Rencontre publique avec Olivier Faure
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:58OuverteRéponse directe
À quel titre êtes-vous parmi nous aujourd'hui ? Chef du Parti socialiste ou candidat à l'élection présidentielle ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Si vous êtes candidat à l'élection présidentielle, est-ce que vous pouvez garantir que la culture aura une place dans la campagne ?
- 4:25OuverteRéponse directe
En quoi la culture est un enjeu central pour le Parti socialiste dans le cas de cette élection 2027 ?
- 9:31OuverteRéponse directe
Comment faire pour que la culture soit au cœur d'un projet politique sans qu'elle soit utilisée à des fins idéologiques ?
- 15:19OuverteRéponse directe
Quels seraient les grands chantiers que vous lanceriez à partir de 2027 en matière de culture ?
- 21:51OuverteRéponse directe
Vous avez évoqué la loi sur la liberté de création. Comment faire pour protéger cette liberté face aux censures locales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:41Olivier FortPromesse
« Si vous êtes candidat à l'élection présidentielle, est-ce que vous pouvez garantir ici que la culture aura une place dans la campagne ? »
- 17:26Olivier FortFait
« Permettre à tous les enfants d'accéder à la culture, c'est un impératif. »
- 36:24Olivier FortFait
« Quand les gens travaillent, ils cotisent. Quand ils cotisent, ils financent votre protection sociale. »
- 57:14Olivier FortPromesse
« 2 % du budget de l'État consacré à la fois à la culture et à l'audiovisuel public. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Mesdames, messieurs, bonjour. Bienvenue dans cet agora si bien nommé pour l'ensemble des rencontres que nous organisons à FC. Donc aujourd'hui, nous vous allez assister à la 7e rencontre que nous avons souhaité avec Laurent Domingo qui est le coprésident avec moi-même d'AfC. Comme vous le savez, nous avons adressé à l'ensemble des candidats ou futurs candidats sans exclusive. Tout le monde était concerné, certains nous ont répondu, d'autres non. Et nous nous réjouissons de la présence de monsieur Olivier Fort aujourd'hui pour échanger sur un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, la culture en France et compte
compte tenu d'une certaine forme d'invisibilité que nous avons ressenti jusqu'à présent. Il nous a semblé utile pendant ce festival Off d'Avignon qui est malgré tout l'épicentre à un moment de de de ce qui se passe sur le spectacle vivant en France, de profiter de la médiatisation de ce festival pour en avoir le cœur net sur ce qui nous attend l'année prochaine à la même époque. Euh oui cher Rond, c'est exactement ce que j'allais dire. C'est très important de de ça a été très important pour nous de dire écoutez on en a un peu marre que les le sujet culture se retrouve à la 100e position d'un programme et parfois pour de mauvaises raisons, des raisons parfois électoralistes euh qui sont pas
forcément des raisons d'intérêt général. Et on s'est dit il faut que les candidates et les candidats à la présidentielle nous s'ils ont une vision pour ce pays, il doit avoir une vision pour la culture qui euh voyage dans ce pays. Parce que la culture, c'est l'ensemble des imaginaires communs. C'est ce qui fait aussi un peuple. Or la culture et l'écologie parfois c'est à peu près le même combat. C'estàd ce sont des signaux faibles qui dont l'impact est sur le long terme et dont l'impact est extrêmement puissant sur une société, sur une civilisation. Sauf que parfois dans la sphère médiatique, on préfère parler d'autres sujets. On va pas vous les énumérer ici, vous les connaissez. Il suffit de regarder les chaînes d'information continue. Euh nous, on n'est pas dans l'information
continue, on est dans le temps long et dans la ce qui est consubstantiel à la bonne santé d'une société. Donc c'est pour ça qu'on pense avec Rmond et l'ensemble du conseil d'administration euh que il faut que les candidates et les candidates s'ils ont une vision pour la France, il doit avoir une vision pour la culture. Euh merci Olivier Fort d'avoir répondu présent à notre lettre ouverte. Vous nous direz dans quel cadre vous avez répondu présent et on vous laisse dans les mains de Marie Sorbier, journaliste notamment à France Culture pour 1 heure et nous on s'éclipse. Merci beaucoup.
Merci beaucoup. Merci Olivier Fort d'être là et merci à toutes et à tous d'assister à cette rencontre. Une première question pour savoir d'où on parle. À quel titre êtes-vous parmi nous aujourd'hui ? Est-ce que vous êtes là comme chef du Parti socialiste ou comme candidat à l'élection présidentielle ? J'avais pas prévu de faire d'annonce ce matin. Donc euh on va dire que je suis là comme l'un des possibles candidats dans une primaire qui aura lieu en octobre et pour l'instant je suis à la fois le premier secrétaire du Parti socialiste et puis comme vous toutes et tous ici un homme libre avec une vision de la société de la culture et de la civilisation à laquelle nous appartenons. Si vous êtes candidat à l'élection
présidentielle, est-ce que vous pouvez garantir ici que la culture aura une place dans la campagne ? On l'a dit, dans de nombreuses campagnes politiques, on ne parle pas de culture, le mot est à peine évoqué. Est-ce que vous vous engagez aujourd'hui à ce que la culture soit un des sujets de cette campagne pour 2027 ? Bon, d'abord, je veux je vais répondre directement à votre question, mais d'abord je veux vous remercier d'avoir fait de l'enjeu culturel justement un enjeu et de l'avoir remis au premier plan et d'avoir par cette série d'auditions que vous avez réalisé permis de montrer que justement il y avait un débat sur la culture et que ce n'était pas simplement un supplément d'âme que l'on traite quand on a traité tout le reste, mais que c'était une question qui devait être
au cœur de la campagne présidentielle. Et moi, je crois que ça doit être non seulement au cœur de la campagne, mais ça doit même être au cœur des politiques publiques que nous devons conduire au lendemain de l'élection de 2027. Alors, je sais pas comment vous allez conduire l'entretien. On va certainement y revenir, mais j'aimerais expliquer peut-être plus tard, comme vous voulez, mais en quoi cet enjeu-là est un enjeu central ? Partons là-dessus. En quoi la culture est un enjeu central pour le Parti socialiste dans le cas de cette élection 2027 ? Bon, il y a des gens qui considèrent que la culture c'est un élément, un supplément d'âme, disais-je, pour les bobos, pour les gens déjà repus et qui ont besoin de se distraire, d'aller au
théâtre, au cinéma, mais au fond que l'essentiel ne serait pas là. Et c'est vrai que sur le territoire européen et national, il y a de plus en plus de gens qui considèrent que la culture est une simple variable d'ajustement. Et c'est d'autant plus fou que les trois puissances qui aujourd'hui dominent le débat mondial, la Chine, la Russie, les États-Unis, ont fait de la culture un enjeu qui est un enjeu central. La Chine. En Chine la culture a une vocation et je rappelle que Maong avait mené une
révolution culturelle. Et l'idée est assez simple en réalité, c'est que il faut occuper les esprits, faire en sorte qu'il y ait une vision du monde qui s'impose face à la pensée bourgeoise occidentale. En Russie, Poutine lui-même s'intéresse beaucoup au théâtre, s'intéresse beaucoup au cinéma, s'intéresse beaucoup à tout ce qui fait œuvre culturelle parce qu'il considère que il y a un message à porter et ce message, il est de lutter contre la dégénérescence occidentale aux États-Unis. C'est peut-être plus récent, même si depuis toujours en réalité les États-Unis ont cherché à dominer culturellement le monde avec Hollywood. Et désormais, on a un président Trump
