'Israël dessus et du sang sur l'image où là on a donné le sentiment que son concert plus la signature même si elle l'a dévoué désavoué pardon dans libération elle prenait la licence c'était des signes qu'elle soutenaient indirectement un état génocidaire tout ça pour dire que nous le voyez bien que là on est voyez bien l'image. C'est dommage que vous ayez pas montré aussi l'image du NPA parce qu'elle est très intéressante ou là elle explique j'explique pourquoi. On a pas le temps de faire toutes les nuances des attaques dont elle a été cé c'est que je pense que la plus grosse erreur le sujet est complexe.

Vous avez entièrement raison le sujet est tellement complexe que cette image là je pense que c'est ça qui est un des éléments les plus choquants aussi c'est le mélange des genres. Alors que l'autre image est beaucoup plus pédagogique du NPA et explique ce qu'est le ping wasin qui est quand même un petit sujet c'est utiliser sa posture pour légitimer un état. Arthur Chevalier laisser une minute 20. Arthur Chevalier, qu'est-ce que ça dit cette comme vous le disez cette tenaille identitaire dans laquelle elle semble enfermée ? Barbara Bouche, victime d'attaque antisémite de la part de l'extrême droite, on l'a dit et maintenant de l'extrême gauche. Qu'est-ce que ça dit de la société ?

Il y a par exemple une enquête récente de la Commission nationale consultative des droits de l'homme qui montrait que les stéréotypes antisémites avaient atteint selon cette enquête le même niveau dans l'électorat LFI et dans le RN. Bien sûr, l'explosion d'antémitisme, il y a à la fois un déni, un échec de l'État. On ne protège plus les juifs en France, je le pense. On voit des images qui sont absolument inimaginables. Des juifs qui reboutonnent leur chemiste pour ne pas montrer leur étoile de David dans la rue. Ce sont des choses qui existent dont j'ai été témoin. Et je pense que à propos de cette affaire comme de l'antisémitisme, la nuance n'a pas n'a pas sa place. C'est très clair.

On ne terrorise pas quelqu'un ni physiquement ni verbalement dans cette société parce que il a une religion ou parce que il a signé une tribune pour une prise de position inale. On ne le fait pas. Ça s'appelle le bonheur commun, la paix civile, l'épanouissement des individus. C'est aussi une mission de cette République. Il y a quelque chose qui peut y aider, n'est-ce pas Tibo Soulsier ? C'est justement la musique. La musique car comme chacun le sait, la musique adoucit les murs, sauf apparemment les mix de Barbara Bout. [rires] Merci Thbo. Marjorie, c'est à vous. Maintenant, on va retrouver votre pointcom de la semaine.

Ce soir, c'est une promesse tenue par Emmanuel Macron, l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Oui. Après, l'Australie et la Turquie, c'est autour de la France. Cette semaine, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi. Une interdiction qui devrait entrer rapidement en vigueur dès le 1er septembre. Un succès que certains n'ont pas hésité à s'attribuer sur TikTok, notamment un dénommé Gabriel Atal. Moi, quand je participerai à un documentaire Netflix sur comment nous avons protégé la jeunesse en interdisant les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Alors, c'est pas une blague hein, il a vraiment posté ça. Après, Superman. Voici donc Super Atal.

Alors sur internet, cette interdiction euh ne fait pas vraiment consensus. Pour certains, les réseaux sociaux sont essentiels et ceux dès le biberon. Regardez pense quoi les réseaux sociaux ? Ouais bah c'est ce qu'il y a de mieux pour les enfants. Alors là il y a rien de tel parce que pendant ce temps-là, ils sont occupés à ça, on est tranquille, il y a pas besoin de les garder. Donc dès leur plus jeune âge, leur mettent un portable dans les mains et comme ça on est tranquille. Bon alors évidemment ce monsieur il plaisante. Alors il y a ceux qui soutiennent cette loi réellement car ils sont nostalgiques d'une époque révolu.

