Nicolas Dupont Aignan est l'invité de Questions Politiques sur France Inter
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Bonjour et bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous du dimanche de France Inter, du journal Le Monde et de France Info. Notre invité jusqu'à 13h, si Marine Le Pen avait été élue présidente de la République, il eut été son premier ministre. Mais on n'écrit pas l'histoire avec Dessy. Une élection chasse l'autre, les européennes se profilent et il rêve d'être la surprise de ce scrutin. Pour ça, il doit reprendre la main, relancer la dynamique de sa campagne après une semaine compliquée, après la révélation de tweets polémiques d'une candidate, la décision de ne pas l'investir.
Lui qui est un soutien de la première heure des Gilets jaunes, il publie dans quelques jours un manifeste dont le titre est Résistance. Il va nous exposer ses idées, sa stratégie politique. Le président de Debout la France et député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, s'est installé dans le studio de Questions Politiques. Vos questions, vos remarques sur l'appli France Inter ou sur les réseaux avec le hashtag QuestionPol.
France Inter, Questions Politiques, Alibadou.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Alibadou. Et bienvenue, Résistance, une lettre ouverte aux Français dont on va parler, qui est largement adressée aux Gilets jaunes également, autour de la table de questions politiques. Pour vous interroger, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.
Bonjour Alibadou, bonjour à tous, bonjour madame.
Virginie Malingre du Journal Le Monde, bonjour Virginie. Bonjour Alibadou. Et Karine Bécard de France Inter. Bonjour Karine.
Bonjour tout le monde.
Vous avez soutenu le mouvement des Gilets jaunes depuis la première heure, Nicolas Dupont-Aignan. Il y avait ce qu'on appelle l'acte 15 hier. Vous en parlez comme la lumière du soleil d'hiver assuré de renaître de tout son feu des Gilets jaunes dans votre livre. Comment est-ce que vous qualifiez l'évolution de ce mouvement depuis ses débuts ?
Je pense qu'une grande majorité de Français, en tout cas, se réveillent. Et quand je vois le peuple français enfin prendre conscience que ça ne peut pas continuer ainsi, je m'en réjouis. Bien évidemment, il y a eu une dérive sur certains points, mais qui a été largement manipulée et scénarisée par le gouvernement. On va en parler, mais vous en parlez comme le peuple. Et je pense qu'enfin le peuple français se réveille parce qu'on ne peut plus être gouverné comme cela, parce qu'il y a besoin de réformes profondes, fiscales, démocratiques.
Et je suis certain que ce qui a commencé n'est pas prêt de s'arrêter et que nous avons un devoir, nous les hommes politiques, en tout cas moi, c'est de donner une traduction politique concrète à ce mouvement populaire.
C'est qui le peuple ?
Le peuple, ce sont les Français qui n'en peuvent plus d'être spoliés par une minorité qui s'est arrogée le pouvoir, qui spolie les Français. C'est les retraités dont on a supprimé l'indexation sur le coût de la vie, qui vivent mal. Ce sont les bas salaires. C'est une oligarchie qui gouverne la France, qui la vend, qui la vend par morceaux à des intérêts étrangers. C'est un pouvoir qui ment en permanence. C'est un moment où...
Ça c'est le peuple ? Parce que je vous demande, c'est qui le peuple ? Vous mettez qui dans le peuple ? Mais le peuple, ce sont les Français.
Tout le monde ne manifeste pas, tout le monde n'est pas gilégionne. Mais bien évidemment, tout le monde ne manifeste pas. Mais je crois qu'il y a... Donc qui est le peuple français selon vous ? Les Français qui n'en peuvent plus de vivre ainsi. Et j'étais à Maud, par exemple, jeudi, et il y avait une de vos collègues du Monde d'ailleurs. Voilà. Donc ce n'est pas moi qui l'ai inventée. Elle était très surprise, elle-même, de la colère populaire et du sentiment de dégoût même qu'ont beaucoup de Français. Ça ne veut pas dire qu'ils manifestent tous. Ça veut dire qu'on ne peut pas continuer à gouverner la France comme cela.
On ne peut pas continuer à prélever toujours plus sur les plus modestes, sur ceux qui travaillent, et à alléger toujours la charge des puissants et des riches.
Virginie Malingre et Nathalie Saint-Cricq. Nathalie, Nathalie, d'abord.
Est-ce que finalement vous écriviez dans une... Enfin, vous disiez dans une interview à Valeurs Actuelles du 12 décembre qu'il fallait certes continuer la mobilisation, mais pacifiquement sans paralyser les vies économiques du pays, ni les commerçants qui ont déjà beaucoup trop souffert. Est-ce que deux mois plus tard, vous considérez que ces conditions sont remplies ? Et par ailleurs, quand vous voyez que les Français commencent à avoir ras-le-bol des Gilets jaunes, est-ce que vous considérez, vous, à courir derrière ? Ça, c'est ce que dit la presse. Nicolas Dupont-Aignan.
Non, c'est ce que disent les fondages, c'est la presse.
Et Dieu sait si la presse n'a pas été critique avec les Gilets jaunes au début.
Je vais vous dire, bien évidemment, je suis d'ailleurs l'un des seuls, l'un des rares, à avoir demandé qu'il y ait des manifestations le dimanche. Dès le début, j'ai demandé des manifestations d'éclatement. Maintenant, il y a samedi et dimanche. Mais qui a laissé pourrir ? Qui a laissé pourrir ? Qui a bloqué le pays ? Si ce n'est...
Vous dites quoi aux commerçants ?
Attendez, mais les commerçants, je les soutiens totalement. Mais qui n'a pas assuré l'ordre public ? Qui a laissé les casseurs s'infiltrer ? Qui a laissé pourrir ces manifestations pour les déconsidérer ? C'est Emmanuel Macron et son gouvernement. Et j'ai demandé une commission d'enquête parlementaire.
Ce ne sont pas les ministres qui ont été cassés des vitrines ou agressés des policiers ?
C'est un ministre de l'Intérieur à qui je demande une commission d'enquête depuis des semaines.
Vous prenez les casseurs de Castaner, vous considérez que ce ne sont pas des Gilets jaunes ?
Je considère, et j'ai des témoignages de policiers, que quand des policiers laissent des casseurs s'infiltrer dans des manifestations, quand il y a des ordres de la préfecture de police de ne pas intervenir, je considère que tout a été fait pour scénariser des violences, qui a fait beaucoup de dommages à la France, alors qu'en province, si vous allez sur les ronds-points, j'ai vu des retraités, des femmes de 75 ans, vous croyez qu'elles sont là par plaisir en plein hiver ? Vous croyez que des artisans, des commerçants aussi ont manifesté ? Des policiers en civil ?
Donc ce que je veux dire, je ne nie pas que des casseurs de l'extrême gauche, des anarchistes, parfois des extrêmes, ont utilisé ces manifestations pour détruire, et je les condamne, et je veux que la police intervienne. Ce que je dis, c'est que la responsabilité du pouvoir était de clarifier rapidement, d'apporter des solutions, et les solutions, elles existent. On aurait pu, très rapidement, réindexer les pensions de retraite, ce qui a été fait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est le premier gouvernement qui spolie les retraités. On aurait pu faire passer au Congrès le référendum d'initiative citoyenne, qui est promiscité par les Français.
Ce que je veux vous dire, c'est que quand un pouvoir laisse pourrir une crise, il y a des dégâts collatéraux dramatiques. 10 milliards, c'est laissé pourrir ? C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu chance ? 10 milliards, excusez-moi, on va revenir sur les 10 milliards. On va en reparler. Non, mais je peux répondre à Mme Saint-Cricq ? Je vous en prie. Parce qu'il faut aller au fond des choses. 10 milliards, c'est avec nos impôts. Moi, j'ai proposé avec Debout la France, parce que je ne critique pas, je propose. Et vous l'avez dans un document que je vous ai fait passer. J'ai proposé 32 milliards d'économies contre des gaspillages pour les rendre aux Français en pouvoir d'achat.
