Raphaël Glucksmann candidat à la présidentielle, budget... Le "8h30 franceinfo" d'Aurélien Rousseau
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On va parler avec vous du budget, des économies et de la dette.
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On va aussi essayer de parler de l'élection présidentielle puisque vous êtes un très proche de Raphaël Glucksmann.
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Barrer la route à l'extrême droite, d'aucuns auraient dit en leur temps vaste programme. Est-ce que ça suffit ?
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Vous pouvez dire, moi j'entends être un marche-pied pour le Rassemblement National.
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Est-ce que vous pouvez vraiment y arriver seul, les sociodémocrates d'un côté et les insoumis de l'autre ?
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Parler de l'extrême-gauche, ça implique que se retrouver est quand même très compliqué.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Locuteur non identifiéFait
« La question elle est simple. Va-t-on offrir notre pays à Madame Le Pen et à l'extrême droite, au valet de Trump et de Poutine ? »
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« Madame Le Pen est la favorite de ces élections présidentielles. »
- 12:20InvitéFait
« Le gouvernement sort l'idée qu'on va doubler le plafond des franchises médicales. »
- 12:26InvitéFait
« Il a renoncé il y a quelques jours par la voie de la ministre de la Santé. »
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« On va tout faire pour se battre en faveur du travail et contre tous les systèmes de rente. »
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« Entrer en campagne en disant des trucs qu'on ne fera pas, je pense que c'est ça qui a tué la gauche. »
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Bonjour Aurélien Rousseau. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va parler avec vous du budget, on va parler des économies à faire de la manière dont on peut essayer de prendre à bras le corps ce sujet de la dette. On va aussi essayer de parler de l'élection présidentielle puisque vous êtes un très proche de Raphaël Glucksmann, le député européen qui a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle hier soir sur TF1. On l'écoute.
La question elle est simple. Va-t-on offrir notre pays à Madame Le Pen et à l'extrême droite, au valet de Trump et de Poutine ? Ou va-t-on permettre à la France de renouer avec cette longue quête de justice qui a façonné son histoire ? C'est ça le choix qui nous est offert et moi je ne me voyais pas me dérober devant un tel choix.
Barrer la route à l'extrême droite, d'aucuns auraient dit en leur temps vaste programme. Est-ce que ça suffit ?
Ça ne suffit sans doute pas, évidemment, et Raphaël Glucksmann a eu l'occasion d'évoquer d'autres pistes hier, mais c'est important de dire quelle est la particularité, la gravité de cette élection. On est pour la première fois dans une situation où Madame Le Pen, ou M. Bardella, ou qui que ce soit, Madame Le Pen est la favorite de ces élections présidentielles. Et donc à partir de là, cette élection, elle n'est pas comme une autre. On n'a pas la situation luxueuse, si je puis dire, où on choisit au premier tour, puis on élimine au second.
On va avoir une élection où, les Français le savent très bien d'ailleurs, ils vont dès le premier tour décider en grande partie de la tournure des événements. Et oui, que le Rassemblement National puisse gagner la présidentielle, ça change absolument tout.
J'entends Aurélien Rousseau, mais aucun candidat en présence, ou presque candidat, ou à moitié candidat, vous pouvez dire, moi j'entends être un marche-pied pour le Rassemblement National.
Alors vous avez raison, mais si je prends un exemple sur une partie de l'échiquier politique hier soir, où ce matin on a un sondage qui montre, et je pense qu'on va l'évoquer, la progression de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages au premier tour, et en même temps, ça baisse au second tour. Donc un second tour, Mélenchon-Le Pen, les sondages ne sont que des sondages, c'est une photographie aujourd'hui, mais c'est une ouverture et un boulevard pour le Rassemblement National. Donc évidemment que ça n'est pas un marche-pied volontaire, mais de fait, la question c'est qui peut battre Mme Le Pen ? C'est ça la question.
Aurélien Rousseau, avant d'être au second tour, il faut réussir à passer la barrière du premier tour. La question de l'alliance justement, ou non, avec Jean-Luc Mélenchon se pose. Raphaël Glucksmann, hier, a dit qu'il ne voulait pas en entendre parler. Ce matin sur France Info, on avait le député La France Insoumise, Adrien Clouet. Il parlait de la candidature de Raphaël Glucksmann comme le candidat de toutes les magouilles, un Macron compatible. Il a dit ne pas savoir ce que Raphaël Glucksmann pensait des grands défis de ce monde. Est-ce que vous pouvez vraiment y arriver seul, les sociodémocrates d'un côté et les insoumis de l'autre ?
