Ceux qui jouent sur les peurs sont irresponsables ! - Thomas Ménagé (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous en dites ce soir ?
- 1:05RelanceRéponse partielle
Vous êtes un peu dur parce qu'il y a quand même eu deux annonces pour le pouvoir d'achat
- 1:24FerméeÉludée
est-ce que ça peut changer la donne et vous encourager à ne pas voter cette censure ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez ce soir ?
- 4:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous inspire cette perspective si vous votez cette motion de censure ?
- 5:19FerméeRéponse directe
Si le gouvernement de Michel Barnier tombe, ce sera à nouveau objectif matignon pour le RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12PrésentateurFait
« Michel Barnier affirme qu'il y aura, ce sont ses mots, assurément un 49,3 pour faire passer ce budget. »
- 0:56Invité politiqueFait
« ils disent monsieur Barnier doit nous épargner, on n'arrive déjà plus à faire notre plein, à remplir notre frigo, à payer notre électricité »
- 1:31Invité politiqueFait
« Non mais pas du tout parce que sur l'électricité il n'y a aucun changement par rapport au texte qui nous est proposé. »
- 1:40Invité politiqueChiffre
« Il y a eu une hausse de 42% et là on va augmenter les taxes »
- 3:28Invité politiqueChiffre
« parce que c'est aussi les mêmes qui nous ont menés à cette situation économique catastrophique, aux 1 200 milliards de dettes que l'on connaît dans notre pays »
- 3:55Invité politiqueFait
« Si ce budget est voté, ça sera une catastrophe pour l'économie. »
- 4:02Invité politiqueFait
« il y aurait une prolongation du budget de l'an passé, qui n'est pas un bon budget, mais qui est dans tous les cas moins pire que le budget qui nous est présenté aujourd'hui. »
- 4:27Invité politiqueFait
« C'est de faire croire que le NFP pourrait gouverner, que Mme Casté pourrait arriver. »
- 4:31Invité politiqueFait
« Elle sera censurée, elle tiendra trois jours »
Temps de parole
- Thomas Ménagé75 %
- Présentateur25 %
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Thomas Ménager qui est avec nous depuis l'Assemblée Nationale, bonsoir. Thomas Ménager, député RN du Loiret, première information, première réaction ce soir. Michel Barnier affirme qu'il y aura, ce sont ses mots, assurément un 49,3 pour faire passer ce budget. Qu'est-ce que vous en dites ce soir ?
Oui, enfin c'est pas une surprise. Aujourd'hui on savait très bien, la vraie question maintenant c'est de savoir qu'est-ce qu'il y aura comme texte qui sera soumis à cette possible censure et à ce 49,3. Voilà aujourd'hui ce que les Français et ce que nous en tant que députés nous devions savoir. Malheureusement Michel Barnier est venu sans aucune réponse claire, avec aujourd'hui une intervention qui n'apporte aucun élément concret sur les lignes rouges que nous avons fixées en matière de pouvoir d'achat notamment.
Parce que moi les Français sur le terrain, ils ne me disent pas monsieur Barnier doit tenir bon, ils disent monsieur Barnier doit nous épargner, on n'arrive déjà plus à faire notre plein, à remplir notre frigo, à payer notre électricité, on n'arrive déjà plus à s'en sortir et on attend qu'ils l'entendent et qu'ils nous épargnent.
Vous êtes un peu dur parce qu'il y a quand même eu deux annonces pour le pouvoir d'achat, le prix de l'électricité qui va baisser de 9% et les petites retraites qui seront protégées, assure ce soir le Premier ministre. Des mesures de pouvoir d'achat que Marine Le Pen appelait hier de ses voeux après cet entretien avec Michel Barnier à Matignon, est-ce que ça peut changer la donne et vous encourager à ne pas voter cette censure ?
Non mais pas du tout parce que sur l'électricité il n'y a aucun changement par rapport au texte qui nous est proposé. C'était déjà prévu mais il y a une baisse qui devrait être beaucoup plus importante. Il y a eu une hausse de 42% et là on va augmenter les taxes alors que les Français pourraient enfin avoir un prix de l'électricité qui serait soutenable alors même que nous avons en France un prix de l'électricité français du fait du nucléaire qui leur permettrait d'avoir un avantage concurrentiel par rapport à d'autres pays. Et concernant les retraites, pas de réelles annonces ou rien de précis.
C'est-à-dire que comme ça a été dit en plateau, il dit on va essayer, on va voir sur les différents sujets, il en trouve des portes mais aujourd'hui on est au pied du mur, le budget il arrive dans quelques jours, il ne peut plus attendre et procrastiner. s'il n'avait pas de réponses concrètes à nous apporter, il aurait mieux fait, je pense, M. le Premier ministre, de rester à son bureau, de travailler et de venir 3-4 jours après avec des réponses concrètes.