Il y a 20 ans et plus nous n'avions pas accès à tout cela et nous étions heureux. Peut-on lire Renault vous confirmez ça ? Oui, on joue avec des dictionneurs nous. Vous [rires] êtes toujours heureux hein de toute façon on le sait bien avec des parchemins des parchemins ou [rires] dans enchaîné enchaîné dans la version Jeanchre dans la version finale du texte il n'y a pas de liste noire de sites interdits mais tous les utilisateurs devront justifier leur identité et pour certains ça ne passe pas ils estiment qu'il s'agirait d'un cheval de 3 je cite pour collecter les identités de tout le monde. Une méfiance que l'on retrouve beaucoup hein dans les commentaires.

Alors du côté des jeunes les principaux concernés quand même qu'en pense-t-on ? Et bien c'est assez partagé. Certains trouvent ça normal mais d'autres sont effondrés comme par exemple cette jeune femme qui adresse une lettre orale à Emmanuel Macron. Monsieur le président, je suis une adolescente de 14 ans qui utilise les réseaux sociaux au quotidien. Vous ne montrez que le mauvais côté des réseaux dans cette décision. Et sachez que TikTok et les autres plateformes m'ont réellement aidé à remonter la pente quand tout allait mal. Voilà. Alors, les réseaux sociaux comme refuge ou comme espace d'expression, c'est un argument qui revient souvent aussi dans les commentaires.

Pourtant, plusieurs études montrent qu'au contraire, les réseaux sociaux peuvent avoir un rôle dans l'augmentation de l'anxiété, voire même de la dépression. Alors, après les pessimistes donc sur l'intérêt de cette loi, on retrouve la famille des dubitatifs. Certains internautes, et ils sont très nombreux, pensent que cette fameuse vérification d'âge est une barrière en carton. En de deux, elle sera contournée. Cette professeur, par exemple, n'y croit pas du tout. Je suis prof", nous dit-elle, et j'ai hâte de voir mes élèves m'expliquer comment ils vont contourner tout ça. Et à raison, interdire n'est pas éduqué.

D'ailleurs, certains articles sont déjà sortis pour nous expliquer, enfin pour expliquer aussi notamment au moins de 15 ans les trucs et l'astuces. Nrine Slaoui, cette interdiction, est-ce que c'est une mesure qui est symbolique ou c'est un texte qui est vraiment essentiel ? Alors moi, c'est juste que ça arrive trop tard. C'est-à-dire que c'est trop tard. La majorité des adolescents ont déjà accès aux réseaux sociaux. Donc on va les priver de quelque chose qu'ils ont utilisé pendant longtemps. Je pense qu'on est encore une fois on agit en en ce qui les réseaux sociaux, on agit toujours avec du retard. Pourquoi je dis ça ?

Est-ce que vous avez remarqué à quel point ce n'est jamais dans aucun programme politique ? Les réseaux sociaux depuis qu'ils existent n'ont jamais fait partie d'un débat public et d'un débat politique alors que ils sont cruciaux notamment pour la lutte contre la pédocriminalité, la lutte contre le cyberharcèlement, la lutte contre le le les féminicides. On on vient de de le voir récemment les gouvernements justement en tout cas font des propositions mais ça ne fait jamais partie. Vous allez voir, on a les é présidentielles qui vont qui vont commencer l'année prochaine où on aura aucun débat politique et un débat public sur qu'est-ce qu'on fait des réseaux sociaux.

Donc moi, c'est la question que je pose à chaque fois et je suis profondément de gauche et je trouve que interdire les réseaux sociaux, ça aurait au plus jeunes, ça aurait dû être fait il y a longtemps parce qu'en fait on doit interdire aux plus jeunes depuis toujours tout ce qui est addictif. Là on est de l'ordre de l'addiction. Ça a provoqué des addictions.

On parle notamment de cette jeune fille qui dit "Moi, ça m'a aidé dans des périodes difficiles, mais on a vu très récemment des histoires et des reportages qui racontent des euh des TikTok par exemple des algorithmes qui ont poussé au suicide qui ont qui ont poussé parfois aussi au mordes et eux meurtrent à la violence." Donc c'est un une question de débat public qu'on n jamais qu'on a jamais eu crucialement en France.

