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Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 30 octobre 2026 16 minActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiSolidarités & famille

31 octobre : "On nous annonce une convergence des brutes le soir d'Halloween" (Antoine Comte)

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:03Fait
    « Halloween, c'est la fête sympa, des enfants, des bonbons et cetera. »
  • 8:33Fait
    « Est-ce que la fermeté annoncée par Laurent Douz mais aussi les interdictions, est-ce que ça peut être la seule réponse ? »
  • 11:01Fait
    « Est-ce qu'on sait s'ils vont être empêchés de venir devant l'Assemblée nationale ? »
  • 15:04Fait
    « Est-ce que sur la durée les forces de l'ordre peuvent tenir ? Imaginez tous les samedis, ça se répète combien de temps 70000 hommes vont tenir dans le pays comme ça. »

Temps de parole

  • ?100 %

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Éric Peltier, Laurent Nouise met à nouveau les gros moyens parce que le risque de débordement, il est encore très haut. Oui, ce sont des moyens considérable he qui sont à peu près dans les mêmes proportions que ceux de la semaine passée. Ça avait plutôt bien marché mais la grande différence c'est qu'il n'y a pas le congrès du RN, il y a pas Orléan. Donc toutes les forces seront disponibles, les gendarmes mobiles, euh les CRS et même le RAID et même la BRI, s'agissant des policiers pour sécuriser euh les manifestations parce que la nouveauté de ce samedi, c'est finalement bien sûr les grandes manifestations mais qui tombent le jour d'Halloween. Alors, les gens le savent pas forcément, mais Halloween, c'est la fête sympa, des enfants, des bonbons et cetera. Et un

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peu plus tard dans la nuit, pour les forces de l'ordre, c'est souvent un cast-ê sécuritaire parce que depuis une dizaine d'années environ, la fête entre guillemets se prolonge et dégénère avec des tirs de mortiers d'artifice, des émeutes urbaines et cetera. Mais d'ailleurs, hier euh Laurent Nunz a a précisé que c'est pas parce qu'on a un masque d'Halloween euh queon va pouvoir se promener dans la rue. Il a il a il a prévenu. Oui. Alors ça c'est compliqué parce que euh finalement Halloween c'est d'abord festif. Bon euh commercial aussi mais festif. Euh les enfants se déguisent, il y a les clownes dans les rues et cetera et ça fait partie de la tradition. Mais quand ça vient percuter un événement social avec des manifestations où il est interdit, je le rappelle en France, de

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manifester grimé, c'est compliqué. Ça va être très compliqué. Laurent Nunz l'a dit, il ne les forces de l'ordre ne toléreront pas donc des cortèges entre guillemets sauvages le soir dans Paris et encore moins grimé. Anthony Bélanger ju. Non non, je je disais c'est pas c'est pas compliqué à reconnaître quand on fait 1,12 et qu'on porte un masque et qu'on est un enfant et que tout peut tout va bien. Et les enfants qui c'était pour mettre un peu de sourire dans le dans euh dans toute l'Europe en fait il y a cette cette il y a cette idée qu'alloween pourrait être le moment de la de la de de manifestation on va dire. Alors évidment toutes les expressions sont utilisées en fonction des langues, mais c'est grosso modo le moment de l'horreur dans les rues. Euh notamment particulièrement au

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Mexique où en plus ça correspond au jour de la mort. Au jour des morts, vous savez ce jour absolument incroyable, c'est deux ou trois jours incroyables où il y a la fête absolument partout au Mexique. Donc il y a une forme d'inspiration qui vient des États-Unis, qui rebondit en Europe, qui repart ensuite dans le reste du monde. Mais on aura le temps de détailler tout ça un peu plus tard. Antoine Comte, l'exécutif, on sait ils ont il a pas de deuxième chance. Ça s'est mal passé le 17 octobre, ça s'est plutôt bien passé la semaine dernière, mais il y a pas de deuxième chambre possible. Non non, là il joue très très gros politiquement. à la fois Laurent Nugè he qui est en première ligue le ministre de l'intérieur, je rappelle qu'il avait remis sa démission après le le 17