qui lui considère que la culture est aussi un enjeu central et qui a décidé que il y avait une forme de croisade à mener contre la pensée W et il s'y emploie avec une constance qui ne se dément pas avec l'idée que il y a des mots interdits, il y a des sujets interdits, il y a des financements interdits pour toute une série de sujets qui sont considérés comme étrangers à la pensée libertarienne qu'il a épousé avec beaucoup d'autres magas. Et donc il y a une forme de folie à ne pas voir ce qui est le nez au milieu de la figure. Tous les régimes
autoritaires, tous ont toujours commencé par s'attaquer à la culture. Ça a été vrai de tout temps et le siècle passé nous a tellement éclairé là-dessus. Hitler, Salazar, Franco, tous ont commencé par les autos d'affair, par la suppression ou la destruction d'œuvres littéraires, par un art qui était devenu un art d'état au service d'une vision du monde qui était celle de ces de ces autocrates. et plus récemment encore, il est étonnant de savoir que c'est Victor Orban qui a mis
le plus d'argent dans la politique culturelle au niveau européen. Il y avait plus de 2 % du budget de l'État hongrois qui était consacré à la culture. précisément parce que Orban avait très bien compris que la bataille culturelle et bien elle se mène en asséchant la culture libre et en en faisant un instrument de pouvoir, un instrument de domination. Et donc c'est la raison pour laquelle nous avons nous en France créé l'exception culturelle fait en sorte de protéger nos artiste et je le dis avec une forme de cocorico. C'est la gauche qui l'a porté avec Jacques Deor. Et donc nous sommes fondés aujourd'hui à relancer ce débat, ce combat qui n'est pas un petit combat,
qui est un combat pour la liberté de création, d'expression, pour que nous soyons un peuple qui continue à à penser parfois contre lui-même. Et la culture, elle sert à ça. Elle sert à interroger le monde. Elles sert à à interroger aussi les politiques qui n'ont, en l'occurrence eux pas à interroger, enfin non pas à censurer ou à limiter ou à chercher à matricer le monde culturel. Alors, comment faire ? Ah, j'ai plus de micro. Ah, ça y est, j'ai un micro. Comment faire ? Vous avez donné plusieurs exemples de pays qui utilisent la culture à des fins idéologiques. Comment faire pour que la culture soit au cœur d'un projet politique sans qu'elle soit justement utilisé à des
fins idéologiques ou de domination comme vous avez dit ? Mais nous avons euh en 2016 euh fait voter une loi sur la liberté de création qui commence par cet article qui dit que la création artistique est libre. Et c'est assez simple en réalité. Comment est-ce qu'on fait pour que la création demeure libre ? D'abord, on fait en sorte que elle ne soit pas sous-financée et c'est une une incurie que de voir aujourd'hui les gouvernements sous Emmanuel Macron se
succéder et avoir au fond la même volonté. On sait que il y a des problèmes de dette, il y a des problèmes budgétaires, mais onattaque pas n'importe quel budget. C'est toujours la culture qui est la première attaquée. Et quand on voit que par exemple le fond PEPS a été je crois divisé par 3 alors que il est une aide et un soutien à l'emploi notamment pour les petites structures, il y a là une forme d'ynepsie et de contresens à la fois budgétaire et culturel. Et donc évidemment, c'est la première façon de lutter pour la liberté de création, c'est de permettre à toutes les compagnies de pouvoir continuer à exister. Le deuxième élément, c'est qu'il faut lutter évidemment contre toute forme de recul sur les statuts. Celui de l'intermittence est une invention géniale. Ceux qui créent ne sont pas toujours dans la production, sont pas toujours sur scène. Ils ont besoin de temps aussi pour euh réfléchir aux œuvres futures, les penser, les écrire puis les répéter. Et l'intermittence, elle sert à ça. Elle
sert à ce que on ait du temps d'esprit de cerveau disponible, financé avant de passer à la partie la plus commerciale, la partie où on rencontre un public ou pas. Mais il faut accepter aussi l'idée que les grands créateurs n'ont pas toujours rencontré un public et qu'il faut parfois accepter aussi l'idée qu'il est spectacle plus petit, plus réduit qui le trouveront peut-être plus tard. Il y a même malheureusement des œuvres qui sont devenues célèbres postmortem et donc il faut accepter que cet écosystème là ne peut pas fonctionner comme un système classique marchand. La culture n'est pas une marchandise comme les autres. Et puis le dernier
point, c'est lutter contre la concentration. Éviter cette concentration maintenant parfois totalement verticale. La concentration type Boloré. Bolloré c'est en fait mettre la culture au service d'une pensée, d'une idéologie et d'avoir toute la chaîne de production. Ça va de la production de l'idée, du livre, de la pièce. jusqu'au moment où elle est dans le rela Avignon. Et qu'est-ce qu'on fait très concrètement contre cette concentration bolorée si vous devenez président de la République ? Et bien, on produit une loi antitrust, on évite cette concentration. C'est comme c'est inimaginable d'avoir aujourd'hui dans le domaine de la culture comme dans le domaine de
l'information quelques milliardaires qui n'ont pas forcément au départ une vision très claire de ce qu'est la culture. Ils ont une vision idéologique du monde auquel ils veulent appartenir et ils cherchent derrière à construire des éléments d'influence qui sont des éléments qui sont considérables. Vous avez des je prends je sors un peu du monde strictement culturel pour entrer dans le monde de l'information. Pourquoi est-ce que des gens qui sont dans le BTP un jour choisissent de faire une chaîne d'information continue ? Ça a pas de sens, c'est pas leur cœur de métier. Ils le font parce que ils ont déjà une chaîne généraliste TF1, là je parle évidemment de BIG, qui peut
accueillir sur son plateau des gens qui sont déjà avec une forte notoriété. On n'invite pas au 20h n'importe quel euh leader politique et il crée à côté LCI qui permet d'accueillir des gens qui ont une moindre notoriété mais qui sont des décideurs locaux. Décideurs locaux qui ont évidemment un impact sur une activité très économique qui est le BTP. Et c'est comme ça que nî LCI. Et donc on a toute un écosystème de l'information qui s'est progressivement transformé avec des gens qui ont une vision qui n'est pas une vision de journaliste. On n'est pas à France Culture. On est sur des chaînes qui même si on peut considérer qu'elles ne sont pas toutes
complètement matricées exclusivement par la question de leurs propriétaires, elles sont censures naturellement parce que elles savent aussi à qui elles appartiennent. Et donc c'est un phénomène qui existe dans le domaine de l'information, qui existe maintenant dans le domaine culturel avec parfois des gens qui sont ceux qui programment puis ensuite ceux qui euh enfin qui produisent puis qui programment puis ensuite qui euh ont les salles. Et donc vous pouvez avoir un jour un pays dans lequel en fait vous avez des gens qui contrôlent complètement la création culturelle. et bien ça n'est pas admissible et c'est la raison pour laquelle effectivement il faut des seuils. Il faut arriver à ce que on ait des lois anticoncentration dans le