Et moi je trouve que en vue des élections présidentielles, au vu de la manière dont les les réseaux sociaux favorisent certains candidats, parfois ça a été démontré en Amérique latine, en Europe aussi, à plusieurs élections, on devrait se poser la question de est-ce que son ce sont des outils qui nous misent à nos démocraties et qui nous misent au débat public ? Pour moi, la question, elle va au-delà même de l'interdiction au mineur. Un dessin de Thbo Sulsier, comme nous rappelle le gentil lapin du métro, comme les jeunes se pincent les portes dans les doigts du métro.

Non, l'inverse, [rires] comme les jeunes comme les jeunes se pincent les doigts dans les portes du métro, on interdit les portes. Merci Thbo. Euh mes amis, vous avez chacun choisi une photo qui illustre un autre sujet d'actualité de la semaine que vous vouliez aborder dans cette émission. On va commencer avec votre photo Pascal Blanchard.

Il s'agit d'un d'un drame toujours en cours, des feux de forêt gigantesques qui frappent notamment en particulier la France dans le sud-ouest, l'éland d'une part et puis cette photo, ça concerne les des feux gigantesques aussi en en Gironde et sur le bassinchon et toutes les angoisses qu'il y a, les chiffres sont vraiment impressionnants parce qu'on a vu que c'était 50000 hectares qui ont brûlé depuis le début de l'année.

Au moment où le gouvernement est en train de discuter de petits pesticides qui leur semblent être une problématique avec le oui et le non, on est en train de découvrir que notre belle planète est en train de s'effondrer de partout et au lieu de s'occuper d'enjeux comme cela, d'avoir des priorités publiques, on l'a vu avec l'eau cet hiver, notamment avec les inondations. Moi je viens d'une région qui est en train de découvrir la Bretagne tous ces enjeux. En 2023, on a découvert pour la première fois les incendies dans notre région et on se rend compte ça que depuis il ne s'est rien passé au niveau des politiques publiques sur ces enjeux. On découvre depuis quelques années ces incendies.

On a vu au Canada ce qui s'est passé. Je tiens quand même rappeler que le Canada a pris des mesures, vous en entendez beaucoup moins parler cette année. Pourquoi ? Parce que sur l'ensemble du pays, il y a des mesures de surveillance sur les zonesarifes et compagnie. Qu'est-ce qui s'est passé en France ? Un débat incroyable entre deux ministres pour une histoire de pesticides. Et au lieu de s'occuper de ces enjeux-là, on arrive avec un été où on va brûler pendant tous les temps. Merci Pascal. On va enchaîne avec votre photo Nine Slaoui, c'est l'Espagne. L'Espagne qui fête sa cette deuxè étoile à l'issue de la deè victoire de l'Espagne donc en finale c du monde du football contre l'Argentine.

Oui, je faisais cette image parce que s'il fallait montrer encore une fois que le football n'est jamais que du football qui est aussi profondément politique, c'était le cas de de cette finale qui opposait donc l'Argentine à l'Espagne, on avait de en fait deux récits nationaux qui s'affrontaient pendant cette finale. On avait d'un côté l'équipe d'Argentine qui était entachée par cette fameuse vidéo du joueur Fernandez où il chantait contre l'équipe de France en en l'assimilant à une équipe africaine et cetera. donc des propos racistes dont il a dû s'excuser.

Et de l'autre côté, on avait une équipe espagnole qui était alors moi j'ai vu beaucoup de posts sur les réseaux sociaux qui disaient quand on a un gouvernement de gauche, on gagne la coupe du monde. Donc on voit bien à quel point alors ça se vérifie pas dans l'histoire he on peut être d'accord là-dessus. C'était peut-être le cas pour cette fois-ci mais c'est pas un élément historique. Et il y a eu beaucoup de de gens qui ont posté après cette victoire de l'Espagne la photo de Yamin Lamal qui portait le drapeau palestinien.

