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DébatBFM TV (sur YouTube)· 13 mai 2025 20 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéRetraitesTravail & emploi

Référendums, ArcelorMittal, Gaza... les réactions politiques après l'interview d'Emmanuel Macron

Source d'origine 4 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteÉludée

    Comment vous regardez cette annonce sur l'envoi de détenus à l'étranger pour la surpopulation carcérale ?

  • 2:16OuverteRéponse partielle

    Ça coûtera moins cher d'aller louer des prisons à l'extérieur que de créer une nouvelle place de prison ?

  • 4:50OuverteRéponse directe

    Abordons les sujets économiques, notamment le cas d'ArcelorMittal avec 600 postes supprimés.

  • 7:34OuverteRéponse directe

    Il s'est engagé ce soir à sauver ArcelorMittal, vous en pensez quoi ?

  • 8:11OuverteRéponse directe

    Vous êtes d'accord que la priorité est de vendre l'acier et de protéger le marché européen ?

  • 12:44OuverteRéponse directe

    Réaction aux propos d'Emmanuel Macron sur le conflit à Gaza et la qualification de génocide.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:51Invité politiqueFait
    « En Allemagne, que je sache, la criminalité n'est pas plus importante qu'en France, d'accord ? Et il y a moins de surpopulation. »
  • 1:56Invité politiqueChiffre
    « Il y a 75% des prisonniers allemands qui travaillent, 28% en France. »
  • 5:31Invité politiqueChiffre
    « Il y a quand même eu environ 800 millions d'aides de l'État, tout confondu, exonération, CIR, les aides directes, de l'État ArcelorMittal depuis 2020. »
  • 6:55Invité politiqueChiffre
    « Les Allemands, figurez-vous, au moment où on se parle, on va parler du budget, les Allemands mettent 500 milliards d'euros d'investissement. »
  • 10:36Invité politiqueFait
    « Tout est faux. C'est de la propagande. »
  • 11:07Invité politiqueFait
    « L'emploi net, l'an dernier, effectivement avait encore augmenté, mais c'était avec les plans de licenciement. »
  • 11:19Invité politiqueFait
    « Là-dessus, on est juste dans la moyenne européenne. »
  • 16:34InvitéFait
    « Il est un président sans légitimité, sans majorité, qui au fond vient défendre un bilan sans la moindre nuance de sa part. »
  • 18:15InvitéChiffre
    « Si on abroge, il faudra trouver une dizaine de milliards d'euros par an. »

Temps de parole

  • Invité politique47 %
  • Invité17 %
  • Invité 213 %
  • Invité 310 %
  • Locuteur non identifié6 %
  • Invité 43 %
  • Présentateur3 %

≈ 3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Bonsoir Eric Coquerel, président de la France Insoumise de la Commission des Finances et député de Seine-Saint-Denis. On va évoquer bien évidemment avec vous les questions de budget dans un instant, la réforme des retraites, le cas d'ArcelorMittal aussi sur lequel il a pris le temps de... Voilà, il s'est attardé sur ce cas-là. Mais d'abord sur ses propositions en termes de sécurité. C'est pas glorieux, disait Christophe Barbier, cette solution d'envoyer nos détenus dans des pays étrangers pour faire face à la surpopulation carcérale. Comment vous regardez vous cette annonce ?

0:31
Invité politique

Parce qu'il n'est pas très glorieux, c'est les trois heures qui viennent de se passer. Parce que moi je vous plains, il y a eu trois heures où il a joué à l'Arlésienne et vous allez avoir deux heures où vous allez commenter quelqu'un qui a joué à l'Arlésienne, c'est-à-dire qui n'a rien annoncé, qui a parlé dans le vide, qui n'a aucune prise sur la situation. C'est ça qu'il a montré, que ce soit sur Arcelor, sur la situation économique. Bon, donc bon courage. Bon courage à vous aussi pour commenter. Oui, mais moi ça va aller. Mais je veux dire, c'est assez sidérant.

Parce que tout le monde attendait un référendum, il finit sur un référendum, bon très franchement qui est une porte ouverte, parce qu'à l'Assemblée théoriquement ça devrait passer la fin de vie. Et si ça ne passe pas, effectivement tout le monde sait que ça sera majoritaire dans le pays. Donc c'est pour le référendum, pour le référendum.

1:10
Invité

Après c'est pas bien, c'est aussi une attente des Français, la fin de vie c'est un sujet extrêmement important.

