Le RN est la seule opposition à Emmanuel Macron - Sébastien Chenu (BFMTV)
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Questions et réponses
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- 0:00ComplaisanteRéponse directe
Bonjour Sébastien Chenu, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions.
- 0:07ComplaisanteRéponse directe
Vous êtes le député du Nord et vice-président du Rassemblement National.
- 0:21FerméeÉludée
Mais la vérité, c'est qu'ils n'iront pas beaucoup plus loin si vous en décidez ainsi. Alors qu'allez-vous faire ?
- 1:01RelanceRéponse directe
Si j'entends bien, vous utilisez encore le conditionnel, ce qui veut dire que vous ne censurerez pas a priori ce gouvernement.
- 1:45OuverteRéponse directe
On va revenir, notamment sur le budget.
- 2:03RelanceRéponse partielle
C'est-à-dire qu'en fait, quand on vous écoute, on se dit qu'ils sont là, ils avancent, et puis en même temps, vous êtes là, tapis dans l'ombre, à tout moment.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueFait
« Vous le savez, nous l'avons dit, ce gouvernement, comme son Premier ministre, est sous surveillance. »
- 0:43Invité politiqueFait
« Peser. Ça veut dire qu'on souhaite qu'il y ait des orientations en matière de pouvoir d'achat, d'immigration et de sécurité qui soient prises et qui aillent le plus loin possible. »
- 0:57Invité politiqueFait
« Et puis empêcher, ce serait évidemment, notamment par exemple en matière fiscale, en matière d'impôt, d'aller taper la France qui travaille, les classes populaires ou qui ont travaillé. »
- 2:37Invité politiqueFait
« Nous, nous sommes le groupe le plus important du Parlement. Mais nous sommes aussi la seule opposition. »
- 2:40Invité politiqueFait
« Car tous les autres groupes, gauche comprise, ont un jour ou l'autre voté pour Emmanuel Macron et ses députés. »
- 4:20Invité politiqueChiffre
« 300 000 Français actifs ou retraités dans cette tranche supérieure d'impôts. »
- 5:11Invité politiqueFait
« C'est une ligne rouge pour nous parce que c'est une hausse d'impôts déguisée. »
- 6:00Invité politiqueFait
« L'ISF, c'est un faux débat. Nous, on est pour un impôt sur la fortune financière qui remplace l'impôt sur la fortune immobilière. »
- 6:59Invité politiquePromesse
« Nous allons proposer, nous, l'abrogation de la réforme des retraites. »
- 7:07Invité politiqueFait
« Revenir à 42 annuités pour pouvoir partir à partir de 62 ans. »
- 9:35Invité politiqueFait
« L'aide médicale d'État, je vous rappelle, sont des soins offerts, un grand panier de soins offerts gratuitement à des gens en situation irrégulière. »
- 11:06Invité politiqueFait
« Mais nous le dénonçons depuis longtemps et lorsque Jordan Bardella dénonçait pendant la campagne des élections européennes cette Europe passoire et qu'il proposait la double frontière, garder les frontières de l'Europe mais rétablir un contrôle de nos frontières intérieures, il a été moqué. »
- 18:37Invité politiqueFait
« Jordan Bardella et nous-mêmes contestons formellement ces affirmations de Libération. »
Temps de parole
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- Présentateur33 %
- ?4 %
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Bonjour Sébastien Chenu, merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions. Vous êtes le député du Nord et vice-président du Rassemblement National. On a vu ce gouvernement commencer à arriver depuis une demi-heure maintenant à Matignon. Il a été dévoilé ce week-end. Pour la première fois au moment où on se parle, il est donc réuni à Matignon. Il sera à l'Elysée cet après-midi. Mais la vérité, c'est qu'ils n'iront pas beaucoup plus loin si vous en décidez ainsi. Alors qu'allez-vous faire
?
Vous le savez, nous l'avons dit, ce gouvernement, comme son Premier ministre, est sous surveillance. C'est-à-dire que nous, dans notre position, ce que nous souhaitons, c'est peser sur les choses et empêcher des virages que nous ne souhaiterions pas voir prendre par ce gouvernement dans l'intérêt des Français. Peser. Ça veut dire qu'on souhaite qu'il y ait des orientations en matière de pouvoir d'achat, d'immigration et de sécurité qui soient prises et qui aillent le plus loin possible. Et puis empêcher, ce serait évidemment, notamment par exemple en matière fiscale, en matière d'impôt, d'aller taper la France qui travaille, les classes populaires ou qui ont travaillé.