Réduire l'aide à l'immigration, réduire le train de vie de l'État, réduire la fraude, aller chercher l'évasion fiscale, c'est-à-dire en un mot, parce que c'est ça le problème. Si c'est pour donner 10 milliards pris sur la classe moyenne, ça ne servira à rien. Les Français ne sont pas idiots. Ils voient très bien qu'il faut d'abord lutter contre des gaspillages, changer de modèle de prélèvement, et puis, avec cet argent, relancer le pouvoir de char de ceux qui travaillent, baisser les charges des commerçants, des artisans. Vous savez, moi, je ne suis pas pour le désordre. Je suis simplement pour qu'il y ait de la justice. Et l'ordre doit toujours aller avec la justice.
Nicolas Ducoignan, vous accusez le gouvernement d'avoir fait le jeu de ces casseurs, en tout cas d'en avoir profité. Je voudrais juste que vous m'expliquiez très concrètement, si vous étiez aux manettes aujourd'hui, si vous étiez le Premier ministre de Marine Le Pen, éventuellement, comment vous faites face à des manifestations qui ne sont pas déclarées pour rassurer véritablement l'ordre et éviter les casseurs ?
Et éviter les bavures. Et je vais vous dire simplement, personne ne peut éviter tout. Moi, je ne ferai pas de la démagogie en disant que tout peut être parfait. Mais en revanche, quand vous avez des casseurs qui s'équipent devant des forces de police et que des forces de police appellent la salle de commandement pour dire « est-ce que je peux intervenir pour les empêcher de s'équiper et d'aller au milieu des gilets jaunes ? » Et que l'ordre est donné de ne rien faire, moi, je trouve ça bizarre ou incompétent.
Vous auriez préféré qu'il y ait des morts, des bavures ?
Non, mais pourquoi vous dites ça ? Mais parce que c'était un des risques à ce moment-là
dans les manifestations, vous le savez très bien.
Je vais vous donner un exemple, on va être très précis. Quand il y a eu la coupe, l'euro de football, c'est curieux et c'est formidable. L'État a été particulièrement efficace. Il n'y a pas eu de casseurs.
Il y avait des femmes zones, en fait. C'était très organisé, c'était très déclaré.
Au-delà de ça, les casseurs d'extrême-gauche, anarchistes, qui venaient de toute l'Europe, oui, d'extrême-gauche, pas de pot pour vous, ils sont d'extrême-gauche, ils ne peuvent rien. Pas tous, il y en a aussi d'extrême-gauche. Et qui venaient d'extrême-gauche, anarchistes, qui ont été d'ailleurs à Notre-Dame-des-Landes et qui n'ont jamais été arrêtés à Notre-Dame-des-Landes pendant des mois, suscitant des problèmes à Nantes considérables. Ils ont été arrêtés à la frontière, ils n'ont pas pu rentrer en France, parce que c'était l'euro de football. Et quand c'est les gilets jaunes qui manifestent pacifiquement, on laisse des casseurs s'infiltrer. Je trouve ça scandaleux.
Alors, je ne dis pas, soyons précis aussi, parce que j'essaie d'être objectif, Je ne dis pas que parmi les gilets jaunes, il n'y avait pas aussi quelques casseurs, bien évidemment. Et c'est pourquoi, je pense, que la responsabilité du pouvoir, c'était, très vite, de ne pas lancer un grand débat qui s'éternise, qui n'est qu'une mise en scène pour la campagne du président de la République, mais de prendre des décisions de justice sociale. Justice sociale sur les retraités, qui sont spoliés, justice sociale sur les bas salaires, justice sociale sur ceux qui bossent, Mais vous ne savez pas ce qui sortira du grand débat,
Nicolas Dupont-Aignan ?
Mais oui, mais pourquoi attendre alors que des millions de retraités perdent tous les jours du pouvoir d'achat, que jamais un gouvernement n'a fait ça dans l'histoire ? Mais vous voulez dérivez-moi ? Vous voulez que les Français s'écrivent ? Non, mais attendez, excusez-moi. La seule façon de désamorcer le mouvement des gilets jaunes, ce n'était pas d'attendre, de laisser pourrir, d'avoir ces manifestations. Et moi, je rejoins ce que dit Mme Saint-Cric, c'est insupportable. Mais dimanche après dimanche, mais pourquoi pas agir ? Pourquoi pas prendre une mesure sur l'ISF qu'attendent tous les Français ? Non, mais pourquoi ? Pourquoi attendre ?
Vous avez bien vu que ça mute, c'est-à-dire qu'une fois qu'on a... Bien sûr que ça mute parce qu'on laisse pourrir. Mais non. Et que rien n'est fait. Le corps pousse. Les deux mondes sont tellement... Pas tellement dans tous les sens que vous comprenez très bien que même si quelque chose était annoncé, le malaise est plus profond. Qu'est-ce que vous en savez ? Le malaise est profond.
Par pourquoi le malaise est profond ?
Non, mais attendez, je vous dis ça. Surtout, excusez-moi, ça pouvait se régler en trois semaines. Si Emmanuel Macron avait bougé, vous savez très bien que c'est assez peu plausible.
Je ne crois pas.
Par ailleurs, les demandes...
Je crois au contraire. Excusez-moi. Pour connaître beaucoup de gens qui... Pardonnez-moi, madame.
Je voudrais juste compléter parce que je pense que les demandes des Gilets jaunes partent dans tous les sens, sont très paradoxales et qu'il n'y a absolument pas... Il n'y avait pas une réponse unique qui permettait de coaguler toutes les demandes. Donc votre argumentation... Vous avez tout à fait raison, madame, sur un point. Le grand débat de ce point de vue-là peut être un début de quelque chose. On verra, je n'en sais rien.
Vous avez raison sur un point, à mon avis. C'est que dans le mouvement des Gilets jaunes, il y a des revendications très divergentes parfois. Mais le rôle d'un homme politique, et c'est ce qu'on a fait à Debout la France avec ce document, 12 mesures précises en expliquant comment on finance. Parce que je crois que le rôle d'un homme politique, le rôle d'un pouvoir, quand il y a eu mai 68, Georges Pompidou a fait un grenelle de l'environnement. Il y avait des revendications... Le grenelle de la justice sociale, excusez-moi. Il y avait des revendications très disparates, très diverses. Le pouvoir a pris les choses à bras-le-corps.
Il y a eu un grenelle avec de vraies mesures de justice sociale qui manquaient depuis des années. Et la paix est revenue. Ce que je veux dire... Je veux finir ma phrase, c'est très important. Ce que je veux dire, c'est que face à un mouvement disparate, oui. Avec des excès, oui. Avec des infiltrations, oui. Il y avait deux solutions. La solution qu'a choisie Emmanuel Macron du pourrissement. du grand débat qui n'est qu'un grand blabla et qui va aboutir à une catastrophe parce que ça pourrit.
Ou des vraies mesures pour réconcilier les Français et retrouver la confiance, c'est-à-dire justice sociale pour nos retraités, j'insiste, justice sociale pour les bas salaires qui travaillent, lutte contre l'assistanat, lutte contre l'immigration clandestine, référendum d'initiative citoyenne. Mais pourquoi est-ce que le président de la République
a prévu le programme de Debout la France, lui qui a été élu il y a deux ans au suffrage universel par le peuple français Nicolas Dupont-Aignan ?
Oui, mais le peuple français n'avait pas été prévenu qu'il allait réduire le pouvoir d'achat des retraités, n'avait pas été prévenu qu'il allait réduire le pouvoir d'achat des retraités, pas dans ses proportions. Il y avait une campagne électorale Nicolas Dupont-Aignan. Mais il n'y a pas des retraités en France, par ailleurs, ils y sont. Quand un pouvoir a été élu sur un malentendu, quand il a menti, droit dans les yeux, il a menti, il a menti sur la non-indexation des pensions de retraite, il ne l'a pas promis.
Il ne l'avait pas annoncé.
Non, il avait promis une hausse légère de la CSG, j'ai sa phrase, je peux vous la ressortir, hausse légère de la CSG pour nos anciens, pour qui contribuent au travail. Ça n'a rien à voir, que nos auditeurs comprennent. Nos auditeurs qui sont retraités, ils savent très bien, s'ils reprennent la profession de foi d'Emmanuel Macron à la présidentielle, je les invite à la reprendre, beaucoup de retraités gardent les papiers, je les connais, ils reprennent la profession de foi d'Emmanuel Macron à la présidentielle, et ils regardent leurs feuilles de retraite. Et ils verront, et ils le savent tous, qu'il y a eu un mensonge total. Emmanuel Macron n'est pas légitime ?