1:14
Invité politique

Oui, mais les référendums, faisons des référendums concrets, faisons des référendums sur la brugation de la forme des retraites, faisons des référendums sur la nationalisation d'Arcelor. Et c'est un nom aussi, la nationalisation d'Arcelor. C'est une façon de réduire le terrain, globalement, d'accord ? C'est quoi, c'est un écran de fumée, c'est ça ? Même là-dessus, il arrive à être déçu. Je réponds à votre question. Sur les prisons, alors là c'est extraordinaire, il prend la proposition la plus ridicule de M. Darmanin, c'est-à-dire l'idée de faire payer les prisonniers, que même Dupond-Moritié a expliqué en demandant, on va faire payer quoi ? Contribuer à leur pré pénitentiaire.

Voilà, il reprend tous les côtés les plus bêtement répressifs actuels. Regardons le modèle allemand. En Allemagne, que je sache, la criminalité n'est pas plus importante qu'en France, d'accord ? Et il y a moins de surpopulation. Il y a 75% des prisonniers allemands qui travaillent, 28% en France. Il y a moins de surpopulation. Donc peut-être que la question, vu que la prison en plus est criminogène, c'est peut-être déjà de se demander comment on fait en sorte qu'il y ait un peu moins de prisonniers dans les prisons et non pas d'aller louer des prisons à l'extérieur, ce qui ne va pas améliorer d'ailleurs notre déficit.

Donc tout ça me semble, voilà, genre d'annonce que vous n'avez rien annoncé.

2:16
Invité

Ça coûtera moins cher d'aller louer des prisons à l'extérieur que de créer une nouvelle place de prison ?

2:20
Invité politique

Oui, mais peut-être que ce qui coûterait moins cher, c'est qu'il y a peut-être des gens qui n'ont rien à faire en prison, d'accord ? Il n'y a pas que les délinquants fiscaux, puisque j'ai cru comprendre que, de ce point de vue-là, M. Darmanin exclut qu'ils y soient, qui pourraient avoir des peines de substitution. On pourrait revenir sur une vision où la prison sert aussi à la réinsertion et pas... Ça sert à finir. Il y a beaucoup de gens qui devraient être, par exemple, dans des hôpitaux psychiatriques,

2:41
Invité

les questions de santé mentale sont centrales en prison.

2:42
Invité politique

Par exemple, si on avait de l'argent à mettre, ça serait sur le psy dans ce pays. C'est un problème plus sale, ça. Donc tout ça, aucune annonce là-dessus, sauf que, bon, là, on va en débattre, parce que c'est les sujets dont on débat en général. Et sur le reste, je le répète, par exemple, le grand dossier actuel, qui est comment on sauve la citologie dans ce pays.

2:57
Invité

On va y revenir. J'aimerais juste faire réagir Bruno Jeudy là-dessus, juste déjà sur les mesures sécuritaires et sur cette annonce sur les places de prison, la location de prison à l'étranger. Vous dites quoi ? Il est à côté de la plaque sur cette question-là ?

3:09
Locuteur non identifié

Non, il est coincé. Il est coincé parce qu'il n'a pas réussi à tenir sa promesse de 15 000 places qui étaient engagées au début de son premier mandat, 5 000 places construites en 8 ans, 5 000 encore en construction, et peut-être qu'elles seront construites d'ici la fin de son mandat, et 5 000 en projet qu'on ne verra jamais. En France, il faut quasiment 10 ans pour construire 10 000 places de prison. Donc c'est une difficulté qui est assez propre à la France, liée à des tas de difficultés, trouver des terrains, trouver les lieux, les normes. Voilà, bref. Donc il est coincé.

Donc il faut qu'il trouve une solution pour régler ce problème, à la fois de trouver des places pour que les magistrats puissent faire exécuter les peines de prison ferme, et deuxièmement, l'autre qu'il a abordé également, qui est de raccourcir les délais de jugement. Les peines sont trop longues. Donc c'est ce qu'il a expliqué en réponse à Robert Ménard, qui jugeait qu'il y avait trop de laxisme. Donc il est coincé et il sort ça. Alors je suis incapable de vous dire si c'est efficace. Nora a dit que des pays le pratiquent déjà.

4:19
Invité

La Belgique l'a fait.

4:20
Locuteur non identifié

La Belgique l'a fait. Bon, elle est juste en Estonie. Je sais que...