L'histoire de la gauche, ça a toujours été, en tout cas dans les 100 dernières années, une force social-démocrate, social-démocrate écologiste, et puis une force d'extrême-gauche. Ça a été pendant très longtemps le Parti Communiste, sur d'autres valeurs que la France Insoumise. C'est l'extrême-gauche, la France Insoumise ? Oui, je pense que c'est l'extrême-gauche, et il ne faut pas avoir peur d'affirmer de la force.
Attendez, c'est important ce que vous dites, parce que c'est quand même, alors on sait que c'est une classification aussi qui est établie par le ministère de l'Intérieur, mais parler de l'extrême-gauche, ça implique que, enfin dire que la France Insoumise est d'extrême-gauche, ça implique que se retrouver est quand même très compliqué. Ça veut dire que vous ne partagez pas du tout les mêmes valeurs.
Mais je pense, moi je ne suis pas un théoricien des gauches irréconciliables, ou plus exactement, je considère que les électeurs de gauche, dans leur ensemble, ils ont toujours à la fin fait le choix de permettre au candidat qui a le plus de force de gagner. La question aujourd'hui, oui, Jean-Luc Mélenchon, il est en campagne avec un appareil tenu, et Raphaël Glucksmann a annoncé hier sa candidature avec des principes très clairs. Je ne sais pas à quoi fait référence Adrien Clouet, mais je pense que les principes de Glucksmann y sont connus. Et on va, et on va construire à partir de cette force, et on doit construire en agrégant.
Et quand hier Raphaël dit, il faut arrêter d'avoir peur de Mélenchon, c'est que la gauche, la gauche social-démocrate, réformiste, quel que soit le mot, on a l'impression qu'elle a peur de ce que Mélenchon dit d'elle. Mais sauf qu'aujourd'hui, la dynamique, elle est de son côté à lui. Il est beaucoup plus puissant, vous évoquiez les sondages, il fait quasiment le double, voire plus de ce que les intentions de vote prêtent à Raphaël Glucksmann. Non, pardon, il est loin du moment où il fait le double. Il est le seul candidat de cet espace-là à avoir un score à du chiffre. Oui, aujourd'hui, il est derrière, et on va construire cette dynamique.
D'abord, en rassemblant notre camp sur des principes et des valeurs qui nous sont communs, c'est le sens de cette participation à la primaire. La primaire, ce n'est pas une élection particulière, c'est un temps de l'élection présidentielle. Et on va aller là-dessus. Et Raphaël, il est engagé, il y a une forme de gravité qu'on entend dans sa déclaration d'hier, parce qu'on n'annonce pas qu'on est candidat à la présidentielle comme on annonce qu'on va faire un tennis. C'est un moment important pour la France. On y va, il faut clarifier les choses. Cette primaire, elle va venir rapidement maintenant. Et on est encore à plusieurs mois.
Je ne refais pas ce que disent tous les gens, mais les sondages de dix mois avant les présidentielles sont rarement ceux de l'arrivée.
On sait qu'on parle assez peu de sondages sur France Info, mais on retient quand même bien souvent que les sondages de dix mois avant le premier tour sous-estiment bien souvent Jean-Luc Mélenchon.
Oui, absolument. En tout cas, c'est ce que le passé nous a démontré. Sur ce point-là, vous avez raison. Et donc, je pense qu'il y a aussi la volonté de ne pas se tromper du côté des sonneurs. Mais vous avez raison. La dynamique, elle est là. Pourquoi ? Parce que Mélenchon, il n'a pas peur d'affirmer une force. Une force parfois un peu brutale, souvent un peu brutale. Une force qui n'est pas la nôtre. On ne fait pas rire dans les meetings sur les non-juifs. On ne fait pas à nos universités d'été des tables rondes avec Rima Hassan. On n'annonce pas en même temps vouloir être le planificateur écologiste, mais qu'il faut rouvrir les gazoducs avec la Russie. Il faut de la cohérence.