Il est légal, mais il n'est plus légitime. Qui décide de la légitimité ? Mais quand on la rue, quand la rue bouge, je lui ai proposé, il est légal bien sûr, et il est de moins en moins légitime parce qu'il a menti aux Français, sur tous les points. Et au jour d'aujourd'hui, s'il veut reprouver sa légitimité...
Parce que vous parlez de coup d'État démocratique, vous dites que c'est un homme dangereux, le président de la République. Oui, parce qu'en fait, il gouverne.
Les mots ont un sens, et vous le dites, vous l'écrivez plusieurs fois d'ailleurs dans votre livre. Oui, et j'explique dans mon livre comment il a conquis le pouvoir, aidé par des oligarques, ce que j'appelle les oligarques, qui détiennent d'ailleurs en partie la presse, comment il a conquis le pouvoir, comment il a renvoyé l'ascenseur, comment il a renvoyé l'ascenseur en donnant des milliards à une minorité de très riches, et comment il a financé ces milliards pour renvoyer l'ascenseur de son élection, en spoliant les plus modestes, ceux qui travaillent, qui n'en peuvent plus. C'est-à-dire, c'est l'exemple même d'une...
Excusez-moi, mais le pouvoir d'achat...
D'un mot, parce que vous faites aussi référence à la banque Rothschild, qui serait intervenue régulièrement pour l'État pour vendre un certain nombre d'actifs. Et je pèse mes mots, il suffit de vérifier...
Mais je veux que tout le monde sache de quoi on parle. Oui, il suffit de vérifier, il y a une commission d'enquête parlementaire, qui n'est pas d'un membre de Debout la France, qui est de M. Marlex, qui démontre très bien que dans l'affaire Alstom, le ministre de l'Économie a utilisé ses incointances passées pour dépecer l'industrie française. Il l'a fait sur Alstom, il y a une commission d'enquête, il devra un jour répondre, quand il ne sera plus président de la République, de ce qu'il a fait pour vendre l'industrie française à des intérêts étrangers. Mais juste pour ça, je ne comprends pas. Il y a un coup d'état démocratique,
le président est dangereux et il n'est pas légitime, ça on l'a compris. Non, il est légal. Je dis simplement, face à cette crise, je propose des solutions.
Oui, on va en parler. Oui, on va en parler. Excusez-moi, il y a des solutions. Référendum, il y a des choses que vous dites
qui ne sont fausses. Est-ce que je peux juste rétablir une petite vérité ? Sur le pouvoir d'achat, vous dites que le pouvoir d'achat a baissé. C'est faux. Ah, le pouvoir d'achat a augmenté. Les Français qui nous écoutent... Ce n'est pas moi qui fais les calculs, et y compris depuis le plan de 10 milliards qui a été annoncé le 10 décembre. C'est extraordinaire. Il a... Écoutez, excusez-moi, il a augmenté de 1,7% en dernier trimestre 2018. C'est pas moi, c'est tous les calculs qui ont été faits par des organismes indépendants.
Et bien, est-ce que vous parlez du calcul de l'INSEE ?
Non, mais il n'y a pas de l'INSEE. L'OFCE aussi fait le même calcul, et l'OFCE n'est pas particulièrement favorable à l'Emmanuel. Non, mais...
Je vais la dire à l'Union, vous répondre, après tout, vous êtes libre de ces réponses. Vous avez raison. Et vous ne pourrez pas le convaincre de dire ce que vous avez envie d'entendre. Non, mais je tenais juste à rectifier, comme auditeur.
Moi, j'en ai dit aussi que dans le calcul de l'INSEE sur le pouvoir d'achat, il y a les cadeaux fiscaux donnés aux plus riches de France pour 5 milliards d'euros, ce qui fait que globalement, il y a eu bien évidemment une augmentation, sauf qu'elle est allée à une minorité infime de Français. Et le problème, et même des gens d'En Marche le reconnaissent, le problème de fond, c'est qu'il a donné des cadeaux considérables en milliards d'euros à des gens, mais même pas les riches, les très très riches, et qu'il a pris l'argent sur les classes moyennes et les classes populaires. Et c'est ce qui explique la colère populaire.
Vous savez, les Français n'ont pas été manifestés sur des ronds-points sous la pluie.
Le pouvoir d'achat des tranches médium et inférieures monte beaucoup.
Mais écoutez, il n'y a pas un Français qui peut vous croire. Parce qu'ils font leur marché et ils voient ce qu'il y a sur leur feuille de paie.
Nicolas Dupont-Aignan, vous esquissiez tout à l'heure les éventuelles solutions.
Oui, parce que je pense qu'il faut des solutions maintenant.
Et vous disiez voilà...
Parce que contrairement à ce que vous croyez, je ne cherche pas le renversement du président. Je cherche que la France soit réconciliée. Non, et je pense qu'il y a des solutions. C'est bien ce qu'on entend. Il y a des solutions.
Vous dites que le président n'est pas légitime. Vous dites qu'il y a un coup d'État démocratique en France, que les Français ont voté sur un malentendu, et que cet homme, Emmanuel Macron, est dangereux. Oui, je le pense. Qu'il est à la solde d'oligarques. Et donc, la France est devenue une oligarchie tenue par quelques très très riches. Et qu'il les sert, notamment en faisant travailler son ancien employeur, à savoir la banque Rothschild. Voilà, c'est juste pour que tout le monde comprenne de quoi on parle du livre.
Une question, le gilet jaune...
Mais surtout dans le livre, j'explique. Parce qu'il ne suffit pas d'accuser, il faut expliquer. Et je donne des preuves.
Le gilet jaune qui insulte Finkielkraut la semaine dernière, vous pensez qu'il est également scénarisé par le gouvernement ?
Non, c'est une monstruosité. Et ça rejoint ce que je dis depuis des années. C'est qu'en laissant des salafistes dans notre pays, l'islamo-gauchisme, 120 mosquées salafistes qui existent dans le pays, qui ont nourri un antisémitisme insupportable.
C'est un peu facile.
Et qu'à force de laisser... On va en parler. À force de ne pas contrôler l'immigration, à force d'être aveugle... Les Français ? À force d'être aveugle sur ce qui s'est passé en Seine-Saint-Denis, où les Juifs ne peuvent plus se promener avec une kippa, où ils fuient la Seine-Saint-Denis, à force d'avoir laissé une immigration massive, et ce n'est pas Emmanuel Macron qui a commencé. On va en parler de l'immigration, parce que c'est un large chapitre de votre livre.
À force de ne pas distinguer entre les musulmans, les Français musulmans qui pratiquent leur foi, qui sont tout à fait intégrés à la République, et une minorité salafiste, qui est antisémite, homophobe, et qui fait qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de problèmes dans le pays, je dis justement que cette triste affaire, lamentable affaire d'Alain Finkielkraut, montre l'urgence d'agir dans notre pays pour traiter la cause des problèmes. Justice fiscale, ordre, contrôle de l'immigration pour réconcilier les Français, tout simplement, et éviter ces samedis à répétition qui font du mal au pays. Non, mais le monsieur a un jury à l'influence de potes,
il est français. Oui, il est français. D'accord, donc c'est pas une histoire. Non, mais d'accord, il est français. Oui, mais madame, excusez-moi,
pourquoi il est devenu français ? Parce qu'il est en France. Alors, pas tous en même temps. Et pourquoi il est en France ?
Parce qu'il est franco-algérien d'origine, son père est français. Et pourquoi votre avis ? Sa mère est française et son père algérien. Et je vais vous raconter une... C'est pas la question. C'est pas la question. Ma question porte sur le leadership des gilets jaunes. Madame Saint-Cricq, est-ce que je peux... Répondez sur Benjamin W, celui qui a un jury à Finkelkraut, oui ?