Et donc en fait, il y a derrière cette célébration de l'Espagne, il y avait aussi la célébration du gouvernement de Pedro Sanchez qui est un des seuls en Europe qui a eu un discours très clair contre les gunudes d'A Gaza et contre le gouvernement israélien. Donc le foot est toujours politique. Accessoirement, il y avait aussi une très bonne équipe de foot d'un côté et puis une mauvaise en tout cas en finale de l'autre hein. Final Renault D et on va finir avec votre photo Arthur Chevalier. Il s'agit donc de la galerie Apollon du musée du Louvre qui rouvre. Célèbre he galerie Apollon. Très célèbre.

C'est donc évidemment le lieu traumatique du braquage du Louvre qui a été a traumatisé la France. Mais cette galerie, elle a un autre intérêt à part ce qu'elle renfermait avant le braquage. C'est en fait l'ancêtre de la galerie des glaces du château de Versailles puisque c'est le premier endroit que Louis XIV a fait personnellement refaire entre guillemets au Louvre. Il a mis le vin pardon le veau et le brun architecte et peintre sur cette salle. Ce sont eux qui vont faire la galerie des glaces ensuite. C'est donc une certaine idée du pouvoir en France qui a été créé dans cette galerie.

Et j'ajoute que alors évidemment il s'est passé un drame, un manquement de l'État, ce combrialage, mais depuis qu'il y a eu ce combrialage, ça veut aussi dire que cette salle, elle fait partie de notre histoire parce que maintenant quand on racontera l'histoire de la guerrier d'Apollon, et bien on partira de Louis XIV et on racontera aussi ce fameux braquage qui aura lieu sous Emmanuel Macron. Qui continue. Merci. Merci Arthur Chevalier. Un dessin qui a traie par notre ami Pascal Blanchard. Mais oui, le Cap Feret évacué par les EOS. Qui aurait cru qu'un jour nous deviendrions des botes people ? Ah tiens, c'est c'est marrant. Vous avez le même bateau en Bretagne. Pascal Blanchard.

Accueillons maintenant. Merci Thbo, notre invité de la semaine, la romancière Maria Pourchet. Elle a connu de nombreux succès depuis près de 15 ans et c'est peut-être notamment grâce à un auteur génial et complexe qui vous a peut-être inspiré Romain Garry après un téléfilm, une série d'émissions diffusées sur France Interre, vous lui consacrez Maria Pourchet ce livre, un ouvrage en forme de de cri d'amour, faut bien le dire. un été avec Romain Gary on porté en vacances bien sûr un ouvrage plein de vie comme Romain Gary lui-même et puis au début vous le raconter dès le début de l'ouvrage Mariachet il y a eu un coup de foudre il y a près de 30 ans.

Alors on a tous ou presque plus ou moins des souvenirs de de jeunesse, des souvenirs de jeunesse plus ou moins intimes qui ont pu se dérouler dans des voitures. Euh [rires] non mais vous visez pas Pascal Blanch vous Maria Porchet vous le racontez c'était dans une Renault 21 [grognement] sur un parking d'épinal au printemps 97 qu'est-ce qui s'est passé l'avait vraiment lu. Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors à ce moment-là, j'ai 17 ans et j'ai des 17 ans romantiques, tristes, dépressifs, poisseux mais sincère.

Enfin, typique de 17 ans en pensionnat dans les je et je découvre je découvre dans dans un petit poche dans la le vide poche de la vo de la R21 de mon père et cette lecture m'a littéralement guéri. C'était quel cho c'était les enchanteurs et je je découvre quelque chose qui a l'air qui dit comme ça va relever l'évidence mais en fait ce livre m'apprend que je n'ai pas à subir le réel que le réel n'est jamais qu'une proposition que c'est une juste une faillite de l'imagination et que et que le réalisme c'est le plus pauvre des registres et que il s'agira simplement de trouver mieux et je trouve une marche à suivre une fois pour tous.