Si j'entends bien, vous utilisez encore le conditionnel, ce qui veut dire que vous ne censurerez pas a priori ce gouvernement. Vous allez lui laisser un petit peu de temps. Vous allez lui regarder courir.
Mais
vous savez, le conditionnel sera utilisé avec ce gouvernement tout le temps où ce gouvernement agira. C'est-à-dire qu'il n'aura jamais rien d'acquis avec nous. Il n'y aura jamais rien qui pourrait nous empêcher à un moment de changer notre position si nous jugeons que ce n'est pas l'intérêt des Français. On a dit qu'on ne censure pas a priori. C'est-à
-dire
qu'avant d'avoir vu le budget, c'est-à-dire les grandes orientations traduites de façon très concrète dans le budget, nous ne censurons pas pour laisser Michel Barnier installer, proposer, exposer sa politique. Hier, c'était un peu court sur France.
Il y a déjà eu pas mal de trucs. On va quand même y
revenir, notamment sur le budget. On voit bien les
quelques
orientations. Pas toujours. Mais on va y revenir si vous le souhaitez. Et en tous les cas, on va être exigeant. Puisqu'on laisse à Michel Barnier cette possibilité de dévoiler ses batteries et de construire un budget, on va être
exigeant. C'est horrible cette situation. C'est-à
-dire
qu'en fait, quand on vous écoute, on se dit qu
'ils
sont là, ils avancent, et puis en même temps, vous êtes là, tapis dans l'ombre, à tout moment.
On n'est pas du tout tapis
dans l'ombre. À tout moment, vous pouvez couper la corde. Non, non, alors on n'est pas du tout tapis dans l'ombre. On est fort de 11 millions d
'électeurs. En fait, ils vont être obligés de gérer au jour
le jour.
Ils ne peuvent pas vraiment... Non, au contraire, je pense que s'ils avaient des grandes perspectives et qu'ils permettaient de donner des objectifs à long terme, ce serait probablement rassurant. Je pense que c'est exactement l'inverse. Ce n
'est
pas géré au jour le jour. Ils devraient nous donner des grands objectifs à atteindre.
Mais c'est-à-dire quoi ? Il faut
qu
'ils
viennent vous voir, qu'ils vous disent « voilà ma
feuille de route ». Nous voir le Parlement, le Parlement. Vous
validez, vous validez pas
?
Vous
savez,
nous, nous sommes le groupe le plus important du Parlement. Mais nous sommes aussi la seule opposition. Car tous les autres groupes, gauche comprise, ont un jour ou l'autre voté pour Emmanuel Macron et ses députés. Donc nous, nous sommes les seuls à être la véritable opposition avec nos alliés d'Éric Ciotti. Tous les autres, à un moment ou un autre, leur ont fait la courte échelle. Donc on est exigeant parce qu'on représente des millions de Français. Vous savez ce que me disaient hier les électeurs ? Moi, j'étais ce week-end dans ma circonscription, dans des communes à Famars, à Veine-le-Sec. Ils m'ont dit « on prend les mêmes et on recommence ». Donc soyez exigeants d'eux.
Et s'ils sortent du chemin, s'ils viennent chercher de l'argent dans nos poches alors que nous travaillons, eh bien tapez-les. Voilà
ce que nous disent les Français.
Précisément, Sébastien Chenu, on va regarder point par point ce qui a quand même commencé à être dévoilé hier par Michel Barnier. D'abord sur les finances. Parce que c'est bien ce que vous disiez à l'instant, la toute première épreuve, ce sera le budget. Réussir ou non à passer l'épreuve du budget à l'Assemblée nationale, à faire voter ce budget, et ça va être dans les jours qui viennent. Sur la question des recettes, Michel Barnier a laissé entendre hier qu'il pourrait augmenter les impôts, faire participer, je cite, les plus riches et les très grosses entreprises. Est-ce que là-dessus, vous dites pourquoi pas
? Alors
c'est là où Michel Barnier n'est pas très clair, justement. Parce que lorsqu'il commence à ouvrir la boîte de l'augmentation des impôts, on peut imaginer où ça peut commencer, ce que dit Michel Barnier, faire participer les plus riches, on peut y
être attentif. Il ne dit pas les classes moyennes.