domaine de la formation quand comme dans le domaine culturel. Une question encore de vision avant d'entrer dans le dur de certains sujets. Olivier Fort, le Parti socialiste a une longue histoire avec les politiques culturelles. Je pense à Jack Lang, à la décentralisation culturelle, aux grands équipements. Le PS a profondément marqué l'histoire des politiques culturelles. Mais quelle est sa vision du futur ? C'est-à-dire quels seraient les grands chantiers que vous lanceriez à partir de 2027 ? Alors, il y a beaucoup de grands chantiers, mais si on continue sur la question de la démocratisation et l'accès à la culture qui a été effectivement la grande œuvre de Jack Lang et de Finteran, il y a plusieurs sujets. Le premier qui me vient à l'esprit, c'est comment
est-ce qu'on fait pour que les œuvres de l'esprit ne restent pas totalement ésotériques pour des publics qui sont plus modestes, plus fragiles. Je pense à ma propre circonscription, à ma propre ville. avec des populations qui sont parfois très éloignées au départ d'un théâtre. Moi, je me suis battu il y a maintenant 10 ans, un peu plus de 10 ans pour que on ouvre une scène nationale dans ma circonscription. Ça a été un combat difficile qu'on a gagné mais qui a permis d'ouvrir sur un territoire qui est que l'on qualifie de péri urbain de permettre l'accès à la culture et je suis en scène, il y a deux scènes nationales en Saint-Emarne à
Noisiel et puis qui est la ferme du buisson et puis au carréen dans la circonscription et ça a permis à des dizaines de milliers d'écoliers d'accéder en fait pour la première fois à un théâtre. Je me souviens enfant, moi j'ai grandi dans le Loiret que la première fois que j'ai mis les pieds dans un théâtre, c'est grâce à l'école. Mes parents ne m'ont jamais emmené au théâtre. Je ne savais pas à quoi ça ressemblait et j'avais l'impression que c'était surtout fait pour des gens qui arrivaient en robe du soir avec les hommes à nos papillon et en smoking. Mais je n'avais aucune idée de ce qu'était un théâtre. Et donc permettre à tous les enfants
d'accéder à la culture, c'est un impératif. Emmanuel Grégoire vient de lancer une opération qui s'appelle, je crois un mois, une découverte et qui est une excellente idée de faire en sorte que chaque mois tous les Parisiens, mais il faudrait que ce soit étendu à toute la France et bien que tous les Parisiens et demain tous les petits français puissent accéder à un artiste peut-être qui est en résidence, peut-être un artiste qui vient et qu'on vient voir pendant ses répétitions tout simplement. accéder aussi à la lecture. Moi, je serais très intéressé à l'idée qu'on ouvre un service public qui permette l'accès à la lecture pour tous. Je parle pas d'apprendre à lire et à écrire. Ça
c'est l'école. Et même l'école souvent va plus loin. On a des enseignants merveilleux qui cherchent à transmettre au-delà d'un savoir fonctionnel qui cherche à transmettre aussi un goût pour la littérature mais c'est pas toujours le cas. Et puis on leur demande trop. Et moi, j'aimerais qu'il y ait demain un service public de la lecture qui s'additionne, qui s'ajoute, qui complète le service public de l'éducation et qui donne envie de de lire et même y compris d'aimer des œuvres. Je vous donne mon exemple personnel. J'ai un père qui certainement jeune, en tout cas, il y a des photos de lui qui me l'ont démontré bien après. Il a été
dans une troupe de théâtre. Et euh c'est certainement l'un de ses esprits contrariés. Il est devenu un secteur des impôts. Donc rien à voir avec le théâtre très très loin. Et euh tous les étés quand on partait en vacances chez ma tante, on avait une forme de rite tous les soirs avec mon frère et l'un de mes cousins avec qui j'ai été élevé. Il nous emmenait devant la poste et il y avait un mur en pierre et sous le lampadaire, il nous lisait des pièces de théâtre. Et c'est comme ça que j'ai découvert en fait le théâtre avec lui qui prenait certainement un plaisir évident à jouer
tous les rôles devant nous. Et nous qui l'écoutions religieusement et qui avons découvert, aimé, apprécié. Et bien moi, c'est ce que j'aimerais offrir à tous les enfants de France, qu'ils aient à un moment le plaisir eux-mêmes de faire des répétitions, de lire du théâtre, de lire de la littérature et de se dire "Mais c'est merveilleux." Moi, j'ai lu à mes enfants par exemple, j'ai une passion pour Joseph Kessel et j'ai tellement aimé leur lire le lion et de les voir avec les yeux s'ouvrir en écoutant ce que je leur racontais de cette si belle histoire, de ces si belles phrases. Je l'aurais lu 25 fois le Petit Prince, mais c'est une évidence que on a des œuvres littéraires qui
donnent envie de continuer. Alors après, j'ai eu plus de mal avec d'autres auteurs, mais mais au moins leur donner le goût de la lecture. Je n'ai rien contre les mangas. J'ai des enfants qui ont tous lu des mangas, mais il y a aussi des œuvres littéraires françaises qui sont magnifiques. Et puis et puis le spectacle vivant, c'est quelque chose en fait, c'est parce que c'est justement le spectacle est vivant et chaque mot compte dans cette expression. C'est c'est certainement le plus beau métier du monde. Celui qui permet de faire partager une émotion en direct avec un public sans sans trucage, sans coupe. Voilà, en fait c'est enfin
j'espère vous avoir fait partager un instant ma passion pour le sac la vivant et même vous dire que à une époque quand il y avait des moments très difficiles dans la vie politique et je me disais mais peut-être que tu ne seras pas réélu, qu'est-ce que tu feras après ? Et je me disais mais en fait ce qui me plairait c'est justement d'écrire parce que de pouvoir y compris voir ces mots un jour jouer et avec des gens qui mettent tous leurs talents, leurs émotions, leur propre vécu, ça doit être une expérience extrêmement folle. Donc voilà. Donc c'est pas un appel à ce qu'on ne me réalise pas, mais c'est un en tout cas peut-être que dans une vie prochaine, j'écrirai et j'espère
un jour pouvoir créer moi aussi. Vous avez évoqué la cette loi sur la liberté de création. Vous n'êtes pas sans savoir que depuis les élections municipales, il y a de nombreux spectacles, de nombreuses compagnies qui se retrouvent devant des cas de censure face à leurs élus locaux. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Et qu'est-ce qu'on pourrait faire pour protéger justement cette cette liberté de création qui visiblement se heurte à ce que la loi ne peut pas faire puisqu'ils se retrouvent tous bloqués avec des spectacles annulés euh en rapport avec le thème du spectacle ? Or, moi je ne vois pas très bien pourquoi les élus locaux et je comprends qu'on puisse avoir être élu local et avoir une passion pour la création, pour le théâtre. Mais
être adjoint à la culture ou être maire, ça n'est pas en fait devenir programmateur, c'est un autre métier. Et la vocation des élus, c'est d'accompagner le monde du spectacle. ça n'est pas de s'improviser en fait producteur, programmateur ou autre chose. Je vais même aller plus loin parce que là on parle de l'extrême droite qui a interdit donc passeport Michaliqu mais je vais peut-être même vous choquer. Dieu Doné a fait des spectacles que je n'ai jamais vu et que je ne cherche pas à voir. Mais à une époque, un premier ministre,