Ça a l'air un peu religieux, un peu épiphanique mais c'est ça et ce réel ne pas suivre le réel qui c'est aussi effectivement la ligne de vie de de Romain Guerri en quelque sorte. C'est ce qui en fait un formidable menteur. D'ailleurs, vous vous lui pardonnez, vous êtes très indulgente pour ses mensonges. Il disait quoi ? Il disait "La réalité est une chienne que seule l'invention peut dompter." C'est ça. Euh, ça c'est moi qui a dû le mettre dans le livre, mais c'est il a il a il a dit ça plus ou moins littéralement et dans dans une dans une quantité de versions. C'est c'est pas un c'est pas un menteur du tout Romagi.

C'est c'est quelqu'un qui commence déjà dès sa naissance avec une variété d'identité. Il né à Vilnus, Lituanie, qui est qui est sous administration russe, qui en 14 qui en 1920 va au moment où les États d'Europe centrale se recomposent va devenir polonaise. Il il est donc un juif polonais qui va devoir fuir les programmes et il il arrive en France, il est naturalisé français en 35. Donc il a il est déjà russe, polonais, lituan français et il va jouer déjà avec ses quatre nationalités toute sa vie selon selon les situations. Quand il drague, il est russe quand il a quand il est sur la liste du concours, il est français il est français né accidentellement en Russie.

Quand quand il rentre dans l'armée, il est polonais naturalisé parce que ça fait écran. Ça l'évite de dire qu'il est juif. Donc donc de toute façon dès le départ il a cette palette là ce ce il va en jouer comme d'autant de masque mais c'est tout sauf un menteur c'est un enchanteur. Il avait aussi en plus d'être enchanteur un côté précurseur notamment sur la question de l'écologie. Je pense aux racines du ciel. Est-ce que cette dimension là aussi elle vous a intéressé ? Elle vous a fasciné quand vous l'avez découvert ? Alors c'est pas à l'époque où moi je lis les racines du ciel. L'écologie est effectivement un un mot qui qui entend déjà beaucoup.

René Dumont et arrive dans les années 70 mais et mais Romain Gary et moi je l'ai dans les années 80 mais Romain Gary c'est dans les années 50 effectivement qui parle d'écologie et qui donne une quantité d'alerte pas seulement sur l'écologie d'ailleurs dans ce livre-là qu' qu'on peut relire d'ailleurs cet été avec effroid et fascination. Il il explique en fait comment la la politique d'extraction systématique des ressources va à très court terme épuiser la planète et notre civilisation. Vous rencontrez quelqu'un qui n'a jamais lu Romagry. Quel est le premier ouvrage que vous lui conseillez ? Et bah déjà je lu dis il est sauvé parce que il allait pas bien, il savait pas pourquoi.

[rires] Ça y est le médicament, il lui manquait quelque chose, il ne savait pas quoi. Alors selon la personne, je vais si c'est quelqu'un qui a pas forcément l'habitude de lire, je vais plutôt lui parler des milagards, voilà, de tout cette écriture qui prend tous les sens interdits du langage. Ça ça peut je pense que c'est plus facile en première lecture parce qu'il y a quelque chose de de d'émouvant, de fascinant, de neuf. Si c'est quelqu'un qui n'aime pas lire, si c'est quelqu'un qui aime lire, là je comprends pas pour comment il est passé à côté et je lui donne tout en playade parce que maintenant c'est en playade.

Peut-être si c'est euh si c'est vous euh je sais pas, je dirais euh le grand vestiaire. Très bien. Je note pour cet été et et moi j'ai une proposition si je puis me permettre évidemment c'est un été avec Romain Garry évidemment c'est de vous lire c'est de vous lire. Merci beaucoup Maria Pourcher pour bien comprendre Gary dans toutes ces dimensions effectivement 40 livres h pseudonymes, deux prononcours évidemment sous de noms différents et bien d'autres identités multiples que vous avez raconté à l'instant. Merci Maria Pchet d'être passé par le plateau du club de 20 minutes et surtout n'oubliez pas de partir en vacances avec un été avec Romain Garis.