Je ne
veux
pas toucher les
classes
moyennes. sans que leur revenu ait augmenté. 300 000 Français actifs ou retraités dans cette tranche supérieure d'impôts. Et là, on ne parle plus des plus riches, on parle des gens qui auraient basculé dans une tranche supérieure sans que leur revenu n
'ait
augmenté.
Alors on va préciser les choses pour que tout
le monde comprenne bien ce qui pour vous est la ligne rouge. Aujourd'hui,
il
y a des barèmes, des paliers, au-dessus desquels vous payez davantage d'impôts qu'en dessous. Et mécaniquement, chaque année, ces barèmes sont relevés pour tenir compte de l
'inflation.
Si on ne touche pas les barèmes, on a effectivement l'air de ne pas augmenter les impôts puisqu'on n'y touche pas. Mais mathématiquement, on fait rentrer un certain nombre de Français dans la tranche
supérieure. Sans
que leur revenu n
'ait
augmenté. C'est-à-dire qu'en fait, ils subissent l'inflation beaucoup
plus. Sans que leur pouvoir
d'achat n
'ait augmenté. Oui, enfin, vous avez vu que d'ailleurs, l'INSEE nous a montré que le pouvoir d'achat des salariés publics et privés avait baissé en 2023, en 2024. Donc là, c'est
une ligne
rouge. C'est une ligne rouge pour nous parce que c'est une hausse d'impôts déguisée. Et on va nous dire, ça touche les plus fortunés. Alors qu'en réalité, on aura fait entrer dans le barème supérieur des Français qui n'auront pas vu leur pouvoir d'achat augmenter. Donc,
si j'ai bien compris,
Sébastien Chenu, gel des barèmes de l'impôt sur le revenu. Ça,
c
'est la ligne rouge. En revanche, quand il dit, Michel Barnier hier, qu'il pourrait faire participer les plus riches et les très grosses entreprises, vous ne sortez pas le stylo avec le fait que ce soit la ligne rouge. Là, non. Mais on va voir.
Nous, on a
proposé, par exemple, une taxation sur les sur-profits. Pas sur les profits. Il est normal qu'une entreprise fasse des profits. Sur les sur-profits, c'est-à-dire le fait que des entreprises aient pu, en dehors de leur stratégie, faire des sur-profits qui leur ont bénéficié. Là, on est d'accord. Et d'ailleurs,
le modèle était
d'accord. Mais l'ISF, c'est un faux débat. Nous, on est pour un impôt sur la fortune financière qui remplace l'impôt sur la fortune immobilière. Mais on est conscient tout à fait que ce n
'est
pas cet impôt qui va résorber le déficit
abyssal. Il est symbolique,
cet impôt ? Il est symbolique. On veut un impôt sur la fortune financière. Nous l'avons dit. Nous referons cette proposition. C'est quoi la fortune financière ? C'est l'argent qui dort, en réalité. Et non pas l'argent issu ou du patrimoine que des Français ont pu se construire avec leur travail qui a été taxé par Emmanuel Macron. Donc ça, ce sont des lignes rouges.
Ce
sont des perspectives. Et souvent, les milieux économiques, ils ne demandent pas d'ailleurs qu'on taxe les plus modestes, qu
'on
taxe la France du travail. Ils demandent quelque chose de cohérent et de cohérent dans le temps. Donc j'aimerais que Michel Barnier nous donne ses perspectives, nous explique quelle est sa logique et puis ensuite, nous nous déterminerons.
Alors voilà, pour ce qui est des impôts, ensuite les retraites. Michel Barnier a dit qu'il ne souhaitait pas abroger la réforme des retraites, contrairement à vous. En revanche, il est prêt, dit-il, à des aménagements. Est-ce que ça, ça vous suffit ?