Madame, parce que c'est un problème intime. Hier soir, j'étais dans Paris, je croise deux jeunes qui viennent me voir. Et ils me disent, voyez, monsieur, on vous aime bien, donc s'ils ont venu me voir, c'est qu'ils m'aimaient bien, mais qu'importe, c'est pas le problème. Ils me disent, on est d'origine marocaine. Et on vous aime bien parce que vous êtes le seul à dire, un des seuls à dire, que si on continue comme ça, c'est nous les premières victimes, des salafistes, des immigrés dangereux,
qui...
On va en retenir, Nathalie. Non mais attendez, madame Sacré, si ce monsieur ne fréquentait pas une mosquée, peut-être salafiste, si ce monsieur, si on avait lutté... Bon, mais l'enquête est en cours. Si on avait lutté davantage, contre la mainmise de certains...
Indrid, le vavasseur qui se fait traiter de salle juive par d'autres gilets jaunes, je vous pose une question sur Maxime Nicole qui raconte n'importe quoi sur Internet avec des théories complotistes totalement délirantes. Je vous pose des questions sur les gens qui disent que l'attentat de Strasbourg a été fait pour faire divers surmouvement des gilets jaunes, de monsieur Eric Drouet, et de tous ces personnages, il n'y a pas un problème de leadership chez les gilets jaunes ?
Réponse de Nicolas Dupont-Aignan, on parle encore rapidement des gilets jaunes avant notre portrait.
Il y a bien sûr, mais de toute façon, ce n'est pas un mouvement politique, c'est un mouvement social. Ce que vous n'avez pas compris, vous voulez traduire politiquement un mouvement disparate. Il y a des gens de gauche, des gens de droite, des gens de plus à droite.
Il y a des gens qui sont un peu bizarres.
Un peu bizarres, c'est vous qui le jugez ici. Non, c'est pas moi qui le juge. Mais on a encore la liberté d'expression. Oui, les uns et les autres. Voilà, c'est votre jugement. Vous dites que c'est un mouvement social, mais vous avez... Moi, ce que je trouve grave dans le pays aujourd'hui, c'est parce que ce pays est si mal gouverné depuis 20 ans, parce qu'on a laissé pourrir les problèmes, parce qu'on n'a pas créé, on pourrait parler compétitivité économique, parce que pour partager de la richesse, il faut créer de la richesse.
Bref, en un mot, il faut peut-être à un moment traiter les problèmes du pays, établir de la compétitivité économique, de la justice sociale, et contrôler l'immigration et la sécurité. Vous savez, les Français ne sont pas en colère par hasard. Ils vivent toujours plus mal. Ils payent toujours plus d'impôts et les services publics sont toujours plus mauvais. Il y a quand même un problème de fonctionnement dans le pays. C'est ça la crise des gilets jaunes. Et notre rôle politique, c'est d'apporter des solutions. J'apporte les miennes. J'attends que le gouvernement propose les siennes. Et je pense que plus on attend, plus il y a des frustrations, des haines, et que c'est malsain.
C'est tout ce que je dis.
Et il n'y a rien de déshonorant à dire ça. Le président de Debout, la France, député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, est l'invité de Questions politiques. Votre portrait signé Karine Becker.
Nicolas Dupont-Aignan, vous ne cesserez jamais d'être persuadé que votre moment va bientôt arriver. Tout récemment, vous avez espéré que les gilets jaunes, leurs mouvements, vous feraient enfin décoller, décoller vraiment. Et puis, non, nous sommes à trois mois des élections européennes. Vous étiez à 7% quand les manifestations ont commencé. Or, vous êtes à 6% maintenant. Décidément, Nicolas Dupont-Aignan, même en étant tout trancier, cela ne suffit pas, semble-t-il, pour exister. Cela dit excessif, c'est vrai que vous l'avez toujours été. À 12 ans, par exemple, vous vous passionnez pour les QAG à la télé. Les questions d'actualité qui ont lieu chaque semaine à l'Assemblée.
Et vous n'en avez que 13 quand, pour Jacques Chabon-Delmas, vous séchez une partie de votre scolarité pour aller coller vos premières affiches à une élection présidentielle. Ensuite, Nicolas Dupont-Aignan, vous vous montrerez beaucoup plus académique, Sciences Po, l'ENA, des cabinets ministériels. À l'époque, vous, jeune RPR, n'étiez pas encore souverainiste. Vous irez donc chez un centriste, à l'éducation, auprès de François Bayrou, puis à l'environnement, chez Michel Barnier, un européiste.
Ce n'est pas le ministère de l'Environnement tout seul, qui va créer 3000 ou 4000 projets en France. Il y a une mécanique que l'on met en place. On aide les projets à se monter, mais si vous voulez, on ne peut pas les imposer par décret. Vous vous souvenez ? Oui, c'est sur les emplois verts. J'avais créé les emplois verts avec Michel Barnier, j'en suis très fier. C'était des emplois d'utilité sociale. Et vous savez, juste une parenthèse, non, mais très de compte, entre Chabon d'Elmas, le gaullisme social, les emplois verts, c'est cohérent.
En tout cas, vous étiez conseiller technique et vous aviez 33 ans. L'année suivante, vous décrochez du premier coup la méridière, un fièvre de gauche qui pendant 22 ans restera le vôtre. À 36 ans, vous enchaînez, vous devenez député, député de l'Essonne, ce qui n'a pas changé. Et comme tout est allé très vite, Nicolas Dupont-Aignan, vous rêvez de la suite. D'abord, la présidence de l'UMP. Vous osez vous mesurer à Alain Juppé, puis à Nicolas Sarkozy, mais vous finirez par fonder votre propre parti. Après, il vous restait l'élection suprême, la présidentielle. Trois fois déjà, vous avez été candidat.
Non, deux fois.
Non, trois fois.
Non, je n'ai pas pu en 2007. Je n'ai pas eu les signatures.
Vous souhaitiez devenir candidat et vous n'avez pas eu les parrainages. Ce qui fait trois fois à souhaiter devenir candidat à l'élection présidentielle. Et à la troisième, vous acceptez de pactiser avec Marine Le Pen.
C'est une sorte de... Je ne sais pas si Marine aime le terme, parce que chacun a sa culture. Chacun son... Mais... Comité de salut public pour sauver le pays avec des gens d'horizons différents. Voilà, on se retrouve et on va sauver notre pays. Mais c'est extraordinaire ce que nous vivons ce matin. C'est vrai.
29 avril 2017 précisément. Alors l'enthousiasme entre vous deux est un petit peu retombé, mais vous continuez à vous agiter pour le prochain scrutin européen. Vous avez essayé de manœuvrer. Sauf qu'en espérant fédérer derrière vous les parties de Marine Le Pen et de Laurent Wauquiez, vous avez oublié décidément que ce sont les petits mouvements qui rejoignent les grands et pas inversement.
Nicolas Dupont-Aignan, réaction.
Mais il y a une continuité. Pour parler de la fin, sur la fin, je suis convaincu qu'une gauche minoritaire, qui n'est d'ailleurs même plus la gauche, qui est une oligarchie minoritaire, a le pouvoir parce que les patriotes, les républicains sont divisés. Et il y a une grande cohérence entre l'alliance que j'ai faite au second tour avec Marine Le Pen, qui était une alliance, qui n'était pas une subordination parce que je suis gaulliste, elle vient du Front National, c'est différent. Et la suite, oui, aux européennes, j'avais pensé et j'ai essayé de faire comprendre à Laurent Wauquiez et Marine Le Pen qu'aucun des deux ne gagnera seul.
Et que si on reste divisé, eh bien, des personnalités et des pouvoirs, comme celui de Macron, resteront au pouvoir. Et moi, je maintiens mon idée qu'il faut une vraie alliance de ce que j'appelle les patriotes et les républicains, pour changer complètement de logiciel, redonner l'indépendance à la France, reconstruire une Europe qui tienne la route et avoir une politique d'ordre juste, comme disait Ségolène Royal, c'était une belle expression. Et je pense qu'on peut le faire. En revanche, j'ai essayé de tirer les leçons de la présidentielle.