C'est coédidité par France Inter et Équateur parallèle. Merci à vous. Un dessin de notre ami Thbo Soulsier. Oui, quand Maria Pchet part en vacances, elle part avec 100 kg de livre parce que c'est le minimum pour une semaine de vacances. Merci Tibo, merci à vous. Et voici maintenant le moment de retrouver notre ami Alix Vantp pour son histoire de la semaine. Bonsoir Alix, bienvenue à vous. Ce soir, votre histoire c'est un ravalement de façade. Exactement. Nous sommes à l'ouest de l'Autriche à Braunawam in à la frontière allemande dans le centreville entre les façades aux couleurs pastel, une maison blanche fait l'angle.

Cette cette bâtise de style baroque à l'origine donc typique de l'Autriche du 18e siècle n'a rien d'extraordinaire apparemment si ce n'est qu'elle fait 800 m² au sol et qu'elle vient d'être rénovée. Donc a priori aucun touriste, aucun passant ne devrait la regarder. Sauf que c'est à cet endroit qu'elle est né la figure diabolique du 20e siècle, Adolf Hitler. En 1889, le futur dictateur n'y a vécu que quelques semaines avant que ses parents ne déménagent à quelques rues de là. Mais les faits sont étus. Cette maison de Braunawam in est entrée dans l'histoire comme la maison natale de Staline à Gori en Geéorgie, comme la maison natale de Mao à Chaohan en Chine.

À lui seul, Hitler a donc éclipsé toutes les figures locales, les compositeurs, les politiciens qui avaient fait la fierté de cette ville autrichienne. Si je vous parle de ce lieu aujourd'hui, c'est qu'il a fait la une ce mercredi. La maison natale d'Hitler a été transformée en commissariat de police et c'est l'aboutissement de décennies de tractation et de rebondissement. On dit parfois que les lieux ont une mémoire. Et bien si c'est le cas, le 15 Zalzburger FTA a une histoire particulièrement mouvementée. D'abord, les murs ont connu un conseiller d'Hitler qui avait racheté la bâtise à la fin des années 30 et puis au début des années 40, c'est devenu une galerie d'art.

Et les nazis qui étaient très fiers de cette bâtise qu'ils avaient classé monument historique ont même envisagé de détruire les maisons en face pour en faire une grande place pour justement mettre ce lieu en valeur. À l'aube de la Seconde Guerre mondiale, le projet a était tombé à l'eau et avec lui le rat de cette funeste maison. Après 1945 s'est donc posé cette question : que faire de ce vestige très embarrassant ? La maison d'Hitler me rappelle le mausolée de Franco en Espagne où l'ancienne tombe du dictateur avant qu'elle ne soit déplacée était recouverte à la fois de bouquet de fleurs et de crachat.

Ces lieux illustrent ce que les universitaires appellent le difficult, ce patrimoine difficile dont une grande partie de la population n'est pas fière et qui traverse le temps avec la même odeur de soufre. Et oui, que faire de ce triste lieu qui contrairement au camp de concentration ou encore au mausolée de Franco qui a été construit par des prisonniers politiques qui sont morts à la tâche ne raconte aucun crime. Cette question donc a traversé les décennies avec tout du long trois grandes options sur la table. Soit on pouvait garder le lieu tel quel ou alors on pouvait le rénover pour qu'il change de visage volontairement.

Ou alors option radicale évidemment on pouvait le détruire mais supprimer le passé n'a jamais fait l'unanimité. Alors, le gouvernement autrichien a donc mis fin à ce vaste débat mercredi en inaugurant ce commissariat de police en petit comité. Comprenez le message ? Oui, l'Autriche assume son histoire mais en même temps non, les néonazies ne sont pas les bienvenus sur place. Un pèlerinage sur les traces d'Hitler est désormais très difficile, sous peine de se frotter directement à la police. Maintenant que cette question est réglée, reste toutes les autres liées au vestiges matériel d'Hitler.