en l'occurrence Manuel Vals, avait décidé d'interretir des spectacles. Et moi, je considérais, même si sans doute ces spectacles méritait d'être boycottés, mais je considérais que ça n'était pas au pouvoir politique de dire ce qui est drôle et ce qui ne l'est pas, ce qui relève de ce qui peut être vu et de ce qui relève de ce qui ne peut pas l'être. Et donc que la justice soit saisie, que ces œuvres soient antisémites, auquel cas très bien la justice tranche et on les interdit. Mais je ne vois pas en quoi le pouvoir politique doit pouvoir à un moment s'imisser dans ce qui est juste de voir parce que c'est là une frontière que l'on franchit une fois puis deux fois puis trois fois et puis après on finit par avoir un pouvoir politique qui considère qu'au
fond c'est lui qui décide de ce qu'il est juste et bon de voir et ce qu'il n'est pas. Mais comment concrètement on fait pour que ces élus ne puissent pas interférer ? Est-ce qu'il faut augmenter cette loi de la liberté de création par exemple ? Oui, bien sûr. Il faut évidemment l'ugement enfin il faut la prolonger, faire en sorte que on puisse dire que désormais en fait si la liberté de création est totale, elle est totale et on ne peut pas à un moment s'improviser. Donc encore une fois, il y a des spectacles qui méritent d'être interdits parce que par exemple demain, on a un spectacle qui ferait l'apologie de je ne sais quel crime qui serait ouvertement raciste, antisémite. Évidemment que il faut l'interdire. Ça ne peut pas passer par les élus. Les
élus ne sont pas là pour censurer. Il y a des lois qui doivent être appliquées et c'est la justice qui tranche. Et donc oui, effectivement, je pense que il faut aller plus loin et euh autoriser une vert de création qui soit la plus totale possible. En décembre 2024, Christelle Morané, présidente du conseil régional des pays de la Loire, a fait voter une baisse de 62 % des aides au fonctionnement de près de 500 structures culturelles. Que lui répondez-vous ? Et plus globalement, comment fait-on pour éviter que la culture soit la variable d'ajustement sur la baisse de budget des régions ? Non, j'ai eu peur. J'ai cru que vous alliez me parler de l'héros. J'aurais pu. Oui, c'est gentil. Mais quels que soient les départements
et quels que soient ceux qui les dirigent, c'est une double bêtise. C'est d'abord une bêtise. Je reviens pas sur ce que j'ai dit, sur la création, sur comment est-ce que on unit en fait une population, comment est-ce qu'on fait pour vivre ensemble si ce n'est qu'en partageant des œuvres, en ayant les mêmes références, en ayant les mêmes émotions ? Mais c'est une deuxième bêtise parce que on est à Avignon. Vous imaginez Avignon sans le festival ? Mais personne ne saurait ce qu'est Avignon. Merci à Jean-Villard qui a fait de cette ville
une ville phare pendant tous les étés depuis 1947 depuis l'après-gerre. Et donc on est dans une situation où j'imagine que quel que soit je ne connais pas Olivier Galzi, enfin je l'ai connu quand il était journaliste, mais je n'imagine pas, en tout cas je n'espère pas qu'il ait à un moment envie de couper dans les crédits que la ville accorde pour accompagner le festival. Ça serait une bêtise totale. Et donc on a parlé de la vocation je dire sociétale de la culture mais elle a aussi une vocation économique la culture. La culture c'est des emplois la culture c'est la tracté des des territoires. Il y a des gens qui viennent du monde entier en France parce
que nous avons un patrimoine, parce que nous avons des spectacles, parce que alors là on parle de théâtre, c'est plus difficile pour les étrangers qui ne comprennent pas la langue française, mais on a des festivals, il y a un festival de jazz qui a été interdit euh dans le gare par le Rassemblement national. Là aussi, on est dans une situation où évidemment que la culture est un élément fondamental quand vous vous déplacez vous à l'étranger. Bien sûr que vous aimez peut-être les vieilles pierres ou les paysages ou les plages, mais au bout d'un moment, quand vous avez vu une plage, vous en avez vu une seconde et une troisième, vous finissez par dire que toutes toutes les plages se ressemblent et que quand vous avez siroté sous un palmier, vous avez envie de voir autre chose. Et qu'est-ce
qui vous attire dans un pays sinon sa culture ? Comprendre quelles sont les œuvres qui ont été qui ont qui ont traversé les siècles ? Quelles sont en fait les coutumes ? Quelles sont voilà et pour la France c'est la même chose. Donc c'est une idiotie, c'est une grosse connerie en réalité de couper les crédits de la culture. Moi je je vois y compris dans la ville dont je suis l'élu. Je suis conseiller municipal au d'être député d'une ville qui s'appelle Lie et c'est une ville qui est exemplaire à bien des pour bien des raisons. Alors elle s'appelle Lie donc c'est une ville où on fait cohabiter des communautés
cultuelles où la mosquée qui a été construite a été construite à 200 m de l'église. Elle a pas été mise en périphérie comme dans dans d'autres villes. Mais c'est pas de la mosquée dont je vais vous parler, c'est du théâtre. Le théâtre, il a été construit avec la compagnie donc du te la marge qui est construite en bas d'un échoquartier. Mais vraiment, c'est un magique Mirror. Je sais pas si vous voyez ce que c'est que le Magic Mirror. Donc en fait, sorte de chapitau, c'est un chapitau endur qui au début du siècle au passé servait principalement à organiser des balles populaires et cetera. et qui est là est devenue une scène. C'est une scène qui est en bas en
fait des immeubles qui ont été construits. Alors des immeubles comme je l'ai dit dans un écoquartier, c'est des écoconstructions. Et euh le théâtre il est ouvert en fait presque, j'allais dire en permanence parce que on a fait en sorte avec cette compagnie qu'il y ait des horaires pour les spectacles qui permettent à des publics très différents de venir, notamment pour les mamans. des mamans qui sont à la maison et qui sont un peu assignés à leur rôle de mère au foyer et qui en fait dépose les enfants le matin à l'école, vont les rechercher le soir et à partir de ce moment-là sont occupés à 100 %. Et bien, on a fait en sorte que il y ait des spectacles ouverts pour elles à des horaires qui sont des
horaires qui leur permettent de venir et même de venir découvrir le théâtre et de venir apprendre, jouer et cetera. Voilà. Et bien ces crédits-là, ils ne sont pas des crédits en pure perte, ce sont des crédits, alors ce n'est pas on n pas attirer des gens du monde entier, mais on on permet à des gens de vivre ensemble, se découvrir et ça évite peut-être queon ait des enfants qui soient derrière avec des parents qu'ils abandonnent, qui leur transmettent rien, qui et cetera enfin c'est des enfants qui sont bien dans leur peau, qui n'iront pas en prison, qui trouveront un métier plus tard. Enfin, tout ça, arrêtons d'être à courte vue. La culture, c'est le début de de la vie ensemble. Mais est-ce que c'est le rôle
de l'État selon vous de sanctuariser ces budgets de la culture aux échelles des collectivités territoriales ? Comment vous imagineriez la répartition entre état et collectivité justement pour que la culture reste au cœur des projets ? Ah, c'est difficile de dire que c'est l'État qui impose aux collectivités locales qui je suis quand même pour leur libre administration, mais euh il faut que euh l'État euh d'abord donne l'exemple et euh ne considère pas lui-même que c'est le budget de la culture qui doit être euh sacrifié à chaque fois qu'il faut chercher des économies quelque part. Et de ce point de vue, je porte le projet de 2 % du budget de l'État consacré à la fois à la culture et à l'audiovisuel.