4:26
Invité

Ils ont arrêté en 2016. Et là, Barthe de Weaver, qui est plutôt classé à l'extrême droite, voudrait pouvoir le refaire, parce qu'ils ont à peu près, un peu ou prou les mêmes problématiques, et donc louer à nouveau aux Pays-Bas, les Pays-Bas qui eux ferment des prisons. Vous pouvez aller dormir à l'hôtel, par exemple, dans d'anciennes prisons. Ce qui dit bien qu'en fait, il y a d'autres politiques carcérales. D'autres politiques, c'est ce que vous disiez il y a un instant, Éric Coquerel, il a évoqué aussi le rapprochement entre la police municipale et la police nationale. On aura l'occasion d'y revenir un peu plus tard.

Mais j'aimerais aborder avec vous les sujets économiques, Éric Coquerel, et notamment le cas d'ArcelorMittal. Je rappelle que la direction du Cédérogiste envisage de supprimer plus de 600 postes. Et vous, entre autres, et d'autres, demandez, c'était le cas de Sophie Binet qui a interpellé Emmanuel Macron là-dessus, la secrétaire générale de la CGT, la nationalisation d'ArcelorMittal. Il dit non, hors de question, apporter des garanties, avoir une politique européenne qui protège notre acier, oui, mais non à la nationalisation parce que ça ne résoudra pas les problèmes de rentabilité d'ArcelorMittal.

5:17
Invité politique

Actuellement, ça va être résolu. C'est-à-dire qu'en 2030, on n'a plus de chirurgie dans le pays. Je vous l'annonce. Si on l'espère, tel que c'est. Ce que je vous dis est très concret. J'étais hier à Bercy pour voir tous les dossiers ArcelorMittal avec Charles de Courson, on aurait l'y trouvé. On a tout vu, tout épluché. Alors, premier constat, il y a quand même eu environ 800 millions d'aides de l'État, tout confondu, exonération, CIR, les aides directes, de l'État ArcelorMittal depuis 2020. Donc déjà une première interrogation. Une boîte qui fait des dividendes, qui reçoit des aides de l'État, on peut se demander si c'est normal qu'elle supprime des emplois.

Deuxième constat, actuellement, le plan de décarbonation, qui s'il ne fonctionne pas d'ici 2030, il n'y a plus ArcelorMittal, il n'y a plus du chirurgie à Dakar, il a du plomb dans l'aile. Je vous l'annonce, tel que c'est parti. Parce que Arcelor met des conditions par rapport à ses taux de profit qui dépendent de décisions européennes. Nul n'est sûr. Le chef de l'État a annoncé quelque chose tout à l'heure à 15% au niveau des tarifs douaniers de protection. Il a annoncé qu'il en avait discuté avec une question là. Mais pour l'instant, je vous assure que rien n'est garanti.

Et là, de mon sentiment, aujourd'hui, Arcelor ne va pas honorer ce contrat parce qu'il va dire que les conditions ne sont pas résolues. Donc, si vous dites à l'avance dès le départ, il ne sera pas question de nationalisation. Vous dites, je n'ai pas de plan B, inutile de dire que vous vous mettez les monottes par rapport à ArcelorMittal, qui a quand même fait le coup par rapport à Sarkozy, qui a fait le coup par rapport à Hollande. Et là, s'ils font le coup par rapport à la France, on ne fabrique plus d'acier dans ce pays. C'est ça la réalité. Dans un moment de désindustrialisation,

6:49
Invité

c'est que c'est une crise de l'acier historique qui est européenne et que ça ne se décide pas au niveau français.

6:54
Invité politique

Mais les Allemands, figurez-vous, au moment où on se parle, on va parler du budget, les Allemands mettent 500 milliards d'euros d'investissement, alors certes, notamment pour la défense, etc. Nous, on met zéro. Et dans les infrastructures ? Le chef de l'État, ça coûte un milliard, a priori, à peu près, de nationaliser ArcelorMittal. Je vous ai dit, on a mis 800 millions d'euros d'aide. On est prêt à mettre 850 millions d'euros pour décarboner. Eh bien, moi, si ArcelorMittal ne nord pas son contrat, je dis que tout est préférable au fait qu'on n'ait plus d'acier dans ce pays, y compris la nationalisation.

Et ça, le chef de l'État, en l'excluant, quelque part, dans le rapport de force qu'il y a avec une entreprise, excusez-moi, mais il se désarme totalement. C'est inexplicable.