Et il faut, encore une fois, de la vision et de la clarté. Et cette clarté, elle est très forte chez Raphaël Glucksmann et tous ceux qui le soutiennent. Parce qu'on évoquait, vous évoquiez, Yannick Jadot, qui ce matin a dit son enthousiasme, Carole Lelga, Nicolas Meyer-Rossignol, on a quelque chose qui est en train de se nouer et on va transformer ça en force. Auréen Rousseau, avant d'être candidat, il est surtout candidat à la candidature, vu que ça va passer par la primaire avec les socialistes. Ça fait un peu congrès du Parti Socialiste, cette compétition électorale où il y aura Olivier Faure, Jérôme Gage, on parle de Ségolène Royal, etc.
Est-ce que ce n'est pas un rétrécissement avant la grande compétition ? Moi, je ne crois pas que ce soit un rétrécissement. Et en tout cas, si c'est un risque, il faut se battre contre ce risque. La primaire de cette gauche sociale-démocrate-réformiste, de cette gauche qui est prête à gouverner, c'est ça la différence. Ça fait un peu congrès du Parti Socialiste. Elle doit être une étape de la présidentielle. Après, on n'est pas désigné candidat sur un plateau. C'est assez normal de se dire qu'on doit d'abord convaincre son camp et le rassembler. Auréen Rousseau, à l'origine, ce n'était pas le plan. Raphaël Glucksmann, il a rêvé d'être candidat sans passer par cette primaire, de s'imposer.
S'il y est contraint, c'est aussi qu'il n'a pas réussi à créer la dynamique suffisante de ce qui suit. Je ne suis pas d'accord avec vous sur ça. Il était, on a, et il a, on a refusé très clairement une primaire qui aurait un périmètre dans lequel, à la fin, on ne pourrait pas forcément respecter les règles du jeu. La règle du jeu, c'est celui qui gagne la primaire, vous vous engagez derrière lui. Et on s'est bagarré. Oui, on s'est bagarré pour que cette primaire, si elle avait lieu, elle soit dans un périmètre cohérent pour nous. La cohérence, la vérité.
Je pense que Glucksmann, ce qui va faire la différence, et ça répond un peu à votre question, c'est de se dire, ce qu'on va raconter, ce qu'on va dire, ce qu'on va proposer dans la primaire, ça ne va pas être à gauche toute. pour après, quand on veut parler à tous les Français, recentrer. Il faut qu'on dise la même chose et qu'on soit porteur là-dessus de valeurs et de principes extrêmement clairs.
Toujours est-il que les candidats à la primaire devront signer une charte dans laquelle il ne sera pas mentionné le refus d'alliance aux législatives avec la France insoumise, c'est ce que disent nos confrères de l'opinion. Est-ce que ça veut dire que finalement, vous vous rendez à l'évidence et que le Parti Socialiste, et même un peu plus largement, est tellement tiraillé que ça n'est pas possible de faire mention de ce type d'exclusion ?
Mais là, la position, et c'est sur ça à la fin que les hommes sont la somme ou les hommes et les femmes sont la somme de leurs actes, place publique, avec Raphaël Glucksmann, avec Aurore Laluc, coprésidente, quand il s'est agi d'être extrêmement clair, y compris de retirer nos candidats aux municipales, on l'a fait partout pour ne pas faire alliance avec la France insoumise. Raphaël Glucksmann l'a dit hier. Après, je vais vous dire, soyons très clairs, la question aujourd'hui, on n'est pas matin, midi et soir obsédés par la France insoumise. C'est à force d'être obsédés par la France insoumise qu'on se met sous l'emprise politique. Non, on va donner de la force.
Cette question, notamment quand on parle des écologistes, par exemple. Vous avez cité Yannick Jadot qui effectivement soutient Raphaël Glucksmann. Il l'a annoncé ce matin sur France Inter. On a aussi d'autres écologistes comme Sandrine Rousseau qui, elle, affiche plutôt un soutien envers Jean-Luc Mélenchon. On voit que Marine Tondelier, elle n'a pas tranché. Elle reste dans une figure d'équilibriste entre les deux. S'il s'avérait qu'il nouait un accord avec la France insoumise, ça serait compliqué pour vous ? Encore une fois, c'est très clair. Et Raphaël Glucksmann le dit depuis des mois, il va falloir choisir.