ce et l'audiovisuel lui-même, je parle l'audiovisuel public qui lui-même consacre une part de son budget à la création et donc la supporte et il faut que derrière l'État a des politiques d'incitation avec des politiques de levier en cofinançant et en permettant à des collectivités de se dire "OK, j'ai pas financé 100 % donc je peux accompagner et par ces cofinancements donc contribuer à à l'émergence de spectacle dans des territoires qui sont des territoires moins dotés. faire en sorte aussi que les grandes compagnies, moi je souhaite que la comédie française se décentralise, se s'exporte. Il y a
des expériences qui sont très fortes. Je pense à la philonie de Paris euh qui a a fait euh donc ce projet dont j'ai oublié le nom à ce moment précis qui s'appelle euh je sais plus enfin en tout cas euh la firmonie de Paris a permis à des enfants notamment desmos voilà le projet Demos à des enfants donc de découvrir un instrument de musique à qui enfin qui même à qui on donne un instrument de musique et qui pendant euh donc euh tout un cycle d'expérimentation, ils sont d'abord à apprendre un instrument puis après à jouer à jouer avec la philharmonie, jouer dans la philharmonie. Et donc
c'est des parents qui et c'est même un quartier qui découvre des enfants, des enfants qui sont souvent pas les meilleur à l'école et parce que ils deviennent bons en musique, ils deviennent bons sur le plan scolaire parce qu'ils découvrent que finalement ils sont pas voués à être dernier de la classe. Quand on devient premier quelque part, en général, on finit par se dire qu'on peut être premier partout ailleurs. C'est bizarre que souvent les premiers sont premiers en tout. On se dit mais c'est vraiment bizarre sont premiers en tout. Non, c'est parce que tout simplement en ayant découvert un terrain sur lequel on pouvait s'exprimer et on pouvait être bon, souvent on se donne la capacité à être bon ailleurs.
Et bien, il faudrait que dans le domaine du spectacle, je pense pas donc la Comédie française, j'aimerais bien les voir jouer en scène Saint-Denis. J'aimerais bien que on comprenne que c'est pas un monde à part et que tout ça est accessible, que ça peut être touché du doigt et qu'on peut y compris comprendre quels ont été les parcours de ces acteurs. Parce que euh c'est aussi la différence entre un enfant de riche et un enfant de pauvre, c'est d'abord l'expérience quotidienne familiale à table avec qui on mange. Si vous êtes dans une famille de gens qui ont des connaissances comme
on dit, à table, vous avez un réalisateur, vous avez un mteur en scène, vous avez un auteur et vous avez mangé avec lui et vous avez complètement démystifié. Vous avez pas le sentiment que c'est des gens d'un autre monde. C'est des gens qui mangent avec vous. Pour un enfant modeste, en fait c'est un monde qui est complètement à part. C'est un monde qui vous est complètement inaccessible et vous ne pensez qu'une chose, c'est que les seules réussite que vous avez en tête, c'est le joueur de foot, c'est le chanteur de rap, c'est euh voilà et donc c'est des modèles, il faut des rôles
modèles et pour ça, il faut que on est ben moi, je rêve même simplement d'un truc tout bête qui serait d'avoir d'organiser dans toute la France des repas avec des gens qui ont réussi dans le domaine artistique et qui viennent parler. On prend une classe et un soir on va manger ensemble, on partage quelque chose et puis les enfants découvrent finalement ce qu'est être un artiste, quelle est la vie qui va avec, des difficultés aussi parce qu'il faut pas faire rêver non plus tout le monde d'un monde qui est un monde aussi cruel. Donc voilà, mais il faut que faut rapprocher la culture puisque vous citizez la comédie française. Juste dire que la saison prochaine, il commence une tournée dans les outremères. Alors, c'est pas la scène Saint-Denis, mais c'est quand même
une délocalisation du centre de Paris vers les outremères. Vous avez annoncé vouloir porter le budget de la culture à 2 %, c'est on est à 07 aujourd'hui. Comment vous financiez ce gap ? Bah, il y a des tas de façons de financer. D'abord, il faut fixer des priorités et je prétends que la culture rapporte quand vous avez des gens, c'est le premier mécanisme, il y a pas que il a pas que celui-là, mais quand vous avez des gens qui étaient donc des acteurs, des actrices, des techniciens du spectacle qui sont au chômage, bah ils rapportent plus rien et vous coûte, pardon du mot coûte, c'est la solidarité nationale et
c'est normal que justement, ils aient eux-mêmes accès à ces à ces filiets de sécurité et de solidarité. Mais qu'est-ce qui vaut mieux avoir ? Des gens qui travaillent ou des gens qui sont au chômage et vous êtes obligé de financer ? Quand les gens travaillent, ils cotisent. Quand ils cotisent, ils financent votre protection sociale. Il finent vos retraites, votre assurance chômage, votre assurance maladie et cetera. Et donc c'est ça n'est pas un détail mais si aujourd'hui on se pose en permanence des questions sur la caisse les caisses de retraite sur les caisses de l'assurance chômage et cetera, c'est précisément parce qu'il y a trop peu de gens qui travaillent et trop peu et trop de gens encore qui sont sans emploi. Donc première le premier réflexe qu'on
devrait avoir, c'est qu'on devrait toujours privilégier l'emploi. À chaque fois que on considère que l'emploi est une est une donnée secondaire, on se trompe. La deuxième chose, c'est que vous avez en fait un monde qui est en train de naître sous nos yeux qui est le monde de l'intelligence artificielle dont on n pas encore parlé. Mais ce monde là, il faut que enf je vois qu'il génère des monstres, des gens qui capitalisent en bourse des fortunes considérables qui n'ont jamais été à ce niveau-là dans l'histoire de l'humanité. Et il faudrait qu'on considère que ces gens-là n'ont rien à payer alors même
que leur moteur s'entraîne sur des œuvres qui sont elles des œuvres bien réelles. Il faut savoir qu'aujourd'hui sur toutes les plateformes dans le domaine de la musique, tous les jours, on met en ligne dans les playlists 50 % d'œuvres qui sont générées par l'intelligence artificielle. Alors, on dit généré par l'intelligence artificielle. L'intelligence artificielle, elle ne fait que alors évidemment c'est une intelligence mais elle est artificielle parce que elle pioche dans des œuvres qui elles sont bien réelles et les auteurs ne touchent
rien, la collectivité ne touche rien et donc il va falloir qu'on s'interroge sur la contribution de l'intelligence artificielle à la collectivité. Comment ça com une loi par exemple sur l'intelligence artificielle ? Oui oui, il y a déjà une proposition de loi qui malheureusement a été stoppée par Gabriel Atal qui parce que son groupe ne veut pas entendre parler de cette loi transpartisane qui est une loi qui a été votée au Sénat avec donc ça doit être c'est Karine Daniel Pierre Zouias et Darcos son prénom pardon Laurence Darcos qui en sont à l'origine sur la la
présomption donc euh de pillage des œuvres de l'esprit et oui effectivement il faut absolument impérativement le faire. Et est-ce que l'échelle nationale suffit ou est-ce qu'il faut élargir cette toi à l'Europe voir à plus sur l'intelligence artificielle ? Il faut bien sûr les tendre au monde entier mais enfin parfois il faut aussi que quelqu'un commence et que c'est trop facile de dire écoutez les autres ne l'ont pas fait donc on ne le fera pas. Ça c'est ce qu'on nous répète en permanence et c'est la raison pour laquelle on avance jamais. J'étais un déjeuner avec la directrice de la SASM il y a quelques quelques mois. C'est elle qui m'a dit en fait que il y
avait donc 50 % des œuvres mises en ligne chaque jour qui étaient des œuvres qui n'étaient des œuvres générées par l'IA. pour des raisons purement mercantiles, c'est que les plateformes et bien elles n'ont plus à rémunérer des auteurs puisque il y a du temps d'écoute qui se fait sur des œuvres qui n'appartiennent à personne et donc qui appartiennent aux plateformes. Et donc si dans votre journée vous avez laissé la playlist enchaînée et bien au lieu de financer à 50 enfin 100 % des auteurs, vous avez sans le vouloir financer à 50 % des auteurs réels et à 50 % ce sont des bénéfices qui vont directement aux plateformes sans avoir à payer à qui que ce soit.