7:34
Invité

Juste, il s'est engagé ce soir. Il a dit, on va sauver. Il l'a dit deux fois, donc il l'a martelé. On va sauver.

7:39
Invité politique

Mais Sarkozy et Hollande l'ont fait, vous le savez aussi, avec les mêmes.

7:42
Invité

Donc voilà, il s'est engagé quand même devant les Français. Ça ne veut pas dire qu'il va réussir à le faire. Vous avez raison sur la question des aides. Là où on peut penser que son raisonnement est... Lorsqu'on regarde le cas italien, parce que Sophie Binet lui a dit, mais regardez, c'est ce qu'ils ont fait en Italie. Oui, ils ont mis 800 millions, mais maintenant, ils vont mettre la caisse sous la porte. Donc ça ne sert à rien.

8:01
Invité politique

Mais les Anglais nationalisent, vous le savez.

8:02
Invité

Oui, mais ça vient de se passer. Donc on n'en connaît pas encore les résultats dans un an. C'est ce qu'ont fait les Italiens, ce qu'ont fait les Italiens.

8:07
Invité politique

D'accord, Edwige.

8:08
Invité

On voit que ce n'est pas forcément la solution. Vous êtes d'accord avec moi, Eric Coquerel, vous connaissez ça mieux que moi, que ce qui est important, c'est de pouvoir vendre l'acier. Et donc il faut une clause de sauvegarde. Il faut qu'on protège quand même après notre marché européen. Et c'est peut-être là plus la solution que de nationaliser. Exactement.

8:26
Invité politique

Mais les deux ne sont pas incompatibles. Je vais vous expliquer quelque chose. Aujourd'hui, ArcelorMittal dit, il nous faut 9,2% de profit, de bénéfice pour être viable. Dans les 9,2%, il y a une part d'investissement. Ça, c'est normal. Tout le monde en a besoin. Mais il y a aussi ce qui nourrit les dividendes. Ce qui veut dire très certainement qu'une entreprise nationalisée qui aurait comme intérêt de continuer à produire de l'acier en France, dont je dis, moi, je considère que c'est indispensable. Il y a des gens qui discutent de ça. Mais à priori, ce n'est pas ce que dit Emmanuel Macron. Il est d'accord avec le fait que c'est indispensable.

Si vous baissez, si vous débutez d'une entreprise nationalisée qui ne nourrit pas cette rente capitaliste, vous baissez le profit nécessaire. Et à partir de là, les conditions... Il faut du protectionnisme. Moi, je suis pour du protectionnisme. Les conditions sont moins drastiques. Ce que je reproche au chef de l'État ce soir, ce n'est pas d'avoir dit, je vais nationaliser Arcelor, c'est de l'exclure. Parce qu'à partir du moment où il exclut un plan B de ce type, il se met dans les mains invisibles du marché et dans les mains d'ArcelorMittal.

9:20
Invité

Ça veut dire qu'il tombe dans le chantage à l'emploi d'ArcelorMittal et ce chantage à la décarbonation qui dit « Si on n'a pas décarboné, si vous ne me fournissez pas l'électricité nécessaire pour mes fours électriques, je me casse en 2030. »

9:32
Invité politique

C'est exactement ce qu'il dit. Et l'impuissance du chef de l'État... Excusez-moi, je veux parler du dossier Vancorex. Je prends juste 30 secondes pour se rendre compte de ce qui se passe. Il dit que Vancorex, c'est ce qui... L'industrie chimique... Excusez-moi, je vois que vous êtes pressé, mais je voudrais juste expliquer. En Isère, d'accord ? Il dit que ça va être sauvé par Arkema. Ce n'est pas vrai. Arkema dépend de la production de Vancorex. Vancorex est vendu... Est-ce que vous vous rendez compte qu'il y avait un plan de reprise des salariés de toute l'entreprise ? Vancorex est racheté par des Chinois, comme on se parle. Ils vont garder un atelier sur quatre. Ils prennent les brevets.

Un atelier sur quatre. Ils prennent les brevets. Dans deux ans, ils vont partir avec. Et c'est fini. Il n'y aura plus de Vancorex, etc. Ce n'est pas possible d'avoir cette politique par rapport à un moment dans l'histoire, au niveau mondial, où on voit bien qu'il faut reconquérir une souveraineté industrielle.