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octobre, démission refusée par le le chef de l'État. Euh mais il y a aussi évidemment Emmanuel Macron qui lui a décidé de de tenter de reprendre la main sur ces sujets-là qui sera aussi dans le dans le viseur si ça se passe mal, ce qu'on ne souhaite pas bien évidemment demain. Et puis vous avez bien sûr le tout le gouvernement et et Sébastien Lecornu. Euh le problème c'est qu'on a un mouvement qui visiblement cette fois-ci pourrait se radicaliser encore davantage. En tout cas, c'est ce que dit Laurent Nunè en en en craignant de nombreuses violences urbaines. He ce sont ce sont ces mots. Donc ce qu'il n'avait pas dit pour le la journée de samedi précédent du du 24 octobre, il appelait à une grande vigilance bien évidemment qui aurait sans doute des violence. Ça s'est en effet plutôt bien

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passé mais après ça s'est passé aussi à quel prix ? C'est-à-dire que vous avez des préfectures de police notamment la préfecture de police de Paris qui a décidé en dernière minute de décaler totalement le le tracé de l'isoler donc sur une zone où il n'y a pas de où très peu de commerce. Là ça va être la même chose cette fois-ci. Euh vous avez aussi euh eu euh des interdictions de manifester dans certaines villes. Vous avez eu la mise en place de de couvre-feu. Donc il y a quand même une dimension très sécuritaire qui a sans doute permis euh d'éviter le pire le weekend dernier. Là on nous annonce avec euh ce contexte aussi du 31 euh 31 octobre et cette cette fête d'Halloween finalement une forme de de convergence un peu des brutes he j'utilise un peu cette expression entre d'un côté

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peut-être des émettiers des casseurs et qui vont profiter peut-être aussi de la situation avec avec ces fêtes cette fête d'Halloween. En fait, il y a il y a la journée de de demain avec les manifestations du pays, mais il y a aussi la soirée surtout de demain soir où là ça peut être tendu en effet dans dans les rues du pays. Justement, Peltier ont été repéré sur les réseaux sociaux de nombreux appels à rassemblement aux alentours de 20h qui émanerait de la mouvement d'ultra gauche, mais aussi de la mouvement de la mouvance d'ultra droite, voilà qui appelle à faire la révolution à l'insurrection. Ça veut dire qu'il va falloir avoir une extrême vigilance jusqu'à tard dans la soirée. Ben, ça veut dire que la journée va être longue, la nuit peut-être courte et que

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effectivement il va falloir au niveau des forces de l'ordre être attentif au-delà de la sécurisation des grands cortèges. Ce que craignne ce que craint le ministère de l'intérieur, c'est des cortèges un peu sauvages dans les rues des grandes villes à la suite de ces manifestations et d'ailleurs pas forcément en lien direct avec ces grandes manifestations parce que vous l'avez dit, Halloween, c'est aussi un moment un peu de lâcher-prise. Vous avez évoqué aussi un facteur qui est relativement nouveau qu'on a vu émerger la semaine dernière, c'est la présence en périphérie de groupes d'ultradroite très violent et qui risque de venir semer encore plus la pagaille, le trouble directement dans les rangs des manifestations, mais peut-être après au cours de ces cortèges sauvages le

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soir. Donc ça c'est très très difficile à gérer et l'idée c'est d'avoir à la fois des forces qui sont ce qu'on appelle les forces mobiles un peu lourdes casqué caparasonné et cetera donc CRS gendarme mobile mais aussi des forces plus légères peut-être en civil qui sont capables d'intervenir en cas de d'exaction et ça c'est assez dangereux parce que ça suppose d'aller au contact et donc là encore il y a il y a des risques physiques. Anthony Bélanger. Non, je voulais ajouter euh j'ai l'air eu un l'air un peu de plaisanter tout à l'heure, mais en fait il y a une chose très fondamentale à comprendre à propos de ces mouvements, c'est qu'ils sont tous interconnectés. C'est pas pour rien que je Halloween était choisie. C'est un c'est un événement qui dans toute l'Europe et dans tout le monde