Il y aura une offre qui sera celle de Jean-Luc Mélenchon et une offre dont nous souhaitons et dont nous nous bagarrons pour que Raphaël la porte qui sera une offre réformiste, écologiste et radicale aussi. Donc après, chacun fera son choix. Yannick Jadot le fait ce matin. L'électorat vert, est-ce qu'il est le même que le Parti vert ? Est-ce que c'est le même que le groupe écologiste vert ? Les Français, je pense que c'est loin de leur sujet.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les écologistes, dans leur diversité, ils avaient posé des éléments de diagnostic beaucoup plus tôt que les autres et qu'ils avaient donc raison de nous mettre tous devant nos responsabilités sur ce qui est en train de se passer et ce qui va se passer qui est un risque immense écologique pour notre civilisation, si je puis dire. Voilà, on va construire avec eux et après, chacun choisira. Ce n'est pas tragique de choisir. Ce n'est pas tragique. C'est ça la politique aussi. Et le côté, on va tous y aller ensemble, Youkaïdi, Youkaïda, parce qu'on est tous les mêmes. Ce n'est pas vrai. On n'est pas les mêmes et on assume les différences.
Et nous sommes toujours
avec Aurélien Rousseau, député des Yvelines, Place Publique. On va parler du budget, grand temps fort, politique à l'automne. Est-ce que Place Publique, la formation de Raphaël Luxman, est prête à un accord avec le gouvernement pour éviter que la France se retrouve sans budget ? Moi, ça, c'est une question, j'allais dire, un peu de laboratoire. C'est une question qui a son importance. Oui, oui, elle a une grande importance, mais la question, c'est sur quoi le principe, le Premier ministre a écrit la semaine dernière à tous les parlementaires pour leur dire qu'il faut absolument budget. Certes, mais sur quel principe ?
En juillet, le gouvernement sort l'idée qu'on va doubler le plafond des franchises médicales. Justement, il a renoncé il y a quelques jours par la voie de la ministre de la Santé. Je m'en réjouis, je me suis... Pour vous faire plaisir à vous et aux socialistes, est-ce que vous avez d'autres demandes, d'autres ignorances ? Ça ne peut plus marcher comme ça. On envoie un ballon d'essai sur une mesure qui est particulièrement injuste, qui touche les malades qui ont des affections de longue durée, et puis après, fin août, on recule, etc.
Soit on est dans une discussion et le gouvernement nous dit quelles sont ces mesures, quelles sont les mesures de justice sociale qui doivent être prises, soit ça ne va pas fonctionner. C'est aussi à vous de fixer vos objectifs. Vous l'aviez fait, notamment la dernière fois, c'était la question des retraites. Vous avez obtenu le retrait de la réforme, les socialistes notamment. Est-ce que là, il y a un objet politique, symbolique, important à vos yeux qui vous permettrait de dire qu'on accepte un accord parce qu'on a gagné sur telle chose ? On n'en est pas là. On n'en est pas là. La fois précédente, vous vous rappelez sans doute, M.
Bayrou, l'an dernier, ça paraît il y a tant ressenti, 20 ans, mais l'an dernier, avait annoncé, je ne sais pas combien de milliards d'euros d'économies en juillet. Donc on avait réagi. Le gouvernement n'a pas fait comme cela. On n'a aucune proposition sur la table. Évidemment que chacun va devoir prendre ses responsabilités. Mais le gouvernement aussi. La question, c'est qu'il faut un budget à ce pays, quelle que soit la manière dont il va être adopté. Et si le jeu, c'est de se refiler la patate chaude en disant c'est vous les responsables, vous n'avez pas été suffisamment républicains, etc. Ça ne va pas marcher comme ça. On ne va pas y arriver comme ça. C'est la vie des gens.
Justement, Aurélien Rousseau, ce qu'on se dit là depuis cinq minutes est quand même assez peu mais concret malgré tout. Vous parlez de justice sociale. Est-ce qu'on peut se payer le luxe avec les déficits tels qu'ils sont, avec les taux d'intérêt qui remontent 4,1% pour les échéances à 10 ans la semaine dernière qui sont des taux qu'on n'avait pas vu depuis 2008 ? Est-ce qu'on peut se payer le luxe de dire on va faire un budget de justice sociale
donc dépensier ? Non, pardon, justice sociale évidemment. Ce que je veux dire c'est que les mesures qui vont être présentées doivent être des mesures qui prennent en compte ces enjeux de justice sociale. J'évoquais le doublement du plafond des franchises médicales. C'est une mesure d'économie qui est totalement... Vous allez proposer quoi ? Des impôts ? On a proposé un certain nombre de choses. Oui, je pense que notamment la fiscalité sur les très hauts revenus, les très hauts patrimoines. Quand on dit très hauts patrimoines c'est vraiment très très haut. Moi je rêverais d'être à ce niveau de patrimoine. Je vous le souhaite aussi.