Parce qu'aujourd'hui, ni les députés qui devront faire ce choix, et nous nous prendrons en responsabilité de censurer ou non le gouvernement pour éviter ce budget qui sera un budget catastrophique pour les entreprises, pour les retraités, pour les classes populaires et les classes moyennes, de nous apporter des réponses concrètes, ce qu'il n'a pas fait.
Thomas Ménager, la coalition gouvernementale agite le spectre d'une paralysie si ce budget n'est pas voté ou si le gouvernement de Michel Barnier tombe. Qu'est-ce que vous répondez ce soir ?
Je trouve ça vraiment indigne d'agiter, de jouer les peurs, de jouer sur les peurs, d'agiter un chiffon rouge qui n'existe pas. On a la chance d'avoir une constitution qui est très bien faite, des institutions qui sont très solides. On a déjà connu le cas entre 79 et 1980. Il y avait eu un problème, le budget n'avait pas été voté. Eh bien, tout est prévu. Il y aura une loi spéciale qui sera votée, qui permettra de continuer à prélever l'impôt et continuer à payer l'ensemble des services publics, les médecins, les hôpitaux, les professeurs. Il n'y aura absolument pas de shutdown à l'américaine. Ceux qui disent ça aujourd'hui cherchent à faire peur.
Ce sont des irresponsables de jouer sur les peurs.
Et on comprend qu'ils soient irresponsables parce que c'est aussi les mêmes qui nous ont menés à cette situation économique catastrophique, aux 1 200 milliards de dettes que l'on connaît dans notre pays et qui nous obligent à avoir un budget, bien entendu, et qui est un budget avec des économies, mais qui ne sont pas là, des économies structurelles, et avec toujours les mêmes vieilles méthodes macronistes, qui est de taper sur les classes populaires et les classes moyennes, sur ceux qui travaillent ou ceux qui ont travaillé toute leur vie comme les retraités, et pire encore, sur les entreprises, en augmentant le coût du travail, alors même que notre pays connaît des défaillances d'entreprises records.
Si ce budget est voté, ça sera une catastrophe pour l'économie. Si le budget, malheureusement, n'était pas voté et qu'il y avait une censure du gouvernement, il y aurait une prolongation du budget de l'an passé, qui n'est pas un bon budget, mais qui est dans tous les cas moins pire que le budget qui nous est présenté aujourd'hui.
Si Michel Barnier tombe, ou en tout cas si son gouvernement tombe, il y a une possibilité pour que la gauche arrive au pouvoir. Qu'est-ce que vous inspire cette perspective si vous votez cette motion de censure ?
Bon, c'est le deuxième chiffon rouge qui est agité depuis ce matin. C'est de faire croire que le NFP pourrait gouverner, que Mme Casté pourrait arriver. Elle sera censurée, elle tiendra trois jours, parce que le bloc central et nous la censurerons. C'est clair depuis le début. Donc ça, c'est la deuxième peur qui est agitée. Mais les Français sont intelligents. Ils ont compris comment était constituée l'Assemblée nationale, comment marchaient ces majorités qui pouvaient se constituer, notamment pour censurer. Et si c'est un gouvernement du NFP qui serait bien entendu une catastrophe pour le pays, il serait censuré automatiquement.
S'il y avait un risque, le Rassemblement national ne le prendrait pas. Et il n'y a aucun risque. S'il y avait un gouvernement de ce type, si M. Macron, M. le Président de la République jouait à ce jeu-là, il serait dans tous les cas très vite repris par une majorité qui voteraient une censure. Et il faudrait qu'il renomme très rapidement un autre gouvernement qui soit dans tous les cas plus acceptable que celui du NFP.
Thomas Ménager, si le gouvernement de Michel Barnier tombe, ce sera à nouveau objectif matignon pour le RN ?
Non, nous avons accepté que nous n'avions pas de majorité. Ce sera au Président de la République de décider ce qu'il souhaite faire, de prendre ses responsabilités éventuellement, de se poser les questions ou de renommer un autre Premier ministre. Nous, nous sommes constructifs. On a présenté un contre-budget. Aujourd'hui, nous n'avons pas de majorité. Nous ne faisons pas comme le NFP qui veut faire croire qu'ils ont gagné les élections. Aujourd'hui, il y a trois blocs. Et c'est ce qui oblige ces trois blocs, le Premier ministre, à faire des concessions, à entendre les 11 millions de Français qui ont voté pour nous et à ne pas continuer comme l'a fait Mme Borne, M.
Attal et des décennies de gouvernements successifs qui veulent passer en force continuellement sans écouter le peuple et le peuple qui malheureusement souffre, tout comme nos entreprises aujourd'hui. Merci.
Thomas Ménagé