Mais euh j'ai oublié votre question, mais oui, est-ce queil faut le généraliser, aller plus loin et bien sûr qu'il faut le généraliser et aller plus loin et faire en sorte que ce soit en fait des œuvres européennes. Il y a des commencements de réflexion et Breton a été plutôt inventif sur dans ces dans ces matières, même si ça ne va pas encore assez loin. Mais bien sûr que il va falloir réguler, discipliner le monde de l'intelligence artificielle et le monde des géants du la tech parce que on ne peut pas accepter parce que ce serait virtuel ce qu'on a pas accepté dans le monde réel. Il faut que les
mêmes règles s'appliquent dans le monde virtuel comme dans le monde réel. Et je vous ai coupé, on a fait une parenthèse sur l'intelligence artificielle, mais vous parler des financements justement pour atteindre ce 2 %. Vous avez parlé de l'emploi, de l'intelligence artificielle et vous aviez un troisème point. Et euh je pense que en la matière, il faut aussi tout simplement euh faire en sorte de revenir sur enfin sans créer de surtaxes supplémentaires. Vous avez deux surtaxes qui existent dans le monde culturel que le monde culturel a accepté et qui normalement devrai servir à financer la culture et qui ne le finance plus. C'est les taxes sur la billetterie dans
le domaine du spectacle vivant et c'est les surtaxes sur les concerts dans le domaine de la musique. Aujourd'hui, je sais pas si tout le monde comprend et suit ce que je dis, mais en fait donc le monde culturel a dit "OK, à chaque fois que on prend une place pour un concert ou pour un spectacle, il y aura une part de taxe de surtaxe qui partira donc et qui normalement est censé servir dont le bénéfice est censé servir à la création culturelle un peu sur le modèle du CNC sur le modèle du CNC et malheureusement en fait à un moment les gouvern gouvernement, on dit "OK, mais en fait ça rapporte beaucoup. Donc
on va plafonner ce qui revient au spectacle, au monde de la culture et le reste partira directement dans le budget de l'État. En gros, plus le monde culturel fait d'entrée et plus en fait il génère de l'argent pour le budget général de l'État. Alors, c'est pas perdu, mais à un moment comme c'est plafonné et bien cet argent là ne va plus dans le monde culturel mais part directement sur d'autres. Ça peut partir, je sais pas moi, dans le budget de la justice, de l'éducation. Alors, c'est pas c'est pour ça que je dis c'est pas perdu, mais c'est de l'argent fléché, c'est pas fléché dans le nom des taxes
affectées et on les a désaffecté. Ça va être bizarrement compris mais donc on a décidé de ne pas les flécher exclusivement sur la culture mais donc c'est aussi l'un des moyens qui permet de renflouer les caisses du monde culturel. Et est-ce que le privé peut-être aussi un des moyens d'aider le monde culturel ? On le sait, il y a beaucoup de compagnies ou théâtre qui font appel aujourd'hui au messen d'entreprise pour les aider pour combler aussi l'argent public qu'on ne leur donne plus. Quelle est votre position sur le Messena ? Est-ce que vous êtes d'accord pour les avantages fiscaux que reçoivent les entreprises en contrepartie ? Oui. À si on équilibre avec moi je je n'ai rien enfin il y a le théâtre privé, il y a le
théâtre public et les deux se complètent. Et moi je ne j'ai parlé tout à l'é de création, c'est pas pour venir dire que il y aurait uniquement le théâtre public qui serait euh qui aurait tous les mérites et le théâtre privé qui serait un théâtre de contrebande. Donc euh il est absolument indispensable de financer aussi le théâtre privé. Tout à l'heure, j'ai parlé du fond PEPS. Euh là aussi, il faut que euh on ben ce fond PEP soit une aide véritablement à l'engagement des compagnie pour l'emploi et faire en sorte que elle puissent survivre. Euh et le Messena est aussi une des façons de faire vivre. Ça ne
peut pas. Alors après, moi je suis favorable au Messenas. Après, il faut voir quel est le niveau à partir duquel on considère que il y a là une forme de niche fiscale qui qui permet aussi euh enfin il faut que je sais pas comment le je sais pas comment le le penser ou l'écrire dans une loi mais le messenal ne doit pas servir à financer. Il faudrait qu'il y ait un fond de messena qui savent qui soit un fond commun parce que il y a aussi une vraie difficulté. Est-ce que demain vous ayez toute des acteurs économiques qui décident de financer
uniquement des œuvres qui ont aussi des finalités idéologiques et cetera ? Donc il faudrait que euh ben on puisse meser sans avoir forcément la possibilité de dire c'est 100 % qui va à telle ou telle compagnie parce que j'ai décidé de suivre telle ou telle. Donc a une partie qui puisse être fléchée, une partie qui soit aussi pour qui soit là ben qui permettent, je sais pas moi, au festival du dire chaque année, on a des compagnies qui vont avoir du mal à financer leur location, qui vont avoir du mal à financer leur transport, à financer leurs artistes. Et donc peut-être que
une part de ce de ces fonds messena doivent revenir à un fond qui n'est pas fléché mais qui est un fond collectif et qui sert à aider toutes les compagnies. Alors vous l'avez certainement entendu depuis que vous êtes à Avignon. Un des grands sujets de préoccupation cette année c'est la diffusion. Je vous cite juste quelques chiffres he d'une enquête qui est sortie en juin. C'est l'enquête de Laapasse. Les compagnies ont assuré en moyenne h représentations pour leur spectacle he pendant la saison 25 26 et n'en prévoit plus que quatre pour la saison prochaine en 26 27. Est-ce que vous êtes pour fléch justement une partie de êt public plus seulement à la création mais également à la diffusion ? Parce qu'un spectacle créé qui ne tourne pas. Il y a évidemment beaucoup de
frustrations de la part des artistes et des équipes artistiques. Bah oui, évidemment si enfin moi je suis pas pour que les artistes répètent des spectacles et ensuite les joue dans leur salon. En fait, c'est une évidence que et là enfin il faut évidemment que l'État aide mais il faudrait que les collectivités aussi s'en part de ça se disent c'est quand même complètement fou. Il y a des enfin et si on a des spectacles qui existent, qui sont déjà montés, qui ont déjà été créés et qu'on a juste à en en financer la diffusion pour une soirée, deux soirées et cetera,
enfin il faut être c'est quel dommage. Donc oui oui bien sûr qu'il faut absolument accompagner la diffusion des œuvres et éventuellement et dès les lieux en 40 ans quand même la France est dotée d'un réseau d'un maillage incroyable he que ce soit des scènes nationales des CDN des centres chorégraphiqu des théâtres municipaux et de tous les théâtres qui existent ces théâtres à peine aujourd'hui ont de moins en moins de budget parce que les collectivités territoriales coupent parce que l'État aussi coupe. Là on a eu l'exemple il y a pas très longtemps avec ce fameux groupe des 28 dont on a beaucoup parlé hein. Il y a plusieurs théâtres qui ne pourront pas réouvrir en septembre. Qu'est-ce que vous leur répondez et comment on pourrait bah sanctuariser un budget pour
que ces lieux qui existent déjà, ce maillage territorial reste vivant et puisse justement accueillir des spectacles ? Bah c'est ça, c'est notre patrimoine et euh enfin je pense que dans le dans l'augmentation du budget de la culture, une part doit être liée évidemment aussi au lieu qui accueille ces ces ces créations et euh enfin je je vais me répéter mais c'est un investissement et c'est pas un investissement en pure perte euh demander ici à tous les commerçants ce qu'ils pensent du spectacle vivant.