Et à la présidentielle, j'ai constaté qu'il manquait une aile, l'aile républicaine, que c'était un duo entre Marine Le Pen et moi et que ça ne suffisait pas. Et je vois beaucoup de républicains qui nous rejoignent parce qu'ils en ont marre de l'ambiguïté des républicains vis-à-vis d'En marche. Et puis, je pense aussi qu'on a payé à l'élection présidentielle un programme qui n'a pas été jugé assez crédible et assez sérieux par les Français. Et donc, je pense que dans la vie, quand il y a un échec, on en tire des leçons et on travaille. Et donc, moi, j'ai travaillé un programme européen, solide. Je l'ai soumis à Laurent Wauquiez et Marine Le Pen. Ils veulent continuer avec leur parti.
Très bien, mais moi, je fais une liste et les Français sont juges. Mais ma question,
c'est pourquoi vous ne le rejoignez pas, vous ? Pourquoi c'est eux qui doivent vous rejoindre ?
Mais parce que je leur ai demandé quel était leur programme. Celui de Laurent Wauquiez sur l'Europe, c'est tout et le contraire de tout. Ce n'est pas clair. Et Marine Le Pen n'a pas retravaillé son programme. Je ne le connais pas. Nous, nous travaillons un programme et nous y allons. Vous parlez des 6%. Vous savez, j'étais à la présidentielle avec des sondages à 0,5%. On a fait 4,5%. On a 6%. On fera plus. Et c'est un long chemin. Mais il faut proposer aux Français une alternative à cette oligarchie, à cette caste. Et cette alternative, je suis convaincu que je suis le mieux placé pour la proposer.
Parce que, regardez tous les sondages, je suis autant populaire au Rassemblement National que chez les Républicains. Et on va y arriver. Et si ce n'est pas moi qui le porte, ce sera une autre ou une autre. Mais je ferai tout pour qu'il y ait l'union. L'union des patriotes et des Républicains. Virginie Malin.
Oui, vous avez tenté d'approcher plein de gens à droite justement pour élargir un peu votre prisme pour votre liste pour les Européennes. On attend toujours votre liste. Pour l'instant, il n'y en a pas beaucoup qui sont venus. Vous en êtes tous.
Je me suis tellement surpris, chère madame.
Mais vous ne voudriez pas nous dévoiler quelques... Non, non. Vous savez, on était sur fin février.
Fin mars. Non, j'ai toujours été sur fin mars. Je vais vous dire pourquoi si je l'ai toujours dit le fin février, le 28 jeudi. Nous avons une première étape qui est très importante parce que c'est une élection européenne. Et en Europe, on n'est pas seul. Il n'y a pas que les Français. Et jeudi à Paris, il y aura 24 pays, 24 partis politiques de l'ECR qui est un groupe, le troisième groupe du Parlement européen qui vient faire son lancement de campagne à Paris avec moi. C'est une nouveauté. 24 pays, deux pays d'ailleurs où beaucoup se gouvernent. Et ça, c'est un événement. En Pologne, au Danemark, en Finlande et dans d'autres pays.
24 pays de groupes eurosceptiques modérés qui veulent reconstruire l'Europe sur des basses saines. On n'est pas contre l'Europe. On veut renégocier les traités, rendre aux nations des pouvoirs et en revanche concentrer l'Europe sur des projets de coopération scientifiques et techniques.
Mais avant de les rejoindre au Parlement européen et éventuellement de former une alliance avec eux, il faut constituer votre liste, celle qui sera donc conduite par vous aux élections européennes. Et cette semaine, il y a eu donc une crise autour notamment d'une candidate qui ne sera pas investie, Emmanuelle Gave, qui est ancienne avocate. Elle est citée largement dans votre livre également. Elle a été donc, on a découvert, elle a été rattrapée par des tweets polémiques, certains à caractère raciste, certains en jugeront. Et après, la diffusion d'une interview avec elle sur TMC dans le magazine quotidien de Yann Barthès, vous avez décidé de ne pas l'investir.
Vous ne l'avez pas fait parce que ce qu'elle a écrit sur Twitter vous paraissez scandaleux ou vous ne l'avez pas fait parce que vous considérez que c'est un problème lié aux réseaux sociaux et à l'amplification de ce qu'on dit
sur les réseaux ? Je n'ai jamais changé dans ma vie. Je suis un gaulliste patriote humaniste et l'humour entre guillemets dont elle a fait preuve ce qu'elle dit n'est pas le genre de Debout la France. Et point barre, je ne céderai jamais là-dessus. Il y a eu 10 000 tweets
à peu près, donc il y avait quand même le temps de s'en rendre.
Non, parce que ces tweets-là, bien évidemment, je ne les avais jamais vus. Vous n'êtes pas un bon Twitter ? Non, elle a dit que c'était de l'humour. Et justement, je dis que pour moi, ce n'est pas de l'humour. Point barre. C'est la vie. Moi, vous savez, dorénavant, je vais exhumer avant chaque personne sur la liste. D'ailleurs, je n'ai pas tellement les moyens parce qu'il faut payer des sociétés. Je ne sais pas comment on fait, mais on va le faire. Voilà, point. Moi, je suis clair. Je ne la câble pas parce que j'ai estimé que c'était une femme compétente et c'est pour ça qu'elle était sur ma liste. Maintenant, elle a écrit ça. Ce n'est pas négociable. Point. Ce n'est pas négociable.
Point, c'est fini. Et qu'est-ce que vous faites
de son père ? Il faut expliquer que son père pouvait financer largement en étant sur la liste. Mais il contribuait, pas le seul. Non, pas le seul. Mais quand on est sur la liste, on a le droit de dépasser le fond. Tout à fait. Donc, il était question de 2 millions. Oui, ce qui était le rêve pour vous, sans doute. Qu'est-ce que vous allez faire sachant que lui-même a un certain positionnement, notamment considère que la théorie du grand remplacement... Non, pas tout à fait. Enfin bon, là, il y a beaucoup d'exagérations. Lisez le texte. Moi, je suis carré. Est-ce que vous ne risquez pas d'avoir une nouvelle déconvenue avec le père après avoir une épaulée
et la feuille ? Je vais vous dire très clairement, je ne transigerai jamais sur ce qu'est l'essence de mon mouvement. Voilà. Point.
Donc, son cas n'est pas réglé. Donc, nous verrons dans les jours qui viennent.
Charles Le Gave sera sur votre liste européenne ? Je n'en sais rien. Ça sera son choix. Mais vous souhaitez
qu'il le soit ?
On verra.
Malgré ses positionnements. Vous n'avez pas le remplacement ? Pas tout en même temps.
Pas tout en même temps.
Et une question très simple. Non, mais il y a une double question dans ma dame et je veux être précis. J'essaye dans ma vie d'être précis. C'est ce que je dois aux Français qui votent ou votent pas pour nous. Charles Le Gave, j'ai lu son texte sur ce qu'on appelle le grand remplacement. Il n'a jamais employé ce mot. Et si vous lisez ce texte, lisez-le, il dit que des vérités. Il dit il y a un taux de natalité en Europe des Européens. Il y a un taux de natalité de l'immigration. Si on continue 40 ans avec une natalité faible des Européens de souche et une natalité forte des migrants, il y a un moment, il y aura un changement culturel, religieux dans notre pays et dans l'Europe.
Je ne peux en aucun cas et 90% des Français sont d'accord avec ça. C'est un constat scientifique. Après, qu'est-ce qu'on en fait ? Comment on agit ? Il faut être modéré, précis là-dessus. Mais je n'accepte pas qu'on s'adisse quelqu'un qui ne fait que dire des vérités scientifiques.
En l'occurrence, vous apportera-t-il
sa contribution financière ? Est-ce qu'il sera sur la liste ? Je n'en sais rien. On verra cette semaine. Mais s'il n'est pas sur ma liste, vous savez, on a toujours financé nos campagnes par le don de nos adhérents. Jamais je ne dépendrai d'une personne. Et je vais vous faire une confidence, nous avions prévu des contributions des membres de la liste pour justement éviter de dépendre de personnes. C'est-à-dire que chaque candidat sur la liste doit financer. Parce que comme les banques ne prêtent pas. Je voudrais d'ailleurs faire une incidence. C'est la première élection en France où tous les partis d'opposition à Emmanuel Macron au pouvoir se voient refuser tous les prêts bancaires.