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occidental raisonne pour tout le monde et de qu'on [grognement] peut fêter et fêter y compris dans la rue et manifester de la même façon parce que ces mouvements ont besoin de de on c'est ce qui est nouveau par rapport au grand mouvement d'il y a 10 ans. Je pense aux manifestations catalanes, je pense à la jeunesse dans les rues en en 2015 et les jacries françaises, enfin je veux dire les gilets jaunes en 2017-28 et même éventuellement les grandes manifestations hilac en Algérie entre en 2019 et 2020. Euh la grande différence avec ça, c'est que c'est ce qu'on a pu appeler la TikTokisation, c'est-à-dire en fait le fait que ces jeunes se regardent grâce aux au aux algorithme aussi. Mais d'ailleurs, on a vu plein sur les réseaux sociaux plein de vidéos autour d'Halloween et de ses appels à

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Exactement. Donc il y a un une concentration à la fois de petites vidéos qui appellent à partager en commun cette culture qui à mon avis peut même être passionnante. Je vais vous donner un petit exemple. Les lycéens français ont manifesté autour d'un d'un hashtag ou d'un d'un slogan qui était euh euh lycéen ou lycée indigné. Les lycéens catalans ont repris le hashtag, ont traduit en catalan et en fait c'est un c'est ça fait aussi référence à un essai de de de monsieur Essel des années 2010 qui avait été très célèbre qui s'appelait indignez-vous. C'est-à-dire qu'il y a à la fois une correspondance dans le temps, des références qui se qui se transmettent de pays en pays et notamment le déguisement

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fait partie de ces référence. Beaucoup de ces jeunes de la Gen Z, on parle de cela hein, se se font font référence à des à des moments communs de culture comme par exemple One Piece, le le fameux manga japonais et série japonaise. Il se il se il se il se il s'amuse à se à s'habiller en pirate. Les mouvement des cafars en Inde aussi a choisi ce thème pour pouvoir mieux pour mieux s'habiller, pour mieux appuyer sur le côté à la fois ironique et festif. Donc il y a une volonté de mettre en commun au travers des réseaux sociaux qui sont un élément fondamental. On ne peut pas comprendre ces mouvements si on ne sait pas que c'est réseaux sociaux et les algorithmes précipitent aussi les références les uns aux autres. Dernier petit exemple juste pour vous donner une

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idée. Vous avez vu la Victoire de Loua il y a quelques jours de ça. La Victoire de Loua, beaucoup l'ont attribué en partie en tout cas ce qu'on appelit l'armée de Loula, c'est-à-dire des jeunes organisés sur les réseaux sociaux qui ont pu mobiliser énormément d'une population une population alors que Loua est arrivé au 2e au premier tour de la présidentielle et qui a qu' a finalement gagné par 4 millions de voix. OK. Et bien aujourd'hui, les jeunes dans les rues qu'on va voir demain, ceux qui manifestent, he je parle pas des casseurs, ceux qui manifestent sont en train de s'inspirer de la façon dont les jeunes brésiliens se sont organisés pour eux-mêmes s'organiser et dans les manifestations éventuellement dans les combats futurs. Antoine Comte, est-ce que la fermeté

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annoncée par Laurent Douz mais aussi les interdictions, est-ce que ça peut être la seule réponse ? parce qu'on entend aussi cette petite musique de dire ben en fait on peut pas tout interdire, il y a la liberté de manifester. Évidemment que non, c'est pas du tout la seule réponse que qu'il faut que le le gouvernement propose au aux manifestants et notamment aux lycéens et aux étudiants qui d'ailleurs, je le rappelle, ont été reçus hier par le ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz. Ils lui ont quand même demandé de s'excuser sur les violences policières qui ont été commises dans certaines manifestations ou dans certains blocus de d'établissement scolaire et de supprimer les bombes lacrymogènes. Voilà. et de supprimer certaines armes jusqu'au jusqu'au gaz lacrymogène en

