Blocage des lycées : 18 établissements fermés dans l'académie de Clermont-Ferrand indique la rectrice, Virginie Dupont
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Chapitres
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Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
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- 0:33FerméeRéponse partielle
Ce sont les seuls fermés dans toute l'Auvergne, dans toute l'académie ?
- 3:15OuverteRéponse directe
C'est-à-dire qu'il y a eu des dégâts sur certains lycées dans l'académie ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Est-ce que vous comprenez néanmoins les revendications de ces lycéens ?
- 5:12OuverteRéponse directe
Est-ce que ces retours-là, vous les avez ? Est-ce que vous prévoyez de poursuivre la fermeture des établissements ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58Virginie DupontFait
« On a souhaité faire cette fermeture, donc circonscrite sur ces deux endroits. »
- 2:03Virginie DupontFait
« On a quelques établissements, parce qu'on en a 18 en tout, sur l'académie, on a quelques établissements où les chefs ont senti des difficultés et ont pris, en fait, leur... »
- 4:03Virginie DupontChiffre
« On est aujourd'hui à 96% de taux d'efficacité du remplacement dans le second degré. »
- 4:25Virginie DupontFait
« Ils pensent que la vie démocratique qui s'exerce dans leur lycée, au travers des conseils de vie lycéenne, et bien que toutes les préconisations qu'ils font, tout ce qu'ils font remonter, au final, ne sera pas entendue. »
Temps de parole
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Ici Pays d'Auvergne, ici Matin. Une deuxième semaine de mobilisation en vue pour les lycéens en Auvergne. On en parle avec l'invité de la rédaction, Dalfine Marion-Boule. Avec les lycées de Clermont-Eryon fermés aujourd'hui et demain, des cours en distanciel, des manifestations interdites aussi aux abords des lycées dans les deux communes. Voilà la réponse des autorités à ce mouvement qui a pris de l'ampleur chez nous en fin de semaine dernière. Nous sommes avec la rectrice de l'académie de Clermont-Ferrand, Virginie Dupont. Bonjour. Bonjour. Je le disais donc, lundi et mardi, lycées fermés à Clermont-Ferrand et Rion. Ce sont les seuls fermés dans toute l'Auvergne, dans toute l'académie.
C'est bien ça ?
Alors
avant de répondre à votre question, je voudrais avoir un message très rapide de soutien extrêmement fort au personnel, notamment les chefs d'établissement qui sont très mobilisés, très engagés, parce que ce qu'ils vivent au quotidien, c'est quand même très fort, très difficile. Et donc vraiment un message très fort. Et puis aussi au personnel de la région qui travaille dans les établissements. Donc voilà, je suis à leur côté et je les soutiens fortement. Les établissements, pour répondre à votre question, ne sont pas fermés de manière, on va dire, administrative. Les élèves ne peuvent pas accéder au lycée, ils ont des cours à distance, de façon en fait à sécuriser les établissements.
Et donc, eh bien, aussi, voilà, ils vont travailler de chez eux pendant deux jours, lundi et mardi. Une priorité absolue est la priorité de la continuité éducative. Pour autant, on parle de Clermont-Rion. Il y a eu des manifestations aussi, on l'a vu, à Montluçon, à Vichy, plus près encore de Clermont, à Chamalière, à Hissois. Là, par contre, vous ne fermez pas les établissements, en fait, vous ne donnez pas l'ordre de faire à distance les cours. Alors en fait, on a, c'est à Clermont-Ferrand néanmoins, et l'agglomération de Clermont-Ferrand, mais Clermont quand même, qui est le plus concerné, ou aussi un certain nombre de lycées, on
va
dire, sur Rion. Donc on a souhaité faire cette fermeture, donc circonscrite sur ces deux endroits. Et puis, on a quelques établissements, parce qu'on en a 18 en tout, sur l'académie, on a quelques établissements où les chefs ont senti des difficultés et ont pris, en fait, leur... Ils peuvent exercer, en fait, une situation de police, et donc ont pu faire le choix de fermer. C'était la seule solution,
c
'était inévitable
?