Non, mais d'ailleurs, nous allons proposer, nous, l'abrogation de la réforme des retraites. Pour revenir au système, l'abrogation de la réforme des retraites, celle d'Emmanuel Macron, mais aussi du système de Marisol Touraine, revenir à 42 annuités pour pouvoir partir à partir de 62 ans. C'est ce que nous proposons dans notre niche et nous pensons qu'effectivement, il ne s'agit pas d'aller essayer de faire un bricolage. Ce que Michel Barnier propose, c'est d'aller faire du bricolage, probablement, sur des carrières longues, de retrouver quelques dispositifs.
Aménager, oui, il a parlé de la question de la pénibilité. Je pense
qu'il faut remettre le chantier à zéro. Il faut recommencer, revoir les partenaires sociaux. C'est une réforme qui n'emporte pas l'adhésion des Français. C'est une réforme aussi coûteuse. Je
vous repose la
question, Sébastien Chenu, est-ce que c'est un souhait ou est-ce que c'est une exigence ?
C
'est-à-dire,
est
-ce que si, en effet, il n'abroge pas cette réforme des retraites et qu'il se contente, pour l'instant, d'aménagement à la marge, est-ce que vous censurez ou vous
ne
censurez pas
? Vous vous direz,
bon, allez, ce n
'est
pas la
priorité ? Pour
la réforme des retraites, c'est la priorité, mais nous ne comptons que sur nous. Michel Barnier a déjà dit qu'il ne voulait pas l'abroger. Alors nous, nous le proposons le 31 octobre. Non, parce que nous considérons...
Ce n'est pas une
raison suffisante pour le censurer
?
Ah ben, ça fera partie quand même du package, parce que ça viendra avant le vote du budget. Si notre proposition d'abrogation de la réforme des retraites n'était pas votée, si la gauche faisait la fine bouche, refusait de voter ce qui peut bénéficier aux salariés après avoir tapé sur des casseroles pendant des mois, on le ramène sur un plateau. Bon, si ça ne passait pas, effectivement, on demandera à Michel Barnier d'inclure cette abrogation dans son projet de budget.
Sébastien Chenu sur la question de l'immigration. Il a promis, Michel Barnier, d'être pour une fermeté et une humanité. Il a même été jusqu'à parler de l'Allemagne qui, vous le savez, referme ou renforce le contrôle aux frontières comme en quelque sorte d'un modèle. Écoutez.
Pouvoir contrôler nos frontières qui sont souvent des frontières passoires. Regardez ce que font les Allemands. On va faire des choses pratiques pour maîtriser et limiter une immigration qui devient souvent insupportable et qui, d'ailleurs, conduit à ne pas bien accueillir ceux qu'on accueille chez nous. Pas d'idéologie. Je pense qu'on doit traiter cette question de l'immigration avec beaucoup plus de rigueur. Il y aura des ruptures, beaucoup plus de fermeté en même temps de l'humanité.
Ça,
vous pouvez signer, non
?
J'ai entendu ce discours déjà dix fois, vous savez, notamment par les républicains. Et puis à la fin, rien ne s'est fait. On va pouvoir voir si Michel Barnier, par exemple, veut supprimer, réformer, modifier l'AME, l'aide médicale d'État. Là, ce sera
aussi... Il a dit qu'il
n
'y
avait pas de tabou là-dessus.
Oui, lui, il n'en a pas. Mais est-ce qu'il sera suivi
? Non, mais ça, c'est des signaux
aussi
pour...
Voilà. D'accord, mais tout ça, c'est le service minimum. C'est pas pour nous, c'est pour les Français, madame. C'est le service minimum. Ça pèse sur les finances publiques. C'est totalement injuste. L'aide médicale d'État, je vous rappelle, sont des soins offerts, un grand panier de soins offerts gratuitement à des gens en situation irrégulière. Donc, nous,
on
est pour une réforme de cette aide médicale d'État. Pour
quelqu
'un, bien sûr, qui est à l'article de la mort, sera soigné. Quelqu'un qui est porteur d'une épidémie sera soigné. Mais bon,
c'est pas avec ça qu'on va établir les
finances
publiques.
Bruno Retailleau, qui devient le ministre de l'Intérieur, avait dit d'ailleurs ici à ce même micro qu'il était pour la suppression de l'aide médicale d'État et la remplacer par une aide médicale d
'urgence.