Donc c'est la faute
d'Emmanuel Macron, c'est ce que vous insinuez.
J'insinue oui qu'il y a un vrai problème et je demande au président de la République s'il veut être garant de la démocratie de permettre à M. Mélenchon, à M. Bellamy, à M. Bardella, à Mme Le Pen, à tout le monde de pouvoir en prêter. Car une démocratie où les banques ne prêtent qu'au pouvoir et ne prêtent pas à ceux qui sont opposés
au pouvoir n'est plus une démocratie. Vous disiez que Charles Gave qui pourrait figurer sur votre liste n'avait pas écrit ou parlé nommément du grand remplacement. Le mot de remplacement pour le coup pour parler de l'immigration. Vous l'employez dans votre livre Résistance. Vous l'assumez justement c'était pour vous interroger là-dessus. J'ai tout un chapitre dessus. Tout un chapitre pour expliquer qu'il y a d'un côté la dénatilité européenne, l'explosion de la démographie africaine, une politique de migration qui est encouragée par l'ONU. Expliquez-nous comment se passerait et par l'Union européenne. Comment se passerait ou comment se passe ce grand remplacement ou ce remplacement ?
Je ne parle pas de grand remplacement parce que le grand remplacement
est une expression excessive. Je parle et d'ailleurs j'ai gagné mon procès face au parquet. le parquet a été condamné en appel à 700 euros et j'ai donné cette somme à une association de femmes qui luttent en Seine-Saint-Denis. Non mais ce n'est pas la question. Non mais moi je vous le dis. Donc le parquet a été désormais parce que je parle de changement de population dangereux pour le pays, pour nos valeurs, notre esprit de laïcité, tout ce qu'ont conquis les femmes dans notre pays, la liberté de mœurs dangereux dans notre pays. Je dis simplement et j'ai écrit un chapitre et j'ai passé beaucoup de temps sur ce chapitre pour que les mots aient un sens. Oui parce que c'est important.
Je dis que si on ne règle pas le problème africain, il y a un danger de déstabilisation et de guerre civile en Europe parce qu'on ne maîtrise pas l'immigration. L'immigration a dose raisonnable et tu peux être positif pour un pays. Mais il y a un remplacement à l'oeuvre. Attendez, je peux finir. Ne me cherchez pas à me faire dire de ce que je ne veux pas dire. Je vous lis, Nicolas Dupont-Aignan. Attendez, je finis ma phrase.
Le mot remplacement prend tout son sens. Oui, il disait ce qu'il y a avant. Il disait ce qu'il y a avant. Dites ce qu'il y a avant. Dites ce qu'il y a avant. Page 124. Aujourd'hui, la tension est à son comble. Le mot remplacement prend tout son sens. Mais vous ne dites pas ce qu'il y a juste avant.
Je parlais de quoi ? Je parlais d'un quartier. Non, mais juste le paragraphe avant.
La présence sur notre sol de personnes qui non seulement ne se reconnaissent pas dans le mode de vie français mais veulent en plus nous obliger à en adopter un autre fragilise considérablement le corps social. Je parlais de Vigneux
et je racontais. Et je termine. Je racontais.
Puisque vous parlez de français de souche et de français immigré. Qu'est-ce qu'un français de souche ?
Je disais. Vous savez très bien ce que c'est. C'est des français nés en France du famille née en France depuis longtemps et des immigrés. Donc les français de souche et les français de branche. Non, les français. Arrêtez. Lisez la phrase. Lisez la phrase. Non, non, mais expliquez-nous. Vous employez l'expression français de souche. Je vais vous expliquer. J'expliquais et c'est la conséquence de cette explication qu'à Vigneux par exemple j'ai ma suppléante ma suppléante qui est berbère sa mère musulmane qui a été obligée de déménager parce que ses filles ont refusé de se faire de se voiler dans le quartier.
J'expliquais qu'il y avait un salon de coiffure tenu par une femme seule d'origine africaine africaine d'origine française qui aime la France.
Elle est français de souche mais elle est français d'origine.
Excusez-moi, j'explique. Arrêtez de faire un procès d'intention fumeux. J'explique. Cette femme parce qu'elle est seule elle tient un salon de coiffure à Vigneux on lui casse ses vitrines et des islamistes lui disent tu vas dégager parce que t'es une femme et t'as pas le droit de tenir un salon de coiffure. Ce que j'ai voulu dire et ce que j'explique c'est que quelle que soit son origine on est français. En revanche il y a une minorité qui s'est installée dans notre pays et qui s'installe de plus en plus et qui veut nous changer nos valeurs qu'on soit français d'origine ou français de souche c'est ce que je voulais dire. Qu'est-ce qu'un français de souche Nicolas Dupont-Aignan ?
On est français qu'on soit un français récent ou un français plus ancien. On est français. Mais vous les distinguez. En revanche
j'ai expliqué, arrêtez. J'ai expliqué. Vous les distinguez tout au long de votre livre Nicolas Dupont-Aignan Oui j'explique ce qu'il se passe dans nos banlieues. Il y a les français de souche et il y a les français immigrés et il y a les français d'origine. Ils sont totalement égaux.
Ils n'acceptent pas qu'une minorité qui arrive sur notre sol veuille détruire des siècles de conquête notamment pour les femmes veulent détruire la laïcité et veulent empêcher les français c'est là où je le disais des français récents d'être français et j'ai un monsieur un jour qui vient me voir chirurgien algérien qui me dit monsieur je vous soutiens parce que j'ai pas fui l'Algérie pour retrouver en Seine-Saint-Denis les barbus qui ont fait des milliers de morts en Algérie donc ce que je veux dire c'est que le laxisme la faiblesse du pouvoir de tous les gouvernements peut-être aussi parce qu'ils ont des relations avec les pays du Golfe et qu'ils ont pas voulu s'attaquer aux frères musulmans et à tous ceux qui sont en train de détruire l'islam de France j'ai parlé longuement avec le déni avec le recteur de la mosquée de Paris qui me disait la même chose pourquoi le recteur de la mosquée de Paris me dit qu'il a signalé depuis dix ans des imams qui prêchent la haine dans notre pays et qui ne sont toujours pas expulsés donc ne me faites pas de faux procès je suis venu dans le lit et j'essaie de comprendre un français quelle que soit son origine sa religion la couleur de sa peau est français
il y a des français de souche et des français d'origine vous l'expliquez mais lisez le livre
j'invite tout le monde à lire le livre exactement c'est bien vous me faites de la pub au moins le livre sera non mais c'est intéressant de débattre et ce chapitre est très j'ai pris beaucoup de soin pour expliquer cette crise terrible qui germe dans notre pays et qui sépare les gens et au contraire au contraire j'explique dans ce chapitre qu'on peut être français de toute origine récent ancien on s'en fout
les gens vont aller le lire
au contraire on est français c'est ça le miracle de la république française le miracle de la république française et on est en train de tout laisser détruire par faiblesse
alors quand on vous entend parler comme ça Nicolas Dupont-Aignan moi je trouve que ça sonne comme du Marine Le Pen donc je vous repose la question finalement pourquoi est-ce que vous ne vous êtes pas alliés tous les deux pourquoi est-ce que vous n'avez pas trouvé un terrain d'entente sur les européennes et ma deuxième question j'en profite parce que j'ai du mal à poser des questions en votre présence donc j'en pose une deuxième c'est où est-ce que vous allez siéger quand vous allez être au parlement européen est-ce que vous serez avec le PPE est-ce que vous serez avec l'Europe des nations et des libertés où est-ce que vous allez vous situer
justement Nicolas Dupont-Aignan je vous invite à venir jeudi à ce grand rassemblement donc il y a deux questions je vais répondre aux deux ce grand rassemblement j'ai travaillé parce que moi je travaille j'essaye du moins j'ai travaillé à ce rassemblement de partis qui ne sont pas dans le groupe de Marine Le Pen au parlement européen qui sont des partis le troisième groupe actuellement qui était avec les conservateurs britanniques les polonais et d'autres qui est un groupe très important Nigel Farage non non les conservateurs britanniques Nigel Farage c'est un autre groupe il y a trois groupes eurosceptiques au parlement et justement ce que je voudrais et c'est pourquoi je suis candidat c'est que la France compte pour rebâtir une Europe sur des bases solides et j'ai découvert en travaillant là-bas en allant les voir qu'il y avait beaucoup de groupes qui n'étaient pas inscrits dans le groupe de Marine Le Pen qui étaient ce que j'appelle des eurosceptiques modérés qui ne voulaient pas le Frexit qui ne voulaient pas la fin de l'Europe mais qui voulaient tout simplement que l'Union Européenne sa bureaucratie rende aux nations des compétences que l'on garde au niveau européen que peu de choses pour être fort vis-à-vis de la Chine des Etats-Unis sur le plan scientifique mais avec qui allez-vous siéger ?