Demander aux hôtels, demander aux restaurants, demander aux boutiques quelle qu'ell soit, si elle tire ou pas à bénéfice du festival d'Avignon. Et donc euh quand il y a des lieux euh qui sont des lieux qui sont des locomotives pour euh pour une commune, pour un département, euh évidemment que en fait euh il faut que ces lieux soient sauvegardés, préservés. Il y a des lieux enfin on pense aux cathédrales mais il y a des cathédrales a des cathédrales qui servent encore mais il y a des cathédrales du spectacle qui doivent être maintenues aussi et qui doivent être évidemment complètement
accompagné. Euh c'est à la fois faire tourner les lieux, donc c'est les gens qui les font vivre et puis aussi c'est parfois tout simplement l'entretien des bâtiments qui sont parfois vêtuses. Vous dites vous vous êtes battu pour avoir une scène nationale dans votre circonscription. Est-ce que vous avez l'impression que ces lieux publics de la culture doivent élargir leurs compétences ? On a beaucoup entendu ça. Est-ce que ça doit devenir des lieux citoyens ? des lieux ouverts justement à des horaires de plus grande amplitude, des lieux ouverts sur l'année à des périodes plus grandes. Est-ce que vous les envisagez comme des lieux citoyens au-delà même de la programmation qui qui sont censés programmer ? Mais euh je veux rendre hommage aux deux directeurs qui euh sont au théâtre de scénard
depuis euh euh depuis sa création euh qui ont en fait euh l'un et l'autre du théâtre de Sénat un un lieu totalement ouvert sur euh sur son environnement. Ça va de enf c'est des c'est un lieu qui est ouvert parfois pour des exposition parfois pour on a il se trouve que il y a une halle devant le théâtre qui sert à des à des skaters en fait on a c'est un lieu où le hip hop a trouvé sa place des festivals internationaux de hip hop en fait il y a toute une série de d'animations permanentes qui permettent de faire de ce lieu un lieu complèt complètement ouvert et un lieu citoyen
aussi, un lieu où dont se sont emparé les associations et cetera et donc c'est on est plus du tout dans un dans la caricature du lieu fermé avec où on cultive entre soi. C'est au contraire des lieux qui sont des lieux totalement ouverts et euh et je ne l'imagine pas autrement. J'ai j'élargi ma question. Quand une structure ou une compagnie reçoit de l'argent public, quand elle sollicite de l'argent public et qu'elle en reçoit, est-ce que vous êtes pour euh qu'elle doivent remplir un certain nombre d'engagements ? Est-ce qu'elle doit s'engager sur je ne sais pas par exemple passer du temps dans les écoles comme vous l'évoquiez ou à une parité dans sa programmation ? Est-ce que vous êtes pour maintenir les engagements suite à
une aide publique ? Mais il faut qu'il y ait des engagements. Enfin, ça dépend de quels engagements on parle. Moi, je suis pour maintenir des engagements sur l'accès à la culture. là que les artistes, je pense que la plupart ont envie de faire partager leur art et que il y a bien forcément des divas, mais enfin, on parle là de quelques personnalités fortes et qui ont une notoriété qui dépasse euh les frontières, mais je pense que la plupart ont plutôt envie de transmettre et mais bien sûr que dans le cahier des charges, il doit y avoir
l'idée que l'accueil des enfants, le le fait de les rencontrer, le fait de transmettre est un élément euh de Oui. du cahier des charges et bien sûr que ça sur l'accès à la culture, il faut être assez intransigent. Il nous reste 5 minutes avant de finir cet entretien. Mais peut-être un mot, vous l'avez évoqué, mais sur le régime de l'intermittence, peut-être vous entendre redire si vous le défendez en l'État, si vous avez envie de l'étendre. qu'on a entendu parfois que certains voulaient ajouter par exemple les auteurs dans ce régime de l'intermittence. Quelle est votre position là-dessus ? Oui, moi j'aimerais l'étendre. Maintenant, je veux pas être là de ceux
qui font des promesses de Gascon et qui racontent des histoires sans savoir comment derrière ils les réaliseront. Mais euh j'ai dans ma famille un auteur euh que je n'ai pas dénoncer mais qui est un écrivain non pas célèbre mais qui est un écrivain de grand talent et qui malheureusement le reste du temps est journaliste, professeur, enfin il est il cumule les emplois pour arriver à à continuer à à écrire et c'est vrai que le régime de l'intermittence mériterait d'être étendu
à toute une série de d'œuvres de la création. En fait, quand on est peintre, quand on est auteur, quand on est scénariste, c'est plus compliqué. Bon voilà, donc j'aimerais mais je ne suis pas sûr de pouvoir dire aujourd'hui de prendre un engagement qui dépasse déjà la sanctuarisation de ce qui a l'intermittance du spectacle. Et là, je me répète là aussi, mais il faut vraiment sanctuariser euh ce régime spécial. Si on ne le fait pas, on sait déjà que nous allons perdre toute une partie de la création française et euh il y a eu un débat qui a été un débat
miné et que j'aimerais qu'on puisse reprendre qui est le débat sur l'identité nationale. Qu'est-ce que c'est que l'identité nationale ? quand on ne sait même plus défendre sa propre culture, quand on ne sait même plus défendre ses œuvres aussi diverses soit-elle. Et donc euh notre identité, elle est liée aussi au pluralisme de la création. Et donc ça suppose de défendre le régime d'intermittence. Si on ne le faisait plus, mais on serait dans un pays qui serait soit sous la dépendance immédiate de ce qui fonctionne et
on pourrait dire que en fait au fond c'est le marché qui sélectionne. C'est une façon de voir les choses. Il y a des gens qui me disent "Mais au fond, il y a une forme de darwinisme qui s'impose. Vous avez des œuvres qui fonctionnent puis des œuvres qui fonctionnent pas." La réalité c'est que les œuvres qui fonctionnent sont celles qui sont les plus accompagnées par des médias, par des parcenes et qui sont pas forcément les œuvres les plus riches sur le plan de la création. Euh big ça marche bien. Je crois pas que ce soit bon je pas dire enfin on a le droit d'aimer big. Moi j'aime pas mais enfin
c'est chacun ses goûts. Et donc mais on ne peut pas dire que on va désormais diriger les financements uniquement sur ce qui fonctionne spontanément et derrière les artistes connus parce qu'on sait bien que c'est aussi comme ça que les choses fonctionnent. Et donc voilà. Peut-être je vais vous laisser le mot de la fin. Il nous il vous reste 3 minutes pour conclure avec cette question rituelle que nous avons posé aux six autres candidates et candidats avant vous qui sont venus ici. Vous arrivez à les liser ? Quelles sont les trois premières mesures que vous mettez en place pour la culture ? Bon, j'ai déjà en partie 10 que je et je vais me répéter là aussi. C'est un exercice de synthèse.