Oui, mais vous
savez...
Il partage là-dessus le même point de vue que vous.
Oui,
mais
regardez, Bruno Retailleau, moi, je me souviens de lui, très anti-Mastricht, très souverainiste, très dans les combats pour que la France résiste face à l'Union européenne. Et puis, il termine dans un gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères est de l'Europe et Jean-Noël Barraud, c'est-à-dire un fédéraliste. Donc, j'entends les propos d'estrade d'un Bruno Retailleau, désormais associé à un garde des Sceaux socialiste qui n'a visiblement
pas les
mêmes... Didier
Migaud.
...dans son parcours a montré qu'il n'avait pas les mêmes options politiques, le même logiciel que Bruno Retailleau et je crains le retour dû en même temps.
C
'est
-à-dire... Ça veut dire quoi ?
Bruno Retailleau d'un côté, Didier
Migaud de l'autre,
justice et intérieur, ça vous paraît se nuire l
'un
l'autre
? En tous les cas, ça paraît ne pas pouvoir permettre à un ministre de l'Intérieur même déterminé d'aller au plus loin sur ces questions de sécurité et d'immigration car il sera borné par le garde des Sceaux.
Je reviens quand même sur une expression qu'on a entendue dans la bouche de Michel Barnier qui dit nos frontières sont de véritables passoires.
Oui,
mais nous le dénonçons depuis longtemps et lorsque Jordan Bardella dénonçait pendant la campagne des élections européennes cette Europe passoire et qu'il proposait la double frontière, garder les frontières de l'Europe mais rétablir un contrôle de nos frontières intérieures, il a été moqué. On a dit mais c'est pas possible vous êtes des ringards, vous voulez remettre des gardes barrières, des douaniers, mais qu'est-ce qui est en train de faire l'Allemagne ? Qu'est
-ce
qui est en train de proposer peut-être Michel Barnier demain ? Mais
c'est ce qu'il dit...
C'est pour ça que je vous ai dit en début de conversation nous allons peser sur ce gouvernement, nous allons être exigeants, nous allons les pousser à avoir du résultat sur les thématiques sécurité, immigration, pouvoir d'achat et s'ils ne vont pas dans cette direction nous prendrons nos responsabilités.
Michel Barnier qui a insisté sur le fait que le gouvernement allemand qui décide de renforcer les contrôles aux frontières, le gouvernement danois, le gouvernement britannique sont des gouvernements de gauche.
Oui, des gouvernements sociodémocrates, de gauche et tout ça sans sortir des traités. Ça montre bien que les solutions que nous proposons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella au moment des élections elles peuvent être appliquées et applicables. Ça prouve bien que ça a du sens et ça prouve bien qu'en réalité il faut faire confiance aux gens qui ont fait les bonnes analyses, qui proposent des bonnes mesures mais qui sont les plus déterminables à le faire et non pas à des gens qui de toute façon arrivent avec des propos d'estrade et
qui à la fin devront
composer.
Ça va être un peu compliqué ça quand même pour vous Sebastien Chéphanie parce qu'au fond vous allez vouloir dire bon bah on veut qu'ils aillent dans ce sens-là parce qu'évidemment c'est ce que vous avez toujours plaidé pour le pays en même temps s'ils y vont trop vous n'aurez plus rien à vendre ?
Non,
non,
nous c'est l'intérêt de la nation. Il y a urgence madame. Pourquoi est-ce qu'on propose l'abrogation de la réforme des retraites ? Parce qu'on va à l'efficacité. Il y a urgence de faire gagner des années de vie en bonne santé à la retraite à des Français. Pourquoi est
-ce
qu'on propose sur l'immigration le contrôle des frontières intérieures ? Parce qu'il y a urgence. Donc nous ce qui nous mobilise c'est l'intérêt national. On voit bien que ce n'est pas exactement ce qui mobilise ce gouvernement en tous les cas Emmanuel Macron dont l'éternel en même temps est l'unique boussole.
Côté
ministère de l'Intérieur aux côtés de Bruno Retailleau il y a désormais Nicolas D'Aragon le maire de Valence qui va être chargé de la sécurité du quotidien.