10:19
Invité

Mais il défend quand même son bilan en matière d'emploi, en matière d'emploi industriel. Il dit que... C'est faux. C'est faux. Il dit que... Il dit chiffre à l'appui. Il a montré ce fameux graphique que sa politique a permis de créer plusieurs millions d'emplois industriels net depuis 2017, qu'il a baissé de deux points le taux de chômage dans notre pays et qu'on est aujourd'hui le pays le plus attractif d'Europe grâce à sa politique.

10:36
Invité politique

Tout est faux. Excusez-moi, tout est faux. C'est de la propagande. Donc ces chiffres sont... Oui, c'est faux. Il y a un an, mars 2024, Bruno Le Maire nous disait, qui est maintenant pour la nationalisation d'Arcelot, il vient de le dire. Bruno Le Maire disait, l'industrialisation de ce pays, c'est la plus grande victoire du macronisme. Retrouvez, il le dit, à une liste de Renault. Alors on y va. Part des salariés dans l'industrie en France, elle a baissé. L'emploi net, l'an dernier, effectivement avait encore augmenté, mais c'était avec les plans de licenciement. Maintenant, on doit être à peu près à moins 15 000, moins 20 000 par rapport à 2017.

Et vous me parlez de l'investissement étranger. Est-ce que vous savez que l'investissement étranger, c'est en termes de nombre d'entreprises, mais pas en termes de valeur produite, ni de salle, ni d'emploi. Là-dessus, on est juste dans la moyenne européenne. Donc on nous vend quelque chose depuis 2017. Je vous assure que ce n'est pas une réalité. Et ce qui se passe en ce moment, comme la productivité est à peu près à zéro et que les entreprises sont en train de rectifier leur balance entre leur productivité et le nombre d'emplois. Je vous annonce qu'il y a des plans sociaux d'ici la fin de l'année qui vont tomber en France de manière dramatique. Donc malheureusement, ce bilan...

Moi, je préférais que ce soit le cas. Je ne souhaite pas le malheur qu'on pille. Ce bilan n'est pas vrai. On n'a pas industrialisé. On est même peut-être à la veille des industrialisations massives dans ce pays. C'est pour ça que je tire la sonnette de la relation.

11:54
Invité

Vous ne voulez pas voir la vérité, Edwige, Emmanuel Macron ? Non, parce que je pense que ce n'est pas totalement exact. En termes de création nette d'usines, il a rappelé le chiffre, c'est 390.

12:05
Invité politique

Pas cette année.

12:06
Invité

C'est ce qu'elle dit. Alors pas depuis 2025. Edwige, cette année,

12:09
Invité politique

il y a plus... Excusez-moi, mais on débat souvent ensemble. Et je peux y aller. Vous vous assurez, cette année, il y a plus de fermeture que d'ouverture d'usines.

12:16
Invité

Et puis pour l'attractivité, à mon avis, on va avoir un coup près qui va tomber. C'est avec Choose France. Vous avez ce grand sommet où il se mettait en scène où il y avait tous les grands patrons internationaux qui venaient au château de Versailles. C'est là, ça arrive lundi. Et là, on va voir si effectivement la France reste attractive ou si on a un vrai problème, comme vous venez de le souligner. Mais je pense que M. Trump y est aussi pour quelque chose. Je ne dis pas le contraire,

12:41
Invité politique

mais il faut peut-être justement se préparer par rapport à ça.

12:44
Invité

Une question de politique internationale encore, et votre réaction à ces mots d'Emmanuel Macron sur le conflit au Proche-Orient, sur la situation à Gaza. Il refuse pour l'instant de qualifier ce terme de génocide. Il dit, voilà, moi je laisse ça aux historiens. En revanche, il a des mots très forts contre Benyamin Netanyahou. Il dit, c'est une honte.

13:00
Invité politique

Je ne pense pas que ce soit les historiens. Il ne devrait pas dire ça. C'est l'ONU. C'est l'ONU, oui. D'accord ? Et l'ONU, pour l'instant, on est au niveau de la Cour de justice internationale sur un risque génocidaire. On verra comment ça évolue. Disons que ça n'a pas un bon sens, on va dire, depuis janvier dernier.

13:12
Invité

Mais il a une condamnation d'un humanitaire de l'ONU. Le chef des opérations humanitaires de l'ONU qui a dit qu'il fallait empêcher la génocidaire.