Oui. Donc c'est un exercice socialiste. Euh donc le premier point, c'est d'abord sur la question du financement. Je l'ai dit, 2 % du budget de l'État consacré à la fois à la culture et à l'audiovisuel public. faire en sorte que sur toutes les taxes affectés, on déplafonne et qu'on permette au monde culturel de bénéficier de l'argent qu'il récolte lui-même par ses spectacles sur le fond PEPS, qu'on puisse revenir à ce qu'il était et faire en sorte d'accompagner, d'aider celles et ceux qui petites surtout les petites compagnies qu'elles puissent continuer à
vivre et à faire vivre celles et ceux qui vivent avec elle dans le théâtre privé comme dans le théâtre public. Deuxème point, c'est la question de la régulation. Nous sommes le pays qui a inventé l'exception culturelle et qui a dit parmi les premiers que la culture n'est pas une marchandise. Et bien, il faut à la fois maintenir l'idée des subventions. Nous ne sommes pas dans une économie purement marchande et puis ensuite réguler. Donc c'est éviter les grandes concentrations verticales, horizontales et ne pas laisser les monopoles s'installer qui interdisent ce que l'on vient de dire.
Il faut une culture qui soit une culture diverse, une culture qui permette qui soit plurielle. Et je l'ai dit d'entrée de jeu, ce n'est pas au monde politique de dire ce qui est bon, ce qui est juste, ce qui est beau, ce qui est Non, en fait le monde politique, il doit permettre d'accompagner l'éclosion, l'émergence de spectacle sans jamais se mêler des contenus. Après, on est des citoyens comme les autres et on va apprécier les contenus. On a le droit de dire sur sa page Facebook, sur son réseau Twitter ou sur euh sur Instagram dire "J'ai aimé tel ou tel spectacle", mais ça doit s'arrêter là. Notre influence ne va pas aller plus loin. Euh
et donc il faut soutenir à l'intermittence aussi, c'est aussi ça fait partie aussi de la régulation sur l'IA. Euh je l'ai dit, il faut à minimtiquetage. Il faut aussi que euh l'IA euh permett de subventionner les auteurs. Et euh dernier point, puisqu'on a le droit à trois euh à point, je reviens à ce que je disais en introduction, il faut un service public, je sais pas comment l'appeler, de l'accès à la culture, un service public de l'éducation en réalité à la fois culturelle et artistique. On ne comprend les œuvres que quand on nous a aidé à les comprendre.
Quand moi j'ai mis du temps à comprendre en fait que Picasso était un auteur de génie, un peintre de génie parce que on m'avait d'abord dit en fait Picasso, il s'est pas dessiné. Et puis un jour en fait ce qu'il avait réussi à conceptualiser et je me suis dit ce type un génie effectivement. Alors, on a le droit de pas aimer, trouver ça moche, trouver ça peut-être, mais il a révolutionné le monde de la peinture. Quand on n' pas été éduqué à la peinture, en fait, on croit que la peinture c'est en fait être le plus proche de la photo. Et puis un jour, on découvre que être photographe, c'est en soi un
artiste et que il y a des photographes de génie et puis des photographes euh du dimanche. Et tout ça s'éduque en fait de la même façon que euh on aime pas forcément tout de suite le théâtre. C'est plus exigeant que le cinéma en fait. C'est un style. On ne on ne ponctue pas de la même façon, on ne on ne narre pas de la même façon. Et ça suppose ben là soit d'avoir un père qui vous a pendant des étés entiers imposé sa diction à lui, soit d'avoir à un moment l'accès à la culture par le biais d'un service public. donc qui vous a amené un jour à découvrir et et tout commence par la lecture, tout commence par le fait d'aimer lire, d'aimer découvrir et voilà. Donc moi, j'aimerais que on ait un service public euh culturel euh qui euh soit là pour accompagner le service public de l'éducation et qui euh donc soit là qui qui soit pas, je dis pas qu'on va faire un il y aura pas un éducateur de plus par classe, n'exagérons rien, mais qu'il y a des gens qui soient là pour transmettre, apprendre, aider,
accompagner aussi les enseignants, leur permettre de dire voilà comment on on permet à des à des enfants de découvrir le monde de la culture. Voilà, il y a il y a tant à faire. Mais euh si nous sommes dans un peuple, moi je dans mon bureau, la une de l'Express euh qui dit "Nous sommes la nous sommes un peuple après donc euh la après Charlie et les grandes manifestations. Et bien, nous sommes un peuple parce que nous sommes un peuple qui a toujours soutenu ses créateurs, qui les a toujours aimé, accompagné. Nous sommes un peuple parce que nous avons les mêmes
références euh parce que nous avons aimé les mêmes spectacles, parce que nous avons aimer les mêmes auteurs, parce que nous avons le sentiment que euh de siècle en siècle, nous avons su transmettre un mode de vie, un mode de pensée et que au fond la culture a un rapport étroit, évident avec la démocratie. Et donc quand on défend la culture, on défend une République démocratique, on réfend on on défend une idée du monde, on défend aussi une idée de la liberté. Et la liberté, c'est parfois accepter aussi d'être caricaturé, que des gens pense contre soi, que des gens posent d'autres idées que les siennes et c'est ce qui fait que le dialogue est possible et que c'est comme ça que l'altérité est permise. Et donc voilà. Donc merci au monde culturel d'être ce qu'il est et merci à tous ceux qui le soutiennent et merci à vous d'avoir accepté cet exercice. Merci.
Olivier Faure