Alors en tout cas, ça nous a semblé la meilleure, à ce jour. Pour autant, les débordements, parce que c'est bien ça aussi qui est pointé du doigt à travers cette décision, les débordements qu'on a vus, les tirs de projectiles, les poubelles en feu, les policiers qui répliquent avec des gaz lacrymogènes, ce n'était pas nécessairement aux abords des établissements. On les a vus plutôt place de Jaude, avenue des Etats-Unis. C'était plutôt ça aussi qu'on a constaté la semaine dernière. On les a vus un peu partout, parce que c'était extrêmement mobile. Donc comme vous le dites, à la fois sur la place de Jaude, dans les rues, mais aussi devant les établissements.
Et donc, il faut qu'on essaye d'éviter cette agglomération des jeunes. Éviter
les
rassemblements. Les rassemblements, qui peuvent entraîner d'ailleurs, au-delà des provendications lycéennes, l'afflux de personnalités extérieures violentes qui viennent semer le trouble. Et ça, ce n
'est
pas possible, c
'est
inacceptable. C'est ce qui a été constaté à Clermont-Ferrand. Vous parliez aussi de préserver les enceintes des établissements. C'est-à
-dire
qu'il y
a
eu des dégâts sur certains lycées dans l'académie ? Alors oui, il y
a
eu des dégâts. Je n
'ai
pas la totalité du détail. Mais le dernier qui me vient, c'est le lycée Sidouane Apollinaire, qui a été un peu envahi vendredi, avec notamment un portail et un peu de locaux qui ont été endommagés. Et donc surtout, une très très grande peur et stress, évidemment, des personnels présents dans l'établissement. Est-ce que vous comprenez néanmoins les revendications de ces lycéens, eux-mêmes dans le reportage,
d
'énoncer la violence ? Ils disaient, nous, on veut juste être entendus face au manque d'enseignants, face à la qualité des locaux dans lesquels on étudie. Alors bien sûr, il y a tout un tas de leurs revendications qui sont complètement légitimes. Sur le remplacement, alors après, sur l'académie, sur le remplacement, pour tout vous dire, on est aujourd'hui à 96% de taux d'efficacité du remplacement dans le second degré. Mais ce n
'est
pas vrai partout. Donc après, ils sont solidaires également. Vous avez l'impression que c'est aussi, entre guillemets, une mobilisation nationale qui se répercute. Oui, ils ont ce besoin aussi d'exprimer leur solidarité avec les autres. Et c'est compréhensible. Ils ont aussi la difficulté, en fait, qu'ils pensent que la vie démocratique qui s'exerce dans leur lycée, au travers des
conseils de vie lycéenne,
et bien que toutes les préconisations qu'ils font, tout ce qu'ils font remonter, au final, ne sera pas entendue. Voilà. Et qu'il n
'y
a jamais de retour vers eux. On ne leur explique pas suffisamment les réformes. Parcoursup est une situation stressante. Ils ne veulent pas que ça s'arrête, mais ils veulent en fait être mieux accompagnés, qu'on leur explique plus les choses. Et puis, les locaux, on l'a vu, ils se plaignent assez régulièrement des locaux, de la qualité des locaux, des salles, de la cantine, notamment des internats aussi, qui sont a priori une vraie problématique. Et ça, pour le coup, ça dépend plutôt de la région
qui est à la main sur le bâtiment. Ce volet-là
dépend de la région. Et la seule réponse qui leur a été rendue cet été, c'est qu
'on
vous interdit le téléphone. Dernière question, rapidement. On a déjà des retours de notre côté, peut-être du vôtre aussi, de mobilisation dès demain des lycées, aux côtés des fonctionnaires de Blocus aussi, à partir de mercredi. Est-ce que ces retours-là, vous les avez ? Est-ce que vous prévoyez de poursuivre la fermeture des établissements sur Rion et sur Clermont-Ferrand, avec les cours en distanciel ?
L'objectif est aujourd'hui, voilà, on a mis cette mesure, elle est bien, temporaire et exceptionnelle, avec la volonté de reprendre dès mercredi matin, peut-être de manière échelonnée, avec les terminales, les classes préparatoires, les BTS deuxième année, les classes à examen, et de faire remonter effectivement les promotions. La jauge petit à petit pour
calmer
le jeu. Merci beaucoup Virginie Dupont, rectrice de l'Académie de Clermont-Ferrand. Merci d'avoir été avec nous ce matin, et belle journée à vous.
Merci.