« Avec Jean-Luc Mélenchon, nous démantèlerons l'empire Bolloré » déclare Sarah Legrain - 19/05/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[applaudissements] Ce dimanche à Cann, Maxime Saada, patron de Canal Plus, se défendant de tout cryptofascisme, nous a fait une démonstration de fascisme à découvert. Comédienne, cinéaste, projectionniste, monteuse, régisseur sera punie. Quiconque figure sur la liste noire de Boloré.
Quiconque ose critiquer la concentration à l'œuvre dans toute la chaîne du cinéma. Un cinéma qui dépend toujours plus de Canal à cause de l'asphyxie et de l'audiovisuel de l'audiovisuel public et des collectivités locales organisées par votre gouvernement. Monsieur le Premier ministre, je ne poserai pas de questions car je n'attends rien de vous.
Je n'attends rien de ceux qui laissent un milliardaire réactionnaire étendre sa main mise sur le cinéma, les médias, l'édition, les festivals dans une opéa sur nos imaginaires. De ceux qui laissent publier le rapport à l'oncle, qui laissent l'extrême droite mentir sur le financement du cinéma et obtenir par le harcèlement la suspension d'un fond d'aide à la création qui laisse se multiplier les atteintes à la liberté de création et abandonne les travailleurs de l'art au haine racistes, sexistes et LGBThobe. Je n'attend rien de ceux qui déroulent eux-mêmes le tapis rouge au fascisme en faisant virer des humoristes, perquisitionner des libraires, interdire des concerts de Médine, des films sur la Palestine et des free partyes, tout en laissant le canon français semer la terreur dans le pays.
Il y a [acclamation] 3 ans, la Macronie reprochait à la Palme d'or son discours contre la réforme des retraites. Maintenant, vous dites aux artistes engagés contre l'extrême droite de se consacrer à leur art plutôt qu'à faire de la politique. Ne vous en déplaise, l'art est politique.
Can et le CNC on des amis de Trump et de Mélonie sont nés de la résistance à la mostra fasciste et à l'impérialisme culturel américain. La liste des résistances s'allonge. Ils et elles façonnent une culture libre, populaire, émancipatrice à milieu du puit du fou et autres fantasmes rance.
Une culture vivante qui bat au rythme de la Nouvelle-Fance. Dans moins d'un an, le peuple de France respirera de nouveau. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous démantellerons l'Empire Bolloré et reconstruirons le service public de la culture pour toutes et tous. [applaudissements] Merci madame la députée.
La parole est à madame Catherine Pégard, ministre de la culture. Madame la présidente, madame la député, j'aurais préféré vous parler de l'énorme succès du cinéma de CAM, de la richesse de la programmation française qui s'y affiche avec plus de 60 films et des fabuleux artistes qu'on y rencontre. Mais j'ai aussi entendu l'émotion, l'inquiétude qui s'exprime dans le secteur du cinéma comme elles se sont exprimées dans le secteur du livre récemment.
Ces réactions nous disent que nous partageons au moins une même conviction. La culture est le lieu du débat. Nous sommes un pays de culture.
Nous l'aimons sous toutes ses formes et nous la voulons diverse, éclectique et respectée. Dans cette économie ambitieuse et fragile, Canal Plus a eu une place importante en finançant aujourd'hui environ un film français sur deux. Les premiers films, le cinéma indépendant et bien d'autres.
Il participe de cette diversité de notre cinéma à laquelle nous devons oui, nous devons veiller collectivement. La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte. Je regrette que la réponse disproportionnée à tout le moins, apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées les avivent alors alors même que les films sélectionnés aujourd'hui devraient démentir les craintes par la variété des récits ou des imaginaires dans laquelle il nous entraîne.
La France est un grand pays de cinéma. Notre filière du cinéma est une magnifique réussite culturelle et industrielle qui participe de l'attractivité de notre pays et de notre souveraineté culturelle. Nos industries culturelles ne doivent pas être instrumentalisées à des fins politiques.
Madame la députée, je crois que vous serez d'accord pour dire avec moi que nous devons pas être les jeux de polémique qui fragilisent une de nos plus belles réussites en attaquant semaine après semaine ces différents piliers accusés d'être au service d'idéologie politique. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre.
Jean-Luc Mélenchon