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effet. Alors, fin de non recevoir bien évidemment du ministre de l'intérieur. D'ailleurs, ça c'est c'était assez tendu hein entre les représentants lycéens et représentants étudiant et le ministre de de l'intérieur. Mais on dit que la semaine dernière, ça s'est hyper bien passé, ça s'est mieux passé que le 17 octobre, mais ça s'est pas non plus passé de façon hyper hyper sereine parce que en fait, il ont quand même eu une centaine de pillages. Il y a eu des centaines de pillages. Il y a eu, je rappelle, un manifestant qui a perdu une main à Poitier. Euh il y a eu un autre qui aussi s'est fait tirer dessus dans l'œil. Euh il y a eu quand même encore voilà et puis surtout, vous l'avez dit très justement, il y a eu aussi ces on peut les appeler comme ça, ces milices d'extrême droite de

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l'ultradroite qui sont sortis dans les rues sans intervention policière, visiblement où il y a il y a quand même des images très claires où on voit ces ces ces gens de l'ultradroite défilé dans certaines rues du du pays, notamment à Lyon, il y a eu à Nice, il y a eu dans dans plus à Clermontferrand dans plusieurs villes de France et vous avez les les policiers qui sont là et qui n'interviennent pas alors que ces milices d'ultradroite s'en prennent à des manifestants. Donc ça aussi c'est un il va falloir que le ministre de l'intérieur s'explique sans doute aussi là-dessus sachant que il y a une commission d'enquête parlementaire qui va débuter et le premier qui sera auditionné c'est le ministre de l'intérieur leuness. Donc j'imagine que il y aura des questions notamment venant

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des parlementaires de gauche sur cette histoire de l'ultradroite. Il faudrait pas en fait que finalement la la la sécurité enfin le finalement le maintien de l'ordre ne concerne qu'une seule frange de ces gens qui manifestent parce que eux ils sont sortis un peu de nulle part dans dans les rues de de France. samedi dernier à la nuit tombée et visiblement on sait qu' l'ultradroite peut avoir ce type d'agissement. Donc il y a une question en tout cas qui se pose aujourd'hui notamment dans des villes comme Lyon. Ouais. Voilà. De Lyon où il y a il y a un terro des de de de l'ultradroite qui est qui est qui est très qui est très présent en effet. Mais euh mais c'est vrai qu'il y a des questions qui ont été posées très vite en disant pourquoi le les forces de l'ordre ne sont pas

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intervenues ou très peu intervenues sur ces sur ces manifestants-là qui représentent l'ultradroite. Éric Pier dès ce soir euh le gouvernement va faire face à des rassemblements euh notamment des gilets jaunes qui appellent à un sitin à des casserolades devant l'Assemblée nationale. Est-ce qu'on sait s'ils vont être empêchés de venir devant l'Assemblée nationale ? Est-ce que c'est un risque aussi pour le gouvernement dès ce soir ? Moi, j'ai pas d'info euh privilégié sur euh l'attitude des forces de l'ordre ce soir, mais je pense que l'idée quand même, c'est d'éviter euh une polarisation autour des lieux de pouvoir. On l'a vu, hein, donc dans les centre-villees à Forceurier à Paris, euh près de l'Élysée, euh près de l'Assemblée nationale. Ça me paraît difficile euh que le ministère de

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l'intérieur tolère des points de rassemblement comme cela. On on verra ce soir, ça dépendra aussi peut-être du nombre, mais globalement l'idée, on le voit et ça pose un problème démocratique aussi dans le choix des parcours et des manifestations, c'est d'écarter les manifestations lorsqu'elles peuvent avoir lieu, de les excentrer et de ne plus leur permettre d'être en centre-ville lorsqu'elles sont tolérées. Et ça va [grognement] être le cas, c'est la proposition du préfet de police qui va être débattue là. Donc c'est deux comme la semaine dernière, ça avait été d'un point de vue sécuritaire une réussite, ne plus faire passer ces grands cortèges, ces grandes manifestations, Bastiation en plein cœur