c'était la question de Karine et bien avec eux vous viendrez jeudi j'espère et il y aura sans doute la presse et vous verrez qu'il y a 24 pays donc vous quitterez le Parlement français déjà ?
j'y serais obligé il faut assumer ses choix je suis candidat parce que je pense qu'il y a une crise européenne et vous parliez des gilets jaunes la crise des gilets jaunes principalement pouvoir d'achat injustice destruction des services publics évasion fiscale elle est liée à la manière dont on a construit l'Europe quand vous pensez qu'il y a 60 milliards perdus qui vont au Luxembourg aux Pays-Bas en Irlande et que si cet argent n'était pas perdu on pourrait baisser les impôts des français qui bossent et bien il y a Stéphanie Gibault tiens vous cherchez quelqu'un qui va nous rejoindre Stéphanie Gibault lanceuse d'alerte qui a été la cause de la découverte chez quelqu'un à droite UBS qui est une femme formidable courageuse lanceuse d'alerte grâce à elle la France a récupéré près de 10 milliards d'euros et bien celle sera je l'espère sur notre liste et elle montrera l'exemple donc bref si on veut résoudre la crise française le pouvoir d'achat il faut changer le fonctionnement de l'Europe et voilà pourquoi je suis candidat et pour y arriver c'est la première fois qu'on a des alliés on a des alliés en Italie on a des alliés en Pologne on a des alliés en Finlande on a des alliés au Danemark on a des alliés dans tous les pays on va pouvoir au Parlement européen reconstruire l'Europe et en finir avec cette commission qui nous tue à petit feu c'est extraordinaire ce qui va se produire Monsieur Dupont-Aignan
quand on parle de vous Marine Le Pen elle considère qu'il y aura un réflexe de votre utile pour faire chuter Emmanuel Macron ou du moins le doubler en disant je ne vois pas pourquoi au dernier moment on irait voter Dupont-Aignan crédité 8 à 10 alors que nous on est 24 que répondez-vous à Marine Le Pen
je réponds que c'est un scrutin à un tour oui ça c'est oui c'est pas un scrutin à deux tours un scrutin à un tour d'autant plus chaque parti politique chaque parti politique exprime sa pensée si Marine Le Pen avait eu un projet pourquoi elle n'aurait pas enfin je veux dire mais écoutez si vous l'avez vous l'avez moi je lui ai écrit elle ne m'a jamais répondu sur un projet
je dirais qu'elle ne s'est pas sortie du débat de l'autre enfin que c'est toujours pas elle n'a pas remonté la pente
je ne suis pas là pour critiquer Marine Le Pen elle présente une liste avec un tête de liste et des membres nous présentons une liste avec un projet que nous avons travaillé avec des propositions je remarque qu'au scrutin européen à un tour il y a plusieurs il y a une palette de listes monsieur Hamon n'est pas avec monsieur Mélenchon
vous étiez pour le rassemblement des droites elle a dit tout ça ça se ressent
ça se ressent elle n'a pas voulu elle voulait en gros pour rechématiser elle voulait comme toujours que soit on accepte tout de son programme que je ne connais pas sur l'Europe qui n'a pas évolué et on est sur sa liste soit il n'y a rien à discuter et bien je lui ai dit moi je veux qu'on tire les leçons de la présidentielle il faut améliorer notre projet elle est beaucoup je pense perdue sur le projet européen à la présidentielle parce que les français ne l'ont pas compris et moi je pense qu'un homme politique raisonnable avec mon parti
il a beaucoup bougé son programme sur les européens je n'en sais rien
vous lui demanderez en tout cas je ne le connais pas moi j'ai bâti un projet je lui ai soumis et le vôtre ça ne l'intéressait pas très éloigné du chien c'est le choix on est en démocratie je proposerai aux français un projet une liste avec des gens sérieux et surtout des partenaires Marine Le Pen n'a pas les 24 partenaires qui permettront de changer l'Europe et mon projet les français le jugeront et puis point bas
de vos idées Nicolas Dupont-Aignan vous êtes gaulliste revendiquée puisque Karine rappelait et on peut le lire aussi sur le site internet de Debout la France que vous avez lu les mémoires du général de Gaulle à un âge où les enfants lisent peu à la politique c'est pas soutenu Chabandelmas tout le monde les a lus pas tout le monde non mais ce qui était assez étonnant c'est le 13 février dernier dans votre ville de hier vous y accueilliez Eric Zemmour pour parler de destin français et on s'étonnait malgré tout de voir un gaulliste parler très tranquillement avec un homme Eric Zemmour qui refuse de choisir entre De Gaulle et Pétain qui dit que De Gaulle et Pétain sont les mêmes qu'il y a une équivalence entre les deux et qui a écouté très tranquillement Eric Zemmour dire que Pétain avait sauvé la vie des juifs français je le cite expliquez-nous ça là vous êtes dans la caricature Eric Zemmour non que les gens comprennent Pétain Avichy a sauvé les juifs français c'est ce qu'a dit Eric Zemmour sur la scène
de ce débat je l'ai vue elle est disponible sur internet regardez sur internet c'est pas ce qu'a dit Eric Zemmour Pétain Avichy a sauvé les juifs français c'est ce qu'il a dit vous procédez par amalgam vous ne voulez pas l'admettre c'est ce que j'ai fait est-ce que je peux poursuivre
deux choses
d'abord je ne suis pas d'accord avec tout avec Eric Zemmour je l'ai même dit pendant la conférence vous ne l'avez pas contredit sur ce sujet je l'ai dit pendant la conférence si vous avez suivi l'ensemble de la conférence je lui ai dit d'ailleurs en introduction cher Eric son livre sur l'histoire de France est absolument remarquable il vous a bouleversé oui j'invite beaucoup de français à le lire et ensuite on est d'accord ou pas d'accord premier point deuxième point il y a des choses
qui sont justes ou pas au regard de l'histoire
tout à fait et au regard de l'histoire officielle l'histoire officielle c'est un livre remarquable et après chacun juge et moi je ne suis pas d'accord sur tout mais il y a des thèses intéressantes c'est l'histoire officielle mais je n'ai pas jamais mais enfin écoutez
mais enfin vous gaulliste vous avez écouté un homme mais jamais qui réhabilite celui qui a condamné à mort le général de Gaulle mais je ne réhabilite pas Eric Zemmour réhabilite et vous l'écoutez sans répondre
j'écoute Eric Zemmour je lui ai dit ce que j'en pensais vous ne l'avez pas dit ce qu'Eric Zemmour a dit devant moi à la conférence soyons précis Pétain à Vichy à sauver les juifs français il a dit que la zone libre que la zone libre avait fait en sorte qu'il y avait moins de juifs qui avaient été dans les camps que dans les zones complètement occupées comme aux Pays-Bas comme en Pologne où ça avait été abominable d'abominable et il a même ajouté c'est abominable en France il a simplement émis cette thèse ce n'est pas la mienne je suis un gaulliste pur mais on est encore en liberté on a encore le droit d'entendre des historiens ou des polyméens Eric Zemmour c'est pas un historien mais vous caricaturez
donc je ne me laisserai pas caricaturer mais les historiens ce sont Laurent Jolie c'est Serge Clasferl qui a montré le zèle antisémite de Pétain qui est à l'origine de la loi sur le statut des juifs et Paxton
ne me faites pas passer pour ce que je ne suis pas j'estime simplement que le livre d'Eric Zemmour est intéressant je ne partage pas ce point maintenant on est en liberté et s'il a envie de le dire il le dit en revanche je vous dis une chose très claire et que je pense c'est qu'on ne peut pas vivre éternellement sur l'histoire du passé je suis gaulliste par tous les pores de ma peau je déteste tout ce qui peut être antisémitisme simplement je ne vais pas éternellement vivre sur la guerre d'Algérie c'est ce que fait Eric Zemmour sur la période pardonnez-moi sur la période de la guerre sur la guerre de 70 sur Jeanne d'Arc je pense qu'aujourd'hui la France est en danger de mort et de disparition que nos valeurs nos valeurs de la République sont en danger Manuel Valls le dit très bien et d'ailleurs ce n'est pas étonnant qu'on soit élu dans le même département l'Essonne je connais la banlieue française il n'est plus élu aujourd'hui Manuel Valls il est sous d'autres cieux tout à fait mais ce que je veux dire c'est que ça dépasse totalement les clivages politiques il y a ceux qui pensent que la France est en danger et nos valeurs et qui veulent en changer de politique il y a ceux qui alimentent des fausses polémiques pour discréditer ceux qui veulent sauver leur pays qui sont-ils ?