Ce n'est pas les petits héritages, ce n'est pas les petits capitaux ou les petites déclarations d'impôt sur le revenu. Donc il faut qu'on bouge là-dessus et après que il y ait des efforts à faire je vais vous prendre un exemple très concret et on verra ce qui est discuté. Moi, je reviens comme beaucoup de quelques moments de vacances et discuté avec beaucoup de monde comme tout le monde et je voyais des retraités qui ont des réactions très différentes par rapport aux mesures qui ont été lancées dans l'atmosphère sur le gel des retraites. Alors justement, la position de place publique. Moi, à 1200 balles de retraite par mois, le gel, il est inacceptable.
Par gel de retraite, vous entendez la sous-indexation ou la déjardexation des retraites et rappelons ce que c'est. Le gel de la revalorisation annuelle des retraites à 1200 balles par mois. C'est insoutenable. Ce n'est pas ce qui a été évoqué. Les pistes qui sont sorties dans la presse concernaient plutôt les retraites importantes au-dessus de 1000 euros. Mais c'est là que, pardon, mais on a un problème de méthode. C'est les pistes sorties dans la presse. De quoi parle-t-on ? Avec quel rendement ? Pour financer quoi ?
Et puis par ailleurs, entre ce qu'on a obtenu l'an dernier et ce qui a été fait finalement, il y a beaucoup de points sur lesquels le gouvernement a renoncé et n'a pas tenu ses engagements.
Il y a un point quand même important parce que c'est un sujet qui crée beaucoup de tensions dans le débat public ces dernières semaines. Vous, vous dites place publique représentant Raphaël Glucksmann, vous dites une désindexation de certaines retraites. Par principe, on ne dit pas non. Non, je n'ai pas dit ça. Vous ne dites pas oui non plus.
Je n'ai pas dit ça. Je dis quand vous évoquiez, quand on évoquait la question de la justice sociale, c'est très différent de faire des mesures aveugles qui vont toucher de la même manière les plus petits revenus ou les revenus moyens ou hauts que d'avoir des modulations. Après, on n'a rien sur la table. Et vous, à partir de quel montant vous tourneriez ça juste ? Quand vous êtes parlementaire, vous êtes totalement dépendant de ce que le gouvernement met sur la table, y compris pour analyser ce que ça produit comme rendement et pour en discuter. Moi, alors vraiment, le côté du jeu du plus... C'est un jeu un peu dangereux de dire à 2000, à 2002, à 2003, à 2005...
Non, mais on peut par exemple supposer...
Vous avez été auprès d'Elisabeth Borne, vous connaissez un peu tous ces mécanismes. On sait qu'un retraité qui a eu, qui a 2500 euros de retraite par mois, c'est sans doute quelqu'un qui gagnait parfois plus de 3000 euros, qui a donc par conséquent bien souvent du patrimoine, etc. Donc, ça peut être moins douloureux que quelqu'un, comme vous le dites,
qui a 1200 euros. Mais oui, mais le sujet, ça va être une copie, pardon, une copie globale, y compris avec le projet de budget de l'État, le projet de budget de la sécurité sociale. Mais je considère, je le dis ainsi, que plus on est effectivement aisé, et à combien on est aisé, surtout quand on est retraité, qu'on aide ses enfants, etc., tout ça est un sujet difficile. Les enfants payent des cotisations. On doit plus contribuer que les plus modestes. Aurélie Rousseau, on entend vos hésitations et vos craintes, mais on ne comprend pas que propose Raphaël Glucksmann sur la question des retraites.
Alors, sur la question du niveau des pensions, sur la question d'un changement sur les retraites, la position de Raphaël Glucksmann et hier, il l'a dite de manière extrêmement forte, c'est qu'on va tout faire pour se battre en faveur du travail et contre tous les systèmes de rente. Ah oui, mais je n'ai pas compris en entendant et je n'ai pas entendu lors de la déglaration à TF1 de propositions précises en termes de réforme des retraites. Ah non, mais vous me posez la question sur le modèle de retraite. Sur le modèle de retraite, Raphaël Glucksmann a déjà eu l'occasion de s'exprimer là-dessus. Ceux qui considèrent qu'il y aura zéro réforme des retraites ne disent pas la vérité.