C
'est le nom de son nouveau portefeuille. Il a été opposé et ça a été dur d'ailleurs à des candidats du RN pour la mairie de Valence et il a obtenu un certain nombre de résultats en tout cas il s'en vante sur les rodeo urbains sur la police municipale les logements sociaux dont il a expulsé les délinquants un certain nombre de points sur lesquels vous pourriez là aussi applaudir.
Nous, nous n'applaudirons que ce que nous soutenons depuis toujours. On est cohérents. Si ce gouvernement décide de revenir sur la suppression en tout cas d'aller puisqu'on ne
l'a
jamais testé sur la suppression partielle, temporaire, définitive d'allocations ou d'aides sociales à des parents d'enfants étrangers délinquants et bien nous irons sur cela.
Et d'ailleurs en direct sur BFMTV pour ceux qui nous regardent ce sont donc les images de cette toute première réunion du gouvernement au complet des images en direct qui nous parviennent donc de Matignon ce petit déjeuner
on
le voit bien ce n
'est
pas très informel mais ce petit déjeuner ce premier petit déjeuner autour de Michel Barnier alors même que le premier conseil des ministres lui aura lieu à l'Elysée cet après-midi. Culture du compromis voilà ce que promet Michel Barnier est-ce que vous pourriez accepter vous aussi de faire des compromis c'est-à-dire de discuter avec eux y compris en amont si Michel Barnier vous appelle régulièrement et dit voilà venez on discute ensemble avant même que je n'arrive au Parlement est-ce que vous jouerez le jeu
?
Non mais discuter écouter échanger toujours on a toujours répondu présent lorsqu'on nous a demandé notre avis si c'est pour négocier ce que nous pensons être les bonnes solutions négocier ce que nous sommes négocier ce qu'est notre pays revenir sur ou amaudier un certain nombre de grandes traditions de notre pays comme la laïcité etc faudra pas compter sur nous on n'est pas là pour négocier la France on est là pour travailler pour faire en sorte de pousser ce gouvernement aller le plus loin possible et encore une fois à l'empêcher aussi s'il prend de mauvaises directions et à pouvoir le censurer si les directions qu'il prenait étaient jugées mauvaises et aller beaucoup trop loin donc on veut du résultat
sur
les questions de société on a entendu un Gabriel Attal qui se veut le gardien d'un certain nombre d'avancées sur la PMA la GPA le mariage pour tous les droits LGBT l'IVG il a dit il faut s'assurer il a imposé même à Michel Barnier de devoir y répondre hier estimant qu'il y avait peut-être une menace sur ces points-là et sur ces droits-là quelle est votre position à vous Sébastien Chenu ?
Alors c'est intéressant que Gabriel Attal découvre que finalement il a fait élire il a permis l'arrivée de partenaires qui sont des libéraux économiquement et des conservateurs sociétalement toujours bien de le voir après comme quand il fait élire des gens d'extrême gauche il s'aperçoit qu'il a fait élire Louis Boyard ou David Guiraud mais il s'en aperçoit un peu tardivement c'est assez hypocrite moi je pense qu'effectivement on découvre pas ce sont des conservateurs en matière sociétale pour la plupart de ces ministres nous la question ne se serait pas posée avec Marine Le Pen puisque Marine Le Pen avait dit qu'il n'y
avait
aucun sujet sur lequel nous reviendrions on ne reviendra pas sur le mariage pour tous on ne reviendra pas sur les sujets de société tels que ceux qui ont été énoncés évidemment sur le droit à l'avortement jamais donc avec nous la question ne se posait pas la question s
'est
donc posée aux yeux de Gabriel Attal même si je pense que c'est un peu hypocrite car je pense qu'il
y a
plus à redouter de l'islamisme qui pèserait sur les droits des gays les droits des femmes etc. que de Mme Garnier qui maintenant s'occupe de la consommation sincèrement donc je pense que c'est un peu un jeu drôle
il se trompe
de
cible
Gabriel Attal vous voulez dire s'il veut vraiment défendre les droits des gays et des
métiers
c'est pas à Michel Barnier qu'il
faut
qu
'il
s'en prenne
c'est quand
même