vous par exemple et vous quand vous dites qu'avec la chapelle parce que vous truquez tout qu'est-ce que je truque ? vous passez votre vie comme journaliste à faire passer vos convictions personnelles avant votre déontologie de journaliste vous cassez tout le monde en faisant des amalgames et vous empêchez les gens mais ça ne marche plus cher Ali Badou c'est fini votre petit pouvoir de journaliste qui se croit au-dessus des autres ne passe plus ne passe plus je m'en fiche complètement de ce que vous pensez moi je parle au français
alors pourquoi vous venez ici ?
je viens ici pour parler au français parce que vous êtes une radio publique et vous avez le devoir le devoir d'inviter tout le monde ce que vous ne faites pas c'est la preuve
regardez les taux d'antenne
c'est ce que nous faisons et juste une précision pour nos éditeurs nous respectons scrupuleusement les règles du CSA et nous accordons un temps d'antenne absolument pas en tout cas ce que je vous dis
c'est que vous dites
ce que vous voulez et c'est votre liberté mais je dis ce que je pense et moi ce que je vous dis c'est que la petite classe médiatique qui veut faire croire aux français que tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont des racistes des antisémites des xénophobes pétinistes c'est insupportable je ne suis rien de ça et j'ai quand même le droit parce que c'est ça que vous insinuez c'est toujours les mêmes méthodes ce sont des méthodes bolcheviques en fait que vous attendez tout à fait c'est à dire c'est à dire que si je réfléchis parce que je vous écoute je vois bien et moi je voulais plus le début de l'entretien c'est toujours la même méthode on trouve une phrase on la sort de son contexte on salit la personne pour la discréditer c'est la méthode Macron bon on la connait ça marche plus les français on aura le bon les français veulent la liberté d'expression il a été élu mais il ne sera pas réélu et moi mon boulot c'est de donner la parole aux millions de français qui ne veulent pas qu'il soit réélu et qui veulent une alternative sérieuse et je ne veux pas revoir alors si on va jusqu'au bout moi je me barre pour qu'on ne revoie pas le duel que nous prépare Macron vous savez ce qu'il nous prépare Macron ?
il nous prépare un duel Macron-Le Pen en 2022 et bien moi je dis à tous les français qui ne veulent pas revoir ce duel Macron-Le Pen que je suis le seul qui peut l'éviter et en votant pour Malice aux européennes ils l'éviteront parce que plus on sera grand plus il y aura une alternative qui nous permettra de battre Macron
alors une question
Karine Becker puis Nathalie Saint-Critte qui va très peu de temps
vous vous revendiquez toujours gaulliste vous l'avez dit tout à l'heure totalement parce que c'est un homme
qui a sauvé la France deux fois en 40 et en 58 et qui avait des principes plus que Mitterrand qui travaillait avec Bousquet j'ai la photo de Mitterrand Mitterrand qui déjeunait avec M. Bousquet en permanence à ce moment-là la presse de gauche n'en parlait pas mais c'est pas lui la presse de gauche non mais la presse de gauche qui donne des leçons la presse de gauche qui donne des leçons la presse de gauche qui donne des leçons à terre entière a applaudi des deux mains François Mitterrand qui travaillait avec Bousquet bravo c'est un peu réducteur c'est un peu réducteur est-ce que je peux poser ma question ?
nous quand on invite Eric Zemmour qui écrit un chapitre où il fait part de sa thèse on est antisémite il a jamais dit qu'il était antisémite si c'est ce que j'ai assinué et comme ça me touche il avait une vignée de l'art à Vichy à sauver les juifs français j'ai eu des parents résistants combattants et quand on touche ça chez moi ça me peine parce que s'il y en a un qui ne supporte pas la moindre xénophobie c'est moi et donc je n'accepte pas cette tentative permanente du système de salir ceux qui pensent différemment on a le droit de penser différemment sans être moi je ne peux pas être d'accord avec vous
vous le gaulliste est-ce qu'éventuellement je vous pose la question vous vous revendiquez populiste est-ce que vous avez des modèles est-ce que par exemple Donald Trump est quelqu'un que vous observez
pas du tout je vais vous dire c'est pas du tout mon style si je puis dire parce que je suis français et je déteste avoir des modèles à l'étranger le seul modèle que j'ai c'est Jeanne d'Arc Clémenceau et De Gaulle voilà si ça peut vous servir ce que je veux dire par là c'est que c'est à la France d'inventer sa voix en revanche ce que je dis et l'affaire Trump est intéressante madame c'est quand on laisse pourrir les problèmes dans un pays comme l'ont fait les Etats-Unis où une petite minorité s'est accaparée toutes les richesses d'un peuple et bien un jour il y a des Trumps qui sont élus et moi ce que j'aimerais pour mon pays que j'aime c'est qu'on ait une voie raisonnable de sortie de crise c'est à dire on reprend en main le pays on bloque l'immigration on assure la sécurité on baisse les charges des PME on relocalise les produits on lutte contre l'évasion fiscale si on faisait déjà tout ça on remet des services publics à la campagne bref on donne du pouvoir d'achat on leur traiter parce que c'est eux qui ont construit la France des choses simples et on évitera des épisodes Trump et compagnie voilà ce que je pense
il reste une minute
juste vous avez une déclaration en disant que vous avez un tapis rouge en faisant rentrer éventuellement les 150 djihadistes tous les hommes politiques qu'ils soient de droite de gauche savent très bien que ce sont des dangers publics les fameux 150 djihadistes et qu'il faut les rapatrier pour ne pas les laisser dans la mer surtout pas non pas pour leur offrir un hôtel de luxe en France et qu'ils soient heureux est-ce que vous qui êtes énarque ce qui a fait science ça ne veut pas dire qu'on est intelligent quand on a fait ça mais qu'on a peut-être à avoir un sens est-ce que vous pouvez vraiment faire croire aux gens que si on les rapatrie c'est pour bien les traiter
aucun djihadiste ne doit rentrer sur le sol français
même s'il ne rentre en douce pour devenir un danger public
c'est un faux prétexte les anglais l'ont dit très clairement les anglais l'ont dit très clairement parce qu'eux défendent leur pays j'accuse le gouvernement français et madame Belloubet au cas par cas de faire rentrer aux frais du contribuable aux frais du contribuable des tueurs
parce qu'ils les aiment
des tueurs en série et ils les font rentrer par idéologie parce que monsieur Castaner a dit monsieur Castaner a dit avant des djihadistes ils sont français or ils ont combattu contre la France ils ne sont plus français ils doivent être condamnés en Irak et en Syrie et mourir là-bas et si ce n'est pas le cas ce sera le cas et le gouvernement c'est la honte de la France et j'ai d'ailleurs lancé un référendum d'initiative populaire pour bloquer ce retour des djihadistes qu'organise le gouvernement
merci d'avoir été notre invité Nicolas Dupont-Aignan Résistance c'est le titre du livre que vous publiez qui arrivera en librairie dans quelques jours merci à Alexandre Gilardi à toute l'équipe technique de Question Paul je vous donne rendez-vous la semaine prochaine et je vous donne rendez-vous
Nicolas Dupont-Aignan