13:21
Invité politique

Il y a eu des mots très forts, une condamnation très forte de la politique de Netanyahou. D'accord. Quelque part, on ne peut pas attendre l'inverse. Mais par exemple, ce soir, on pourrait peut-être qu'il nous dise une date où il va reconnaître la Palestine. Pour l'instant, il ne l'a pas reconnue. Ça, au moins, c'est quelque chose qu'il pourrait faire concrètement puisqu'il y a des annonces. Ça aiderait dans la situation. Là-dessus, c'est le minimum qu'il puisse nous faire en termes... Je voudrais juste dire une chose au niveau économique, au niveau du budget, ça m'inquiète beaucoup aussi.

Parce que la seule chose qu'il a envisagée ce soir, c'est l'augmentation de la TVA qui est la mesure la plus stupide possible. La TVA sociale.

13:52
Invité

Oui. C'est ce qu'on a besoin compris.

13:57
Invité politique

Il exclut manifestement d'aller taxer ceux qui, depuis 2017, quand même, ont beaucoup, beaucoup gagné leur vie avec Emmanuel Macron sans enrichir le pays. C'est-à-dire, ça se compte en quelques milliers de personnes. Et par contre, la TVA a un double problème. Ce n'est pas seulement l'impôt le plus injuste. Mais c'est un impôt qui attaque la consommation populaire. Or, en France, contrairement à l'Allemagne, ce qui est le feu de notre économie, c'est la consommation populaire. Si vous baissez la consommation populaire, alors là, je peux vous assurer que c'est terminé. Mais alors, attendez,

14:24
Invité

parce que c'est ce qui avait été proposé par le patron de l'organisation patronale du 2P, qui disait la TVA sociale, mais la TVA, pas sur l'alimentaire, mais sur certains produits, notamment le luxe.

14:33
Invité politique

Oui, mais moi, je pense qu'il ne faut pas... En l'occurrence, ça n'attaque pas la consommation des Français. C'est pas ce qu'il a annoncé ce soir. Moi, je pense que là, il n'aborde pas aussi bien la question budgétaire qui nous est posée. Elle est très simple. Je la résume, je l'ai dit tout à l'heure. C'est que vous avez les principaux États dans le monde qui sont en train de mettre le paquet pour investir, pour réagir à Trump, justement, et que nous, on ne va pas le faire. Voilà. Nous, on regarde une politique d'austérité qui va se retrouver dans un an, si vous voulez. On va voir le bilan. C'est un bilan catastrophique. Et ça, Emmanuel Macron, ce soir, je trouve qu'il ne prend pas...

Comment dire ? Il ne prend pas suffisamment en compte le fait qu'on a changé de période historique. Voilà. C'est ça que je lui reproche. Il n'est pas à la hauteur de l'histoire. Sinon, il aurait annoncé des mesures, j'allais dire, un peu plus disruptives pour aller vivre.

15:14
Invité

Merci, Éric Coquerel, d'avoir été notre invité ce soir. Un mot, une précision sur cette TVA sociale à laquelle il ouvre la porte, Emmanuel Macron. Non, enfin, oui. Il a parlé de cette conférence sociale. Vous savez qu'elle était déjà dans l'air. Grande conférence sociale qui, comme je le disais, est une manière de mieux répartir le coût du modèle social français et que ce ne soit pas uniquement les salariés qui payent, contribuent. Donc, c'est pour ça que la TVA pourrait être une des solutions. Mais, encore une fois, il s'est bien gardé de mentionner ce terme-là de TVA sociale. Et il fait part des élections. On s'en souvient.

Bonsoir, Boris Vallaud, député des Landes, président du groupe socialiste et apparenté à l'Assemblée nationale. Constat très sévère d'Éric Coquerel qui était avec nous il y a quelques instants sur cette prestation d'Emmanuel Macron. Comment vous jugez, vous, ce grand oral de plus de deux heures et demie ? Est-ce qu'il a répondu à certaines questions des Français, selon vous ? – Je dois vous dire que moi, j'ai eu le sentiment d'avoir déjà vécu dix fois cette émission. Je me suis un peu demandé aussi pourquoi elle nous avait dérangés ce soir. On est sans doute beaucoup mieux à faire que de ne rien écouter. – Vous vous êtes ennuyé pendant cette émission ?