Gabriel Attal qui a permis l'arrivée de Michel Barnier et de ses ministres sociétalement conservateurs donc pourquoi s'en est toltine aujourd'hui il s'en étonne parce qu'il a envie de camper un personnage qui pourrait s'opposer à Michel Barnier donc il prend cette porte là mais je pense qu'il se trompe
il
y a un poste qui va être libéré de vice-présidente de l'Assemblée puisque Annie Gennevard était vice-présidente de l'Assemblée elle rentre au gouvernement elle va donc devoir laisser ce job là Sébastien Chenu allez-vous recandidater à ce poste là en
tout cas pas pour un poste de vice-présidente de l'Assemblée je vous remercie
non de vice-président évidemment
mais
pour le reste nous nous voulons être respectés dans ce que nous représentons on va voir je ne sais pas si ce poste va se libérer ce qui compte c'est pas notre intérêt les fonctions
on sait que mécaniquement il va se libérer
non pas forcément parce qu'il faut un accord du bureau le bureau pourrait se mettre
d'accord pour que ce soit un autre
républicain ou supprimer cette vice-présidente c'est possible aussi donc voilà nous ce qui compte c'est les fonctions politiques on les occupe à un moment puis on les occupe plus puis on les occupe de nouveau
mais vous aviez été candidat
vous pourriez candidat
on pourrait
être candidat sans aucun problème évidemment
le
30 septembre prochain il
y a
l'ouverture du procès dans lequel Marine Le Pen va devoir elle-même comparaître à faire des assistants parlementaires du Front National au Parlement européen ça va être deux mois d'audience il est reproché à des assistants parlementaires d'eurodéputés FN à l'époque d'avoir en réalité non pas tant œuvré pour leurs activités au sein du Parlement européen que d'œuvrer pour le parti ce serait donc un détournement de fonds européens au profit du parti FN Jordan Bardella d'après le journal Libération aurait même fait des faux pour tenter de masquer un certain nombre de ses activités alors qu'il était lui-même assistant parlementaire non pas donc en tant que président du parti mais en tant qu'assistant parlementaire à l'époque que répondez-vous à cela
?
Jordan Bardella et nous-mêmes contestons formellement ces affirmations de Libération une plainte a été déposée on peut dire que Libération c'est un journal militant qui ne se cache pas de mener un combat politique contre nous Jordan Bardella a donc annoncé le dépôt d'une plainte sur le reste Marine Le
Pen le
Rassemblement national porte plainte contre
Libération et la plainte
est déposée
ce
n'est pas une menace de déposer elle
a été annoncée si elle ne l'est pas c'est qu'elle est en cours de rédaction mais enfin ce n'est pas une menace il y aura un dépôt de plainte pour le reste Marine Le Pen compte en s'impliquant et en étant très présente à l'occasion de ce procès démontrer la volonté de nuire au Rassemblement national qu'a l'Union européenne qu'a la commission à travers ce procès de nous nuire politiquement
c
'est un procès politique
bien sûr que c'est un procès politique et d'ailleurs l'Union européenne ne s'en cache à peine à travers son bras armé qui s'appelle l'OLAF et qui ne respecte pas les droits de la défense qui déclenche des perquisitions qui déclenche
des surveillances sur le fond nous le contestons aussi nos
collaborateurs
parce que ce qui vous est reproché c'est de l'avoir fait sciemment
nos collaborateurs
font de
la politique ceux
qui
étaient payés par l'Europe pour le parti
nos collaborateurs font de la politique ils sont aussi des militants ils assument des responsabilités il se trouve que la politique qu'ils mènent elle est hostile à cette construction européenne elle est hostile au discours de cette commission et c'est ça que ne supporte
pas
à une autre échelle d'ailleurs c'est ce que François Bayrou lui-même
a
plaidé et François Bayrou a été relaxé nous attendons la même chose concernant évidemment Marine Le Pen
Sébastien Chenu merci d'être venu dans ce studio on comprend bien qu'effectivement le gouvernement reste sous surveillance ce gouvernement qui est encore au moment où l'on se parle réuni à Matignon autour de Michel Barnier Sébastien Chenu député du Nord vice-président du Rassemblement Merci d'avoir répondu à mes questions
Merci d'avoir
regardé
cette
vidéo !
Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Sébastien Chenu