Donc, il faudra travailler plus longtemps ? Et ceux qui le peuvent, tous les trois autour de la table, on en fait partie jusqu'à un nouvel ordre, devront travailler plus longtemps et on va devoir enfin, le patronat va devoir enfin prendre ses responsabilités. Il ne l'a pas fait il y a un an alors que l'accord était tout proche avec la CFDT notamment, prendre en compte la question de la pénibilité. Ça veut dire quoi de travailler plus longtemps pour ceux qui le peuvent jusqu'à quel âge ? Alors, aujourd'hui, on n'a pas de chiffres. Ce n'est pas embêtant de ne pas avoir de chiffres à neuf ou à huit mois de la présidentielle ? Vraiment, je ne crois pas
que ce soit embêtant. Mais pardonnez-moi, on ne va pas tergiverser, Aurélien Rousseau, vous parlez de l'âge de départ ou vous parlez de la durée de cotisation ? On sait que la durée de cotisation c'est quelque chose qui est très souvent dans l'air. Il y a eu la réforme touraine qui accélère, enfin qui augmente la durée de cotisation. C'est plutôt ça votre option, on imagine ?
Pardonnez-moi à mon tour de dire cela, mais aujourd'hui, aucune réforme des retraites ne peut reposer que sur un des critères que la durée de cotisation. On est à des durées de cotisation qui sont désormais assez longues, donc on doit mixer l'âge et la durée de cotisation. C'est un sujet et on doit intégrer ce qui est complexe, la pénibilité, mais pour de vrai. Pour de vrai. Donc moi, ce schéma, ce travail, il doit se faire et c'est là que la primaire, alors j'entends ce que vous disiez tout à l'heure, mais la primaire, c'est aussi un moment de clarification sur tout ça. Je voyais la semaine dernière, des défilés de Brun. Parce qu'entrer en campagne
en disant il faut travailler plus longtemps, c'est sûr que ça ne va peut-être pas vous apporter beaucoup de succès.
Alors là-dessus, je vais vous dire très clairement, entrer en campagne en disant des trucs qu'on ne fera pas, je pense que c'est ça qui a tué la gauche. Voilà. Oui, quand Mélenchon dit la dette, en fait, on peut l'effacer, en fait, ce n'est pas vrai, ça ne va pas marcher comme ça. Donc en fait, on veut exercer les responsabilités, mais après, avoir été élu sur quelque chose qu'on ne fera pas. Mais c'est insupportable, c'est ça qui fait crever la gauche, c'est ça qui fait crever la politique en général. Et la déception, la colère qu'a créé 10 ans de pouvoir du président de la République, elle est liée aussi à ça. Plein de choses qui ont été promises, qui n'ont pas du tout été faites.
Donc il faut arrêter avec ça. Et moi, je pense que les Français sont prêts à entendre. dès lors que le principe, c'est un principe de justice sociale. Aurélien Rousseau, en un mot, Léa Salamé qui a annoncé ce matin se mettre en retrait du 20h de France 2. On en est encore là, en 2026, une femme doit se mettre en retrait pour laisser son conjoint remplir ses ambitions et sa carrière politique. Je pense que, je pense d'abord que ça appartient à leur discussion. J'espère, j'attends, avec une immense impatience, le jour où c'est un mec qui se mettra en retrait parce que sa femme s'engagera dans une campagne présidentielle. C'était un engagement qui avait été pris par Léa Salamé.
Elle le respecte. De la même manière que Raphaël Glucksmann avait dit, dans les trois mois, je donnerai un point de vue. Malgré une candidature incertaine. Il l'a donnée dans les trois mois. Oui, mais on doit ça aux Français. Il ne peut pas y avoir quelques soupçons que ce soit. Ils ont été extrêmement clairs là-dessus. J'imagine, je sais que c'est dur, que c'est douloureux. C'est une décision éthique. Voilà. Et vivement le jour où ce sont des mecs qui se retireront pour laisser leur compagne être candidate à la présidentielle.
Merci beaucoup, Aurélien Rousseau, d'avoir été avec nous ce matin sur France Info, député des Yvelines, place publique, ancien ministre de la Santé et donc soutien de Raphaël Glucksmann. Merci. Camille Vigone-Lecouat reste avec nous sur France Info.