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de Paris Opéa, mais de les excentrer sur le boulevard d'idé March pour ceux qui sont pas parisiens, c'est vraiment le long du périphérique. Et donc il y a moins de magasin, il y a des grandes avenues et c'est plus facile à sécuriser. Mais c'est pas ce que veulent les syndicats, c'est pas ce que veulent les organisateurs. La semaine dernière Éric Beltier, vous étiez aux premières loges de ce cortège parisien puisque vous étiez avec les CRS tout devant. Quelle impression ça vous a donné ? Moi ce qui m'a frappé c'est que euh les gens sont arrivés, les manifestants sont arrivés au compte goutte. On avait il y avait peu de monde au départ et puis précisément parce que le parcours a changé, on a vu des gens qui avaient l'intention sans doute de manifester dans le centre de Paris qui ont jouer le

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jeu démocratique de la manifestation et qui sont venus se joindre à ces grands cortèges. Et ça a été une réussite en terme de mobilisation et en terme aussi d'ambiance parce que tout au long de ce cortège, j'ai vu des CRS, en tout cas la CRS avec laquelle on était qui ouvrait entre guillemets le bal, il n'était pas casqué. Mais n'oublions pas qu'un peu plus tard, il y a eu des violences, des violences très très importantes, brèves mais importantes sur le cours de 27. Donc rien n'est gagné. Bertonini bah. Ce qui est sûr, c'est que Anthony Bellanger a bien rappelé que c'était des mouvements à dimension européenne et même internationale désormais, mais que la France s distinguée par le niveau de violence à la fois peut-être une violence politique

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radicale puis aussi des des casseurs des pillages de magasins qui elles aussi ce niveau de violence cette violence a fait le tour de et du monde et au fond c'est ce que les gens ont retenu. [grognement] Il y a des protestations sociales légitimes bien sûr, mais se greffe là-dessus d'autres d'autres expressions violentes euh qui n'ont pas été maîtrisé. Donc il y a à la fois l'expression violente et et le la non maîtrise totale par les par les pouvoirs publics français qui sont apparus tout à fait dépassés. D'où le fait qu'effectivement même s'il y a eu des violences en Italie un peu à Milan, c'est que donc c'est à cet égard que ça constitue un test très sérieux ce qui va se passer ce weekend et sur fond d'Halloween parce que si la France à nouveau montre qu'elle ne sait pas

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canaliser la colère sociale, il y aurait des changu de réponse en terme de politique publique bien sûr, mais quand ça manifeste, si elle ne sait pas canaliser ça, ça va affaiblir encore plus son étoile. Sachant, pardon, il y a une petite question qui se pose, c'est est-ce que sur la durée les forces de l'ordre peuvent tenir ? Imaginez tous les samedis, ça se répète combien de temps 70000 hommes vont tenir dans le pays comme ça. Donc en fait, on arrive à canaliser sur cette manifestation finalement des des casseurs, des pilleurs. On a vu que la semaine dernière ça s'était pas passé, en tout cas pas comme le le 17 octobre, mais jusqu'à quand on peut le faire ? Et est-ce que le pays peut tenir comme ça avec des manifestations dont on déville le tracé au bord du périphérique, des

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forces d'élite mobilisées, des forces militaires avec Sentinell, enfin combien de temps est-ce qu'on va tenir 6 mois jusqu'à au premier tour de la la prise résidentielle comme ça ? C'est quand même une vraie question. Et d'ailleurs quand vous questionnez les syndicats policiers des forces de l'ordre, il commence à dire attention nous on peut là OK on nous demande ça mais on tiendra pas 2 3 mois comme ça hein. Juste une question à Éric Beltier et puis après on on part à Rome. Justement vous avez trouvé usé les CRS ou en tout cas fatigué ? pas encore mais ça va venir. C'est-à-dire je revois ce ce la crise qu'on a traversé au moment des gilets jaunes. Des des des forces de police qui sont mobilisées tous les weekends et même et même en semaine et qui sur le long terme vont

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sans doute faire valoir au gouvernement un qui sont fatigués. Et puis n'oublions pas l'aspect financier, c'est-à-dire que rappeler des forces comme ça, annuler des congés, demander aux gens de travailler tout le temps, et ben ça coûte de l'argent parce qu'il faut que le gouvernement les dédommage. Et n'oublions pas cet élément là qui est important dans la crise qu'on traverse. Alo.