– Oui, j'ai l'impression qu'un peu vous aussi. – Il y avait Koh-Lanta, c'est ça ? – Pardon ? – Il y avait Koh-Lanta. – Il y avait Koh-Lanta, oui. Il y avait peut-être plus d'action sur Koh-Lanta que là. Écoutez, non, vraiment, quel est le sens de cette intervention ? – Tout a été ajouté ? Il n'y a aucune annonce que vous retenez ? Aucune phrase ? Aucune déclaration ? – Il est un président sans légitimité, sans majorité, qui au fond vient défendre un bilan sans la moindre nuance de sa part. Il y avait eu une sorte de teasing, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle les uns et les autres, on avait accepté des invitations sur d'éventuels référendums. Finalement, rien.

– Alors, il confirme qu'il y aura une consultation des Français. Il y aura une consultation multiple, plusieurs référendums dans les voiliers. – Il précise une chose, qu'il y aura un référendum sur la fin de vie si le texte n'aboutit pas à… – Oui, bien sûr, au moment où nous commençons précisément l'examen de ce texte. La façon de faire est parfaitement baroque.

On attendait qu'il défende la souveraineté industrielle française et la possibilité d'une nationalisation d'Arcelor parce que nous connaissons ArcelorMittal et que nous savons que ce n'est pas une entreprise qui tient ses engagements, que la nécessaire décarbonation doit se faire maintenant sinon les normes européennes feront que cette entreprise sera contrainte à la fermeture. Donc il y a un moment de réaction. Mais est-ce qu'on peut l'attendre d'un président qui en réalité maintenant va être le spectateur de la fin de son quinquennat ? – Il était attendu aussi sur la réforme des retraites.

Vous espériez, vous croyez vraiment qu'il allait annoncer un référendum sur la voyation de la réforme des retraites comme je lui ai demandé ce sublime ? – Non, je ne le croyais pas. Il aurait pu là aussi quand même reconnaître que ça a été une brutalité sociale et une brutalité démocratique l'adoption de cette réforme des retraites. Il a finalement assez rapidement disqualifié le dialogue social et le travail qui continue d'être fait par un certain nombre de partenaires sociaux. Non, il a été décevant de bout en bout.

– Si on abroge, il faudra trouver une dizaine de milliards d'euros par an, c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron, balayant toutes les pistes de financement qui ont été évoquées par Sophie Binet qui lui a rétorqué dans ce cas-là aller devant les Français, poser la question aux Français. Est-ce que vous avez peur monsieur le Président d'interroger les Français sur les retraites ?

18:29
Présentateur

– Il a peur d'interroger les Français sur tous les sujets. – Parce qu'il connaît le résultat. – Sur tous les sujets. Vous avez vu le sujet sur les référendums, il a vraiment été très très timide, y compris sur la fin de vie d'ailleurs. Et d'ailleurs sur la fin de vie – Après on lui aurait reproché d'enjamber le Parlement s'il avait annoncé

18:43
Invité

un référendum sur la fin de vie.

18:44
Présentateur

– Non, il a fait une annonce qui n'a pas été suivie de beaucoup d'effets c'est sur le financement du modèle social où il n'a pas été relancé. Et ça j'ai été assez étonné parce qu'il a fait une véritable annonce. Il a dit il faudrait réformer le financement de notre modèle social et pour ça il faudrait une conférence sociale. Et là il n'a pas été relancé et c'est à mon avis la principale des mesures qu'il ait annoncé ce soir.

19:08
Invité

– C'est la principale mesure que vous retenez vous aussi ? – Oui, ce que je disais tout à l'heure pour moi, j'ai commencé par ça, je trouve que c'est l'ouverture entre guillemets principale par rapport à… – Qui va au-delà du conclave. – Qui va au-delà du conclave. – Ah oui, oui, complètement, qui va complètement au-delà du conclave. C'est le fait de trouver un autre mode de financement qui ne repose pas uniquement sur le travail. Encore une fois, il n'a pas mentionné le mot de TVA ni TVA social mais il a quand même dit il faut qu'on trouve un autre mode de financement. Et ça je pense que ça c'est une ouverture effectivement très très très importante.

– Il a demandé à ce qu'il y ait une conférence sociale sur le financement de la protection sociale dont on sait à quel point elle a besoin de financement. Que les partenaires sociaux s'en saisissent, très bien, ils sont aussi censés se servir. – Il a dit qu'il fallait trouver un autre mode. – Sous-titrage Société Radio-Canada