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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 novembre 2022 3 min

« Le rythme de redressement de nos comptes publics est beaucoup trop lent »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

maintenant à la trajectoire des finances publiques qui nous est proposé par le gouvernement une trajectoire qui n'est pas assez ambitieuse en prévoyante en effet une réduction du déficit à 3% du PIB mais seulement à partir de 2027 en effet nous partenaires européens devraient retrouver ce niveau des 2025 l'endettement public ne refleurait quant à lui pas avant 2026 et resterait à des niveaux encore très important près de 111% du PIB en 2027 le rythme de redressement de nos comptes publics est insuffisant il est beaucoup trop lent cette trajectoire je le disais n'est pas ambitieuse mais elle est aussi en trompe l'oeil le gouvernement revendique de diminuer la dépense publique en volume entre 2023 et 2027 toutefois il ne retraite ni les mesures liées au crises sanitaires économiques énergétique ni la charge de la dette et en retenant pour périmètre les seuls dépenses ordinaires les dépenses publiques enregistrent en réalité une progression de 0,6% en volume en outre le gouvernement impose aux administrations locales et sociales de réaliser un effort d'économie compris entre 25 et 27 milliards d'euros alors que dans le même temps les administrations centrales n'en réalisent pas d'ailleurs la trajectoire de hausse des crédits des missions budgétaires de l'État inscrite dans le projet de loi montre que si le gouvernement a choisi les politiques sur lesquelles il souhaite ajouter des crédits il a par contre renoncer à identifier celle sur lesquelles des économies pourraient être réalisés et bien compte tenu des élèves de ces éléments la commission des finances considère en l'état que la trajectoire du gouvernement n'est pas acceptable d'une part parce qu'elle manque d'ambition en termes de redressement des comptes et de maîtrise de la dépense et d'autre part parce qu'on demande moins d'efforts à l'état qu'aux administrations publiques la commission des Finances n'a pour autant pas choisi de rejeter ce projet de loi et là pour répondre aux deux principaux écueils identifiés adoptés une nouvelle trajectoire de baisers plus sérieuse et plus ambitieuse pour retrouver le chemin de l'équilibre ainsi le texte issu de nos travaux prévoit que les dépenses je le redis hors mesure de crise et hors charges de la dette des administrations centrales devront ainsi diminuer de 0,5% en volume chaque année dès 2023 ce qui correspond exactement à ce que le gouvernement demande aux collectivités territoriales laissant d'ailleurs le soin à ses collectivités de trouver les voies et moyens pour y arriver cette nouvelle trajectoire permettrait ainsi de ramener le déficit public en dessous de 3% et dès 2025 ce qui nous paraît être un objectif ambitieux certes mais aussi réaliste [Musique]