Que faire des toiles de se recaler des beauxarts qui est devenu un bourreau au mois de janvier par exemple deux de ces peintures à l'eau ont été vendu pour environ 3000 € chacune en Angleterre. 10 ans plus tôt, une autre s'envolait pour 100000 €. Que faire de Minecamp frédité récemment et des objets qui ont appartenu au fureur il y a une dizaine d'années, une vente aux enchères de ces effets personnels qui avait suscité l'indignation a été annulée au tout dernier moment et à chaque fois le malaise elle-même le patrimoine d'Hitler attire à la fois donc au mieux des curieux au pire des sympathisants.

La maison natale d'un monstre cesse de poser problème le jour où celui-ci n'a plus aucun soutien. Malheureusement, Autriche ce jour-là n'est pas arrivée. Merci Alin des sains de Thbo Soucier. Oui, un commissariat dans la maison de Hitler, on y est bien sauf les remontées des goûts mais ça c'est dans toute l'Europe. Merci Tibo. C'est maintenant l'heure de retrouver les judicieuses théories d'Eur Vincent ce soir. Elle nous rappelle qu'en théorie si on fait un régime on maigrit. Mais ça c'est en théorie. En théorie si on fait un régime on maigrit. Vous les voyez nous raconter en short moulant ou en bikini [musique] qu'il y a pas de secret.

Un bon régime assaisonné de vinaigre de cidre et hop, nous aurons accès au sein gral. Un corps digne de se montrer. La culture des régimescissants n'est pas uniquement soutenue par les faux docteur influenceurs et autres weight watchers [musique] mais aussi par la médecine. Quand on est en surpoids ou obèse, une des premières préconisations médicales, c'est le régime restrictif. Si vous êtes gros, c'est forcément que vous avez un gros coup de fourchette. Allez, c'est qu'une question de bonne volonté. Et oui madame, va falloir faire un petit effort. Brocoli, jus de citron et graines de chien. Mais en réalité, [musique] est-ce que ça fonctionne les régimes ?

Alors oui, le régime ça fonctionne surtout pendant qu'on se prive. Mais pour combien de temps ? C'est plus souvent une solution miracle qui fait regrossir. La privation de nourriture stresse l'organisme qui d'une part stock pendant et reprend après. C'est ce qu'on appelle le rebond pondéral. Notre organisme est bien fichu. Il sait bien que le gras c'est la vie parce qu'il constitue nos réserves énergétiques et produit quantité d'hormones. Donc le corps défend manu militarie ce tissu à dit peu quand on l'attaque par surprise. Et bien souvent la reprise de poids est supérieure à ce qui a été perdu. C'était pourtant pas l'objectif.

C'est ainsi qu'ayant repris on se remet au régime et on tombe dans la spirale du fameux effet yoyo qui en plus d'être déprimant et de stimuler nos résistances à l'amaigrissement est très mauvais pour la santé. Notre poids ne dépend pas uniquement de notre façon de nous nourrir, bien au contraire, c'est le fruit d'un savant complexe de facteurs génétiques, épigénétiques, environnementaux, psychologique, sociologique. Dire que ce n'est qu'une question d'assietté et de volonté, c'est juste une façon de stigmatiser et de culpabiliser. Dans bien des cas, et la recherche est formelle sur ce point, le régime fait prendre du poids. Alors, si c'est prouvé, on peut se demander à qui profite le crime.

Sur ce vaste marché de la minceur, quand on tente péniblement de maigrir, il y a forcément quelqu'un dont ça fait grossir la tirlire. [musique] Et ben c'est clair. Merci Aurore Vincenti. Merci à tous les amis. On se retrouve quand ? demain à la même heure 20h05 ou suré bien sûr pour 28 minutes samedi son clination comme toujours, on va se quitter en musique avec un bah un clin d'œil à la théorie à l'instant de notre ami Aurore Vincenti. Si faire un régime ça ne fait pas maigrir, finalement il nous reste peut-être une solution Pascal Blanchard faire de la gym avec Véronique Laavina bien sûr. Kimtonus. [musique] [musique] pa [musique] [musique] [cloche] [musique]